Yacine, toi le vivant auprès de ton créateur … laisse ce bas monde aux blasphémateurs !


 

Titre modifié

Yacine avait 11 mois le 16 septembre 2018. 11 mois. Sous le ciel où il est né, il y avait une mosquée à 3 milliards qui trônait sur 20.000 autres mosquées. Mais dans l’hôpital où il a été reçu, il n’y avait pas de respirateur. Un respirateur, à quelques euros aurait permis à Yacine de […]

via Ma Participation pour gagner 100 millions au concours du poème sur « La Grande Mosquée d’Alger ». — Ma Revue De Presse DZ

L’homme microbiotique


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Ouvrage: L’homme microbiotique – Les secrets de l’intestin

Auteur: Debré Patrice

Année: 2015

 

 

Introduction
C’était l’hiver. Il neigeait sur la campagne tourangelle. La porte de
l’atelier où se trouvaient entreposées les toiles de mon père, le peintre
abstrait Olivier Debré, laissait pénétrer quelques flocons qui venaient
fondre au pied d’une immense toile rouge. Blanc et rouge, nature et
abstraction lyrique, les couleurs qui auraient dû jurer de leurs contrastes
étaient comme assourdies.
J’avais rencontré Madame M., jeune conservatrice, et la recevais ce
jour-là dans ce lieu isolé car elle recherchait une oeuvre pour une
exposition dont elle était commissaire. Son attention, son choix surtout,
s’était portée sur la toile, d’un rouge profond construit autour de grands
aplats, qui était adossée à la charpente de la pièce. Mais l’oeuvre avait un
défaut. Elle était recouverte d’une sorte de voile translucide blanchâtre,
une fausse membrane, comme une seconde matière qui cachait l’intensité
et les valeurs du rouge. La toile en paraissait terne. La mue qui s’était
installée endommageait l’oeuvre et lui faisait perdre tout éclat. La décision
de la conservatrice était pourtant prise : le tableau lui paraissait
indispensable à l’exposition à venir et il fallait le restaurer. Sans doute aije
esquissé alors un geste trop vague, car elle insista. La toile était trop
longue, trop grande, trop fragile aussi, pour être déplacée. Il fallait faire la

restauration sur place et elle s’en chargerait. Le froid, l’hiver, les jours
enneigés à venir, aucun de mes arguments ne la dissuada.
Lorsque je revins quelques jours plus tard, la toile était d’un rouge vif,
carmin, contrastant magnifiquement avec la campagne blanche. La
pellicule avait disparu. La conservatrice guettait mon approbation ; elle
devina ma surprise. « J’ai recouvert la toile de ma salive, centimètre par
centimètre », dit-elle. Les enzymes et les microbes de sa bouche, le
microbiote buccal, avaient fait le reste. J’appris que ce procédé était utilisé
de toujours par les artisans pour raviver les couleurs. Les pages à venir
montreront que la flore microbienne de nos tissus et muqueuses a aussi
d’autres vertus et défis, quelle que soit la part que lui doit cet exploit…
L’homme abrite dans l’intestin des milliards de microbes qu’il nourrit
de son alimentation. Ceux-ci en retour renforcent ses moyens de lutte
contre les autres germes, ceux qui sont à l’origine des infections, en
stimulant le système immunitaire, ou contribuent à la digestion. Chacun
profite ainsi de l’autre avec un bénéfice réciproque. D’autres microbiotes,
semblables sinon strictement identiques, peuplent la trachée, les bronches,
le vagin, la peau. Cependant le partenariat dépasse l’échange. Il est à ce
point indispensable à l’homme que nul ne peut survivre sans ces bactéries,
virus, ou champignons qui prolifèrent en nous grâce à une extraordinaire
symbiose. Les maladies infectieuses ont fait des microbes des êtres
nuisibles et dangereux. Ils nous sont pourtant indispensables. Mais cette vie
en partage, qui est le résultat d’un subtil équilibre, n’est pas sans danger
lorsqu’il est rompu : les germes commensaux peuvent devenir néfastes.
Obésité, cancer, troubles du comportement ou allergie leur sont aussi
récemment rapportés lorsque le comportement ou la composition du
microbiote sont modifiés.
La connaissance du microbiote est faite de découvertes disparates et
fragmentées. Ce livre présente pour la première fois les mille et une
facettes de la vie en commun de l’homme et des microbes, qui est une des

plus fascinantes énigmes de l’histoire du vivant. Tenter d’en révéler
quelques-uns de ses aspects, c’est entrer au coeur du mystère, dévoiler que
l’homme n’est pas seul mais doit aux multitudes de micro-organismes qui
vivent pour lui et avec lui, d’avoir franchi les milliards d’années qui nous
séparent de leur première rencontre. Au-delà, il y a pour celui qui observe,
l’étrange, la fascinante aventure du système immunitaire qui se façonne et
se moule autour des signaux que lui procurent les germes, tolère ces
micro-organismes étrangers, mais réagit aux dangers qu’ils peuvent
induire. J’ai souhaité précisément apporter ce regard de l’autre, de
l’immunologiste, en éveil à ces multiples avancées des sciences de la vie et
de leur histoire, pour tenter de comprendre et de faire comprendre les
rapports de l’homme et des microbes qui le peuplent et sont indispensables
à la survie de cette étrange chimère.
Ce livre est construit autour des bienfaits et des risques de leur vie en
commun, de leurs menaces, des défis aussi. Avoir plus de bactéries en
nous que de cellules somatiques, celles qui composent nos organes, nous
oblige à quelques devoirs et avant tout à les connaître… Le début de
l’ouvrage reprend quelques-unes des notions qui sont utiles pour
comprendre ce partenariat entre hommes et microbes qui font de la
bactérie le héros du livre, même si l’homme en tourne les pages. Cette vie
en partenariat peut paraître une étrange nécessité pour tous ceux qui lisent
ou vivent chaque jour les risques d’Ebola et les perspectives des
nombreuses autres épidémies qui menacent la planète. C’est pourtant ainsi.
Les microbes sont ambivalents : tantôt ils nous menacent et nous
détruisent, tantôt ils nous aident à vivre. Leur finalité est peut-être
l’association durable, les maladies et morts qu’ils nous infligent ne sont
sans doute que des états intermédiaires, des circonstances passagères qui
préexistent à une intégration pacifique. Le mutualisme, le commensalisme
des microbes qui vivent en nous ne sont-ils pas l’étape ultime, un partage
des richesses, l’entente cordiale après la fin des combats ? Ainsi les

germes les plus virulents s’atténuent et deviennent chroniques. À trop
vouloir détruire, les microbes ne peuvent survivre.
Un destin qui illustre une telle évolution est celui d’un rétrovirus qui
attaque les koalas d’Australie depuis une centaine d’années. Les chercheurs
ont fait à leur propos une série de découvertes étonnantes. Dans certains
cas il donne des leucémies qui déciment ces animaux. Mais chez certains le
rétrovirus est totalement intégré au génome et se transmet sans dommage
par les cellules germinales, de sorte qu’il n’est dangereux que pour une
partie des marsupiaux. Pour les uns, il est un risque mortel, pour les
autres, un bénéfice évolutif. Tout semble indiquer que ces animaux sont le
témoin des différentes étapes, en temps réel, depuis l’interaction féroce
entre le virus exogène et l’hôte, suivie de l’épidémie meurtrière, puis du
partenariat symbiotique, et enfin de la fusion des deux génomes, avec un
nouvel héritage génétique qui est la somme des deux génomes 1. Le
microbiote de l’homme partage de même avec son hôte bénéfice et risque.
Les mitochondries, petits organites de nos cellules, dont on pense qu’il
s’agit de bactéries ancestrales qui vivent en symbiose, ou encore les
rétrovirus intégrés à nos génomes sont sans doute les premières formes de
mutualisme entre l’homme et les microbes. Mais il est probablement
indispensable que tout ne soit pas intégration et que la symbiose entre
organismes distincts, sinon distants, puisse continuer d’exister pour
favoriser la biodiversité.
On peut ainsi regarder l’évolution des espèces, non par le seul biais de
la dynamique décrite par Darwin, qui va de la racine aux extrémités des
embranchements, mais sous l’angle de l’union d’organismes différents, de
génomes disparates évoluant pour leur propre compte, mais que la
symbiose sélectionne pour un avantage évolutif de l’ensemble. La science
découvre chaque jour les innombrables ramifications de la vie des
microbes partagées avec l’homme. Mieux connaître la symbiose de
l’homme et des microbes, est sans doute, tout autant que la lutte contre les

infections, le moyen d’affronter les périls à venir. L’environnement de nos
muqueuses, les sueurs et odeurs de l’homme sont une proie et une
conquête pour ce monde des microbes qui recycle la vie, mais c’est aussi
une vie en nous au bénéfice de notre condition humaine, sans laquelle nous
ne pourrions exister.

 

CHAPITRE PREMIER
Ces microbes qui nous gouvernent

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Quand l’intuition se met au travail – Ecouter son 6e sens et en tirer profit


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Ouvrage: Quand l’intuition se met au travail – Ecouter son 6è sens et en tirer profit

Auteur:  Robinson Lynn A.

Année: 2017

 

 

Introduction

Il y a des moments où les réponses surgissent de nulle part.
Vous y travaillez d’arrache-pied sur le plan de marketing d’un nouveau produit. Vous vous débattez avec une multitude de chiffres et de données sans parvenir à rien. Quelque chose ne va pas, vous le sentez bien, mais vous ne savez pas quoi. Découragé, vous décidez de faire une marche et de prendre un peu d’air. Et c’est là que, soudainement, la solution jaillit dans votre tête. Votre campagne de marketing se met en place toute seule. Vous savez que vous tenez la bonne solution. D’où cette solution est-elle venue ?
Vous êtes sur le point d’embaucher un cadre à un poste important puisqu’il jouera un rôle essentiel dans le succès financier de votre entreprise. Le service des ressources humaines a approuvé sa candidature. La haute direction l’a interviewé et en a eu une bonne impression. C’est apparemment le candidat parfait pour le poste. Et pourtant, vous hésitez à l’appeler pour lui offrir le poste. Votre instinct vous dit que quelque chose cloche. Vous décidez alors de faire des recherches plus poussées et vous découvrez que votre candidat a été mêlé à des problèmes juridiques, dont une affaire de gestion financière frauduleuse. Vous êtes heureux de ne pas l’avoir embauché! Quels sont les indices qui vous ont poussé à ne pas lui faire confiance?

Vous vous ennuyez à votre travail. Votre emploi ne présente plus aucun défi pour vous. Le moment d’une réorientation professionnelle est venu. Vous faites quelques incursions dans le monde du travail: vous vous renseignez sur les débouchés potentiels, vous parlez à un recruteur, vous échangez des idées avec d’anciens collègues … Un beau matin, vous recevez un courriel d’une jeune entreprise vous invitant à une entrevue d’emploi. L’offre vous semble prometteuse et entre parfaitement dans vos cordes. Vous passez quelques entrevues et vous êtes engagé! C’est alors que le doute s’installe. Devez-vous renoncer à la sécurité de votre emploi actuel pour vous lancer dans cette aventure? Votre instinct vous dit oui. Votre conjointe ou conjoint, et vos collègues tentent de tempérer votre enthousiasme. Que croire et qui croire? Quelle décision prendre?
L’intuition est un puissant outil d’idées créatives, de découvertes et de synthèse. Elle vous aide à décider si vous devez sauter sur une occasion ou, au contraire, vous en éloigner à tout pri><. C’est une faculté dont nous avons plus que jamais besoin dans le climat actuel des affaires. Elle sera à vos côtés quand vous serez submergé de données, de statistiques et de chiffres. Et elle vous sera tout aussi utile quand le domaine que vous aborderez sera si nouveau et si pointu qu’il n’e><istera pas de véritables données à son sujet. Vous serez seul à gérer votre instinct.
Le monde des affaires a toujours privilégié « les penseurs de l’hémisphère gauche», c’est-à-dire les esprits rationnels qui valorisent avant tout les faits, les données et l’analyse. Ces ten­dances et aptitudes sont toujours nécessaires, bien sûr, mais elles ne sont plus suffisantes. Les facultés auxquelles nous ferons de plus en plus appel siègent dans l’hémisphère droit du cerveau: la créativité, l’empathie, la joie, l’esprit synthétique, le sens et l’accomplissement personnel.
La pensée intuitive venue de l’hémisphère droit est-elle une capacité magique que seuls quelques élus peuvent maîtriser et développer? Disons-le très fort: non!
Quand l’intuition se met au travail regorge de techniques, de témoignages et d’idées qui vous donneront accès à la prodigieuse connaissance intérieure que chacun possède en soi. Cette connaissance vous aidera à :

♦ Prendre des décisions avisées quand vous n’êtes pas en possession de tous les faits nécessaires.

♦ Vous laisser guider autant par ce que vous sentez que par ce que vous pensez.

♦ Vous laisser guider autant par ce que vous sentez que par ce que vous pensez.

♦ Déterminer par quels moyens votre intuition vous communique ses messages.

♦ Mieux utiliser votre intuition pour prospérer en affaires.

♦ Vous appuyer sur votre intuition pour recruter ou fidéliser des employés.

♦ Visualiser, attirer et créer la vie à laquelle vous êtes destiné.

♦ Trouver des solutions créatives à des problèmes difficiles.

♦ Connaître vos clients d’un point de vue unique.

Ce livre s’inspire d’un ouvrage que j’ai écrit il y a plus de dix ans et qui a trouvé une nouvelle vie grâce aux éditions Career Press et à Michael Pye. Vous y trouverez de nouvelles techniques et entrevues, ainsi que les conclusions de recherches de pointe, qui vous aideront à mettre votre intuition au travail et à cheminer avec aisance dans votre vie .

 

Chapitre 1
POURQUOI SE FIER À SON INSTINCT ?

 

Il y a en chacun de nous un maître, un guide et une voix qui nous parlent clairement, mais parfois trop doucement pour qu’on les entende. Noyée dans le tourbillon de nos pensées, étouffée par les contraintes de nos activités quotidiennes, cette voix ne parvient à notre attention que lorsque nous imposons le silence à notre esprit. Nous pouvons découvrir alors ce qui nous comblera le plus .
Dean Ornish, auteur et éminent chercheur en sciences de la santé

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Les nouveaux remèdes naturels


  

Ouvrage: Les nouveaux remèdes naturels

Auteur: Pelt Jean-Marie

Année: 2001

 

 

Quand la nature guérit…

Partout dans le monde la recherche de nouvelles plantes actives bat son plein. Chaque année, des milliers d’entre elles subissent par exemple des tests systématiques afin de tenter de mettre en évidence chez elles des propriétés anticancéreuses ou antisida. Ces tests sont notamment effectués aux États-Unis dans le cadre du National Cancer Institute.

Pas moins de 36 000 extraits ont ainsi été testés, parmi lesquels cent vingt-trois espèces ont manifesté in vitro une certaine activité sur le VIH. Sur ces dernières, deux ont fourni des molécules actives, actuellement en phase d’évaluation clinique, ultime étape avant la mise sur le marché d’un nouveau médicament. L’une d’elles, la michellamine-B, provient des feuilles d’une liane camerounaise 1. D’autres, les calanolides, sont isolées à partir d’un arbre originaire de Malaisie 2.
Qui eût jamais songé que cet arbre extrêmement répandu en lisière des plages tropicales, et qui avait déjà fourni à la cosmétologie une huile appréciée, s’inscrirait un jour au « top niveau » dela recherche contre le sida ?
D’autres espèces repérées pour leurs propriétés antivirales font également l’objet de
recherches intenses, quoique moins avancées. Rappelons néanmoins que l’ AZT, premier
médicament du sida, aujourd’hui obtenu par synthèse, fut initialement fabriqué à partir du sperme de hareng…
Par ces exemples empruntés à la thérapeutique d’une maladie grave et récente, on voit le
poids important que représentent les substances naturelles dans les stratégies thérapeutiques en cours d’évaluation. Quant à la prévention du sida, est-il besoin de souligner qu’elle recourt aux préservatifs en latex, autre substance d’origine naturelle. Ainsi la nature est-elle fortement sollicitée face à une maladie qui mobilise désormais des milliers de chercheurs à travers le monde.

Pour le cancer, des scénarios analogues sont déployés ; mais, ayant débuté beaucoup plus tôt, les recherches ont d’ores et déjà abouti à la diffusion de plusieurs médicaments importants.
Ainsi la nature est-elle sollicitée, et ce, depuis la nuit des temps, pour fournir à l’homme des armes thérapeutiques que les progrès de la recherche rendent de plus en plus sophistiquées.

La première moitié du xxe siècle fut largement consacrée à la mise au point de médicaments de synthèse. L’on pensait alors que ceux-ci finiraient par remplacer peu à peu toutes les vieilles préparations à base de plantes qui, dans leurs flacons ou leurs bocaux, faisaient le charme des officines d’autrefois. Mais la découverte de la réserpine au début des années 50 allait infléchir ce scénario. Cette molécule issue d’un arbrisseau de l’Inde (Rauwolfia serpentina) révéla des propriétés « tranquillisantes », selon le terme inventé par F. Youkman et qui désigne aujourd’hui la vaste série des benzodiazépines. Elles justifiaient l’usage courant des racines de cette plante
que Gandhi, dit-on, consommait chaque soir sous forme d’infusion. On s’interrogea alors sur les trésors que devaient recéler les pratiques traditionnelles des divers continents qui, en matière thérapeutique, avaient largement recours aux plantes. On entreprit donc de les explorer.

Mais, le « progrès » pénétrant partout, y compris dans les milieux et les ethnies les plus
isolés, le savoir des chamans, des tradipraticiens et autres guérisseurs est de moins en moins transmis aux jeunes générations « branchées » sur leurs transistors jusqu’au fin fond des jungles les plus reculées. Et l’étrange phénomène qui, par une révolution dont on n’a sans doute pas encore mesuré toutes les conséquences, fait des enfants de ce siècle les formateurs de leurs parents, et non plus l’inverse, s’étend désormais à l’ensemble de la planète. De sorte que « ceux qui savent » disparaissent sans transmettre leur savoir à leurs descendants. Des pans entiers de la connaissance basculent ou risquent ainsi de disparaître dans l’oubli et l’on conçoit d’autant
plus la validité d’une jeune discipline, l’ethnopharmacologie, qui s’emploie à sauvegarder ces savoirs ancestraux. Par là sont aujourd’hui repérées, répertoriées et consignées partout dans le monde des plantes réputées actives et dont il appartient à la science moderne de préciser les propriétés et les usages – une tâche à laquelle s’emploient d’innombrables laboratoires publicsou privés.
Plus récemment, l’irruption du génie génétique a imprimé un nouvel élan à l’effort de
prospection. On a vu de grandes multinationales effectuer des collectes de plantes censées contenir des gènes intéressants, susceptibles d’être réutilisés sous forme de plantes transgéniques. Ces entreprises – Monsanto à leur tête – ont ainsi entrepris d’écumer littéralement la planète, passant au peigne fin les jungles les plus hostiles. Les modes d’approche varient, mais relèvent toujours de trois types de stratégie : le premier vise à récolter systématiquement toutes les plantes rencontrées dans les milieux prospectés, comme on le fit voici plus de trente ans pour la recherche de nouveaux « anticancéreux » ; le second s’appuie sur des recherches
ethno-pharmacologiques effectuées à partir du savoir des guérisseurs, souvent abusivement approprié, au demeurant, sans que ces derniers ou leurs ethnies en tirent en retour quelque bénéfice que ce soit ; le troisième vise à limiter la collecte aux seules plantes appartenant à des « familles phares » connues pour leur richesse en molécules pharmacologiquement actives. Les chances de tomber sur une molécule intéressante s’en trouvent du coup accrues.
Ces trois types de prospection sont souvent menés simultanément et doivent être considérés comme complémentaires. Ainsi l’approche ethnopharmacologique, quoique plus lente et exigeant de solides connaissances en ethnologie, permet d’augmenter significativement le rythme des découvertes, comme le montrent les recherches effectuées par Mickael Balick
auprès des guérisseurs du Belize. Il signale que sur cent trente et une espèces recueillies auprès de ceux-ci, quatre se sont révélées de puissants agents de relaxation des muscles vasculaires, manifestant par conséquent des propriétés hypotensives. En revanche, sur un nombre égal d’espèces récoltées au hasard, aucune n’a produit d’effet comparable.
Ce travail de terrain accompli, l’aventure se poursuit au laboratoire : les progrès de la chimie extractive et de la chimie de synthèse permettent d’obtenir rapidement les molécules contenues dans ces plantes, d’en déterminer la structure, de les reproduire si possible par synthèse, et de tester leurs activités pharmacologiques. Puis ces molécules sont copiées et des homologues de synthèse voient le jour en vue d’améliorer leurs performances thérapeutiques ou de diminuer leurs effets secondaires indésirables. Ainsi s’accumulent des banques de molécules très fournies dont les réserves sont puissamment démultipliées par les techniques modernes dites de « synthèse combinatoire », celles-ci conduisant à la fabrication automatisée par robot de milliers
de substances artificielles voisines d’un modèle dont elles ne diffèrent que par quelques menues modifications. Ces molécules sont ensuite soumises à des tests pharmacologiques, eux-mêmes robotisés à grande échelle. Bref, les molécules présentes dans les plantes et leurs analogues synthétiques sont soumises à des robots sommés de faire connaître dans les plus brefs délais l’éventuel intérêt pharmacodynamique révélé par tel ou tel test.
Des milliers et des milliers de plantes ont ainsi été disséquées, analysées, testées, et leurs
molécules synthétisées sans que beaucoup d’entre elles aient pour autant émergé en
thérapeutique. Seules quelques dizaines de molécules et donc quelques dizaines de plantes ont réussi à survivre à ces impitoyables screenings qui laissent en chemin une infinité de végétaux rejetés ou de molécules orphelines : soit que n’aient pas été confirmés lors des essais cliniques les espoirs suscités par les essais pharmacologiques ; soit encore que la synthèse des molécules étudiées soit difficile et coûteuse et que leur culture apparaisse parallèlement comme aléatoire ; soit enfin que par leurs effets elles ne réussissent pas à se hisser à un niveau de « service médical » suffisant qui leur ferait dominer la plupart des médicaments existants sur le marché dans la même classe pharmacologique. Car la compétition en la matière est d’autant plus sévère
que des médicaments plus performants voient sans cesse le jour, rendant la concurrence de plus en plus vive et parfois… sauvage !
Beaucoup d’espèces végétales dont il sera question ici – comme le ginkgo, le ginseng ou le
millepertuis… – n’ont pas encore livré la totalité de leur composition chimique. Si leurs effets pharmacologiques et cliniques ont pu être démontrés par des tests appropriés, les molécules responsables de ces activités restent encore partiellement inconnues. Dès lors, il est nécessaire d’avoir recours à des extraits aux multiples composants. Or il est difficile, pour de tels extraits,
d’obtenir une autorisation de mise sur le marché, les États-Unis privilégiant la molécule
chimiquement définie et l’Europe n’étant pas loin de les suivre. Autant dire que les chances d’émerger, pour une plante dont les effets sont incontestables mais dont la composition demeure mystérieuse, sont pratiquement nulles…
Pourtant, un public de plus en plus large a recours aujourd’hui aux médicaments naturels. Les officines regorgent de gélules en tout genre, d’ailleurs souvent disponibles en d’autres points de vente, notamment dans la grande distribution. Si la qualité pharmacologique de ces médicaments peut parfois être mise en doute, il n’empêche qu’ils témoignent d’un appétit des consommateurs que les professionnels de la santé ne sauraient ignorer. Il nous a toujours semblé que, pour bon nombre de ces produits, un effort de moralisation s’imposait, en particulier une rigoureuse évaluation scientifique de leurs effets afin d’éviter à des consommateurs confiants les déboires d’une médication insuffisamment active et aux propriétés parfois discutables.
À l’heure où les progrès scientifiques et technologiques en matière de médicaments vont bon train, il nous a paru utile d’évoquer les grandes tendances qui se dessinent aujourd’hui en ce domaine des médicaments issus de la nature : extraits ou molécules déjà sur le marché ou susceptibles d’y figurer dans les années à venir en raison des tests pharmacologiques et cliniques en cours. Certes, il est actuellement de bon ton de nous rebattre les oreilles avec les miracles annoncés de la thérapie génique, censés finir par ravaler au magasin des accessoires tous les médicaments classiques. S’il est hors de question de nier les espérances justifiées que peut faire
naître le génie génétique appliqué au monde du médicament, il faut néanmoins bien se souvenir que les espoirs suscités par les thérapies géniques ne pourront se concrétiser que dans un avenir plutôt lointain et largement aléatoire, les déboires ayant jusqu’ici été en ce domaine plus nombreux que les succès…
D’autres voies radicalement nouvelles se présentent encore à nous, comme les médicaments issus des êtres peuplant le milieu marin ou du venin des animaux. Dans ces deux domaines fortement prospectifs, la recherche s’annonce prometteuse. Mais l’on s’intéressera aussi à des plantes jusqu’ici écartées du domaine thérapeutique en raison des dégâts désastreux qu’engendre
le mauvais usage qu’on en fait, mais qui sont pourtant aujourd’hui candidates à devenir des médicaments : tel est le cas, par exemple, du tabac ou du cannabis. On s’interrogera aussi sur l’avenir des antibiotiques, de moins en moins efficaces, confrontés qu’ils sont à des résistances bactériennes de plus en plus fréquentes. Cette arme formidable de la médecine va-t-elle s’émousser ? Saura-t-on éviter les décès par septicémie, de plus en plus fréquents dans les hôpitaux où se concentrent désormais des souches bactériennes résistant à tous les antibiotiques ? Quelles perspectives de renouveau en ce domaine où la recherche bat aussi son plein ?
Autant de questions qui font aujourd’hui l’actualité du médicament. À une bonne part d’entre elles, en tout cas, les réponses nous viendront de la nature.
Il est difficile d’évaluer avec précision la part des médicaments d’origine naturelle dans la thérapeutique mondiale. Celle-ci est estimée à 40 ou 50 % des médicaments mis sur le marché.
Parmi ceux-ci, les deux tiers proviennent de plantes, 5 à 10 % d’animaux, 20 à 25 % de microorganismes.
Si l’on y ajoute les molécules directement inspirées de modèles naturels mais
légèrement modifiées par synthèse, le chiffre global des remèdes naturels ou directement inspirés de la nature s’élèverait à environ 60 % de l’ensemble des médicaments actuellement utilisés.

Comme on le voit, la nature n’a vraiment pas dit son dernier mot !


1 Ancistrocladus korupensis.
2 Calophyllum inophyllum.


CHAPITRE PREMIER
Quand l’aspirine retrouve une nouvelle jeunesse…

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Enzymes et nutrition


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  Victor Ordonez
Auteur : Ordonez Victor
Ouvrage : Enzymes et nutrition
Année : 2014

 

 

AVIS LEGAL LES REFERENCES SCIENTIFIQUES DE CE TEXTE ON ETE OBTENUES PRINCIPALEMENT DE PubMed.gov, “THE US NATIONAL LIBRARY OF MEDICINE”, UNE ENTITE APPARTENANT A “THE NATIONAL INSTITUTES OF HEALTH” DU GOUVERNEMENT DES ETATS UNIS D’AMERIQUE. LES IDEES PRESENTEES DANS CE TEXTE COMPROMETTENT UNIQUEMENT A SON AUTEUR ET SONT SEULEMENT CONÇUES POUR DONNER DES RECOMMANDATIONS POUR UNE ALIMENTATION SAINE. AUCUNE PARTIE DE CE TEXTE PEUT ETRE CONSIDEREE COMME UN REMPLACEMENT OU SUBSTITUTION DE MEDICAMENTS, DE TRAITEMENT MEDICAL OU DE CONSEIL MEDICAL.

 

1 NUTRIMENTS ESSENTIELS

 

“Que ton alimentation soit ta première médecine et que ta première médecine soit ton alimentation”.
Hippocrate (460 – 351 avant J.C.)

 

Hippocrate est considéré comme le père de la médicine moderne. La tradition nous raconte qu’Hippocrate appartenait à une illustre famille de prêtres médecins appelée Asclépiades. Ces médecins travaillaient dans les temples d’Asclépios, le Dieu de la Médicine. Apparemment, dans sa jeunesse, Hippocrate visita l’Egypte ou il a pu connaitre les travaux médicaux que la tradition attribue à Imhotep, un savant égyptien qui vécut trois siècles avant JC et qui est considéré comme le fondateur de la médicine égyptienne et auteur du texte plus antique qui a été découvert sur chirurgie du trauma.
A Hippocrate aussi l’est attribuée une autre phrase fameuse dans la science de la nutrition:

“Nous sommes ce que nous mangeons.”
Si nous sommes ce que nous mangeons, qu’est-ce que nous devons manger pour être sains?

Le corps humain est formé par des cellules, celles-ci de son côté, forment des tissus. Les tissus forment des organes qui component les systèmes qui maintiennent le corps vivant. Dans ce sens, chaque une des cellules de notre corps a besoin d’un ensemble de substances provenant de l’extérieur pour pouvoir développer convenablement ses fonctions vitales. Les substances provenant de l’extérieur sont absorbées par les cellules et transformées en autres substances pour l’obtention d’énergie ou de constituants cellulaires dont la cellule a besoin pour maintenance, réparation ou reproduction.
A la science de la nutrition, ces substances qui viennent de l’extérieur et dont la cellule a besoin pour des buts énergétiques, de maintenance, réparation ou reproduction sont appelées nutriments.
Les nutriments sont des éléments ou des composés chimiques nécessaires pour le métabolisme d’un être vivant. C’est à dire, les nutriments sont quelques-unes des substances présentes dans les aliments et qui participent activement dans les réactions métaboliques pour maintenir les fonctions d’un organisme.
Il existe plusieurs classifications pour les nutriments. Une première classification est faite sur la base de si un nutriment en particulier peut être élaboré par l’organisme ou doit être exclusivement pris de l’extérieur. C’est-à-dire un nutriment essentiel ou un nutriment non-essentiel.
Un nutriment essentiel correspond donc à une substance qui doit être obtenue à partir des aliments parce qu’elle ne peut pas être synthétisée par le corps. Les nutriments essentiels nécessaires pour le corps humain sont les suivants :

1. Carbohydrates,
2. Protéines
3. Lipides
4. Eau

5. Vitamines
6. Minéraux
7. Enzymes

Les groupes de nutriments présentés peuvent aussi être classifiés en macronutriments et micronutriments. Les macronutriments incluent le groupe des carbohydrates, des protéines, des lipides et de l’eau. Les micronutriments comprennent les vitamines, les minéraux et les enzymes, tous lesquels sont nécessaires en petites proportions avec relation aux macronutriments.
Les vitamines sont essentielles pour les fonctions métaboliques du corps et de chacune de ces cellules. Les vitamines – de même que tous les nutriments – sont employées à l’intérieur du corps humain grâce à l’activité des enzymes. Il en existe deux types de vitamines : les vitamines liposolubles (vitamines A, D, E y K) et les vitamines hydrosolubles (solubles en eau: vitamines du complexe B et vitamine C).
L’être humain a désormais besoin d’une vingtaine de minéraux qui s’incorporent au organisme, peut être en combinassions organiques ou en forme de sels minéraux. Les éléments minéraux interviennent directement dans la consolidation du squelette et des dents, font partie du sang et des tissues doux (comme le cerveau), et régulent aussi l’équilibre des liquides dans l’organisme, les réflexes musculaires et le rythme cardiaque.
Une consommation inappropriée de n’importe quel nutriment essentiel, mais surtout de ceux qu’on appelle micronutriments donne lieu aux maladies appelées CARENCIELLES.
Par exemple, beaucoup de gens ont commencé à considérer les graisses comme un nutriment « mauvais », mais il faut comprendre que étant un nutriment essentiel, elles sont nécessaires pour l’organisme. Les graisses ou mieux, ses composants constitutifs: les acides gras, sont employés par le corps pour l’obtention d’énergie, pour la synthèse cellulaire et come véhicule pour l’absorption de vitamines liposolubles essentielles comme sont les vitamines A, D, E, et K.
On peut inférer qu’une personne qui ne consomme pas des graisses ou qui a un mauvais métabolisme des graisses, va avoir aussi une déficience importante des vitamines liposolubles, donnant lieu à des symptômes de MALADIE CARENCIELLE, parmi lesquels nous pouvons retrouver les suivants:
Carence de vitamine A: Une carence alimentaire en vitamine A, affecte surtout les yeux et peut conduire à la cécité. La xérophtalmie ou sécheresse des yeux est le terme qui recouvre les différents effets de la carence. La carence en vitamine A : a) affecte aussi d’autres organes et contribue à augmenter la mortalité des enfants, surtout en cas de rougeole ; b) augmente la fréquence et la gravité des infections ; c) fragilise les différents épithéliums, en plus de l’oeil ; d) est associée à un risque plus élevé de certains cancers, notamment du côlon ; et finalement, e) la carence peut poser des problèmes de la croissance et de stérilité. Les manifestations plus graves du déficit en vitamine A affectent les jeunes enfants et aboutissent à une cécité par destruction de la cornée. On appelle quelquefois cet état « kératomalacie ».
Carence de vitamine D: La vitamine D intervient dans l’absorption du calcium et du phosphore aux intestins, ainsi que dans leur réabsorption par les reins ; pour autant elle diminue le risque d’ostéoporose. Une carence en vitamine D : a) provoque une faiblesse et des douleurs musculaires ; b) à un stade avancé, peut produire une ostéomalacie chez l’adulte et un rachitisme chez l’enfant ; c) augmente le risque de fracture ; d) parait associée avec un risque plus important de cancer du sein, du tube digestif et de la prostate ; e) la carence serait aussi associée avec un risque plus important de maladies cardio-vasculaires. Au cours de la grossesse, la carence en vitamine D présente plusieurs conséquences chez la femme enceinte : risque accru de pré-éclampsie, de petit poids de naissance et de vaginose bactérienne.
Carence de vitamine E: Chez l’adulte, la carence peut se manifester avec des troubles de la reproduction; possibilité de réduction de la durée de vie des globules rouges et une hémolyse (destruction) excessive de ces globules rouges, entraînant une anémie dite hémolytique; dégénérescence spino-cérébelleuse caractérisée par des troubles de la station debout; faiblesse musculaire et perte de réflexes; troubles neurologiques; troubles cardio-vasculaires; altération de la rétine entraînant une diminution de la vision; vieillissement prématuré de la peau; et une sensibilité accrue aux infections. Une carence en vitamine E lors de la grossesse pourrait avoir comme conséquence la naissance d’enfants morts-nés ou des nouveaux-nés atrophiés.
Carence de vitamine K: Le manque chronique en vitamine K est impliqué dans diverses pathologies, notamment dans la calcification des artères, dans l’ostéoporose, dans les leucémies, dans la formation et la prolifération des cellules cancéreuses ainsi que dans leur mobilisation, et aussi, dans la perte du contrôle des états inflammatoires. En autre, la carence avancée en vitamine K peut entraîner des saignements. Les signes peuvent être mauvaise coagulation sanguine; saignement de la gencive, du nez, dans l’urine, etc.; durée de saignement plus longue quand vous vous coupez; contusions faciles; anémie et finalement, des os faibles et fragiles.
On peut ainsi établir comment la carence d’un macronutriment (acides gras) donne lieu à une importante insuffisance de micronutriments, spécifiquement des vitamines liposolubles. Beaucoup de personnes qui se considèrent saines, peuvent avoir divers dégrées de carence nutritionnelle qui possiblement ne se manifestent pas comme un cadre cliniquement défini, mais qui se constitue en un état de santé plus ou moins déficitaire.
La découverte du rôle des vitamines dans la nutrition humaine est plutôt récente. En 1929, deux scientifiques, Christiaan Eijkman, médecin hollandais et Frederick Hopkins, biochimiste anglais, ayant établi qu’aucun animal ne pouvait pas vivre seulement à partir d’une ration de protéines, graisse et carbohydrates pures, même si celles-ci étaient données en excès, déduisent qu’il y en avait d’autres components vitaux dans la diète et qui sont nécessaires en petites quantités. Tous les deux ont reçu le Prix Nobel de Médicine pour la découverte des vitamines.
Les vitamines ont commencé à être identifiées pendant le deuxième quart du siècle passé. Comme résultat de plusieurs études, l’humanité conçu la guérison d’un certain nombre de maladies carencielles classiques comme le rachitisme (déficience de vitamine D), le scorbut (déficience de vitamine C), la pellagre (déficience de vitamine B3 – niacine) et le béribéri (déficience de vitamine B1).
La dernière vitamine découverte fut la vitamine B9, aussi appelée acide folique. Le folate est nécessaire pour la production et le maintien de nouvelles cellules, pour la synthèse des acides nucléiques (ADN et ARN), et aussi pour éviter les changes à l’ADN, c’est-à-dire pour la prévention du cancer. Le folate est spécialement nécessaire pour la fabrication d’érythrocytes et de leucocytes. La carence de folate produit anémie, fatigue, faiblesse et difficulté pour se concentrer (Rosenberg, 2012; Butterworth, 1993).
En 1920, les chercheurs considéraient déjà que la carence de folate et l’anémie correspondaient à la même maladie. En 1931, la scientifique Lucy Wills démontra que l’anémie pouvait être arrêtée en consommant de la levure de bière. Quelques années plus tard, en 1941, on a découvert que l’agent thérapeutique de la levure de bière était le folate et que celui-ci pouvait être obtenu aussi en consommant des épinards. En 1960, les études finiront par démontrer une corrélation très étroite entre la carence de folate aux diètes de femmes enceintes et l’apparition de défets du tube neural auprès de nouveaux-nés (Santé – Canada, 2014 ; Suárez-Obando et al, 2010).
Le dernier nutriment qui doit être tenu en compte à la pratique et dans les textes actualisés de nutrition correspond aux enzymes. Cet argument a été exposé par le Dr. Howard F. Loomis dans son livre “Enzymes: The Key to Health” publié en 2005. Du même, l’idée de classer les enzymes come un nutriment essentiel a ses racines sur les recherches et travaux du Dr. Edward Howell. Les idées du Dr. Howell sont présentées dans les livres “Enzymes for Health and Longevity » (Howell, 1980) et « Enzyme Nutrition » (Howell, 1985).

 

Ce livre est au sujet de l’importance des enzymes dans la nutrition et de son rôle à la prévention d’un grand nombre de maladies qui cliniquement peuvent s’associer avec la déficience d’enzymes métaboliques. Etant donné l’importance des enzymes dans la nutrition humaine, il est difficile de comprendre pourquoi ce sujet n’a pas encore été traite d’une manière plus directe par le milieu scientifique et médical. Il est très important de comprendre que les enzymes sont de protéines de travail, sans lesquelles ne peuvent pas se produire les réactions d’absorption et métabolisme de tous les autres nutriments.

 

BIBLIOGRAPHIE
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Suárez-Obando, F., Ordóñez-Vásquez, A., Zarante, I (2010); “Defectos del Tubo Neural y Ácido Fólico: Patogenia, Metabolismo y Desarrollo Embriológico. Revisión de la Literatura”; Rev Colomb Obstet Ginecol; 60:49-60.

 

2 QU’EST CE QUE SONT LES ENZYMES?

Les enzymes correspondent à un groupe spécial de protéines. Dans ce sens, toutes les enzymes sont des protéines, mais toutes les protéines ne sont pas des enzymes. Par exemple, parmi les divers groupes de protéines que nous trouvons aux corps humain, il y a les protéines structurales qui se joignent entre elles pour former une structure plus grande, comme peut être un tissu ou un organe. Un autre groupe de protéines correspond à un des principaux outils du système immunitaire: les anticorps. Quelques hormones ont une nature protéinique, tel que l’insuline et le glucagon (qui régule les niveaux de glucose au sang), ou les hormones ségrégées par l’hypophyse, comme celle de la croissance ou la calcitonine (qui régule le métabolisme du calcium).
D’une manière générale, on peut dire que les protéines sont des polymères ayant un grand poids moléculaire et étant constitués par des unités structurelles appelés aminoacides. D’une manière particulière, les enzymes sont des protéines qui accélèrent ou catalysent toutes les réactions biochimiques qu’on lieu à notre planète. Les enzymes sont présentes tant au royaume animal comme au royaume végétal. Toutes et chaque une des réactions biologiques a notre planète sont assistées par quelque enzyme.
Pour que le lecteur puisse apprécier le merveilleux monde des enzymes, voici quelques exemples très intéressants:
Les plantes sont des organismes photosynthétiques qui emploient l’énergie de la lumière pour fabriquer des carbohydrates en forme de glucose. Ce glucose peut ensuite être employé pour des besoins d’énergie. De façon que l’on peut définir la photosynthèse comme un processus par lequel l’énergie solaire est retenue aux liens chimiques de la molécule de glucose pour être employée au nécessaire.
Cette transformation de l’énergie solaire en énergie chimique est faite par une série complexe de réactions biochimiques dans lesquelles la réaction clé correspond à la fixation du dioxyde de carbone atmosphérique à une forme organique pour entreprendre la synthèse des molécules de glucose. C’est-à-dire, les atomes de carbone nécessaires pour la fabrication de glucose sont obtenus du CO2 atmosphérique. Cette importante étape de la photosynthèse est catalysée par une enzyme appelée ribulose-1,5-bisphosphate carboxylase/oxygénase, ou en abrégé RuBisCO. Cette enzyme est considérée très lente parce qu’elle catalyse uniquement trois molécules par seconde, si on la compare avec des autres réactions enzymatiques qui peuvent aller d’un ordre de 1,000 à 6,000 fois par seconde.
On peut considérer que étant la photosynthèse, la principale réaction biochimique a notre planète et tenant compte de sa lente vélocité de réaction, l’enzyme RuBisCO doit être l’enzyme plus abondante a notre planète.
A un autre exemple, nous savons de la grande disposition de quelques serpents à se nourrir de proies qui les supèrent en grandeur. Les jus gastriques des serpents ont un pH très acide, ce qui permet de digérer jusqu’aux os des proies. Mais aussi, les serpents poissonneux emploient leur venin pour hydrolyser les tissus de ses victimes avant que les jus gastriques entrent en action, faisant une espèce de processus pré-digestif. Cette hydrolyse reptilienne est achevée avec l’aide de quelques enzymes, entre lesquelles on peut trouver phospholipase A2, phosphodiestérase, phosphomonoestérase, Laminoacide

 oxydase, et endopeptidases (protéases) (McCue, 2005). Alors, en continuant avec cet exemple, la phospholipase A2 détruit les globules rouges de la proie en brisant ses parois cellulaires. L’enzyme phosphodiestérase interfère avec le système cardiaque de la proie, diminuant la pression artérielle. Les enzymes aminoacide oxydase et les protéases sont employées pour la digestion des tissus de la proie, endommageant le tissu autour de la morsure et en produisant hémorragie, nécrose musculaire et eczéma.
Aux humains, mais aussi en d’autres animaux, l’enzyme alcool déshydrogénase est employée pour éliminer des alcools qui pourraient être toxiques. Quand on boit de l’alcool, celui-ci est dégradé dans le foie en deux étapes: en premier lieu, l’enzyme alcool déshydrogénase oxyde l’éthanol pour former acétaldéhyde. Alors, l’acétaldéhyde est converti, à l’aide d’une autre enzyme, l’acétaldéhyde déshydrogénase en acétate. La toxicité de l’alcool retombe donc principalement sur l’acétaldéhyde. Comme une conséquence de cette toxicité, le corps libère des hormones et de neurotransmetteurs, comme l’adrénaline et les catécholamines, respectivement, qui dilatent les vaisseaux sanguins, provocant le rougissement de la face et l’augmentation de la température de la peau. Une haute proportion des asiatiques d’origine Mongol ne peuvent pas produire l’enzyme alcool déshydrogénase à cause d’un défet génétique et pour autant ne peuvent pas métaboliser l’alcool. En théorie, une bonne dose de deux enzymes, l’alcool déshydrogénase et l’acétaldéhyde déshydrogénase avant de boire alcool peut aider à prévenir les mauvais effets de l’alcool connus comme la «gueule de bois».
La FAO défini un xenobiotique comme un composé chimique qui n’est pas produit par un organisme vivant; c’est-à-dire, il fait référence à un composé chimique fabriqué. A Wikipedia (France) on trouve qu’un xenobiotique est une substance présente dans un organisme vivant mais qui lui est étrangère: il n’est ni produit par l’organisme lui-même, ni par son alimentation naturelle. En général, un xénobiotique est une molécule chimique polluante et parfois toxique à l’intérieur d’un organisme, y compris en faibles voir très faibles concentrations. Deux cas typiques de xénobiotiques sont les pesticides, et les médicaments, en particulier les antibiotiques.
L’exposition prolongée à certains xenobiotiques toxiques peut produire des altérations métaboliques et génétiques qui compromettent la croissance cellulaire, le comportement et la réponse immunologique d’un individu. Heureusement, le corps humain est muni d’un puissant système de désintoxication appelé le Cytochrome P450.
Le Cytochrome P450 correspond à un groupe d’enzymes qui développent plusieurs types de réactions biochimiques comme mécanisme pour éliminer des substances toxiques. La réaction enzymatique plus simple peut être la de transformer des composés toxiques liposolubles en composés hydrosolubles, lesquels peuvent être plus tard conjugués avec d’autres molécules pour augmenter l’hydrosolubilité, afin de que le contaminant conjugué puisse être finalement éliminé par l’urine.
Les enzymes du Cytochrome P450 ont aussi la capacité d’oxyder ou réduire le cholestérol, les vitamines, les stéroïdes et d’autres substances d’origine pharmacologique. La plupart des enzymes de désintoxication se trouvent au foie. Mais on trouve aussi ces enzymes de désintoxication au coeur, aux vaisseaux sanguins, aux reins et aux poumons (Thum & Borlak, 2002; Fleming, 2001; Lock & Reed, 1998).
Toutefois, les enzymes ne sont pas restées à leur habitat naturel. Beaucoup des produits que vous achetez normalement au supermarché ont été élaborés avec des enzymes. Depuis plusieurs années, le principal marché pour les enzymes dites « industrielles » est celui des détergents en poudre lave-linge.

Normalement, les modernes détergents en poudre lave-linge contiennent une ou plusieurs types d’enzymes parmi lesquelles on trouve des protéases, des lipases et de cellulases.
Un autre marché très important pour les enzymes industrielles est celui des textiles. Pratiquement, toutes les vêtements faits en denim/jean (pantalons, chemises, jupes, vestes, etc.) sont prélavés avec des enzymes du type cellulases. Ce type d’enzymes est aussi employé à une dernière étape de la fabrication de chemises de marque.
Un de nouveaux marchés pour les enzymes industrielles est dans le domaine du recyclage du papier ou l’on emploi des enzymes pour le nettoyage de fibres appelées secondaires (recyclées) avant de sa conversion en nouveau papier. Une autre nouvelle application est à l’hydrolyse de matériaux végétaux au processus d’obtention des sucres simples pour fabriquer le combustible bioéthanol.
A l’industrie alimentaire, on emploie des enzymes pour fabriquer des compotes, du pain, de la bière (spécialement celles du type légères) et finalement pour éliminer le sucre lactose des laits.

 

BIBLIOGRAPHIE
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WIKIPEDIA The Free Encyclopedia; http://fr.wikipedia.org/wiki/X%C3%A9nobiotique

 

3 ENZYMES DANS LA NUTRITION

La découverte des enzymes et de son rôle à la nutrition a été faite en forme parallèle avec la découverte des vitamines et des minéraux. Vers 1930, quand les enzymes ont commencé à intéresser les chercheurs en biochimie, quelques 80 enzymes avaient été identifiées. Aujourd’hui, plus de cinq mille enzymes sont reconnues.
Possiblement, la première étude qui proportionne une indication sur l’important rôle des enzymes à la nutrition a été réalisée entre 1932 et 1942 par le Dr Francis Pottenger, Jr., en Monrovia, California (Pottenger, 1995). Pottenger fabriquait des extraits d’adrénaline et employait des chats pour prouver son efficacité. Bientôt, il s’aperçu de la précaire santé de ses animaux, son pauvre taux de survie post-opératoire et des symptômes généraux de dénutrition aux chatons qui naissaient.
Au début, Pottenger alimentait ses chats avec ce qui était considéré comme une diète de haute qualité nutritionnelle comprise par des déchets cuits d’abattoir (muscles et organes), lait cru et huile de foie de morue. Mais à mesure que plus de chats arrivaient pour être nourris, la capacité d’obtenir de la viande cuite du abattoir fut surpassée et Pottenger se vu obligé à recevoir des déchets de viande crue provenant d’une autre usine voisine d’emballage de viande.
Il parait que le préjudice des aliments crus a fait que Pottenger séparât le groupe de chats qui recevaient de la viande cuite y celui des chats qui recevaient de la viande crue. En peu de temps, les différences entre les deux groupes de chats furent très évidentes et ce fut à ce moment-là que Pottenger pris la décision d’entreprendre une étude plus contrôlée pour chercher à savoir pourquoi les chats nourris avec de la viande crue étaient beaucoup plus sains que ses semblables nourris avec de la viande cuite. Cette étude a inclus au moins 900 chats en quatre générations successives.
Son étude montra que les chats nourris avec de la viande crue étaient uniformes en son poids et son développement squelettique à chaque génération. Tout au long de sa vie, ces chats restaient résistants aux infections, aux puces et à d’autres parasites. En plus, ils ne montraient pas de symptômes d’allergie. En forme générale, ces chats étaient grégaires, amicales et prédictibles dans ses patrons de comportement. Ils se reproduisaient de manière homogène, génération après génération et les chats nouveau-nés montraient un poids approprié. Les malformations étaient moindres et les chattes avaient en moyenne cinq chatons par portée, qui étaient nourris par sa mère sans aucun problème.
Dans l’autre côté, a la première génération de chats nourris avec de la viande cuite, les félins montraient des symptômes de maladies dégénératives chroniques tels que allergies, asthme, arthrite – rhumatoïde et ostéo – ; cancer; des maladies du coeur; des maladies des reins, du foie et de la tyroïdes; des maladies dentales et finalement, ostéoporose.
La deuxième génération de chats nourris avec de la viande cuite montra les mêmes maladies, mais dans une forme plus sévère. La plupart des chats naissaient prématurément ou naissaient déjà malades. A la troisième génération, les chats nouveau-nés pouvaient à peine vivre pour quelques six mois. Après la quatrième génération, Pottenger n’a pas pu continuer son étude car les chats étaient infertiles et ne se reproduiraient plus. Également, ce groupe de chats donnait naissance à de portées très hétérogènes, avec des poids et des patrons squelettiques très variés. Ces animaux étaient aussi très irritables ; quelque femelles étaient difficiles à traiter; par contre, les mâles étaient excessivement dociles jusqu’au point qu’ils ne montraient aucune agressivité. L’intérêt sexuel de ces chats était nul ou bien ils montraient un comportement homosexuel. Il était commun d’avoir des avortements spontanés qui furent de l’ordre de 25 % à la première génération jusqu’à 70 % à la deuxième génération. Les livraisons étaient difficiles avec beaucoup de femelles mourant pendant le processus. Le taux de mortalité des chatons était aussi très élevé puisqu’un grand nombre naissait déjà mort ou bien, les chatons naissaient très faibles pour être nourris. Beaucoup de chattes avaient de plus en plus de difficultés pour tomber enceintes. En général, le poids moyen des chatons nouveaux-nés était un 20 % inférieur au celui des chatons nourris avec de la viande crue. La plupart des chats qui tombaient malades mouraient d’infections rénales, pulmonaires et des os.
En discutant ses propres résultats, le Dr. Pottenger pointait « malgré qu’on n’a pas voulu corréler les transformations qu’on a vu sur les animaux avec les malformations qu’on observe aux humains, la ressemblance est si évidente que ces observations parlent par si seules! ».
Comme une conclusion de cette étude, le Dr. Pottenger reportât l’existence de quelque facteur nutritionnel indéterminé et SENSIBLE A LA CHALEUR. Malheureusement, à cause de l’insuffisante connaissance sur les enzymes à l’époque, il n’a pas pu déduire directement que le facteur nutritionnel sensible à la chaleur correspondait aux enzymes.
Aujourd’hui, on sait bien que la viande crue contient un grand nombre d’enzymes, principalement des protéases et des lipases (Huang et al., 2011; Christensen et al., 2004; Schivazappa et al., 2002; Toldrá & Flores, 1998). En fait, les protéases de la viande crue sont les causantes de l’effet de maturation des viandes aux caves froides des restaurants. Aussi, quand nos grand-mères nous conseillaient de placer un morceau de viande rouge sur une partie enflammée de notre corps, c’était pour employer le pouvoir réparateur (anti-inflammatoire) des protéases de la viande crue.
Faisant un commentaire sur l’importante étude du Dr. Pottenger, mais aussi en partant d’une perspective évolutive, les chats sont faits pour développer son métabolisme à partir de la viande crue. C’est ce que font les félins sauvages. Le lecteur pourra donc comprendre que l’actualité de cette étude n’applique que seulement aux humains et aux chats, parce qu’il se reporte aussi des symptômes totalement similaires à nos chiens mascotte. A l’heure actuelle, l’incidence de maladies dégénératives chroniques en des chiens mascotte est suprêmement haute et en plus est en croissance. Spécifiquement, des cas de diabète, obésité, infections parasitaires et maladies dentales (Banfield Pet Hospital, 2011; German, 2006). Los chiens ont évolué de ses ancêtres loups –carnivores– et bien surement, le système immunologique d’un chien mascotte ne peut pas bien supporter la nourriture en pellet que l’on lui donne normalement.
Spécifiquement et avec relation au corps humain, les enzymes peuvent être classées en trois groupes : enzymes métaboliques, enzymes digestives et enzymes dietaires.
Le groupe plus nombreux appartient aux enzymes métaboliques, lesquelles opèrent dans tous et chacun des processus du corps, c’est-à-dire la respiration, la production de la voix, les mouvements musculaires, la concentration mentale, ainsi comme l’opération et maintenance du système immunologique. Un travail de première ligne de ces enzymes est l’élimination de toute substance étrange à l’organisme, comme par exemple, une substance toxique ou même cancérigène, un polluant, un plaguicide ou bien même, la fumée du tabac. La deuxième catégorie fait référence aux enzymes qui sont employées pour la digestion, la plupart produites au pancréas. Elles sont secrétées à travers des glandules vers le duodénum et son travail essentiel est d’hydrolyser les substances alimentaires pour améliorer l’absorption des nutriments. Il doit être établit qu’en quelque forme, les enzymes digestives appartiennent à la catégorie des enzymes métaboliques, mais ont fait cette distinction pour mieux comprendre le processus de la digestion et l’impact que les enzymes ont sur celui-ci.
La troisième catégorie, les enzymes dietaires, correspond aux enzymes que sont contenues dans les aliments. On peut établir que tous les aliments crus contiennent quelque type d’enzymes en variable quantité.
A ce point, il est important de comprendre une particularité évolutive de notre estomac: Le Dr. Howell (déjà nommé) reportait que tous les mammifères sont pourvus d’un estomac « pré-digestif », lequel il l’appelait « l’estomac des enzymes dietaires ». Selon Howard, l’estomac pré-digestif est placé à la partie supérieure de l’estomac physiologique. Cet estomac pré-digestif existe pour que les enzymes des aliments puissent développer une hydrolyse initiale de ses substances. Malgré le fait que certaines enzymes sont produites aux glandes linguales, telle que l’amylase et la lipase, quand on mange des aliments cuits, le travail de la prédigestion retombe exclusivement sur les enzymes métaboliques, lesquelles doivent être prêtées d’un autre organe ou système physiologique (possiblement le système immunologique). Donc, ces enzymes « prêtées » ne peuvent pas continuer à faire ses devoirs métaboliques et de nettoyage de l’organisme. Si cette situation se donne au large de la vie d’un individu, éventuellement il va commencer à avoir des symptômes de quelque maladie dérivée de cette carence alimentaire.
Cet estomac pré-digestif n’est pas bien connu en physiologie humaine. Néanmoins, la littérature médicale nous indique que cet estomac existe bien, pour autant son rôle ou sa fonction ne sont pas encore très clairs.
Les professeurs Hans Jorg Ehrlein et Michael Scheman (2006) du Département de Biologie Humaine de l’Université Technique de Munich en Allemagne expliquent que du point de vue fonctionnel, l’estomac peut être divisé entre le « réservoir gastrique » et la « pompe gastrique ». Ces deux sections sont aussi appelées l’estomac proximal et l’estomac distal. La fonction du réservoir gastrique est d’accommoder les aliments lors d’un repas, puis évacuer le digeste vers la partie inférieure de l’estomac, c’est-à-dire vers la « pompe gastrique ».
Au réservoir gastrique ou estomac proximal, le digeste est soumis à de contractions toniques et des ondes péristaltiques qui font agiter et mélanger son contenu au fur et à mesure qu’il est envoyé vers la pompe gastrique.
Collins et al. (1991) reportent que l’estomac proximal joue un rôle important sur le contrôle de la décharge d’aliment solide, pendant que l’estomac distal est important pour la décharge des aliments liquides. Les composants solides de l’aliment restent initialement dans le réservoir correspondant à l’estomac proximal.
Doran et al. (1998) ont trouvé que l’aliment solide peut rester déposé à l’estomac proximal jusqu’à trois heures après l’ingestion. Encore plus, ils reportent que jusqu’un vingt pour cent (20 %) de l’aliment solide peut demeurer au estomac proximal après deux heures de son ingestion.

Lorena et al. (2000) reportent que le temps pour vider un 50 % du contenu d’aliment solide du estomac proximal est de approximativement 34 minutes. En plus, on peut trouver un 20 % du contenu du estomac proximal quelque 100 minutes après son ingestion.
Il est bien certain que « l’estomac enzymatique » décrit par le Dr. Howell correspond à l’estomac proximal ou réservoir gastrique. Sa seule fonction connue est d’accommoder, agiter et mélanger les aliments digérés. De toute façon, on reconnait que cet estomac est fait pour faciliter la liquéfaction des aliments. Le processus de liquéfaction de l’aliment se ferait de manière très efficace avec les enzymes contenues dans les aliments crus.
En 1908, on a découvert au village de La Chapelle-aux-Saints en France, un squelette d’un individu appartenant à l’espèce Homo neanderthalensis. Il en résulta être un individu mâle âgé de 40 ans avec une anatomie caractérisée par une résorption avancée de l’os mandibulaire (indiquant une balance négative de calcium) et de signes avancés d’ostéoarthrite (Trinkaus, 1985). Les scientifiques ont estimé qu’il a vécu il y a quelques 60.000 années. Selon la science médicale, malgré que l’ostéoarthrite est la maladie plus commune des articulations et une des causes plus courantes d’incapacité, on ne connaît pas encore ses causes épidémiologiques (Das & Farooqi, 2008; Arden & Nevitt, 2006).
Comme on découvrira lors des prochaines pages, la cause initiale de l’inflammation arthritique est la déposition d’immunocomplexes antigène-anticorps sur les articulations. Ces immunocomplexes se forment initialement comme une réponse du système immunologique pour attraper et détruire une substance ou un corps antigène. C’est une opération bien normale du système immunologique. Néanmoins, quand la présence d’antigènes surpasse la capacité du système immunologique, on obtient une excessive formation d’immunocomplexes qui ne sont pas détruits et précipitent préférentiellement sur les articulations en causant ensuite l’inflammation du tissu a l’entourage.
Aujourd’hui, par compte des aliments cuits et pourtant dépourvus d’enzymes, une partie considérable des antigènes combattus par le système immunologique a une origine dietaire. L’apparition de l’arthrite à l’histoire de l’humanité se donne après que les hominides apprirent à employer le feu, du moins pour rôtir sa viande.

 

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Trinkaus E (1985); “Pathology and the posture of the La Chapelle-aux-Saints Neandertal”; Am J Phys Anthropol.; 67(1):19.

 

4 DEFICIENCE D’ENZYMES A LA DIETE

La déficience d’enzymes à la diète ne permet pas l’appropriée hydrolyse des composés alimentaires, ce qui donne comme résultat la présence de particules d’aliment non-digérées qui ne peuvent pas être employées comme de nutriments par les cellules (Loomis, 1999):
Ces particules non-digérées ont alors deux possibles chemins au corps humain:

1) Particules d’aliment non-digérées d’un taille telle qu’elles ne peuvent pas traverser la paroi de l’intestin vers le système portal, donc elles restent à l’intérieur de l’intestin où elles subissent des processus anormaux de putréfaction, donnant lieu à des toxines qui sont absorbées à travers de la paroi de l’intestin et amenées à la circulation. En plus, la putréfaction de nourriture non-digérée a l’intestin produit la pathologie de dysbiose bactérienne et le syndrome d’hyperperméabilité intestinale, lesquels seront aussi étudiés dans les prochaines pages.

2) Particules d’aliment non-digérées mais d’une taille telle qu’elles peuvent traverser la paroi intestinale vers le système portal ou elles sont reconnues par le système immunologique comme étant des antigènes. Donc, pour autant elles activent les mécanismes de défense qui cherchent à les capturer et les détruire. Ces antigènes dietaires donnent lieu à la formation d’immunocomplexes, provocant des cadres inflammatoires et d’autres pathologies immunologiques connexes qui peuvent être décrites à partir du phénomène connu comme Leucocytose Digestive. Ce qui est aussi décrit en suite.

4.1 DYSBIOSE BACTERIENNE
La relation du corps avec sa flore bactérienne intestinale est SYMBIOTIQUE; c’est-à-dire une association entre deux entités à bénéfices réciproques. Elie Metchinkoff – biologiste russe qui reçut le Prix Nobel de Médicine en 1908 – a popularisé l’idée de la « dys-symbiose » ou « dysbiose » en indiquant une condition dans laquelle la flore intestinale commençait à produire des effets adverses sur la santé d’un individu. Metchinkoff affirmait que les amines toxiques produites par la putréfaction des résidus alimentaires au lumen de l’intestin étaient la cause des maladies dégénératives.
La flore intestinale humaine est un complexe écosystème dans lequel coexistent plus de 100.000 billions de bactéries appartenant à plus de 500 espèces différentes (Bourlioux et al., 2012). Cette biote intestinale a des fonctions surprenantes et en fait, elle a été décrite comme un « organe métabolique » additionnel (Burcelin et al., 2013; Fava & Danese, 2011).
Le biote intestinal réside primordialement au côlon, où il peut trouver les nutriments dont il en a besoin. D’une manière logique, ses nutriments proviennent des aliments qui n’ont pas été totalement digérés et absorbés dans l’intestin grêle d’un individu. Essentiellement, il en existe deux types de processus microbiens à l’intérieur de l’intestin : fermentation des carbohydrates et fermentation des protéines – plus communément appelée putréfaction -.

On considère que les produits de la fermentation des carbohydrates sont bénéfiques ; en contrepartie les produits de la putréfaction peuvent être toxiques (Davis & Milner, 2009). La fermentation des carbohydrates produit des acides gras de courte chaine (butyrate, acétate et propionate), lesquels peuvent être à la suite, métabolisés par les cellules pour obtenir de l’énergie. Par contre, les produits dérivés de la protéolyse peuvent compter des composées phénoliques, des amines, de l’ammoniac et des indoles, tous lesquels sont potentiellement toxiques pour l’organisme.
D’autres effets bénéfiques de la flore intestinale comprennent l’hydrolyse des lipides, la production de vitamines, l’absorption du fer et le métabolisme de xenobiotiques. La flore conforme aussi une espèce de barrière qui se constitue en un formidable obstacle pour l’invasion des pathogènes.
A ce point-ci, on doit souligner trois aspects importants du côlon et de la flore intestinale:

1) Le côlon, l’endroit ou normalement réside la flore bactérienne est un canal de passage pour les matériaux de la digestion. Evolutivement, le côlon n’a pas été fait pour la rétention des résidus alimentaires et bien moins, comme une place pour la dégradation (putréfaction) des résidus.

2) La flore intestinale des humains modernes est la typique des primates omnivores (Ley et al., 2008); dans ce sens, la flore intestinale a eu une évolution à partir d’une diète plus chargée en fibre, conséquente avec une alimentation plus riche en fruits et végétaux (Eaton et al., 2010; Cordain et al., 2005). Le fait que la flore intestinale soit prédisposée a des processus d’assimilation de carbohydrates complexes incluant la fibre dietaire, supporte cette caractéristique évolutive.

3) D’accord avec les fondements d’écologie microbienne, la flore intestinale correspond à un système qui achève un équilibre entre le nombre d’espèces et le nombre d’individus de chaque espèce en relation avec la disponibilité de nourriture et des conditions du milieu. Quand l’équilibre se perd, cela produit un changement du nombre d’espèces et du nombre d’individus à chaque espèce.
La présence accumulée de matériel non-digéré causé par la déficience d’enzymes au lumen du côlon implique des conditions anormales pour la flore intestinale qui cherche alors un nouveau état d’équilibre qu’on peut considérer pathologique. La dysbiose intestinale est définie alors comme un état de déséquilibre de l’écosystème bactérien de l’intestin, dans lequel apparait une excessive croissance de certains microorganismes et perte d’autres (Petrof et al., 2013).
Actuellement, on reconnait que le biote intestinal joue un rôle très important dans la fonction immunologique qui va plus loin de la santé intestinale, puisque ce biote est absolument nécessaire pour le développement idéal du système immunologique d’un individu, autant pour les mécanismes de l’immunité innée, comme de l’immunité adaptative. On considère que la flore intestinale maintient l’homéostasie du système immunologique d’un individu (Burcelin et. al., 2013; Kosiewicz et al. 2011; Arrieta & Finlay, 2008).
En plus de l’impact négatif sur le système immunologique d’un individu, la dysbiose intestinale donne lieu à d’autres problèmes (Catanzaro & Green, 1997; Galland & Barrie, 1993):

1. L’intestin grêle est le principal canal pour l’absorption des nutriments. Cependant le métabolisme des bactéries dysbiotiques interfère avec ce processus. Les bactéries dysbiotiques préviennent l’absorption de la vitamine B12 en provocant sa déficience avec un cadre conséquent d’anémie mégaloblastique. Du fait, la vitamine B12 qui se perd à cause de la dysbiose peut être retrouvée dans les fèces des patients affectés avec de la dysbiose.

2. L’enzyme uréase produite par des bactéries dysbiotiques en présence de diètes riches en viande, hydrolyse l’urée en produisant de l’ammoniac. L’ammoniac augmente le pH des fèces. Alors, un pH relativement haut aux fèces est associé avec une prévalence de cancer du côlon.

3. La décarboxylation des acides aminés par des bactéries dysbiotiques produit des amines toxiques et vasoactives (histamine, octopamine, tyramine et tryptamine). Ces molécules sont absorbées vers la circulation portale, devant être désaminés par le foie. En cas de cirrhose sévère, ces amines arrivent à la circulation systémique et peuvent contribuer à l’encéphalopathie et l’hypotension par faille hépatique.

4. Les diètes riches en viande ont par conséquence une excessive production de tryptophanase bactérienne qui dégrade le tryptophane en produisant de phénols cancérigènes. Les concentrations à l’urine d’indole et d’indican – des produits de la dégradation du tryptophane- sont toujours élevées aux patients avec dysbiose. Cette pathologie en particulier est nommée Indicanuria. Elle est aussi la cause de toute une série de troubles physiologiques qui sont présentés à la Table No. 1.

5. D’autres enzymes bactériennes, comme la beta-glucuronidase, hydrolysent les estrogènes conjugués. La déconjugaison bactérienne augmente la recirculation entéro-hépatique des estrogènes. C’est-à-dire que la diète moderne a comme résultat une diminution des estrogènes aux fèces, tandis qu’on observe son augmentation au sang et à l’urine, possiblement favorisant l’occurrence du cancer du sein et de prostate.

6. La beta-glucuronidase et d’autres enzymes hydrolytiques bactériennes font aussi la déconjugaison des acides biliaires. Ces acides biliaires déconjugées sont toxiques pour la paroi du côlon et causent diarrhée. En plus, ces acides ainsi que ses métabolites sont soupçonneux d’être cancérigènes.

7. L’absorption des aminoacides peut être affectée, diminuant le contenu de protéines en sérum, mais augmentant le nitrogène fécal. Ces changements associés à la dysbiose contribuent à la dysfonction des cellules de la paroi intestinale, réduisant l’absorption de protéines et de carbohydrates.

8. Quelques bactéries dysbiotiques excrètent des protéases qui dégradent les enzymes digestives de l’individu, augmentant le problème de déficience d’enzymes et par suite, le problème d’une mauvaise digestion.

9. Tous les métabolites et toxines des bactéries dysbiotiques parviennent à irriter les parois de l’intestin. Quand le fonctionnement de la barrière intestinale est compromis, il y a une augmentation de la perméabilité aux antigènes, favorisant alors que les antigènes passent au système lymphatique et à la circulation. Le syndrome d’hyperperméabilité intestinale doit être donc, considéré comme une partie intégrale de quelconque condition chronique pathologique.

 

Burcelin et al. (2013) font remarquer la relation entre le biote intestinal et les maladies métaboliques, particulièrement obésité, hyperglycémie, résistance à l’insuline, stéatohépatite, foie gras, diabète type 2 et finalement, l’endotoxémie métabolique.
Tabbaa et al. (2013) reportent une association entre dysbiosis et obésité, foie gras, diabète, syndrome métabolique, maladies cardiovasculaires et des problèmes parodontaux, en plus du syndrome du côlon irritable. Yang et al. (2013) reportent aussi l’association entre dysbiosis bactérienne et obésité.
Brown et al. (2012) reportent que la dysbiosis peut influencer la susceptibilité aux maladies chroniques intestinales comme la colite ulcéreuse, la maladie coeliaque, la maladie de Crohn, et le syndrome du côlon irritable, ainsi comme des maladies plus systémiques comme le syndrome métabolique, obésité et finalement, diabète type 1 et type 2.

 

TABLE No. 1. SYMPTOMES D’INDICANURIE (TOXEMIE INTESTINALE)

Peau – Poil – Ongles
Dermatose
Eczéma
Psoriasis

Yeux – Nez – Oreilles
Maladies des seins nasales
Maladies de l’oreille moyenne et interne
Irritation oculaire

Cardiovasculaire
Tachycardie
Arythmie cardiaque
Migraines

Génito-Urinaire
Odeur forte à l’urine

Bouche – Gorge
Halitose
Odeur corporelle

Système Respiratoire
Asthme

Gastro-Intestinal
Eructation et flatulence
Constipation/diarrhée
Maladie de Crohn
Allergies alimentaires
Odeur forte aux fèces
Gastrite
Acidité gastrique
Hernie hiatale
Inflammation du côlon
Problèmes de la valvule iléo-caecale
Mauvaise assimilation
Perte de poids

Système Musculosquelettique
Arthrite
Douleur à la base de la colonne et sciatique
Fibromyalgie et myosotis

Système Endocrine
Pathologie des seins
Eclampsie
Goitre (agrandissement de la Thyroide)

Système Nerveux
Dépression et mélancolie
Désordres épileptiques
Préoccupation excessive et anxiété
Décoordination
Irritabilité
Insécurité
Perte de concentration y mémoire
Lenteur mentale ou apathie
Schizophrénie ou sénilité
Polynévrite sensorielle

 

D’accord avec Galland & Barrie (1993), la dysbiose intestinale doit être considérée comme le mécanisme promoteur de la maladie en tous les individus ayant des troubles gastro-intestinaux chroniques, désordres inflammatoires et auto-immunes, intolérance et allergie aux aliments, cancer du côlon et du sein; mais aussi des symptômes inexplicables de fatigue, malnutrition et des troubles neuropsychiatriques.
Gracey (1971) reporte une association entre la dysbiose intestinale et la cholangite, stéatorrhée avec des altérations au métabolisme de sels biliaires, hypoprotéinémie, anémie pernicieuse, malabsorption de vitamine D et déficience de fer.

 

4.2 HYPERPERMEABILITE INTESTINALE

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REFUSONS L’OBLIGATION VACCINALE — jbl1960blog


Ce sera un bon début ! UNION + RÉFLEXION + ORGANISATION = ACTIONS COLLECTIVES HORS INSTITUTIONS Contre l’oligarchie et le Nouvel Ordre Mondial EnMarche la solution c’est une grève générale illimitée et expropriatrice et dans le même temps notre organisation au niveau local puis en associations libres et volontaires pour instaurer la société des sociétés. […]

via REFUSONS L’OBLIGATION VACCINALE — jbl1960blog

L’ENFANT, ce GLANDULAIRE INCONNU


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Auteur: Dr Jean Gautier
Ouvrage: L’enfant ce glandulaire inconnu

Année: 1981

PRÉFACE
Peut-on penser qu’avec toutes nos connaissances actuelles sur l’enfant, un livre peut encore apporter quelque chose de vraiment nouveau ? On pourrait en douter. Pourtant ce livre dont la première édition, à compte d’auteur, date de 1961 reste toujours aussi fondamental par les connaissances qu’il révèle.
Il apporte la solution à de nombreux problèmes de l’enfance : désadaptation scolaire et intellectuelle, agitation, allergie, énurésie, croissance, toutes sortes de handicaps mentaux, etc. Toutes ces questions restent cruciales pour de très nombreux parents qui cherchent, en vain, ce qui serait le début d’un immense espoir, mais surtout un moyen de soigner et de guérir leur enfant.
En quoi la connaissance approfondie de l’enfant est-elle absolument primordiale ? En ce que l’enfant est d’abord soumis à la grande loi de croissance alors que l’homme ne l’est plus. Connaître comment croît l’enfant, c’est connaître comment l’homme fonctionne. Tout cela implique la notion de genèse. Qu’est-ce qu’une genèse ? C’est l’ensemble des faits et des événements qui ont contribué à la formation de quelque chose.
L’Embryologie étudie la genèse de l’enfant à un stade très précoce : dès l’union des 2 gamètes mâle et femelle. La Psychologie étudie la genèse de l’enfant dès le berceau, sous un angle plus vaste qui comprend à la fois la maturation physiologique et l’incidence du milieu environnant sur cette maturation. On sait actuellement qu’il y a une évidente interaction entre les deux. Cette psychologie spécialisée est dite Psychologie « génétique » en ce qu’elle étudie la genèse de l’enfant.
Mais il manque à ce grand corps de connaissances une clé qui lui ouvrirait de nombreuses portes et qui restent encore fermées. Cette clé est contenue dans ce livre qui représente l’énorme travail de synthèse d’un savant méconnu : le docteur Jean Gautier, de Bordeaux. On ne pardonne pas à J. Gautier d’être génial, c’est-à-dire créateur, et en avance sur son temps, ces découvertes ayant plie de 30 ans et n’étant toujours pas officiellement connues. Surtout, l’on n’admet pas les travaux et les idées qui ne suivent pas la filière des grandes universités. On reprochera sans doute à J. Gautier de ne pas être un homme de laboratoire ni d’employer systématiquement ce qu’on appelle la méthode scientifique où l’expérimentation est décisive. Mais cette dernière a ses limites et, souvent, elle ne respecte pas les échelles d’observation, donc elle échoue. Pour J. Gautier, l’évidence physiologique existait. Il l’a montré par son efficacité thérapeutique indéniable.
L’endocrinologie de J. Gautier est originale. Elle se défie des analyses de laboratoire et elle est surtout une psycho-endocrinologie. Si, par exemple, la thyroïde est si importante, ce n’est pas seulement parce qu’elle peut être la cause de la maladie de basedow
mais c’est surtout parce qu’elle est à l’origine de tout processus vital et qu’elle est
responsable d’une psychologie particulière. Chaque glande influence notre esprit d’une
manière qui lui est propre. Il fallait que ce soit dit et expliqué en des termes nuancés
pour ne pas faire penser que notre vie psychique provienne seulement de nos glandes
endocrines. Celles-ci pourtant nous conditionnent totalement dans notre caractère et
toute notre personnalité.
Ce livre remet en cause un dogme : la primauté du système nerveux. En réalité, c’est
le système glandulaire qui règle le système nerveux et non le contraire. On sait en effet
que la thyroïde, dès la période foetale, est nécessaire à la maturation du tissu nerveux
cérébral. Il est normal qu’ensuite, ce soit encore cette glande qui préside aux enregistrements
nerveux et à la qualité des automatismes. Actuellement beaucoup de recherches
se font au niveau neuroendocrinien. On sait depuis longtemps toute l’importance des
endocrines mais cela n’empêche pas de penser malheureusement que c’est encore le système nerveux qui les commande.
Selon les critères actuels, certains termes techniques seront considérés comme
impropres. Par exemple, hyperthyroïdie » chez Gautier signifie toutes les tendances
à l’hyperfonction et aussi à l’instabilité thyroïdienne ; tandis que ce terme en médecine
signifie surtout les grands syndromes thyroïdiens en hyper comme la maladie de
Basedow. Ce sont des détails. Au sujet de la mémoire, l’auteur ne tient pas compte des
découvertes sur la « mémoire à court terme » ou sur la « mémoire à long terme ». La plupart
de ces questions n’étaient pas connues il y 20 ans. De toute façon, elles ne changent
rien par rapport aux connaissances apportées par Gautier qui lient la mémoire aux
possibilités de la glande thyroïde agissant sur les enregistrements cérébraux.
Cette nouvelle édition a été soigneusement revue et corrigée. Le texte original a subi
quelques retouches et suppressions nécessaires qui alourdissaient l’exposition des idées
sans apporter d’informations nouvelles. Nous en avons pris la responsabilité en tant
que légataire de tous les manuscrits de J. Gautier et sachant qu’ainsi nous ne trahissions
pas sa pensée. Puisse ce livre apporter beaucoup d’espoir et devenir un nouveau tremplin de recherches pour l’avenir.
Jean du Chazaud
(Paris, mars 1981)

suite…

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SE SOIGNER PAR SOI-MÊME A L’ ÈRE MODERNE


Un si bouleversant secret.jb.decrypted : Se soigner par soi-même à l ère moderne Hal-SHSRésultat de recherche d'images pour "SE SOIGNER PAR SOI-MÊME A L'ÈRE MODERNE"

THÈSE

Pour obtenir le grade de Docteur de l’Université de Bourgogne Discipline : Philosophie

Par ERIC BAWEDIN

SOUTENUE LE 08 NOVEMBRE 2013

Directeur de thèse Jean-Claude GENS

 

 

 

RÉSUMÉ :

A l’ère moderne, se soigner par soi-même c’est répondre à des situations créées par la médecine. Son efficacité, ses limites, ses interventions, sa pratique, sa propension à médicaliser les existences, son inscription dans l’économie de marché sont autant de facteurs qui interagissent avec la capacité auto-soignante de la personne comme l’attestent la désorganisation du schéma identitaire du patient lors d’interventions visant à réparer des traumatismes physiques, le malade chronique délégataire de la médecine, la médicalisation de l’avancée en âge. Aussi, la tâche impartie à l’homme moderne est de s’affranchir des asservissements, des effets de désagrégation, des interférences que génèrent les activités médicales. En ce sens, se soigner par soi-même c’est, d’une part, décrypter les buts poursuivis par la médecine et déterminer si son action répond avec pertinence à sa problématique de santé ; et, d’autre part, élaborer des réponses non contraintes et innovantes aux situations déstabilisantes. En se soignant par lui-même, c’est-à-dire en étant capable de faire apparaître, en temps de crise, des modalités adaptatives à une réalité déstabilisatrice, l’homme moderne s’affirme en tant qu’authentique sujet créateur de sa vie.

INTRODUCTION :

« Il faut que l’homme qui est intelligent, comprenant que la santé est le premier des biens, sache se secourir de son chef dans les maladies1 ». Cette sentence hippocratique invite à saisir que le fonctionnement régulier et harmonieux de l’organisme est ce qui contribue, en premier lieu, à son équilibre et à son épanouissement. On peut, dès lors, logiquement en déduire que chacun se doit de disposer de connaissances appropriées et efficaces, acquises par l’étude, l’analyse ou l’expérience pour restaurer sa santé lorsqu’elle est altérée par la maladie. Il est à remarquer que, dans la prescription hippocratique que nous venons de citer, il semble bien que, seule, la présence de la pathologie fait que la personne prend l’initiative de juger, de décider et d’agir par elle-même. L’adoption d’un comportement raisonnable destiné à protéger sa santé, comme par exemple le respect d’une hygiène de vie, n’est pas, explicitement, envisagée dans ce précepte particulier. Mais, attendre le moment de l’irruption de la pathologie pour agir revient à compromettre ce bien premier qu’est la santé. τr, justement, la permanence des soins que l’on doit se prodiguer à soi-même ne s’inscrit-elle pas plutôt dans l’entretien de sa santé plutôt que dans sa restauration ? Pour le lexicographe qui se réfère à la première édition du Dictionnaire de l’Académie française, celle de 1694, l’acception originelle du mot soin est l’application d’esprit à faire quelque chose. Nous pouvons, par conséquent, en déduire que la personne, à partir d’une certaine conception des choses, adopte un comportement caractéristique et agit de manière appropriée. Ainsi, le fait d’éprouver la nécessité de préserver sa santé, l’incite à adopter une conduite adéquate. Aussi, l’attitude qui consiste à se soigner par soi-même traduit la volonté de la personne de prendre en considération le problème de santé qui l’affecte, et de réagir afin de parvenir à le régler. Elle présuppose, donc, à mon sens, qu’elle connaisse les modalités de fonctionnement de son organisme, et sache interpréter ses manifestations. Mais, à l’évidence, c’est insuffisant pour espérer être en mesure de se porter secours à soi-même avec efficacité :


1 Hippocrate, Du régime salutaire, Œuvres complètes, tome sixième, trad. Émile Littré, Paris, J.B. Baillière, 1849, p.87.


« A ce motif si important [l’intérêt de connaitre son corps], il se joint un intérêt qui n’est pas à négliger, celui d’être éclairé sur les moyens de se bien porter, de prolonger sa vie, d’expliquer plus nettement le lieu, les symptômes de sa maladie, quand on se porte mal ; de discerner les charlatans ; de juger, du moins en général, des remèdes ordonnés2 ». La personne se doit, donc, aux yeux de Diderot, de posséder, certes, les rudiments d’une bonne hygiène de vie, mais, aussi, d’être capable de localiser ses troubles et de les comprendre, de reconnaître les médicastres, c’est-à-dire les mauvais médecins et les charlatans, et enfin d’apprécier la valeur des thérapies prescrites. A cet égard, nous pouvons nous référer aux Confessions de Rousseau pour concrétiser, et comprendre le cheminement d’une personne qui est confrontée, inopinément, aux manifestations inhabituelles de son organisme : « Un matin que je n’étais pas plus mal qu’à l’ordinaire, en dressant une petite table sur son pied, je sentis dans tout mon corps une révolution subite et presque inconcevable. Je ne saurais mieux la comparer qu’à une espèce de tempête qui s’éleva dans mon sang, et gagna dans l’instant tous mes membres. Mes artères se mirent à battre d’une si grande force, que non seulement je sentais leur battement, mais que je l’entendais même, et surtout celui des carotides. Un grand bruit d’oreilles se joignit à cela, et ce bruit était triple ou plutôt quadruple, savoir : un bourdonnement grave et sourd, un murmure plus clair comme d’une eau courante, un sifflement très aigu et le battement que je viens de dire, et dont je pouvais aisément compter les coups sans me tâter le pouls ni toucher mon corps de mes mains. Ce bruit interne était si grand qu’il m’ôta la finesse d’ouïe que j’avais auparavant, et me rendit non tout à fait sourd, mais dur d’oreille, comme je le suis depuis ce temps-là. On peut juger de ma surprise et de mon effroi. Je me crus mort ; je me suis mis au lit ; le médecin fut appelé ; je lui contais mon cas en frémissant et le jugeant sans remède. Je crois qu’il en pensa de même, mais il fit son métier. Il m’enfila de longs raisonnements où je ne compris rien du tout ; puis en


2 Diderot Denis, D’Alembert Jean le Rond, Encyclopédie ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers par une Société de Gens de Lettres, Tome Premier, Paris, Chez Briasson, Davis l’aîné, Le Breton, Durand, 1751-1765, p.411.


conséquence de sa sublime théorie, il commença in anima vili3 la cure expérimentale qu’il lui plut de tenter. Elle était si pénible, si dégoûtante, et opérait si peu, que je m’en lassai bientôt ; et au bout de quelques semaines, voyant que je n’étais ni mieux ni pis, je quittai le lit et repris ma vie ordinaire avec mon battement d’artères et mes bourdonnements, qui, depuis ce temps là, c’est-à-dire depuis trente ans, ne m’ont pas quitté une minute4 ». Ainsi, à l’occasion d’un geste du quotidien, sans aucun signe précurseur, Rousseau s’éprouve, donc, soudainement, comme un autre. Son organisme s’exprime différemment de l’habitude. Son corps n’est plus, alors, que tempête dans le déchaînement de ses éléments constituants. Surpris et effrayé, l’auteur se projette, immédiatement, dans une mort qui lui paraît imminente. Aussi, confronté à ce qu’il croit être une situation d’urgence, la décision qui s’impose à lui est de faire appel au corps médical. L’intérêt de l’expérience relatée par Rousseau, réside, pour moi, dans le fait que la relation thérapeutique se caractérise par une opposition entre l’inquiétude d’un sujet qui croit qu’il va mourir, et un médecin théorisant et expérimentateur qui ne prend pas en considération ses appréhensions et sa souffrance. De fait, la pratique médicale à laquelle est confronté Rousseau pose la question du but qui est, réellement, poursuivi par le médecin, et de sa capacité effective à pouvoir guérir son patient. A l’évidence, l’intervention du thérapeute se solde, en définitive, par un échec. En effet, la pénibilité du traitement et l’absence d’amélioration de sa santé conduisent Rousseau à conclure qu’il peut se dispenser de recourir à la médecine. Par conséquent, la seule attitude possible est de retourner vaquer à ses occupations quotidiennes. Il est à noter que la défiance vis-à-vis de la médecine s’explique, également, par le fait qu’elle contribue à la perte d’aptitudes utiles dans la lutte contre la maladie ; ce qui a comme conséquence d’affaiblir la capacité de résistance de la personne :


3 Sur une vie de peu de prix. Cette expression était utilisée à propos des expérimentations sur les animaux. 4 Rousseau Jean-Jacques, Les Confessions, I. Livre VI, Paris, Flammarion, 2002, p.273-274.


« Un corps débile affaiblit l’âme. De là l’empire de la médecine, art plus pernicieux aux hommes que tous les maux qu’il prétend guérir. Je ne sais, pour moi, de quelle maladie nous guérissent les médecins, mais je sais qu’ils nous en donnent de biens funestes : la lâcheté, la pusillanimité, la crédulité, la terreur de la mort : s’ils guérissent le corps, ils tuent le courage5 ». Mais, lorsqu’il s’agit de se soigner par soi-même, la mise à distance de la médecine correspond, aussi, à la mise en œuvre d’une règle de conduite que la personne s’est fixée. Dans ce cas, elle s’appuie sur son expérience, et elle se laisse guider par l’habitude et par le plaisir : « En premier lieu l’expérience me fait craindre ces inventions car d’après ce que je peux connaître, je ne vois aucune espèce de gens si tôt malade et si tard guérie que celle qui est sous la juridiction de la médecine. Leur santé elle-même est altérée et gâtée par la contrainte des régimes. Les médecins ne se contentent pas d’avoir la maladie à gouverner, ils rendent la santé malade pour empêcher que l’on puisse à quelque moment échapper à leur autorité. D’une santé constante et entière ne tirent-ils pas argument pour une grande maladie à venir ς J’ai été assez souvent malade : j’ai trouvé, sans leur secours, mes maladies aussi douces à supporter (et j’en ai éprouvé de presque toutes les sortes) et aussi courtes que chez personne d’autre, et de plus je n’y ai pas mêlé l’amertume [des drogues] de leurs ordonnances. La santé je l’ai libre et entière, sans règle et sans autre discipline que celle de mon habitude et de mon plaisir6 ». Néanmoins, cette autonomie de décision et d’action implique d’avoir une confiance suffisante en sa propre capacité à pouvoir surmonter les épreuves rencontrées. Dans cette perspective, c’est bien l’absence de cette assurance qui explique, par conséquent, le recours à la médecine : « C’est la crainte de la mort et de la douleur, l’incapacité de supporter le mal, une soif furieuse et immodérée de la guérison qui nous aveuglent ainsi : c’est une pure lâcheté qui rend notre croyance si molle et si malléable. La plupart des gens pourtant ne croient pas autant à la


5 Rousseau Jean-Jacques, Emile, Livre I, Paris, Editions Flammarion, 1966, p.58. 6 Montaigne Michel de, Les Essais en français moderne, Paris, Gallimard, 2009, p.928.


médecine qu’ils laissent faire. Je les entends, en effet, se plaindre d’elle et en parler comme nous ; mais ils se décident enfin : « Que ferais-je donc [d’autre] ? ». Comme si l’incapacité de supporter le mal était en soi un meilleur remède que l’endurance7 ». En revanche, l’expérience des limites de la médecine conduit à chercher en soi-même les ressources nécessaires pour se prodiguer des soins. Mais, si le malade est fasciné par la figure du médecin, au point que, comme l’écrit Julien Offroy de La Mettrie : « Sa seule vue calme le sang, rend la paix à une âme agitée et fait renaître la douce espérance au cœur des malheureux mortels8 », alors, il n’existe aucune raison objective de se soigner par soi-même. Le recours exclusif au corps médical s’impose comme une évidence indiscutable. On voit bien que, lorsqu’il s’agit de vaincre la maladie, la personne est appelée à prendre position. Elle peut, en effet, faire appel aux services d’un thérapeute. Mais, elle peut, également, juger qu’elle est capable de se soigner par elle-même. Aussi, lorsque ce cas de figure se présente, la question se pose de savoir si nous pouvons établir une homologie entre se prodiguer des soins à soi-même et être le médecin de soi-même. A cet égard, l’étude de l’œuvre aristotélicienne est particulièrement éclairante. Rappelons que, pour Aristote, la nature présente un double caractère. D’une part, elle n’agit pas au hasard9 et, d’autre part, elle réalise toujours le meilleur des possibles10. La nature opère donc, en quelque sorte, à la manière d’un artisan cosmique qui procède à l’arrangement harmonieux de toutes choses dans le monde, en utilisant les ressources à sa disposition. Mais, à l’évidence, la nature n’est ni omnipotente ni omnisciente. Par conséquent, elle ne peut pas tout. Il lui arrive de buter sur des difficultés, de connaître des défaillances. La nature porte en elle ses propres limites. Ainsi, l’étant naturel, c’est-à-dire le vivant, possède une caractéristique propre qui est celle de pouvoir tomber malade. Mais, il convient de souligner


7 Montaigne Michel de, Les Essais en français moderne, op.cit., p. 946. 8 Offroy de La Mettrie Julien, L’Homme-Machine, Paris, Gallimard, 1999, p.141. 9 Aristote, Traité du Ciel, II, 8, 290 a30, trad. Catherine Dalimier et Pierre Pellegrin, Paris, Flammarion, 2004, p.241. 10 Ibid., p.219.


qu’il présente une autre spécificité intrinsèque. Il est, en effet, pourvu d’un principe de mouvement et de repos11 ; ce qui permet, notamment, notons-le, de le différencier de l’étant technique. A partir de la caractérisation que nous venons d’établir, la pathologie est à comprendre comme une altération du rythme et de l’intensité du mouvement de la φȪıȚȢ, c’est-à-dire de la nature. La φȪıȚȢ a donc l’impérieuse nécessité de trouver dans la IJέχνη, l’art, la technique, des éléments qu’elle ne possède pas, et qui sont susceptibles de lui permettre de restaurer pleinement son principe de mouvement. On peut, alors, concevoir que la pratique médicale s’inscrit dans une technè. Le mouvement de retour à la santé s’opère, donc, par la forme qui réside dans l’âme du médecin, et le soin, considéré comme le moyen de secourir la nature défaillante, s’enracine dans une analyse médicale préalable des causes de la maladie12 : « […] c’est donc chaque santé particulière de chaque corps que doit produire la science de la santé, par l’intermédiaire d’une cause motrice qui est l’homme possédant cette science13 ». Ainsi, on peut dire que la fonction de l’art est de suppléer aux défaillances de la nature14. Par voie de conséquence, pour y parvenir, l’art doit composer avec les éléments, les matériaux fournis par la nature15 . C’est bien l’art de la médecine qu’il possède qui permet au médecin de prodiguer des soins. En l’occurrence, ceux-ci soutiennent l’action de la nature qui n’arrive pas d’elle-même à combattre la maladie et à restaurer un état de santé altéré : « […] les soins les plus éclairés seront ceux donnés à un homme pris individuellement, par un médecin ou un maître de gymnastique ou tout autre ayant la connaissance de l’universel, et sachant ce qui convient à tous ou à ceux qui rentrent dans telle catégorie : car la science a pour


11 Aristote, Physique, II, 1, 192 b 10-15, trad. Pierre Pellegrin, Paris, Flammarion, 2002, p. 115-116 12 Aristote, Métaphysique Z, 7, 1032 a25 -1032 b30, trad. Marie-Paule Duminil et Annick Jaulin, Paris, Flammarion, 2008, p.247-249. 13 Stevens Annick, L’ontologie d’Aristote au carrefour du logique et du réel, Paris, Vrin, 2000, p.224. 14 Aristote, La Politique VII, 17, 1337a, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1995, p.549. 15 Aristote, Physique, II, 8, 199 a15, op.cit., p. 152.


objet le général, comme on le dit et comme cela est en réalité, non pas qu’il ne soit possible sans doute qu’un individu déterminé ne soit traité avec succès par une personne qui ne possède pas la connaissance scientifique, mais a observé avec soin, à l’aide de la seule expérience, les phénomènes survenant en chaque cas particulier, tout comme certains semblent être pour eux-mêmes d’excellents médecins, mais seraient absolument incapables de soulager autrui. Néanmoins, on admettra peut-être que celui qui souhaite devenir un homme d’art ou de science doit s’élever jusqu’à l’universel et en acquérir une connaissance aussi exacte que possible : car, nous l’avons dit, c’est l’universel qui est l’objet de la science16 ». Aristote opère, de fait, une distinction entre la technè qui procède au moyen de la connaissance, et l’expérience personnelle susceptible de générer une efficacité ponctuelle qui repose sur des observations et des expérimentations successives, opérées sans comprendre les causes des phénomènes. Le savoir que la personne possède, par sa propre expérience occasionnelle, la rend capable, dans certaines circonstances, de lutter efficacement contre les altérations de sa santé. De fait, l’atténuation de la douleur, l’atteinte de la guérison s’obtiennent à partir du déploiement, par la personne, d’un pur empirisme. En effet, la personne qui se soigne, par elle-même, n’est pas pour autant un médecin. En conséquence, il est exclu qu’elle puisse recourir à des connaissances médicales qu’elle ne possède pas ; contrairement au médecin qui est celui qui sait, qui connaît les principes sur lesquels repose la santé, et les facteurs qui occasionnent des pathologies. Il est vrai, à cet égard, que la formulation d’un diagnostic implique la recherche des causes et des symptômes de l’affection ; l’établissement d’un pronostic sur l’évolution de telle ou telle pathologie nécessite la connaissance des cas antérieurs. Mais, ce que nous devons retenir c’est que le cœur même de l’activité médicale est constitué par l’action de soigner, c’est-à-dire de soulager et de guérir un malade. La raison d’être de la médecine, même si nous sommes amenés à concéder qu’elle contribue à l’accroissement des connaissances, n’est pas l’élaboration, en tant que telle, d’un savoir. En


16 Aristote, Ethique à Nicomaque, X, 10,1180 b 10-20, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 2007, p. 565-566


effet, elle ne se place pas au niveau d’une activité de recherche, et elle n’est pas une histoire naturelle des maladies, ni une théorie de la médication. Pour remédier aux défaillances de la nature, le médecin met donc en œuvre des procédés qui permettent d’adapter les données générales de l’intelligence théorique aux cas particuliers, c’est-à-dire une technè. Mais, la technè n’est pas la simple mise en pratique d’une connaissance théorique. Elle est d’emblée un savoir d’ordre pratique construit sur l’expérience, comme le rappelle Aristote dans la Métaphysique : « L’art naît lorsque, de nombreuses notions d’expérience, résulte une seule conception universelle à propos des cas semblables 17 ». En effet, la possession d’un savoir purement théorique est insuffisante en soi pour espérer guérir : « Car on ne voit jamais personne devenir médecin par la simple étude des recueils d’ordonnances. Pourtant les écrivains médicaux essayent bien d’indiquer non seulement les traitements, mais encore les méthodes de cure et la façon dont on doit soigner chaque catégorie de malades, distinguant à cet effet les différentes dispositions du corps. Mais ces indications ne paraissent utiles qu’à ceux qui possèdent l’expérience, et perdent toute valeur entre les mains de ceux qui en sont dépourvus18 ». En outre, nous devons concevoir que le recours à des règles qui s’appliquent, généralement, à une pathologie bien spécifiée peut s’avérer inopérant si le médecin oublie de prendre en considération la singularité du cas qu’il a à traiter : « […] il en est comme en médecine, où le repos et la diète sont en général indiqués pour le fiévreux, mais ne le sont peut-être pas pour tel fiévreux déterminé 19 ». Le médecin possède, donc, un savoir qui s’applique à des patients atteints par une même pathologie. Mais, si la technè lui permet de savoir que tel type de maladie peut être guéri par telle gamme de remèdes, elle doit être, nécessairement, reliée à son expérience pour qu’il puisse avoir l’indication que c’est tel remède qui a guéri telle personne, et pas une autre.


17 Aristote, Métaphysique A,1, 981 a5, op.cit., p.72. 18 Aristote, Ethique à Nicomaque, X, 10,1181 b 5, op.cit., p. 569. 19 Ibid., p. 565.


néanmoins, il s’avère que, dans certaines circonstances, une personne douée d’habileté, possédant quelques connaissances, peut être en mesure de se soigner par elle-même, à l’aide de sa seule expérience. Seulement, le remède utilisé par le médecin ou par la personne qui se soigne par elle-même n’a de valeur que pour elle-même. S’il était appliqué à autrui, l’efficacité de ce remède serait, si elle se révélait être réelle, purement accidentelle ; ce qui signifie que celui qui se soigne par lui-même se trouve, manifestement, dans l’incapacité d’apporter une aide efficace à une autre personne. Pour Aristote, il y a donc, d’une part, la connaissance du général qui est le privilège du médecin et, d’autre part, la connaissance du seul particulier. Par conséquent, on voit bien que la capacité de la personne à se soigner par elle-même s’enracine dans sa propre expérience et, donc, en aucun cas dans une compétence médicale établie sur une base scientifique. L’établissement d’une équivalence entre l’expérience et un savoir de type médical est impossible. Aussi, la personne qui se prodigue des soins à elle-même ne peut pas être qualifiée de thérapeute. Toutefois, il est à remarquer qu’Aristote utilise, néanmoins, le terme de médecin pour qualifier l’amateur éclairé qui est capable de porter un jugement sur la chose médicale : « […] nous entendons par médecin, à la fois le simple praticien, le « prince de la science », et, en troisième lieu, l’amateur cultivé dans cet art (il existe des amateurs de ce genre dans tous les arts pour ainsi dire) ; et nous attribuons le droit de juger aussi bien aux amateurs cultivés qu’aux professionnels20 ». Comme nous l’avons mentionné, nous devons bien admettre que la nature n’est ni omnipotente, ni omnisciente, et qu’elle n’est pas toujours bienveillante. Il n’est donc pas surprenant qu’au cours de son existence la personne soit amenée à éprouver sa finitude, à souffrir, à s’affaiblir, et à tomber malade. Mais, si, comme le pense Aristote, la nature produit toujours le meilleur de ce qu’il est possible de faire, alors la personne ne peut que s’en remettre à elle, en ayant confiance dans le pouvoir de maturation du temps, pour obtenir le


20 Aristote, La Politique, III -11, 1282a, op.cit., p.218.


rétablissement de sa santé lorsque celle-ci est compromise. Par conséquent, on comprend que le malade soit invité à laisser la nature s’exprimer, et à ne pas interférer avec elle, ni entraver son action : « τn doit accorder le passage aux maladies, et je trouve qu’elles font moins d’arrêt chez moi qui les laisse faire ; j’en ai même perdu, de celles que l’on estime les plus opiniâtres et les plus tenaces, du fait de leur propre décadence, sans l’aide et sans l’art [de la médecine], et même contre ses règles. Laissons faire un peu [la] Nature : elle comprend mieux ses affaires que nous21 ». Dans ces conditions, on pressent que le malade est appellé à développer une aptitude particulière qui consiste à savoir écouter la nature qui s’exprime en lui, à la comprendre, à suivre ses instructions, afin de permettre à son pouvoir de guérir, d’opérer. σous avons ici affaire, en l’occurrence, à la vis medicatrix naturae hippocratique. Est, ainsi, exposée l’idée que la nature trouve des remèdes propres à guérir le corps, et qu’elle possède la capacité de se rétablir par elle-même ; même si, dans certaines circonstances, elle doit être aidée. Il est à noter que cette conception conserve toute son acuité à l’ère moderne. Ainsi, Georg Groddeck nous rappelle que le pouvoir de restauration de la santé altérée ou perdue appartient bien à la nature : « Natura sanat, médicus curat. C’est la nature qui guérit et non pas le médecin, qui, lui, soigne22 ». Par conséquent, le rôle qui est imparti au malade est de laisser faire la nature. Le recours au thérapeute ne se justifie, alors, que pour apporter à la nature des moyens complémentaires pour vaincre la maladie. Aussi, on peut logiquement en déduire que la médecine devient une activité contre-naturelle si elle sort de cette fonction. Mais, laisser faire la nature ne signifie pas que la personne en soit réduite à s’enfermer dans la passivité en ce qui concerne son rapport avec sa santé. En effet, elle doit s’en soucier et connaître les moyens de la préserver. A cet égard, c’est bien son expérience et sa capacité d’analyse qui peuvent lui permettre d’acquérir, progressivement, une assurance dans la


21 Montaigne Michel de, Les Essais en français moderne, op.cit., p.1313. 22 Groddeck Georg, « NASAMECU » la nature guérit, trad. P. Villain, Paris, Editions Aubier-Montaigne, 1980, p.106


détermination de ce qui est nuisible ou profitable à sa santé. Seule, l’élaboration de ce savoir est à même de permettre à la personne d’adopter la conduite appropriée au maintien de sa santé. Bien évidemment, en cas de nécessité, elle doit être capable de déterminer ce qu’il convient de faire pour la recouvrer. Nous avons donc établi que le malade doit laisser libre cours à l’expression de la nature en lui puisqu’elle possède un pouvoir médicateur. Le recours à un thérapeute ne se justifie, alors, que pour aider une nature déficiente. Mais, lorsque la médecine ne produit pas les effets escomptés, il semble bien que l’observation attentive de soi, et la constitution d’un savoir empirique rivalisent, en efficacité, avec les remèdes susceptibles d’être proposés par un thérapeute, lorsqu’il s’agit de rétablir une santé altérée. Les carences de la médecine peuvent, par conséquent, inciter la personne à penser que celle-ci ne montre pas de supériorité sur ce qu’elle peut, elle-même, entreprendre. Il apparaît bien que c’est la personne, et elle seule, qui dispose de la capacité à mettre en œuvre les principes capables de lui garantir une vie sans souci de santé majeur, et qui, si la situation l’exige, est en mesure de se prodiguer des soins. A cette réserve près, bien sûr, que la situation, à laquelle la personne est confrontée, ne conduise pas à l’exposer, à bref délai, au risque d’apparition de séquelles irréversibles, voire de son décès en l’absence de soins médicaux appropriés, dispensés avec promptitude. Cependant, mon analyse de la problématique des soins que l’on se porte à soi-même me conduit à penser qu’elle doit être réexaminée de façon critique. En effet, l’avènement de la médecine technico-scientifique est un événement qui, selon l’argumentation d’Evelyne AzizaShuster, est de nature à saper l’idée du médecin de soi-même : « Si le malade n’occupe plus une position privilégiée relativement à la connaissance de sa maladie, si le médecin qui guérit n’est plus celui qui écoute mais celui qui interroge, le thème du médecin de soi-même ne peut plus se soutenir. L’acte médical n’est plus un rapport d’individu à individu tel que l’un des deux, le malade, puisse tenter de le supporter à lui seul.

Le médecin n’est plus seulement le porteur de son expérience singulière acquise auprès des malades singuliers, il est le véhicule de la médecine enseignée à l’hôpital, armée des secours de l’instrumentation et des savoirs élaborés dans les laboratoires. Il n’est plus le médiateur inspiré par la nature s’interposant entre le malade et sa maladie vécue, il est le médiateur suscité par la société s’interposant entre la maladie et la connaissance de la maladie23 ». La tradition du médecin de soi-même incarne la conception d’une nature bienveillante dotée d’une force médicatrice. L’organisme possède une dynamique naturelle spontanée qui s’emploie à restaurer l’état de santé. Aussi, le sujet doit laisser la nature œuvrer en lui. Il doit savoir l’écouter, comprendre et suivre ses instructions puisqu’elle possède la capacité de se rétablir par elle-même avec l’aide, le cas échéant, des soins prodigués par le médecin. Or, la médecine moderne a tendance à privilégier dans son approche de la pathologie, la lecture de valeurs chiffrées délivrées par un appareillage technique. Dans ce cas, le malade n’est plus le sujet de sa maladie mais l’objet d’investigations médicales mobilisant des moyens techniques toujours plus sophistiqués. Cette pratique distanciée supplante l’observation et l’écoute, et elle peut altérer la capacité de la médecine moderne à appréhender la maladie sous toutes ses facettes et dans toute sa complexité. Néanmoins, nous pouvons penser que l’accroissement des connaissances médicales relatives aux pathologies et aux thérapies, et l’enrichissement progressif de l’expérience clinique, de par la multiplicité des cas observés et traités, amènent le sens commun à en déduire que la médecine progresse. Par voie de conséquence, rien ne s’oppose à lui laisser la maîtrise des problématiques de santé puisqu’elle est en mesure de leur apporter des réponses efficientes. De ce fait, il n’est pas nécessaire de chercher et d’explorer, par soi-même, des voies alternatives. Toutefois, l’idée des soins que nous nous devons à nous-mêmes ne disparaît pas pour autant. Remarquons que l’activité soignante est inhérente à la nature humaine puisque, dans le fonctionnement silencieux des organes, le vivant, lui-même, adapte et répare. Cependant, les automatismes physiologiques sont fragiles ; aussi, ont-ils besoin d’être préservés. Il est vrai


23 Aziza-Shuster Evelyne, Le médecin de soi-même, Paris, Presses Universitaires de France, 1972, p.99.


que, de par ses comportements et ses actions, chacun d’entre nous peut se révéler comme le protecteur qualifié de son organisme ou, au contraire, comme celui qui contribue à son altération. Mais, à l’évidence, en dépit du soin que la personne peut accorder à se maintenir en bonne santé, la pathologie est toujours à même de faire brutalement irruption dans son existence, et d’en modifier les conditions. Lorsque ce cas de figure se produit, la personne est confrontée à une situation inédite qui implique, nécessairement, dans un souci d’efficacité thérapeutique, qu’elle soit en mesure de comprendre ce qui lui arrive, d’apprécier la gravité de son état, et d’élaborer la réponse qui lui semble la plus appropriée pour instaurer une nouvelle norme de vie, en lieu et place de celle qui a été perdue du fait même de la pathologie. Le malade est seul pour moduler son existence en fonction de cette nouvelle allure de vie induite par la maladie. De surcroît, il est manifeste que chaque organisme évolue, se modifie selon un rythme et des modalités qui lui sont propres. Aussi, il appartient bien à chacun de réinventer, au fil des transformations qui s’opèrent, la relation avec son propre corps. De fait, la singularité de chacun implique une originalité dans l’action, et érige le rapport entretenu avec sa santé en une expérience unique. Néanmoins, un esprit averti peut prendre conscience du fait que le pouvoir de la médecine technico-scientifique comporte ses propres limites. Tout d’abord, des pathologies demeurent inexpliquées. Ensuite, la pratique médicale est confrontée au fait qu’un échec thérapeutique est toujours susceptible d’intervenir. Enfin, la réapparition de maladies considérées, pourtant, comme définitivement vaincues, les effets iatrogènes des traitements, la dénaturation du geste médical, la mise à distance du malade qui estompe la richesse des observations cliniques et qui peut conduire à une compréhension incomplète de la pathologie et, donc, à une efficacité moindre, constituent des facteurs susceptibles de conduire les personnes à mettre à distance la médecine technico-scientifique, et à rechercher par elles-mêmes des réponses jugées plus appropriées, plus conformes à leurs attentes sur ce que doit être une activité soignante.

Mais, à mon sens, ce qui caractérise, plus que tout, l’ère moderne, c’est que la conception du soin en première personne est, en fait, étroitement subordonnée à la médecine technico-scientifique. Indéniablement, il existe, tout d’abord, au moins un cas de figure, celui de la maladie chronique, où la médecine assigne expressément au patient volontaire la mission de se soigner par lui-même. Il devient, ainsi, le délégataire de l’équipe médicale, et il effectue lui-même des tâches de complexité variable comme contrôler ses émotions, exercer sa vigilance, appréhender la sémiologie de sa pathologie, en reconnaître les signes, les interpréter, apprendre des techniques médicales, se familiariser avec leurs conditions d’utilisation, gérer les incidents dans l’application des traitements, supporter leurs éventuels effets secondaires, modifier son mode de vie, prendre les décisions les plus appropriées à sa situation pathologique. Ensuite, il convient de noter que, paradoxalement, la capacité réparatrice de la médecine moderne génère des effets non sollicités. C’est ce qui se produit, à mon sens, lorsque des interventions chirurgicales désorganisent le schéma identitaire de la personne en procédant au remodelage de parties de son corps à haute charge expressive et/ou symbolique, à l’aide d’éléments organiques étrangers. Le geste technique met, alors, le patient dans une situation singulière puisqu’il est confronté à la nécessité de devoir inventer les conditions d’existence qui vont lui permettre de tenter de surmonter le risque de sa propre dislocation. Enfin, il apparaît à l’examen que l’attitude qui consiste à se soigner par soi-même ne s’apprécie pas uniquement en regard de la puissance, même relative, de la médecine ou de son incomplétude. En effet, il ne peut pas échapper à un esprit un tant soit peu observateur que la médecine moderne n’a pas comme seuls objectifs la prévention des pathologies, le rétablissement de situations traumatiques compromises ou la guérison des malades. Les techniques médicales sont utilisées à d’autres fins que purement thérapeutiques. C’est, à mon sens, le cas lorsque la médecine a pour dessein de permettre aux personnes de respecter des normes, lorsqu’elle contribue à façonner des êtres humains sur-normaux, lorsqu’elle favorise le shopping existentiel, lorsqu’elle répond à de pures convenances personnelles, lorsqu’elle

participe au contrôle qualité des modes d’existence. A cet égard, il convient de mettre en exergue le fait que la médecine moderne perd, de cette manière, le sens de ce qui fonde une authentique activité de soin. L’extension constatée des domaines d’activités de la médecine est favorisée par la prégnance, dans la société, de l’idée d’un bien-être permanent que rien ne doit altérer. Cette conception implique, par voie de conséquence, que les éléments qui nuisent au bien-être des personnes disparaissent. Dès lors, nous sommes amenés à mieux comprendre l’emprise d’une médicalisation qui oriente les personnes vers la pathologisation de tous les registres de leur existence. La médecine moderne joue, à mon sens, un rôle essentiel dans cette action, puisqu’elle estime posséder la légitimité pour déterminer ce qui est bon et ce qui est mauvais pour le bien-être de la personne. Aussi, nous ne devons pas être étonnés de pouvoir constater qu’elle définit des normes, et qu’elle en assure la plasticité en en redessinant, sans cesse, les contours. C’est pourquoi l’homme moderne se doit d’être attentif au fait que la promotion de l’idée de bien-être, la tyrannie de l’apparence, la valorisation de la performance constituent de puissants leviers pour l’inciter à prendre soin de lui-même, c’est-à-dire, en l’occurrence, à choisir le prestataire de services idoine pour assurer la mise en correspondance avec les normes en vigueur dans la société. A l’examen, il apparaît que la médicalisation de l’existence est entretenue par l’industrie pharmaceutique pour qui les multiples facettes du mal-être sont autant de maux guérissables par ses produits. τr, l’objectif économique d’une entreprise est d’augmenter ses parts de marché pour assurer la croissance de son chiffre d’affaires. Par conséquent, il n’est pas surprenant de constater que, désormais, les médicaments sont destinés aux malades, mais aussi aux bien-portants. Néanmoins, il est nécessaire de convaincre ces derniers de les utiliser. C’est pourquoi les firmes pharmaceutiques en sont venues à fabriquer des pathologies par l’élargissement ou la réinterprétation de leurs définitions, par la transformation des évolutions naturelles de l’organisme en maladies, par l’exagération de la prévalence des troubles, par la modification des valeurs considérées comme normales des paramètres physiologiques, par la

manipulation des facteurs de risques. Aussi, dans ces conditions, l’homme moderne est confronté à l’impérieuse nécessité d’éviter l’intériorisation, sans aucun examen critique, des discours que lui tiennent l’industrie pharmaceutique et la communauté médicale sur les pathologies. A bien y regarder, la médecine moderne met la personne dans un rapport constant avec sa santé étant donné qu’elle l’incite à la gérer et, par conséquent, à traquer le moindre signe de l’anomalie indicatrice d’une maladie potentielle ou avérée. Au nom de son autonomie et de sa responsabilité, la personne est, de fait, impliquée dans un processus de médicalisation puisque la médecine l’incite à dépister, elle-même, une éventuelle maladie en utilisant l’ingénierie d’autodiagnostic disponible. Mais, il faut bien voir qu’en consacrant, ainsi, le rôle en première personne du sujet dans le rapport qu’il est amené à établir avec sa santé, la médecine moderne contribue à son enfermement dans des schémas comportementaux qui lui sont extérieurs. Ceux-ci contreviennent, par conséquent, à l’élaboration, par la personne, de ses propres réponses lorsqu’elle affronte des problématiques qui se rapportent à sa santé ou à son bien-être. Cette modalité de fonctionnement de la médecine moderne se trouve renforcée par le fait qu’elle est injonctive. Elle n’hésite pas, en effet, à dicter à la personne ce qu’elle doit être, et ce qu’elle doit faire si elle veut atteindre une plénitude d’existence. De fait, la personne se trouve assujettie à l’action de la médecine qui sape la confiance naturelle qu’elle peut avoir en ses propres capacités d’action. Elle est démise de son droit à raisonner, à affirmer une autonomie de décision, à exprimer sa singularité. Cette déprise de soi contribue à l’altération du sentiment d’exister. Mon analyse m’amène à penser que les caractéristiques de la médecine moderne, telles que nous venons de les évoquer, modifient la conception que nous avons eue jusqu’à présent du soin en première personne. En effet, se soigner par soi-même ne consiste plus à laisser faire la nature et, le cas échéant, si la nécessité s’en fait sentir, à l’aider, en recourant aux

services d’un thérapeute. nous devons bien voir que l’ère moderne instaure une problématique singulière où le soin en première personne est à comprendre comme l’élaboration de réponses à des pratiques instituées, à des situations engendrées par l’acteur majeur des domaines de la santé et du bien-être qu’est devenue la médecine technico-scientifique. De fait, nous devons admettre que son efficacité mais aussi ses limites, les effets produits par ses interventions, sa démarche thérapeutique, sa propension à médicaliser les existences, son inscription dans le marché planétaire des produits et des services médicaux sont autant de facteurs qui interagissent avec la capacité auto-soignante de la personne et, qui, à l’évidence, la suscitent, la sollicitent. Par voie de conséquence, l’homme moderne est, à mon sens, confronté à deux défis majeurs. Tout d’abord, il doit veiller à demeurer le premier évaluateur de son état de santé, et le seul décisionnaire quant à la conduite à tenir pour la préserver ou la restaurer. Ensuite, il doit, de sa propre autorité, agir pour s’affranchir des asservissements, des effets de désagrégation, des interférences que génèrent les activités médicales. En ce sens, se soigner par soi-même c’est élaborer des réponses pertinentes à des questions plurielles. Cependant, il convient de s’interroger sur les moyens dont dispose, réellement, la personne pour espérer pouvoir s’affranchir des normes médicales, et exprimer, ainsi, sa singularité. Il est tout aussi légitime de se demander comment le malade chronique, par nature fragilisé, qui accepte d’être le délégataire de la médecine peut être, simultanément, soignant et soigné. La possibilité de rétablissement de traits identitaires malmenés par un geste chirurgical à vocation réparatrice qui consiste à doter le patient d’un élément corporel non natif constitue une dernière source de questionnement. Répondre de manière appropriée aux problématiques posées par la médecine technico-scientifique consiste, à mon sens, pour l’homme moderne à s’instituer en un être de pure vitalité constructive opérant dans les registres du connu et de l’inconnu, du savoir et du pouvoir, de l’accessible et de l’inaccessible, du temporel et de l’intemporel, de la répétition et de l’innovation. En ce sens, se soigner par soi-même apparaît comme une modalité existentielle particulière qui repose sur la capacité de la personne à élaborer de l’inusité, de l’inédit lorsqu’elle a affaire aux particularismes de la médecine moderne. Aussi, pour pouvoir étayer cette assertion, nous chercherons, tout d’abord, à cerner et à mettre en évidence les caractéristiques de la médecine technico-scientifique, à en décrire et à en mesurer les effets sur la conception du soin en première personne. Ensuite, nous tenterons de recenser les actions, à mon sens, nécessairement créatives, qui peuvent être initiées par l’homme moderne pour répondre aux défis que représentent les spécificités et le fonctionnement de la médecine, d’en examiner les modalités, et d’en analyser la portée.

1- La médecine moderne et les soins à soi-même :

suite…

SE SOIGNER PAR SOI-MÊME A L’ ÈRE MODERNE

DIAGNOSTICS NÉFASTES


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Auteur: Dr Françoise Berthoud

Ouvrage: DIAGNOSTICS NÉFASTES-Médecine, mensonges et gros sous.

Édition augmentée en juin 2014

arbredor.com

PRÉFACE
Françoise Berthoud, une pédiatre indignée
Pédiatre de formation, chercheuse de vérité par
vocation, Françoise Berthoud, affiche aujourd’hui le
profil de la grand-mère idéale. Comment imaginer
que sa simplicité, sa gentillesse et son regard mali
-cieux cachent une indignation du meilleur cru? Il n’y
a rien de dogmatique chez elle. Ouverte au dialogue,
elle est toujours prête à remettre en question toutes
les certitudes, les siennes aussi bien que celles des
autres. Son esprit curieux l’a poussée à se rapprocher
des médecines complémentaires, puis à se former en
homéopathie.
Son cabinet à Genève était un haut lieu d’échanges
et de ressourcement pour les familles, un centre de
perfectionnement pour les mamans en cours d’em
-ploi. En cas de maladie, les enfants fréquentaient peu
le cabinet, c’étaient les mamans qui les soignaient
sous la supervision du médecin.
Soucieuse de solidarité, Françoise a pratiqué le
monde, de l’Afrique du Sud à l’Amérique du Sud, en
passant par le Mexique, l’Irlande ou le Portugal. Sa
rencontre avec d’autres cultures l’a confirmée dans
sa remise en question de notre mode de vivre et notre
façon de nous soigner.
Dans les années quatre-vingts, elle jette, non sans
douceur, son premier pavé dans l’océan des certi
-tudes médicales, avec un petit ouvrage évoquant ses
doutes sur l’utilité des vaccinations infantiles.
Elle étend sa critique à d’autres domaines de la
médecine pédiatrique et publie, en 2005, un livre
au titre provocateur: Mon enfant a-t-il besoin d’un
pédiatre? Petit manuel des parents autonome. Elle
livre, avec cet ouvrage, un concentré de son expé
-rience de pédiatre contestataire, accompagné d’un
florilège de conseils de bon sens.
Elle continue d’écrire et le titre qui paraît
aujourd’hui est parfaitement iconoclaste. Il ébranle le
socle de quelques idoles de la médecine d’aujourd’hui,
des idoles qui sont aussi des vaches à lait. Le chapitre
sur les troubles de l’attention remet en question la
généralisation de l’emploi d’amphétamines chez les
enfants turbulents et propose des alternatives. Pour
l’autisme, l’accent est mis sur les causes possibles et
des mesures préventives sont proposées.
Cholestérol, Sida et Alzheimer sont des affections
qui ne concernent pas les enfants, mais qui justifient
bien un coup de gueule. Il vaut la peine d’en prendre
connaissance, car Françoise Berthoud affirme, à juste
titre, que la prétendue maladie d’Alzheimer et la
stigmatisation du taux élevé de cholestérol sont des
mythes lucratifs qui profitent aux pharmas. Le cha
-pitre sur le SIDA mérite aussi notre attention, car il
révèle bien les incohérences de la théorie du virus,
mais le lecteur restera sur sa faim car personne ne
peut dire pour l’instant qu’il faudrait renoncer à
toute protection, ni que les sidéens devraient se soi
-gner d’une autre façon.
Les remises en question proposées par cet ouvrage
sont fondamentales, nul n’est contraint de les adop
-ter, mais il est nécessaire qu’elles soient entendues.
La recherche médicale se meurt étouffée par ses
certitudes, mais en science, seul le doute est fécond.
Qui est sûr d’avoir toujours raison ne peut plus rien
apprendre.
Dr François CHOFFAT
suite…

L’Emprise du Mondialisme


histoireebook.com

 
Auteur : Rouas Christian
Ouvrage : L’emprise du mondialisme Hérésie médicale & éradication de masse
Année : 2015

 

 

Avant-propos

Pour mieux aborder cet ouvrage, voici quatre
citations et une vidéo très à propos :

« Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité, la
plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et
retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n’était ».

« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il
ne nous prenne par la gorge ».
Winston CHURCHILL, premier ministre de
Grande Bretagne.

« Seuls les plus petits secrets ont besoin d’être protégés, car
les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique ».
Marshall MACLUHAN (1911 – 1980) auteur et
chercheur Canadien.

« L’individu est handicapé en se retrouvant face à face avec
une conspiration si monstrueuse, qu’il ne peut croire qu’elle
existe ».
J. Edgar HOOVER, directeur du FBI de 1924
jusqu’à sa mort en 1972.

« L’esprit le plus fertile au monde ne peut pas imaginer tout
ce qui se tisse à l’arrière-plan de la vie publique ».

Les citoyens du contrat universel, auteurs de ce
livre.
Pour se convaincre des activités séditieuses d’un
puissant cartel agissant dans le secret, voir cette
vidéo de feu le président John F. Kennedy – 1961[1].

Introduction
Depuis plus d’un siècle toutes les générations, du
nouveau-né au vieillard, sont soumises à l’acte
vaccinal, à une multitude de médications et thérapies
foncièrement néfastes pour la santé, l’intellect, le
psychisme. À force de propagande, le grand public est
devenu malléable au point de suivre sans rechigner
toutes les directives médicales en vigueur. Une
minorité en mesure les conséquences dévastatrices.
Plus rares ceux qui ont su faire la relation entre
toutes la série de prescriptions médicales insensées et
l’un des objectifs du cartel de la véritable gouvernance
mondiale.
Après sept années d’investigation il apparait
clairement que depuis le 19e siècle ce cartel a mis en
oeuvre un programme pour conditionner les esprits,
affaiblir les masses humaines, finalement réduire la

densité de la population mondiale. Pour y parvenir
sans heurt, sans opposition, dans l’aphasie collective,
ils ont inventé une guerre invisible en ciblant le
système immunitaire et le cerveau des
populations .
« Jusqu’à l’âge de cinq ans ma mère intuitivement, sans
connaissance particulière du sujet, ne voulait pas me faire
vacciner. Mais influencée par la détermination de la
directrice d’école, elle finit par accepter plusieurs rappels
de vaccination en une seule prise. Aussitôt après l’injection,
je me souviens d’un malaise étrange qui a envahi mon corps,
faisant bouillonner mon sang et ma tête. Dès ce moment-là,
ma mémoire exceptionnelle diminua pour partie », l’auteur
de ce livre.
Puisque le grand public est tenu dans l’ignorance,
qu’il est endoctriné, influencé par la peur de la
maladie infectieuse, du cancer … il accepte
docilement tout au long de sa vie l’utilisation réitérée
de la vaccination et de toutes sortes de médicaments.
Dès lors que les gens ignorent l’existence d’autres
catégories de soins et thérapies bénéfiques,
réparatrices, ils se soumettent d’autant mieux à la
prise de substances très nocives, à l’observance de

nombreux traitements destructeurs .
Pour le lecteur, aborder ce sujet crucial de santé
publique, demandera de produire quelquefois un
effort pour bien intégrer l’argumentaire scientifique
qui lui est associé. Il n’y avait pas d’autre façon pour
démontrer et affirmer ces dires. In fine pour vous
mettre pleinement en garde afin de préserver votre
organisme des poisons finement distillés par ces
méthodes légales faussement salvatrices,
mensongèrement représentatives d’une société soi-disant
hautement civilisée.

1
Des deux écoles opposées, le monde
n’a retenu que la pire

suite…

L-emprise-du-mondialisme

L’extraordinaire productivité d’un petit potager de 50 m2 : un exemple pour nourrir la ville de demain ?


lelibrepenseur.org/

13 novembre 2016

Aguelid
Source : Basta Mag

 


Ceci rappelle les potagers cubains sur les toits des immeubles, ce qui a permis de sauver le peuple de la famine pendant le très long embargo US.


Dans la banlieue de Rouen, un jardinier amateur arrive à produire 300 kg de fruits et légumes par an, avec son potager d’à peine 50 m2.

Et ce, sans pesticides ni engrais chimiques. Optimiser l’espace, favoriser les échanges entre végétaux, bien choisir les endroits où pousseront tels types de plantes, voici ses conseils en cinq grandes leçons. De quoi inspirer celles et ceux qui souhaiteraient développer l’autonomie alimentaire de leur quartier sans forcément disposer de grands espaces.

Là, des tomates rouges et noires qui commencent à grossir. Ici, des pieds de courges qui grimpent au-dessus de l’abri à bois. En dessous, des fraisiers et un myrtillier. 200 variétés de fruits et légumes différents s’épanouissent dans ce jardin de Sotteville-lès-Rouen, à dix minutes du centre de Rouen, la capitale normande. Une extraordinaire densité de végétaux répartie dans un espace de 150 mètres carrés. En plus d’être productif, le jardin resplendit sous le soleil de la mi-juillet. Quand ils ne jardinent pas, Joseph Chauffrey et sa compagne, les propriétaires, aiment profiter d’un petit carré d’herbe, à côté de la mare, où s’asseoir, lire ou boire une bière, et profiter des rayons du soleil après la journée de travail.

Cet incroyable petit potager n’est pas celui d’un maraîcher, travaillant d’arrache-pied pour y cultiver des légumes. Joseph Chauffrey est animateur en environnement à la Métropole Rouen Normandie. Et c’est sur son temps libre, en six ans, que ce passionné de permaculture a petit à petit construit son jardin… et une quasi autonomie alimentaire en légumes de son foyer ! L’année dernière, il a récolté environ 300 kg de courges, tomates, haricots, choux ou salades ! « Nous avons simplement dû acheter des pommes de terre, de l’ail et des oignons pour compléter nos propres récoltes, raconte Joseph. D’ici quelques années, nous devrions aussi être presque autonomes en fruits. »


potager_vue_cote_gauche


Voici quelques pistes, non exhaustives, pour comprendre l’extraordinaire productivité de ce petit potager.

Piste n°1 : Aménager l’espace

« Quand on se lance dans la permaculture, il faut d’abord concevoir un plan d’aménagement de son jardin, qui, forcément, évoluera au fil du temps. Il s’agit de décider, en fonction de ce qu’il y a déjà sur son terrain et de ses souhaits, de la place de chaque élément. Nous voulions que notre jardin ne soit pas qu’un potager. Nous avons gardé un coin d’herbe, un endroit pour aménager un local à vélo. Nous ne voulions pas faire de concessions sur le confort de notre vie, au quotidien.

Parmi les éléments à placer, par exemple, il y avait le composteur, quatre bacs en bois qui servent à transformer les déchets organiques en compost. Nous l’avons placé auprès de notre maison, pour que l’on puisse y accéder de la terrasse, sans besoin de se chausser pour l’atteindre. Par ailleurs, il est dans un endroit relativement ombragé, ce qui limite son dessèchement.


eau_botte_de_paille_simon_gouin


Aménager le jardin, c’est aussi placer les végétaux en fonction de leurs besoins en lumière et de leurs interactions avec les autres végétaux. Mais aussi en fonction de la surface dont on dispose. Puisque notre jardin est petit, on utilise la verticalité pour trouver plus de place. Ces courges prennent un mètre carré au sol, puis grimpent au dessus des abris en bois où elles occupent plusieurs mètres carrés. Nous tentons d’optimiser au maximum l’espace dont nous disposons. En dessous du pied de courge, il y a des fraisiers. Il faut juste vérifier qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre les espèces de végétaux. »

Piste n°2 : Favoriser les échanges entre végétaux

« Sous la serre, je plante d’abord des carottes, puis je repique des tomates au milieu. Une fois que les carottes sont récoltées, je vais repiquer des végétaux en dessous des tomates, par exemple de la verdure asiatique, une sorte de salade, que j’aurais au préalable fait germer dans des mini-mottes [de petites alvéoles], trois semaines avant de les mettre en terre. Au départ, en raison de l’ombre des tomates, les plantes vivotent mais elles reprennent leur aise une fois les pieds de tomate coupés. Cette rotation rapide, sur une même parcelle, permet de produire plus.


tomates


Mais l’intérêt de mélanger la culture des légumes est aussi de favoriser les interactions entre les végétaux, ce qui leur sera bénéfique. Si mes carottes sont trop serrées, dans un même rang, la mouche de la carotte va se répandre rapidement d’un légume à un autre, et mes carottes risquent d’être détruites. Au contraire, si je plante mes carottes avec d’autres légumes, la propagation va s’effectuer plus lentement.

Le principe général est que nous avons intérêt à bien positionner chaque élément pour qu’il remplisse plusieurs fonctions. Et que chaque fonction du jardin soit remplie de plusieurs manières. Par exemple, j’ai positionné ma jardinière avec les tomates devant la baie vitrée de ma maison. Non seulement elle est située en plein sud, mais elle est aussi agréable à regarder de mon salon, auquel elle apporte de l’ombre. Autre exemple : la mare que j’ai installée. Elle accueille des insectes et est un abreuvoir à oiseaux, ces derniers étant très importants pour combattre des nuisibles, par exemple les chenilles. Elle tempère aussi la température du lieu. En été, elle amène un peu de fraîcheur. En hiver, il fera plus chaud autour d’elle.


mare_simon_gouin


Grâce à l’abondante biodiversité et aux interactions entre tous les éléments de mon jardin, ce dernier gagne en résilience face aux événements climatiques (par exemple une sécheresse) ou à l’attaque d’une maladie ou d’un ravageur. Cette année, la saison est moins bonne que les années passées. Surtout pour les légumes d’été que le froid et la grêle ont impactés (tomates, courges…). En revanche, certains légumes ont profité de l’eau abondante du mois de juin. Je n’ai jamais eu des récoltes aussi bonnes de fèves et pois par exemple ! Mais les années trop chaudes ne sont pas bonnes non plus… c’est le quotidien du jardinier que de “faire avec” le temps. »

Piste n°3 : Protéger le sol

« Pour assurer la bonne santé des végétaux, il est nécessaire d’apporter du soin à la terre cultivée. En effet, la fertilité du sol dépend de chaque être vivant qui participe au processus de décomposition de la matière organique.

Pour soigner la terre, il faut d’abord éviter le tassement. Si l’on marche sur la terre, l’air et l’eau circulent moins bien. La plante peine à récupérer les éléments nutritifs nécessaires à son développement. Pour éviter ce phénomène, nous avons installé des planches fixes et des planches déplaçables, qui structurent notre potager et évitent que nous marchions directement sur la terre. Nous avons également créé une butte de culture (voir la première vidéo) : en plus des végétaux en décomposition que nous avons enfouis en dessous, et qui assurent une bonne fertilité de la terre, nous n’avons pas à marcher à sa surface pour la cultiver.


capucines


Plutôt qu’une bêche traditionnelle pour retourner la terre, je privilégie le décompactage à l’aide d’une grelinette. Je peux ensuite affiner la terre au râteau. Seuls les légumes racines exigeants, comme les carottes ou les panais, exigent de retourner complètement le sol avec une fourche bêche.

En milieu urbain, le sol peut souvent avoir été maltraité par des travaux de rénovation. Pour l’améliorer et le « réveiller », on peut utiliser des engrais verts, qui fabriqueront de l’humus pour le potager. Du seigle, de la vesce, de la phacélie, du trèfle… On les sème sur les parcelles à l’automne et au printemps. Certains engrais verts, de la famille des légumineuses, vont fixer l’azote de l’air grâce à des bactéries logées au niveau de leurs racines. Une fois les engrais verts fauchés, leurs racines se décomposent dans le sol, libérant de l’azote assimilable par les plantes.


compost


J’utilise le compost comme un engrais, au moment des semis ou des repiquages, en l’épandant à la surface de la terre, par exemple pour les salades, carottes, betteraves, haricots. J’en incorpore aussi dans un trou de plantation pour les cultures d’été très exigeantes en azote, par exemple les tomates et les courges. Enfin, je mélange du compost avec de l’eau, que je filtre, pour arroser ensuite des cultures exigeantes et des plantes en pots. »

Piste n°4 : Soigner chaque centimètre carré du jardin

« Une des clés pour augmenter la productivité du jardin, c’est de réaliser un travail très soigné, sur tout le jardin. Pour cela, il faut passer beaucoup de temps (voir la piste suivante), et ce n’est possible que parce que mon jardin est petit.

Par exemple, je prépare mes semis sur des mini-mottes. Cela a plusieurs avantages. Je mets une graine dans chaque motte, que j’abrite de la pluie et des limaces. Tous mes semis sont regroupés au même endroit : c’est pratique pour arroser et prendre soin de chaque plantule. Quand les plantules sortent de terre, je vais sélectionner celles qui sont les plus belles, pour les repiquer dans le jardin. Je laisse de côté les plantules qui me semblent fragiles.


fleurs2


Ensuite, je plante de façon très serrée dans le jardin. Sur cette même parcelle, je vais mettre des haricots, des choux, des salades et des radis. Chaque espèce grandit en fonction de ses besoins, sans gêner les autres. Les radis seront récoltés avant que les haricots ne prennent trop de place et ne les gênent.

Il faut ainsi tout le temps observer ce qui se passe dans le jardin, pour pouvoir réagir. Le matin, je fais un petit tour rapide, pour voir ce qui ne va pas. Si une feuille d’un plant de tomates commence à avoir le mildiou, je vais m’en apercevoir et couper la feuille atteinte avant que la tige ne soit malade. Il est primordial d’agir vite : en trois jours, le mildiou sera répandu et le pied sera mort. Il en va de même pour les choux : les chenilles peuvent se répandre à tous les plants, si tu ne les vois pas à temps. »


arbres_fruitiers_simongouin


Piste n°5 : Passer du temps et expérimenter

« Mon jardin demande peu d’investissement matériel : j’ai acheté une serre, du petit matériel pour cultiver la terre. Par contre, cela exige du temps : je passe en moyenne dix heures par semaine l’été, et deux heures l’hiver. J’ai appris les bases lors de stages à la ferme du Bec Hellouin (lire notre article). Je lis beaucoup d’ouvrages sur le sujet, qui donnent des connaissances et des techniques [1].

Depuis l’été 2015, je teste la culture sur bottes de paille. C’est une technique, qui, à première vue, facilite la création d’un potager, notamment en milieu urbain où les espaces sont réduits, les surfaces minéralisées, la terre de mauvaise qualité. J’ai fait plusieurs tests en ajoutant dans les bottes de paille de l’urine ou de l’engrais commercial organique, pour apporter de l’azote, et des cendres qui contiennent du phosphore. J’ai ensuite planté des tomates cerise et des courges. Puis j’ai observé les résultats, en fonction des quantités et de la nature d’engrais apporté.

Les tomates cerise ont été extrêmement productives sur l’ensemble des trois bottes. Les courges l’ont été beaucoup moins. Les résultats me paraissent encourageants mais l’expérience demande à être renouvelée dans de nombreuses situations pour gagner en précision. Les bottes de paille peuvent représenter une bonne alternative au transport de terre lorsqu’il s’agit de cultiver « hors sol ».


culture_bottes_de_paille_simon_gouin


Je vais utiliser cette technique de culture sur bottes de paille, en les superposant, pour faire un test avec des pommes de terre. J’aimerais travailler sur cette culture pour limiter l’emprise au sol des pommes de terre. J’aimerais aussi réussir à implanter un grand arbre fruitier, dans le jardin, par exemple un cerisier. Pour le moment, je n’ai pas encore trouvé d’emplacement, car un tel arbre induit beaucoup d’ombre. Je continue également à chercher des légumes cultivables en hiver, pour augmenter la production pendant cette période. »

Propos recueillis par Simon Gouin

Pour en savoir plus :

arrosage


oiseaux


Notes

Cet article a été réalisé dans le cadre du projet Médias de proximité, soutenu par la Drac Île-de-France.

[1Une étude a été menée par l’institut national de recherche agronomique (Inra) entre 2011 et 2015 à la ferme du Bec Hellouin, pour savoir si le modèle de production maraîchère sur de très petites surfaces était rentable. La réponse est plutôt positive : entre 1300 et 1500 euros de revenus mensuels pour les deux associés, à raison de 43 heures de travail hebdomadaire chacun. Mais pour atteindre une telle rentabilité, il faut attendre quelques années (la ferme a été lancée en 2006). Il faut ajouter que les 1000 m2 cultivés s’insèrent dans un environnement de 20 hectares qui apportent des bénéfices non négligeables (et en cours d’étude) sur la vie de la surface maraîchère (arbres et haies qui hébergent des auxiliaires de culture et séquestrent du carbone dans les sols, pâture.

Le livre noir du nucléaire militaire


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Auteur : Villain Jacques
Ouvrage : Le livre noir du nucléaire militaire
Année : 2014

AVERTISSEMENT ET REMERCIEMENTS
Dans le monde nucléaire, la transparence de l’information n’est
pas très répandue. Certes, bien d’autres domaines d’activité ne sont
pas plus transparents, surtout s’ils concernent des domaines de
haute technologie ou s’ils sont hautement concurrentiels. Si le
nucléaire répond à ces critères, il est associé, de plus, à des risques
concernant la santé et l’environnement, et engage l’avenir pour des
dizaines d’années, voire des siècles. De la part des acteurs du
nucléaire, la diffusion de l’information sera donc toujours réfléchie
et mesurée quand elle ne sera pas, dans certains cas, dissimulée.
Cette remarque s’applique a fortiori au nucléaire militaire, car il
est très étroitement lié à la défense et à la sécurité des pays
concernés. Il est donc détenteur de secrets. Si la France est l’un des
rares pays, mais à un niveau moindre que les États-Unis, à avoir fait
un effort en matière d’information, ce n’est pas le cas de la Chine,
d’Israël et encore moins de l’ex-Union soviétique. Écrire un livre
sur un tel sujet relevait donc d’une gageure. Et pourtant, faire un
point sur les conséquences de près de soixante-dix années de
nucléaire militaire dans le monde, sujet peu abordé, m’est apparu
comme une nécessité, compte tenu des événements de Tchernobyl et
de Fukushima, mais aussi de la prolifération des armes nucléaires.
Faute de disposer, pour l’ex-URSS, de suffisamment de sources
gouvernementales, il a donc fallu compléter avec d’autres

provenant de différents canaux dont la cohérence a été parfois
difficile à vérifier. Aussi, c’est en toute humilité que je me suis
engagé dans cette aventure.
Sans le soutien et les précieux conseils de mon ami François de
Closets et de Sophie de Closets, ce livre n’aurait sans doute pas vu
le jour. Qu’ils en soient tous les deux bien vivement remerciés. Je
remercie aussi Georges Le Guelte, avec qui j’ai eu des échanges
passionnants, et mon ami Bertrand Barré, qui a bien voulu s’assurer
que sur certains aspects techniques du nucléaire mon propos était
juste. Je remercie également Michel Brière, Jérôme Joly, Jean-Marc
Pérès, ainsi que Philippe Renaud pour son excellent document sur
les essais atmosphériques, tous membres de l’Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et qui m’ont apporté
leur précieux savoir. Enfin, Pierre Marhic, président de
l’Association nationale des vétérans victimes des essais nucléaires,
en espérant que le combat que mène son association trouve une juste
solution.

PROLOGUE
4 juillet 1961, dans la mer de Barents, au large de la presqu’île
de Kola.
À bord du sous-marin nucléaire lanceur de missiles balistiques
soviétique K-19, l’un des circuits de refroidissement de l’un des
deux réacteurs vient de tomber en panne alors que le bâtiment est en
plongée. La température monte dans le coeur. Elle atteint rapidement
800 °C. Une explosion peut se produire à tout moment. Le navire est
équipé de trois missiles balistiques à tête nucléaire d’une puissance
de 500 kilotonnes, plus de trente fois celle de la bombe
d’Hiroshima.
Dans le monde, la tension n’a jamais été aussi vive entre l’Ouest
et l’Est. Trois mois plus tôt, à Cuba, les États-Unis ont tenté de
déloger, par la force, le régime castriste. En vain. Les États-Unis
sortent humiliés de la crise dont les gagnants sont Castro et
l’URSS. Deux jours avant l’opération américaine, le 12 avril, le
Soviétique Youri Gagarine est devenu le premier homme à voyager
dans l’espace. Depuis 1957, l’Union soviétique surclasse les États-
Unis dans la conquête spatiale. En août 1961, l’URSS édifiera le
mur séparant Berlin-Ouest et Berlin-Est. Les deux superpuissances
développent avec célérité et sans états d’âme leur arsenal nucléaire
pouvant être utilisé tant pour le combat sur le champ de bataille,
avec une multitude d’armes dites tactiques, que pour la dissuasion,

avec des armes stratégiques. La doctrine nucléaire soviétique vient
d’être édictée et affichée : l’arme nucléaire sera utilisée dès le
début d’un éventuel conflit. Les États-Unis estiment qu’ils sont
dominés par leur adversaire du point de vue du nombre de vecteurs
stratégiques. On craint un second Pearl Harbour tant les villes
américaines sont à portée des missiles soviétiques. Aucune ligne
directe, un « téléphone rouge », n’est en place entre Moscou et
Washington pour éviter une guerre par accident. La paix, ou plutôt
la guerre, est à la merci du moindre incident, et voilà qu’une
explosion risque de se produire à moins de 200 kilomètres de la
Norvège, pays de l’OTAN. Si le sous-marin explosait, les États-
Unis pourraient l’interpréter comme un acte de guerre dirigé contre
les bâtiments de l’US Navy exigeant une réponse immédiate. Le
monde est une poudrière, le drame du K-19 peut devenir l’étincelle
qui va faire tout sauter.
Il faut impérativement refroidir le réacteur dont la température
continue de monter. Pour cela, on doit réaliser une circulation d’eau
froide de secours. Les marins soviétiques savent qu’on n’intervient
qu’au risque de sa vie. Huit hommes d’équipage se portent
volontaires pour effectuer la réparation tout en sachant qu’ils vont
être soumis à des doses de rayonnements élevées – les masques à
gaz ont une efficacité de seulement quarante minutes. Il ne reste que
la vodka pour se prémunir des effets des rayonnements ! Ce remède
est édicté dans les règlements de la marine soviétique. Il n’y a
aucune raison d’en douter. Les sauveteurs pénètrent dans le
compartiment sinistré. Au prix d’efforts inouïs, ils parviennent à
rétablir le refroidissement. La réparation est un succès, l’explosion
n’aura pas lieu, mais les hommes sont dans un triste état : visages
boursouflés, cordes vocales déformées et du sang coule de leurs
yeux… Deux sous-marins soviétiques rejoignent alors le K-19 et
évacuent l’équipage. Huit marins, fortement irradiés, succombent

après une semaine d’hospitalisation. Quatorze autres auront un
sursis de quelques années.
Le monde n’en a rien su pendant vingt-neuf ans. C’est en 1990
que Mikhaïl Gorbatchev rend justice à l’héroïsme de ces hommes.
Révélant que, ce jour-là, en sacrifiant leur vie, ils ont sans doute
permis d’éviter une guerre nucléaire, il propose que le prix Nobel
de la paix soit attribué à l’équipage du K-19. Il ne sera pas entendu.
Un an plus tard, à l’automne 1962, se produit la crise des
missiles de Cuba. Le monde a suivi, haletant, l’affrontement au
sommet entre John F. Kennedy et Nikita Khrouchtchev et la menace
d’un affrontement nucléaire. En apparence, tout s’est joué au plus
haut niveau. Vision rassurante d’un équilibre des terreurs contrôlé ;
en réalité, dans ces tout premiers temps de la dissuasion, on a frôlé
de beaucoup plus près la catastrophe.
Dans cette journée cruciale du 27 octobre 1962, les flottes
américaines et soviétiques jouent au chat et à la souris dans
l’Atlantique autour de Cuba. Le destroyer USS Beale poursuit le
sous-marin soviétique B-59 et tente de lui interdire de franchir la
ligne de blocus. Mais l’équipage du Beale ignore que ce sous-marin
est équipé de torpilles nucléaires. La situation à bord du B-59 est
critique. La tension est extrême et l’oxygène se fait rare. Pour sortir
de cette situation difficile, des officiers proposent au commandant
de tirer une torpille nucléaire contre le bâtiment américain. Cette
éventualité, qui entraînerait immédiatement les représailles
nucléaires américaines, est autorisée par le règlement de la marine
soviétique à condition que les trois plus hauts gradés de l’équipage
soient d’accord. Deux le sont, mais le troisième, un lieutenant,
refuse. Le sous-marin fait surface et s’avoue vaincu. L’irréparable a
été évité. Il s’en est fallu de la lucidité et de la responsabilité d’un
simple lieutenant pour que l’apocalypse ne se déclenche pas. Cet

officier, du nom d’Arkhipov, mériterait, à l’évidence, d’être mieux
connu de l’humanité.
Le lendemain, un accident malencontreux aurait pu changer
l’issue de la crise. Un tir d’essai de missile stratégique Titan II est
effectué à partir de Cap Canaveral en Floride. Un radar de
surveillance du territoire américain observe le tir et le considère
pendant quelques minutes comme une menace jusqu’à ce qu’on
s’aperçoive qu’il s’agit d’un missile américain. Le même jour, sur
la base de missiles Minuteman I de Malmström, dans le Montana,
en raison de la crise, on décide d’accélérer l’installation de ces
missiles en passant outre les procédures normales de sécurité, de
telle sorte que, lorsque le premier missile a été prêt, il était
possible à un simple opérateur de le lancer avec son arme nucléaire
vers une cible en URSS sans avoir à introduire le code de
lancement ! Par bonheur, dans ce contexte tendu, nul responsable
local ne prit une telle initiative.
Des faits comme ceux-là, il s’en est produit bien d’autres, dont le
public, à l’époque, n’eut aucune connaissance. Dès lors que la
guerre était évitée, il n’y avait rien de plus à dire. L’histoire
officielle du nucléaire militaire est donc extraordinairement lisse.
Une histoire stratégiquement correcte, c’est-à-dire faisant l’impasse
sur les drames, les erreurs et les horreurs qui ont accompagné tout
au long de ces années le développement des armes nucléaires aux
États-Unis et en Union soviétique. Il est temps aujourd’hui de faire
la lumière sur cette part d’ombre, non seulement pour la connaître
mais, plus encore, pour en tirer les enseignements et éviter des
catastrophes dans l’avenir.

INTRODUCTION

Tchernobyl et Fukushima,
quand les centrales cachent les bombes

Le nucléaire fait peur. Il est entré dans l’histoire par un acte de
terreur : les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki. Ces
terribles événements resteront à jamais inscrits dans la mémoire de
l’humanité. Depuis lors, aucune autre frappe n’a rappelé le souvenir
atroce de 1945. Mais le nucléaire civil a pris le relais pour imposer
l’image fantasmatique d’une menace pesant sur l’avenir de
l’humanité.
L’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima,
conséquence du tsunami de mars 2011, a soulevé l’émoi et
l’inquiétude dans le monde entier. Même si, au moment de
l’accident et dans les semaines après, il n’y eut aucun mort à
déplorer dû au nucléaire lui-même , un drame humain s’y est
déroulé, celui de dizaines de milliers de riverains de la centrale
obligés de quitter leurs habitations pour fuir les retombées
radioactives et les rayonnements. Un terrible constat fut fait au mois
d’août suivant par le gouvernement japonais : la zone voisine de la

centrale resterait interdite pendant des décennies. Le nuage
radioactif qui s’est échappé des réacteurs et le déversement d’eau
contaminée dans l’océan n’ont pas eu de conséquences immédiates
dramatiques sur la vie humaine, mais qu’en sera-t-il à plus long
terme ? L’accident nucléaire effraie parce qu’il hypothèque l’avenir.
Et pourtant, pour certains aspects, les agences se veulent
rassurantes. En septembre 2013, l’IRSN (Institut de radioprotection
et de sûreté nucléaire) français indique que la « quantité de césium
137 rejeté en mer durant les deux mois ayant suivi l’accident
équivaut à 3 % de celle dispersée par la totalité des essais
nucléaires dans le monde ». Et d’ajouter que l’augmentation de la
radioactivité en haute mer « est tellement négligeable qu’elle n’est
pas mesurable ».
L’accident de Fukushima a porté atteinte à l’environnement, au
moins dans les abords terrestres et maritimes de la centrale. Il
apparaît cependant moins catastrophique que Tchernobyl, dont le
vingt-cinquième anniversaire de la catastrophe a été commémoré
quelques semaines après l’accident japonais. Là s’est produit un
terrible drame humain et écologique. Six cent mille personnes
auraient reçu des doses de rayonnements dépassant les niveaux
admissibles. Parmi celles-ci, les statistiques officielles mentionnent
une cinquantaine de morts survenues dans les premières heures du
drame. D’après le Forum Tchernobyl tenu en 2005, le nombre total
de morts, dans les années à venir, pourrait être plus élevé mais
inférieur à 4 000. Un chiffre important mais, heureusement, loin des
dizaines, voire des centaines de milliers de morts annoncées par les
médias de l’époque . En vérité, rien n’est si difficile à établir que
l’effet différé des rayonnements. Tout de même, des dommages
comme l’augmentation significative des cancers de la thyroïde chez
les enfants ne font pas de doute. Entre 1986 et 2005, quinze enfants
de la région ont succombé à un cancer de la thyroïde. Ces

incertitudes face au risque radioactif ne font qu’amplifier les
craintes. En outre, à Tchernobyl comme à Fukushima, des dizaines
de milliers de personnes ont été déplacées de la zone contaminée
dont certains lieux ne pourront pas être réinvestis par l’homme
avant des décennies, peut-être plus.
Avant ces catastrophes, c’était le nucléaire militaire, épée de
Damoclès au-dessus de l’humanité entière, qui focalisait l’angoisse
atomique. Depuis 1986, le nucléaire civil l’a fait passer au second
plan. C’est pourtant le nucléaire militaire qui a placé l’ère
nucléaire sous le signe de la terreur : fait sans précédent dans
l’histoire, une arme était devenue capable de tuer quasi
instantanément un nombre considérable d’êtres humains,
respectivement 70 000 et 40 000 à Hiroshima et Nagasaki. Dans les
mois qui ont suivi, bien d’autres Japonais ont succombé aux effets
de ces explosions nucléaires. En décembre 1945, le nombre de
morts atteignait déjà 230 000. Les esprits ont été frappés par le
rapport terrifiant entre la taille réduite de l’arme – utilisant
« seulement » 6 kilos de plutonium – et ses effets dévastateurs : la
capacité destructrice de l’humanité avait pris une dimension
nouvelle. C’est pourquoi Hiroshima et Nagasaki marquent beaucoup
plus les esprits que les bombardements alliés la même année sur les
villes japonaises et allemandes avec des armes conventionnelles
qui, au total, ont fait plus de morts.
L’arme nucléaire est aussi inquiétante par ses conséquences que
par ses causes. L’explosif nucléaire met en jeu des forces inconnues
dans notre monde quotidien et ses effets se révèlent beaucoup plus
sournois que ceux des armes conventionnelles. Au Japon, les
bombardements de 1945 ont continué à tuer pendant des années. Ces
maléfiques et imperceptibles radiations, ces morts différées sont
terrifiantes, elles font naître des réactions émotionnelles. Les morts

ne sont pas toutes également ressenties, celles que provoque le
nucléaire frappent les esprits et inspirent une véritable terreur.
À Fukushima, le monde a davantage été impressionné par les
victimes potentielles de l’accident nucléaire que par les
15 881 morts et les 2 668 disparus du tsunami. Comme si ces
derniers relevaient de la fatalité tandis que les premiers étaient à la
charge des hommes. Dans le même ordre d’idée, on pourrait mettre
en parallèle les morts d’Hiroshima, de Nagasaki, de Tchernobyl et
ceux, incomparablement plus nombreux, des accidents sur les routes
de France ou dans les conflits depuis 1945. Pourquoi tant de
résignation dans un cas et tant d’indignation dans l’autre ?
Depuis vingt-cinq ans, les médias ont circonscrit le risque
nucléaire aux centrales civiles en faisant peu de cas des drames
passés liés aux armements de la guerre froide et des risques qu’ils
ont fait et font encore courir. Cette période allant de 1947 à 1991 a
été marquée par la prolifération des armements nucléaires, elle a
surtout vu la mise en place de la dissuasion nucléaire qui a
probablement permis d’éviter une troisième guerre mondiale
inscrite dans la logique géostratégique de la guerre froide. Mais les
peuples ignorent les conflits auxquels ils ont échappé. On a oublié
que l’armement nucléaire a rendu la guerre impossible entre pays
qui la possèdent, mais, en même temps, on a également ignoré les
terribles drames humains et écologiques qu’ont entraînés leur
fabrication et leur stockage, drames dont nous payons encore le prix
aujourd’hui.
Le nucléaire civil n’est donc que la partie émergée et médiatisée
de l’iceberg des catastrophes et des accidents nucléaires qui ont
débuté, non pas avec Tchernobyl, mais, trente ans plus tôt, avec le
nucléaire militaire. En URSS, ils ont entre autres noms Kychtym,
Semipalatinsk, la Nouvelle-Zemble, la mer de Kara, la mer

Blanche, Komsomolets, K-8. Les conséquences de ces catastrophes
et accidents ont été et sont encore des drames aussi terribles que
celui de Tchernobyl. Depuis 1957, la région de Kychtym, près de
Tcheliabinsk dans l’Oural, est toujours interdite au retour des
dizaines de milliers d’habitants naguère évacués. Le nucléaire
militaire soviétique arrive très largement en tête des statistiques des
drames sur toute la période. Drames humains, tout d’abord. Ce sont
en effet des dizaines de milliers de morts et des centaines de
milliers d’irradiés, peut-être même des millions, parmi les
populations civiles, les militaires et les prisonniers des goulags
qu’il faut retenir. Ces drames, pour la plupart, ont été cachés, car ils
cumulaient toutes les formes de secret. Secret propre à la
complexité du nucléaire, domaine difficilement compréhensible ;
secret propre au monde de la défense, qui échappe aux règles de la
transparence démocratique ; secret, enfin, du système soviétique,
qui a érigé la dissimulation et le mensonge en système de
gouvernement. Mais, peu à peu, le voile s’est déchiré au point de
faire apparaître un affligeant tableau aux plans humain et
environnemental. À cela s’ajoute en effet le drame écologique et
sécuritaire des systèmes nucléaires perdus dans les mers au cours la
guerre froide. Ce sont les cinq sous-marins soviétiques qui ont
sombré avec leurs réacteurs, leurs missiles, leurs têtes et leurs
torpilles nucléaires dans l’Atlantique, les Bermudes, le Pacifique et
les mers de Barents et de Kara (voir carte 1). Ce sont les dizaines
de milliers de conteneurs de déchets radioactifs, de réacteurs
nucléaires de sous-marins volontairement coulés pour s’en
débarrasser (voir carte 1).
En définitive, la guerre froide, qui a engendré une intense activité
nucléaire militaire, nous a laissé un terrible héritage. Et, dans ce
funeste paysage, l’Union soviétique apparaît comme le plus grand
pollueur, à la fois parce que la sécurité des populations et la

préservation de l’environnement n’étaient pas des préoccupations
majeures, ni même mineures, en regard de la compétition avec
l’Occident, mais aussi à cause d’erreurs humaines et de
comportements souvent irresponsables à tous les niveaux, y compris
au sommet de l’État. Se pose alors l’angoissante question de savoir
si ces carences de l’État soviétique et les défaillances humaines
de l’époque ont définitivement disparu dans la Russie d’aujourd’hui
et si l’état actuel de ses systèmes nucléaires hérités de l’Union
soviétique est satisfaisant au plan de la sécurité. Les nombreux
accidents et catastrophes survenus depuis la fin de l’URSS ne
peuvent que nous interpeller. Ce problème est important non
seulement pour les Russes, mais aussi pour les pays riverains de la
Russie et même ceux plus lointains. En d’autres termes, sommesnous
à l’abri d’une nouvelle catastrophe nucléaire en Russie, voire
dans d’autres puissances nucléaires ?
Les États-Unis, dont l’arsenal militaire était aussi important que
celui de l’URSS, ont accordé plus d’attention à la sécurité et n’ont
pas eu à faire face à autant de catastrophes. Pourtant, la perte en
mer et sur terre de nombreuses bombes atomiques par des
bombardiers américains est frappante, d’autant que toutes n’ont pas
été récupérées. Et n’oublions pas que deux sous-marins nucléaires
américains gisent toujours au fond de l’Atlantique.
L’équilibre de la terreur a permis de ne connaître qu’une guerre
« froide » et pas un conflit ouvert qui aurait fait des millions de
morts, mais on doit se demander, cinquante ans plus tard, si cette
paix n’a pas été payée à un prix exorbitant, ou si elle n’aurait pas pu
être obtenue à moindre coût. Ces armes nucléaires perdues
constituent-elles une menace pour l’avenir ? Ne risquent-elles pas
d’exploser ou de contaminer les océans et toute la chaîne
alimentaire ? Que dire par ailleurs de la quantité de radioéléments

libérée par plus de 2 400 explosions nucléaires expérimentales
atmosphériques, océaniques ou souterraines, sur plus de quarante
ans, par les cinq grandes puissances nucléaires, qui a été de très
loin supérieure à celle dégagée par la centrale de Fukushima ? La
démesure concerne aussi la constitution des arsenaux nucléaires.
À son plus fort, vers 1985, plus de 70 000 armes nucléaires étaient
déployées aux États-Unis, en URSS et en Europe. Des milliers
de tonnes de plutonium et d’uranium enrichi ont été fabriquées,
transformées en armes nucléaires et stockées. En 1967, les États-
Unis possédaient 32 500 armes nucléaires ; or l’on sait que, pour
faire jouer l’équilibre des terreurs garant de la paix, quelques
centaines, voire quelques milliers, auraient suffi. Le monde s’est
donc lancé dans un fantastique surarmement nucléaire dont il a la
plus grande peine à sortir. Aujourd’hui, plus de 16 000 armes
nucléaires sont toujours opérationnelles ou stockées et neuf pays en
possèdent, États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France, Israël,
Inde, Pakistan et Corée du Nord, auxquels pourrait venir se joindre
l’Iran dans quelques années (voir annexe 2).
Alors que le risque de guerre nucléaire entre les superpuissances
d’hier a quasiment disparu, c’est la prolifération nucléaire et
balistique dans le monde qui inquiète désormais. D’autant qu’elle
est le fait non pas de grandes puissances stables, pacifiques et
démocratiques, mais de pays souvent en marge de la communauté
internationale et qui peuvent même avoir partie liée avec des
groupes terroristes, Al-Qaida en tête. Dès la chute de l’URSS, on a
signalé la disparition d’un certain nombre d’armes nucléaires et de
matières fissiles de l’arsenal russe. Où sont-elles ? Dans le risque
nucléaire, le militaire et le civil sont bien souvent liés et le
développement des activités pacifiques dans le monde crée un
terrain favorable à la mise au point, le plus souvent clandestine,
d’un armement d’autant plus dangereux que moins sophistiqué. La

liste des pays qui se dotent d’installations nucléaires civiles
s’allonge, celle des industriels fournisseurs de centrales également.
Ces nouveaux acteurs ont-ils une expérience et une culture
suffisantes de la sécurité permettant de ne pas faire courir de
nouveaux risques ?
Le XX siècle a sans doute été le siècle le plus terrible de
l’histoire de l’humanité. Non seulement il a été marqué par deux
guerres mondiales, mais il a vu l’avènement de l’ère nucléaire.
Cette maîtrise de l’énergie de la matière a bien sûr débouché sur
des applications civiles dont il est difficile aujourd’hui de se
passer : production d’électricité, applications médicales et
industrielles notamment, mais aussi sur l’arme nucléaire et
thermonucléaire. Pour la première fois de son histoire, l’homme
s’est donné la capacité de rayer toute vie de la surface de la Terre.
Ce même XX siècle a aussi vu l’homme briser ses chaînes
terrestres. En 1957, il réalisait le premier satellite artificiel et,
douze ans plus tard, il marchait sur la Lune, transformant en réalité
un rêve millénaire. Mais les fusées sont aussi des missiles qui font
planer sur le monde la menace des bombes nucléaires. Ces erreurs
et ces horreurs, ces désordres et ces désastres sont le fruit d’une
histoire qu’il importe de retracer et d’en faire l’inventaire.


1 Toutefois, 1 415 habitants de la région seraient morts des conséquences de la
catastrophe, c’est-à-dire des dégradations de leurs conditions de vie, du stress, de la
fatigue, d’aspects psychologiques. En juillet 2013, Tepco, l’opérateur de la

centrale nucléaire de Fukushima, annonçait que 1 973 salariés avaient été fortement
irradiés après l’accident, c’est-à-dire à des doses supérieures à 100 millisieverts (voir
annexe 1).
2 Toutefois, comme pour Fukushima, plusieurs milliers de personnes seraient
décédées de la fatigue, du stress, et de séquelles psychologiques.


CHAPITRE 1
La guerre froide :
un demi-siècle de folie nucléaire

suite…

Le-livre-noir-du-nucleaire-militaire

Le livre noir de l’agriculture


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Auteur : Isabelle Saporta

Ouvrage : Le livre noir de l’agriculture-Comment on assassine nos paysans, notre santé et notre environnement

Vous souvenez-vous des Shadoks ? Ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des
machines toujours plus absurdes pour résoudre leurs problèmes… Ridicules ? Et pourtant, les Shadoks, aujourd’hui, c’est nous, ou
plutôt notre agriculture. Dépensière en eau et en pesticides, pollueuse, onéreuse, elle sacrifie les paysans et met leur santé et la nôtre
en danger. Malgré son coût prohibitif — le budget de la politique agricole commune atteint 57 milliards d’euros en 2010, soit 44 %
du budget de l’Union [1] —, l’agriculture actuelle ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental
qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à nous tous. Les agriculteurs ne s’en sortent plus. Les
ressources d’eau sont gaspillées, polluées. Nous retrouvons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres
résidus médicamenteux. La confiance est perdue. L’agriculteur est injustement voué aux gémonies, lui qui n’est que le bouc émissaire
d’un système qu’il subit.
La conclusion semble s’imposer : puisque notre agriculture pose plus de problèmes qu’elle n’en résout, il est urgent de changer de
cap et de revenir à davantage de raison. Trop simple. Si tout le monde s’accorde sur le constat d’échec, aucun responsable
politique ne veut prendre le risque de s’attaquer aux fondements de l’agriculture intensive. On préfère continuer à pomper, ou plutôt
à creuser la tombe des agriculteurs, et la nôtre avec.
Un constat excessif ? Non, simplement lucide. Il suffit de prendre le temps de regarder autour de soi. Prenons l’exemple du porc.
J’ai choisi de le développer dans cet ouvrage car il est symptomatique de tous les excès de l’élevage industriel. Dans le porc,
comme dans la volaille, les tenants d’une agriculture intensive ont choisi de « rendre productif » l’animal de rente. Il a donc fallu se
débarrasser de tous les élevages à taille humaine, jugés trop passéistes. On a préféré concentrer les animaux au sein de bâtiments
high-tech qui ont coûté les yeux de la tête aux éleveurs. Aujourd’hui, ces derniers sont incapables de rembourser leurs emprunts.
Pour s’en sortir, ils cherchent à produire toujours plus, dans le fol espoir de gagner plus. Mais les lois du marché sont ainsi faites que
plus l’offre est importante, plus les prix sont bas. La quantité ne paie pas, la qualité si. Cependant, de cette dernière, les éleveurs de
porcs se sont progressivement éloignés. Comme les porcs ont été parqués dans des espaces exigus et qu’ils échangent miasmes et
maladies en tout genre, ils passent leur vie sous perfusion d’antibiotiques. C’est un fait, l’élevage concentrationnaire ne tient pas sans
béquille médicamenteuse.
Enfin, comme il fallait tasser des animaux toujours plus nombreux dans des espaces toujours plus restreints, on a rationalisé
l’élevage. En d’autres termes, on a essayé de standardiser le vivant. Sans pressentir qu’il finit toujours par se rebeller quand on
cherche trop à le contraindre.
Tout a commencé quand de savants agronomes ont décidé de jeter la paille aux orties, le fumier aux oubliettes, et de mettre à
l’honneur le caillebotis. Grâce à ce grillage sur lequel les animaux s’agglutinent, leurs déjections glissent sous eux. Non seulement la
bête vit confinée dans d’atroces odeurs d’ammoniac et d’excréments, mais ce mélange douteux, baptisé lisier, est une véritable plaie
pour l’environnement. Que faire ? Revenir à des élevages à taille humaine, sur paille, et tuer dans l’oeuf le problème posé par le
lisier ? Vous n’y pensez pas ! Shadok un jour, Shadok toujours. Les politiques ont, au contraire, encouragé et subventionné les
élevages pour qu’ils s’agrandissent davantage encore. Insensé ? Pas dans une logique de l’absurde. Pour les pouvoirs publics, il était
hors de question de revenir en arrière, mais il fallait effectivement venir à bout de ce problème de lisier. Un chercheur fou a alors eu
l’idée géniale de créer des stations de retraitement des excréments. Mais celles-ci nécessitaient des investissements colossaux. Il
fallait donc les adosser à des élevages gigantesques. Au final, pour résoudre le problème posé par le lisier, on a agrandi les élevages
et aggravé la situation. Pollution de l’eau et algues vertes sont devenus le lot quotidien de la région Bretagne.
De plus, comme on a éloigné les bêtes des prairies pour les concentrer dans des élevages hors sol, il a fallu trouver un moyen
astucieux et peu onéreux de les nourrir toute l’année : le maïs. On avait simplement omis un petit détail : le maïs consomme une
quantité d’eau astronomique. Pourquoi en a-t-on planté partout, alors ? Et surtout, comment se fait-il que les agriculteurs le trouvent
si rentable ? Parce qu’il l’est, à partir du moment où ce ne sont pas les paysans qui paient la facture d’eau, mais nous, pauvres
consommateurs. On paie notre nourriture et la facture d’eau nécessaire à sa production. Ce n’est pas tout. Le maïs ne va pas sans
soja. Cette dépendance expose les revenus de nos agriculteurs aux aléas des marchés mondialisés et ruine les petits paysans du bout
du monde, contraints de produire pour nos bêtes plutôt que pour nourrir leurs familles. Le régime maïs-soja que l’on sert à nos
animaux de rente est truffé d’oméga 6 et manque cruellement d’oméga 3. Or ce déséquilibre est cause d’obésité et favorise cancers
et maladies cardio-vasculaires. Après la facture alimentaire et écologique, le consommateur paie donc, au prix fort, la facture santé.
De la pomme aux tomates, du blé aux pommes de terre, tous les secteurs de l’agriculture, tout ce qui compose notre assiette est
produit en dépit du bon sens. Au final, un agriculteur exsangue et désespéré, un consommateur suspicieux à raison, et une facture
sociale, environnementale et de santé publique astronomique.

Dans cet essai, j’ai voulu mettre au jour l’absurdité du système, en remontant de la fourche à la fourchette, du cours d’eau pollué
jusqu’aux cancers environnementaux provoqués par les pesticides, des animaux trop traités jusqu’à l’antibiorésistance. Il me
paraissait crucial de démonter ces rouages fous qui nous ont poussés à faire continuellement les mauvais choix. Autant de décisions
aujourd’hui lourdes de conséquences.
Pourtant, il n’était pas question de se contenter de brosser un tableau alarmiste de notre agriculture. Bien que la gravité de la
situation actuelle ne puisse être minimisée, des solutions existent. Elles sont simples et frappées au coin du bon sens. Il suffit de
tendre l’oreille et de savoir écouter. N’entendez-vous pas le murmure de nos anciens ? Ceux qui connaissaient le monde d’avant son
délire productiviste ? Ceux qui, chercheurs, agriculteurs et médecins, travaillent aujourd’hui d’arrache-pied à remettre les champs
dans les sillons du bon sens paysan ?

Chapitre 1

Sale temps pour le cochon
« L’élevage porcin, c’est l’industrie lourde de l’agriculture », se félicite Patrice Drillet, vice-président de la Cooperl Arc Atlantique.
Cette coopérative abat plus de 5 200 000 porcs par an, soit 20 % de la production porcine française à elle seule. Chaque semaine,
ses trois abattoirs tuent 100 000 porcs. Un toutes les six secondes. Un vrai travail à la chaîne qui ne souffre ni sentiment, ni perte de
temps [2].
En quarante ans, la France, pas peu fière de ses cochons, a su employer les grands moyens pour industrialiser ses élevages. Et
qu’importe si, au passage, on a divisé par 50 le nombre d’exploitations agricoles — de 795 000 en 1968 à 15 000 aujourd’hui —
tout en multipliant par deux le cheptel. Mais, à entendre les paysans convaincus, il fallait en passer par là et consentir à cette
inévitable casse pour quitter l’univers archaïque de l’élevage en plein air. Finis les temps heureux où les cochons avaient encore
l’heur de déambuler à leur guise dans les cours des fermes. Ces clichés appartiennent désormais à un monde dépassé, désuet et
charmant. L’avenir du porc, lui, était tout tracé. Les agronomes en avaient dessiné les contours. Le porc et ses éleveurs devaient
entrer de gré ou de force dans l’ère de la modernité. S’adapter ou mourir. Survivre, tout simplement.
Une uniformisation s’imposait. Aux oubliettes, les dizaines de races rustiques qui existaient encore au lendemain de la Seconde
Guerre mondiale. Les généticiens ne veulent plus voir qu’une seule tête. Ou plutôt quatre : Landrace, Piétrain, Duroc et le fameux
Large White. Ce dernier est issu de croisements entre des porcs blancs du Yorkshire et des races chinoises qui, dixit le Nouveau
Larousse agricole, édition 1952, « ont été choisies pour la finesse de leur squelette [elles font plus de viande que d’os] et pour leur
aptitude à un engraissement rapide » ; « les bêtes reçurent au fil des ans des doses croissantes de sang asiatique ». Les races
chinoises sont surtout célèbres pour donner des truies hyperprolifiques.
Blanc de l’Ouest, cul noir du Limousin, basque, cochon de Bayeux, gascon, Nustrale sont les seuls rescapés de cet eugénisme
industriel. « Mais tous réunis, ils ne représentent pas plus de 0,2 % de l’ensemble du cheptel de truies et epsilon des porcs produits
[3] », rappelle Jocelyne Porcher, chercheur à l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) et auteur de Cochons d’or
[4]. En 1952, le Larousse agricole consacrait encore des pages entières à décrire les races boulonnaise, normande, celtique,
bressane, de Bourdeaux, la race d’Aubagne ou encore celle de Loches et de Montmorillon. Bref, chaque région, voire chaque
commune, avait ses propres races, adaptées aux terroirs et à la nourriture que ces contrées pouvaient leur offrir. Tout n’était pas
encore contrôlé par les quelques laboratoires de génétique qui répartissent aujourd’hui les mêmes bêtes sur tout l’Hexagone et dans
le monde entier. Pen Ar Lan, l’un des cadors du milieu, se vante ainsi d’avoir commercialisé plus de 235 000 truies Naïma dans le
monde en 2006. France Hybrides a exporté quelque 180 000 de ses truies Galaxy dans vingt-deux pays différents… Et les
descriptions chaleureuses du Larousse agricole des années 1950 sont bien loin des préoccupations de nos généticiens. À quoi bon
s’attarder sur le type celtique de la race de Bayeux, sur les oreilles horizontales de la race bressane, ou s’esbaudir devant les
attributs de bons marcheurs des porcs gascons ? Aujourd’hui, ce sont des « produits » appartenant à une « gamme ». Préoccupation
numéro un pour le verrat : la vitesse de croissance ; numéro deux : le muscle ; numéro trois : sa consommation de nourriture. Moins il
mange, plus il grossit et mieux c’est. La petite bête est certes un tantinet fragile. Mais qu’importe, grâce au génie génétique de Pen
Ar Lan, le Pietrain new wave est « 100 % résistant au stress » (la publicité vante « les qualités du Pietrain, sans le stress »). Et
pourquoi ce soudain désir de fournir des bêtes « indemnes du gène de sensibilité au stress » ? Parce que ce gène, appelé RN,
« génère des viandes acides à 24 heures post mortem et des bas rendements à la cuisson ». Le verrat P 76, lui, est
« « économique » par excellence, fait pour produire au moindre coût ». Son petit frère, Maxter 16 de chez France Hybrides, promet
un « rendement exceptionnel » — « priorité au muscle » —, que la bête croupisse sur caillebotis ou sur paille, qu’elle mange à
volonté ou qu’elle soit rationnée. Maxter 16, quoi que tu lui fasses et quoi que tu lui donnes à manger, il gonfle à vue d’oeil ! Tout
comme son cousin Musclor, de chez Gene Plus.
Que dire de la belle et douce Naïma de chez Pen Ar Lan ? « Chinoise par ses qualités maternelles, européenne par ses qualités de
carcasse. » Son prénom est même encadré d’une calligraphie chinoise… Et qu’importe si Naïma est un prénom arabe signifiant
« douceur du paradis » et formé à partir de l’adjectif na’îm, « heureux ». Heureuse, Naïma ne doit pourtant pas l’être tant que ça,
malgré son « instinct maternel particulièrement développé ». Qu’est-ce que l’instinct maternel d’une truie ? Le style est lapidaire :
« Une prolificité exceptionnelle, et ce grâce aux qualités utérines des races chinoises associées à l’importante ponte ovulaire des
races hyperprolifiques européennes. Des venues en chaleur très marquées, un ISSF court [intervalle de sevrage de saillie de
fécondation, soit l’intervalle entre le sevrage des porcelets et la nouvelle saillie fécondante — ici de 6 jours au plus]. Mises bas
rapides [il ne manquerait plus qu’elles traînent, ces fainéantes…], excellente production laitière, très bonne qualité des tétines ; ajouté
à ceci, de bons aplombs. » Bref, elle tient debout, elle fait une vingtaine de marmots par portée, qu’elle éjecte en un temps record :
voilà une bonne mère ! Chaque année, ces supertruies sont récompensées au Space — le Salon international de l’élevage qui se

tient à Rennes — par le célèbre Cochon d’or. Cette année, la cérémonie était animée par l’ex-Miss France Élodie Gossuin… La
jolie reine de beauté a embrassé à bouche que veux-tu les trois éleveurs comptant dans leur porcherie des truies capables de sevrer
32,1 porcelets…
Bien entendu, qui dit modernisme dit gigantisme. La taille moyenne des exploitations a été multipliée par 70 en quarante ans. Dans
les fermes d’antan, on se félicitait de compter 12 ou 13 porcs. Aujourd’hui, à moins de 900 cochons, c’est une exploitation
miniature. Trois mille élevages concentrent plus de la moitié du cheptel de France. En haut du podium, vainqueur toutes catégories,
la Bretagne, qui détient le sinistre record d’élever plus de la moitié des porcs de l’Hexagone. En Armorique, il y a trois fois plus de
porcs que de Bretons…
Toujours plus de cochons sur des espaces toujours plus réduits. Pour mettre en place ce système, il a fallu rationaliser l’élevage. Un
doux euphémisme : on a retiré les cochons de leurs cours, sans doute un peu rustiques mais dans lesquelles ils étaient libres de leurs
mouvements, pour les entasser dans d’immenses bâtiments borgnes, éclairés par la seule lueur des néons. Dans son édition de 1952,
le Larousse agricole élevait pourtant au rang de première condition à la réussite de l’élevage le fait que « les animaux vivent le plus
possible à la lumière dans des enclos bien ensoleillés »…
Plus de paille, mais des caillebotis sur lesquels les bêtes s’esquintent les pattes. Dommage collatéral de l’élevage industriel. Les
petites lattes de bois ou, mieux encore, de plastique doivent en effet être suffisamment espacées pour permettre aux déjections des
porcs de s’y faufiler. D’ailleurs, à peine entré dans l’un de ces bâtiments, une odeur nauséabonde vous assaille. La poussière,
lourde, s’infiltre dans vos narines et semble tapisser votre gorge [5]. Sous vos pieds flottent des kilos et des kilos de merde de porc,
baignant dans des litres d’urine. Un bruit assourdissant, un ronronnement perpétuel, scande vos pas. C’est la ventilation. L’air de ces
bâtiments est filtré en permanence pour tenter de réduire l’un des principaux fléaux de ces élevages hors sol : les maladies
respiratoires, qui représentent la moitié des pathologies frappant les porcs industriels. Elles sont dues à l’air confiné, un air chargé
d’ammoniac, de fermentation d’excréments et de squames de peau causés par les frottements des bêtes les unes contre les autres.
Étant donné la concentration des animaux, sans cette ventilation les porcs mourraient en quelques heures. D’ailleurs, tous les gros
élevages sont munis d’un groupe électrogène en cas de panne électrique… Les assureurs refusent de couvrir les élevages qui en
seraient dépourvus. Autre option indispensable : le dépannage 24 heures sur 24.
L’air est d’autant plus irrespirable que la température est élevée. Pourquoi cette chaleur étouffante ? Pour que les bêtes ne
dépensent pas sottement leur énergie à se réchauffer plutôt qu’à grossir à la vitesse de l’éclair. Et, surtout, pour qu’elles ne fassent
pas de gras. Le porc moderne se doit d’être maigre. En dix ans, il a perdu plus d’un centimètre de graisse afin de satisfaire aux
exigences diététiques des consommateurs. S’il vendait des carcasses trop grasses, l’éleveur serait pénalisé financièrement : le prix de
la viande dépend de son épaisseur de gras. Le porc n’a donc qu’à s’accommoder de vivre dans cette atmosphère confinée. Et sans
jamais voir la lumière du jour : il vit dans le noir. Les néons ne sont allumés que lorsque l’éleveur débarque pour lui administrer des
médicaments ou pour s’assurer que la machine à soupe (c’est-à-dire l’ensemble des tuyauteries qui parcourent les bâtiments) a bien
desservi à heure dite et à chacun sa ration de nourriture.
Malgré l’obscurité imposée aux bêtes, l’élevage hors sol engendre une débauche de dépenses énergétiques. D’après les chiffres
fournis par l’IFIP (Institut du porc) à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), chauffage et ventilation
constituent 85 ou 86 % de la consommation totale d’électricité d’un élevage industriel. Bien sûr, plus les élevages sont importants,
plus la consommation énergétique l’est aussi. Qui dit gigantisme dit mécanisation à outrance. Machine à soupe, distributeurs de
croquettes et d’eau, tout est automatisé. Et plus l’élevage est vieux, plus il est gourmand en énergie. Or la majorité des élevages
porcins bretons ont dans les dix-huit ans bien tassés. Ils consomment environ 1 171 kilowatts-heure par truie et par an. Soit
quasiment le double de la consommation électrique moyenne d’un Albanais ou d’un Indien, six fois et demie celle d’un Ivoirien et
l’équivalent de celle d’un Cubain…

Une vraie vie de cochon

suite…

Le livre noir de l agriculture.pdf

Qui aime bien, vaccine peu !


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Auteur : GROUPE MÉDICAL
DE RÉFLEXION SUR LES VACCINS

Ouvrage : Qui aime bien,vaccine peu !
Préface de Michel Georget

 

 

Préface
Il semble que les vaccinations n’aient pas eu le rôle majeur qu’on leur
attribue, mais que l’amélioration des conditions de vie et de l’hygiène
générale a été le facteur déterminant dans la régression des maladies
infectieuses.
Plusieurs études relient des maladies auto-immunes à certaines
vaccinations. Est-il raisonnable de vacciner un enfant pour lui éviter les
oreillons, dont il guérirait sans problème, mais de lui faire courir le risque
d’un diabète qu’il gardera toute sa vie ? Tout aussi discutable est la
vaccination contre l’hépatite B dans nos pays de faible prévalence,
compte tenu du risque de la survenue d’une maladie neurologique grave.
Restons lucides et tentons, pour toute maladie, de réfléchir à son
importance, sa gravité, son mode de transmission, ses moyens de
traitement, et de considérer en parallèle l’efficacité du vaccin, sa durée de
protection et, surtout, ses effets secondaires dont le recensement est
souvent négligé.
À partir de là, un choix éclairé est possible. Dans cette perspective,
l’ouvrage que vient de réaliser le groupe de médecins de Suisse romande
sera un guide très utile pour alimenter la réflexion des familles et de leurs
praticiens.

Michel Georget
Auteur de Vaccinations, les vérités indésirables,
Éditions Dangles, 2000
Agrégé de Biologie,
Professeur honoraire des classes préparatoires aux Grandes Écoles

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Qui aime bien vaccine peu.pdf

Les cobayes humains de l’armée française.


http://www.legrandsoir.info/les-cobayes-humains-de-l-armee-francaise.html

Les cobayes humains de l’armée française.

Nicolas PLUET

01/04/1960 : 150 prisonniers algériens utilisés comme cobayes humains lors du second essai nucléaire français à Reggane.

01/04/1960 : 150 prisonniers algériens utilisés comme cobayes humains lors du second essai nucléaire français à Reggane.

René Vautier est mort le 4 janvier 2015.
Résistant à 15 ans, il fut, avec pour seule arme sa caméra, engagé sa vie durant contre le colonialisme et les injustices ; emprisonné dès son premier film à 21 ans ; censuré comme nul autre réalisateur français ne le fut.

Lui qui avait des liens si forts avec l’Algérie s’était fait l’écho d’un témoignage terrible qui, jusqu’ici n’a pas été évoqué dans la presse française. Il est temps de le faire.

Cela se passe au CSEM (Centre Saharien d’Expérimentation Militaire) situé à Reggane, à 700 km au sud de Colomb Bechar. Les tirs sont effectués à Hamoudia, à une cinquantaine de km au sud-ouest de Reggane. Le premier avril 1960 a lieu le second essai nucléaire français, sous le nom de code “Gerboise blanche”. La bombe dégagea environ 4 kilotonnes.

Le tir a été l’occasion d’étudier la résistance des matériels militaires (avions, véhicules, parties de navires…) à une explosion nucléaire.

L’armée française a mené des essais sur des rats, des lapins et des chèvres.

Des exercices militaires en ambiance « post-explosion » ont été réalisés. Ils commencèrent vingt minutes après les tirs.

Mais environ 150 hommes vivants furent aussi exposés aux effets de la bombe, ligotés à des poteaux, à environ 1 km de l’épicentre.

Nous sommes en pleine guerre d’Algérie, cette guerre qui a fait plusieurs centaines de milliers de victimes algériennes, militaires et surtout civiles. Beaucoup de victimes meurent torturées. Pour le colonialisme français et son armée, la vie des algériens ne vaut pas cher à l’époque…

René Vautier, avait monté son film “Algérie en flammes”, tourné dans les maquis algériens dans les studios de la DEFA (Deutsche Film-Aktiengesellschaft) en RDA.
Karl Gass, réalisateur documentariste à la D.E.FA. avait recueilli le témoignage d’un légionnaire français d’origine allemande affectés à la base de Reggane.

Le témoin affirmait avoir reçu , juste avant l’explosion, l’ordre de récupérer dans des prisons et des camps de concentration, 150 Algériens qui devaient être utilisés comme cobayes à proximité du point zéro . Il déclarait les avoir fait venir, les avoir remis à ses supérieurs hiérarchiques, et ne les avoir jamais revus. Ce légionnaire a été affecté ailleurs en 1961.

M. Mostefa Khiati, médecin à l’hôpital d’El Harrach et M. Chennafi, enlevé avec cinq de ses amis de Staouéli (ouest d’Alger) à Reggane où ils devaient travailler, confirment ce témoignage (voir encadré “Ce que disent les Algériens”).

En Algérie, la presse et les médias algériens, la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, des juristes, des médecins évoquent ces questions.

Le 14 février 2007, le quotidien Le Figaro cite une réponse à l’interpellation des Algériens. Elle est faite par le responsable de la communication du ministère de la Défense, Jean-François Bureau : « Il n’y a jamais eu d’exposition délibérée des populations locales » ». Il s’agit, selon lui, d’une légende entretenue par la photo d’une dépouille irradiée exposée dans un musée d’Alger. « Seuls des cadavres ont été utilisés pour évaluer les effets de la bombe », ajoute-t-il.

Mais alors, quels sont ces cadavres ? D’où venaient-ils ? Quelles étaient les causes des décès ? Où sont les documents tirant les enseignements de leur exposition à la bombe ? Et surtout, peut-on sérieusement croire qu’en pleine guerre d’Algérie, l’armée française pouvait transporter des cadavres sur des centaines de km pour des essais “éthiques” alors qu’elle torturait et tuait quotidiennement civils et combattants algériens ?

Qui peut croire aussi, qu’un pouvoir qui se dote à grands frais d’une arme nouvelle, qui fera l’essentiel de ses forces, va s’abstenir d’en faire l’essai jusqu’au bout ? La logique “technique” à défaut d’être humaine, c’est de la tester “en vraie grandeur” c’est à dire sur des êtres humains vivants … Tous l’ont fait : lisez, pays par pays, l’ encadré à ce sujet.

Pourtant, il n’y a pas eu de scandale d’Etat à la hauteur de ce fait qui relève du crime contre l’humanité.

Le fait que le FLN avait accepté, dans le cadre d’ »annexes secrètes », que la France puisse utiliser des sites sahariens pour des essais nucléaires, chimiques et balistiques pendant quatre années supplémentaires a sans doute créé des conditions propices à ce silence officiel…

En effet, ces essais se sont poursuivis dans les conditions de mise en danger des populations locales et des travailleurs algériens sur les sites contaminés, le pouvoir algérien ne souhaitait sans doute pas voir ce dossier sensible resurgir.

Derrière elle, l’armée française a laissé des poubelles nucléaires à peine ensablées
(voir L’Humanité du 21/02/2007), des populations victimes de multiples cancers, des nappes phréatiques radioactives.

Mais elle laisse aussi le souvenir, mieux caché pour l’instant, d’une épouvantable expérimentation effectuée sur des êtres humains vivants.

Merci à René Vautier pour avoir tenté, durant des années, de lever la chape de plomb sur ce crime.

A présent les bouches et les archives doivent s’ouvrir.

Comme la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, exigeons l’ouverture compète des archives militaires sur les essais nucléaires dans le sud du Sahara (algérien) dans les années 1960 à 1966.

Demandons aux nombreux militaires et civils français et algériens qui ont servi sur la base de Reggane et ont pu être témoins direct ou recueillir des témoignages de dire ce qu’ils savent.

Que la France officielle reconnaisse aujourd’hui le crime.

A défaut de pouvoir le réparer, qu’elle prenne ses responsabilités pour atténuer les conséquences de ses essais nucléaires sur les population algériennes :

La réhabilitation des sites d’essais nucléaires, conformément à la législation internationale.

La création d’une structure de santé spécialisée dans le traitement des maladies cancéreuses causées par la radioactivité. La mise en place d’un registre du cancer dans les régions d’Adrar, Tamanrasset et Béchar. La prise en charge totale des malades.

La création d’un pôle d’observation des différents sites ayant servi aux essais nucléaires comme ce fut le cas pour l’Angleterre et ses sites en Australie.

Auteur : Nicolas Pluet, militant communiste et ami de René Vautier.


Sources et éléments pour des encadrés éventuels complétant le texte principal.
Eléments pour un encadré sur
Ce que disent les algériens

Du côté algérien, des recherches ont été faites dans les années 2000 et résumées ainsi par l’avocate Me Fatima Ben Braham : « L’étude iconographique, de certaines de ces photos, nous a permis de constater que la position des soi-disant mannequins ressemblait étrangement à des corps humains enveloppés de vêtements. A côté de cela, nombre d’Algériens détenus dans l’ouest du pays et condamnés à mort par les tribunaux spéciaux des forces armées [français] nous ont apporté des témoignages édifiants. Certains condamnés à mort n’ont pas été exécutés dans les prisons, mais ils avaient été transférés pour ne plus réapparaître. Ils avaient, selon eux, été livrés à l’armée. Après consultation des registres des exécutions judiciaires, il n’apparaît aucune trace de leur exécution et encore moins de leur libération. Le même sort a été réservé à d’autres personnes ayant été internées dans des camps de concentration. »

Après des recherches, l’avocate a retrouvé une séquence des informations télévisées montrant un combattant mort sur une civière entièrement brûlé, ainsi commentée : « Et voilà le résultat de la bombe atomique sur un rebelle. »
De plus, une étude minutieuse des photos de mannequins, et particulièrement une, où plusieurs corps (5 environ) étaient exposés, indique que les mannequins auraient une forte ressemblance à des corps humains.

Elle a alors réuni un groupe de médecins et de médecins légistes à l’effet de faire le rapprochement des corps exposés avec de véritables corps humains dans la même position (tête, bras, jambes, bassin, buste, etc.)
Les résultats ont été concluants : il s’agit bien de corps humains (même le poids a été déterminé) et leur mort était certaine.
En 2005, la question a été posée aux autorités françaises qui ont d’abord répondu qu’il s’agissait uniquement de mannequins et de rien d’autre, pour tester les habillements face aux essais.

Après insistance des Algériens, les autorités françaises ont rétorqué que « s’il y avait des corps à la place des mannequins, il faut se rassurer que les corps étaient sans vie ».

Source : http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/france/cobayes_humains.htm


Lors d’un documentaire, réalisé par Saïd Eulmi et diffusé à l’ouverture du colloque, il a été rapporté que des prisonniers de guerre avaient été utilisés comme cobayes lors des essais. Des images de corps humains calcinés accrochés à des poteaux ont été montrées. « Les corps de ces martyrs (…) ont été retrouvés durcis comme du plastique », a souligné Mostefa Khiati, médecin à l’hôpital d’El Harrach. « Les conventions de Genève ont été violées. Il s’agit de crimes de guerre », a estimé Abdelmadjid Chikhi, directeur des archives nationales.

Source : Metaoui Fayçal, El Wattan


Le témoignage de M. Chennafi, « un sexagénaire, enlevé avec cinq de ses amis de Staouéli (ouest d’Alger) à Reggane où ils devaient travailler jour et nuit et préparer l’installation de la bombe nucléaire : « Après l’explosion de cette bombe, les victimes étaient parties en fumée. Même les ossements ont disparu ». Plusieurs militaires et médecins Français ont confirmé l’utilisation par l’armée française d’habitants de la région ou de Ghardaia afin de « tester l’effet des radiations » sur eux. Ces derniers ont été placés dans les lieux servant de théâtre des opérations sans protection aucune. Les survivants n’ont bénéficié d’aucun traitement contre les radiations nucléaires par la suite.

Source : Planète non violence (webzine)


Ligue Algérienne des Droits de l’Homme

La LADDH pense que l’exposition directe, par la France, de prisonniers dans l’expérience nucléaires constitue “une flagrante violation de la convention de Genève relative aux prisonniers de guerre et à leur traitement.

Le FLN a accepté, dans le cadre d’ »annexes secrètes », que la France puisse utiliser des sites sahariens pour des essais nucléaires, chimiques et balistiques pendant cinq années supplémentaires. Onze essais se sont ainsi déroulés après l’Indépendance du 5 Juillet 1962 et ce, jusqu’en février 1966.

La LADDH est porteuse d’exigences vis à vis de la France (voir article principal).
Source : http://ekopol.over-blog.com/2014/08/les-essais-nuclaires-francais.html


Eléments pour un encadré sur :
Radiations imposées.

Même les militaires n’étaient pas protégés.

Si l’on compare avec ce qui a été fait en Polynésie pour la protection des populations – des blockhaus pour Tureia qui se trouve à 110 km de Mururoa et des « abris de prévoyance » sommaires pour les Gambier, Reao et Pukarua, dans le Sahara algérien, les précautions prises pour la protection des personnels militaires et des habitants des palmeraies voisines ont été très sommaires, voire inexistantes.
Quelques documents estampillés « secret » permettent d’avoir une idée du mépris des autorités militaires à l’égard de leurs hommes. on peut constater que pour les populations sahariennes de Reggane (environ 40 km d’Hammoudia) et quelques palmeraies encore plus proches des points zéro, la protection était nulle. Aucun abri ou autre bâtiment n’a été construit pour ces populations, tout aussi bien que pour les personnels militaires de la base de Reggane Plateau ou les quelques dizaines de militaires et civils qui restaient sur la base d’Hammoudia pendant les tirs.

A Reggane au Sahara, à moins de 5 km de l’explosion, on donnait des lunettes noires aux soldats pour se protéger les yeux. Mais ils étaient en short et chemisette.

Des retombées à plus 3 000 km, des conséquences sanitaires terribles.
Outre dans tout le Sahara algérien, les retombées radioactives ont été enregistrées jusqu’à plus de 3000 km du site (Ouagadougou, Bamako, Abidjan, Dakar, Khartoum, etc.).

24 000 civils et militaires ont été utilisés dans ces explosions, sans compter l’exposition aux radiations de toute la population de la région.

A Reggane où les essais ont été atmosphériques et ont couvert une vaste zone non protégée, selon les médecins l’exposition aux radiations ionisantes provoque plus 20 types de cancer (cancers du sein, de la tyroïde, du poumon, du foie, du côlon, des os, etc.).
Les leucémies dépassent de manière sensible la moyenne dans la région. Des malformations touchent aussi bien les adultes que les enfants, les nouveaux nés et les les fœtus. On constate également une baisse de fertilité des adultes. Des cas de cécité sont dus à l’observation des explosions. A Reggane le nombre de malades mentaux est très important. Des familles entières sont affectées, sans parler des lésions de la peau, des stigmates physiques et des paralysies partielles, ainsi que d’autres phénomènes sur lesquels les médecins n’arrivent pas à mettre de mots.

Le bilan des décès causés par les maladies radio-induites ne cesse de s’alourdir à Tamanrasset. Au total 20 cancéreux, entre femmes, hommes et enfants, sont morts en juillet dernier, s’alarme Ibba Boubakeur en 201447, secrétaire général de l’Association des victimes des essais nucléaires à In Eker (Aven), Taourirt.

« Nous avons assisté à l’enterrement d’enfants amputés de leurs membres inférieurs et de femmes à la fleur de l’âge. Le pire, c’est qu’aucune de ces victimes ne possède un dossier médical, hormis les quelques certificats délivrés par les médecins exerçant dans la région », se plaint-il. 52 ans après cette tragédie que la France ne veut toujours pas réparer.

« On ne peut pas avoir le nombre exact de victimes. En 2010, un recensement partiel faisant état d’un peu plus de 500 victimes a été réalisé dans les localités relevant uniquement de la commune de Tamanrasset, à savoir Inzaouen, Ifak, Toufdet, Tahifet, Indalak, Izarnen, Outoul et Tit. Nous y avons constaté beaucoup de maladies, des avortements, des malformations et toutes les formes de cancer ».

Selon une étude réalisée par des experts, 21,28% des femmes de cette région sont atteintes de cancer du sein et 10,13% du cancer de la thyroïde.

Sources :

http://www.reperes-antiracistes.org/article-dossier-algerie-les-essais…

Ligue Algérienne des Droits de l’Homme. http://www.lematindz.net/news/15070-essais-nucleaires-en-algerie-la-la…

http://lavoixdesidibelabbes.info/laven-salarme-des-deces-causes-par-le…

http://ekopol.over-blog.com/2014/08/les-essais-nuclaires-francais.html

http://www.djazairess.com/fr/elwatan/60683

Le jour d’Algérie » du 13/02/2007


Eléments pour un encadré sur :
Essais humains : la France n’est pas la seule.

USA
Le secrétaire d’Etat à l’Energie américain, Hazel O’Leary, a révélé que son pays a mené des expériences sur quelque 700 « cobayes humains ». C’était dans les années quarante, on administra à plus de 700 femmes enceintes, venues dans un service de soins gratuits de l’université Vanderbilt (Tennessee), des pilules radioactives exposant les foetus à des radiations trente fois supérieures à la normale. On leur faisait croire qu’il s’agissait d’un cocktail de vitamines. ..
En 1963 (là, on était pourtant édifié sur les effets de la radioactivité !), 131 détenus de prisons d’Etat de l’Oregon et de Washington se portèrent « volontaires », en échange d’un dédommagement de 200 dollars chacun, pour recevoir de fortes doses de rayons X (jusqu’à 600 röntgens) aux testicules.
Mais l’expérimentation humaine principale avait été menée lors des bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945 et après eux.
le Japon avait de toute façon déjà perdu la guerre et s’apprêtait à négocier, avant les bombardements nucléaires.
Les USA choisissent Hiroshima et Nagasaki pour leurs configurations différentes et y expérimentent deux bombes de types différents : plutonium pour Nagasaki ; uranium 235 pour Hiroshima . Plus de 2 00 000 victimes immédiates, sans compter celles des décennies suivantes.
Les archives américaines ont révélé , que quatre des plus grandes villes japonaises avaient été retenues comme cibles potentielles et interdites de tout bombardement, afin de pouvoir attribuer à la seule bombe atomique les dégâts observables. Par ordre de « préférence », il s’agissait de Hiroshima, Niigata, Kokura et Nagasaki.
Après les bombardements les USA construisent tout un hôpital, implantent un camp de scientifiques pour examiner les survivants et mener des expériences sur eux, quelques semaines seulement après le bombardement. Mais ne soigneront personne.

URSS
En septembre 1954, l’armée soviétique exposa sciemment des civils et des militaires aux retombées d’une bombe atomique de 20 kilotonnes, explosée à 350 m au-dessus de la ville de Totskoye, dans l’Oural. outre les 45 000 soldats qui furent exposés – quand les généraux décidèrent de leur imposer des exercices militaires sur les terrains encore brûlants de radioactivité -, il y avait aussi des civils : un million de personnes environ, réparties dans un rayon de 160 km autour du site de l’expérience. En effet, Kouibichtchev (aujourd’hui Samara), alors peuplée de 800 000 habitants, se trouve à 130 km à l’ouest du site et Orenbourg, 265 000 habitants, à 160 km à l’est.
Au Kazakhstan un quart du territoire kazakh est occupé par les terrains d’essais et des usines militaires. On y a fait exploser 466 bombes atomiques : 26 au sol, 90 en altitude et 350 sous terre. Lors de l’essai, en 1953, de la première bombe à hydrogène 14 000 personnes furent exposées aux retombées. Une vaste région de ce pays est contaminée. Elle a subi une irradiation d’un niveau comparable à celui de Tchernobyl pendant quarante ans.
Source : http://atomicsarchives.chez.com/cobaye_humains.html

Chine
Le site d’essais nucléaires chinois de Lob Nor, dans le Xinjiang, est le plus vaste du monde : 100 000 km2, dans le désert du Turkestan oriental, dont environ un cinquième a été irradié.
Les populations locales se sont plaintes à de nombreuses reprises de maladies inhabituelles : cancers de la thyroïde ou malformations à la naissance. Les estimations du nombre de victimes vont de « quelques décès » selon les autorités, à 200 000 selon les sympathisants de la cause ouïghoure (ethnie majoritaire au Xinjiang). Des tests indépendants, conduits dans quelques villages, ont montré des taux de radioactivité très supérieurs à la limite d’alerte, et 85 000 personnes au moins vivent encore à proximité immédiate des anciennes zones d’essais. Au début des tests, ces riverains n’étaient même pas déplacés. Dans les années 70, on les faisait évacuer quelques jours avant de les faire revenir.
Source : Denis DELBECQ et Abel SEGRETIN

Royaume Uni :
le gouvernement britannique a eu recours à des soldats australiens, anglais et néo zélandais pour les utiliser comme cobayes lors d’essais nucléaires.
Des centaines d’aborigènes ont probablement été contaminés à proximité du site d’essais de Maralinga.



systemophobe

Supplément concernant René Vautier :   René Vautier, le «cinéaste fellouze», est décédé - Libération  paix à son âme…

https://systemophobe.wordpress.com/2014/02/01/rene-vautier-le-rebelle/

LE JEÛNE


 

Auteur : Albert Mosséri

Ouvrage : Le Jeûne

Année : 1994

PRÉFACE
PAR DR C. BANULS

Tout s’encrasse.
Même si vous faites régulièrement le ménage chez vous, il vient un moment où le grand nettoyage de printemps s’impose, si vous souhaitez conserver à votre intérieur un air de jeunesse et de propreté.
L’horloger à qui vous confiez votre montre à réparer, commence par nettoyer soigneusement chacune des pièces. Cela suffit même parfois à faire repartir le mécanisme.
Le tireur d’élite démonte son arme et élimine longuement, minutieusement toute impureté risquant d’en gêner le fonctionnement parfait.
Le bateau le mieux entretenu aura toujours besoin, le moment venu, d’un grand carénage. Il reprendra ensuite la mer en toute sécurité.
Pour tout appareil que vous achetez, il est bien spécifié que la garantie ne s’applique que dans des conditions normales d’utilisation et d’entretien.
Certes, le corps humain n’est pas une maison, ni une montre, ni une arme à feu, ni un bateau, non plus qu’un appareil électroménager.
Pourtant ces quelques métaphores (je vous laisse le soin d’en découvrir d’autres, encore mieux appropriées), nous rappellent l’importance de l’entretien et du nettoyage, en toutes circonstances.
L’activité produit des déchets.
Leur élimination régulière est prévue et réalisée.
Malgré cela, certains déchets n’empruntent pas les voies normales, s’accumulent alors en des endroits non prévus à cet effet, produisant des anomalies de fonctionnement, des pannes.
Chez l’homme, ces anomalies de fonctionnement, ces pannes, ce sont les troubles divers, les symptômes, les douleurs, les maladies…
Du trouble le plus banal et le plus supportable, aux maladies les plus graves et les plus douloureuses, une origine commune : l’encrassement de l’organisme par des déchets anormaux.
Jeûner est le moyen le plus rapide, le plus sûr, le plus efficace, et le plus économique d’éliminer les déchets fauteurs de troubles.
Voir ces déchets quitter leurs caches, reprendre le chemin de l’élimination, est un des étonnements que nous réserve le jeûne.
Pour pousser plus loin nos métaphores, force est de constater que ce que l’on nettoie est hors d’usage pour un temps.
Impossible de donner une réception pendant le nettoyage de printemps : la maison est sens dessus-dessous. La montre et t’arme à feu démontées ne sont momentanément d’aucune utilité. Pendant le carénage, le navire est en cale sèche…
Pendant le jeûne, l’homme est au repos, et ne vaque pas à ses occupations habituelles.
Ce repos intégral est un bienfait du jeûne, et non des moindres.
Si vous souhaitez jeûner, ce livre vous éclairera sur tout ce que vous avez besoin de savoir pour le faire.
Une suggestion pourtant, d’importance : ne faites pas de tapage autour de vous. Beaucoup de tabous de nos civilisations sont tombés ces dernières décennies. Le jeûne reste un tabou tenace.
Les réactions de l’entourage sont parfois imprévisibles. Restez discret sur cette merveilleuse expérience qui vous attend, et que vous attendez.
Si l’on vous interroge : « pourquoi jeûner ? » n’essayez pas de répondre, ni de convaincre. Retournez simplement la question à votre interlocuteur : ‘pourquoi ne pas jeûner ? »
Son embarras sera plus grand que le vôtre, au propre comme au figuré.
« Pourquoi jeûner ?  »
Vous connaissez la réponse.
C’est vraiment la seule chose qui compte.

À LA RECHERCHE DE LA SANTÉ NATURELLE
AVENTURES FANTASTIQUES VÉCUES

Ch. 1

J’ai mis 3 ans pour retrouver :

LE POIDS, LE TEINT ET LA VITALITÉ

suite…

http://www.the-savoisien.com/blog/index.php?post/Albert-Mosseri-Jeuner-pour-revivre

Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux


 

Auteur : Philippe Even, Bernard Debré

Ouvrage : Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux

Année : 2012

Après les affaires de l’hormone de croissance, du Vioxx, de l’Isoméride du Mediator, et de plusieurs médicaments retirés du marché en quelques mois, une véritable, mais salutaire inquiétude s’est manifestée dans la population concernant l’utilité et les risques des traitements. La publication soudaine de listes de médicaments “sous surveillance renforcée”, dont beaucoup, inutiles ou dangereux, devraient avoir disparu depuis longtemps, souligne la timidité ou l’incompétence des     pouvoirs publics et a fait monter d’un cran l’anxiété des patients.

Les professeurs Even et Debré ont donc décidé de passer en revue les 4.000 médicaments sur le marché et d’identifier ceux qui sont efficaces, ceux qui le sont moins, ceux qui ne le sont pas du tout et, parallèlement, d’analyser leur degré de toxicité éventuelle intrinsèque et celle qui pourrait résulter des interactions entre eux, de l’âge des malades et des pathologies associées et préciser quel pays les a découverts, leur prix et leur coût pour la Sécurité Sociale.

Ce guide, écrit pour les malades et parfois les médecins généralistes, ne peut évidemment répondre dans le détail à toutes les questions, mais il peut alerter, aider et, en cas de doute, conduire à consulter son médecin. Il devrait aussi aider les politiques à revoir et contrôler réellement le monde délirant des médicaments, ses milliers de médicaments inutiles, ses centaines dangereux

« Foin de ces Messieurs Purgon qui ont en nous de bonnes vaches à lait pour nous faire des remèdes et nous donner des mots pour des raisons
et des promesses pour des effets. »
Le Malade imaginaire, 1673

… Rien n’a changé depuis trois cent quarante ans,
toujours la même confusion,
des mots plutôt que des raisons,
des promesses plutôt que des effets.

EXERGUE
Disons-le d’emblée : ce guide n’est pas un livre. Il n’est pas fait pour être lu du début à la fin, mais pour être consulté, comme un dictionnaire, pour
obtenir des réponses à des questions ponctuelles sur un médicament, une maladie ou des questions générales concernant les dépenses, les
risques des médicaments ou l’industrie pharmaceutique. Destinés à être lus séparément, les différents chapitres comportent inévitablement des
redites. Il ne faudra pas s’en étonner.
Chacun sait que tous les médicaments ne se valent pas. Certains sont très efficaces, d’autres beaucoup moins ou pas du tout, beaucoup sont
potentiellement dangereux et chaque malade y réagit à sa façon.
Pourtant, les grands médicaments, inventés pour la plupart par l’industrie pharmaceutique dans ses années d’or, de 1950 à 1980, ont, avec
l’amélioration des conditions de vie, de logement, de travail, de nutrition et d’environnement, réduit bien des souffrances et contribué à
allonger la vie de près de 40 ans depuis 1900, de 15 ans depuis 1950, de 7 ans depuis 1985 et encore de 2 ans depuis l’an 2000, soit de 3 à
4 mois par an, jusqu’au début du siècle et 2,5 depuis. Même si la courbe ascendante se ralentit (elle vient même de s’inverser aux États-Unis), on
devrait atteindre une durée de vie moyenne en France de 85 à 86 ans en 2025 ou 2030.
Les antibiotiques et les vaccins y ont initialement joué le rôle essentiel en annulant presque la mortalité infantile. Les autres médicaments, contre
les cancers, l’hypertension artérielle, le diabète, etc., et les divers dispositifs médicaux – stents, coronaires, pacemakers, etc. – n’ont contribué à
allonger la vie des adultes que de 5 à 8 ans et ceux inventés depuis 15 ans, de seulement 18 mois.
Comme nous le verrons plus loin, nous sommes désormais devant un mur.
Il faut bien comprendre que :
• La plupart des médicaments visent à soulager des symptômes, c’est-à-dire les conséquences des maladies, et une minorité seulement
s’attaque à leur cause et parvient à guérir ou prévenir.
• Tout médicament est une drogue capable de créer une dépendance et le mot est d’ailleurs le même, « drug », dans les pays anglo-saxons.
• L’effet principal de tous les médicaments, même ceux dont l’activité est scientifiquement démontrée, est un effet subjectif, dit « placebo » (en
latin, « je plais »), dont l’ampleur surprend encore après cinquante ans d’exercice médical. Être pris en charge et absorber quelques pilules de
perlimpinpin suffisent à entraîner un certain degré d’accalmie des symptômes.
• Tous les médicaments, surtout les plus actifs, mais parfois les plus anodins, comportent des risques, surtout s’ils sont :
– associés à plusieurs : plus ils sont nombreux, plus les risques augmentent ;
– donnés trop longtemps ;
– à trop fortes doses ;
– surtout chez les enfants, les personnes âgées et les personnes fragilisées par une ou deux maladies concomitantes.
Surtout, la médecine ne se résume pas aux médicaments. Ils ne sont souvent qu’un manteau de Noé ou une tunique de Nessus.
La qualité de la relation personnelle de confiance entre malade et médecin joue, doit jouer, devrait toujours jouer le rôle essentiel.
On ne peut accepter plus longtemps que circulent :
• 40 % de médicaments à risque, responsables d’au moins 100 000 décès depuis 1985 et de dizaines de milliers de complications graves
chaque année.
• 40 % de médicaments inefficaces, qui rapportent à la très puissante industrie pharmaceutique des bénéfices en or massif et bien peu
éthiques, très supérieurs à ceux des autres industries, mais qui représentent pour le pays une dilapidation de 10 à 15 milliards d’euros par an, des
milliards qui seraient plus utiles à la réduction de la dette sociale (200 milliards d’euros) et/ou aux hôpitaux aujourd’hui exsangues, aux maternités,
à la protection maternelle et infantile, à la prise en charge de la dépendance, de la vieillesse, de tous les handicaps physiques ou mentaux et des
maladies psychiatriques.
Il faut un grand ministère de la Santé indépendant et maître de son budget non pas dissous dans un super ministère du Travail, de l’Emploi, de
la Solidarité ou des Affaires sociales et au budget géré à Bercy, comme c’est aujourd’hui le cas.
La santé, la leur et celle de leurs enfants et de leurs proches, est la première préoccupation des citoyens. Son coût dépasse de loin le budget de
l’État et de tous les autres ministères réunis et, avec 230 G€, elle consomme 12 % de la richesse nationale (PIB).
Il est aberrant de confier la santé à des secrétaires d’État ou des ministres délégués de second rang, dépourvus de tout pouvoir, les uns cambrés,
rutilants et médiatiques, les autres virevoltants ou évanescents.
Quelles que soient les qualités des super ministres d’hier et d’aujourd’hui, et le dernier en a montré plus que d’autres, il est inconcevable de les
placer dans des conditions ingérables, qui, avec le chômage, la solidarité et la santé, concentrent les plus grandes difficultés du pays. Comment
dès lors s’étonner que la lucidité, le courage et la détermination se traduisent plus par le discours et les réformes ponctuelles, que par des actions
réellement déterminantes, qui exigeraient de briser à l’intérieur les résistances des administrations et, à l’extérieur, celles des puissants
lobbies industriels ? Qui peut y croire ? Mais « l’important n’est pas de réussir, mais de savoir échouer avec bonne humeur » (R. L. Stevenson).

LES AUTEURS
Bernard Debré, né en 1944, petit-fils du grand pédiatre Robert Debré et professeur de chirurgie urologique depuis 1985, député et conseiller de
Paris, ancien ministre, il a dirigé jusqu’à aujourd’hui le plus important service français de cette discipline à l’hôpital Cochin. Il a publié un grand
nombre d’ouvrages et de CD d’enseignement post-universitaire et dirigé aussi le service de chirurgie urologique de l’université de Shanghai-Est. Il
a circulé, en particulier en tant que ministre de la Coopération, dans de nombreux pays d’Afrique et d’Asie. Il joue à l’Assemblée nationale un rôle
important pour les questions de santé. Bernard Debré s’est particulièrement intéressé aux questions sur le sida. Il a créé le comité d’études sur
cette maladie en 1986 puis il a été nommé, par le Premier ministre, président du comité mixte France/OMS pour l’organisation du sommet des
chefs d’État et de gouvernements sur le sida en 1994.
Philippe Even, né en 1932, nommé professeur de médecine interne et de thérapeutique en 1966, dans la chaire de thérapeutique de la faculté
de médecine de Paris, et ensuite passé en pneumologie. Il a dirigé des années un laboratoire de recherche de physiologie cardio-respiratoire et
a été, à ce titre, membre du conseil scientifique du MMRI britannique. Il a ensuite pris la direction, à l’hôpital Laennec, d’un service
multidisciplinaire réunissant sept unités de réanimation, pneumologie, cathétérisme cardiaque, cancérologie, sida, immunologie et diabétologie et
a enseigné dix ans la thérapeutique à la faculté Necker, avant d’en être douze ans le doyen. Il a été aussi membre des commissions scientifiques
de l’Inserm, membre de la Commission d’AMM des médicaments et représentant de la France à la Commission européenne pour les questions
de formation des médecins.
Philippe Even et Bernard Debré, l’un de « gauche » et l’autre de l’UMP, sont aussi président et vice-président de l’Institut Necker et d’Action
pour la Santé. Ils ont publié ensemble ou séparément plusieurs ouvrages au cherche midi éditeur, touchant au système de santé, aux médicaments
et à la recherche.
Ils ont été les auteurs du premier rapport sur le Mediator, demandé par le président de la République et remis en mars 2011.

L’un et l’autre n’ont, et n’ont jamais eu, de lien financier avec l’industrie pharmaceutique, mais non seulement ils ne critiquent pas ceux qui
coopèrent avec elle, mais au contraire les encouragent à le faire. Seule la coopération public-privé des médecins, des chercheurs et de l’industrie
peut conduire à l’émergence de nouveaux médicaments, aux progrès de la médecine et au renouveau de l’industrie française des médicaments.
Mais il leur semble impossible d’être au four et au moulin, et les experts qui évaluent les médicaments pour les agences de l’État ne peuvent être
les mêmes que ceux qui ont contribué à les mettre au point et doivent, par conséquent, n’avoir et n’avoir eu aucun lien financier personnel avec les
industriels.

POURQUOI CE GUIDE ET QUE DIT-IL ?
Ce guide poursuit un double objectif, MÉDICAL, en s’adressant aux patients et aux médecins, et POLITIQUE, en visant à mieux informer
les ministres sur ce que sont exactement les médicaments et l’industrie pharmaceutique, pour les aider à prendre des décisions nécessaires. Ce
livre, qui se veut un « guide », n’est pas un livre d’opinion, mais d’information.
Fondées sur quarante ans d’expérience et plus de vingt mille références, les données qui y figurent sont peu contestables, parce qu’elles sont
vérifiables, y compris par « fast-checking ». Nous sommes cependant conscients des limites de l’exercice. « Il n’y a pas de faits, il n’y a que des
interprétations » (Nietzsche). Les chiffres et les faits rapportés ici sont nécessairement sélectionnés avec une part inévitable de subjectivité et, à
ce titre, on pourra dire que ce livre est aussi un livre d’opinion, refusant une situation inacceptable pour les malades et pour les finances publiques,
une situation qui, depuis vingt ans, laisse sans réaction les politiques du pentagone de carton de l’avenue de Ségur, les hauts fonctionnaires
placés à la tête des 50 agences, autorités ou instituts kafkaïens (voir liste à la fin du livre) dédiés à la santé, les médecins universitaires et leurs
instances scientifiques et professionnelles, qui tous dorment ou feignent de dormir.

Informer et réveiller
C’est d’abord de réveiller les médecins et d’informer les décideurs qu’il s’agit. Les drames de santé de ces dix dernières années,
100 000 accidents thérapeutiques graves chaque année et 20 000 morts, 15 milliards d’euros gaspillés, où leur responsabilité est engagée,
ne les ont pas réveillés. Les politiques commentent mais n’agissent guère. Les médecins restent étonnamment absents, murés dans un silence si
assourdissant qu’on entendrait voler une mouche sous la coupole immense de Saint-Pierre de Rome, comme s’ils n’étaient pas concernés.
Académie de médecine, conseil de l’ordre, sociétés savantes, tous silencieux, un air répandu d’innocence sur le visage, terrés comme des lapins
pendant l’orage de peur de se mouiller en condamnant certaines dérives de l’industrie et les accommodements financiers de trop d’entre eux,
devenus les porte-voix couverts d’or des firmes pharmaceutiques. (Les deux tiers des experts de l’AFSSAPS sont liés par 2 à 50 contrats avec
l’industrie et la quasi-totalité de ceux de l’Agence nationale de recherche sur le sida par 1 à 10 contrats avec les firmes qui produisent les
médicaments contre le sida, qu’ils sont amenés à évaluer… et promouvoir. Autant dire que l’industrie se contrôle directement elle-même).
Ce guide n’est qu’un premier essai, une première édition. Il y en aura d’autres. Il a été écrit en huit mois par deux universitaires. Il aurait dû l’être
depuis vingt-cinq ans, par les médecins, les experts et les centaines de fonctionnaires de nos agences du médicament et de la santé. Il est
incompréhensible qu’il ne l’ait pas été. Les uns et les autres en avaient implicitement la mission. Patients et médecins ont besoin de consulter des
références à peu près fiables et indépendantes sur des sujets qui les concernent au premier chef.
Notre premier but a donc été d’informer, le plus objectivement possible, malades et médecins, sur les médicaments efficaces, sur ceux qui ne le
sont guère ou pas du tout, et sur ceux qui sont potentiellement dangereux, de façon à susciter les interrogations et les questions des uns et faciliter
la réponse des autres, afin de favoriser et d’enrichir leur dialogue pour des décisions thérapeutiques plus réfléchies et mieux informées
qu’aujourd’hui. Seul leur médecin peut informer exactement les malades et les rassurer. Il faut donc les aider à le faire.
La difficulté a été grande d’écrire pour les uns et les autres, pour les profanes et les professionnels, et cela d’autant plus que le langage de la
médecine et de la biologie est le plus riche et le plus complexe de tous les langages scientifiques. Raconter la physique théorique la plus pointue
se fait aisément dans le langage de tous les jours. Nous l’avons fait. En physique, ce sont les concepts qui sont parfois difficiles à faire passer, tant
ils étonnent, mais en médecine et biologie, où les concepts sont encore infiniment plus simples, ce sont les mots qui embarrassent. La physique
parle dans la langue de tous les jours d’à peu près 2 douzaines de particules et 4 ou 5 forces élémentaires, tandis que la biologie est devenue une
science quasi impossible à raconter, qui met en jeu 100 000 molécules et 10 000 circuits parallèles ou en série ou entrecroisés, qui tous portent
des noms barbares ou des numéros, souvent doubles quand ils ne sont pas triples, tandis que chaque pathologie vient d’1 à 5 ou 10 anomalies
moléculaires intriquées, qui en rendent la description particulièrement difficile. Chaque médecin spécialiste est devenu un « sur-spécialiste » non
plus d’une maladie, mais d’une forme de maladie ou d’une technique complexe, mais ponctuelle, et chaque chercheur est de son côté devenu
spécialiste quasi exclusif d’une molécule ou d’un circuit, et a lui-même bien du mal à dialoguer avec ses collègues. Chacun est seul et creuse sa
galerie de mine à la recherche du Graal. Une tour de Babel où la plupart ne se comprennent plus.
Expliquer la médecine à des profanes, même si leur attention est mobilisée par l’intérêt qu’ils portent à la maladie qui les touche, n’est pas chose
facile. Nous en avons tenté le pari. Malgré ces difficultés, que, nous le savons, nous avons souvent échoué à surmonter, en passant d’une trop
grande complexité pour les profanes à une schématisation excessive pour les professionnels, il nous a semblé utile d’actualiser les connaissances
et de stimuler la lecture critique des médecins praticiens, seuls capables de répondre aux questions des malades et qui sont bombardés
d’informations inexactes ou orientées par l’industrie pharmaceutique, ses journaux – ils lui appartiennent tous –, ses visiteurs médicaux et les
universitaires qu’elle emploie à son service.
Nous avons donc tenté d’éclairer les uns et les autres, non seulement en analysant tous les médicaments, mais en tentant de faire le point sur
un certain nombre de grandes pathologies, dont les médecins généralistes assument au quotidien la responsabilité directe ou en relais
de l’hôpital ou des spécialistes, et dont certaines sont actuellement l’objet de grandes controverses, qui ne leur facilitent pas la tâche.

Le guide comporte 4 parties et pose 22 questions

suite…

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L’IMPÉRATRICE NUE OU La grande fraude médicale


 
Auteur : Ruesch Hans
Ouvrage : L’Impératrice nue ou La grande fraude médicale
Année : 1982

«Nous sommes des apprentis sorciers. Surtout
dans le domaine scientifique. Nous nous glorifions
de découvertes qui, en même temps,
nous empoisonnent. Je crois qu’il faudra
beaucoup de temps et de courage aux générations
qui nous suivent pour se débarrasser des
conséquences désastreuses des recherches.»
(Professeur Lépine, chef du services des virus de
l’Institut Pasteur, membre de l’Académie des
sciences et de l’Académie nationale de médecine)

Avant-propos de l’éditeur
Un dossier impressionnant qui a nécessité de la part de son réalisateur
des années d’observations strictes sur ce qui trompe le monde
dans le secteur de la santé par l’expérimentation de «médications» chimiques
sur les animaux et… sur les humains. Il fallait un auteur incorruptible
et courageux pour oser pénétrer de front dans le monde de
cette pseudo-recherche et, parfaitement documenté, il s’agit maintenant
d’ouvrir les yeux du consommateur de santé endormi.
Il met en évidence le fait que les médecins et leurs professeurs sont
trompés dans leurs formations, alors que les uns et les autres, mus par
des sentiments honnêtes, sont convaincus de la validité de leur
«savoir» qui devrait, logiquement, avoir un impact sur le bien-être
sanitaire de l’humanité.
Tel un serpent — comme celui du caducée, emblème des professions
médicales — une super-puissance s’est infiltrée insidieusement dans le
monde de la santé pour déformer la doctrine hippocratique à des fins
de… spéculation monétaire. L’industrie pharmaceutique est, notamment,
sous sa dépendance. Pour cette dernière, le malade est une
aubaine. C’est une opportunité à exploiter par ceux qui ont des $ à la
place des yeux. Le mot d’ordre transmis aux médias devenus complices,
est de rester discret sur ce qui se passe réellement dans les
«laboratoires de recherches» et comment convaincre le malade qu’on
va tout faire pour l’en sortir…
Le Consortium de la chimie, de la médecine et de la vivisection, occupe
aujourd’hui une place beaucoup trop considérable. Ce dernier secteur
est tellement important qu’il ne peut que provoquer un malaise
moral et une sérieuse remise en question chez les chercheurs intègres
qui sont parvenus à pénétrer dans les coulisses de ce type de
«recherche». Et cela provoque un schisme dans le monde médical avec
quatre tendances :
1. Ceux qui choisissent la collaboration, parce qu’il faut bien vivre…
Pour ces derniers, quelle aubaine de «gagner sa vie» en laissant libre
cours à ses bas instincts en torturant des êtres démunis, et ce, sous une
étiquette de «chercheurs».

2. Ceux qui préfèrent rester dans l’ignorance et, de la sorte, continuent
à avoir, comme dans les religions, une confiance aveugle en
leurs «maîtres».
3. Ceux qui, témoins de la perdition de la médecine officielle par le
manque de respect des grandes lois de la Nature enseignées par
Hippocrate, ne font plus confiance en l’éthique médicale. La plupart de
ces derniers — et ils sont de plus en plus nombreux — s’orientent vers
une médecine digne de porter ce nom avec encore la crainte — comme
au temps de l’Inquisition — de se voir attirés au ban des accusés sous
l’inculpation d’«hérésie médicale». Mais heureusement, les temps
changent ! Les mentalités aussi !
4. Ceux qui ne savent pas encore.
Ce n’est pas seulement à ces derniers, mais surtout au grand public,
que ce livre s’adresse.
Hans RUESCH explique pourquoi cette recherche fallacieuse, qui n’a
évidemment rien à son actif dans les progrès de la santé, fonctionne
encore. Ses oeuvres courageuses ne peuvent être ignorées ! (voir
quelques-unes en pages 282 à 284).
Le lecteur comprendra rapidement pourquoi la recherche médicale
vraie ne peut s’investir davantage dans le domaine de la prévention.
C’est là que l’on trouve des causes telles «environnementales», «nutritionnelles»,
«iatrogènes»,… ! Les chercheurs qui s’efforcent de trouver
les causes de déséquilibres de santé (recherches peu coûteuses), comme
tous ceux qui sont en recherche de «vrai», participent au déshabillage
de cette «Impératrice» dont il est question dans les pages qui vont
suivre. Godefroid

… Spéculant sur l’ignorance et sur les souffrances
d’innombrables personnes, sur leur peur
constante de la douleur et de la maladie soutenue
par les mass medias, cette pseudoscience a créé
l’illusion qu’elle détiendrait des pouvoirs mystérieux
et illimités dont le salut de l’humanité
dépendrait. C’est ainsi que les peuples de l’hémisphère
occidental se sont prosternés avec crainte
et servilité à ses pieds, s’en faisant l’image d’une
déesse omnipuissante d’une beauté insurpassable,
vêtue d’or et de brocart, ne pouvant être
contemplée par le commun des mortels sous
peine d’aveuglement. Mais s’ils avaient le courage
de le faire, ils découvriraient que leur impératrice
est toute nue et horrible à voir.
De «Expérimentation animale : Honte et échecs
de la médecine»

Préface
Les circonstances familiales et un penchant pour les lettres
avaient fait de moi un lecteur et écrivain multilingue. A part la
publication de romans parus chez les principaux éditeurs
d’Europe et d’outre-mer, je m’étais intéressé activement à l’étude de la
médecine, entre autres en dirigeant pour une maison d’édition italienne
une longue série de livres médicaux.
Mes expériences avec la médecine avaient malheureusement commencé
au cours de ma toute première enfance à Naples. Déjà comme
bébé, je fus opéré pour une otalgie infectée qui exigeait des nettoyages
très douloureux de l’oreille moyenne encore un ou deux ans après. Et
j’en garde toujours le souvenir. Des photos d’enfance me montrent avec
la joue prodigieusement enflée et la tête toute bandagée.
Pour des raisons d’études, mon père devait passer près d’un an à
Zurich et, ne voulant pas se séparer de la famille, il y loua une petite
maison qui pouvait tous nous accueillir : mon père et ma mère, ma
soeur, moi et le dernier arrivé, mon frère bébé, Konrad dont la vivacité
débordante faisait la joie de toute la famille. Et là, inattendue, la tragédie
: bébé Konrad tué brusquement à l’âge de onze mois par une prescription
risquée et superflue d’un pédiatre de Zurich. J’avais quatre ans.
Je m’en souviens trop bien. C’était terrible. Cet événement m’a profondément
marqué.
Puis, pendant mon adolescence, j’assistai au décès de mon père au
bout d’une longue maladie, terrassé lui aussi par des diagnostics erronés
de la part de grandes coryphées de l’art médical de notre époque. Il
n’avait que 47 ans. Il avait toujours pris soin de lui et ne commettait
aucun excès. Il avait un seul grand défaut : une foi inébranlable en la
«Médecine Moderne». Pour lui, les médecins étaient des oracles.
Par la suite, le résultat de mes études et recherches faites en Europe
et en Amérique me convainquit que la Médecine Moderne tellement
vantée est devenue elle aussi une victime de la révolution industrielle
qui lui a fait oublier le savoir et les idéaux d’Hippocrate dans sa chasse
effrénée au pouvoir et à la richesse. Ni mon petit frère, ni mon père,
n’ont jamais su ce que je n’appris que plus tard : que leur fin prématurée
était due à des médicaments dont l’utilité et la sûreté avaient été
«garanties» par un grand nombre de preuves faites sur des animaux,
qui ne peuvent pas donner d’informations fiables et sont employées
juste pour cette raison.

Ma soeur, qui avait commencé à fumer trois paquets de cigarettes par
jour depuis ses études universitaires, finit par en mourir elle aussi au
bout de plusieurs années, d’un cancer aux poumons, bien avant la
découverte officielle du danger mortel du tabagisme. Cette découverte a
été retardée de près d’un siècle par les soi-disant chercheurs médicaux
chargés par les fabricants de cigarettes de «prouver» à l’humanité l’innocuité
absolue de leurs produits. Ils y réussirent en les testant sur des
millions de chiens et de singes qui, au contraire des êtres humains, n’en
meurent pas…
Mais comment s’explique que, malgré sa flagrante cruauté et la série
de faillites dont quelques unes de proportion désastreuse qui ont
accompagné toute l’histoire de la vivisection, celle-ci n’ait pas encore
été abolie ? La raison fondamentale est que tant qu’on considère légalement
valide cette expérimentation avec le but d’en extrapoler les résultats
sur l’homme, l’industrie pharmaceutique se trouve fournie d’une
irremplaçable courroie d’accélération pour la commercialisation de ses
médicaments. Qu’ils soient dangereux ou non, voire mortels, est secondaire.
Le commerce avant tout ! Comme méthode de recherche médicale,
la vivisection (on comprend par ce terme toutes les preuves létales ou
stressantes faites sur l’animal, même si elles ne sont pas cruentées) est
irremplaçable parce qu’elle donne d’habitude des réponses ambigües ou
vagues qui, de la sorte, peuvent être interprétées comme on veut, ce qui
est contraire à une méthode qui se veut scientifique. Somme toute, il
s’agit d’une affirmation autoritaire dont les seuls interprètes accrédités
sont les représentants de l’industrie pharmaceutique. C’est un fait très
grave en considérant que, dernièrement encore, un important fonctionnaire
de l’Organisation Mondiale de la Santé, Jonathan Quick, a déclaré
que Les multinationales de la Pharmaceutique sont la majeure force
politique et économique de notre société.
En fait ce sont elles, en collusion avec la politique, qui empêchent que
la vérité sur la prétendue recherche médicale soit généralement connue.
Cependant, une fois j’eus la grande chance d’y réussir lorsqu’en janvier
1976 parut en Italie chez l’empire éditorial Rizzoli (quotidiens, livres,
hebdomadaires, cinéma), mon premier livre qui n’était pas un roman
mais un essai, un exposé dans lequel je dévoilais les secrets défendus de
l’actuelle recherche médicale industrialisée qui, peut-être sans le vouloir
mais par incapacité et l’anxiété du gain, fabrique les nouvelles maladies
et empêche la guérison des anciennes : IMPERATRICE NUDA. Ce
fut une sensation éditoriale sans précédent qui retentit jusqu’à la presse

 étrangère et au Parlement italien, où il causa des interpellations en
pleine période électorale.
Mon coup de chance fut que, comme tous les hommes d’affaire
importants, le jeune Angelo Rizzoli qui venait de prendre en main les
rênes de la grande entreprise héritée de son grand-père, n’avait pas le
temps de lire des livres, étant trop occupé à étudier des chiffres. Mes
romans avaient du succès. L’un avait même été porté à l’écran avec Kirk
Douglas, un autre avec Anthony Quinn et Peter O’Toole. Il n’en fallait
pas plus pour établir la réputation d’un écrivain. Lorsque je proposai à
la Maison Rizzoli une nouveauté, IMPERATRICE NUDA, que je venais
d’écrire directement en italien, ma langue maternelle, la Maison accepta.
N’ayant pas lu le livre, Rizzoli ne se doutait pas — moi non plus
d’ailleurs — qu’en le publiant, il casserait les pieds de la multinationale
Montedison, une force politique en Italie, qui était sa principale créancière
et maintenait à flot sa vaste entreprise depuis qu’elle était en difficulté
financière.
Rizzoli dû faire amende immédiate. De ce fait, mon nouveau succès
ne fut qu’un feu de paille. Les volumes disparurent presque du jour au
lendemain de toutes les librairies, avec l’explication aux clients que
l’édition était épuisée et que la nouvelle viendrait de suite. Ce ne fut pas
le cas. J’habitais Rome à ce temps-là et je visitais tous les jours la grande
librairie Rizzoli du centre, un endroit mondain, et j’étais devenu ami
du directeur et des vendeurs. L’un d’eux me conduisit au sous-sol et me
montra les cartons d’Imperatrice nuda qui y avaient été relégués.
Finalement, je dû prendre un avocat pour rentrer dans les droits de
pouvoir republier moi-même le livre que j’avais écrit.
Ma version allemande du livre, publiée par l’éditeur Franz
Hirthammer de Munich (aucun éditeur suisse y aurait touché !), servit
de base à mon compatriote Franz Weber, fameux écologiste, pour lancer
avec moi un référendum pour l’abolition totale de la vivisection en
Suisse. Il y avait eu d’autres référendums contre la vivisection en Suisse,
qui est la citadelle de cette aberration, mais en en demandant seulement
la réduction pour des raisons de piétisme. Le nôtre, par contre, était le
premier référendum au monde qui demandait l’abolition totale pour
des raisons scientifiques et médicales, avalisées par des docteurs internationaux
de renom que j’avais collectionné au cours des années,
comme le chirurgien allemand le Dr Hartinger, le professeur italien
Croce, le professeur américain Mendelsohn. Aucun Suisse ! Ils auraient
risqué leur licence !

Ce fut Franz Weber lui-même qui me trouva un éditeur ami pour la
version française du livre, sans laquelle il ne pouvait lancer le référendum
: les excellentes Éditions Pierre Favre de Lausanne, fameuses pour
avoir édité entre autres grands titres aussi Terre des Hommes
d’Edmond Kaiser. Craignant que les Suisses ne comprennent pas
l’Impératrice nue, Favre la retitra Ces bêtes qu’on torture inutilement.
Le 8 juin 1980, dès que l’édition française fut enfin prête, Franz Weber
organisa une grande conférence de presse à Berne dans laquelle il
annonça sa nouvelle initiative.
Pendant cinq ans et demi, ce référendum fut âprement combattu par
la coalition des institutions helvétiques au grand complet : Parlement,
banques, corps médical, médias, journaux, partis politiques, tous, sans
exception. Quant à l’industrie chimique, la principale intéressée au
maintien du statu quo, elle paya dans le cours des cinq années des
dizaines de millions de francs suisses à une entreprise de relations
publiques pour nous combattre de toutes les manières et même
convaincre la population que la réussite du référendum obligerait la
plus grande industrie du pays à se transférer au Tiers Monde avec la
plupart de ses dépendants.
Puisque pour la première fois la controverse ne touchait pas les animaux
et la compassion mais la science et la médecine, ce fut aussi la
première fois que dans les débats publics on vit l’inanité des porte-paroles
de l’industrie chimique lorsqu’ils venaient confrontés par des
hommes de médecine non inféodés à la chimie ; des hommes libres,
venus de l’étranger. Pendant la dernière quinzaine précédant le vote, en
dépensant fleuves d’argent — qui à nous faisait défaut — nos ennemis
créèrent une véritable atmosphère terroriste en Suisse, tapissant les
journaux et les endroits stratégiques de certaines villes avec des affiches
criant par exemple : «Voulez-vous que vos fils tombent malades de
polio ? Alors votez OUI au référendum !»
Cela se passait au mois de novembre 1985, quand les auteurs de ce
dernier bonbon n’avaient pas encore été ridiculisés par Science, la prestigieuse
revue américaine qui, dans le numéro d’avril 1986, communiquait
dans un article de Daniel Jack Chasan intitulé «Le Paradoxe de la
Polio» : Un des deux vaccins anti-polio a été pour la plupart abandonné
aux Etats-Unis, l’autre est la cause principale de la maladie. Le vaccin
«vivant» (celui de Sabin) est actuellement le «vaccin de choix» aux
Etats-Unis. Il est aussi la cause principale de la polio. En 1982 et 1983,
d’après le Morbility and Mortality Weekly Record du Centre Fédéral
du contrôle de la maladie, il en était la seule cause.

Pour la disparité des moyens à disposition de nos nombreux ennemis
institutionnalisés (Parlement, banques, médias, journaux, partis politiques)
et le chantage économique exercé sans pudeur par notre industrie
chimique (menace d’expatrier) notre défaite était prévue comme
tout aussi écrasante que lors des référendums précédents. Mais le
monde entier fut surpris par le nombre de «OUI» obtenus dans notre
petit pays : presque la moitié de ce qu’avait su obtenir le mastodonte
pharmaceutique avec son armée de puissants.
Un petit titre dans un journal américain annonça ainsi l’issue du référendum
: «Le peuple suisse choisit de protéger ses emplois plutôt que
ses animaux».
Si le rédacteur en charge avait été mieux informé, il aurait dit : «Le
peuple suisse choisit de protéger les profits de la chimie plutôt que sa
propre santé».
En 1991, les Nouvelles Presses Internationales de Toulouse republièrent
la version française, la retitrant Expérimentation Animale : Honte
et échecs de la Médecine. C’est sous ce titre qu’elle existe en France
aujourd’hui.
En même temps qu’en Allemagne, IMPERATRICE NUDA sortait
aussi aux Etats-Unis au printemps 1978. Sa préparation a été tout un
programme, une odyssée qui dura un an et demi. En plus de 20 ans
d’engagement comme écrivain, je n’avais jamais encore reçu de tels
compliments et encouragements de la part d’un éditeur. Et c’était la
plus grande maison de livres de poche d’Amérique, Bantam Books. Le
23 novembre 1976, Roger F. Cooper, un des principaux rédacteurs de la
Maison, m’écrivait : Je suis ravi de prendre en charge la mise au point
de votre livre. Puisque c’est un livre controversé, nous vous prions
d’envisager la possibilité de venir nous voir à New York pour clarifier
certains points ou substancier certains passages avec notre avocat. Ci-joint
notre rapport légal avec une liste de questions. Jusqu’alors, je
veux simplement réitérer l’enthousiasme de nous tous ici chez Bantam
pour ce livre et notre confiance quant à la résolution facile des questions
légales.
Je séjournai trois semaines à New York comme invité de Bantam
Books dans un hôtel de Manhattan, le quartier où j’avais passé presque
huit ans de ma vie. Là se trouvent Rockefeller Center et réunies sur un
mouchoir la plupart des agences littéraires des Etats-Unis, la douzaine
des principaux éditeurs et la rédaction des organes nationaux majeurs
comme NewsWeek, Time & Life, New York Times.

Le premier problème à résoudre fut inattendu. Apparemment, assez
de vestiges du puritanisme d’antan subsistaient encore aux Etats-Unis
pour faire craindre au Conseil que le public pourrait objecter à la nudité
promise par le titre, surtout s’agissant d’une impératrice. On décida
de le retitrer Le Massacre des Innocents, auquel personne ne pouvait
objecter puisqu’il évoquait la Bible.
Tout le reste fut plus facile à résoudre. Deux après-midis passées
dans le bureau de l’avocat Florence Heather, qui était aussi membre du
Conseil de Bantam Books, et quelques visites aux rédactions dont l’avocat
voulait consulter les archives éditoriales, suffirent. Nous signâmes le
contrat fixant la date de publication au 2 avril 1978 en un premier tirage
de 200.000 exemplaires, ce qui est normal dans un pays où tout est
en grand, et je rentrai en Europe, anxieux de commencer mon nouvel
exposé qui est celui que vous êtes en train de lire à présent.
Je serai bref. Bantam Books n’avait pas écouté mon conseil de maintenir
la sortie du livre secrète jusqu’au dernier jour, au contraire.
Croyant bien faire, ils avaient distribué 3600 exemplaires à recenser
avec trois semaines d’avance sur la date de publication à autant de
science writers (rédacteurs scientifiques), pour lesquelles le sujet de
l’expérimentation animale est bien connu comme le plus strict tabou
éditorial. Résultat : encore pire qu’à Rome. Non seulement pas de
volumes dans les librairies, mais pas même une seule recension dans la
presse générale, qui pourtant n’avaient jamais ignoré tous mes autres
livres sortis en Amérique.
Une industrie peut-elle avoir un tel pouvoir sur les moyens d’information
? Deux vétérans des lettres et de la politique n’en doutent pas.
L’un est l’ex-agent secret anglais John Le Carré qui, avec L’espion qui
venait du froid a créé un genre littéraire. Dans son dernier roman, que
le Times de Londres anticipa à ses lecteurs en livraisons, c’est une multinationale
pharmaceutique, emblématique de toutes les autres, qui
cette fois joue le rôle du méchant.
Le Carré dit : «Ils mentent sur tout, sur n’importe quoi. C’est
incroyable comme les moyens d’information ne s’opposent pas aux
corporations. Même s’il y a un motif. Les directeurs risquent leur poste
et les éditeurs risquent de se faire des ennemis». Évidemment, c’est un
risque que Le Carré, tout en ayant atteint l’âge de 72 ans, la célébrité et
la richesse, ne veut pas courir. Il écrit : «Je ne puis révéler les noms des
compagnies, autrement nous finirions tous au tribunal».

L’autre vétéran des lettres et de la politique est le non moins célèbre
Jean Ziegler (La Suisse au dessus de tous les soupçons), Professeur de
sociologie à l’Université de Genève et enfant terrible du Parlement suisse.
Le titre de son nouveau livre dit presque tout : Les Seigneurs du
Crime. Selon lui, depuis une vingtaine d’années, les sociétés démocratiques
qui vivent sur notre continent sont menacées par de nouvelles et
redoutables mafias qui tirent parti de l’effondrement du communisme,
de la déréliction de certains États, de la globalisation financière et de la
mondialisation du libéralisme. Ces nouveaux parrains avancent masqués,
vivent dans l’ombre, nul ne connaît leurs visages ou leurs noms
véritables.
Sortant de cultures profondément diverses, Le Carré et Ziegler semblent
partager avec un nombre croissant d’individus pensants la même
préoccupation, que le crime organisé soit en train de s’emparer des institutions
et que dans certains pays il y soit déjà parvenu. La globalisation
dont on parle tant, inclurait-elle la globalisation du crime ? Ce qui
confirmerait l’ancien dicton selon lequel «pour que le Mal triomphe, il
suffit que les Bons ne fassent rien». Évidemment, le monde est trop
plein de Bons.
Me rendant compte qu’il ne serait facile dans aucun pays de trouver
un éditeur pour un livre comme IMPERATRICE NUDA, je le proposai
avant tout à ceux qui avaient publié avec succès mes romans. Ils étaient
parmi les plus importants du pays. En Allemagne, c’était Rowohlt,
Ullstein, Tauchnitz, Fischer. En Angleterre, Collins, Hutchinson, New
English Library. En France, Albin Michel, Laffont, Calman-Lévy. Tous,
je dis bien tous, le rejetèrent sans aucune considération (…). De même
que les éditeurs moins importants auxquels je le proposai par la suite.
C’est pourquoi mes lecteurs français ont dû attendre une vingtaine
d’années pour pouvoir lire ce nouvel ouvrage.

PREMIÈRE PARTIE

LE DOGME FALLACIEUX

«LE LEGISLATEUR»

suite…

https://mega.co.nz/#!qdVAyT7Y!zCEWXH9ucpxtZ3vsLTo37sB_lCwGSfTyln9AXhmH2F4

Liberté Sociale écrit à Emmanuel MACRON 13/10/2014


http://liberte-sociale.eu/accueil-p774810

Monsieur le Ministre,

Dans la feuille de route de votre prédécesseur en vue du redressement économique de la France du 10 juillet dernier, il a été évoqué la remise en cause du monopole de certaines professions.

Vous avez repris la charge de ce dossier. Votre projet de loi pour la croissance poursuit les objectifs définis précédemment notamment sur les professions règlementées. Dans ce projet, vous avez omis d’évoquer la fin du monopole de la sécurité sociale qui, selon les experts, y compris de l’inspection générale des finances, permettrait de restituer aux Français beaucoup plus que les 6 milliards d’euros de pouvoir d’achat avancés par votre prédécesseur. On peut estimer l’augmentation du revenu des ménages de 15 à 40 % selon les situations et ce, sans inventer une quelconque législation puisqu’elle existe déjà. Depuis 1992, la commission européenne a statué sur la libre circulation des assurances sociales et des assurés sociaux en Europe.

Liberté sociale est une association loi 1901 qui milite pour la sauvegarde du système social français. Il n’est nullement question de supprimer la sécurité sociale mais simplement de mettre fin à son monopole comme vous l’avez suggéré pour d’autres professions, de manière à introduire une saine concurrence entre le système public et les assurances privées comme cela existe en Allemagne ou aux Pays Bas par exemple. Dans ces pays voisins, la Sécurité Sociale n’a plus de déficit. On est bien loin des 180 milliards d’euros du déficit social français.

Ainsi, Monsieur le ministre, Liberté Sociale est tout à fait favorable à participer à la réforme que vous envisagez pour abroger le monopole de la sécurité sociale afin de :

  • redonner du pouvoir d’achat aux français
  • garantir une retraite pour ceux qui ont déjà cotisé toute leur vie
  • assurer un avenir à nos enfants qui pourront alors avoir d’autres projets de vie que de travailler une vie entière pour éponger la dette de leurs aînés.

Nous souhaiterions vivement vous rencontrer afin d évoquer avec vous les tenants et aboutissants de ce dossier clé pour notre pays.

Recevez Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations les plus respectueuses. Le bureau de liberté sociale »

Commentaires :

JD974

Nous sommes en EUROPE. La libre circulation des personnes appartenant aux 27 pays de l’Union Européenne, tout comme la libre circulation des marchandises et enfin celle des professionnels de toutes sortes, y compris des professionnels de santé est l’un des principes fondateurs de cette Europe si débattue ces jours-ci dénommée UNION EUROPEENNE (UE). Les médecins, du fait de cette liberté de circulation, peuvent nous quitter pour se réinstaller par exemple en Allemagne.

Qu’en est-il dans la réalité pour les patients, de nos jours, et en dehors de déclarations démagogiques de certains élus qui sont, en réalité, sans aucune expérience concrète du parcours de soins en dehors de la France par exemple allemand ? Est-il pertinent d’en parler au plan comptable ?

Qu’en est-il pour assurer librement sa retraite ailleurs que dans notre pays ? Qu’en est-il pour cotiser pour sa santé et recevoir des soins pour maladie dans un autre pays de la CEE ? La vérité est que cette liberté est entravée par la seule Assurance Maladie française, bien loin de mériter des éloges.

Si je mets de côté le cas des urgences médicales et le cas particulier quand nos voisins germains sont les seuls à avoir un équipement (cas de la lithotritie allemande de 1984 à 1988), les autorisations demandées par les assujettis français qui voudraient se faire soigner ailleurs qu’en France nécessitent une démarche auprès de la CPAM. Cette autorisation leur est rarement accordée, presque jamais.

Lorsque la SS sera mise à terre au moins dans son secteur Assurance Maladie, il faudra reconstruire un système en évitant soigneusement de reprendre les mêmes administrateurs. Plutôt que de reconstruire cela peut durer une éternité, mieux vaut recopier un système qui marche avec quelques petites modifications. Le modèle allemand est-il également bon pour la santé ? A mon avis, le modèle allemand de BISMARCK (1882-1911) serait à imiter dans de nombreux domaines

Il est bien évident qu’en France, nous ne pouvons pas accorder à l’Assurance Maladie actuelle, trop connue pour ses manquements dans le passé, la responsabilité de gérer pour les professionnels de santé le tiers-payant que LA COMTESSE de SEGUR veut instaurer, mandée par LE ROI de L’ELYSEE.

Par contre, un organisme issu ou secrété par le conseil de l’Ordre des médecins serait mieux accepté au moins par les médecins, même s’il doit gérer l’ONDAM.

TIERS PAYANT ? Chez les allemands, le dernier jour du trimestre est consacré dans les cabinets, fermés ce jour-là à classer les SCHEINE (équivalents des feuilles de soins trimestrielles avec des cumuls d’actes sans restriction), afin de les envoyer, d’un coup, aux différentes caisses (AOK, etc.).

Et le surlendemain, les sommes, en complément des acomptes mensuels déjà versés, sont virées sur le compte des médecins. Des REGRESS sont, cependant, possibles. Mais ils ne sont pas établis par des médecins conseils mais par des élus des médecins libéraux.

Donc par les médecins eux-mêmes ainsi pour excès d’actes ou encore pour excès de prescriptions onéreuses ; si les praticiens qui se sont trop écartés de la médiane de la courbe de GAUSS trimestrielle de leur KREIS (arrondissement ou département) ne peuvent pas justifier de trop grands écarts. 

Si l’on vante l’efficacité de nos voisins allemands pour le dynamisme de leur économie ou leur force de travail, les avantages de leur système de santé sont moins souvent évoqués.

A tort, si l’on en croit une étude réalisée par l’Institut Thomas More. Les deux auteurs de l’enquête, Jakob Höber et Caroline Popovici se sont basés sur des données obtenues grâce à une méthodologie de collecte, un traitement et une nomenclature similaires.

Pour des résultats sanitaires similaires, l’Allemagne parvient à une maîtrise des dépenses de santé contrastant  avec le déficit français. Voilà une équation a inconnues qui devrait attirer l’attention de nos ingénieurs en santé publique.

Le modèle allemand est-il également bon pour la santé ? A mon avis, le modèle allemand de BISMARCK (1882-1911) serait à imiter dans de nombreux domaines

Un contradicteur écrit : « Marisol Touraine (MST, pour les médecins) veut faire croire que l’illusion du tiers payant généralisé est l’alpha et l’oméga de cette loi. »

En fait, elle veut appliquer le TPG pour ne pas être ridiculisée car c’est une des principales promesses du Président en oubliant de donner des garanties de paiement des actes.

Les médecins veulent ces garanties comme dans les pays qui ont organisé le TPG. Par le passé les organismes payeurs français ont trop souvent failli.

Vous affirmez : « Si les patients se documentent un peu, ils verront que tous les pays qui ont pratiqué ce tiers payant ont créé une médecine à deux vitesses. Celle des pauvres avec prise en charge totale et soins a minima et celle des riches qui peuvent payer. Voir l’Angleterre, l’Italie, et autres pays européens. « 

Autres pays européens ? Non pour l’Allemagne où j’ai vécu de 1960 à 2003. Le TPG y est une source d’économies importantes.

Par quel mécanisme ? En ne tenant aucun compte des revenus des patients pour les prendre en charge, ni des honoraires des médecins, ni de leurs examens complémentaires, ni de leurs prescriptions toutes remboursées.

Surtout les médecins sont libres d’agir et de réaliser eux-mêmes les examens, dans la journée, le plus souvent qui suit le premier symptôme. Il n’y a pas de pénuries, tant les médecins y sont respectés et correctement rémunérés par des cumuls d’actes. Lesquels sont interdits chez nous. C’est cela qui allonge le parcours de diagnostic et multiplie chez nous les dépenses.

Le TPG allemand permet de comprimer le parcours de diagnostic et par conséquent de soins, presque toujours en une séance, toujours en moins de trois jours. De sorte que les affections prises au stade de début y sont plus nombreuses et moins dépensières. Le passage de la période de début à la période d’état augmente les dépenses de façon exponentielle.

Quelques explications. Un Heilpraktiker c’est 1 en honoraires comme le médecin c’est 1. Mais les dépenses prescrites par le médecin sont de 4 (1+3), le guérisseur lui reste à 1 (pas de prescriptions).

Ceci c’est au début de la maladie ou du malaise, une distinction que le Heilpraktiker à apprise en trois années de formation médicale.

En période d’état de la maladie on passe à 16 (1+15 pour les prescriptions du médecin), mais on en reste à 1 pour le Heilpraktiker. Même les Heilpraktiker (guérisseurs) sont payés par les caisses. Pourquoi ? C’est qu’un Heilpraktiker diplômé ne prescrit rien. Seuls ses honoraires coûtent ! Mais il rapporte en économies de prescriptions.

Ces dernières considérations ne sont même pas citées dans l’étude qui suit. Avez-vous eu connaissance de l’étude sur ces deux parcours réalisée par l’Institut Thomas More ? Les deux auteurs de l’enquête, Jakob Höber et Caroline Popovici se sont basés sur des données obtenues grâce à une méthodologie de collecte, un traitement et une nomenclature similaires.

Par exemple l’Assurance maladie allemande jouissait en effet en 2009 d’un solde positif de 1,4 milliards d’euros, contre un trou de 10,6 milliards en France. Comment les médecins peuvent-ils expliquer cette différence abyssale ?

Qu’on se rassure pour nos voisins, cette différence abyssale n’est pas à rechercher dans les cotisations : celles-ci sont plus faibles de l’autre côté du Rhin (2 277 euros par habitant vs 2 459 euros sous le drapeau tricolore). Mais comment est-ce possible ?

Doit-on redouter alors des revenus plus faibles pour les médecins ? Nenni. Au lieu de se lancer dans des considérations de recettes ou de revenus gardons ceci : la retraite du médecin allemand est de 185 % par rapport à celle de la CARMF.

Serait-ce dans le fait que le montant des remboursements est plus restreint chez nos voisins : atteignant 2 289 euros par habitant allemand, contre 2 551 en France ? En fait remboursements et dépassements sont deux mots bannis du vocabulaire allemand. Le médecin est payé. Ce n’est pas le patient qui est remboursé. Il n’y a pas de dépassements mais des honoraires supérieurs de 1 à 3 pour les PRIVATE.

Toutes les prescriptions et actes dans la journée sont pris en charge à 100 % en Allemagne en tiers payant sans aucune restriction sur les médicaments, sur les actes médicaux quel que soit la Caisse normale ou private.

De même on note que les dépenses publiques de santé par habitant s’élèvent à 2 721 euros en France, contre 2 609 euros en Allemagne, ce qui représente une différence de 38 milliards d’euros par an. Pourquoi ? Voilà ce qui est le plus étonnant !

Une étude détaillée révèle par ailleurs que les coûts liés aux médicaments représentent 14,8 % des dépenses en Allemagne, contre 16,7 % en France. Or savez-vous que les médicaments sont plus chers de 30 % au point que le VIDAL est un cadeau pour les médecins allemands qui veulent prescrire moins cher !

En outre, il n’y a pas de restriction en % dans leur prise en charge par les caisses allemandes ? C’est qu’ils sont bien moins prescrits. Pourquoi ? C’est la liberté du parcours de soins qui explique cela.

Les frais hospitaliers entraînent pour leur part 24 % des dépenses, contre 35 % en France. Par ailleurs, on relèvera que 10,8 % des Allemands sont couverts par une assurance privée (quand en France nous sommes tous affiliés à la Sécurité sociale.

Les dépenses administratives des assurances sociales et privées sont bien moins importantes représentant 5,4 % des dépenses totales de santé, contre au moins 7 % en France (chiffre très contestable même par le Cour des comptes) sans compter les multiples démarches des assurés auprès des CPAM des mutuelles et des assurances diverses pour se faire rembourser les honoraires surtout s’ils dépassent les tarifs.

Le mot dépassement n’existe pas chez nos voisins germains. Les praticiens sont classés selon leur expérience de 1 à 4 par leurs titres et leur notoriété et leurs honoraires sont entièrement pris en charge par les caisses.

Ces multiples différences, pourra-t-on penser, ont très probablement un impact sur l’organisation de l’offre de soins, voire sur la santé des Allemands. Une fois encore, rien n’est moins sûr.

Si les Allemands ont un nombre d’établissements hospitaliers moins importants que nous (2084 vs 2751 pour une population plus importante de 17 millions d’âmes qui compte en outre une part plus élevée de personnes de plus de 65 ans), le nombre de lits pour 100 personnes est finalement plus élevé outre Rhin (8,2 vs 6,6).

Cependant, les nombre de personnels hospitaliers pour 100000 habitants est plus faible en Allemagne (1338/100 000 contre 1608). Voilà qui mérite explication par une visite dans un hôpital allemand.

Par ailleurs, en termes d’accessibilité la France se montrerait plutôt favorisée : à l’exception d’une densité de médecins libéraux un peu plus faible (3,3 vs 3,6), elle compte une proportion de personnes moins importante renonçant à des soins pour des raisons financières (23 % contre 26 %) et des délais d’attente également plus limitées.

Ces écarts n’ont cependant pas d’impact décisif sur la prise en charge des Allemands : leur espérance de vie n’est ainsi que très légèrement inférieure à la nôtre (80,3 ans contre 81 ans).

Par ailleurs, l’Institut Thomas More indique que la mortalité pour cancer du sein est comparable et que l’on trouve plus de diabétiques bénéficiant de soins préventifs en Allemagne (40 % contre 31 %).

Voilà une équation ne contenant qu’une inconnue à mon avis.

Quelle est donc cette inconnue ? Il faut invoquer le parcours de soins exemplaire de l’assuré allemand qui ne ressemble en rien au parcours de combattant de l’assuré français.

Pas d’attente, pas de rendez-vous à six mois. Pas de retard dans la prise en charge ! Tout est en tiers payant sans dépense pour l’assuré. Vu aussi qu’il y a assez de médecins parce qu’ils sont deux fois mieux payés.

Toute maladie a un début, une période d’état, une période terminale. Plus on attend dans ce déroulé et plus cela coûte et ceci de façon géométrique (4, 16, 68, 300 en période terminale). Voilà l’explication !

Mise en place immédiate de tous les examens complémentaire dans le cabinet du premier médecin sans attendre plus que deux heures, pas la moindre somme à payer sauf un euro trimestriel tous les actes additionnés en cumul étant réglé rubis sur l’ongle par la Caisse des médecins à la fin du trimestre.

Prise en charge de tous les examens médicaux et même prise en charge des Heilpraktiker (guérisseurs diplômés), prise en charge de tous les médicaments qui sont pourtant plus onéreux mais cinq fois moins prescrits que chez nous. Pourquoi ?

LE MIRACLE DU CITRON


Auteur : Rocky69
Ouvrage : Le miracle du citron
Année : 2007

 

 

 

Qu’est-ce que le citron ?
Chaque année de nouvelles découvertes sont faites sur ce fruit
miraculeux, le Citron. Une nouvelle vitamine – la vitamine P – a été ajoutée
à la précieuse vitamine C que l’on trouve dans ce hors d’oeuvre rafraîchissant
de la cuisine, du laboratoire de la diététique, et même du salon.

Le citron possède de nombreuses particularités
De même que l’eau changée en vin, le citron, avec son acide citrique
transforme rapidement une constitution acide en une alcaline. Avec sa
composition forte en calcium, il approvisionne les os, les dents et le système
nerveux d’une nourriture de base. Il contient également du phosphore et sa
capacité d’aide à la ‘digestion’ des protéines est l’une de ses plus grandes
propriétés.

Le citron : un guérisseur, et un antiseptique
Le Dr. Gérald Stalh rapporte d’innombrables cas de cataracte ayant
été éradiquées par l’utilisation d’une solution, contenant à quantité égale du
jus de citron et de l’eau distillée, que l’on plaçait goutte à goutte, trois fois
par jour, dans les yeux des patients. Pour venir à bout des mycoses les
onguents coûteux ne sont pas nécessaires. Le jus de citron mélangé à du jus
de papaye est l’idéal pour cette condition. Plusieurs dentistes renommés
prescrivent du jus de citron avec du sel dans les cas de pyorrhée persistante.
Le citron est l’un des ennemis actifs luttant le plus rapidement
contre les germes. Les chirurgiens industriels ont utilisés le citron dans le cas
d’infections dues à des blessures, et les résultats ont été marqués de succès.
Les spécialistes de Harley Street à Londres donnent aux enfants de la royauté
du citron et du miel lorsqu’ils souffrent de maux de gorge. Plusieurs
personnes, ayant dépensé toute leur fortune pour lutter contre des formes
persistantes d’eczéma, ont découvert que le simple citron permettait de le
faire partir pour toujours.

Le citron chasse la mauvaise haleine
Le citron est non seulement un antiseptique local luttant contre la
mauvaise haleine, mais du fait de son pouvoir alcalinisant, il protège contre
cet état de fait. Les acteurs boivent du jus de citron adouci par un peu de
miel, deux à trois fois par jour afin de se garantir une haleine fraîche.

L’asthme
Pourquoi souffrir de l’asthme alors que les citrons sont en si grand
nombre ?
Le Dr. Joseph H. Green ne craint pas que l’asthme soit chronique
chez ses patients. En addition d’une nourriture permettant une
désintoxication générale, il leur donne 2 cuillères à soupe de jus de citron
avant chaque repas et avant d’aller se coucher.

Toux et rhumes
Des citrons rôtis – faites-les dorer au four jusqu’à ce qu’ils se
craquèlent – sont donnés à tout âge à ceux qui souffrent de toux et de
rhumes, et sont l’objet d’un grand succès. Le jus de citron rôti mélangé à
part égale avec du jus d’ananas, et du miel, est donné au patient, qui en
ressent un bienfait immédiat. Le jus d’ananas ajoute ses puissants enzymes
‘digestifs’ à ceux du citron afin de désintégrer le mucus se trouvant dans la
gorge.

L’utilisation du citron dans la médecine Chinoise.
Lorsque les docteurs Chinois révèlent leurs remèdes, il y a toujours
quelque chose qui mérite notre attention. Les Chinois ont trouvé le moyen
le plus facile de guérir les envies (petites peaux qui se détachent à la racine de
l’ongle) : coupez le bout d’un citron, insérez le doigt dans le citron, et bandez
le tout. Gardez en place toute une nuit. Le matin, il suffit de nettoyer le
doigt.

Affection hépatique et citron
Il existe des médecins qui interdisent tout autre médicament dans le
cas bilieux (une condition associée avec un sentiment maladif, un manque
d’appétit, indigestion, mauvais goût dans la bouche, dont on dit
généralement qu’ils sont dus à un foie malade), en demandant à leurs
patients de prendre uniquement du jus de citron pendant au moins une
journée. infectieux ! Des cataplasmes de jus de citron ont produit un soulagement
immédiat alors que de puissants médicaments avaient prouvé leur inutilité.

Scarlatine
Le Dr. George W. Wood fait cette déclaration à propos de la
scarlatine :
‘Je peux guérir 49 cas de scarlatine sur 50 en utilisant le citron et la gomme
arabique. Au commencement de l’attaque, mettez votre enfant au lit, et
donnez-lui de la citronnade contenant de la gomme arabique – une demi
cuillère à café de gomme pour un verre de citronnade. Couvrez l’abdomen
avec une flanelle sèche ; enveloppez ensuite l’enfant dans une couverture en
laine blanche préalablement trempée dans de l’eau bien chaude et essorée ;
placez une couverture sèche par-dessus ; ajoutez un nombre suffisant de
couvertures pour favoriser la transpiration. Dans certains cas, il est très
efficace de placer des bouillottes remplies d’eau très chaude sur les côtés de la
couverture extérieure. Après une heure de transpiration, pendant laquelle il
aura été donné à boire en abondance à l’enfant de la citronnade avec de la
gomme arabique, l’enfant sera soigneusement essuyé et habillé chaudement.
Le jus de citron permet de diluer les dépôts se formant dans la bouche.’

Diphtérie
Dans le cas de la diphtérie, le traitement à base de jus de citron prouve
également la puissance de cet antiseptique et les qualités digestives de ce
fruit. “ Il serait utile de se gargariser la gorge,” déclare le Dr. Wood, “ toutes
les heures, si possible, avec du jus de citron, et avaler une demi cuillère à café
ou une cuillère entière de jus de citron. Cela permet à la pseudo-membrane
de se relâcher et de sortir.”

Hydropisie
(L’hydropisie est l’ancien nom de l’oedème et de l’oedème
généralisé.)
Dans le cas de l’hydropisie, “ épluchez un citron, coupez-le en petits dés, et
couvrez le tout de miel. Commencez avec le sirop que donne un citron par
jour ; et augmentez graduellement jusqu’à ce que le sirop de 8 à 10 citrons
soit pris quotidiennement. ”

Fièvre et frissons
La fièvre et les frissons peuvent avoir une variété de causes ; cependant le
citron est toujours un remède efficace. Les médecins Espagnols le
considèrent comme un ami infaillible. Ici est rapportée par le Dr. Wood, la
méthode Espagnole : “ le jus d’un citron est ajouté à une tasse de tisane de
trèfle ou d’alfalfa, et bu d’un seul trait sans sucre ni lait, deux fois par jour. ”

Rhumatisme
Pour le rhumatisme, prenez le jus d’un demi citron avant chaque repas et
avant d’aller vous coucher, chaque soir. Il peut être dilué avec un peu d’eau
ou encore utilisé sous la forme d’une citronnade, et, en même temps il peut
être utilisé directement sur la peau. La plupart des médecins qui utilisent ce
remède assurent qu’après trois jours de traitement, le pouvoir lent, mais
certain du citron se fait ressentir, avec ses propriétés purifiantes et permet
ainsi de soulager la douleur.

Scorbut
Pour le scorbut : il est universellement reconnu, aujourd’hui, que
l’utilisation du jus de citron est un remède très efficace pour lutter contre le
scorbut. Dans plusieurs cas entourant le scorbut, où une avitaminose a été
décelée, une nourriture riche en vitamine C – qui abonde dans le citron –
procure une amélioration rapide de l’action intestinale, une guérison des
problèmes de bouche, et permet l’obtention d’une plus grande immunité
contre l’infection.

Maux de tête
En cas de maux de tête, le jus de citron avec quelques cuillères à café
de tisane chaude (la tisane d’alfalfa ou de trèfle est meilleure) est le
traitement utilisé par le tenancier d’un bar très sophistiqué de New York,
pour tous ceux qui souffrent de maux de tête dus à l’alcool – et d’ailleurs
pour les maux de tête de tout ordre. Il a converti ses clients à ce régime et les
a détaché de tous médicaments.

Tartre
Le jus de citron est un dentifrice très agréable par lui-même. Garder
les brosses à dents immergées dans du jus de citron dilué permet de les
garder propres, ainsi que vos dents.

Le citron un moyen pour trouver l’endurance
Plusieurs hommes, femmes et enfants qui ont un manque
d’endurance ont une faible ressource de calcium. Ainsi, le cocktail de citron,
pris deux fois par jour durant un mois transforme la composition chimique
du corps, procurant une force plus grande, une amélioration de la mémoire
et de l’endurance. Le cocktail de citron consiste en du jus de citron, du lait
de soja et du miel passé dans votre bol mélangeur.

Le citron : un excellent assaisonnement
“ En ce qui concerne les légumes verts, vous n’avez pas besoin de
vous en préoccuper. … Je pourrai me procurer des feuilles de bardane jaune,
de jeune pissenlit et de moutarde. … Mes légumes de chardon, finement
préparés, assaisonnés de jus de citron et de crème stérilisée, sont très
appétissants.” Ellen White, Conseils sur la nutrition et les aliments, p. 385.

Le citron et les mites
Une charmante coutume française pour empêcher l’apparition des
mites dans les armoires est de prendre des citrons mûrs, et de planter des
clous de girofle dans toute leur surface. Les citrons parsemés d’un grand
nombre de clous de girofle se dessèchent, laissant une merveilleuse odeur
dans les armoires et les chambres.

Le citron et la fatigue
Les randonneurs qui marchent longtemps de même que les
explorateurs considèrent le citron comme un envoyé de Dieu. Lorsque la
fatigue commence à se faire sentir, le jus d’un citron est aspiré au moyen
d’un trou pratiqué sur le haut du citron. Il s’agit d’un remède qui agit
rapidement, procurant un rafraîchissement presque incroyable. Les
explorateurs utilisent le citron comme une protection contre de nombreuses
infections des tropiques. Une petite quantité de jus de citron sera plus
désaltérante qu’une grande quantité d’eau. Les voyageurs expérimentés
déclarent que lorsqu’ils ajoutent du jus de citron dans leur eau, dans
différentes localités, cela agit, tel un antiseptique et prévient des maladies
dues aux allergies qui peuvent être rencontrées à cause des différentes
qualités d’eau.

Le citron sophistiqué
Cette astuce a été utilisée par un nombre important d’hommes
d’affaires, qui devaient se lever tôt après une soirée de banquet et de
célébration. Un citron est coupé en quatre, et saupoudré de sel. Il est ensuite
ingéré sans la peau, avant le petit déjeuné. Les conférenciers disent de cette
astuce qu’elle est un véritable stimulant lorsqu’il leur faut monter sur
l’estrade.

Hygiène vaginale
Du jus de citron dilué est une méthode saine et hors de danger pour
l’hygiène vaginale. Bien qu’il soit un antiseptique puissant, il est malgré tout
sans risque pour les douches vaginales.

Les autorités sanitaires de Londres se réfèrent au citron.
Reddie Mallet, un Londonien haut placé dans le domaine de la
santé, sur la santé, possède un système thérapeutique complet basé sur les
propriétés guérissantes du citron, combinées avec d’autres aides naturelles.
Dans sa maison de santé, lors de son premier traitement le patient est placé
entre deux feux de cheminée qui sont diamétralement opposées dans la
pièce. Son corps est frictionné de jus de citron et d’huile. L’atmosphère
réchauffée permet l’assimilation rapide et un sentiment de bien être durable.
Les oreilles, le nez et la gorge reçoivent une attention spéciale avec
un traitement au jus de citron. Dr. Mallet traite un rhume persistant à l’aide
d’une cuillère à café d’huile d’olive additionnée de jus de citron qui est
graduellement, au moyen d’un compte-goutte, placé dans chaque narine.
Ceci est aussi placé dans les oreilles chaque semaine pour ses vertus toniques
et purifiantes.
De très petites quantités de jus de citron et d’huile d’olive sont
ajoutées dans la nourriture du bébé lors du sevrage, et augmenté avec l’âge de
l’enfant. Cette méthode est utilisée pour prévenir des maladies enfantines
généralement répandues, grâce à ses vertus particulières permettant au
système immunitaire de se fortifier.
La constipation est également traitée de manières internes et externes
avec du jus de citron et de l’huile d’olive. Quatre fois par jour, une petite
tasse d’huile d’olive et de jus de citron est avalée. Trois fois par semaine le
patient reçoit un massage complet du corps avec la même préparation. Les
végétations sont aussi traitées au moyen de jus de citron dilué et infiltré dans

les narines au moyen d’une seringue prévue à cet effet. Il faut cependant être
très doux.
Avec l’arthrite, les articulations sont massées doucement à l’aide de
jus de citron et d’huile après que le patient ait été réchauffé par un bain de
pieds chaud.
Des cataplasmes faits à partir de la pulpe du citron sont
fréquemment utilisés pour soigner des abcès, des furoncles ou tout autre
éruption cutanée. Le jus est, bien entendu utilisé de manière interne. Dans le
cas d’une bronchite, le jus de citron et l’huile peuvent être utilisés pour faire
des gargarismes et également pour les massages de la gorge et de la poitrine.
Pour la cirrhose du foie, il est utilisé jusqu’à une douzaine de citrons
journellement dans la maison du Dr. Mallett, avec une nourriture exempte
de tout féculent, mais à laquelle il est ajouté des fruits tels que les raisins secs,
les oranges, les ananas, etc. Des résultats frappants ont été mis à jour en ce
qui concerne les personnes souffrant de colites, en effet, un massage de
l’abdomen leur est donné deux fois par jour, alors qu’ils sont couchés, avec
un mélange de jus de citron et d’huile d’olive.
Pour la diarrhée, le Dr. Mallett préconise de la pulpe de pomme et
du jus de citron pour jeunes et vieux. Pour l’eczéma, du jus de citron et du
jus d’ananas cru sont appliqués deux fois par jour, avec une nourriture
contenant moins de féculent, jusqu’à ce que le mal soit guéri. La grippe, les
maux de tête et les indigestions sont soignés avec un nombre de plus en plus
important de jus citron que l’on utilise aussi bien en le buvant qu’en
l’appliquant sur la peau. Dans le traitement de la jaunisse, le jus de citron est
combiné avec du jus de carotte.
Le Dr. Mallett obtint des résultats tout à fait inhabituels dans le
traitement de la neurasthénie avec l’huile d’olive et le jus de citron. Le
calcium bienfaisant, qui permet à la neurasthénie de baisser, est procuré par
l’huile d’olive qui donne aux nerfs des propriétés nourrissantes. Un massage
journalier d’huile d’olive et de jus de citron est lié de très près à ce
traitement.

Cosmétiques et citron
Le citron est excellent pour blanchir les mains et les ongles. Les
nouveaux produits pour les cheveux, faisant ressortir leur couleur naturelle,
contiennent du citron.
Le dentifrice contenant du citron et de la fraise est très efficace pour
blanchir les dents qui étaient devenus ternes à cause des dépôts alcalins.

Une danseuse de New York garde les pieds et les articulations de ses
élèves souples à l’aide d’un massage à l’huile d’olive et jus de citron avant et
après chaque cours. Les experts de la culture physique utilisent maintenant
une crème de massage remarquable faite à base de jaune d’oeuf, de citron et
d’huile d’olive.
Une actrice Parisienne empêche la formation de cernes en
appliquant, deux fois par jour du jus de citron. Une actrice astucieuse gardait
avec elle des disques de coton pour se démaquiller durant la journée. Elle
ajoutait du jus de citron à chaque fois qu’elle les utilisait, permettant ainsi à
sa peau d’être plus blanche et plus saine avant d’appliquer une nouvelle
couche de maquillage.
Le citron possède une foule d’utilisations pour les cheveux et le cuir
chevelu. Un massage du cuir chevelu à l’aide de jus de citron peut être fait et
gardé toute la nuit car ses vertus tonifiantes sont puissantes, et il possède une
capacité à combattre plusieurs infections du cuir chevelu.

Le citron, un bon moyen de vaincre le tabagisme
Si une personne désire réellement vaincre le tabagisme, il est prouvé
que lorsque le désir de fumer ou de mâcher du tabac se fait sentir, une gorgée
de jus de citron pur permet d’arrêter ce désir. Après trente jours de ce
traitement, tout désir pour le tabagisme a disparu. Une manière utile
d’utiliser le citron est d’en garder un avec soi, ayant un petit trou sur le haut,
emballé dans du papier sulfurisé, et, à chaque fois que le désir se fait sentir,
aspirer une bonne gorgée. Il se peut que plusieurs citrons soient nécessaires
pour obtenir le résultat désiré.
Cette personne doit également s’arrêter d’utiliser une nourriture
trop riche en sel et en poivre, car ces deux condiments ont tendance à
augmenter le désir de tabac.

Le citron aide à vaincre l’alcoolisme
‘Les patients doivent être informés sur la nocivité des boissons
intoxicantes et sur les bienfaits apportés par une abstinence totale. Il faut les
inviter à renoncer aux aliments qui ont causé la ruine de leur santé et
chercher à remplacer ceux-ci par des fruits en quantité suffisante. On peut
facilement se procurer des oranges, des citrons, des pommes, des pêches, et
autres fruits ; car la terre, qui appartient au Seigneur, produit ce qui est
nécessaire, lorsqu’on se donne la peine de la solliciter.’ Conseils sur la
nutrition et les aliments, p.368

Il est prouvé que lorsqu’un nombre de fruits plus important est
ajouté à la nourriture, le désir d’utiliser des boissons alcoolisées est beaucoup
plus faible.

Le citron et la stimulation intestinale
Le jus d’un citron ajouté dans un verre d’eau tiède est très efficace
pour stimuler les mouvements intestinaux. La constipation peut être soulagée
en buvant deux à quatre verres d’eau citronnée dans la matinée.

Citron ou vinaigre ?
Dans de nombreux cas, il est facile de remplacer le vinaigre par du
jus de citron, par exemple dans les marinades à l’aneth, permettant ainsi
d’éviter le mauvais effet qu’a le vinaigre sur le corps.

Fluidifiant du sang et purificateur
Presser un citron dans un verre d’eau et le boire une demi-heure
avant le petit déjeuner permet de purifier des toxines et de fluidifier le sang.

 

FIN.

 

 

OGM : diversité des semences pour la sécurité alimentaire


http://www.lelibrepenseur.org/2014/04/06/ogm-diversite-des-semences-pour-la-securite-alimentaire-2/

 

L’étude russe qui prouve que les OGM stériliseront l’humanité au bout de 3 Générations

On soupçonnait déjà que la perte de la fertilité était au nombre des graves dégâts occasionnés, une étude récente va dans ce sens. Une étude qui, si elle n’est pas étouffée, pourrait avoir un grand impact sur les décisions à prendre à l’avenir! 

ogm-russie-actumagEn 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d’OGM avec 134 millions d’hectares, selon l’ISAAA, qui, chaque année, fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires – dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour – pourrait bien s’alourdir prochainement alors qu’une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d’y être ajoutée.

Celle-ci prend la forme d’une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d’être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l’ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l’Institute for Responsible Technology aux États-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrage Seeds of Deception (littéralement «les semences de la tromperie») publié en 2003. Menée conjointement par l’Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l’Institut de l’Écologie et de l’Évolution, cette étude russe a duré deux ans, avec pour cobayes des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d’une manière classique les petits mammifères, à l’exception près que certains d’entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) résistant à un herbicide.Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués: le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a, quant à lui, suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième.

A la fin de cette première phase, l’ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L’étude s’est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et, dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont, elles aussi, eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n’ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel.

Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n’a eu que 40 petits, dont 25% sont morts. Et, pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total, dont 20% sont finalement morts.

Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l’étude, ont eu, dans leur menu, une part importante de soja OGM, n’étaient plus capables de se reproduire…

Mais une autre surprise de taille a été observée: certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils … dans la bouche, un phénomène d’une extrême rareté.

Selon Jeffrey Smith, l’étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien «déraciner» une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L’affaire est donc à suivre, mais, quoi qu’il en soit, depuis l’introduction en 1996 dans l’environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés, faute d’études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution, dans ce domaine, semble effectivement illusoire, alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d’évaluation. Et, d’ailleurs, l’on peut même supposer que cette absence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentaux (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l’ont été que partiellement (voir le proverbe de la «charrue avant les bœufs»…).

Car l’ennui, au fond, c’est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l’histoire, qui sont réellement les cobayes ?