Sauver les Juifs du sionisme ?


LLP

par Lotfi Hadjiat

Sauver les Juifs du sionisme ?

Cette question peut paraître très provocante dans l’actualité brûlante, mais elle n’est qu’un prétexte pour restituer la genèse méconnue de cet État sioniste qui plonge aujourd’hui certains dans la stupeur et la colère, d’autres dans l’incompréhension inavouable, et qui menace d’embrasement nombre de sociétés civiles et de communautés. J’ai la faiblesse de croire que cet éclairage historique contribuera à mettre un terme à la confusion délétère.

Pour trouver un début de lumière sur le sionisme politique, il faut remonter deux siècles en arrière, au moins deux. Car depuis la fin du XIXe siècle, le sionisme s’est toujours défini comme la solution politique à l’antisémitisme, sa solution finale, dont l’État d’Israël serait l’aboutissement. Interrogeons donc la genèse de cette solution, et demandons-nous si celle-ci a été, dans sa mise en œuvre, et est aujourd’hui un salut pour les Juifs. On comprendra alors aisément si elle peut être un salut pour les palestiniens.

Il y avait au tout début de cette histoire, une mouvance sioniste culturelle, spirituelle, celle de Ginzberg, ou de Buber un peu plus tard, une mouvance qui s’opposait vigoureusement à celle de Theodor Herzl, politique et militariste ; toutefois, les partisans d’Herzl l’emportèrent et le sionisme devint herzlien à part entière. La solution sioniste consistait à donner une terre-refuge aux Juifs persécutés, ou susceptibles de l’être, en considérant qu’ils sont tous susceptibles de l’être.

Assez rapidement les sionistes choisirent la Palestine comme site de leur futur État. Dès lors, il ne fut plus question de terre-refuge mais de terre promise, vers laquelle la diaspora juive pourrait mettre fin à son exil, c’est en tous cas ce que les sionistes voulurent faire admettre. Car en réalité le peuple de Judée ne fut jamais exilé, leurs descendants peu à peu islamisés sont donc les palestiniens d’aujourd’hui. Les Ashkénazes et Séfarades, d’est et d’ouest, qui furent des peuples judaïsés par les quelques juifs exilés de Jérusalem, n’ont donc aucun droit sur cette terre de Palestine. Ce mythe de la race juive biblique dispersée, du peuple-race en exil requérant son retour en terre promise palestinienne devint donc la mythologie idéologique sioniste (comme l’explique l’historien israélien Schlomo Sand.

En 1917, après le feu vert du premier ministre anglais Balfour au plus puissant des sionistes, Lord Rothschild, les fous de Sion encouragèrent sans protocoles et plus que jamais l’émigration juive vers la Palestine, pour la peupler de Juifs, afin de justifier ensuite la création d’un État juif. Et cet objectif migratoire reçu l’aide considérable d’un sioniste enthousiaste : Hitler. En effet, celui-ci encouragea et soutint beaucoup ce projet sioniste, convergent avec le projet nazi : vider l’Allemagne de ses Juifs.

La collaboration entre sionistes et nazis fut complète avec l’accord de Haavara, signé le 25 août 1933, un accord de transfert de capitaux qui permit le développement économique des premières colonies sionistes par l’achat de produits et matériels allemands, un accord secret qui transgressait le boycott des produits allemands (boycott lancé le 6 août 1933 par le new-yorkais juif sioniste, Samuel Untermeyer,  président du Keren Hayesod, un fonds qui finançait l’émigration et l’installation des Juifs en Palestine, ainsi que la création d’usines et d’entreprises juives toujours en Palestine !), un accord qui resta en vigueur jusqu’en 1942 (le camp d’Auschwitz ouvre ses portes en 1940).

Mais peu à peu, cette immigration se heurta aux populations locales (arabes, juives et chrétiennes). Les Anglais qui avaient mandat sur la Palestine, y stoppèrent alors l’immigration juive, en 1939, avec la publication du troisième Livre blanc, obligeant ainsi l’émigration des Juifs allemands et autrichiens vers d’autres destinations. Les sionistes virent alors pendant quelques mois leur projet tomber à l’eau. Et la seconde guerre mondiale éclata…

Les sionistes voulurent toujours sauver les Juifs des persécutions nazies mais seulement vers la Palestine. En 1938 déjà, juste après la Nuit de cristal, Ben Gourion déclarait : « si je savais qu’il était possible de sauver tous les enfants juifs d’Allemagne en les amenant en Angleterre, et seulement la moitié en Eretz Israël, je choisirais la deuxième solution » .

Ainsi, les sionistes refusèrent obstinément ou sabotèrent toutes les solutions de sauvetage proposées par les Alliés (celle de la République dominicaine par exemple en 1938) ou par les Allemands (qui proposèrent en 1941 et en 1942, de faire transiter tous les Juifs par l’Espagne puis vers l’occident, selon le rabbin Dov Weissmandl, dans « Du plus profond du détroit ») qui n’avaient pas pour destination la Palestine. Ne pouvant plus faire partir les Juifs vers la Palestine, ni hors d’Allemagne et ni hors d’Europe conquise, Hitler s’orienta alors vers la solution concentrationnaire. Mais malgré l’hécatombe, les sionistes refusèrent implacablement tout sauvetage et tout financement de sauvetage si les Juifs n’étaient pas sauvés vers la Palestine !


Herzl, l’ami d’Édouard Drumont, écrivait en 1896, dans « L’État des Juifs » : « les antisémites seront nos meilleurs alliés »


En 1943, selon Reb Mosche Shonfeld (dans « Holocaust victims accuse »), Yitzhak Greenbaum, chef du Comité de sauvetage des Juifs d’Europe à l’Agence juive de Jérusalem, déclara : « nous devons résister à cette vague qui met les activités sionistes au second plan ; si on me demande de l’argent de l’Appel Juif Uni pour secourir les Juifs d’Europe, je réponds non et encore non », Greenbaum ajouta selon Weissmandl, « une vache en Palestine est plus précieuse que tous les Juifs d’Europe ».

Les sionistes furent donc parmi les responsables de la Shoah. Toutefois, cette hécatombe fut utile pour les sionistes, car elle leur permit de plaider à l’ONU la création d’un État-refuge pour les Juifs, à l’éradication desquels ils avaient pourtant participé ! En effet, les Conseils juifs, dans toute l’Europe, collaborèrent activement avec les nazis en leur fournissant la liste des Juifs et de leurs biens, et en établissant la liste de ceux d’entre eux destinés aux camps. Sans cette collaboration, le nombre de victime aurait été moitié moindre, selon Hannah Arendt  (dans « Eïchmann à Jérusalem »). En France, le Conseil juif s’appelait l’UGIF qui après la guerre devint le CRIF…

Lequel CRIF acquittera tous les collabos juifs de l’UGIF, en récupérant peut-être au passage son pactole ! Quant à l’avocat Rudolph Kastner, responsable du Comité de sauvetage des Juifs hongrois, qui avait collaboré avec le SS Kurt Becher dans la déportation des Juifs hongrois et dans le vol de leurs biens, et qui continua après la guerre sa collaboration avec Becher, riche industriel, après l’avoir sauvé en témoignant en sa faveur au procès de Nuremberg et en 1948, il devint porte-parole du ministère israélien du commerce et de l’industrie (voir ici « au nom de la Torah).

Les puissantes organisations sionistes auraient pu mettre tous les moyens politiques et financiers en œuvre pour éviter l’hécatombe, mais c’était courir le risque, pour eux, de remettre à plus loin ou à jamais la création de leur État. Celui-ci fut ainsi prioritaire… impitoyablement… jusqu’au bout. En outre, les sionistes comprirent vite le profit politique et financier qu’ils pourraient tirer de l’hécatombe (Ben Gourion refusa toujours le bombardement des voies de chemin de fer menant aux camps), ils misèrent très tôt sur l’hécatombe.

Selon Tom Seguev (dans son livre « Le septième million »), dès 1942, les sionistes élaborèrent le projet du mémorial de Yad Vashem pour honorer la mémoire de victimes encore vivantes ! Quant au pactole des réparations, toujours selon Seguev, Ben Gourion reçut un mémorandum sur la question dès 1940. Des millions de Juifs ont donc été sacrifiés par les sionistes sur l’autel d’Israël, le bien-nommé Holocauste… ils ont été sacrifiés pour sauver le projet d’un État-refuge qui était censé les sauver (via l’Agence juive de Jérusalem, présidée par Ben Gourion) mais qui les a sacrifié pour plus tard justifier la création d’un État-pour-sauver-les-Juifs, en criant « plus jamais ça »! voir ici « au nom de la Torah.

Herzl, l’ami d’Édouard Drumont, écrivait en 1896, dans « L’État des Juifs » : « les antisémites seront nos meilleurs alliés ». Il eut certainement vu en Hitler le messie d’Israël. À défaut d’État-refuge, Israël est finalement devenu un État racial colonial haï de tous côtés (racialité constitutionnelle unique au monde et sans précédent, hormis les Lois de Nuremberg), un État qui reçoit des milliards à titre de réparations pour les rescapés de l’Holocauste et où ces mêmes rescapés fouillent les poubelles pour se nourrir .

Est-il besoin de rajouter après tout ça que le sionisme, accusateur hystérique contre l’antisémitisme, est l’ennemi mortel des Juifs. Celui-ci a conduit les Juifs à la mort et les y conduira encore pour sauver un État qui ne les sauvera pas, et qui sacrifiera avec encore moins de scrupules les palestiniens. Je rappelle que Moshe Dayan revendiquait fièrement Josué comme modèle politique, ce Josué qui génocida tous les peuples du pays de Canaan sans laisser le moindre survivant des peuples qui n’avaient absolument rien fait aux israélites ; un Josué qui ne proposa à ces peuples ni la conversion ni la migration, contrairement à Hitler qui encouragea les Juifs non-sionistes, largement majoritaires, à se « convertir » au sionisme et qui assista l’émigration de dizaines de milliers de Juifs vers la Palestine, et il en aurait fait émigrer beaucoup plus ailleurs qu’en Palestine si les sionistes ne s’y étaient opposés si obstinément. (accord Haavara).

Les frontières de l’État d’Israël furent donc dessinées à l’ONU. Mais le plan de partage de 1947 (voté à trois reprises avant que le oui l’emporte, après que les États-Unis aient menacé ou appâté certains États !), non validé par le conseil de sécurité de l’ONU, ne revêtait donc aucun caractère obligatoire.  À défaut de cette résolution du Conseil de sécurité, l’illégitime État juif fut donc déclaré indépendant unilatéralement par Ben Gourion en 1948, après avoir rasé des centaines de village palestiniens, et expulsé 700 000 palestiniens. Ben Gourion avouera bien plus tard à Nahum Goldman (dans « Le paradoxe juif ») que les sionistes avaient bien volé la terre aux palestiniens. (cf. 10 questions sur le sionisme en anglais).

Pour enfoncer le clou de leur illégitimité, les israéliens (du groupe terroriste juif sioniste Lehi) assassinèrent quelques mois plus tard le médiateur de l’ONU, le comte Folke Bernadotte. En conclusion, il y a fort à craindre qu’au bout des affrontements de populations, palestiniens et Juifs soient sacrifiés encore et toujours par les fous de Sion et leurs laquais jusqu’à accomplir, si personne ne les arrête, ces délires terrifiants d’Esaïe (60 et 61) qui remontent à l’âge de bronze : « […] Tu te réjouiras, Jérusalem, quand les trésors des nations viendront à toi […] Les nations qui refuseront de te servir périront et seront ruinées […] Vous mangerez les richesse des nations et vous vous glorifierez de leur gloire » (voir ICI).

 

L’ÉTAT DES JUIFS suivi de Essai sur le sionisme de Claude Klein


histoireebook.com

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51KMBVGJTAL._SX312_BO1,204,203,200_.jpg  https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTDGo80CnyIRswC6tnK9KdbGn9Iq1GxD8PwYxy8Fmu4BRwshwkM

Auteur : Herzl Theodor
Ouvrage : L’état des juifs suivi de Essai sur le sionisme de Claude Klein
Année : 1904

 

4ème de couverture

Alors que le conflit israélo-arabe prend une tournure de plus en plus tragique, il importe d’avoir accès au document fondateur du sionisme politique : Der Judenstaat de Théodore Herzl. Claude Klein nous en offre une nouvelle traduction entièrement refaite et annotée.
L’Essai sur le sionisme qui accompagne ce célèbre texte, publié en 1896, est bien davantage qu’une présentation de la vie et de l’oeuvre de Théodore Herzl (1860-1904), juriste, journaliste et écrivain viennois, auteur d’un roman utopique Altneuland. C’est une réflexion courageuse sur la force et les limites de la culture politique du mouvement sioniste que nous propose Claude Klein. Il s’agit pour lui de questionner, sans concession, l’actualité du sionisme et l’avenir d’Israël, et plus généralement la situation du peuple juif, à l’heure où la mobilisation nationale s’affaiblit.
Claude Klein, juriste, né en France, a émigré par conviction, en 1968, en Israël. Professeur à la faculté de droit de l’Université hébraïque de Jérusalem, il a enseigné également dans de nombreuses universités françaises et américaines.

 

 

Note sur les différentes éditions
du Judenstaat1 et sur la présente traduction
Le 14 février 1896, la première édition du Judenstaat était mise en vente à Vienne. Herzl avait eu beaucoup de mal à faire paraître son ouvrage. Plusieurs éditeurs avaient refusé le manuscrit. Cronbach, un éditeur juif de Berlin auquel il s’était adressé, argua qu’il ne pouvait publier l’opuscule, parce qu’il recélait des thèses contraires aux siennes2. De même, la célèbre maison Duncker et Humblot3, qui avait fait paraître un an plus tôt ses notes sur la vie politique et parlementaire


1. La présente note doit beaucoup à l’article (en hébreu) de H. Abrahamiet A. Bein, paru dans l’ouvrage collectif : Hatsionut, Recueil sur l’histoire du sionisme et de la colonisation juive en Eretz Israël, vol. 1, Tel-Aviv, 1970, sous le titre : « Les éditions du “Judenstaat” de Théodore Herzl », p. 464-472. J’ai également utilisé un autre article d’Alex Bein écrit comme texte de présentation à une édition hébraïque (qui reprend une traduction de 1953 signée Shmuel Perlman) du Judenstaat (la Bibliothèque sioniste de l’Exécutif de l’Organisation sioniste, Jérusalem, 1972). Pour établir ma propre traduction j’ai utilisé le fac-similé de l’édition originale de 1896, encarté dans cette édition hébraïque de 1972.
2.« Je ne suis pas d’accord avec vous, écrit Cronbach à Herzl, l’antisémitisme ne se renforce pas. Au cours des cent dernières années, nous autres Juifs avons vu notre condition politique et sociale s’améliorer régulièrement. »
3.Spécialisée dans les publications juridiques et politiques.


française sous le titre de Palais-Bourbon, se déroba. Herzl envisagea, semble-t-il, de publier à compte d’auteur, mais, dans son Journal, il affirme qu’il serait gêné de passer pour un homme d’affaires, au cas où la brochure aurait du succès4. N’oublions pas qu’à cette époque Herzl est l’un des journalistes de langue allemande les plus connus: n’est-il pas le critique littéraire du journal viennois le plus influent ? Finalement il signa avec un petit éditeur viennois Max Breitenstein, séduit tant par la nouveauté de la thèse que par la renommée de son auteur.
Quelques semaines plus tôt (le 17 janvier 1896), le Jewish Chronicle de Londres avait publié (en anglais) un article de Herzl, sous le titre « A Solution of the Jewish Question ». Celui-ci représente en fait un résumé très détaillé du livre5. Une autre ébauche du Judenstaat doit être également rappelée: il s’agit de la fameuse Adresse aux Rothschild, rédigée dans sa chambre de l’hôtel de Castille, rue Cambon6 en mai-juin 1895, alors qu’il se dit lui-même avoir été saisi d’une fièvre extraordinaire. Cette adresse aurait dû être lue aux Rothschild (de Vienne) : mais ceux-ci ne répondirent même pas à la lettre de Herzl.
Quant au titre de l’article paru à Londres, c’était en fait celui qu’à l’origine Herzl avait choisi pour son livre: il en fera le sous-titre, souvent méconnu, du Judenstaat. Dans son Journal, à la date du 19 janvier 18967, il indique simplement: « J’ai changé le titre. Ce sera Der Judenstaat… » Bien qu’il ne fournisse


4.Notation dans son Journal à la date du 24 décembre 1895 : Herzl, Briefeund Tagebücher, volume 2, Propylaen, Berlin-Francfort, 1983, p. 289.
5. L’article (retraduit en allemand) figure à l’annexe des Briefe und Tagebücher, volume 2, p. 821-830. Le texte représente près d’un dixième de l’ensemble du Judenstaat.
6. Briefe und Tagebücher, volume 2, p. 152. L’hôtel existe toujours. Sur sa
façade, une plaque rappelle que Herzl y entreprit la rédaction du Judenstaat.
7. Briefe und Tagebücher, vol. 2, p. 289.


aucune raison à ce changement, on peut supposer qu’il lui fut suggéré par l’éditeur. Dans le Journal la phrase annonçant le nouveau titre suit immédiatement celle qui signale la signature du contrat avec Breitenstein.
Du vivant de Herzl (il ne faut pas oublier que celui- ci mourut huit ans seulement après la parution du Judenstaat, soit en 1904), l’ouvrage connut dix-sept éditions dont six en allemand (y compris une édition allemande en lettres hébraïques), deux en hébreu, deux en anglais, trois en russe et une respectivement en français, en yiddish, en bulgare et en roumain. Par la suite et jusqu’en 1970, on a recensé un total de soixante-deux éditions différentes.
La première édition française suivit de quelques mois seulement l’édition originale. Elle parut dans la Nouvelle Revue internationale, en deux parties: la première le 31 décembre 1896, la seconde le 15 janvier 1897. Quelques semaines plus tard, cette même traduction paraissait en brochure séparée, présentée comme Extrait de la Nouvelle Revue internationale. Cette première traduction, à l’impression très serrée, ne couvre que quarante-trois pages. Curieusement, aucune indication n’est fournie quant au nom du traducteur8.
Par la suite, on relève plusieurs éditions en français: une édition à Salonique en 1923, une nouvelle édition en France en 19269, une édition à Tunis en 1946, une édition à Jérusalem en 1946. A partir de 1954, les différentes éditions françaises sont toutes


8. Je relève la présentation du texte dans la Revue qui n’est pas dénuée d’uncertain piquant. « Nous sommes heureux de pouvoir offrir à nos lecteurs la remarquable étude qu’on va lire, sous la plume autorisée de M. le Dr Herzl, l’éminent directeur littéraire de la Neue Freie Presse, le grand journal viennois dans lequel notre directrice, sous le pseudonyme de baron Stock, a écrit une série d’articles dont le succès a été retentissant. La question juive est à l’ordre du jour; elle est devenue l’un des problèmes palpitants de notre époque. On lira donc avec intérêt le travail de M. le Dr Herzl, dont nous avons obtenu la primeur en France, par une faveur exceptionnelle. »
9. Librairie Lipschutz (avec une introduction de Baruch Hagani).


identiques: il s’agit de la traduction d’Elian J. Finbert10.
Reste le problème du titre. Depuis la première traduction française, der Judenstaat — qui, en allemand, signifie l’État des Juifs — a toujours été rendu par l’État juif. Cette manière défaire se retrouve également en anglais. Dès la première traduction11, on trouve A Jewish State. Certaines traductions ultérieures porteront The Jewish State. On trouve le même phénomène dans d’autres langues, notamment en italien Lo stato ebraico12, en espagnol El estado judio13. En revanche, la traduction hébraïque a toujours été constante dans sa fidélité au texte: depuis la première traduction en 189614 on trouve toujours Medinat Hayehoudim, c’est-à-dire L’État des Juifs. Signalons enfin les étranges variations de la traduction en yiddish : tantôt Di Yddische Medine (c’est-à-dire L’État juif, utilisant une terminologie plus hébraïque pour le mot État)15, tantôt Der Jiddenstaat (qui utilise une terminologie germanique) 16.
Pourquoi le Judenstaat ? Quelle traduction convient- il d’adopter en français ? La nuance que l’on trouve en allemand doit être explicitée pour être bien comprise. Depuis fort longtemps, ce que l’on appelle en français la question juive est qualifié en allemand de Juden- frage, c’est-à-dire la question des juifs. Qu’on songe par


10. La première de ces éditions fut publiée à Jérusalem, en 1954 (département de la Jeunesse de l’Organisation sioniste mondiale, avec une préface de D. Ben Gourion). Une nouvelle édition paraît à Jérusalem, en 1960 (elle comprend des extraits du Journal de Herzl). La même traduction paraît à Paris en 1981 (Stock-Plus, coll. « Judaïsme-Israël ») avec une préface de Moché Schaerf. L’Herne a également publié cette même traduction en 1969.

11. Elle est signée Sylvie d’Avigdor, David Nutt, Londres, 1896.
12. Traduit par G. Servadio, Lanciano, Carabba, 1918.
13. Première traduction par N. Grinfeld, Buenos Aires, 1929.
14. Michel Berkowitz, Varsovie, 1896.
15. Ainsi de la première traduction, signée Shmuel Bramberg, Jitomir, 1899.
16. Éditions de New York, 1915 et 1927 ; Varsovie, 1917, Buenos Aires, 1946.


exemple à Karl Marx et à son fameux écrit Zur Juden- frage17 ou encore au célèbre pamphlet antisémite d’Eugen Dühring Die Judenfrage als Rassen, Sitten und Kulturfrage18 (1882) qui impressionna beaucoup Herzl.
A cette même époque, Drumont publie La France juive19. En 1946, Jean-Paul Sartre choisit le titre Réflexions sur la question juive20. Shmuel Trigano publie quant à lui La Nouvelle Question juive, en 1979 21.
Ainsi, là où en allemand on traite de la question des Juifs (die Judenfrage), on parlerait plus volontiers en français de la question juive22. Pourtant, on est fondé à se demander s’il y a là une différence autre que purement stylistique dont l’origine se trouverait dans des problèmes d’esthétique de traduction.
On sait bien que le français s’accommode mieux d’un qualificatif (par exemple, la maison paternelle) que d’un complément (la maison du père), alors même que celui- là serait logiquement mieux adapté.
Il est vrai qu’il eût sans doute été difficile de traduire en anglais autrement que par The Jewish State. Qui ne voit que la traduction littérale qui aurait dû être The State of the Jews (ou encore The Jews’ State) serait, à tout le moins, inélégante et lourde ?


17. Paru en 1844. Cf. l’édition bilingue publiée par Aubier en 1971 (avec uneintroduction de François Châtelet). On sait que Marx répondait à Bruno Bauer, lui aussi issu de la gauche hégélienne qui venait de publier un ouvrage portant le même titre Zur Judenfrage (cf. coll. 10/18, Plon, 1968 : cette édition comporte aussi le texte de Marx). Cf. également E. de Fontenay, Les Figures juives de Marx, Galilée, Paris, 1973 ; Robert Misrahi, Marx et la question juive, Gallimard, Paris, 1972. Sur Marx et le judaïsme, cf. surtout Julius Carle- bach, Karl Marx and the Radical Critique of Judaïsm, Routledge and Kegan Paul, Londres, 1978.
18. La Question des Juifs comme question de races, de moeurs et de culture.
19. Première édition 1886.
20.Première édition 1946, Gallimard, collection « Idées », Paris, 1964.
21.Gallimard, 1979, coll. « Idées », 1964.
22.On dira aussi plus volontiers en allemand der Judenfriedhof (le cimetièredes Juifs) là où en français on dira le cimetière juif .


La véritable question dès lors est de savoir ce qu’il en est de l’allemand. On peut, à la vérité, écrire aussi bien der jüdische Staat (l’État juif) que der Judenstaat (L’État des Juifs), même si cette dernière expression est plus usitée.
On aurait tort, me semble-t-il, de négliger les éléments propres au génie particulier de chaque langue. C’est ainsi qu’en hébreu, on l’a indiqué, la traduction Medinat Hayehoudim (L’État des Juifs) s’imposait assez évidemment, à tel point que plus tard, lorsqu ’on voudra parler d’un État juif, on devra utiliser une périphrase, Haofi Hayehoudi Chel Hamedina, que j’ai rendue en français sous le titre Le Caractère juif de l’État d’Israël 23.
Mais il me semble que plusieurs éléments doivent être envisagés, pour comprendre le choix final de Herzl et, à sa suite, celui de la présente traduction.
Entre État juif et État des Juifs, il pourrait y avoir une différence assez évidente, quant à la nature réelle de l’État envisagé. Un État juif, c’est-à-dire marqué par une culture juive, par des valeurs particulières dont la religion constituerait la composante essentielle sinon exclusive, ou un État des Juifs, où les Juifs seraient majoritaires, tout en établissant un État « comme les autres » ? Si l’on cherche la réponse à travers cette interrogation fondamentale, celle de Herzl ne fait pas de doute: c’est bien d’un État des Juifs qu’il s’agit, non d’un État juif. Qu’on se reporte au texte, notamment au passage concernant la place de la religion et des rabbins (« qu’il faut tenir dans les synagogues comme l’on doit tenir les soldats dans les casernes »). Herzl est bien loin de concevoir un État d’une spécificité particulière, serait-ce au niveau de sa langue, si ce n’est qu’il envisage un État moderne, un État modèle. Ce que Herzl


23. Cujas, Paris, 1977.


envisageait est donc clair et n’est pas uniquement motivé par des considérations tirées du bon usage en allemand. Entre un État juif et un État pour les Juifs, Herzl a clairement choisi la deuxième formule.
Il nous faut même introduire un élément supplémentaire. Il semble bien qu’en allemand une nuance quelque peu péjorative s’attache à l’expression der Judenstaat choisie par Herzl. Il y aurait là une forme très particulière de cet humour juif, dont on sait que l’une des caractéristiques consiste précisément à se tourner soi-même quelque peu en dérision. En d’autres termes, en allemand, l’expression Judenstaat recèle une connotation quelque peu antisémite24 que l’on peut rattacher à l’humour juif d’auto-dénigrement, certains y verront même une manière de SelbsthaB, cette haine de soi caractéristique de l’époque viennoise. Quoi qu’il en soit, cette nuance-là ne pouvait pas échapper à Herzl : bien au contraire. Notre auteur, journaliste de renom, recherche un certain effet de style, résultant du contraste entre les Juifs, objets de mépris, et la majesté de l’État. Cet effet, incontestablement il l’obtient en créant le terme Judenstaat.
C’est pour tenir compte des différentes données qui me paraissent avoir inspiré Herzl qu’il convenait donc de traduire Der Judenstaat par L’État des Juifs. Pour des raisons tenant avant tout à une stricte commodité de langage, j’ai traduit le sous-titre qu’a donné Herzl à son livre25 par Contribution à une solution moderne de la question juive, reprenant donc ici l’expression française classique la question juive (pour Judenfrage).


24.Qu’on se reporte au texte même pour voir combien Herzl « comprenait »l’antisémitisme. Il entendait d’ailleurs s’adresser aux antisémites honnêtes auxquels il entend même donner un rôle dans le contrôle des opérations d’émigration.
25.Versuch einer modernen Lôsung der Judenfrage.


La présentation respecte scrupuleusement le découpage — parfois étonnant — de l’édition allemande originale. Il est vrai que Herzl semble avoir consacré beaucoup de soin au plan de son livre, à la progression des idées et des enchaînements logiques.

 

 

Contribution à une solution moderne de la question juive
par Théodore Herzl Docteur en droit

suite PDF

Législation foncière et colonisation sioniste, l’histoire d’une escroquerie criminelle — Mounadil al Djazaïri


Un article intéressant qui montre la continuité de la stratégie sioniste d’accaparement des terres de la Palestine pour asseoir territorialement l’Etat et établir des colons juifs. L’auteur rappelle qu’au moment du déclenchement de la guerre qui a débouché sur la partition de la Palestine suite à la proclamation d’un Etat juif, les Juifs ne possédaient […]

via Législation foncière et colonisation sioniste, l’histoire d’une escroquerie criminelle — Mounadil al Djazaïri

TERRE DE PALESTINE / Bravo à Airbnb


tlaxcala-int.org

Original: Hurray for Airbnb

https://s1.lemde.fr/image/2006/09/04/696x348/809120_3_8602_le-journaliste-israelien-gideon-levy.jpg

Gideon Levy جدعون ليفي גדעון לוי
Traduit par  Jacques Boutard

 

Airbnb a expliqué qu’il n’a pas besoin  de profiter de terres dont les habitants ont été spoliés. Y a-t-il une position plus juste que celle-ci ?

Moshe Gordon est assis devant son gîte situé  dans la colonie de Nofei Prat en Cisjordanie, dont l’annonce figurait sur le site international  d’Airbnb, le 17 janvier 2016. Photo Tsafrir Abayov, AP

Une seule entreprise de tourisme a fait plus cette semaine pour mettre fin à l’occupation que tout ce que la gauche sioniste a jamais fait. Airbnb menace de frapper durement  les moyens d’existence illégaux de 200 familles de colons. Encore deux cents autres entreprises, comme Airbnb et la colonisation commencera à se sentir touchée au portefeuille,  et alors ceux qui  y participent se demanderont, comme d’autres Israéliens, si cela en vaut la peine. C’est bien la meilleure des nouvelles. Merci à ce réseau international d’hébergement – qu’il soit béni! – qui,  a près avoir inventé une entreprise touristique couronnée de succès, a eu le courage de souscrire à une initiative politique juste. Airbnb a expliqué qu’il n’a pas à tirer profit de terres dont les habitants ont été arrachés. Existe-t-il une position plus juste que celle-ci?

Mais ce n’est pas tout. Cela a également révélé au monde, par inadvertance, l’énormité des mensonges, l’extorsion de fonds, la démagogie et les deux poids deux mesures des colons et de leurs partisans au sein du gouvernement israélien. Quand ils hurlent «Holocauste», à cause des gîtes touristiques, il est clair qu’ils n’ont plus aucun argument à avancer. «Antimitisme», «sélection», «persécution» – cette fois pour une poignée de dollars qui vont dans les poches d’une poignée de profiteurs de vacances dans des terres volées et qui font le commerce de biens volés. Voilà en quoi consiste le projet de spoliation: il commence par une promesse divine et se termine par un gîte touristique. Jacuzzi sur fond de terre occupée, vacances en face d’un camp de réfugiés, détente avec vue sur les barrages routiers et dégustation de vin sur un poste avancé illégal tandis que le soleil se couche sur l’arrière-plan bucolique des kidnappings nocturnes pratiqués par l’armée israélienne  ─ que peut-il y avoir de plus exaspérant ?

Écoutez ces cris d’orfraie : «Il y a deux ans, ma femme Kalila et moi avons créé notre gite « Chez Ruth »à Sde Boaz, juste en face de Bethléem», déclare le mari de Kalila Kelman à Israel Hayom dans une parodie de récit particulièrement amusante.  « C’est un Bed and Breakfast que nous avons construit de nos propres mains et destiné uniquement aux couples sans enfants. Au cours des deux dernières années, des gens sont venus chez nous du monde entier pour oublier la folie quotidienne et se retrouver. Le bed and breakfast est un lieu de  dialogue,  d’échanges entre les peuples et de connexion entre des êtres humains, de « pour » et pas « contre », et c’est ce que le boycott essaie de détruire », a-t-il déclaré.

Nous ravalons nos larmes, nos cœurs se brisent. Oublions la folie quotidienne en face de Bethléem emprisonné. Levons-nous à l’aube et dirigeons-nous vers le barrage n° 300, pour voir les journaliers s’entasser comme du bétail : tu parles de connexions entre êtres humains.

Les Kelman rappellent aux boycotteurs, ces ingrats, qu’ on fabrique des stimulateurs cardiaques en Israël ; qu’il y a des Palestiniens qui font leurs courses à l’intersection principale du bloc d’ Etzion    en Cisjordanie, que les boycotts  politiquement motivés ne sont pas autorisés. Toute une propagande mensongère qui exhorte au boycott de l’Iran et du Hamas, mais pas des colonies.

Faisant montre d’un rare degré de stupidité, les chefs du Conseil des colonies de Yesha (Judée-Samarie-Gaza) ont appelé au boycott d’Airbnb. Les Kelman, qui vivent dans la zone d’apartheid située en face de la barrière de séparation (le mur d’apartheid), disent que le boycott est  raciste. Enfermer à double tour le camp de réfugiés Aida situé en face d’eux, ça, c’est humain. Boycotter ceux qui font du camp de réfugiés d’Aida une oubliette – c’est du racisme. Le général qui mène la guerre contre le boycott, le ministre des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, a révélé qu’il s’agit d’une « décision politique », et le président du conseil local de Beit El nous a rappelé qu’ « une fois encore,  les Juifs sont victimes de ségrégation ». Beit El, la colonie qui cause de terribles souffrances au camp de réfugiés voisin de Jalazone, l’un des plus pauvres de Cisjordanie, ose parler de ségrégation ! Il n’y a aucune borne, aucune limite ; pour les colonies, il n’y a jamais de limites.

La décision d’Airbnb est une source de joie maligne à l’encontre des colons. Toute action non violente dirigée contre eux constitue un espoir, car c’est apparemment le seul moyen de mettre fin à l’occupation. Mais ce sentiment est de courte durée, car le rouleau compresseur de la propagande va sûrement contrecarrer cette décision par divers moyens, y compris par la menace du boycott. Espérons qu’Airbnb ne fera pas marche arrière. Son action pourrait montrer la voie à d’autres compagnies. Grâce à Airbnb, un nouveau genre de bataille est engagé : celui des sites des opérateurs de vacances privés, totalement dépourvus de légitimité. Merci, Airbnb, non seulement pour le courage pour lequel vous allez devoir payer le prix – mais aussi pour déplacer le conflit depuis notre droit à la terre à notre droit à un bed and breakfast.

 

 



Merci à Tlaxcala
Source: https://www.haaretz.com/opinion/.premium-hurray-for-airbnb-1.6676862

 

Israël est, par définition, une colonie européenne — PALESTINE +


palestineplus.fr

Comment se fait-il que la Palestine, partie intégrante du Moyen-Orient, et morceau de terre habité depuis l’Antiquité par une population orientale ayant adopté, depuis plus d’un millénaire, la culture et la langue arabe, à l’instar de la Syrie, de l’Égypte ou de l’Algérie, soit, en une centaine d’années, devenue un État peuplé de migrants venus […]

via Israël est, par définition, une colonie européenne — PALESTINE +

De l’antisionisme Question : pourquoi le « J » de l’UJFP — PALESTINE +


ou de IJAN ? En quoi avons-nous besoin de mettre en avant le fait que nous sommes juifs dans notre soutien aux Palestiniens ? Il y a plusieurs réponses possibles à cette question, ce que nous proposons d’examiner dans ce texte. On peut donner des raisons d’ordre moral, ainsi celle qui consiste à clamer « pas en notre nom » […]

via De l’antisionisme Question : pourquoi le « J » de l’UJFP — PALESTINE +

Le livre noir de l’occupation israélienne


Source: histoireebook.com

  https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4e/Breaking-the-silence-logo-300x225.jpg/220px-Breaking-the-silence-logo-300x225.jpg
Auteur : Breakingthe Silence
Ouvrage : Le livre noir de l’occupation israélienne Les soldats racontent
Année : 2013

Préface : Zeev Sternhell
Traduction de l’anglais (États—Unis) : Samuel Sfez

 

Préface

Les briseurs de glace

par Zeev Sternhell

Les auteurs des textes que l’on va lire sont connus en Israël sous
la dénomination shovrei shtika, en hébreu « briseurs de silence».
Pour ma part, je préfère dire « briseurs de glace», ce glacier qui
recouvre les Territoires occupés et en fait un monde aussi éloigné
d’Israël (à l’ouest de la Ligne verte) que le pôle Nord. Ces hommes
et ces femmes, soldats, sous—officiers et officiers de l’armée israélienne,
ne se distinguent de leurs compatriotes que par une chose :
ils ont choisi de dire tout haut ce que tout le monde sait mais ne
pense que tout bas. C’est cette conspiration de conformisme, de
silence et de refoulement qui règne dans une classe politique qui
préfère ne pas voir et ne pas comprendre pour ne pas avoir à réagir
que ces soldats sont venus rompre. Mais en forçant tous leurs
compatriotes à se regarder dans le miroir, ils suscitent un malaise
qui en dit long aussi bien sur le mal que leurs témoignages contri—
buent à mettre en lumière que sur les faiblesses de notre société. Car
trop nombreux sont parmi nous, Israéliens, surtout au sein de nos
élites, ceux qui voudraient faire comme si les Territoires occupés
n’existaient pas. C’est pourquoi ce livre que les éditions Autrement
mettent aujourd’hui sous les yeux du public français est le bienvenu
: en montrant que l’occupation des territoires conquis lors de
la guerre des Six Jours de juin 1967 constitue le plus grand désastre

de l’histoire du sionisme, ce livre dérange, il sonne le tocsin et nous
presse de nous ressaisir.
Voilà pourquoi la droite dure israélienne voit en ces témoins, qui
mettent à jour sa vraie nature à la face du monde, des traîtres. Pour
ma part, ces hommes et ces femmes, soldats d’une armée dans les
rangs de laquelle j’ai combattu et à laquelle j’ai appartenu pendant
plus d’un tiers de siècle, affichent les plus hautes vertus de citoyen,
au premier rang desquelles vient le courage. Et le courage intellectuel
et moral se place à un échelon plus élevé encore que le courage phy—
sique. Les auteurs des témoignages que l’on va lire n’ont pas hésité
à nous présenter un miroir : nous nous sommes regardés dans la
glace et n’avons pas aimé l’image qu’elle nous renvoyait. C’est la raison
de l’hostilité que ces combattants rencontrent souvent, à droite
mais aussi dans certains milieux du centre et de la gauche particu—
lièrement conformistes. Mais l’essentiel réside non seulement dans la
réalité que décrivent ces textes mais dans le défi qu’ils nous posent :
quel avenir voulons—nous pour notre pays et pour les générations
futures? Quelle existence nous attend si l’occupation se poursuit,
si la colonisation se développe et réduit à néant les chances de la
société israélienne de préserver les quelques vertus et valeurs d’an—
tan? Peut—on prétendre aux qualités d’une société ouverte, libre et
démocratique tout en acceptant le statu quo ? Car la situation qui
fait, en Cisjordanie, la réalité de tous les jours est une situation coloniale,
et c’est contre ce malheur que se lèvent les briseurs du silence.
Cela signifie que l’on ne pourra jamais mettre fin aux pratiques ici
décrites si l’on ne met pas fin à la colonisation et à l’occupation.
Mais pour pouvoir mettre un terme aux comportements dénoncés
dans ces pages, il faut se pencher sur leur raison d’être, il faut comprendre
ce qu’est le grand dessein de la droite israélienne au pou—
voir mais également la nature profonde du conflit israélo—palestinien
et ses implications pour chacune des deux sociétés.
le dirai tout de suite que mettre fin au conflit entre Israël et ses
voisins palestiniens est possible, à la condition que les Arabes et
les Israéliens acceptent le principe de l’irréversibilité de la situation
créée à la fin de la guerre de 1948-1949, cette guerre d’ lndépendance
israélienne qui est aussi la Nakba, ou le désastre palestinien.

Une telle reconnaissance est capitale pour les deux peuples et capitale
pour la région dont l’importance mondiale n’est pas à démontrer.
Il en est ainsi d’autant plus que c’est cette question qui déchire
les deux sociétés comme aucune autre.
En ce qui concerne la société israélienne, si l’on va au fond des
choses, en laissant de côté la phraséologie habituelle, si l’on essaie
de comprendre pourquoi les négociations sont au point mort depuis
l’arrivée d’Ariel Sharon au pouvoir, en 2001, il faut se pencher sur le
grand dessein de la droite nationaliste aux deux facettes, l’une laïque
et l’autre religieuse. On s’aperçoit ainsi que l’objectif essentiel poursuivi
par cette droite dure est la destruction du statut fondateur de
la guerre d’ lndépendance et de la création de l’État d’Israël. Pour
la droite nationaliste, c’est seulement quand ce but aura été atteint
que sera possible la poursuite de la conquête du sol et que, ipso
facto, la création d’un État palestinien deviendra impossible. Il ne
faut pas tomber dans le piège du jargon diplomatique de Benjamin
Netanyahu, revenu au pouvoir en 2009 et reconduit en 2013 : quand
on l’écoute bien et quand on connaît les codes de la langue de bois
qu’il utilise souvent, ses intentions apparaissent clairement. On com—
prend ainsi pourquoi la colonisation de la Cisjordanie se poursuit
sans répit depuis le jour où il a franchi pour la troisième fois le seuil
du bureau du Premier ministre.
Car, si la guerre d’ lndépendance, qui a coûté aux juifs de Palestine
la mort de un pour cent de la population et a permis cette révolution
dans la condition juive que constitue l’accession à la souveraineté,
n’était perçue que comme une guerre de plus dans la longue lignée
des combats qui émaillent l’histoire du sionisme, notre perspective
changerait radicalement et deux des grands résultats de cette guerre
perdraient leur statut spécial dans l’histoire du mouvement national
juif. Or, les deux produits majeurs de cette guerre sont d’abord l’acquisition
des frontières à l’intérieur desquelles les Juifs ont accédé
à la souveraineté, ensuite la création du concept de citoyen. Pour la
première fois, à la qualité de juif, défini par son histoire, sa culture
et sa religion, se superpose un concept politique et juridique, por—
teur de valeurs universelles et donc de droits de l’homme : le concept
de citoyen. Ce sont ces acquis de la fondation de l’État que la droite
au pouvoir s’efforce aujourd’hui de remettre en cause. À première

vue, cela peut paraître un paradoxe, mais en réalité, cette démarche
affiche une grande logique.
En effet, la droite comprend fort bien que si l’on regarde la créa—
tion de l’État et l’accession à la souveraineté comme une véritable
césure dans l’histoire juive — aussi bien grâce au nouveau concept
politique et juridique qui venait d’être créé que par le fait que, pour
la première fois, la nouvelle entité nationale se donnait des fron—
tières —, le long processus de conquête de la terre semble parvenu à
sa fin. Une telle vision du sionisme constitue pour la droite nationa—
liste un danger existentiel,et c’est pourquoi défaire aussi rapidement
que possible les acquis de 1948—1949 devient une priorité absolue.
Mais ce n’est pas pour elle le seul danger… Cette normalisation de
la condition juive, qui a été le grand objectif du sionisme des fon—
dateurs, depuis la création du mouvement sioniste par Théodore
Herzl, porte en elle une autre menace : celle de la conception utilitaire
et libérale de l’État, libérale dans le sens classique et noble du
terme, celui des droits de l’homme et de la primauté de l’individu.
Car, pour la droite, la fonction de l’État n’est pas de garantir les droits
de l’individu, la démocratie, l’égalité devant la loi, ni même d’assurer
à sa population une vie décente : l’État existe pour poursuivre la
conquête de la terre d’Israël, aussi loin que possible au—delà de ces
malheureuses lignes de cessez-le-feu de 1949, dites lignes de 1967,
et de ce fait rendre impossible l’existence d’une autre entité politique
sur cette terre. Assurément, Netanyahu et certains des siens
— à l’exception du très influent nouveau ministre de la Défense, le
général Moshé « Bougui » Yaalon, qui, lui, ne craint pas l’opinion
publique internationale et s’exprime honnêtement —, tout comme
les nouveaux arrivants prétendument centristes aux fauteuils ministériels
en février 2013, acceptent le principe de deux États pour ne
pas se couper de leurs alliés américains et européens, mais en même
temps ils font tout pour que l’État palestinien ne puisse voir le jour
ou, dans le meilleur des cas, pour qu’il devienne un vassal d’Israël.
Avec la Cisjordanie découpée en peau de léopard par la colonisation
israélienne, cette entité palestinienne n’aurait d’État que le nom.
Cependant, il faut tout de suite mettre les points sur les i. Si l’ac—
ceptation du caractère définitif du cadre territorial acquis en 1949
constitue la seule base sur laquelle puisse être envisagé le règlement
du conflit israélo-palestinien, ce principe ne saurait être à
sens unique. Depuis la conférence de Madrid de 1991 et les accords
d’Oslo de 1993 jusqu’à ce jour, en passant par la réunion de Camp
David de l’an 2000, la conférence d’Annapolis de 2007 et les quatre
années investies par Hillary Clinton au nom de la première admi—
nistration Obama dans la recherche d’un début de solution, tous
les efforts de paix ont échoué : ni les uns ni les autres ne possèdent
l’énergie intellectuelle et morale nécessaire pour accepter les résultats
de la guerre de 1948-1949.
Évidemment, un tel consentement est objectivement plus dou—
loureux pour les Palestiniens que pour les Israéliens : après tout,
on leur demande d’accepter définitivement leur défaite historique.
Concrètement, cela signifie pour eux l’abandon de leur revendication
majeure : le retour en Israël des réfugiés de 1948—1949. Si les
Palestiniens pouvaient accepter le caractère définitif des frontières
de 1949 et de ce fait abandonner cette revendication, la droite dure
serait rapidement balayée.
De leur côté, les colons israéliens et leurs représentants au gou—
vernement soulignent à raison l’absence de fondement historique et
de racines de la Ligne verte. Mais l’épée est à double tranchant : si
Israël annulait la ligne de 1949, à son tour le monde arabe ne serait
plus lié par elle. Quel intérêt aurait donc Israël à saper lui—même
les fondements d’une légitimité acquise lors de la création de l’État—
nation juif ? Pour la gauche israélienne, la tâche urgente consiste
donc à renforcer la position de la ligne de cessez-le-feu dans l’esprit
des jeunes Israéliens, victimes du lavage de cerveau des gouvernements
de droite, afin d’établir, une fois pour toutes, que l’on ne sau—
rait revenir sur les résultats de la guerre d’ lndépendance. En d’autres
termes, une telle démarche sous-entend que les Israéliens ne tente—
ront pas d’étendre leur frontière à l’est, tandis que les Palestiniens
‘ renonceront aux velléités du retour à l’ouest de la ligne de cessez le—
feu de 1949.
Cela étant dit, je voudrais insister une nouvelle fois sur le fait
que les raisons véritables du refus du cadre territorial de 1949 de
la part de la droite israélienne ne résident pas dans une quelconque
conjoncture politique ou des considérations de sécurité, mais dans sa

conception même du sionisme. Comme je l’ai déjà mentionné plus
haut, la droite au pouvoir voit dans la reconnaissance de la situa—
tion créée en 1949 le point d’arrivée de la conquête du sol, le grand
ennemi du sionisme. Pour elle, le sionisme n’a pas été un mouvement
de sauvetage d’un peuple en danger, comme cela le fut déjà avant
la Seconde Guerre mondiale, ce n’est pas la conquête de l’ indépen—
dance et de la souveraineté,c’est un mouvement en devenir constant,
et le critère de son succès ou de son échec est sa capacité d’imposer
sa volonté à son environnement. Il s’ensuit que les lignes d’armistice
de 1949, auxquelles on se réfère le plus souvent (en les appelant
« frontières de 1967 » ou « Ligne verte >>), ne sont en aucune façon
des frontières mais, comme leur nom l’indique, des lignes de cessez le—
feu. Ces lignes, ainsi va l’argument, ont été emportées par la guerre
des Six Jours. Ce qui fait que la colonisation des territoires conquis
en juin 1967 n’est pas moins légitime que la colonisation, dans un
passé plus ou moins éloigné, du Néguev, de la Galilée, des vallées
agricoles du Nord, ce berceau du l<ibboutz et du paysan—soldat, ou,
si l’on préfère, de la renaissance nationale juive.
Cependant, l’essentiel est ailleurs. Au mois de juin 2011, en visite
chez son grand ami Berlusconi, alors au pouvoir à Rome, Netanyahu
lança une nouvelle idée : le conflit est insoluble parce que ce n’est
pas un conflit territorial. Sa racine est ailleurs. Aussi longtemps que
le président de l’Autorité palestinienne, Abu Mazen, ne reconnaît
pas Israël comme un État juif, il n’y a pas moyen de parvenir a un
accord. Quelques jours plus tard, il est revenu sur cette idée à la tri—
bune de la Knesset et il la répète de nouveau à satiété en ce début de
mai 2013, pour mettre des bâtons dans les roues du nouveau secrétaire
d’État américain, John Kerry, occupé à relancer les négocia—
tions. En effet, à la suite de la visite de Barack Obama à Jérusalem en
mars 2013, la politique américaine commence quand même à porter
des fruits : la Ligue arabe vient d’offrir à Israël reconnaissance et
normalisation, contre un retour aux frontières de 1967 améliorées,
avec des échanges de territoires. Cette dernière clause signifie que
les grosses colonies proches de la Ligne verte resteraient en place.
Par ailleurs, cette nouvelle initiative de la Ligue arabe, qui vient après
celle du sommet de Beyrouth de mars 2002, implique un abandon
de fait du « droit de retour ».
Depuis un certain temps déjà, la droite se prépare à ce genre de
« malheur » qui lève l’obstacle majeur à la fin du conflit. Au début du
mois d’août 2012, alors que l’on sait déjà que de nouvelles élections
approchent, un groupe de quarante députés de droite et du centre
soumet un projet de loi constitutionnelle en vertu duquel Israël serait
défini comme « l’État-nation du peuple juif». L’objectif de la loi,
selon le texte explicatif qui l’accompagne, est clair : obliger les tribu—
naux à reconnaître, chaque fois que la définition en vigueur de l’État
— « juif et démocratique », le concept « démocratique >> impliquant
l’égalité de tous les citoyens —— n’est pas compatible avec «juif»,
que la préséance revient au national Ainsi est établie une hiérarchie
sans appel : alors que la loi fondamentale de l’État cherche a tenir
la balance égale entre le national, c’est—à-dire le particulier, et l’uni—
versel, la droite subordonne l’universel au particulier. A la suite des
dernières élections législatives de février 2013, une nouvelle coalition
se forme. En dépit de son caractère plus centriste, elle reprend
à son compte le projet que la Knesset précédente n’avait pas eu le
temps de codifier. Mais, de fait, la situation s’est encore détériorée :
au soi-disant projet centriste, quelque peu plus modéré, s’ajoute fin
mai une seconde proposition de loi rédigée par Yariv Lévine, le lea—
der de la majorité parlementaire à la Knesset, qui, si elle finit par être
adoptée, introduira l’apartheid dans la législation israélienne.
Parvenus à ce point, les gens raisonnables et rationnels se deman—
deront : en quoi au juste et pourquoi la question de << l’État juif >>
se pose—t-elle tout à coup avec une telle acuité? Et d’ailleurs, en
quoi est—ce l’affaire des Palestiniens? Pourquoi est-ce une condition
préalable a tout accord ? La réponse se trouve dans le fait que,
dans l’esprit des leaders de la droite, la reconnaissance d’Israël par
les Palestiniens comme un État juif équivaudrait à l’acceptation
par les Palestiniens de ces deux grands principes que sont, d’une
part, la reconnaissance des droits historiques inaliénables des Juifs
sur la Palestine, ou plutôt sur la terre d’Israël, sur toute la terre, et,
d’autre part, le consentement des Arabes, de tous les Arabes, y com—
pris les citoyens d’Israël, à un statut d’infériorité. Ce qui en clair

signifierait que les Palestiniens admettent non seulement la légiti—
mité du sionisme mais la suprématie juive. Ce qui signifierait aussi
que toute personne née de mère juive à Paris, à New York ou à
Buenos Aires, possède un droit de propriété sur la terre d’Israël, alors
que le Palestinien né dans un village de Cisjordanie, à ]érusalem ou
à Naplouse ne peut jamais prétendre à la propriété de la terre sur
laquelle il vit.
Ici, pour comprendre la profondeur de l’impasse, il faut regarder
les choses sur la longue durée. Comme dans d’autres mouvements
nationaux, dans le sionisme, de tout temps, la primauté revenait à la
culture et à l’idéologie. Comme partout en Europe centrale et orientale,
où le sionisme a vu le jour, ces régions où des communautés
ethniques et religieuses se déchiraient et combattaient pour leur survie
culturelle et pour leur indépendance politique, dans notre cas
aussi la nation a précédé l’État. Partout la conquête de l’indépendance
et de la souveraineté venait en premier lieu, partout l’entité
nationale se définissait par la culture, la langue et la religion. Tout
le reste était secondaire. Par tout le reste, j’entends les grandes idéologies
politiques de l’époque : libéralisme, socialisme, marxisme, y
compris l’austro-marxisme,cette synthèse de marxisme et de natio—
nalisme à laquelle s’était aussi employé Ber Borochov, le plus impor—
tant penseur sioniste.
En Palestine, le nationalisme juif représentait une version relati—
vement modérée de nationalisme, au sens où il n’a jamais développé
de sentiment de supériorité ethnique ou de haine raciale envers les
Arabes. Mais, comme pour tous les autres nationalismes, les piliers
du nationalisme juif étaient l’histoire et la religion, non pas le droit
des peuples à disposer d’eux-mêmes, droit universel et en tant que
tel valable aussi bien pour les Arabes que pour les juifs. Notre natio—
nalisme n’a pu échapper à la contradiction essentielle propre à tout
nationalisme, entre les valeurs universelles et le particularisme inhé—
rent à la spécificité culturelle et historique. À cela s’ajoutait évidem—
ment le combat pour le sol.
Voilà où se trouve ‘a mon sens le coeur du problème : aussi longtemps
que se poursuivait la guerre pour la conquête du sol sur lequel
serait fondée l’indépendance juive et sur lequel les juifs se donne—
raient un toit qui leur avait si cruellement manqué tout au long de la
première moitié du XXe siècle, les droits historiques prenaient fatalement
le pas sur les droits de l’homme. Le nationalisme conquérant
ne pouvait accepter le principe de l’égalité des droits pour les Arabes
sur la même terre. Mais si la conquête du sol était parvenue à son
point final en 1949, le partage de la terre par la Ligne verte aurait
pu créer une situation nouvelle et servir de nouveau départ. C’est
là que se situe l’échec historique de la génération de 1949, puis des
deux générations qui ont suivi, la mienne et celle qui est aujourd’hui
au pouvoir.
Il importe d’insister sur ce point : si l’on ne saisit pas la dimen—
sion historique et intellectuelle des problèmes politiques actuels,
la réalité que nous avons sous les yeux perd toute cohérence et
ces problèmes paraissent insolubles. En effet, la véritable origine
du mal réside dans le fait que le triomphe de la guerre d’ lndépendance
ne soit pas devenu dans notre histoire une ligne de partage
des eaux, et que la création de l’État n’ait pas produit un bond en
avant sous forme de nouvelles idées et d’une nouvelle mentalité.
Au lieu de considérer la création de l’État comme la fin du proces—
sus de fondation et comme le premier pas vers la normalisation,
l’élite politique israélienne se trouva prise dans un engrenage qui
la conduisit à poursuivre l’action menée tout au long de la période
pré étatique. La solidité du cadre conceptuel tout comme celle des
structures institutionnelles héritées de cette période était telles que
la transition de la communauté combattante à l’État constitué fut
à peine ressentie.
Éclate le coup de tonnerre de juin 1967 : comment l’interpréter et
que faire de cette victoire ? Faut—il y voir un simple accident, fruit d’un
mauvais calcul égyptien et jordanien, qu’il conviendrait d’exploiter _
pour faire la paix en utilisant les territoires conquis comme monnaie
d’échange, ou au contraire ne faut-il pas en faire une suite logique de
la guerre d’ lndépendance ? Doit-on considérer l’issue de cette nou—
velle guerre comme une occasion de poursuivre l’œuvre de conquête
inachevée en 1949 ou, au contraire, annoncer à la face du monde
arabe que tous les objectifs du sionisme ayant été atteints dans les
lignes du cessez—le—feu de 1949, la conquête de la terre et sa colonisation,
qui étaient une nécessité existentielle jusqu’à la création de
l’État, ont cessé de l’être après 1949 ? En d’autres termes : ce qui était

bon et juste dans le passé a cessé de l’être dès le moment où les Juifs
ont pu se donner un toit et, en appelant au droit des peuples a disposer
d’eux—mêmes, devenir un peuple comme les autres.
Ce principe véritablement révolutionnaire dans l’histoire d’Israël,
et dont la signification immédiate aurait été la reconnaissance de
la Ligne verte de 1967 comme la frontière définitive du territoire
national,les Israéliens, à quelques exceptions près, ont été incapables
de l’énoncer. Pour le faire, il eût fallu que la gauche au pouvoir à
l’époque soit nourrie de valeurs universelles, de l’idée de droits de
l’homme et non seulement du particularisme culturel et politique du
nationalisme. Mais puisqu’elle plongeait ses racines dans le nationa—
lisme intégral, ce langage, aucun homme politique ne savait le tenir ;
ce principe, les élites politiques travaillistes au pouvoir, à quelques
exceptions près, n’étaient pas armées pour le poser. Il ne s’agissait
pas seulement de principes, mais de la capacité de résister à la tentation
de saisir l’occasion pour mettre à profit la faiblesse arabe. Ainsi
l’accident de juin 1967 a-t—il engendré la colonisation qui s’est développée
en ce qu’elle est aujourd’hui, c’est—à-dire le grand désastre de
l’histoire du sionisme et une menace réelle sur l’avenir de l’Etat juif.
Ce ne sont pas les Palestiniens qui menacent l’existence d’Israël mais
les colons fanatiques de Cisjordanie.
En règle générale, les nationalistes, tous les nationalistes, y compris
les Palestiniens, s’intéressent davantage au passé qu’à l’avenir. Du
côté de la droite israélienne, le refus d’accepter le caractère définitif
de la situation créée en 1949 est aussi lié à la crainte que la reconnaissance
des droits nationaux des Palestiniens ne finisse par saper
les droits historiques des juifs. Car si nous nous refusons le droit de
coloniser les territoires conquis en 1967, sur quoi exactement repose
la légitimité de la colonisation d’avant 1949 ? Les Palestiniens tiennent
le même raisonnement, seulement en sens inverse : puisque
la colonisation d’après 1967 est illégitime, il en est exactement de
même en ce qui concerne celle d’avant 1949
Ce type de raisonnement fut à la base de la paralysie de ces
quelques « pragmatistes » qui, dans les années 1960 et 1970, avec
les travaillistes au pouvoir jusqu’en 1977, sentaient instinctivement
que la colonisation des territoires récemment conquis constituait
une erreur colossale. Mais ces hommes manquaient cruellement

d’alternative idéologique à opposer à tous ceux, de loin plus nom-
breux et plus puissants, qui exigeaient l’implantation immédiate des
droits historiques du peuple juif sur la terre de la Bible, des pro—
phètes, des rois et des juges. La mystique de la terre et de l’histoire
commençait ainsi à dicter la politique territoriale de l’État, et il en
est ainsi jusqu’à ce jour. La dialectique de la force commençait, elle
aussi, à jouer pleinement son rôle : la puissance militaire israélienne,
le développement économique remarquable, l’intégration d’un million
de nouveaux immigrants venus de l’ancienne Union soviétique,
l’incapacité totale de la communauté internationale d’infléchir les
positions israéliennes les plus dures sont considérés encore et toujours
comme autant de preuves de la solidité de l’argumentation
nationaliste.
La majorité de nos compatriotes sait que la situation actuelle
mène non pas vers une coexistence de deux États mais, à long terme,
soit vers une situation coloniale qui ne dit pas son nom, soit vers
un Etat binational en guerre civile permanente. Tout le monde sait
également que le conflit reste une source de malheurs sans fin.
Mais mettre un terme à l’occupation et à la colonisation exige que
l’on accepte l’affrontement nécessairement violent avec les colons.
Menacés d’une guerre civile, les Israéliens préfèrent encore com—
battre les Palestiniens.
Les réalités décrites dans les témoignages que l’on va lire expri—
ment bien ce choix. Les colons dictent la loi dans les Territoires
occupés et le droit israélien n’y est pas appliqué. Cette situation est
bien connue en Israël. En 1982 déjà, le rapport remis par une commission
nommée par le procureur général de l’Etat, Yitzhak Zamir,
et présidée par ]udith Karp, procureur général adjoint, décrivait le
vide juridique dans les Territoires occupés : la loi israélienne était
bafouée au vu et au su de tout le monde. En fait, aucun lecteur de ce
rapport ne pouvait se tromper : les forces de l’ordre étaient au service
d’une politique de colonisation et d’annexion de fait, qui n’osait dire
son nom par crainte de sanctions internationales. Le rapport étant
resté lettre morte, ]udith Karp présenta sa démission.Près d’un quart
de siècle plus tard, en 2005, un second rapport fut soumis par Taha
Sasson, conseillère spéciale du Premier ministre pour les colonies

illégales (sic), et allait dans le même sens : la colonisation se poursuivait,
contrairement aux dispositions de la législation israélienne et de
la politique officielle du gouvernement, mais elle était en fait financée
par divers ministères dans des conditions de quasi—clandestinité.
En effet, une culture maffieuse s’est développée en Cisjordanie,
depuis les premiers jours de la colonisation, quand ministres, généraux
et hauts fonctionnaires la favorisaient en sous—main, malgré les
directives officielles et la loi qui protégeait la propriété privée. Ces
directives avaient pour seul objectif d’infléchir les critiques étrangères.
Une fois sur place, une colonie nouvelle, qui officiellement
n’existait pas, jouissait automatiquement de la protection de l’armée,
puis se trouvait comme par miracle branchée sur les réseaux
d’eau et d’électricité. Une route dont l’armée avait tout à coup un
besoin impératif, comme par hasard au pied d’une colline nouvel—
lement occupée, était tracée, les terres arables convoitées par les
colons étaient confisquées pour des besoins de sécurité, et ainsi de
suite. Ainsi se créa une atmosphère où tout était permis, où le colon
armé était roi et où le pays tout entier se pliait à ses volontés. Mais
en réalité, ces volontés étaient aussi celles du pouvoir en place :
de ce cercle vicieux, nous ne sommes pas encore sortis. En cette
fin mai 2013, quatre colonies dites « sauvages » allaient être blanchies
en dépit des protestations de Washington, c’est-à-dire allaient
acquérir une existence légale : ce vocabulaire appartenant au lan—
gage maffieux, comme le note un éditorial du journal Ha’aretz du
19 mai 2013, est celui du gouvernement et de l’Administration de
notre pays.
Il serait donc naïf de s’attendre à un effort de l’État qui entraverait
la construction illégale de logements, de routes ou la liberté
de manœuvre des colons. Dans la perspective des colons, dans la
liberté dont ils jouissent s’inscrit également le droit de rendre misérable
la vie des villageois arabes dont on convoite encore et toujours
les terres ou à qui on tient seulement à montrer qui sont les
maîtres. En réalité, la société israélienne est aujourd’hui prisonnière
des colons. Ce qui fait que le seul résultat tangible de ces deux rap—
ports fameux fut la démission, forcée de fait, de leurs auteurs. Les
deux juristes militent aujourd’hui dans les rangs d’organisations de
défense des droits de l’homme. D’autres organismes de défense des

droits de l’homme comme B’Tselem, Yesh Din, ainsi que l’équipe
de La Paix maintenant, qui depuis de longues années suit le déve—
loppement de la colonisation dans les Territoires occupés, sont
les porte—drapeaux des valeurs universelles. C’est au service de ces
mêmes valeurs que se mettent les auteurs des témoignages ici présentés.
Ces femmes et ces hommes sont l’honneur de notre société.

Introduction

En juin 2004, une soixantaine de vétérans des forces de défense israé—
liennes présentaient au public des témoignages écrits et des photogra—
phies de leur service militaire à Hébron et en Cisjordanie occupée. Cette
exposition a donné naissance à Breaking the Silence, une organisation
dont le but est de faire connaître la réalité quotidienne de l’occupation
des Territoires ‘a travers les témoignages des soldats qui la mettent en
œuvre. L’organisation interroge des hommes et des femmes ayant servi
dans les forces de sécurité israéliennes depuis le début de la seconde
lntifada, en septembre 2000, et publie leurs témoignages en ligne, sous
forme imprimée et dans les médias. Breaking the Silence organise
également des événements, des conférences et des visites guidées en
Cisjordanie afin d’exposer les méthodes d’Israël dans les Territoires et
d’encourager le débat quant à la véritable nature de l’occupation.

145 témoignages
Cet ouvrage contient 145 témoignages représentatifs de ceux qu’a
recueillis l’organisation depuis sa création (soit plus de 700). Les
témoins représentent toutes les couches de la société israélienne et
pratiquement toutes les unités de l’armée de défense d’Israël (Tsahal)
engagées dans les Territoires occupés. Il s’agit à la fois d’officiers, de
soldats du rang, d’hommes et de femmes.

Tous les témoignages publiés par Breaking the Silence — y compris
ceux contenus dans ce livre — ont été recueillis par des vétérans
de l’armée et vérifiés. Sauf mention contraire, ils émanent de témoins
oculaires et sont reproduits mot pour mot, à l’exception d’altérations
mineures pour empêcher l’identification des parties ou clarifier le lan—
gage militaire. L’organisation garde l’identité des témoins confiden—
tielle. Sans anonymat, il serait impossible de rendre ces informations
publiques.
Bien que les récits des soldats se limitent à leur expérience personnelle,
leur accumulation donne une vue d’ensemble des méthodes
de Tsahal et de la politique israélienne dans les Territoires occu—
pés. Breaking the Silence considère que mettre à nu cette politique
constitue un devoir moral et une condition nécessaire à l’établissement
d’une société plus juste. Pour les citoyens israéliens, ignorer ces
témoignages directs, clairs et sans ambiguïté, équivaut à renoncer au
droit fondamental de connaître la vérité sur leurs actions et celles
de ceux qui agissent en leur nom. Breaking the Silence demande des
comptes sur les opérations militaires israéliennes dans les Territoires
occupés, menées par des citoyens et en leur nom. Dans ce livre, le
lecteur se trouvera immergé dans le discours ordinaire des soldats
israéliens, truffé de jargon et d’expressions définies par le cadre de
référence de leur expérience particulière. Les témoignages originaux
en hébreuï transcrits en préservant les mots des soldats tels qu’ils
ou elles les ont prononcés, ont d’abord été traduits en anglais, et certaines
clarifications ont été ajoutées lorsqu’elles étaient absolument
nécessaires à la compréhension. La traduction française est aussi
fidèle que possible à l’original.

Les dessous de la politique israélienne
Dix ans après le début de la seconde Intifada était publié le rapport
sur lequel s’appuie ce livre, Occupation des Territoires : témoignages
de soldats israéliens, 2000—2010. À partir des témoignages directs de
centaines de soldats, hommes et femmes, le rapport présente le mode
opératoire de l’armée israélienne en Cisjordanie et dans la bande de
Gaza ainsi que son impact sur ceux qui le vivent au quotidien — les
Palestiniens, les colons, les soldats eux-mêmes. Les membres de

Tsahal chargés de mener à bien la mission du pays dans les Territoires
y révèlent en détail les principes et les conséquences de la politique
israélienne, mettant ainsi en lumière la logique sous—jacente des opé—
rations israéliennes en général.
Les témoignages ne laissent planer aucun doute : si l’appareil
sécuritaire a indéniablement dû répondre à des menaces concrètes
au cours des dix dernières années, notamment des attaques terro—
ristes contre les citoyens, les actions d’Israël ne sont pas uniquement
d’ordre défensif. Au contraire, elles ont systématiquement conduit
à l’annexion effective de grandes parties de la Cisjordanie à travers
l’expropriation de résidents palestiniens, un contrôle resserré de la
population civile et une politique d’intimidation. L’idée, communément
admise dans la société israélienne, que le contrôle des Territoires
vise exclusivement à protéger les citoyens est incompatible avec les
informations fournies par des centaines de soldats de Tsahal.
Dans les médias, les discussions internes ou les briefings militaires,
les forces de sécurité et les entités gouvernementales font constamment
référence à quatre composantes de la politique israélienne :
la « prévention du terrorisme » ou << prévention de l’activité terroriste
hostile » (Si/(kai) ; la << séparation » entre les populations israélienne
et palestinienne (haflaa‘ah) ; la préservation de la << trame de
vie » palestinienne (mir/cam hayyim) ; et l’« application de la loi »
dans les Territoires (akifai hok). Ces termes donnent une représentation
partielle, voire distordue, des politiques qu’ils incarnent. Bien
qu’originellement descriptifs, ils sont rapidement devenus des noms
de code pour des activités sans aucun lien avec leur sens original. Le
présent ouvrage révèle les aspects de cette politique que les institu—
tions ne rendent pas publics. Les soldats qui témoignent constituent
une source d’information particulièrement fiable. Ce ne sont pas de
simples témoins : on leur a confié la tâche de mettre en oeuvre ces
politiques, mais on leur a aussi demandé — implicitement ou explici—
tement — de les dissimuler.
Ce livre s’articule en quatre parties, correspondant aux termes
« prévention », << séparation », << trame de la vie » et << application de
la loi ».

Dans la première, intitulée « Prévention », les témoignages
montrent que presque tous les usages de la force militaire dans
les Territoires sont considérés comme préventifs. Derrière cette
interprétation large du terme se cache la présomption que chaque
Palestinien, homme ou femme, est suspect et constitue une menace
pour les citoyens et les soldats israéliens. En conséquence, intimider
la population palestinienne dans son ensemble réduira les possibilités
d’opposition et limitera l’activité terroriste. Vu sous cet angle, maltrai—
ter les Palestiniens, confisquer leurs propriétés, imposer des punitions
collectives, modifier et entraver la libre circulation (en établissant
des checkpoints temporaires ou autre), voire changer les règles de
manière arbitraire (par exemple selon les caprices d’un officier lors
d’un contrôle)… tout cela peut être qualifié d’action préventive. Si le
terme « préventif» s’applique à presque toutes les opérations militaires,
la différence entre action offensive et défensive s’estompe gra—
duellement. Ainsi, la plupart des actions militaires dirigées contre les
Palestiniens peuvent être justifiées comme défensives.
La deuxième partie traite d’un autre terme de cette politique, la
« séparation >>. A première vue, le principe de « séparation » désigne
la protection des Israéliens en Israël par la création d’un fossé entre
eux et la population palestinienne des Territoires. Cependant, les
témoins montrent que cette politique s’applique non seulement entre
les deux populations, mais aussi au sein même de la communauté
palestinienne. Cela permet à Israël de contrôler la population des
Territoires, dont les mouvements sont canalisés par des systèmes de
surveillance qui dessinent de nouvelles frontières sur le terrain. Les
nombreux permis et autorisations dont ont besoin les Palestiniens
pour se déplacer en Cisjordanie limitent leur liberté de mouvement
et créent des divisions internes à leurs communautés. Les régulations
souvent arbitraires et le dédale bureaucratique ne sont pas moins efficaces
que les barrières physiques. La politique de séparation appa—
rait alors comme un moyen de diviser pour régner. Les témoignages
des soldats révèlent également un troisième phénomène : la séparation
entre les Palestiniens et leur terre. Les colonies israéliennes
et leurs environs constituent une barrière en soi. Les Palestiniens
ont interdiction de pénétrer dans ces territoires, qui englobent sou—
vent leurs propres terres agricoles. L’emplacement de ces barrières

ne semble pas être déterminé par les seules considérations défen—
sives liées aux concentrations de population palestinienne, mais par
des calculs offensifs visant à incorporer certaines zones à la juridiction
d’lsraël. En Cisjordanie, les checkpoints, les routes fermées à la
circulation, l’interdiction de se déplacer d’un endroit à un autre sont
autant de mesures qui chassent effectivement les Palestiniens de leurs
terres au profit d’une expansion de la souveraineté israélienne. Les
témoignages de soldats regroupés dans cette partie exposent claire—
ment que la «séparation» n’a pas pour but un retrait de l’armée
des Territoires occupés, mais représente au contraire un moyen de
contrôle, de dépossession et d’annexion.
La réalité palestinienne sous l’occupation israélienne constitue le
sujet de la troisième partie, « La trame de vie >>. Les représentants
israéliens soulignent régulièrement le fait que, dans les Territoires, les
Palestiniens reçoivent toutes les denrées de base, qu’ils ne connais—
sent pas de crise humanitaire et qu’ lsraël assure même le maintien
d’une certaine «trame de vie >>. Un tel discours, ainsi que les propos
évoquant une prospérité économique en Cisjordanie, suggère
que la vie sous occupation étrangère peut être tolérable, voire bonne.
Sur la base de ces affirmations, les partisans de la politique israélienne
arguent que l’occupation est un moyen de défense légitime
et que si la souffrance endurée par la population est certes regret—
table, les dommages subis sont « proportionnés » à la sécurité des
citoyens israéliens. Mais, comme le confirment les témoins, le fait que
la vie des Palestiniens dépende au quotidien du bon plaisir d’Israël
montre à quel point ces derniers en sont tributaires. Israël maintient
certes la « trame de vie >> en Cisjordanie, mais cela atteste surtout le
contrôle absolu que le pays exerce sur les Palestiniens. Chaque jour,
les autorités israéliennes décident quels biens peuvent être transférés
d’une ville à une autre, quel magasin peut ouvrir, qui peut fran—
chir les checkpoints et les barrages de sécurité, qui peut envoyer ses
enfants à ’école, qui pourra atteindre les universités et qui recevra
les soins médicaux dont il a besoin. lsraël détient également les biens
privés de dizaines de milliers de Palestiniens. Parfois, ces biens sont
conservés pour de supposées considérations de sécurité, parfois afin
d’exproprier des gens de leur terre. Dans un nombre de cas significa—
tif, la décision de confisquer des biens paraît entièrement arbitraire.

Maisons, terres agricoles, véhicules à moteur, appareils électroniques,
animaux de ferme — tout cela peut être saisi à la discrétion d’un com—
mandant régional ou d’un soldat sur le terrain. Parfois, des soldats de
Tsahal « confisquent » même des individuspour un exercice : afin de
s’entraîner à mener une arrestation, des troupes peuvent faire irruption
dans une maison en pleine nuit, arrêter l’un des résidents puis le
relâcher plus tard. Ainsi, comme le montre cette partie, la trame de
vie des Palestiniens est soumise à l’arbitraire et à l’instabilité.
Dans la quatrième partie, les témoignages de soldats montrent
comment, au nom de l’« application de la loi», Israël maintient un
double système légal : d’un côté, les Palestiniens sont gouvernés par la
loi martiale, mise en œuvre par les militaires et sujette à de nombreux
changements ; de l’autre, les colons israéliens sont généralement soumis
aux lois civiles, votées par une législature démocratiquement élue
et appliquées par la police. Dans les Territoires, l’autorité légale israélienne
ne représente pas les Palestiniens et leurs intérêts, qui se voient
soumis à ce système par des menaces visant à renforcer la supério—
rité militaire israélienne. Les témoins de cette partie révèlent éga—
lement le rôle actif des colons dans l’application de la loi martiale.
Certains d’entre eux occupent des postes publics et participent aux
délibérations et aux décisions militaires qui gouvernent la vie des
Palestiniens habitant la zone de leur colonie. Beaucoup de colons
travaillent pour le ministère de la Défense en qualité de coordinateurs
de sécurité pour leur colonie ; ils exercent alors une influence
accrue sur la région, notamment en matière de transports, d’accès aux
routes, de patrouilles de sécurité. Il peut même arriver qu’ils parti—
cipent au briefing des soldats. Les forces de sécurité ne considèrent
pas les colons comme des civils assujettis à la loi, mais comme une
puissante entité avec laquelle elles partagent des objectifs communs.
Même quand les souhaits des colons et de l’armée ne coïncident pas,
ils se considèrent partenaires dans une même lutte et règlent leurs
désaccords par un compromis. Les forces de sécurité valident géné—
ralement les objectifs des colons, ne serait—ce qu’en partie. Les violences
des colons contre les Palestiniens ne sont pas traitées comme
une infraction à la loi : c’est au contraire un moyen supplémentaire
pour Israël d’exercer un contrôle sur les Territoires. On prétend parfois
que la police israélienne est trop faible pour faire respecter la loi
aux colons. Les témoignages de cette partie suggèrent, au contraire,
que la loi n’est pas appliquée parce que les forces de sécurité traitent
les colons comme des partenaires et non comme des citoyens
ordinaires. De cette manière, les forces de sécurité servent également
les visées politiques des colons : l’annexion de vastes étendues des
Territoires occupés pour leur usage propre.
« Prévention », « séparation », « trame de vie » et « application de
la loi » sont des termes que les autorités israéliennes emploient pour
qualifier certains aspects de leur politique dans les Territoires. Mais
au lieu d’expliquer cette politique, ces mots la dissimulent sous une
terminologie défensive dont le rapport à la réalité est ténu. Les témoignages
de soldats cités ici montrent que les actions d’Israël dans les
Territoires n’ont pas pour effet de préserver le statu quo politique,
mais au contraire de le bousculer. Tandis qu’ lsraël exproprie de plus
en plus de Palestiniens, sa supériorité militaire lui permet de contrôler
tous les aspects de la vie palestinienne. Contrairement à l’image d’un
retrait progressif et sécurisé des Territoires que souhaite véhiculer
le gouvernement, les soldats peignent le tableau d’un effort continu
pour resserrer l’emprise israélienne sur la terre et la population pales—
tinienne.
Malgré son ampleur, ce livre se limite aux informations appor—
tées par les témoignages des soldats. Il ne décrit pas tous les moyens
par lesquels l’État d’ lsraël contrôle les Territoires et ne doit pas être
considéré comme un portrait exhaustif de l’occupation. Il manque
au tableau les actions menées par les Services de sécurité générale
(Shabak) et autres agences de renseignements,par les tribunaux militaires,
qui constituent une part importante du pouvoir de l’armée,
ainsi que par d’autres administrations. L’objectif est plutôt de substituer
aux mots d’ordre qui stérilisent le débat public une description
précise de la politique israélienne en Cisjordanie et dans la bande de
Gaza. Les faits sont clairs et accessibles ; les témoignages nous forcent
à regarder en face les actions d’ lsraël et à nous demander si elles
reflètent les valeurs d’une société humaniste et démocratique.

Première partie

Prévention : intimider
la population palestinienne

suite… PDF

Le messie est arrivé


plumenclume.org

Via : LLP

 

http://i1.wp.com/www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2018/05/Isra%C3%ABl-Adam-Shamir.jpg?resize=610%2C282

par Israël Adam Shamir


Peut-être bien que le Messie juif est déjà là, même si nous ne l’avons pas vu venir ? Tous les rêves et vœux juifs se sont réalisés à la mi-mai. Enfin, presque tous. Deux grands dirigeants mondiaux ont rivalisé de bienveillance envers les juifs, tandis que les Israéliens ordinaires rigolaient comme jamais en s’entraînant au tir sur des Gazaouis désarmés, ou au moins en applaudissant les meilleurs tireurs. Les Iraniens ont grincé des dents mais n’ont rien fait. Le Congrès US a estimé que les Polonais devaient payer aux juifs un tribut de 300 milliards de dollars.  Et une donzelle excessivement désagréable, [une certaine Netta Barzilai], juive, a été couronnée sur la scène des arts européens. Au passage, elle a assuré que la nouvelle capitale d’Israël, Jérusalem, serait le siège d’un rassemblement international exceptionnel l’année prochaine.

Si vous pensez qu’une retombée quelconque de cette bienveillance pourrait vous échoir et améliorer votre sort, réfléchissez-y à deux fois. Personne ne vous a promis un lit de roses. Le Messie juif, c’est bon pour les juifs, mais les non-juifs auront juste à travailler plus et à se préparer à la vengeance divine. Il y a des débats, pour savoir si ce sont tous les goys qui seront frappés ou si quelques-uns resteront en vie afin de payer pour leur rachat. Quoi qu’il en soit, la bienveillance envers les non-juifs n’est pas un chapitre brûlant dans cet arrangement.

J’avais de grosses appréhensions au début du mois. Le programme semblait effrayant. Les Iraniens s’étaient installés en Syrie, les Russes étaient prêts à équiper la Syrie de leurs meilleurs S300 (un système plus fiable que le nouveau et quelque peu féérique S400). Les Palestiniens envisageaient de manifester pour le 70° anniversaire de leur Nakba, qui tombait juste avant le déménagement de l’ambassade US à Jérusalem et le début du Ramadan. Une guerre avec l’Iran et le Hezbollah, des troubles dans les territoires palestiniens, la perte du droit que Dieu nous a octroyé de survoler et de bombarder tout le monde au Moyen Orient, ces dangers pléthoriques s’étaient accumulés en cette première moitié du mois de mai. J’ai beau être particulièrement critique, l’ultime destruction de la Terre bien aimée ne fait pas partie de mes rêveries intimes.

Les gens prudents marcheraient sur des œufs, et prendraient toutes leurs précautions, car ils préféreraient minimiser leurs risques dans une situation semblable, mais les juifs font tout pour les maximiser, ces risques. Si nous devons avoir des ennuis, mieux vaut que ça se passe tout de suite, pour en finir une fois pour toutes, a dit Netanyahou. Et toutes les choses quelque peu problématiques, l’accord sur le nucléaire iranien qui s’effondre, l’anniversaire de la Nakba, le déménagement de l’ambassade US à Jérusalem, la confrontation en Syrie, le début du Ramadan, tout s’est abattu d’un seul coup. L’Israël a réussi à passer au travers, haut la main. Ouf, on n’a pas eu de grosse guerre.

Palestine 

Certes, il y a eu soixante Palestiniens descendus, juste le nombre de ceux qui avaient été martyrisés lors du massacre de Sharpeville. Mais quelle différence ! L’Afrique du Sud était devenue un État paria du jour au lendemain, et la campagne globale pour démanteler l’apartheid avait commencé sérieusement. Le massacre de Gaza a été blanchi par les médias obéissants et régnants, a fait savoir RT. Cet évènement a prouvé une fois de plus que les médias de masse et les réseaux sociaux qui font le tour du monde sont bien tenus en main par les juifs, une main invisible mais ferme. Gouvernements, partis, diplomates pouvaient rouspéter, et ils ne s’en sont pas privés, mais le public en général a été tenu à l’écart du dit massacre.

Le système mondial de l’information de masse a beaucoup changé depuis 1960. Il y a une incroyable abondance d’information, on assiste à une véritable inondation qui nettoie tout. Les gens pensent seulement à ce qu’on leur raconte le jour même, et les campagnes de masse sont produites par les médias et les groupes de réflexion, elles ne produisent rien par elles-mêmes. On bassine les gens jour après jour avec par exemple l’Holocauste, ou les atrocités d’Assad, ou l’ingérence de Poutine, de sorte que cela leur reste présent à l’esprit. Au moment où on passe à un autre sujet de campagne, les alertes et le problème sombrent dans l’oubli, totalement, comme l’affaire Skripal a été oubliée aussitôt qu’elle a eu fini de se déployer. Maintenant, Skripal a été mis au vert par les Services secrets britanniques, et c’est quelque chose qu’on ne mentionne nulle part, en dehors de cette publication-ci.

Et le massacre de masse à Gaza est déjà en train de passer à la trappe. Ils voulaient rappeler au monde qu’ils sont enterrés vivants dans la tombe qu’est Gaza, et maintenant les voilà morts. Les gens de Gaza sont enfermés là depuis 70 ans ; ces douze dernières années ont été les pires, car  la Bande de Gaza se retrouve assiégée par Israël depuis qu’ils ont voté pour le Hamas. Gaza est pratiquement invivable, car Israël a bombardé sa centrale électrique, ses équipements pour l’assainissement, son port et son aéroport. Ils ne peuvent même pas pêcher, parce que les garde-côtes tirent machinalement sur les bateaux de pêche. Ils peuvent voir leurs maisons et leurs champs raflés simplement parce qu’ils ne sont pas juifs, et ils ne peuvent même plus y accéder. Expulsions, expropriations, emprisonnement de trois générations, et le siège par-dessus, voilà un péché juif tout à fait unique.

Peut-être que l’Holocauste aura été une punition divine pour le traitement juif de Gaza, dans la mesure où pour Dieu, la séquence temporelle ne compte pas. Dans la Torah, il n’y a pas d’évènements antérieurs ou postérieurs, בתורה מאוחר ואין מוקדם אין, enseigne le Talmud, et c’est vrai. On peut être puni pour des péchés pas encore commis, et s’ils ne doivent pas être commis finalement, la punition elle-même s’en trouvera annulée. Si les juifs ne torturaient pas Gaza, il n’y aurait pas d’Auschwitz.

Gaza est une noble place malgré la dévastation. Dans bien des pays, les enfants des dirigeants deviennent milliardaires. La fille du président de l’Angola est la femme la plus riche d’Afrique : elle est le seul fournisseur d’accès à la téléphonie mobile dans ce pays exportateur de diamants. Mais il y a une autre tradition, celle des enfants de dirigeants qui sont les premiers à aller à la guerre. C’est la tradition de Gaza. Parmi ceux qui ont été descendus par les as de la gâchette israéliens, il y avait trois enfants de dirigeants de Gaza.

Le fils de l’ex-premier ministre de Gaza, Ismaël Haniyeh, Maas, s’est retrouvé parmi les blessés graves. Ahmed al-Rantisi, fils d’Abd el Aziz al-Rantisi, fondateur du Hamas, a été tué. Son père, qu’on appelait le lion de Palestine, avait été assassiné par les juifs en 2004 ; un hélicoptère armé avait tiré un missile sur sa voiture dans le centre de Gaza, le tuant lui et ses gardes-du-corps, et blessant les passants. Et son fils vient de prendre sa suite. Izz al-Din al-Sammak, fils de Musa al-Sammak, dirigeant du Hamas, a été tué, et il n’avait que quatorze ans.

Au total, plus d’une centaine de garçons et de jeunes hommes, la fleur de la Palestine, ont été moissonnés dans ces manifestations pacifiques d’avril et mai. Un objectif de cette frénésie de meurtre était de montrer que la résistance non-violente est futile. C’est plus excitant de tuer un opposant armé, si on est bien mieux armé soi-même. Quand on tue quelqu’un qui est sans armes, évidemment ce n’est pas une partie de cricket, mais c’est le genre de considération qui n’a jamais retenu un juif.

La raison à cela réside dans le doute sérieux sur l’humanité des non-juifs, qui se trouve installée au centre de la Weltanschaunng religieuse juive. Un bon Israélien qui condamne les tueries de Gaza est très probablement un végétarien qui s’oppose aussi au meurtre des animaux. Ce genre de braves Israéliens sont souvent anti-mâles, et préfèrent faire usage d’un nom féminin, comme l’association Zochrot  [centrée sur la compassion]. Ces gentils Israéliens sont en général anti autochtones, et soutiennent l’immigration sans limites des Africains en Palestine. Les gens de cette espèce ne sauraient être nombreux, et effectivement, ils ne le sont pas.

Et quant aux autres juifs, ils ont retenu la leçon du protagoniste de Matrix, Neo (Keanu Reeves) à qui on avait appris à ignorer les dangers évidents, en tant que maya, un mirage créé par la Matrix, si bien qu’il sautait du haut des gratte-ciel et qu’il esquivait les balles. Les juifs ont apparemment une attitude comparable dans leur rapport au réel. Un jour cela ne marchera pas, ce qui les étonnera beaucoup, mais cette fois-ci, ça a marché.

Le transfert de l’ambassade US avait été décrit comme la raison principale du bain de sang. Et de fait, c’est dans la ligne de ceux qui fraternisent autour du mot d’ordre  « @ Trump au trou». Cette décision qui déborde de méchanceté a fait beaucoup de bien, car elle a ruiné la fiction soigneusement nourrie des US comme intermédiaires honnêtes. Très peu de Palestiniens se sont émus de la décision de Trump, quelques douzaines de gens ont manifesté contre, à Jérusalem et ailleurs, tandis que la manifestation monstre ne s’adressait pas à Trump, comme décrite ci-dessus. Ce n’est pas Trump qui a décrété le siège de Gaza, ce n’est pas Trump qui a chassé les Palestiniens de chez eux, ce n’est pas Trump qui a perpétué la Nakba, la catastrophe palestinienne. Trump a saboté les tactiques machiavéliques du Département d’État et il a rendu la tâche bien difficile aux faire-valoir arabes qui veulent marcher dans les pas de Washington, ce qui n’est pas une mauvaise chose.

L’Iran

L’Iran, c’est un grand pays très éloigné, et il n’y a pas de raison pratique pour qu’Israël se querelle avec ces gens-là. Mais l’Iran est le dernier et le seul pays au Moyen Orient qui ne soit pas assujetti par l’hégémonie juive. Netanyahou a fait de son mieux  pour que les US se jettent sur l’Iran avec un appât style Colin Powell. Les juifs ont pris le pas sur Trump pour faire sortir son pays de l’accord nucléaire signé par six puissances, et après cela, au moment le plus tendu, Israël a bombardé des bases dites iraniennes en Syrie : et il ne s’est rien passé. Les Iraniens, indignés et consternés, continuent d’être soumis aux lois de la Matrix, et ils ne vont pas se mettre à sauter du haut des gratte-ciels ou à contrattaquer, pour avoir à affronter la fureur de Trump. Car ce président pour les juifs est un éléphant domestiqué.

Le meilleur cadeau que le tout-Puissant ait fait aux juifs en cette saison, ce sont les boules fragiles comme du pain azyme du président Trump. Le Peuple élu l’a pris par les pétoches de bien des façons. Il a été surpris avec une femme de petite vertu, juste comme le président Clinton, et il a eu raison de redouter d’avoir à démissionner. En cet instant de gros malaise, il a décidé de se mettre à la merci des juifs, et de faire ce qu’ils lui demandaient.

Il a déchiré l’accord nucléaire avec l’Iran, exactement ce que lui demandait Netanyahou. Il a promis d’en rajouter avec des sanctions contre l’Iran jusqu’à ce qu’ils se rendent et remplacent leur régime par un autre plus amical avec l’Israël. Puis il s’est exécuté, conformément à la promesse qu’il avait faite de déménager l’ambassade US à Jérusalem. Grand bien lui fasse…

Je n’aimerais pas être à la place de Trump. La façon juive d’apporter un secours à un dirigeant relève de la torture par l’eau : le dirigeant est autorisé à survivre, mais c’est tout. La logique juive marche comme ceci : si nous le sauvons, il va nous oublier et négliger nos souhaits ; il vaut donc mieux le sauver, mais le laisser patauger dans les périls. C’est ce qui est arrivé au président US. Les juifs, et même des Israéliens, se sont stratégiquement installés entre Stormy l’allumeuse et le Cohen de Trump ; ils tiennent les étages supérieurs du bureau du procureur général Mueller et des positions solides au Congrès. Comme dans un simulacre de noyade, Trump reste menacé de couler, et il est bien obligé de satisfaire aux vœux de ses persécuteurs.

Israël va continuer à provoquer l’Iran, en espérant déclencher une guerre américano-iranienne. Cela va de soi. Si Trump est malin, il ne va pas frapper l’Iran. En fait, il devrait s’en prendre à la Gestapo de Mueller. Tant que Rohani est président de l’Iran, l’Iran ne va sans doute pas riposter aux provocations israélo-US, mais la position de Rohani est précaire. Les Iraniens ont le sentiment que Kim le Roi du Nord a mieux su gérer la menace américaine, et ils peuvent changer de gouvernement et se mettre à emprunter la ligne Kim. C’est Israël qui, en tant que base avancée de l’Empire US, peut se retrouver sous la menace.

Le meilleur, dans la politique iranienne de Trump, c’est qu’il a brisé le lien qui semblait impossible à rompre entre les US et l’Europe. Là où Obama cherchait à colmater les divergences, Trump a élargi la brèche, et même les Européens dociles sont arrivés à la conclusion qu’ils doivent être un peu plus indépendants de Washington. Cela peut amener une déconnexion entre les banques US et européennes, et permettre aux Européens de désobéir aux sanctions US contre l’Iran et contre la Russie. Ce processus n’est pas près de s’achever, mais il est en route. L’Iran, la Russie et les affaires européennes en seront les bénéficiaires, tandis que les US se retrouveront hors-jeu.

La Turquie

La voix la plus forte pour s’élever contre la brutalité israélienne a été celle du président de la Turquie, Erdogan. Il a renvoyé l’ambassadeur israélien, a rappelé son propre ambassadeur, et a organisé une rencontre entre dirigeants des États musulmans pour se mettre d’accord sur la façon de traiter le problème israélien. L’indépendance par rapport à Israël était la marque de fabrique d’Erdogan depuis longtemps : il avait affronté Shimon Peres à Davos il y a des années, et la tentative de putsch récente contre lui avait aussi un certain soutien du côté d’Israël.

Si on est contre l’Israël, il faut aussi être contre les US, qui sont le plus grand État juif. Cela convient à Erdogan. C’est à cause de son animosité que pas un avion américain n’a décollé de la base turque de l’OTAN pour bombarder la Syrie. La bataille turque contre les séparatistes kurdes a fait échouer le projet US de rester en Syrie par tous les moyens, et maintenant on a des indices solides pour penser que Trump tente de fermer le robinet du financement de l’enclave rebelle dans le Nord-Ouest de la Syrie, autour de la malheureuse Idlib. L’Israël pourrait bien se retrouver face à une Syrie unifiée et reconstruite, perspective qui n’a rien pour lui plaire.

La Russie

Le président russe Vladimir Poutine aurait pu lancer un bâton dans les roues des Israéliens. Il est lourdement investi en Syrie, il a besoin des troupes iraniennes là-bas, parce que sans elles, il faudrait qu’il envoie l’infanterie russe pour déloger les rebelles islamistes des ruines des villes syriennes. Il avait été humilié par les US lorsqu’ils avaient attaqué des bases syriennes et des villes alors que les Russes étaient à leurs côtés. Son chef de cabinet avait annoncé que la Syrie aurait ses S-300, après quoi il a maudit les transgresseurs israéliens et américains.

Les Israéliens ont reçu la menace sans sourciller. Le ministre israélien de la défense Avigdor Lieberman a annoncé que les Israéliens dégageraient les S-300 (et jusqu’aux S-700, a-t-il ajouté) s’ils les trouvaient sur leur chemin. Et Netanyahou a fait un geste politique fort : il s’est envolé vers Moscou et a passé toute la journée du 9 mai avec le président russe.

Le 9 mai, c’est le Jour de la Victoire des Russes ; c’est devenu le jour férié le plus important et le mieux observé sous Poutine, tandis que les vieilles fêtes soviétiques se voyaient abandonnées au profit de la mise en place des nouvelles.

Le choix de ce jour férié n’était pas naturel : la guerre est un évènement lointain pour une grande majorité de Russes. Leurs alliés dans la guerre sont leurs adversaires à présent, les US comme la Grande Bretagne. La Seconde Guerre mondiale a été privatisée par les juifs, au moins dans l’opinion publique occidentale. Pour les Occidentaux, c’était une guerre pour les juifs et contre les ennemis des juifs. Il y a peu de références à la guerre où l’on ne retrouve pas une mention de l’Holocauste. Conscients de ces déficiences dans le récit dominant, les dirigeants soviétiques ne faisaient pas beaucoup de tapage autour du Jour de la Victoire.

Poutine avait besoin d’un jour férié pour unir le peuple, dans sa construction de la nation, pour coopter la majorité prosoviétique sans faire des groupes anti-soviétiques des antagonistes. Il avait choisi le Jour de la Victoire pour en faire un grand évènement, malgré ce qui pouvait clocher.

L’arrivée de Benjamin Netanyahou ce jour-là tombait bien, un vrai cadeau du Ciel, pour Poutine. Il tenait là l’homme qui allait pouvoir interpeller le Sénat US, savoir s’y prendre avec le président US, il arrivait, en chair et en os, Monsieur Juiverie mondiale personnifiée, pour venir appuyer le récit officiel russe sur l’histoire. Bibi a agrafé son ruban de Saint Georges orange et noir, l’insigne des patriotes russes et des loyalistes dévoués à Poutine, il a pris une affiche avec le portrait d’un héros de guerre (juif) et a marché aux côtés de Poutine lors de la parade du Régiment Immortel. Poutine, reconnaissant, a reconnu l’Holocauste et a fait une déclaration d’amitié avec le peuple juif.

Netanyahou a payé son hôte en retour avec un tir de missile sur la Syrie, presque aussitôt. C’est un procédé typiquement israélien : lors de chaque rencontre au sommet avec les Russes, bombarder ses alliés afin qu’ils sachent bien à qui ils ont affaire. Ils ont bombardé la Syrie au moment où le jet du ministre de la Défense russe, Shoygu, était encore en plein ciel, entre Moscou et Tel-Aviv où il se rendait.

Poutine a avalé la couleuvre, et a promis de se retenir de fournir des S-300 à la Syrie, malgré les paroles de son chef de cabinet. Peu après, Israël attaquait la Syrie en force ; selon Israël, ils s’en prenaient à des bases iraniennes ; selon les Iraniens, il n’y avait rien de tel, il n’y a aucune base iranienne ni troupes iraniennes là-bas. Quoi qu’il en soit, cette agression israélienne est restée sans réponse.

Depuis ce néfaste 9 mai, les médias russes traitent Israël avec une grande prudence. Même le massacre de Gaza n’a pas été l’occasion de beaucoup de condamnations dans les médias russes, quoique le ministère des Affaires étrangères russes ait condamné cet acte brutal. L’agence officielle d’État RIA a témoigné que les soldats israéliens avaient tiré sur des « individus particulièrement agressifs ». La deuxième agence de presse, TASS, a réduit au minimum ses rapports sur le massacre.

Les Russes au pouvoir n’aiment pas beaucoup l’Iran et les Iraniens, m’a dit un ami iranien. Alors que l’Iran aimerait acheter tout ce que les Russes cherchent à vendre, les Russes traînent des pieds. Le volume du commerce entre la Russie et l’Iran est du même ordre de grandeur que le commerce entre la Russie et le chétif Israël, soit moins de deux milliards de dollars par an. Israël a énormément de soutiens parmi les élites russes, les Russes vont visiter Israël par milliers, tandis que l’Iran est un partenaire non désiré.

Bref, les juifs ont surmonté leurs problèmes à la mi-mai 2018, et se sont fait reconnaître comme entité politique de poids à l’échelle de la planète Terre, au même niveau que les deux superpuissances, et par leur capacité de contrôle mental sur des milliards de gens. Le massacre de Gaza a fourni la preuve qu’ils peuvent tuer en toute impunité. Et pourtant, jusqu’à maintenant, les juifs ont toujours dépassé les bornes et attiré des calamités sur eux. Aucune raison de douter que cela n’arrive cette fois aussi. Nous allons y revenir, à propos de l’assaut juif contre la Pologne et en matière d’esthétique européenne, dès le prochain article.

Traduction: Maria Poumier

 

1948-2018 de la Nakba à la Grande Marche pour le Retour: 70 ans de colonialisme génocidaire en Palestine construit sur un mythe biblique — Resistance71 Blog


Résistance 71 15 mai 2018 “L’assemblée générale des Nations-Unies rejette avec force les politiques et idéologies visant à faire la promotion du nettoyage ethnique sous quelque forme que ce soit.” ~ Résolution 47/80 de l’ONU promulguée le 16 décembre 1992 ~ Il ne saurait y avoir deux poids deux mesures dans le “devoir […]

via 1948-2018 de la Nakba à la Grande Marche pour le Retour: 70 ans de colonialisme génocidaire en Palestine construit sur un mythe biblique — Resistance71 Blog

La violer ou pas ?


legrandsoir.info

par Maxime VIVAS

https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L350xH243/arton33172-e0589.jpg

Encouragés par un journaliste israélien, des Internautes s’enthousiasment à l’idée de violer et tuer Ahed Tamimi

L’adolescente palestinienne Ahed Tamimi était poursuivie pour avoir frappé un soldat étranger qui s’était introduit dans la cour de sa maison en Cisjordanie. Arrêtée quelques jours plus tard à 4 heures du matin, extirpée de son lit par l’armée israélienne, conduite menottée en Israël, elle est devenue un symbole de la résistance contre l’occupation. Elle a été condamnée à 8 mois de prison après avoir accepté de plaider coupable. Faute de quoi, elle risquait jusqu’à sept ans de prison.

Je vais vous parler d’un pays où Elor Azrya, un soldat franco-israélien de l’armée d’occupation qui a liquidé d’une balle dans la tête un arabe gisant à terre (à 0.39 mn), a fait moins de prison qu’une adolescente de 17 ans qui a giflé chez elle un intrus armé.

Mais d’abord, le contexte

En mars 2008, Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien a prévenu que les opérations militaires israéliennes contre la bande de Gaza allait exposer les Palestiniens à une « shoah » (il a dit « shoah »).

En mars 2015, Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien vice-Premier ministre d’Israël a menacé de « décapiter à la hache » (il a dit ça) les citoyens arabes israéliens s’ils ne manifestaient pas une absolue fidélité à « l’État juif ». Il a préconisé le nettoyage ethnique (il a dit « ethnique ») des citoyens palestiniens.

En avril 2016, un député israélien a prôné la séparation des femmes juives des Arabes dans les maternités (sans prononcer le mot « apartheid », et sans coller un panonceau « Interdit aux arabes »).

En octobre 2016, le maire-adjoint de Jérusalem a comparé les Palestiniens à des « animaux » (il a dit « animaux).

En décembre 2017, le ministre de l’Éducation israélien, Naftali Bennett a déclaré à propos d’Ahed Tamimi : « Elle devrait finir ses jours en prison. » En prison à vie, pas même décapitée ? Nourrie logée, peinarde ? Ah que non ! C’est une fille, jeune et jolie, et Tsahal a beau être « l’armée la plus morale du monde » (ils disent ça), ses soldats ont des gonades gorgées de testostérone.

Donc…

L’avocate d’Ahed Tamimi, Gaby Lasky, a déposé une requête auprès du ministère de la Justice israélien précisant que l’enquêteur du renseignement militaire qui a interrogé Ahed Tamimi lui aurait dit les phrases du genre : « Tu as un visage d’ange, les yeux bleus, des boucles blondes » ou « d’autres expressions similaires qui peuvent être considérées comme des manifestations de harcèlement sexuel de la part de l’enquêteur et ce qui a mis ma cliente mal à l’aise ».
Il a dit : « Tu as un visage d’ange, les yeux bleus, des boucles blondes ». Il n’a pas dit : « J’ai un début d’érection ».

Ben Caspit, influent analyste israélien a écrit (19 décembre 2017) : « Concernant les filles à Nabi Salah, [où habite Ahed Tamimi. Note de MV] le prix devrait être perçu à une autre occasion, dans le noir, sans témoins ni caméras ». Il a dit « noir », mais il n’a pas prononcé les mots « cave et tournante ».

Sur le site JSSNews, qui se prétend « 1er média israélien en langue française en termes d’audience – spécialiste de diplomatie et de géopolitique internationale », des lecteurs de Ben Caspit appellent en toute impunité au viol.

Florilège (Ils ont écrit tout ça sans émouvoir le modérateur.) : « …La culotte “petit bateau” arrachée ! trés mimi ! … la fausse pucelle foufoune a l’air….. la possession des femmes de l’ennemi vaincu c’est une règle absolue ! Que ces pétroleuses soient violées n’est qu’une infime punition devant leur malfaisance, alors, OUI !! viol des femmes voulant se mesurer à Tsahal, cela seul « revilisera” l’armée israélienne… à Alger, à la sinistre prison de la “villa Susini, [les femmes algériennes] étaient sauvagement violées et toujours exécutées une fois réduites à l’état de loques… je suis d’accord avec Ben Caspit, il faut les violer hors caméra et sans témoin ».

S’ils n’ont pas écrit : « Et on les finira au gaz Zyklon » c’est pour ne pas risquer une faute d’orthographe.

Mais ils osent aussi : « Azriya doit être décoré : point final, dédommagé et gratifié d’un grade supérieur (1) ».

Ils ont dit animaux, décapitation, nettoyage ethnique, shoah (extermination systématique d’un peuple). Ils préconisent de réduire à l’état de loque, violer et exécuter les femmes des vaincus. Ils attaquent ou ont attaqué la plupart des pays de leur région. Ils ont volé des territoires à plusieurs. Ils ont inventé un camp de concentration à ciel ouvert. Ils bombardent sans discernement pour terroriser les populations qu’ils contrôlent.

Est-ce que voir une ressemblance avec des méthodes naguère en vigueur en Europe serait pertinent ou dangereux (ou les deux) ? Parfois les gens honnêtes ont peur devant les violences des défenseurs français du gouvernement israélien. Nous sommes quelques-uns à envisager de quitter la France. On n’est pas en sécurité dans ce pays. Même sans arborer de signes ostentatoires d’athéisme, on est menacé et insulté dans les marches pacifiques en plein Paris.

Tout le monde a peur. La preuve

Imaginons des appels jubilatoires au crime sur un site français assez téméraire pour préconiser, en retour, le viol et l’exécution de femmes juives de 17 ans. Devinez si le site sera fermé et ses administrateurs traduits en justice, juste après la crise d’apoplexie de Caroline Fourest, William Goldnadel, Manuel Valls, Alain Finkielkraut, et du crypto-colonialiste pro-israélien Francis Kalifat qui usurpe le titre de représentant des israélites de France pour mieux les grimer en agents dormants d’un pays étranger et faire ainsi monter l’antisémitisme mieux que le FN (que ses nervis protègent).

Jean-Luc Mélenchon a bien raison de dire : « Kalifat et la LDJ ont fait plus pour l’antisémitisme à cette occasion [par la déclaration contre la présence de JLM à la « marche blanche » pour Mireille Knoll et par les incidents provoqués. Note de MV.] que des dizaines de basses besognes des vecteurs antisémites ».

Silence ou discrétion des mouvements féministes, des défenseurs des droits humains, des #balancetonporc, des journalistes et éditorialistes vertueux, du DECODEX du Monde, des autorités gouvernementales, de la Justice, des champions de la cause féminine et de l’écriture inclusive (ce leurre déguisé en fer de lance de la libération de la femme !).

Silence du CRIF et de sa branche violente interdite aux USA et même en Israël : la Ligue de défenses juive (LDJ) pour qui toute critique d’Israël est émise par des « pédés et des enculés ».

Chacun a compris, à lire et entendre cette clique de… (salopards, dites-vous ? Bon, je prends) de salopards qu’une armée ça détruit, ça tue, ça extermine, ça viole et que tout cela est mal, SAUF si elle est la béquille d’un Etat religieux peuplé de citoyens dont certains ont des ancêtres qui ont subi la même chose en Europe sous la moustache d’Hitler. Ces salopards (je garde le mot, mais ce n’est pas trop dans le style de ce site) et les taiseux qui en sont complices semblent acharnés à démontrer que la théorie selon laquelle les anciens enfants battus deviennent des bourreaux d’enfants ne souffre pas d’exception.

Les soutiens français de la politique criminelle d’Israël sont les antisémites décomplexés du 21 ème siècle. En justifiant le massacre d’un peuple ils préparent le malheur de celui dont ils se réclament.

Paradoxalement, c’est le succès de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions) qui, en poussant Israël à un comportement plus humain et moins dominateur, fera reculer l’antisémitisme.

En attendant, les dirigeants israéliens et leur thuriféraires se conduisent comme des judéo-nazis tandis que, ainsi que l’a écrit dans Haaretz le 20 décembre 2017 le journaliste israélien Gideon Levy « Ahed Tamimi est une héroïne, une héroïne palestinienne ».

Maxime VIVAS


Note (1) Elor Azrya est un soldat franco-israélien qui a tiré une balle dans la tête d’un palestinien blessé, gisant immobile à terre. On le voit ici, hilare et béat, à son procès et (à 0.39) commettant son assassinat.. Il a été condamné à 18 mois de prison. Sa peine (essentiellement passée « aux arrêts ») et non en prison, a été réduite d’un tiers. Il a été libéré. On ignore s’il est en France à présent.


Source:legrandsoir.info

Le Grand Masque Juif ou L’âne dans la peau du Lion


  https://profidecatholicacom.files.wordpress.com/2018/01/pastor.jpg?w=860&h=280&crop=1
Auteur : Anonyme
Ouvrage : Le grand masque juif ou l’âne dans la peau du lion – Faits historiques et bibliques documentés
Année : 1936

Traduit de l’anglais par:
Elisabeth Maslard

 

 

 

Révélations d’un Goy-averti

« Les bons bois brûlent silencieusement, mais les épines crépitent
bruyamment, criant « nous sommes du bois !
Nous sommes du bois ! »
Ancien dicton perse


Définition :
Masque – nom, masculin.
1. Un divertissement dramatique généralement basé sur un thème mythologique ou
allégorique, populaire en Angleterre aux 16ème et 17ème siècles.
2. Une composition en vers écrite pour une production « masque ».
3. Une mascarade.


 

 

Note de l’éditeur :
L’objet présenté dans ce pamphlet sous le titre « L’âne dans la peau d’un lion », est le travail d’un érudit dont l’identité, nous le regrettons, nous est inconnue.
L’exemplaire qui se trouve en notre possession ne porte aucun signe d’identification
concernant l’auteur ou l’endroit de sa provenance. [Il était probablement Anglais, puisque l’orthographe est l’anglais courant et les commentaires internes indiquent qu’ils ont été écrits à une époque où la Palestine était sous protectorat anglais]. Néanmoins, le contenu de ce travail, qui représente indubitablement le résultat de plusieurs années d’études historiques et bibliques, nous semble si important, qu’en dépit de son caractère controversé pour autant que l’École Fondamentaliste soit concernée, il a été décidé de le faire paraître dans sa forme actuelle, après qu’il ait d’abord été publié dans la revue bimensuelle « Le Gentil Américain ».
Quelques ponctuations de l’anglais courant ont été actualisées dans l’américain courant afin que le travail soit mieux compris par une audience américaine, mais ceci a été fait au minimum, de façon à conserver le caractère anglais original de l’essai. Les Américains doivent une grande reconnaissance à l’auteur anglais de cet article, non seulement pour sa profonde compréhension du sujet mais aussi pour son sens de l’humour anglais.

___________________________

Les Juifs, comme n’importe quel peuple puéril, aiment jouer à faire semblant, et lorsque
faire semblant leur apporte l’hommage dû au faux personnage, ils s’en délectent.
Ils ont bénéficié de cette façon de beaucoup de crédit qui n’aurait pas dû leur être
accordé.
Ils se sont d’abord approprié des traditions et les ont totalement alimentées de fausses
idées d’eux-mêmes, en 430 avant J.C environ.
Puis le Grand Masque Juif a commencé, un simulacre entretenu jusqu’à aujourd’hui.
Ces derniers temps, il n’a jamais manqué de soutien. En effet, la propagande juive a été
si insidieuse et persistante, que l’aide bénévole, ajoutée aux autres formes, a toujours été
disponible. A la moindre allusion, des hordes de profiteurs opportunistes haut placés,
affublés d’oreilles d’âne ou d’un long nez, se disputent entre eux et avec les pantins casher pour être les meneurs.
Le Masque, naturellement, a extrêmement de succès chez les Juifs. Il fait appel à leur
vanité et flatte agréablement leur amour-propre. Des arrangements spéciaux sont faits pour eux. Et chacun peut souffler dans sa propre trompette, assuré que ses efforts seront appuyés par les sonneries des chofars et les acclamations de la claque. Tout ce qui est possible est fait pour garder les Juifs dans le Masque, excepté pour les autres peuples, soumis à la volonté des administrateurs Internationaux, et travaillant avec enthousiasme pour la plus grande gloire des gens de spectacle qui les utilisent.
Les Juifs sont accro à la propagande. Les prémices de leur propagande, comme leurs
méthodes pour fournir des « informations » aux uns et aux autres, sont devenues très
compliquées. Ils en sont eux-mêmes devenus les victimes ; par elle ils se flattent eux-mêmes et, dans la contemplation longue et admirative d’eux-mêmes dans leur déguisement, ils sont devenus tellement entichés d’avoir fait de leur propre adoration un véritable fétiche, qu’ils sont incapables de comprendre pourquoi l’humanité ne fait pas une pause dans ses activités pour les rejoindre dans l’adulation.
Ils aiment parler et entendre parler de l’« idéalisme élevé », de la « spiritualité » et de la
« singularité » des Juifs ; et prétendre que les personnalités remarquables de tous les temps, d’Adam et Noë à Christophe Colomb et beaucoup d’inquisiteurs Espagnols étaient Juifs, même s’ils ne le savaient pas, sans parler des dirigeants rouges des derniers jours de la Russie.
Ils se sentent très satisfaits aussi, quand ils pensent qu’à ce jour presque tout le monde
doit être conscient que chaque Juive est « jolie » et que chaque Juif est « un génie», que tous les rabbins juifs sont « cultivés » et sont de « grands érudits », et que les Juifs en général sont « doués pour le commerce », font de bons époux, et sont gentils avec les animaux.
Une telle suffisance n’appelle pas de commentaire. Elle se démontre tous les jours dans
les rues, dans la presse et dans les cours de justice.
Moins véniels cependant, sont les autres vantardises des Juifs, plus particulièrement
celles sur lesquelles ils basent leurs réclamations de traitement préférentiel et de considération spéciale.
Quand on prétend, par exemple, que les Juifs sont une race unique et extrêmement
ancienne, et qu’ils sont les initiateurs et seuls possesseurs de traditions uniques et originales, d’écrits, de coutumes, de rites, de lois, et de principes religieux propres à eux seuls, et différents et supérieurs à ceux des autres peuples, une enquête s’impose et lorsqu’elle est entreprise, elle révèle immédiatement le vide et l’effronterie de la prétention.
On peut s’imaginer à quoi ressemblerait le monde, si deux ou trois autres sectes
devenaient obsédées par leur propre importance, leur spiritualité, et leur singularité, et
exigeaient une partie d’un pays peuplé, d’où elles pourraient imposer leurs idées sur elles-mêmes, de leur humanité souffrant depuis longtemps, et de plus, s’organiser dans le but de le faire efficacement.
Les Juifs ne sont pas, et n’ont jamais été une race. Ils sont un mélange de plusieurs
races: il y a des Juifs minces raides et ternes en Espagne, des Juifs petits gros en Bavière, des Juifs aux cheveux roux en Russie, et des Juifs noirs en Abyssinie et au Malabar. Beaucoup de Juifs ont des cheveux noirs crépus et des lèvres épaisses, dérivés des Maures et des Noirs ; beaucoup ont des traits sémitiques, dérivés des Bédouins et des Phéniciens, alors que d’autres présentent des traits Mongoles. Le soi-disant nez « juif » n’est pas Sémitique ; il est dérivé des Hittites.
Si les Juifs avaient jamais été une nation avec un langage et des traditions à eux,
l’endroit où cette nation était établie dans le passé reste encore à découvrir.
La Palestine n’a jamais été la possession des Juifs. Ils n’ont même jamais été les maîtres
d’un pays à l’Ouest du Jourdain, ou sur la côte en bord de mer. Beaucoup de villes
phéniciennes et d’autres cananéennes étaient imprenables par la stratégie juive. Les Juifs ont occupé des portions de pays seulement, et ils ont même dû les partager avec les Cananéens.
Les sanctuaires de Palestine tels que Bethel, Beer-sheba, Gezer, Gibéon, Gilgal,
Hébron, Jérusalem, Sichem, etc., n’étaient pas des lieux saints juifs, mais d’anciens sanctuaires des Cananéens « adoptés » comme tels par les Juifs qui, dans la plupart des cas, ont « adopté » également le « héros » du lieu.
Parmi les « héros » ainsi « adoptés » par les Juifs, il y eut : Terah, le dieu-cerf ; Ram, le
dieu de l’obscurité ; Abraham, le procréateur ou le père des sommets sombres, associé au
dieu lune Ur ; Sara, la déesse des nuages du Caucase, qui était de même associée à la lune ; Esaü le dieu chèvre ; Jacob, qui ressemble au dieu Hermès du pilier de Béthel ; Laban, le
blanc, seigneur des briques et des fondations, associé au dieu lune d’Haran ; Joseph, le dieu de la divination et de l’interprétation des anciens Cananéens ; Nun, le dieu-poisson du Nord de la Palestine ; Dan, le dieu de l’étoile polaire qui juge, de l’Arabie du Sud, dont la forme féminine était Dinah ; Gad, une forme de dieu taureau ; Israël, le « Saturne » phénicien auquel on sacrifiait des enfants ; Lot, le dieu encensoir de la dissimulation et du voile ; Moab, le dieu de la pluie, père des eaux ; Ashur, le dieu archer des Assyriens ; Saul, le dieu du soleil Babylonien, qui vint en Palestine, la terre des fils de l’âne, pour trouver le père des ânes ; Rammah, le dieu de l’orage ; et beaucoup d’autres tels que Ismaël, Isaac, Leah, Rebecca, Deborah, et Sanson, aussi bien que des « héros » composites tels que Moïse, David, Bethsabée (la fille du dieu lune), et Salomon, en plus des « héros » fragmentaires tels que Esther, Mardochée, Raphaël et Asmodée, etc…

Ayant « adopté » ce qu’ils ne comprenaient pas, les Juifs s’embrouillèrent, non
seulement en ce qui concerne les « héros », mais aussi dans le cadre de leurs coutumes, de leurs histoires, de leurs croyances et de leurs sites. Ainsi, les Juifs ne connaissent pas le vrai site du Mont Sion, et ne sont apparemment pas capables de l’identifier.
Le Sinaï n’est pas la montagne de Jéhovah, mais son nom vient du dieu lune
babylonien Sin « Seigneur de la Loi », et surtout « Seigneur des Hôtes », dont le territoire est également le désert des régions sauvages de Sin, et dont le culte remonte au moins à 4200 ans avant J.C. Jéricho n’est pas la ville des odeurs merveilleuses et des palmiers, mais c’est la ville de la lune jaune ; et le Jourdain la rivière de la lune jaune.
D’autre part, même si plus tard ses femmes portaient des « croissants », Jérusalem
n’est pas une « cité de la lune », elle n’est pas assez ancienne ; elle n’est pas non plus, tel
qu’on le prétend, la demeure de la paix ; elle est, comme son nom l’implique, la cité de
« Uru », le dieu des fléaux, le dieu de la guerre et « Salem », le dieu du soleil (dans son rôle malveillant et destructeur de dieu de la mort et Seigneur de l’Enfer).
Abdul Shipa, qui était gouverneur de Jérusalem en 1430 avant J.C environ, déclare
dans une lettre à son chef suprême Aménophis IV d’Egypte, que Jérusalem ou «Urusalem»  est la ville de Beth Ninip et d’Uras, le dieu de la guerre, dont le nom dans cette région était Salem.
Uru était un démon de la maladie et dieu de la peste, avant qu’il ne devienne un dieu
de la guerre, et Salem ou Shalem, fut identifié à Set, Israël, Saturne, Adar, Dionysos, etc…
Ainsi que l’on peut le constater par les nombreuses grottes et cavernes trouvées aux
alentours, il y avait par le passé dans la région où se trouve à présent Jérusalem, un temple de Ninip, le dieu de la création Babylonien, qui déclencha le déluge.

Pour Ninip, le cochon était sacré et par conséquent tabou pour ses adorateurs. Ninip,
comme Dionysos, était un seigneur du monde souterrain et des «esprits de la terre», avant de devenir un dieu du soleil, et le rocher Sakhra (Sakhra était la mère du dieu du soleil), avec la caverne ou le « puits des esprits » qui se trouve au-dessous de lui, est pour les Juifs la partie la plus sacrée de Jérusalem. Ils disent ici est « la Maison du Seigneur Dieu », ils prétendent qu’ici se trouvait le temple Saint des Saints supposé avoir été construit par Salomon, et qu’ici « la peste fut contenue » !
Les cochons entrèrent dans les rites et les mythes d’Adonis, d’Attis, de Tammuz, de
Set, de Sémélé, de Déméter, de Rimmon, de Dionysos, etc., ainsi que ceux de Ninip, et se
déroulèrent souvent dans les cavernes sous la forme de sacrifices. Dans la caverne de Gezer, qui n’est pas loin de Jérusalem, de nombreux os de cochon ont été trouvés.
Au temps des Egyptiens, les cochons étaient sacrifiés seulement à Bacchus et au dieu
de la lune.
Le lièvre, qui est tabou pour les Juifs et les Hottentots, est associé à la fois au dieu de
la lune et au dieu des fléaux, et de même la souris, que les Juifs mangeaient, tout comme la chair du porc, de manière sacrificielle (Isaïe 66-17).
Les Juifs prétendent que Jérusalem date du temps de David, mais il reste à prouver
qu’il y ait jamais eu un roi Juif nommé David. Il n’y a pas une seule relique de David ou de Salomon à Jérusalem, ni de trace du temple que l’on prétend être celui de Salomon, le dieu poisson sage des Assyriens, construit là, sur le « rocher du soleil ».
Les soi-disant « Ecuries du Roi Salomon » sont des fondations voûtées en maçonnerie romaine et l’église de Ste Marie construite par Justinien en 529 après J.C environ.
Jérusalem n’a pas été construite par les Juifs; la ville et son nom Urusalem étaient en
usage depuis longtemps avant que les Juifs ne les « adoptent ».
Sargon d’Akkad incorpora la Palestine dans son Empire en 2800 avant J.C environ, et
depuis le 23ème siècle avant J.C jusqu’au 15ème, la Palestine était sous la suzeraineté
babylonienne. Elle payait un tribut à Babylone en 1780 avant J.C environ. Ainsi, de 2200
jusqu’après 1400 avant J.C, la Palestine demeura sous l’influence de la culture babylonienne et de la littérature babylonienne.
Du 15ème siècle avant J.C. jusqu’au 10ème, la Palestine fut une province d’Egypte. Et
après le 10ème siècle avant J.C, la Palestine fut un vassal de l’Assyrie jusqu’en 608 avant J.C.
Les archers Egyptiens étaient stationnés à Jérusalem pendant le règne d’Aménophis
III et des dépêches des gouverneurs de Jérusalem à leur suzerain Aménophis IV, datant de 1430 avant J.C environ, ont été trouvées.
La gouvernance de Ramsès II se prolongeait sur plus de 160.90 km au-delà de
Jérusalem. Et Ramsès III rapporte qu’en 1275 avant J.C, il poursuivit ses ennemis aussi loin qu’Alep et Karkemish. Il ne mentionne aucun peuple s’apparentant aux Juifs, on attend toujours que ces derniers expliquent quand et où exactement leur supposé exode a eu lieu.
En 925 avant J.C, Shashanq I d’Egypte marcha sur la Palestine et mis à sac Jérusalem.

Pendant ce temps, l’Assyrie était devenue une grande puissance, et en 877 avant J.C,
Assurnazirpal qui avait fait de son nom une terreur, chassait les lions et autres animaux au Liban. En 842 avant J.C, son fils Shalmaneser II reçut un tribut de la Palestine, qui avait été par deux fois envahie par ses troupes.
En 795 avant J.C, Adad-nirari III ravagea la Palestine et imposa des taxes et impôts à
son peuple.
Si l’on en croit les propres histoires des Juifs, le présumé royaume de David pris fin
immédiatement après la mort de son fils Salomon (en dépit de la promesse faite par leur dieu Jéhovah qu’il continuerait toujours) et le peuple Juif s’est divisé en deux factions.
Bien entendu, il n’y a jamais eu, vraiment à aucun moment, « douze tribus » de Juifs.
La phrase « les douze tribus d’Israël » a la même signification que la phrase « les douze
travaux d’Hercule ». Les seules subdivisions des Juifs dont on a retrouvé la trace avec
certitude, est le groupe appelé « les fils de l’âne jack » (Hamor), et un clan « post-exilique» Bene Parosh, « les fils de la puce ».
Néanmoins, si l’on en croit les propres histoires des Juifs, il y avait « douze tribus
d’Israël », et après la mort de leur roi Salomon, celles-ci se divisèrent en deux factions ; une plus grande, portant le nom d’« Israël », se composait nous dit-on, de « dix tribus » qui occupaient le pays aux environs de Sichem et idolâtraient un veau d’or à Dan et à Béthel ; et une plus petite connue sous le nom de « Judah » qui, nous dit-on, se composait de « deux tribus » qui occupaient le pays aux alentours de Jérusalem, où ils idolâtraient un serpent de cuivre.
Ces factions, bien que chacune soit distraite par ses dissensions internes, se
querellaient et se disputaient continuellement entre elles et avec leurs voisins, si bien que Tiglathpileser III jugea nécessaire de traiter avec les deux. En 738 avant J.C, il imposa un tribut à la faction la plus grande, et en 732 avant J.C, il reçut hommage et tribut de la plus petite.
Étant profondément peu fiables et indignes de confiance, ces peuples généraient
perpétuellement des problèmes et en 726 avant J.C, Shalmaneser IV dut à nouveau prendre des mesures punitives contre le groupe le plus grand. Les Juifs évitèrent la sanction en offrant de l’argent et des promesses équitables, mais il devint évident qu’ils manigançaient tout le temps avec ses ennemis. Et Shalmaneser IV envahit à nouveau le pays, et emmena le « roi » en captivité. Ses troupes restèrent en Palestine jusqu’en 721 avant J.C., son successeur Sargon II emporta à la fois les veaux d’or et les « dix tribus », et tous ensemble disparurent des pages de l’histoire.
Bien qu’on n’entendit plus parler des « dix tribus » nommées les « Israélites »
(puisqu’elles furent réparties parmi d’autres peuples et entièrement assimilées), les « deux tribus » nommées « Juifs » continuèrent de causer des problèmes à leurs suzerains Assyriens.
Aucune promesse ni serment ne les liait, et en 712 avant J.C., ils manigançaient à nouveau avec les ennemis de l’Assyrie. L’année suivante, Sargon II envahit leur territoire et infligea une lourde condamnation. En 700 avant J.C. environ, précisément pour des raisons similaires, son fils Sennacherib ravagea la Palestine et exigea un lourd tribut.
En 675 avant J.C. cependant, les Juifs semblent avoir oublié cette douloureuse
expérience, et Esarhaddon trouva nécessaire d’envahir le pays à nouveau. A peine fut-il apaisé par de fausses promesses, que pour les mêmes raisons, il fut forcé d’y retourner. Il
emmena le « roi » enchaîné, le jeta en prison pendant quelques temps en guise de leçon, et installa des étrangers dans le pays aux abords de Jérusalem.
Il fut cependant incapable de mettre fin au complot des « prêtres » juifs, qui ont
toujours été les porteurs de malheur pour leurs disciples. Au cours du demi-siècle suivant, le territoire occupé par ce qu’il restait des « deux tribus » retomba dans son habituel état de désordre. Des sacrifices humains furent offerts et des combats religieux acharnés s’ensuivirent.
Selon les propres histoires des Juifs, c’est pendant cette période que le très encensé Josiah est supposé avoir « régné » à Jérusalem.
Élevé par les prêtres Juifs, qui ont assassiné le fils de son prédécesseur, il se
transforma en bigot fanatique. La flatterie évoquée par ses exploits religieux lui tourna
apparemment la tête, car en 608 avant J.C., il entrava la marche de l’armée Egyptienne et fut tué. A cause de cette interférence, le Roi d’Egypte, à son retour d’Assyrie, pilla Jérusalem, qui resta son vassal jusqu’en 605 avant J.C., quand il devint tributaire de Babylone une fois encore. Les Juifs continuèrent leurs tactiques habituelles, et en 597 avant J.C., Nabuchodonozor descendit à Jérusalem et emmena ses plus riches habitants à Babylone.
Mais en l’espace de quelques années, les Juifs complotaient à nouveau avec les ennemis de leur suzerain. En 587 avant J.C., Nabuchodonozor, perdant patience, marcha sur Jérusalem, la brûla et la rasa. Il emmena le roi enchaîné, mais aussi beaucoup d’autres gens de son peuple, en captivité. En 582 avant J.C., les autorités de Babylone trouvèrent nécessaire d’expulser un tiers du contingent de « Juifs ».
Ces trois grands groupes de captifs de Jérusalem restèrent à Babylone, ainsi que des
milliers d’autres prisonniers d’autres parties du Proche Orient, pendant un demi siècle.
Cet « exil » fut profitable aux Juifs. Ils le trouvèrent tellement avantageux, que lorsqu’ils reçurent la permission de quitter Babylone, moins de 43.000 choisirent de retourner
à Jérusalem. Et 80 années s’écoulèrent avant que le second et bien plus petit groupe puisse être persuadé de quitter Babylone pour Jérusalem.
En dépit de cela, les Juifs sont sérieusement suspectés d’avoir comploté avec les
Perses pour participer à la chute de Babylone. Beaucoup de gens croient que les avantages accordés aux Juifs par Cyrus en 538 avant J.C. le furent pour leurs services de propagation de la sédition, etc. à l’intérieur de la ville, pendant que les troupes Perses étaient toujours à l’extérieur. Si c’est le cas, et que les autorités ont raison quand elles considèrent que la désaffection du peuple à Babylone était due en grande partie aux tendances monothéistes de la cour et de l’aristocratie, les Juifs ont dû être, soit opposés au Monothéisme à cette époque, soit coupables de double traîtrise.
Ces Juifs qui retournèrent à Jérusalem trouvèrent les environs occupés par les
malheureux placés là par Esarhaddon. Afin d’obtenir un refuge et des maisons toutes
trouvées, beaucoup de Juifs firent des mariages interethniques, avec ces gens sans méfiance qui reçurent les Juifs avec bienveillance et leur offrirent même de les aider à reconstruire Jérusalem. Les Juifs cependant, s’étant établis dans le pays, rejetèrent ces offres d’aide avec dédain et mépris ; et plus tard, en 458 avant J.C., célébrèrent l’arrivée de la seconde horde de « Sionistes » de Babylone en chassant toutes les femmes non Juives et leurs enfants de la région.

Pendant ce temps, Jérusalem était toujours en ruine et les « Juifs de retour » refusaient
d’y vivre. Mais à présent pourtant, ils y étaient contraints par leurs prêtres qui avaient placé
des gardes aux portes et enfermaient les citoyens récalcitrants la nuit venue.
Plus tard, ces premiers « Sionistes » furent requis pour collaborer à certaines
restaurations rudimentaires. La plupart de leurs efforts maladroits furent rapidement balayés en 430 avant J.C., le Masque avait commencé et l’« adoption » de lieux saints, héros, traditions et principes religieux progressaient rapidement. Les immigrants avaient apporté avec eux une idée confuse du calendrier babylonien, du système numérique babylonien, des poids, mesures et système monétaire, et aussi tant de bribes de mythologie, rituels, textes sacrés et philosophie, etc… qu’ils avaient pu assimiler et obtenir. L’« Histoire » commença à se fabriquer et les écrits sacrés à s’adapter ; et le résultat de ce labeur équivoque se ressent encore aujourd’hui.
De l’histoire des Juifs pendant les 600 ans suivant la chute de Babylone et leur
soumission aux règles persanes, peu d’informations fiables sont disponibles.
Leurs propres histoires hautes en couleurs de leur spiritualité, idéalisme élevé,
patriotisme, endurance, courage à toute épreuve, faits d’armes, héroïsme et noblesse de
caractère, etc., abondamment entrecoupées de miracles, sont sans fondement. Aucun de leurs contemporains ne semble avoir été au courant de ce prodige en leur sein, ni même d’avoir aimé ou respecté les Juifs. Au contraire, selon les Assyriens et les Mèdes, « les Juifs étaient jugés de loin, les plus infâmes de tous les peuples ». Et parmi les Grecs et les Romains, ils suscitèrent antipathie et mépris. Marc Aurèle disait qu’il « en avait assez de ces Juifs dégoûtants et braillards ».
Aucune autre histoire ne vient corroborer les contes juifs suspects, qui ressemblent à
s’y méprendre aux livres de Josué, Esther, Judith, Daniel, etc., assemblés également durant cette période ; ils semblent avoir été compilés de manière aussi peu scrupuleuse.
Les « contes merveilleux » du Juif rebelle Flavius Josèphe, qui vécut à l’aise au milieu
des Romains et écrivait en grec, ne sont pas dignes de confiance. Il semble cependant qu’en 350 avant J.C. environ, les Juifs ont tellement rendu leurs maîtres Perses furieux, que ces derniers pillèrent une partie de la Palestine et emmenèrent de nombreux Juifs en captivité.
En 332 avant J.C., les Juifs se soumirent aux règles grecques. Et en 320 avant J.C.,
Ptolémée prit Jérusalem et emmena un certain nombre de Juifs en Égypte,. La Palestine resta sous la domination des Ptolémées pendant presque un siècle. Mais en 246 avant J.C., le pays retourna à son état habituel d’anarchie et de désordre.
En 198 avant J.C., les Juifs se soumirent à Antiochos III, mais en raison surtout des
jalousies des prêtres Juifs et de leurs propres conflits religieux, l’état de la Palestine ne
s’améliora pas. De 175 avant J.C., Jérusalem semble avoir souffert de l’avidité et de la
brutalité de deux Juifs qui avaient adopté les noms grecs de Jason et Ménélas, et firent de la ville un sujet de discorde, jusqu’à ce qu’elle soit mise à sac par Antiochos IV en 169 avant J.C.
En 168 avant J.C., Antiochos IV essaya d’établir une religion uniforme dans son
domaine, mais les Romains lui étaient hostiles et ils mirent tout en oeuvre pour gêner la Syrie.
Ceci permit aux Juifs de se révolter en 167 avant J.C. Avec le rôle joué par Rome contre elle, et préoccupée par d’autres troubles, la Syrie fut incapable de traiter efficacement
l’insurrection juive, qui se poursuivit avec des succès variables jusque vers 146 avant J.C.
Les Juifs, cependant, se révélèrent incapables de se gouverner eux-mêmes, et les
jalousies, dissensions, brigandage et la guerre civile, amenèrent rapidement un tel désordre en Palestine, que les Romains furent obligés de s’en mêler. En 63 avant J.C., Pompée prit d’assaut Jérusalem et plaça les Juifs sous tribut de Rome.
Comme les Grecs, les Romains découvrirent rapidement que les Juifs étaient des
sujets pénibles. Ils avaient créé une communauté à l’intérieur d’une communauté, vivaient dans un état de friction incessante avec leurs voisins non Juifs, et se flagellaient
constamment, selon des traditions hystériques barbares qui paraissaient ridicules à l’esprit pratique des Romains.
Néanmoins, les Romains accordèrent aux Juifs de nombreux privilèges et immunités,
dont les Juifs abusèrent. Et de 63 avant J.C., jusqu’à ce qu’ils finissent par se faire réprimer par Adrien en 135 après J.C. [Anno Domini], (excepté durant le règne d’Hérode), l’histoire des Juifs est surtout un dossier de rébellion contre les règles romaines.
Hérode, dont le père avait été empoisonné par les Juifs, fut nommé roi par les
Romains. Il prit Jérusalem en 37 avant J.C. Il dissémina les bandes de voleurs et de brigands qui infestaient la Palestine et inaugura une ère de paix et ordre relatifs. Entre 19 et 9 avant J.C., Hérode construisit pour les Juifs le seul endroit de culte admirable qu’ils aient jamais possédé.
Comme les Juifs n’avaient pas d’architecture à eux, le temple d’Hérode fut bâti dans
le style grec, mais aucune dépense ou souffrances ne furent épargnées selon Hérode, pour assurer que la construction fut exécutée avec un soin méticuleux au regard des susceptibilités des Juifs fanatiques, et des traditions qu’ils prétendaient être les leurs, même la mise en placede grandes branches de vigne porteuses de grappes de raisins sous un ciel d’or (le symbole de Dionysos) au-dessus de l’entrée.
C’était une caractéristique des Juifs, alors qu’ils ne se lassaient jamais de vanter la
magnificence de la structure, de ne pas autoriser son constructeur à entrer dans les parties les plus sacrées de la construction . Ils n’ont jamais manifesté le moindre sentiment de gratitude à Hérode et n’ont jamais mentionné son nom si cela pouvait être évité. La principale raison de cette attitude semble être que Hérode n’était pas un Juif.
Hérode mourut en 4 avant J.C., et immédiatement les Juifs se rebellèrent encore une
fois. Des bandes de voleurs et de maraudeurs, conduits par des esclaves et des imposteurs, surgirent dans différents endroits et plongèrent la Palestine dans des troubles auxquels elle était habituée. L’ordre fut rétabli par les Romains. Mais en 6 avant J.C., les Juifs se rebellèrent à nouveau, apparemment parce qu’ils s’opposaient au projet romain de faire un recensement.
Le bon sens pratique et la tolérance complaisante des Romains étaient détestables aux
yeux des Juifs ; pour les Romains, les Juifs semblaient une race de fanatiques sectaires, dont les superstitions sinistres et crédules en faisaient d’implacables ennemis, non seulement pour le gouvernement romain, mais aussi pour toute l’humanité.
Une caractéristique immuable des Juifs, aussi, fut leur indéfectible réussite à gagner
l’antipathie des peuples parmi lesquels ils s’étaient installés. A plus ou moins brève échéance, tous ces peuples étaient parvenus à considérer les Juifs avec une extrême défaveur. Ce fut ainsi avec les Assyriens, les Mèdes et les Grecs, et il en fut aussi ainsi avec les Romains.
En 19 après J.C. [Anno Domini], le nombre de Juifs à Rome était important. Comme
ils s’étaient infiltrés dans toutes les classes, surtout parmi les femmes – exploitant les
faiblesses, la crédulité et le vice – ils devinrent impopulaires. Lorsque l’Empereur eu
connaissance de leurs activités malhonnêtes et déshonorantes, il enrôla 4.000 Juifs dans une
garnison et les envoya en Sardaigne. En 39 après J.C. [Anno Domini], leur génie pour exciter l’antipathie conduisit à une effusion de sang à Alexandrie où ils étaient très nombreux.
Parmi les privilèges que les Romains avaient accordés aux Juifs, il y avait la
permission de se réunir, une liberté fréquemment refusée aux citoyens mêmes de l’empire.
Les Juifs ont abusé de cette immense concession, alors même qu’elle intégrait dans la latitude accordée, leurs enseignants de religion.
Les enseignants Juifs utilisaient la liberté qu’on leur accordait pour transformer les
synagogues en écoles de sédition. Ils formaient les Juifs ignorants et fanatiques depuis
l’enfance, à haïr les adhérents d’autres sectes, pendant qu’ils gardaient constamment leurs visions de domination et d’empire mondial en ligne de mire. Et ils maintinrent un système bien organisé d’intercommunication secrète.
Au moment même où les Aryens affinaient et purifiaient leur propre religion et
prêchaient la bonne volonté à tous les hommes, les rabbins inculquaient aux Juifs une haine intense des Gentils et de toutes leurs oeuvres. Ils enseignaient que d’avoir n’importe quelle relation, quelle qu’elle soit, avec des non Juifs était un acte de désobéissance à la loi juive. Les rabbins disaient que tous les Gentils étaient de vile naissance, et que toutes les femmes non Juives étaient impures. Se marier avec une non Juive était une offense odieuse ; que les enfants nés d’une telle alliance étaient des bâtards et ne pouvaient pas hériter. Les rabbins disaient que s’asseoir à table avec des non Juifs souillait un Juif, ou comme entrer dans la maison d’un Gentil, qui devrait être vue comme un bercail pour le bétail. Il était interdit aux
Juifs de conseiller ou d’être amis avec un non Juif. Et on enseignait que tous les bénéfices
conférés à un Juif par un non Juif ne valaient pas mieux que le poison du serpent. Les
rabbins affirmaient que les Gentils ne sont pas des êtres humains, que les non Juifs sont
purement et simplement des bêtes, qu’ils sont les ennemis de Dieu et que quand ils font des enquêtes sur un Juif qui respecte sa religion, c’est le devoir du Juif de répondre avec une malédiction interdite et de donner une fausse explication. Les rabbins pointaient du doigt qu’il est écrit que « chaque goy qui étudie le Talmud, et chaque Juif qui l’aide à le faire, doit mourir »… ouvertement quand il n’y a pas de danger, et par tous moyens quand il y a un risque.
Cet état de dépravation de l’esprit juif était gardé secret, autant que possible, au temps
des Romains. Enflammés par les enseignements de la synagogue et avides de la domination du monde, les Juifs firent éclater des insurrections l’une après l’autre, en général simultanément dans différentes parties de l’Empire à chaque occasion.
Ainsi, en 65 après J.C, les Juifs se rebellèrent encore, et ayant envahi les régions
rurales protégées de la Palestine, ils dirigèrent leurs efforts contre la petite garnison romaine.
Les Romains étaient en si petit nombre qu’ils consentirent à se rendre, à la condition
qu’on leur permit de se retirer de Palestine. Les Juifs acceptèrent les conditions et ratifièrent leur accord par un serment solennel, mais dès que les Romains déposèrent leurs armes, ils furent bassement massacrés par les Juifs. Selon les propres histoires des Juifs, les Romains moururent sans demander grâce, mais en raillant les serments sacrés des Juifs, alors que, est-il dit, ajoutant de l’âcreté à leurs remarques, le massacre se déroulait pendant le Shabbat juif.
Les Juifs disaient que la Palestine devait être débarrassée des non Juifs, et partout où
ils étaient plus nombreux que les Gentils, ils perpétraient des massacres ignobles ; en
conséquence, de 66 à 69 après J.C environ, un état d’anarchie et d’effusions de sang,
extraordinaire même pour la Palestine, s’imposa. En 70 après J.C, Titus brûla Jérusalem et la rasa.
Au premier siècle avant J.C, le Masque était déjà bien structuré, et il continua à
manifester une grande activité pendant 200 ans. Les dernières étapes de cette activité
montrèrent de remarquables similarités avec celles du Masque tel qu’il existe aujourd’hui. Il différait, bien sûr, dans le détail. Par exemple, les Juifs de cette époque prétendaient constamment que leur nombre était plus important qu’il ne l’était réellement, tandis que de nos jours ils prétendent constamment que leur nombre est plus petit qu’il ne l’est. Et en ce temps-là aussi, ils consacraient beaucoup de leur temps au prosélytisme, particulièrement parmi les femmes d’autres peuples ; mais la politique était la même.
Le nombre des Juifs vivant dans d’autres pays était déjà important, et leur nombre
augmenta bientôt au point qu’ils surpassèrent en nombre la population de Palestine. Et les « Juifs de la Dispersion » se conduisaient exactement comme le font leurs successeurs
aujourd’hui.
On croyait que le renversement de toutes les institutions des Gentils était imminent;
on espérait le Messie en toute confiance; et d’après les Juifs, la présomption de l’Empire du Monde et la domination sur tous les peuples non Juifs de la Terre était impatiemment
attendues.
Depuis l’époque de Ptolémée jusqu’au 3ème siècle après J.C, un grand nombre de
Juifs, surtout ceux d’Alexandrie, se consacrèrent à leur tâche extraordinaire de contrefaire
textes et autres écrits, dans le but de soutenir et renforcer le Grand Masque et les prétentions juives.
Les Juifs détribalisés tels que Philo (qui souvent atteignit des sommets dont les
rabbins de Palestine n’avaient jamais rêvé), et Flavius Josèphe (qui, selon ses propres écrits, était un homme plein de ressources et remarquable) se chargèrent de la propagande ouvertement et sans honte. Mais d’autres, tout aussi rusés mais moins effrontés, adoptèrent des méthodes plus insidieuses. Ceux-là avancèrent leurs idées sous le couvert de quelque nom distingué.
Ainsi, les livres en circulation portaient-ils les noms de personnages mythiques ou de
personnes qui, bien qu’elles soient connues, n’avaient jamais écrit une seule ligne.
Les productions littéraires nouvellement compilées étaient présentées comme des
écrits de la plus haute antiquité. Les vers étaient contrefaits et les philosophes revendiquaient la paternité de ces écrits qui les représentaient montrant un profond intérêt pour les écritures juives. Les poètes étaient représentés à tort comme étant profondément impressionnés par la religion juive. Et les oracles étaient faussement cités comme prédisant une destinée puissante pour les Juifs.

En vérité, la falsification devint une science chez les Juifs… la seule. Parmi les
nombreuses compositions factices contrefaites par les Juifs en ces temps-là, il y avait la soidisant « lettre d’Aristée ».
Orphée fut traîné au service des Juifs. Hésiode et Homère ont été amenés pour chanter
le Shabbat juif. Et Eschyle, Euripide et Sophocle ont été amenés pour professer ouvertement les idées juives de Dieu ; quoiqu’une contrefaçon plus impudente à l’extérieur de la Palestine, fut une grande collection des Oracles sibyllins. La manière privée avec laquelle la Sibylle communiquait ses conseils et avertissait les hommes, en faisait un instrument admirable dans les mains des Propagandistes Juifs. Par eux, elle s’est transformée en une prophétesse de Jéhovah – d’épouvantables guerres et de terribles calamités étaient prédites, après quoi disait-on, les Juifs assumeraient la suprématie et conduiraient les nations dans une ère bien heureuse de paix universelle, etc., etc.
En dépit de tous ces mensonges et de la propagande savamment dissimulée, et des
tentatives effrontées de Philo et de l’école allégorique pour imposer les contes juifs aux
Grecs, les Juifs continuaient d’être regardés avec dédain par les Grecs et les Romains, qui
riaient de leurs vaines prétentions glorieuses et refusaient catégoriquement de prendre part au Masque.
Les prétentions des Juifs à une honorable et lointaine antiquité par exemple, était
ridiculisées. Car, que les Juifs prétendent que les dons de la civilisation avaient été réalisés par leur intermédiaire, était abracadabrantesque aux dires des Grecs et des Romains. Qu’est-ce que les Juifs avaient fait pour l’art, la littérature ou la science, se demandait-on ? Au lieu d’avoir été les professeurs de Platon et des philosophes Grecs, comme les Juifs le prétendaient, on faisait remarquer que les Juifs étaient des barbares quand la culture Grecque a émergé. Et que, de toute la horde de petits peuples passant de l’esclavage dans un pays à la servitude dans un autre, les Juifs étaient les moins productifs et les plus pauvres dans la civilisation.
Les Grecs et les Romains insistaient sur le fait que les Juifs étaient les descendants de la
lie de la population égyptienne, populace méprisable, souffrant de la lèpre et « une maladie pestilentielle qui défigure le corps », sales et malades aussi moralement que physiquement. Ils rappelaient que Jérusalem était un refuge pour « la racaille et les ordures » de toutes les nations voisines. Les Juifs, disaient-ils, offraient des sacrifices humains (comme les adorateurs d’Israël et de Saturne, dont le « jour » était saint pour les Juifs) et ils étaient « un peuple de luxure débridée », « entaché d’exécrable filouterie ».
Pendant ce temps, les Juifs dissimulaient et déterminaient secrètement de faire une
autre tentative pour exterminer leurs concitoyens non Juifs.
Quand les exigences de la guerre des Parthes eurent vidé les provinces de l’Est des
troupes romaines en 116 après J.C, une soudaine insurrection des Juifs, concertée au
préalable, eut lieu, caractérisée par des atrocités révoltantes. L’Humanité est choquée par les horribles cruautés que les Juifs commettaient dans les villes d’Egypte, et Chypre, et Cyrène où ils habitaient en toute amitié perfide avec les habitants qui ne se doutaient de rien.
A Cyrène, les Juifs massacrèrent 220.000 citoyens Grecs et Romains ; à Chypre
240.000 ; et en Egypte une très grande quantité. Partout où les Juifs ont surpassé en nombre le reste de la population et réussi leur insurrection, ils se conduisaient de la manière la plus révoltante. Ils découpèrent beaucoup de leurs voisins Gentils en morceaux, imitant leur mythique Roi David. Et ils léchèrent leur sang, s’en enduisirent et dévorèrent la chair de leurs victimes, et entortillèrent les entrailles des non Juifs autour de leurs corps.
Après cette démonstration de leur « spiritualité », on interdit aux Juifs de mettre les
pieds sur l’île de Chypre ; et Cyrène dut être re-colonisée.
Cette flambée fut réprimée par des renforts romains sous Tubro, dépêché par Trajan.
Et les Juifs apprirent une fois encore, que quelle que puisse être la réussite de leurs
machinations secrètes, le déferlement déchaîné du fanatisme oriental était vain contre la
bravoure froide des troupes romaines disciplinées.
Trajan mourut en 117 après J.C et son parent Hadrien lui succéda, et une fois de plus
les provocateurs Juifs s’activèrent. La rébellion fut encouragée et s’appuya sur l’affirmation qu’il était illégal de payer des taxes à un maître Gentil. On avança des promesses avantageuses d’un Messie conquérant qui apparaîtrait bientôt et confèrerait l’Empire de la Terre aux préférés de Jéhovah, ainsi que la domination sur tous les peuples non Juifs.
Cette propagande produisit une extraordinaire effervescence au sein des Juifs crédules
qui, dit-on, ont vu leur fanatisme encore plus attisé par un rabbin nommé Akiba. Ainsi, selon les propres histoires des Juifs (après que les Juifs aient été jetés dans un autre paroxysme de frénésie fanatique, au motif qu’Hadrien ait promulgué des décrets contre la mutilation et la circoncision et, qu’en 130 après J.C environ, il ait ordonné de reconstruire Jérusalem dans le style romain), un homme apparemment appelé Simon, se déclara lui-même être le Messie très attendu, et attira des disciples.
Son nom n’apparaît pas dans les archives romaines. Et on ne sait pas si c’était un
fanatique ou un imposteur. Mais il fut acclamé immédiatement en tant que Roi Messianique attendu depuis longtemps par le rabbin Akiba, qui devint son « porteur d’armure ».
En Palestine, comme à l’accoutumée, les forces romaines n’étaient pas très
importantes. Et quand une « guerre sainte » fut proclamée contre les Romains, presque
toutes les villes juives qui n’avaient pas de garnison romaine, rejoignaient le « Mollah », qui était ainsi autorisé à persécuter cruellement les Chrétiens qui refusaient de le suivre, à tuer beaucoup de Juifs suspectés de vouloir vivre en paix avec Rome, et à soulever une redoutable révolte.
Ce Messie rebelle semblait être connu de ses partisans sous le nom de Bar Cocheba,
« le fils de l’étoile », mais d’après les rabbins, il était appelé Bar Coziba, « le fils de la
tromperie ».
Sévère, rappelé de Grande Bretagne par Hadrien, réprima cette rébellion, et on interdit
aux Juifs de mettre les pieds à Jérusalem, qui devint une ville romaine.
Sous les empereurs successifs, les Juifs, profitant des possibilités offertes par les grottes
et les cavernes de Palestine pour mener une vie sans foi ni loi, causaient parfois des
perturbations. Mais celles-ci, bien que soi-disant patriotes, étaient surtout des éruptions de banditisme et jamais considérées comme un élément sérieux.
Certaines personnes s’imaginent qu’aux alentours de 135 après J.C, les Juifs étaient
éparpillés par quelque agence mystérieuse qui, depuis lors, les a empêchés de retourner en Palestine. Cette absurde superstition est encouragée par le Masque, et par l’expression
trompeuse « la dispersion des Juifs ».
Beaucoup de Juifs étaient emmenés par leurs vainqueurs, bien sûr, dans des endroits
tels que Babylone, la Grèce, Alexandrie et Rome. Mais un bien plus grand nombre de Juifs quittèrent la Palestine de leur plein gré et à leur avantage. C’était le cas surtout durant les derniers stades de la gouvernance perse ; et plus tard, quand les Grecs offrirent des incitations spéciales aux occupants de leurs nouvelles colonies. Et parmi le très grand nombre de Juifs qui émigrèrent à leur avantage, doivent être inclus tous ces Juifs qui quittaient la Palestine apparemment à cause du désordre sans fin et de l’anarchie entretenue là par le peu de gens qui préféraient rester.
Depuis le 1er siècle après J.C, les « Juifs de la Diaspora » – c’est-à-dire les Juifs qui
préfèrent vivre en dehors de la Palestine – ont toujours été plus nombreux que ceux qui ont vécu en Palestine. Mais les Juifs à l’extérieur auraient pu « retourner » en Palestine s’ils l’avaient voulu.
L’interdiction d’Hadrien contre leur présence à Jérusalem fut bientôt caduque. Et bien
qu’elle fut rétablie par Constantin et également par Omar, elle ne s’appliqua pas à d’autres parties de la Palestine. La vérité est que la Palestine fut victime de la soif juive pour l’hégémonie mondiale, la haine encouragée sur le plan religieux et l’avidité égoïste. Après l’avoir ruinée, les Juifs abandonnèrent la Palestine.
Les Juifs n’abandonnèrent cependant pas le Masque ; leurs activités peuvent être
tracées dans beaucoup de pays et à beaucoup de périodes de l’histoire. Ses phases d’activité frénétique sont particulièrement remarquables vers la fin du 18ème et au 19ème siècles, et dans les quelques premières décennies du 19ème et du 20ème siècle après J.C.
La Palestine ne fut jamais un endroit où l’on souhaitait vivre, jusqu’à ce que la Grande
Bretagne fasse en sorte qu’elle le soit, aux dépens de beaucoup de vies d’Anglais et beaucoup du trésor anglais. Et même maintenant, bien que les citoyens anglais soient taxés pour maintenir cet état de fait, et que des soldats anglais meurent pour garder ce jouet sioniste, elle ne parvient pas à attirer les Juifs.
En dépit du fait que la Palestine ait été investie par le Masque juif d’une valeur
complètement imaginaire (ou peut-être à cause de cela), les juifs d’aujourd’hui ne montrent pas de plus grand empressement au retour que ne le firent leurs ancêtres à Babylone, lorsque le Masque commença.
On ne sait pas quelle langue parlaient les Juifs dans le passé. Les Juifs aiment prétendre
que la langue originelle de l’humanité était l’hébreu et qu’ils en sont à l’origine. Mais l’hébreu n’est pas aussi ancien que l’arabe, et il n’est pas juif. Même le mot « hébreu » n’est pas juif.
L’hébreu est un patois des Cananéens méprisés. C’est un mélange de fragments
empruntés à toutes les langues parlées par les peuples avec lesquels les Cananéens entraient en contact, exprimés dans un alphabet emprunté aux Phéniciens, en 800 avant J.C environ.
Cet alphabet et le vocabulaire hébreu sont imparfaits. L’ancien hébreu n’a ni voyelles, ni
signes de ponctuation, ni aucune séparation entre les mots ou entre les phrases. Alors que ses consonnes sont semblables à d’autres, des erreurs de lecture se produisent à maintes reprises.
Bien sûr, on déclare de façon autoritaire qu’il existe quelques 800.000 variantes de lecture des consonnes ayant été comptabilisées dans les manuscrits rescapés (qui ne sont pas très anciens). Les exemplaires varient tellement, qu’il est impossible de dire quelle est la bonne version.
Excepté cette difficulté avec les consonnes, la valeur de n’importe quel essai sur des
sujets scientifiques, juridiques, historiques ou religieux écrit en hébreu, pourrait être
démontrée en disposant de la même manière (sans voyelles et sans signes de ponctuation, ou séparation entre les mots ou les phrases) quelques paragraphes de n’importe quel livre moderne.
L’hébreu est « une langue morte » depuis le 4ème siècle avant J.C, si bien que, à cause
des imperfections de sa forme écrite, personne ne sait comment il devrait être prononcé.
Depuis, cependant, il a été ressuscité et est devenu une partie du Masque, les Juifs procèdent à son rafistolage et pas de doute, à terme, quand les voyelles et suffisamment de mots artificiels auront été ajoutés, il pourrait presque devenir aussi utile que l’allemand de cuisine, connu sous le nom de yiddish, que parlent la plupart des Juifs d’aujourd’hui.
De nos jours, le yiddish est généralement écrit en caractères hébreux – et cela pour
plusieurs raisons – ceux qui connaissent l’hébreu mais pas le yiddish ne peuvent pas le lire ; et ceux qui connaissent le Yiddish mais pas les caractères hébreux, ne peuvent pas le lire Il ressemble à l’hébreu, et ainsi fait plaisir aux Juifs les moins éduqués, et flatte leur vanité.
Pendant des siècles, les Juifs de Palestine parlaient l’araméen. Et les deux talmuds de
Jérusalem et de Babylone sont écrits dans un mélange d’araméen et d’hébreu. Beaucoup de Juifs apparemment étaient même incapables de comprendre ce mélange, et c’est ainsi que les traductions et explications appelées Targums, furent faites par les Juifs les plus ignorants, qui semblent avoir toujours trouvé le langage difficile.
En dépit de cette difficulté de langage, les Juifs sont prétendument les initiateurs et les
possesseurs d’une littérature unique et d’une inestimable antiquité ; toute cette littérature, qui est une vaste banque de savoir, de science, de droit, de poésie, d’histoire et de religion, et qui est sans égal parmi les littératures du monde entier.
Après examen cependant, ces revendications se révèlent exagérées. Les écrits juifs ne
sont pas uniques, excepté en cela : ils ne présentent pas une seule caractéristique originale. Le langage employé, le style, le mode de présentation, le mètre, la façon dont ce qui est écrit est mis en page (par exemple le système de placement du titre et des premiers mots), beaucoup d’expressions, de comparaisons, de phrases, et même des parties entières de travaux peuvent être démontrées comme ayant été « adoptées » d’écrits des Babyloniens et d’autres peuples.
Par exemple, le simple psaume 23 peut être prouvé comme étant d’origine babylonienne, tant d’autres versets du psaume 104 sont presque mot pour mot les mêmes que ceux d’un des hymnes écrits par Akhenaton, qui régna en Egypte de 1385 à 1375 avant J.C.
« Alléluia » est placé au début et à la fin de beaucoup de psaumes, exactement de la
même façon que les anciens Grecs plaçaient « Eleleule » au début et à la fin de bien plus
anciens hymnes à Apollon.
Les écrits juifs non plus ne sont pas anciens. Les Juifs, s’il y en avait alors, ne
possédaient pas l’art d’écrire auparavant, au plus tôt en 900 avant J.C. Par conséquent, aucun « document » juif ne peut être plus vieux que 800 avant J.C. Ce qui veut dire que plus de quatre mille ans après que les psaumes profondément religieux des Akkadiens qui les précédaient aient été écrits… les Juifs apprenaient à écrire !

suite… PDF

#Balance ton cochon dingue!


LeBoucEmissaire

Zemmour n’existe pas.

Tout le monde connaît Zemmour le berbère le plus juif des Français de souche, qui fait à Rome comme les Jérusalémites, c’est-à-dire qu’il sépare la vaisselle pour la viande de celle pour le laitage, procédé laïc comme chacun sait. « Monsieur mange cacher et ne mélange jamais lait et viande, porte en pendentif un Sefer Torah, baptise ses enfants, prie à la synagogue… mais ne croit pas en Dieu ! » [1]

Laïc est un synonyme de judaïque. Vous ne le saviez pas et bien désormais vous êtes au courant. Il est bon de savoir dans quelle nation nous vivons. La France n’est plus chrétienne. Seul reste des vestiges des églises, abbayes, monastères, cathédrales, mais dans les faits les hommes et femmes de religion chrétienne sont en phase de disparition totale. Quant aux escrocs et autres haineux islamophobes de tout poil tels que le pitoyable Laurent Glauzy, le travelo Morgan Priest ou le menteur dégoulinant de haine Abbé Pagès ils sont à classer au rayon farces et attrapes, un freak show où l’indigence de leur propos et l’inculture de leur culte confine aux ridicules et à la pitié.

« En fait ce sont des musulmans arabes, on s’en fout ! Ils n’ont pas de nationalité. »

« […] des Palestiniens, un peuple qui n’existe pas, une nation qui n’existe pas. Ça n’existe pas la nation Palestine, c’est une invention du KGB et des agents, et des gauchistes français dans les années 70 et des diplomates français depuis. Tout ça est un leurre ! »

Il faut bien avouer que dans le lieu commun cela relève du génie. Vous affirmez cher Éric Zemmour que la Palestine n’existe pas, vous êtes donc tenu de le prouver. Le dire c’est une chose, mais apporter les preuves concluantes de ce que l’on avance en est une autre. Vous nier l’existence de la Palestine alors même qu’il s’agit d’une nation citée dans la Thora. Vous savez le livre qui sert de base à l’existence de l’entité sioniste, « la bible est notre mandat » comme l’affirmait Ben Gourion, Grün de son véritable patronyme.

Les Philistins ne sont-ils pas les habitants de la Philistine qui donnera le nom de Palestine cher Éric ? Établis dans les villes d’Asdod, Gaza, Askalon, Gath et Ekron. Le pays des philistins selon la Genèse. Pays dans lequel Abraham (as) aurait vécu. Alors comme beaucoup de vos coreligionnaires vous affirmerez que les philistins sont probablement originaires de l’île de Crête. Noté le probablement, car en réalité personne n’a de preuve formelle. Nous sommes dans la spéculation. Rien de tangible. Comme toujours.


philistins


En revanche la Thora affirme sans l’ombre d’un doute que les israélites trouvent leurs origines en un lieu précis et ce n’est pas la Palestine. Ils n’ont évidemment pas toujours vécu en Terre sainte. Mais alors d’où venaient les israélites ? Sorti d’Égypte ils ont erré dans le désert avant de finalement, et après maintes péripéties, fouler la Terre promise par le Seigneur (promise sous condition, qu’ils ne respecteront pas). Mais avant l’Égypte d’où venaient-ils et qui vivait en Palestine pendant ce temps ?

Selon le dogme sioniste Abraham (as) est le père du peuple juif. Il est originaire d’Ur en Irak actuelle. Il a d’abord quitté Ur pour la ville de Harran, en Turquie. Là-bas Dieu lui ordonnera d’émigrer pour la Palestine, terre qu’il lui a donnée ainsi qu’à sa future descendance. Abraham (as) quittera tout de même la Palestine pour l’Égypte suite à une période de famine. La suite nous la connaissons : sortie d’Égypte guidée par Moise, les armées de Pharaon aux trousses et la traversée miraculeuse de la Mer rouge. Ainsi la Thora nous dit que les israélites ne sont pas les propriétaires terriens de la Palestine, mais simplement des migrants originaires d’Irak.


4-Abraham-journey-2l

Retournez donc en Irak Zemmour, c’est le berceau de votre tribu.


Faut-il rappeler que le judaïsme n’a absolument rien à voir avec le culte israélite et la terre sainte qui leur a été promise. Le judaïsme est une fausse religion. Il est évident qu’elle n’est pas sortie de nulle part. Elle s’est appuyée sur une religion existante, le culte Israélite, qui, par étapes successives, a été réformé par l’insertion « d’avenants » aux textes originaux, avant d’être détournée, puis finalement privatisée et rebaptisée du nom d’une Tribu, Juda, ce qui nous donne le Judaïsme. Est juif celui qui pratique le Judaïsme. C’est un des mensonges les plus éhontés, qui est hélas toujours d’actualité. Il a pris racine dans la croyance que le peuple juif fut déchu du droit divin pour ses multiples mécréances et ses nombreux blasphèmes (l’adoration du veau d’or notamment). Il est bon d’éclairer ce point de « peuple déchu », car il cache en réalité un mensonge que l’on accepte de fait en validant ce concept.

Non, les juifs ne sont pas un peuple déchu. Absolument pas. Pour cela il aurait fallu qu’ils eussent disposé de quelque chose ; or, Allah (swt) ne leur a rien offert, ni terre, ni révélation religieuse. Ils usurpent les enfants d’Israël et la Thora ainsi que le fait d’être sémites. Les enfants d’Israël furent déchus, oui effectivement, mais en aucun cas les Juifs. Et c’est ici que réside le cœur du mensonge. En reconnaissant sa déchéance, on admet qu’il (le « peuple » juif) a reçu la Thora et la prescription de la Terre sainte par Dieu lui-même. J’ai traité plus en détail ce sujet dans cet article « Qui sont les enfants d’Israël ».

Avec le temps le terme philistin est devenu synonyme dans le langage commun de «Celui qui, inculte ou borné, est fermé aux choses de l’art, de la littérature, de l’esprit». La diabolisation des autochtones de la Terre sainte a été dès le commencement mise en place. Elle occupe le cœur du dogme israélite.

Mais revenons à la bible hébraïque. Elle légitime cher Éric Zemmour vos frères tribaux dans le vol de la terre sainte. Elle parle des philistins en ces termes :

Genèse 26-15 : « Tous les puits qu’avaient creusés les serviteurs de son père, du temps de son père Abraham, les Philistins les comblèrent en les remplissant de terre. ».

Prophètes 6-6 3 : « Or, quand Israël avait fait les semailles, Madian accourait avec Amalec et les peuplades orientales, et venait l’attaquer. 4 Ils occupaient son pays,détruisaient les produits de la terre jusque vers Gaza, et ne laissaient en Israël aucune subsistance, non plus que brebis, bœufs ni ânes. 5 Car eux-mêmes venaient avec leurs troupeaux et leurs tentes, ils arrivaient en masse comme les sauterelles, eux et leurs chameaux étaient innombrables; et ils envahissaient le pays pour le ravager. »

Ici les textes relatent à l’identique les faits de l’état imposteur d’Israël depuis sa création.

En 1920, la population juive de Palestine atteignait 8% de la population. L’arrivé en masse  par la suite  de juifs d’Europe de l’Est, d’Afrique du Nord puis des Russes dans les années 90, les chameaux en moins, ont fait pencher la balance démographique du côté juif. Importer une population sur un si petit territoire allait fatalement déséquilibrer la répartition territorial et les ressources naturelles. C’était le but. Il fallait s’accaparer les terres. Le prétexte était tout trouver. Ils en  ont profité pour détourner à leurs propres usages certaines des nappes phréatiques les plus abondantes  de Cisjordanie ainsi que l’approvisionnement en eau des villes et des villages palestiniens. Au point qu’aujourd’hui un colon israélien consomme en moyenne six fois plus d’eau qu’un Palestinien. Ils ont ravagé les cultures, coupant dès que possible les oliviers, les vergers, rasant des champs par centaines d’hectares afin d’implanter des colonies ou pour ériger le mur de la honte. Colonie qui comble de civisme et de respect de l’environnement déverse ses eaux usées dans les champs de cultures palestiniens en avale. C’est le cas de la colonie Beitar Ellite près de Bethléem comme vous pouvez l’observer dans cette vidéo.

« Ces colons fanatiques sont les plus grands producteurs par habitant d’eaux usées en Cisjordanie , en rejetant de grandes quantités directement dans l’environnement, contaminant la terre arable et les cours d’eau. Construisant leurs colonies au sommet des collines sans installation de traitement des eaux usées, ces colonisateurs extrémistes vident leurs eaux usées et leurs égouts en bas des collines vers les collectivités et les terres agricoles palestiniennes causant de graves dégâts écologiques et la contamination des produits alimentaires agricoles palestiniens, répandant ainsi des maladies. »[2]

Ils ont spolié des milliers d’autres d’hectares de terre agricole en expropriant sans vergogne et/ou en interdisant à tout agriculteur de travailler sa terre pour d’obscures raisons de sécurité. Leurs spécialités étant le massacre et l’empoisonnement des troupeaux de chèvres et de moutons des éleveurs palestiniens sans oublier la destruction des citernes d’eau potable criblées de balles par les soldats et les colons.

Selon le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unis (CDH) en Israël,  « Les colonies bénéficient de suffisamment d’eau pour faire tourner les fermes et arroser les vergers, et pour les piscines et les spas, tandis que les Palestiniens luttent souvent pour accéder aux besoins minima en eau. Certaines colonies consomment environ 400 l/p/j alors que la consommation palestinienne est de 73 l/p/j, et même 10-20 l/p/j pour les communautés bédouines qui dépendent d’une eau chère et de mauvaises qualités livrées par camions-citernes. »  » En 2011, l’armée israélienne seule a démoli 89 structures WASH en Cisjordanie , dont 21 puits, 34 citernes et de nombreux petits réservoirs d’eau fixes donnés à des ménages ruraux, en particulier à ceux de la Vallée du Jourdain. Lors de ces démolitions, des petits jardins potagers sont également rasés, ainsi que des granges et des hangars. « [3]

Est-ce qu’il faut ajouter les bombardements de civils gazaouis aux phosphores blancs, la destruction volontaire des hôpitaux, des stations de pompage, des centrales électriques, etc. Ces versets « prophétisent » les méfaits de la nation israélienne. C’est l’annonce d’un programme à mettre en place. Il faut bien comprendre que la bible hébraïque dans son ensemble est un ramassis de conte et légendes et de prophéties ethnico-centré sur leurs auteurs, les juifs.

Un immigré qui pointe les immigrés

 Jérémie, 47, 4 : « à cause de l’arrivée de ce jour qui verra ruiner tous les Philistins, enlever à Tyr et à Sidon leurs derniers auxiliaires, car l’Éternel veut perdre les Philistins, cesémigrés de l’île de Caphtor.

Le cynisme des rédacteurs de la Thora dépasse souvent l’entendement. Ils aiment à fabriquer des filiations aux autres qui en réalité les concernent eux-mêmes. En contrepartie ils ont voulu via ce genre de versets faire porter une origine étrangère aux philistins. Nous ne sommes finalement plus à une contradiction près. Dans le domaine de la fiction il faut bien reconnaitre qu’ils ont un talent prédisposé qui surpassent tous les peuples de la Terre.

Ézéchiel, 25, 15 : « Ainsi parle le Seigneur Dieu: « Parce que les Philistins ont agi par vengeance, qu’ils se sont livrés à des représailles dans un profond sentiment de mépris, cherchant à détruire dans leur éternelle haine,

Amos, 1, 8 : « J’exterminerai les habitants d’Asdod et le porte-sceptre d’Ascalon; je dirigerai ma main contre Ekron, pour que périsse le reste des Philistins, dit le Seigneur Dieu. »

La Thora décrit les philistins comme des idolâtres, peuple ennemi de dieu et donc des israélites, ses enfants chéri, élu par-dessus les nations. Le plus célèbre d’entre eux n’est autre que le géant Goliath.De nombreux conflits les ont opposés lors desquelles les israélites se faisaient régulièrement battre, pas seulement du fait de leur infériorité aux combats, mais surtout à cause de leurs péchés perdant tout soutien transcendant. Les défaites étant assimilées à un châtiment divin, à l’instar de l’errance dans le désert du Sinaï. Les israélites ont tellement péché qu’il leur a été impossible de le nier au point que leurs vices et leurs trahisons apparaissent à maintes reprises dans les textes. On peut facilement imaginer tout ce qui a été passé sous silence.

Bien sûr selon la doxa israélienne les philistins ont disparu et n’existent plus nulle part. Les Palestiniens d’aujourd’hui sont les descendants d’Arabes et d’Ottoman ils ne sont donc pas originaires de Crête comme supposé pour les philistins. Nous devons évidement les croire sur paroles. La Thora est LA vérité historique et anthropologique, il ne faut surtout pas l’oublier. Certains imaginent que l’ADN des Palestiniens prouverait leur non-filiation aux philistins. C’est drôle parce que si on faisait un test ADN aux juifs d’Israël et du monde entier ont prouverais sans l’ombre d’un doute que 90% d’entre eux ne sont absolument pas sémite ni même descendant des 12 tribus israélites. Zemmour vous n’êtes vous-même absolument pas sémite. Tout comme votre premier ministre Netanyahou, ainsi que Tipi Livni, Ben Gourion, Golda Meir, Naftali Bennett,Itzhak Shamir , Rabbin, Rica Zarai, Patrick Bruel, BHL, Filkenkrauth, Boujenah, Attali etc. rien d’autre que des Berbères et des Européens de l’Est !

Âne juif ?

Éric Zemmour est un agent du KGB, il n’existe pas, c’est un pet crapuleux lâché par un agent gauchiste marxiste maurassien des années 70. À peine a-t-il été émis qu’il s’est aussitôt volatilisé, parti en coup de vent, à l’instar de Kayser Sauze qui s’envole en fumée. La fumée de celui qui crie au feu alors même qu’il nage en plein océan.

« Vous savez qu’en arabe quand on dit à un âne avance on dit « avance juif » ! Ça, ça existe, c’est l’histoire du monde arabe… »

Zemmour reprend à bon compte l’histoire narrée par Victor Malka dans son livre « avons-nous assez divagué…: Lettre à mes amis musulmans » dans lequel il cite cette même anecdote. Évidemment l’auteur la relate à titre personnel comme l’ayant vécu lors de son enfance au Maroc en affirmant que cela se disait chez les musulmans. Pourquoi pas. Mais où sont les preuves. Ce ne sont que ses propres paroles, qui ne reposent sur rien d’autre que lui-même. Zemmour va plus loin quand il reprend cette citation puisqu’il affirme qu’elle se dit couramment, que c’est partie intégrante du monde arabe, sous-entendu appeler son âne « juif » cela se fait partout. Sans doute quelques personnes on comparés des juifs à des ânes comme l’on compare les Africains à des singes ou les Arabes à des ânes également. Mais Zemmour affirme et déforme une citation en la faisant passer pour naturelle, général et toujours d’actualité. Un sacré menteur ce faux sémite. Sachez cher Éric Zemmour qu’ à mes yeux, vous me paraissez réellement être un âne, et cela n’a rien à voir avec votre confession juive. Non, c’est votre bêtise, vos mensonges incessants et votre arrogante ignorance qui m’ont convaincu que vous êtes partie prenante de la famille des bourricots !

En définitive Éric Zemmour vous n’êtes jamais ce que vous prétendez être. Il n’y a rien de vrai qui puisse sortir de votre bouche, et systématiquement il faut chercher l’inverse des propos que vous tenez pour entrevoir un début de vérité. C’est ici votre force. Travestir les mots et les sujets de débats, systématiquement. Il faut dire que dans l’art de retourner les mots, les manipulées, votre communauté et son pilpoul légendaire, n’a de leçon à recevoir de personne sur Terre. Vous êtes dans ce domaine les meilleurs. Suffit de lire les commentaires de la Tora qu’est le Talmud avec sa Michna et sa Gemara pour voir le raffinement poussé à son extrême qu’elle a mise en pratique au fil des siècles dans l’art de dire tout et son contraire sur un même sujet tout en ayant l’air d’être cohérent et sincère. Personnellement j’appelle cela du concentré de diablerie. Même dilué il est nocif à toute vérité, mais vous, Zemmour, vous le buvez pur, vous baigné dedans.


Zemmour dans ses œuvres : la diffusion du mensonge. Même confondu le ragondin neurasthénique refuse de reconnaitre son forfait  !


C’est paradoxalement insensé d’avoir tant de haine, de rage et de colère et passer son temps à parler de quelque chose (la Palestine) qui n’existe pas ! Vous pourrez le dire et le répéter des années durant cela ne fera pas disparaitre le fruit de votre haine. Tout comme vous pouvez le répéter éternellement cela ne fera pas des juifs les légataires de la Terre Sainte. Sans le soutien de votre tribu (jusqu’à quand  ?) vous n’auriez pas accès à la tribune médiatique. Il est logique, vous concernant, en bon soldat de Yahvé,  de vous entendre tenir un discours orienté idéologiquement dans le sens imposé par vos protecteurs. Vous êtes une girouette idéologique, intrinsèquement  inconsistant, sans foi ni loi si ce n’est celle du mensonge, de la calomnie et de la réécriture historique. Votre seule cohérence idéologique c’est votre haine de l’islam et de tout ce qui y a trait. Tel le caméléon vous tentez malhabilement de vous faire passer pour plus français que le français de souche. En ce sens vous êtes le reflet asymétrique de votre cousin tribal    Alain Soral l’Ashkénaze. Vous utilisez la même méthode de dissimulation, bien que vous concernant il aurait été difficile de cacher vos origines. Autant Soral est grand de taille, blanc caucasien et faussement islamophile, autant vous êtes petit, basané et véritablement islamophobe. Vous avez beau avoir le don d’ubiquité, de cracher votre fiel haineux depuis des années dans la presse, à la radio ou à la télévision, au final ce n’est pas la Palestine, mais vous qui n’existez pas. Vous vivez vous-même dans un monde qui n’existe pas.

Rappelez-moi quelle nation a été créée en 1948 ?


PS: pour le plaisir, merci Patrice Leconte.

 


[1] http://www.lelibrepenseur.org/nouveau-concept-zemmour-le-juif-pratiquant-athee/

[2][3] http://www.ism-france.org/analyses/Le-genocide-par-vol-de-l-eau-d-Israel-article-18925

L’état judaïque d’Israël et du levant — LeBoucEmissaire


L’état judaïque d’Israël et du levant également connu comme l’état judaïque d’Israël et de Palestine avec pour acronyme JSIS ou DEATH est un groupe terroriste juif talmudiste suivant le courant sectaire fondamentaliste du judaïsme hassidique. DEATH a obtenu une reconnaissance médiatique mondiale au cours de l’année 1948 lors de la déclaration d’indépendance de l’état imposteur […]

via L’état judaïque d’Israël et du levant — LeBoucEmissaire

Donnie Mains d’Enfant joue de la Trumpette de Jericho… — jbl1960blog


Car c’est au pied du Mur qu’on voit le mieux… Le Mur… ~~~~►◄~~~~ Guerre impérialiste au Moyen-Orient : L’entité sioniste morfle… On lui donne un sucre d’orge… empoisonné ?… Les sionistes perdent du terrain et vite, la manœuvre de Donnie « mains d’enfant» pour reconnaître Jérusalem comme « capitale d’ Israël» est-elle un enfumage de plus pour compenser […]

via Donnie Mains d’Enfant joue de la Trumpette de Jericho… — jbl1960blog

Quand le chien n’aboie pas


La meilleure solution pour un problème compliqué est toujours simple. L’œuf de Colomb, le nœud gordien, le lit de Procuste. Tant de gens s’étaient échinés à tenter de desserrer le sac de nœuds, avant qu’Alexandre arrive et en finisse d’un seul coup magistral de sa puissante épée. Des sages avaient essayé en vain de faire tenir l’œuf debout sur une table, jusqu’au jour où Christophe Colomb l’a écrasé par le petit bout. Et Procuste avait réglé le problème de l’extrême diversité de tailles dans la  population, en coupant les jambes aux trop grands et en étirant les jambes aux courts sur pattes.

Et maintenant le glorieux quoique trop long nom du  prince de la couronne des Saoud Muhammad bin Salman (pour faire court MBS) devrait rejoindre la liste des grands découvreurs de solutions. Il a affronté le problème d’avoir à gérer un pays en faillite, un trésor vide, et toute sorte de citoyens extrêmement riches, aux coffres débordants.

Trump se retrouve face à un problème semblable ; aux US, les chiens dominants tiennent toute la bonne viande, tandis que l’Etat croule sous une dette multimilliardaire. On a trois gentelmen de belle allure : Jeff Bezos, Bill Gates et Marck Zuckerberg, qui ont dans leurs coffres-forts autant que la totalité des gens ordinaires. Le déficit annuel avoisine les 400 milliards de dollars, autrement dit un chiffre à douze zéros.

Les Grecs sont dans une situation encore pire: ils sont endettés, ils crèvent la dalle sous les plans d’austérité, tandis que l’argent que l’Etat grec a emprunté déborde des poches des riches.

Le problème est universel. Partout, du Royaume Uni à la Russie, du Brésil à la Grèce, c’est la même chose : les coffres de l’Etat sont vides, les politiques prescrivent l’austérité pour tous, mais une poignée de riches contemplent la croissance rapide de leur capital non imposable.

Bon, d’accord, on est au courant, et qu’est-ce que tu veux qu’on y fasse, petit malin? Tu vas t’en mordre la moustache, et alors ? Geindre ou vociférer, ou bien te contenter d’une bière bien fraîche pour oublier toutes ces saletés ? Tu le savais déjà, quand même, que tu n’as pas la permission de taxer les riches, que tu ne peux pas les empêcher de déménager leur capital dans des paradis fiscaux, que tu ne devrais même pas prononcer des mots aussi chargés de haine, où d’aucuns pourraient trouver des relents antisémites. Trump a connu ça : quand il a attaqué des banquiers dans sa campagne électorale, il a immédiatement été traité d’antisémite.

L’héritier de la couronne MBS a trouvé la solution. Il a coincé des centaines de gens parmi les plus riches de son royaume, les a parqués dans le Ritz Carlton cinq étoiles de sa capitale Riyad, et il leur a dit de cracher au bassinet. Quand ils lui ont ri au nez, il a fait appel à des sicaires pour mettre en place la ponction, style mafia.

The Daily Mail, dans un reportage en exclusivité nous dit que “les princes saoudiens et les hommes d’affaires milliardaires arrêtés lors d’une rafle plus tôt ce mois se retrouvent suspendus par les pieds et frappés par des agents de sociétés privées de sécurité américains. Les détentions ont été suivies d’interrogatoires menés, selon certaines sources, par des « mercenaires américains ». « Ils les frappent, les torturent, les giflent, les insultent. Ils veulent les briser », dit la source du Dail Mail.

La firme Blackwater a été mentionnée, et les réseaux sociaux arabes parlent aussi de sa présence en Arabie saoudite, de même que le président du Liban. Le successeur de cette firme, Academi, nie énergiquement avoir jamais mis les pieds en Arabie saoudite, et dit qu’ils ne font pas dans la torture.

Image result

Prince Al-Walid bin al-Talal

N’empêche que la torture dans le somptueux hôtel a été confirmée par  l’un des meilleurs journalistes de la vieille école pour le Moyen Orient, David Hearst. D’après lui, plusieurs détenus ont été amenés à l’hôpital avec des  blessures suite à des séances de torture. Le plus riche Arabe parmi tous, le prince al-Walid bin al-Talal, dix-huit fois milliardaire, « partenaire important » de Bill Gates, copropriétaire de la 21 Century Fox et de Twitter, de l’hôtel George V à Paris et du Savoy à Londres, entre autres, s’est retrouvé accroché la tête en bas, à la mode mussolinienne.

Des centaines d’autres princes et gentlemen ont été torturés aussi, jusqu’à ce qu’ils consentent à livrer leurs biens mal acquis, soit 70% de toutes leurs possessions. Tandis que j’écris ceci, tandis que vous lisez ces lignes, la torture continue, de sorte que MBS a déjà essoré ces victimes de milliards de dollars, en cash et placements divers.

« C’est du racket ! » direz-vous. Peut-être que MBS avait vu Le Parrain dans son âge tendre, et qu’il avait été impressionné par l’efficacité de certaines méthodes. En tout cas, il a réglé, ou plutôt est en train de régler, son problème de trésorerie.

C’est peut-être la méthode qu’il faudrait  conseiller à Trump et à Poutine, ainsi qu’à d’autres dirigeants ? Si le dogme néolibéral interdit de les taxer, si les fonds offshore sont sacrés, qu’est ce qui reste à un dirigeant diligent, à part jeter son dévolu sur un hôtel cinq étoiles douillet puis embaucher une bande de tortionnaires expérimentés ?

Oui mais le tortionnaire en chef se retrouverait condamné et ostracisé par les défenseurs des droits de l’homme, direz-vous. Et pourtant, pas une voix, ni du côté de la gauche libérale ni d’une droite autoritaire n’a fait la moindre objection à l’exploit de MBS en matière d’extorsion de fonds et de tortures. Le copropriétaire de Twitter a été soumis à des bastonnades journalières, au moment même où la voix la plus haute de la conscience libérale, Tom Friedland du New York Times, faisait l’éloge de MBS comme un héraut du progrès. Dans un article qui relève du panégyrique, intitulé « Enfin, le printemps arabe arrive pour l’Arabie saoudite », avec pour sous-titre « L’héritier de la couronne a de grands projets pour sa société ».

Tom Friedman n’utilise pas le terme d’extorsion en disant que le “gouvernement de MBS a fait arrêter un nombre record de princes et d’hommes d’affaires suite à des plaintes pour corruption et les a jetés dans des cellules de fortune – le Riyadh Ritz-Carlton en l’occurrence- jusqu’à ce qu’ils acceptent de restituer leurs biens mal acquis ». Pas l’ombre d’une condamnation ! Imaginez ce qu’il dirait si Poutine devait arrêter ses oligarques « jusqu’à ce qu’ils restituent leurs biens mal acquis ».

Il y a une ligne dans l’éloge de Friedman à laquelle j’accorde foi, c’est quand il dit que les Saoudiens sont satisfaits de l’opération racket : « les Saoudiens avec qui j’en ai parlé m’ont répondu sur ce ton : « il faudrait les pendre tous la tête en bas et bien les secouer pour faire tomber toute la monnaie de leurs proches, les malmener jusqu’à ce qu’ils aient tout recraché ». D’ailleurs, je suis sûr que les Américains applaudiraient si leurs milliardaires subissaient le traitement MBS. Les Russes ont été ravis, lorsque Poutine a enfermé l’oligarque Khodorkovski, et se sont plaints qu’il n’y ait qu’un sous les verrous. Ils adoreraient voir le lot complet des oligarques qui ont pillé la Russie par des actes manifestement frauduleux, planifiés selon les instructions de conseillers américains à l’époque de Boris Eltsine, proprement prélevés « jusqu’à la dernière goutte ».

Les médias ne sont pas les seuls à soutenir le schéma extorsioniste. Le secrétaire au Trésor US Steven Mnuchin a dit sur CNBC : « je pense que le prince héritier [MBS] est en train de faire un excellent travail pour transformer son pays ». Le président Trump a félicité MBS aussi en des termes semblables ; pas un mot de condamnation n’a échappé non plus au président Poutine. Même Al Jazeera, tout en rapportant l’opération de siphonnement de fonds en des termes précis, n’en a pas fait vraiment tout un plat.

Il y a une véritable conspiration du silence autour des initiatives de MBS, un complot qui englobe les médias et les gouvernements. Il a fait enlever le premier ministre libanais, l’a mis en état d’arrestation, lui a retiré son téléphone et sa montre, l’a forcé à lire à la télé une lettre de démission rédigée par les hommes de MBS, et la réponse du monde a été parfaitement maîtrisée. Il a bombardé le Yémen, causant des centaines de milliers de morts entre le choléra et la famine, et le monde n’a pas bronché. Vous vous souvenez de la riposte quand les Russes ont bombardé Alep ? La guerre de MBS contre le Yémen ne suscite pas la moindre indignation.

Mais cette chape de silence retombe sur tous. D’habitude, le système des médias globalisés propage et amplifie les nouvelles dans un petit jeu d’agences qui se font écho et qui débouche indirectement sur des ventes exceptionnelles, a écrit le journaliste Claudio Resta. Mais dans ce cas, la nouvelle, importante et spectaculaire, n’a pas fait un seul gros titre. Dans notre société du spectacle, n’avoir pas exploité quelque chose d’aussi inscrit dans le spectaculaire est un gâchis de la plus rentable des ressources des médias.

Tout le potentiel pour un grand spectacle se trouve concentré là : l’arrestation  des dignitaires et des princes du sang, y compris le célèbre al-Walid bin al-Talal, investisseur bien connu, et de Bakr bin Laden, frère du mondialement connu Oussama, tout cela devrait nourrir les médias pour des jours et des jours. Ajoutons le décor de rêve du glorieux hôtel au bord du désert. Ajoutez à l’intensité dramatique le tir de roquettes sur l’hélicoptère dans lequel tentait de fuir le prince Mansour bin Muqrin, descendu en flammes, et mettant fin aux jours du susdit et d’autres dignitaires qui tentaient en vain d’en réchapper.

Quelle histoire haletante, haute en couleurs, et en costumes authentiques, sur une monarchie du Moyen Orient ! Cela aurait fait vendre les journaux pendant au moins une semaine. Mais c’est un silence assourdissant qui a suivi.

Les mêmes médias qui nous submergent sous les détails et les opinions dans le cas de violation des droits de l’homme en Russie ou en Chine manifestent à cette occasion une indifférence olympique pour le sort qui attend des princes et des milliardaires, injustement et arbitrairement coffrés et torturés dans un pays qui n’a pas la moindre constitution ni rien qui ressemble à un Habeas Corpus. Et les Nations unies se joignent à la conspiration du silence.

C’est probablement le trait le plus inhabituel de l’affaire, qui rappelle le récit de sir Arthur Conan Doyle Le chien qui n’aboyait pas. Dans cette aventure de Sherlock Holms, un chien n’avait pas aboyé alors qu’on  sortait un cheval de courses de son écurie, et cela revenait à montrer du doigt le voleur: c’était le maître du chien.

Dans le cas de MBS, le roquet médiatique garde le silence. Cela signifie que le méga patron du système médiatique, l’ensemble de ceux que j’appelle les Maîtres du Discours, a permis et autorisé l’opération racket. Nous sommes témoins d’un évènement médiatique unique, à la limite de la révélation. Comment se peut-il qu’un prince d’un Etat de troisième rang ait été autorisé à séquestrer des premiers ministres, à descendre des princes à coup de missiles terre-air, à garder sous clé et à torturer de puissants hommes d’affaires et dignitaires, en toute impunité, et sans que les médias réagissent ?

Est-ce que c’est par peur du côté des voleurs en chef que l’exemple de MBS soit repris et qu’on leur applique chez eux le même traitement pour leur soutirer quelques milliards ?

Ou bien est-il plus probable que l’Axe du bien, soit Trump, Netanyahou et MBS, avec la force qui est derrière eux, ait décidé de laisser le champ libre au prince volontaire qui leur a promis de leur livrer Jérusalem et d’offrir la Palestine en concession à perpétuité aux Juifs ? C’était cela, l’offre des vieux Saoudiens, qui sont devenus les seigneurs de toute l’Arabie à cause de leur volonté de satisfaire les désirs des juifs. Parce qu’il y avait d’autres seigneurs arabes et d’autres dynasties, encore plus éminentes, qui pouvaient prétendre régner sur la péninsule. Mais les Saoud étaient les seuls à être prêts à laisser choir la Palestine. Et ils avaient fait leurs preuves comme traîtres, car ils avaient déjà trahi leurs maîtres ottomans pendant la révolte arabe du colonel Lawrence.

Ce qu’on appelle le plan de paix de Trump, discuté et mis en forme par Jared Kushner et MBS, comporte la reddition de la Palestine, l’abandon du droit au retour pour les réfugiés de 1948, le renoncement à la souveraineté palestinienne, le renoncement à Jérusalem. Les Palestiniens paieront, Juifs et Saoudiens se partageront les dépouilles.

Pour cela, il faut que MBS graisse la patte à Mahmoud Abbas et à l’Autorité palestinienne, ce qui n’est pas une mission impossible. Abbas n’a pas de mandat, et il ne gouverne que sur autorisation israélienne. Mais il va falloir à son tour qu’il achète le Hamas, sans quoi Gaza  restera une épine plantée dans la chair des gestionnaires. Elle est là, la raison des efforts de réconciliation entre Gaza et la Cisjordanie, entre le Hamas et le Fatah avec l’Egypte à la manœuvre. Pour le moment ces efforts ne rencontrent pas un succès spectaculaire.

Le Hamas avait accepté une réconciliation en espérant améliorer les conditions d’existence des habitants souffrant à Gaza. Le Fatah était censé faire lever les sanctions, permettre la réalimentation en électricité, permettre aux gens d’entrer et de sortir par le point de passage de Rafah. Mais les sanctions sont toujours en place, les gens vivent misérablement comme toujours, et maintenant  l’Autorité palestinienne demande à ce que des milliers de gens chassés en 2007 puissent se réinstaller à Gaza. Ce qui signifierait mettre au chômage des milliers de gens qui vivent du Hamas. Pire encore, les appels de l’Autorité au désarmement de la branche militaire du Hamas, les brigades Izz ad-Din al-Qassam, c’est tout simplement impossible.

Au lieu d’obtenir la levée des sanctions, l’Autorité exige la reddition, et reproche à l’Iran l’intransigeance du Hamas. Azzam al-Ahmad, qui est à la tête de la délégation du Fatah pour la réconciliation palestinienne, a dit que l’Iran est le « sponsor numéro un »  de la division entre factions palestiniennes. C’est ce qu’il a dit sur la chaîne saoudienne al-Arabiya.

L’Iran est le principal écueil (plus exactement le seul) en travers du plan Kushner-MBS. Cela explique en partie la fureur saoudienne. Le dirigeant suprême de l’Iran est le « nouvel Hitler du Moyen Orient”, a dit MBS à Tom Friedman. « Mais nous avons appris de l’Europe que l’apaisement, ça ne marche pas. Nous ne voulons pas que le nouvel Hitler en Iran nous refasse au Moyen Orient le coup de ce qui s’est passé en Europe ». MBS a emprunté ces termes à un discours de Netanyahou, mais il s’est retenu de citer sa source.

C’est donc l’Iran qui bloque le plan de MBS pour brader la Palestine, qui bloque la guerre de MBS contre le Yémen, qui bloque l’invasion de la Syrie. Un nouvel Hitler, assurément ! Mais les Russes, alors, alliés de l’Iran dans la guerre de Syrie ?

Eh bien les Russes ont décidé de rester à l’écart de ces évènements. Pendant la visite historique du roi Salman et de son fils MBS récemment à Moscou, apparemment les invités ont exposé leurs idées à leur hôte. Ils ont promis de maintenir les prix du pétrole élevés, et c’est important pour la Russie. Quand l’Arabie saoudite a fait chuter le prix du pétrole dans les années 1980, l’URSS s’est effondrée. Maintenant, avec des prix élevés, Poutine a décidé de payer 10 000 roubles (soit 150 dollars) par mois à chaque famille pour la naissance de son premier enfant. Apparemment, de leur côté, les Saoudiens ont accepté la présence russe en Syrie.

Poutine est un homme raisonnable; il se contente de sa part du gâteau, il ne fait pas monter les enchères. Il a appris la leçon de l’Iliade : les princes grecs et troyens  auraient pu obtenir presque tout ce qu’ils voulaient, les Grecs Hélène et une rançon substantielle, les Troyens auraient laissé les Grecs s’enfuir sains et saufs, mais il en voulaient encore plus, ils visaient la destruction totale de l’ennemi, et ils ont tout perdu. Simone Weil écrivait : «Un usage modéré de la force, qui seul permettrait d’échapper à l’engrenage, demanderait une vertu plus qu’humaine, aussi rare qu’une constante dignité dans la faiblesse. » Poutine c’est cela, à la fois dans son usage tempéré de la force et dans sa dignité entêtée en situation de faiblesse.

Cependant, tandis que les politiques russes diffèrent de celles de l’Occident, les médias russes ont été intégrés au domaine des Maîtres du Discours il y a des années. Poutine est parvenu à sauver partiellement quelques chaînes de télévision de leurs griffes, mais en général, les médias russes suivent le même canevas que les médias occidentaux. Un article antisioniste, une critique de la loi juive en Palestine a aussi peu de chances, ou moins, de paraître dans les Izvestiaque dans le NY Times. Une couverture honnête du blocus de Gaza est tout aussi impossible sur CNN que sur la première chaîne et sur Russia Today.

La critique et la discussion des évènements du royaume des Saoud ont été bloquées en Russie. Les mêmes personnes qui bloquent le débat sur les affaires israélo palestiniennes bloquent maintenant le débat sur la crise au royaume des Saoud.

Par conséquent, l’Iran et la Syrie affaiblie par la guerre sont tout ce qui reste pour faire obstacle à une victoire juive décisive au Moyen Orient. Si une centaine d’années auparavant, les juifs avaient su jeter les US dans la première guerre mondiale, en remerciement pour la Déclaration Balfour, maintenant ils peuvent remettre ça sur le boulevard ouvert par le plan de paix Kushner-MBS par-dessus la tête des Palestiniens. Car pendant ces cent dernières années, les positions juives dans le contrôle mental n’ont fait que progresser, à travers Facebook et Google.

Pourtant leurs plans peuvent échouer, comme tous les plans de MBS. Ils n’ont encore rien réussi à mettre en place,  à part faire pression sur le Qatar au Yémen en voie de disparition. Beaucoup de sang, beaucoup d’argent vont couler, ajoutant au malheur du Moyen Orient et ailleurs.

Seule satisfaction : maintenant on sait à qui appartient le chien qui n’a pas aboyé.

Israël Shamir

Article original en anglais :

The Dog That Didn’t Bark, publié le 30 novembre 2017

Cet article a été publié initialement par The Unz Review.

Traduction: Maria Poumier, Entre la Plume et l’Enclume

Le projet américano-sioniste pour la Palestine — Mounadil al Djazaïri


Une initiative de « paix » » américaine » est imminente selon Natan Sharansky, ce dirigeant sioniste malencontreusement sorti des geôles soviétiques en 1986. Sharansky, président de l’Agence Juive, feint de ne rien savoir officiellement mais dit tout. En tant que président de l’agence qui a fondé l’entité sioniste, il est naturellement au courant de tout ce qui se […]

via Le projet américano-sioniste pour la Palestine — Mounadil al Djazaïri

Pénétration des cercles du pouvoir en Europe par les agents d’influence d’Israël


http://i1.wp.com/www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2017/11/Priti_Patel.jpg?w=620
Le seul problème avec ce genre d’article c’est le fait de parler d’agents infiltrés israéliens alors qu’ils n’ont en absolument pas besoin, les sayanim sont là pour faire le travail. Il y a des Français hauts placés qui travaillent pour l’entité sioniste scélérate depuis 48, la vole de la bombe atomique en est un fameux exemple (cf. vidéo ci-dessous). Sans oublier les Fabius, DSK et autre Valls dont les déclarations pro sionistes ne laissent place à aucun doute.
La démission forcée d’une ministre britannique met en évidence la pénétration des cercles du pouvoir en Europe par les agents d’influence d’Israël.Une ministre du gouvernement britannique était apparemment tellement dévouée à son travail qu’elle a passé ses « vacances familiales » en Israël à participer à douze rencontres secrètes avec des officiels israéliens, parmi lesquels le Premier ministre Benjamin Netanyahou lui-même.Ces réunions secrètes ont provoqué la chute de Priti Patel. Elle a été contrainte de démissionner de son poste de secrétaire au développement international, responsable du budget de l’aide britannique à l’étranger, après avoir admis que ses actions « sont tombées en dessous des normes de transparence et d’ouverture » attendues d’un ministre britannique.Sa position est devenue intenable lorsque de nouvelles révélations ont montré qu’elle avait tenu deux réunions supplémentaires non enregistrées avec des responsables israéliens à Londres et à New York en septembre, organisées et suivies par un éminent lobbyiste d’Israël.Toutes les réunions auxquelles participent des ministres britanniques sont en effet supposées être répertoriées par les services du gouvernement.Quoique le cabinet de Theresa May, le Premier ministre britannique, ait insisté sur le fait que celle-ci n’était pas au courant de ces réunions jusqu’à ce que la BBC les révèle le 3 novembre 2017, un reportage du journal britannique Jewish Chronicle a suggéré le contraire. Il a affirmé que, bien que ces réunions n’aient pas été préalablement autorisées, les responsables du cabinet de Theresa May en ont eu connaissance presque immédiatement par l’intermédiaire de leurs homologues israéliens.Pendant ses vacances en Israël, Priti Patel a également visité le plateau du Golan, territoire syrien occupé 1 illégalement par Israël depuis 1967. L’armée israélienne l’a accompagnée et a eu l’occasion de lui expliquer en détail son “travail humanitaire”, à savoir un hôpital de campagne qui remet sur pieds les combattants blessés dans le sud de la Syrie, y compris ceux qui appartiennent à al-Qaïda.Mme Patel aurait été si impressionnée qu’elle voulait donner à l’armée israélienne une partie de l’aide interna­tionale de la Grande-Bretagne, alors que le budget de son département est apparemment si serré que, selon le journal The Independent, elle a approuvé l’an dernier des coupures de 17 millions de livres dans l’aide pour les Palestiniens, y compris des projets à Gaza.En d’autres termes, Patel espérait détourner l’aide britannique destinée aux plus malheureux directement au bénéfice de l’une des armées les mieux financées et les mieux équipées du monde, qui reçoit déjà 4 milliards de dollars par an d’aide militaire des États-Unis, et qui a utilise ses moyens financiers gigan­tesques pour mener depuis cinq décennies, en violation de dizaines de résolutions de l’ONU, une occupation belliqueuse des Palestiniens et renforcer son occupation continue du Golan syrien.Et tout cela s’est fait officieusement, dans la plus grande opacité. Usant d’un euphémisme d’anthologie, les médias britanniques ont qualifié tout cela de «violation du protocole ministériel». Le journal The Guardian a caractérisé le comportement de Patel comme un signe de son « incompétence ». Mais est-ce plausible ?Patel était-elle si ignorante des règles en vigueur au sein du gouvernement auquel elle appartenait qu’elle a tenu secrètement des réunions avec des hauts responsables israéliens ? Est-ce la naïveté politique qui l’a conduite à s’aventurer dans le Golan sous les auspices de l’armée israélienne et dans une région d’où Israël s’est ingéré profondément dans la guerre des protagonistes syriens qui fait rage depuis 6 ans à quelques kilomètres ?Et était-ce simplement par l’effet d’une coïncidence que cette excursion inhabituelle de vacances ait eu lieu alors que les analystes ont commencé à lancer des avertissements quant à une nouvelle recrudescence prochaine des hostilités entre Israël et ses voisins du nord, la Syrie et le Liban ?Il vaut la peine de faire le tri parmi les débris pour essayer de comprendre ce qu’elle et Israël ont pu essayer de réaliser.Rencontres avec des officiels israéliensPriti Patel est un membre éminent des “Conservateurs amis d’Israël” (Conservative Friends of Israel – CFI), un groupe de pression pro-Israël auquel appartiennent 80% des membres du parti Conservateur au pouvoir, y compris la plupart des ministres du gouvernement.De même qu’un groupe de députés travaillistes de l’opposition appartenant à “Labor Friends of Israel” (LFI), ils s’activent pour favoriser les intérêts d’Israël au parlement de Londres et dans la politique étrangère britannique.Ces parlementaires sont invités à des voyages “éducatifs” officiels en Israël, où ils ont accès aux dirigeants israéliens et sont traités comme des hôtes de marque pour lesquels Israël met les petits plats dans les grands. L’influence néfaste de ces groupes de pression sur la politique britannique – et la nature secrète de leurs activités – ont été soulignées il y a quelques mois dans une enquête en quatre parties diffusée par Al Jazeera.Dans le volet de l’enquête consacré au parti Conservateur (ci-dessous), un fonctionnaire de l’ambassade israélienne a été filmé en train de comploter avec des responsables du parti pour “démolir” un ministre du gouvernement à l’étranger, Alan Duncan. Celui-ci est considéré comme un des rares soutiens aux Pales­tiniens au sein du parti Conservateur. Cet incident inquiétant a été largement passé sous silence par les dirigeants Conservateurs et les médias britanniques.

L’adhésion de Patel à “Conservative Friends of Israel” (CFI) n’est guère surprenante. Mais son extraor­dinaire niveau d’engagement envers Israël est suggéré par la nature de son choix de destination de “vacances” et par l’interminable série de réunions qu’elle y a tenues. Elles étaient organisés par Stuart Polak, qui l’accompagnait et qui n’est autre que le “président d’honneur” de CFI.

Patel a fait valoir que ces réunions ont porté sur des sujets totalement inoffensifs. Netanyahou aurait donc apparemment pris du temps sur son horaire surchargé – compte tenu notamment de ses efforts frénétiques pour étouffer un scandale de corruption qui pourrait provoquer sa démission et le conduire en prison – pour discuter de «l’expérience de Patel dans une région du Royaume-Uni avec une communauté juive florissante» et  «son évolution politique».

Plus vraisemblablement, les responsables israéliens étaient désireux de parler avec Patel pour des raisons plus pertinentes. Certaines sont plus faciles à identifier que d’autres. De toute évidence, le rôle de Patel était de superviser l’aide de la Grande-Bretagne à l’Autorité palestinienne et aux groupes de défense des droits humains qui observent et dénoncent le bilan effroyable d’Israël dans les territoires occupés.

Patel avait déjà démontré sa volonté de couper l’aide aux Palestiniens. On sait également –  quoique son département ait nié le fait – qu’en octobre de l’année dernière, elle avait également suspendu tempo­raire­ment le versement de 25 millions de livres à la Palestine.

Une source au Foreign Office (ministère britannique des affaires étrangères) a déclaré à la BBC : “Elle a essayé de mettre la main sur le budget de l’AP et nous l’avons repoussée”. Les responsables israéliens espéraient peut-être obtenir plus de concessions de sa part ou la persuader de lier le versement de l’aide britannique à une plus grande soumission des Palestiniens face aux exigences israéliennes.

Netanyahou a en outre mené une campagne agressive pour réduire au silence les groupes israéliens de défense des droits humains et les empêcher de recevoir des financements étrangers, principalement européens. On mesure à quel point il s’agit d’une haute priorité pour le gouvernement israélien au fait que Netanyahu a personnellement demandé au Premier ministre britannique, lors d’une réunion en mai, de mettre fin au prétendu financement britannique d’un groupe de dénonciateurs de l’armée israélienne, “Breaking the Silence”. En fait, le groupe ne reçoit pas d’argent du gouvernement britannique.

Le récit de Patel sur sa rencontre avec le ministre israélien de la police, Gilad Erdan, fait au moins allusion, par inadvertance, à un autre sujet que les deux parties espéraient être d’un intérêt mutuel. Elle a en effet rencontré en secret Erdan une deuxième fois au Parlement en septembre, en contravention avec une décision prise par son ministère. La réunion a été organisée par l’entremise des collaborateurs de sa circons­cription électorale et n’a pas été enregistrée officiellement.

Elle affirme avoir discuté avec Erdan du problème de l’antisémitisme au Royaume-Uni. Mais de son côté il a déclaré sur Twitter qu’ils ont parlé des moyens de “contrer les tentatives de délégitimation d’Israël dans les institutions internationales”.


 

http://i2.wp.com/arretsurinfo.ch/wp-content/uploads/2017/11/tweets_erdan_patel-650x378.jpg?resize=526%2C306

Le titre complet de Erdan est “ministre de la sécurité publique, des communications (hasbara – ou « propagande ») et des affaires stratégiques”. Il est accusé d’avoir diffamé les critiques israéliens à l’étranger et a mis en place une « unité de stratagèmes sales » (« dirty tricks unit ») pour tenter de détruire le mouvement international BDS, en pleine expansion, qui milite pour un boycott d’Israël. Netanyahou a affirmé que la “délégitimisation” – la critique – d’Israël est la plus grande menace qui pèse sur son pays après une bombe nucléaire iranienne.

Comme l’indique le documentaire d’Al Jazeera, la campagne des stratagèmes “sales” a souvent mis à contribution les responsables des ambassades israéliennes et les alliés d’Israël au sein des partis politiques occidentaux, comme les membres les plus zélés de CFI et de LFI, pour accuser d’antisémitisme ceux qui osent critiquer la politique israélienne.

Depuis que Jeremy Corbyn est devenu le chef du parti travailliste, dans l’opposition, il y a deux ans, les médias britanniques ont été inondés d’histoires d’une supposée poussée antisémite sous sa direction. Pour évaluer la vraisem­blance de ces accusations, il est difficile d’igno­rer le fait que Corbyn est le premier dirigeant d’un grand parti politique britannique à placer les droits des Palestiniens au-dessus du droit d’Israël à continuer impunément l’occupation.

Patel a-t-elle comploté avec Netanyahou et Erdan pour aider Israël à nuire davantage à Corbyn, peut-être en provoquant encore plus d’accusations d’antisé­mitisme dans son parti, alors que les conservateurs n’ont pas de majorité parlementaire et sont dans une crise perma­nente qui pourrait les forcer à organiser des élections que Corbyn est bien placé pour gagner ?

Et, plus cyniquement encore, comme certains de ses collègues l’ont suggéré à la BBC, l’ambitieuse Patel aurait-elle cherché à prouver son dévouement à Israël et à ses riches partisans et lobbyistes au Royaume-Uni, dont Lord Polak, afin de les persuader que l’aider à acquérir un leadership serait pour eux un bon investissement ?

Et si c’est ce à quoi ces réunions étaient, au moins en partie, destinées, Patel a-t-elle assumé cette tâche de sa propre initiative ou au nom des CFI ? Et n’y avait-il vraiment aucune coordination avec la direction du parti Conservateur ?

Fait intéressant, lorsque les réunions ont été révélées, Patel a affirmé que le ministère des affaires étran­gères était pleinement informé. Ce n’est que sous la pression de Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, et de Theresa Mayqu’elle a commencé à rétropédaler.

Maintenant, il semble démontré que le bureau de May a peut-être aussi été impliqué dans une dissimu­lation. Michael Oren, vice-ministre du cabinet du Premier ministre israélien, aurait informé les hauts responsables du gouvernement britannique de la rencontre de Patel avec Netanyahou le jour-même où elle a eu lieu.

Le Jewish Chronicle a également rapporté que May et Patel ont eu un entretien en septembre à propos de la rencontre de cette dernière avec Netanyahou, peu de temps avant que le Premier ministre britannique ne s’exprime à l’Assemblée générale des Nations Unies. May aurait été d’accord avec Patel sur son « plan d’aide britannique à partager avec les Israéliens ».

Dans ce contexte, que pouvons-nous déduire du voyage de Patel sur le plateau du Golan ?

Israël et la guerre civile en Syrie

L’hôpital de campagne qui a tellement impressionné Patel est plus qu’un exemple d’humanitarisme altruiste de l’armée israélienne. Bien qu’il soit largement rapporté que l’hôpital s’occupe des « Syriens » blessés dans les combats en Syrie, son rôle principal semble être de traiter les combattants étrangers des groupes affiliés à al-Qaïda blessés dans les combats avec les forces gouvernementales syriennes et leur allié libanais, le Hezbollah. Un nombre important de blessés a été transféré dans des hôpitaux en Israël.

Ce fait à peine dissimulé – il a même été documenté par les Nations Unies en 2015 – a provoqué l’indi­gna­tion parmi la population druze syrienne vivant sous l’occupation israélienne dans le Golan, ainsi que les familles druzes en Israël. Il leur semblait que les combattants islamistes étaient en train de se faire rafistoler afin de pouvoir massacrer des Druzes à quelques kilomètres dans le sud de la Syrie.

Durant l’été 2015, cette colère a atteint son paroxysme, et plusieurs ambulances transportant des combat­tants vers des hôpitaux israéliens ont été attaquées par des Druzes, dans le Golan et en Israël. Lors d’une de ces attaques, des hommes masqués ont réussi à arrêter une ambulance et à battre un combattant à mort. En septembre, deux hommes druzes israéliens ont été reconnus coupables d’une autre tentative ratée d’arrêter une ambulance. Ils ont été condamnés à 20 ans de prison.

Mais en fait, les liens d’Israël avec les groupes d’al-Qaïda et l’État islamique (EI ou ISIS) en Syrie vont au-delà de l’aide médicale. L’ONU a rapporté que l’armée israélienne avait été vue transférant des conte­neurs à des groupes d’Al-Qaïda en Syrie. Des rapports crédibles indiquent qu’Israël a également armé et entraîné des combattants d’Al-Qaïda et leur a fourni des cartes et des renseignements. Le fort soupçon est qu’Israël a forgé des liens avec ces extrémistes islamiques pour les aider à s’emparer du Hezbollah et de l’armée syrienne.

Israël a effectué plus de cent frappes aériennes à l’intérieur de la Syrie, toutes contre les forces gouverne­mentales, précisément pour affaiblir l’alliance militaire entre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, et ainsi aider les groupes d’Al-Qaïda. Les extrémistes islamiques ont également reçu une aide de l’Arabie saoudite et du Golfe et moins directement des États-Unis.

Pourquoi un ministre britannique en charge de l’aide humanitaire s’est-il mêlé de tout cela?

Créer une politique gouvernementale « alternative » ?

L’épisode a des parallèles troublants avec les événements de 2011 lorsque Liam Fox, le ministre de la Défense britannique, a démissionné [en 2011] après des tractations obscures avec Israël. Les raisons officielles du départ de Fox étaient qu’il avait rompu le code de conduite ministériel en permettant à un ami proche et lobbyiste, Adam Werritty, d’assister à des réunions de défense en se faisant passer pour un conseiller.

Mais en fait, les liens de Fox avec Werritty étaient encore plus problématiques qu’il ne fut publiquement admis. Craig Murray, un ancien ambassadeur britannique devenu “lanceur d’alerte”, a soutenu que l’histoire officielle de Fox avait été utilisée pour détourner l’attention de violations beaucoup plus sérieuses du protocole gouvernemental.

Fox et Werritty étaient actifs dans un groupe plus que discret appelé “Atlantic Bridge” qui avait des liens étroits avec les néoconservateurs étatsuniens qui étaient profondément ancrés dans l’administration amé­ricaine quand George W. Bush occupait la Maison Blanche. Les néocons ont ouvertement promu une politique agressive destinée à déstabiliser le Moyen-Orient, dans le but de favoriser Israël.

Les néocons ont servi de groupe de pression de longue date pour les attaques contre l’Irak, l’Iran et la Syrie – principalement parce qu’ils étaient considérés comme des remparts contre l’influence hégémonique d’Israël dans la région. En 2003, ils ont réussi à persuader l’administration Bush d’envahir l’Irak, déclen­chant un effondrement meurtrier de l’autorité centrale dans ce pays.

Israël et les néocons essayent depuis lors d’élaborer une attaque complémentaire contre l’Iran, et il y a des preuves accablantes qu’ils ont cherché à saper la Syrie aussi. La plus importante des réunions secrètes de Fox eut lieu en février 2011 lorsque lui et Werritty, soutenus par l’ambassadeur du Royaume-Uni en Israël, Matthew Gould, ont secrètement rencontré des responsables israéliens à Tel Aviv.

Selon Murray, s’appuyant sur ses contacts dans le service diplomatique, les responsables israéliens étaient, en fait, des agents du Mossad. Et le sujet dont ils ont discuté était le rôle possible de la Grande-Bretagne dans la création d’un environnement diplomatique favorable pour qu’Israël ou les États-Unis mènent une attaque contre l’Iran.

Par ailleurs, le journal The Guardian a révélé que le ministère de Fox avait élaboré des plans détaillés d’assistance britannique dans le cas d’une frappe militaire américaine sur l’Iran. Cela incluait de permettre aux Américains d’utiliser Diego Garcia, un territoire britannique dans l’océan Indien, comme base pour lancer une attaque.

Des représentants du gouvernement ont affirmé au Guardian, sous couvert de l’anonymat, que Fox avait poursuivi une politique gouvernementale «alternative». Murray, plus directement, a suggéré que Fox, Werritty et Gould avaient conspiré en faveur d’une politique étrangère de «voyous» envers l’Iran, allant à l’encontre des buts officiellement déclarés de la Grande-Bretagne.

Bien que Fox ait été forcé de démissionner à cause de ses liens avec Werritty, il fut rapidement réhabilité une fois que Theresa May devint Premier ministre. Il a été nommé secrétaire d’État au commerce international l’année dernière.

Assez ironiquement, Patel était en voyage en Afrique avec Fox quand elle a été rappelée au Royaume-Uni à mesure que le scandale s’intensifiait. Sous la pression de Theresa May, elle a démissionné.

Patel a-t-elle poursuivi une politique «alternative» à l’égard d’Israël ou de ses voisins ? Et si oui, quelle était cette politique, et quelqu’un disposant d’une autorité supérieure à la sienne avait-t-il avalisé cette politique ?

Sa participation à des discussions secrètes avec les hauts responsables israéliens a court-circuité le Foreign Office . L’a-t-elle fait parce que des responsables comme Alan Duncan n’étaient pas considérés comme suffisamment bien disposés envers Israël ? La bureaucratie du ministère des Affaires étrangères a souvent été perçue comme ayant des opinions «pro-arabes» qui n’étaient pas sans rapport avec les intérêts occidentaux dans le Golfe et ses abondants gisements de pétrole.

Et comment Theresa May, qui prend toujours avec ferveur la défense d’Israël, s’intègre-t-elle dans ce tableau ?

Compte tenu du secret du gouvernement britannique, il ne sera probablement jamais possible de fournir des réponses définitives. Mais il ne faut pas oublier qu’Israël, ses alliés néoconservateurs toujours puissants à Washington et le régime saoudien, cherchent à annihiler les victoires décisives qu’Assad et ses alliés ont enregistrées ces derniers mois en reprenant le contrôle de la Syrie.

Cette semaine, Daniel Shapiro, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël, a écrit dans le journal Haaretz que les Saoudiens se mêlaient une fois de plus de la politique intérieure libanaise, forçant le Hezbollah à occuper une place plus importante sur la scène politique, afin de fournier à Israël le prétexte d’une nouvelle confrontation avec la milice libanaise, provoquant ainsi une nouvelle guerre entre Israël, le Liban et la Syrie.

Selon ses propres termes, “Israël et l’Arabie Saoudite sont pleinement alignés dans cette lutte régionale, et les Saoudiens ne peuvent s’empêcher d’être impressionnés par la détermination croissante d’Israël de contrer par la force les menaces iraniennes en Syrie… Quand le moment de vérité arrivera, les alliés d’Israël, les États-Unis en tête, devraient pleinement le soutenir”.

Quand le moment viendra, Israël, comme toujours, pourra compter sur des amis bien placés dans les capitales occidentales pour soutenir et présenter, quoi qu’il arrive, son action sous un jour favorable. Jusqu’à sa démission, Priti Patel aurait sans aucun doute été l’un de ces champions d’Israël, toujours prêts à lui prêter main forte en cas de besoin.

L’original de cet article de Jonathan Cook a été publié par Mondoweiss sous le titre UK minister forced to resign over secret Israel meetings as questions continue to swirl.

Jonathan Cook
Traduction : Luc Delval


Source: Pour la Palestine


(1) Israël a annexé unilatéralement le Golan en 1981. Cette annexion n’est reconnue par aucun État au monde. – NDLR


 

L’arnaque du dernier siècle (titre modifié)


Ils vivent dans un monde qui n’existe pas

arton5867.png

Le 2 novembre prochain, nous fêterons les 100 ans de la déclaration « Balfour ». Il est nécessaire  de remercier, c’est un  devoir de mémoire absolu, les deux marionnettes franc-maçonnes que furent Arthur Balfour et Lloyd George.  Ces deux pantins pathétiques ont permis de spolier la Palestine en l’offrant  gracieusement aux pires crapules qui peuplent cette planète. A ajouter à leur crédit le fait qu’ils ont offert quelque chose qui ne leur appartenait pas. En effet pour ceux qui l’ignorent encore la Palestine à cette époque était sous gouvernance ottomane.  Nos deux mamzer so british ont donné un territoire sur lequel ils n’avaient aucun pouvoir ni aucun titre de propriété. C’est beau, c’est fort, c’est la loi de Yahvé et ça passe comme une déclaration  Balfour à la Poste !

Avant toute chose il faut remercier l’Empire britannique, la main velue aux griffes acérées, pour l’ensemble de son œuvre. Merci également à l’ONU (anciennement la SDN) et à tous ses membres (dont la France) d’avoir autorisé le vol et le massacre d’un peuple autochtone sur ses terres ancestrales par des Européens de l’Est et autres apatrides venus du monde entier. Merci surtout à United Fake of America (l’autre fausse nation crée de toutes pièces) d’exterminer préventivement tous ceux qui se sont opposé à ce cancer qu’est l’état imposteur d’Israël. Sans eux rien ne serait possible et les Palestiniens vivraient en paix (quelle horreur) ! Merci d’avoir permis que la Palestine soit à l’heure actuelle le seul pays colonisé au monde !


diner


Il est très étonnant que personne ne réagisse, en particulier en France devant ce massacre de civils en continu. Il est également étonnant que les représentants français répètent à longueur de temps qu’Israël est «la seule démocratie au Moyen-Orient ». Sont-ils si aveugles que cela ? Où sont-ils tout simplement ensorcelés, comme le reste des nations et de leurs populations ? La réponse est dans la question.

« Enfin, dimension à ne pas oublier, la Bible – que Lloyd George connaissait par cœur – allait se trouver « réalisée », ce qui donnait à ces deux hommes politiques anglais – par ailleurs Franc-Maçons convaincus – la justification morale de leur action. Un mois après la publication de la Déclaration, le mouvement sioniste à Londres organisait une grande manifestation de « remerciements » à l’Angleterre. Dans le Royal Albert Hall bondé de monde, un homme se leva et parla. C’était le Rav Kook présent à Londres parce qu’il n’avait pu rentrer en Palestine ottomane du fait de la guerre. Sur un ton gaullien avant l’heure, on l’entendit dire que, certes, l’Angleterre devait être remerciée par le Monde juif – mais que l’Angleterre, elle-même, devait aussi songer à remercier Dieu d’avoir été choisi par lui pour la nouvelle rédemption du peuple juif. » Lien

Ainsi le dieu des juifs aurait choisi la putride  Angleterre pour réaliser les plans qu’il a prétendument consignés dans la Thora, à savoir leur retour en Terre sainte ! C’était il y a un siècle. Heureusement que les plans de leur divinité ne concernaient qu’une zone précise du Moyen-Orient. L’Europe est sauve. Ouf ! Ah, pardon…on me souffle à l’oreillette qu’une information très importante vient de nous parvenir. Je vous la livre telle quelle :

Breaking News

Selon une dépêche de l’AFP des chercheurs israéliens ont découvert des manuscrits bibliques encore inconnus dans des grottes de la mer morte. Ces textes affirment que les territoires situés entre la Loire, le Rhône, la Seine et le Rhin ont été donnés aux enfants d’Israël par Yahvé leur dieu. Le conseil de l’ONU doit statuer en séance plénière la nuit prochaine quant à savoir si des colonies juives peuvent être implantées immédiatement.  Dans le cadre de la loi du  retour  qui offrira à tout juif de la diaspora le droit d’immigrer en France,  les habitants d’île de France, de  Strasbourg, Lyon, et Marseille devront être déportés pour laisser place au  peuple élu. Ainsi les véritables Français que sont les juifs reviendront sur leur terre ancestrale comme le stipulent les écrits bibliques récemment découverts. 

Êtes-vous prêt à accepter l’inacceptable  et à vous  faire spolier, humilier, massacrer sous les yeux des nations qui trouveront tout à fait normal qu’Israël se défende contre les terroristes  français ?

Je plaisante…enfin pas vraiment. Ce n’est pas le français de souche Pierre Askolovitch ( à 1’51’’ ) qui dira le contraire ! Askolovitch français de souche ! La bonne blague. Si lui est français de souche alors tous les Maghrébins le sont également.

Dans la série mythologique à succès des contes et légendes de la tribu  de Juda, notre cher Nicolas Sarkozy, agent sioniste déclaré qu’on ne présente plus, enfonce le clou  en affirmant lors du diner du CRIF de  2011 que « Si la France a des racines chrétiennes, elle a aussi des racines juives. La présence du judaïsme est attestée en France avant même que la France ne soit la France, avant même qu’elle ne soit christianisée. […] C’est ainsi qu’il existe en France des bains rituels juifs contemporains de nos églises romanes et des synagogues aussi ornées que des chapelles baroques. Oui le judaïsme fait partie des racines de la France et chaque Français, quelle que soit sa confession ou son origine, peut en être fier. »

J’aurais envie d’ajouter que la présence juive est attestée sur Terre avant même que la Terre ne soit habitée, avant même que la Terre n’existe. Les juifs lévitaient ( d’où le nom Lévy) dans l’espace en attendant que Yahvé leur dieu créer tout l’univers. Y’a bon ?

Nicolas Sarkozy, en bon sabbataïste,  parle en terrain connu. Celui du mensonge par raccourci, omission et amalgame. La présence de juif ne signifie pas qu’ils sont à l’origine d’une nation, ni même qu’ils aient imprégné les racines de ladite nation. D’autant plus qu’à l’époque de la présence juive «  avant même que la France ne soit la France » les juifs  ne devaient pas être bien nombreux. Ils ont  été le plus souvent une minorité parmi les minorités au sein des nations dans lesquelles ils vivaient. Culturellement, ethniquement, spirituellement ils n’ont jamais imprégné aucune Nation les ayant accueillis. Bien au contraire. Ce sont ces minorités juives  qui ont adopté, excepté certaines communautés ashkénazes,  les cultures de leurs hôtes, adoptant leur langue, leurs coutumes, les meurs et leurs modes vestimentaires, tout en gardant leurs propres identités juives.

Le mensonge est une constante chez certains israélites qui forcent le respect tant  il est poussé à son paroxysme. Ils osent proférer des mensonges si grossiers,  avec acharnement et conviction qu’ils finissent par réellement croire ce qu’ils disent. Ils déforment tellement la réalité qu’elle cesse d’exister. Ne reste plus que leur mensonge pour paradigme. Ils vivent dans un monde qui n’existe pas. Recréer  totalement un monde selon ses propres desiderata relève de l’exploit. Si en plus on parvient à y vivre, mais surtout  à l’imposer aux autres,  là je dis chapeau.

Nous vivons tous dans un monde qui n’existe pas créés par un peuple qui s’est créé lui-même. Hélas ! la Palestine vie depuis un siècle désormais,  dans un enfer bien réel celui-là.

 

Source : Ils vivent dans un monde qui n’existe pas

Amira Hass : « Condamner l’occupation israélienne ne suffit pas ! »


lelibrepenseur.org

http://i2.wp.com/www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2017/09/Amira-Hass.jpg?w=640

Pourquoi l’Occident n’applique-t-il pas des sanctions sévères contre l’entité sioniste scélérate comme il le fait avec la Corée du Nord, par exemple ? Pourtant les crimes israhelliens se multiplient, leur respect des résolutions de l’ONU et des lois internationales est semblable à celui que voue Gilbert Chikli à la justice française. La réponse est pourtant évidente pour ceux qui ont encore le courage de penser sans craindre de représailles…


Européens, vos dénonciations sont perçues par Israël comme dénuées de caractère urgent. Ce que vous devez faire, c’est appliquer des sanctions douloureuses.

Aux Pays-Bas, à la Belgique et à la France : Il ne suffit pas de condamner uniquement par des mots la politique de destruction menée par Israël, qui détruit des infrastructures et des habitations financées avec l’argent de vos contribuables. C’est une bonne chose que vous soyez en colère, mais le tempo de l’accumulation de votre colère est de loin inférieur au rythme effréné et dangereux des bulldozers de l’Administration civile et des Forces de défense des colonies en Cisjordanie.

Vos condamnations sont perçues comme dénuées de caractère urgent. Vous devez entreprendre des actions réelles. Oui, des sanctions ouvertes et déclarées, qui emprunteront la voie d’une sévérité accrue. Des sanctions douloureuses. Ce peut être la dernière chance de faire bouger l’Israélien moyen, y compris les hommes d’affaires, les touristes, les juges, les universitaires, les fermiers et les consommateurs de football étranger de leur indifférence et de leur complaisance criminelle.

Cessez de vous effrayer du chantage affectif israélien. Israël met en jeu le souvenir de nos familles assassinées en Europe afin d’accélérer l’expulsion des Palestiniens de l’ensemble du territoire cisjordanien et de les déporter dans les enclaves de l’Autorité palestinienne. Telle est l’intention qui sous-tend toutes les démolitions et confiscations ainsi que les interdictions de bâtir, d’élever du bétail et d’irriguer les champs. Tous ceux qui planifient et appliquent cette lente politique d’expulsion pensent déjà à la grande expulsion, cette fois vers la Jordanie. Et que ferez-vous alors ? Vous publierez des condamnations tout en envoyant des réservoirs d’eau et des tentes aux personnes qui auront été expulsées ?

Le 24 août, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, et le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, publiaient une condamnation officielle de la confiscation des caravanes devant servir de classes pour les quatre premières années primaires dans le village palestinien de Jubbet Adh-Dhib, ainsi que la confiscation des panneaux solaires destinés à l’école du camp de Bédouins d’Abu Nuwwar.

Les Belges faisaient remarquer qu’ils étaient de ceux qui avaient financé ces équipements. « [La Belgique] continuera à travailler avec ses partenaires, comme par le passé, afin de demander aux autorités israéliennes de mettre un terme à ces démolitions », peut-on lire dans la déclaration du ministre des Affaires étrangères.

L’un de ces partenaires n’est autre que les Pays-Bas, dont le Parlement a consacré pas mal de temps à discuter des démolitions commises par les Israéliens, plus de temps, quoi qu’il en soit, que n’en a consacré la Knesset.

Voici ce que les ministres du cabinet hollandais ont rapporté le mois dernier aux parlementaires hollandais à propos de la confiscation des panneaux solaires de Jubbet Adh-Dhib en juin : « Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a promis par courrier de restituer les panneaux solaires aux Pays-Bas. » Le cabinet du Premier ministre n’a ni confirmé ni dénié ce rapport.

Après la confiscation, le village a été condamné à ne recevoir que deux heures d’électricité par jour, produite par un générateur. Ces vingt dernières années, le village a soumis au moins quatre requêtes à l’Administration civile pour être raccordé au réseau d’électricité et toutes ces requêtes ont été rejetées. L’expérience enseigne qu’Israël ne donne pas de permis – ou si peu – de construction dans la Zone C (qui couvre environ 60 pour 100 de la Cisjordanie). La tentative des Hollandais pour recevoir un permis de l’Administration civile pour un seul projet – un cas test, donc – n’a pas abouti à des résultats positifs. En tant que force occupante, Israël n’a pas le droit de détruire ou de confisquer des propriétés, excepté par nécessité de temps de guerre.

La France elle aussi a annoncé fièrement qu’elle était une partenaire dans la construction humanitaire en Zone C et à Abu Nuwwar. La France a elle aussi condamné les récentes démolitions et a demandé qu’on lui renvoie les équipements confisqués. En six mois, Israël a détruit 259 structures palestiniennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, explique la condamnation émise par la France. Au cours de la même période, le gouvernement israélien a approuvé la construction de plus de 10 000 unités de logement dans les colonies – trois fois plus que pour toute l’année précédente.

Ainsi donc, la destruction des communautés palestiniennes, l’évacuation de la famille Shamasneh de sa maison à Jérusalem et les plans du ministre de la Défense Avigdor Lieberman visant à démolir Sussia et Khan al-Akhmar représentent l’autre face de la médaille de la construction de colonies.

Voilà comment Israël applique une expulsion graduelle. Sans sanctions, il peut prendre une profonde aspiration et sa foi dans sa capacité à appliquer le plan est solide. Qui donc sait mieux que vous, et que votre voisin allemand en particulier, à quoi mènent les plans d’expulsion limitée, et quelle disposition d’esprit criminelle ils mettent en place dans une société qui planifie ce genre de chose ?


Traduction: Jean Marie Flémal  » pour la Palestine «

Source

Le travailliste Galloway laisse un sioniste sans voix


lelibrepenseur.org

par Aguelid

Décidément l’extraordinaire Georges Galloway ne cessera de nous étonner par son courage et la clarté de son discours antisioniste. C’est une occasion supplémentaire de démontrer que la société anglaise est infiniment supérieure à la société française totalement tétanisée par la question sioniste. C’est un curieux paradoxe puisque c’est bien l’Angleterre qui a permis, via Rothschild, la création de l’entité sioniste scélérate.


Ajoutée le 29 août 2017
Une attaque en règle de l’entité sioniste par le député Travailliste Galloway dans un média Britannique. [Version Originale Sous-Titrée en Français]
Traduction: Nous sommes la Paix

La Huitième croisade


  Résultat de recherche d'images pour "La Huitième croisade"
Auteur : Officier d’état-major britannique
Ouvrage : La Huitième croisade Libres révélations d’un officier d’état-major britannique
Année : 1940

 

PRÉFACE DE L’AUTEUR

L’AUTEUR, officier supérieur anglais en retraite, possède la pleine connaissance des problèmes qu’il soumet à discussion. L’expérience acquise à un poste exceptionnel au service des Affaires étrangères ainsi qu’au Ministère de la Guerre, lui a ouvert un aperçu sérieux sur le véritable aspect de la situation en Palestine et en Orient. Cela prête un plus grand poids à ces révélations, nullement entachées d’exagération, mais toutes basées sur l’expérience personnelle résultant du contact avec les événements contemporains et d’une connaissance tirant son origine d’un examen approfondi des faits.
L’ouvrage lui-même tend à prouver que « l’impasse » de la Palestine offre un exemple typique de ce que fait la Juiverie pour semer la division dans le monde, et que le secret de son pouvoir réside dans la déloyauté innée de ses victimes. Là où des vols se produisent, le Juif nage dans son propre élément. Le présent ouvrage retrace trait pour trait le processus compliqué soulevé en Grande-Bretagne par la nécessité de faire face à la plus grande crise de son histoire.
L’ Angleterre est victime de sa propre hypocrisie et de sa propre duplicité ; victime de la politique étrangère de son gouvernement, particulièrement soucieux de détourner

l’attention du public, anglais des affaires intérieures qui
sont en une situation tellement désastreuse. Par son essai
de perpétrer la mine chez d’autres, la Grande Bretagne a
seulement réussi à faire le jeu des Juifs. L’opinion publique
britannique ayant été modelée par une propagande mensongère,
est devenue la plus intolérante et la plus bigote
qui soit au monde. Le peuple anglais est le plus facile à
gouverner et à abuser, parce qu’il est le plus facile à détourner
d’un projet quelconque et de la vérité. Mais s’il a
à tirer une leçon des effroyables résultats de la trahison de
ses précédents alliés, les Arabes de Palestine et de Syrie,
cette leçon consistera dans la découverte de la vérité exprimée
par La Rochefoucauld quand il a dit : Le vrai moyen
d’être trompé, c’est de se croire plus fin que les autres.
Le présent ouvrage est divisé en trois parties, dont
la première traite l’histoire du Sionisme, ses origines, sa
croissance, et son triomphe final au cours de la guerre en
Europe et en Amérique.
La seconde partie décrit la politique européenne à la
lumière du Sionisme durant et après la grande guerre, en
se référant spécialement aux machinations anglo-chérifiennes,
au traité Sykes-Picot et à la déclaration de Balfour.
La troisième partie comprend l’exposé des expériences
personnelles de l’auteur en Syrie et en Egypte durant et après
la grande guerre, ainsi qu’à la Conférence de la paix à Paris.
L’influence décisive actuelle des Juifs en Angleterre
rend inopportune la publication de l’identité de l’auteur,
jusqu’à ce que vienne un temps où les Anglais soient libres
d’exprimer une opinion sur la menace juive contre leur
propre pays sans courir le risque de la prison.
Londres, août 1939.
L’Auteur.

 

LA HUITIÈME CROISADE
L’AN 1095 vit l’inauguration de la première croisade, qui se termina quatre années plus tard par la prise de Jérusalem en 1099. Au cours des deux cents années qui suivirent, six expéditions « chrétiennes » consécutives abordèrent en Palestine et luttèrent avec des succès variés pour la possession de Jérusalem, finalement abandonnée aux musulmans, quand les derniers croisés firent voile d’Antioche en 1291. 625 années plus tard, Jérusalem fut réoccupée par le corps expéditionnaire sous le commandement du général Allenby. Toutefois, en dépit des succès du début et de la campagne victorieuse d’Allenby, cette dernière invasion de la Palestine n’a pas plus rapporté à la Grande-Bretagne qu’elle ne l’a fait pour les croisés ses prédécesseurs ; mais tandis que ces derniers renoncèrent en raison de leurs campagnes abortives, ayant subi eux-mêmes des échecs sur les champs de bataille, la Grande-Bretagne a dû renoncer aux fruits de sa victoire, parce qu’un gouvernement avide et corrompu les avait hypothéqués entre les mains de ses
maîtres payeurs, les Juifs. Les soldats d’Allenby ont par
conséquent combattu à leur propre détriment, pour une
oligarchie étrangère à laquelle ils avaient été vendus, au
bénéfice de laquelle et à l’avantage matériel de laquelle
la Grande-Bretagne avait sacrifié l’héritage de l’Empire.
Les motifs qui ont empêché cette huitième croisade
trouvent leur origine cent années plus tôt pendant les
premières dix années du XIXe siècle, mais comme cela
constitue le prélude du dernier chapitre de l’histoire du
Sionisme, nous y reviendrons à la fin de nos récits et nous
commencerons par le commencement.

Ière PARTIE

LE SIONISME

suite…

histoireebook.com

%d blogueurs aiment cette page :