Dernières et nouvelles connaissances sur L’HOMME


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Auteur : Gautier Jean
Ouvrage : Dernières et nouvelles connaissances sur l’Homme
Année : 1948

 

 

I N T R O D U C T I O N

Les sciences positives progressent rapidement, inversement la
connaissance de l’Homme. Carrel nous a bien dit comme cette
dernière nous est indispensable tant au point de vue de la science
pure que de la civilisation. L’objet de ce petit livre est .de trouver
un moyen de diffusion touchant quelques-unes des acquisitions
les plus marquantes concernant notre nature et en même temps
d’établir la pérennité scientifique de mes études à ce sujet. Cet
ouvrage est donc destiné à faire connaître mes principales découvertes
et à m’en conserver la paternité.
Ce travail est une sorte de résumé de toute mon oeuvre. Certaines
questions s’y trouvent normalement développées, parce
qu’elles représentent la base même des connaissances dont
découlent toutes les autres donnant l’explication détaillée de la
nature humaine. Les autres sont juste indiquées, pour montrer
qu’elles m’appartiennent et que j’en possède la connaissance
complète dans mes manuscrits.
Les idées qui composent ce travail doivent servir de base à
des recherches fort étendues et modifier nos conceptions sur
l’Être humain. Elles pourront paraître d’abord un peu décousues
et manquer de liaison. Cependant, la nature humaine dont elles
traitent leur donne une certaine homogénéité, et plus encore
peut-être l’étude de cette réalité fonctionnelle qu’est notre système
physiologique, composé de nos endocrines principales :
Surrénale, Thyroïde, Hypophyse, Génitale, organes fonctionnels
par excellence et dont les influences se font sentir depuis les
parties les plus somatiques de l’individu jusque dans ses activités
les plus intellectuelles.
Jusqu’à présent, la médecine officielle a donné la prédominance
fonctionnelle .au système nerveux et n’a pas voulu
admettre des constatations anatomo-embryologiques indéniables.
De plus, l’on n’a pas voulu tenir compte de ce que cette conception d’un système nerveux tout-puissant expliquait fort mal la plupart des phénomènes humains : émotions, sentiments, pensée et encore moins toutes les maladies mentales ; quant aux grands
problèmes humains : Hérédité, Adaptation, Race, Volonté,
Libre-Arbitre, etc., le système nerveux ne nous en apporte aucune
explication.
Ce livre, en donnant à notre système glandulaire la prédominance
fonctionnelle qu’il mérite et qui a été attribuée jusqu’à
maintenant au système nerveux, nous -0uvre des horizons inespérés
sur la connaissance de l’Homme en nous donnant une explication simple des questions qui ne sont encore officiellement que des énigmes.
J. G.

 

 

CHAPITRE PREMIER

DE LA PRÉDOMINANCE
DU SYSTÈME GLANDULAIRE
SUR LE SYSTÈME NERVEUX

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LE CANCER UN FLÉAU QUI RAPPORTE


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Ouvrage: Le cancer, un fléau qui rapporte

AuteurDelépine Nicole

Année: 2013

4ème  de couverture
Alors que la mortalité par cancer ne cessait de diminuer depuis plus de trente ans, le cancer a été déclaré priorité de santé publique dès 1998 et l’objet de plans successifs d’organisation extrêmement coûteux (1,97 milliard d’euros pour le plan 2009-2014). Le coût du cancer s’élève environ à 14 milliards d’euros annuels pour 350000 nouveaux patients par an soit 8% des dépenses de santé pour 2% de la population. Les
valeurs boursières pharmaceutiques sont devenues valeurs refuges.
La , mise à disposition très précoce de nouvelles molécules dites innovantes pour 1 milliard d’euros annuel échappe au circuit sécurisé habituel du médicament. Vendues à prix d’or avant même les résultats des essais thérapeutiques, elles mettent en péril l’équilibre de la Sécurité sociale sans bénéfice majeur pour les patients et posent la question du bien-fondé de ces décisions autocratiques au profit de Big Pharma.
Et si le système d’organisation des soins et de la recherche en cancérologie mis en place depuis 2005 mettait à mal l’indépendance professionnelle du médecin, ruinait le colloque singulier médecin/patient, remplaçait la médecine adaptée à chacun par des recettes obligées venues d’en haut et appliquées à tous ? La liberté de soigner est essentielle. Sa perte pose non seulement le problème de la qualité des soins mais aussi celui du
totalitarisme rampant qui ronge notre société. Nicole Delépine dénonce le basculement de notre système de santé dans le capitalisme financier et le despotisme bureaucratique, et explique que la convergence d’intérêts politiques et de lobbies médicopharmaceutiques  a conduit à une OPA sur le cancer.
Dans ce livre de combat, elle appelle solennellement les citoyens à reprendre en mains leur avenir et plus particulièrement dans le domaine de la Santé en luttant avec détermination contre la perversité des conflits d’intérêt.
Fille de l’un des fondateurs de la Sécurité sociale, Nicole De/épine est
responsable de l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital universitaire
Raymond Poincaré à Garches (APHP). Elle a publié aux mêmes éditions
Neuf petits lits au fond du couloir (2000), Ma liberté de soigner (2006),
La face cachée des médicaments (2071).

 

À mes enfants et petits-enfants,
Pour qu’ils restent vigilants et gardent leur Liberté
de Penser et d’Agir.
À tous les membres de ma famille, amis, patients, petits
et grands, associations qui soutiennent notre action pour
une médecine fidèle au serment d’Hippocrate.
Merci à tous, poursuivons ensemble le combat pour
une médecine libre et individualisée au sein d’une société
humaine, chaleureuse et responsable pour le présent
et l’avenir.

 

Il est plus doux de se qualifier de « libéral’~ et de
revendiquer abusivement les luttes émancipatrices
liées au libéralisme philosophique des Lumières, que
de se proclamer  »capitaliste » et d’endosser toutes les
horreurs et les collaborations aux pires totalitarismes
de ce système. En jouant sur la perception des mots,
les néolibéraux amalgament la ryrannie de l’argent et la liberté1.
Vincent Cheynet
Le Choc de la décroissance


1. Cheynet Vincent, Le Choc de la décroissance, Paris, Seuil, 2008, p. 62.


INTRODUCTION

 

« Le but de la politique est de garder la population
inquiète et donc en demande d’être mise en sécurité,
en la menaçant d’une série ininterrompue de monstres,
tous étant imaginaires. »
Henry Louis Mencken (1880-1956)

 

Le cancer tue chaque année en France environ 150 000 personnes.
Il en fait vivre bien davantage !
Notre système de santé était réputé et l’un des meilleurs
du monde dans les années 1995-2000. Les Français, globalement
contents de leurs soins, aspiraient à des améliorations
contingentes – relation médecin patient plus profonde, informations
précises, soutien psychologique, accompagnement
de la douleur et des malades à domicile, réinsertion socioprofessionnelle
facilitée et obtention d’assurances pour investir
dans une maison, pour une nouvelle vie. Les résultats des soins
proprement dits étaient satisfaisants tant sur le plan des moyens
que sur celui des résultats. Les chances de guérison avaient
bondi dans les dernières décennies. Les survies prolongées

devenaient peu à peu des guérisons à long terme pour plus de
la moitié des patients cancéreux, les progrès se poursuivaient.
Mais la manne financière attirait les convoitises. Le PIB
national avait consacré 12,l % en 2010 aux dépenses de
santé et ce pourcentage augmentait chaque année2. En 2009,
78 % éraient encore pris en charge par l’assurance maladie.
Seulement 9,4 % 3 des dépenses de santé en France étaient
alors directement à la charge des patients, les assurances
maladies privées couvrant 13,8 % des dépenses totales.
Le système financier ne pouvait accepter que ces sommes en
jeu considérables soient exclues de leur champ de décision. La
France enregistrait 175,7 milliards d’euros de consommation
de soins et biens médicaux, soit une consommation par habitant
de 2 724 euros (environ le double aux USA)4. Malgré
des coups de butoir successifs depuis sa naissance, la Sécurité
sociale basée sur les salaires et la solidarité nationale avait résisté
depuis 1946 aux assauts des mutuelles privées et des fonds de
pension. Ses fondements allaient vaciller dès l’aube du nouveau
siècle. Le monde basculait dans le capitalisme financier, la
médecine de papa n’allait pas survivre. Notre système de santé
soignait bien les patients mais très mal la Bourse qui réclamait
son butin.
La machine à détruire fut mise en marche dès la fin du siècle
dernier. En juin 2012, le verdict tombait : la France n’avait
plus le meilleur système de santé au monde5, il était juste dans
la moyenne. Personne dans le monde médical ne fut surpris.


2. La part du PIB pour la santé était de 10,5 % en 2004, 11,8 % en 2009.
3. http://www.insee.fr
4. http://www.insee.fr – en 2011 : 180 millions d’euros.
5. D’après le Haut Conseil de santé publique.


Le coût du cancer le fit passer le premier à la moulinette des
démolisseurs. Aujourd’hui, le coût du cancer s’élève seul à
14 milliards d’euros annuels pour 350 000 nouveaux patients
et plus d’un million de malades cancéreux à 1OO %. Sur plus
de 65 millions d’habitants, le cancer représente 1 à 2 % des
malades versus plus de 8 % des dépenses. D’autant plus que
faire pleurer sur les pauvres cancéreux – prétendument privés
de quelques mois de vie si on leur refuse les molécules toutes
neuves, d’efficacité incertaine et plus chères que l’or – relève
du jeu d’enfants. Les plans cancer successifs – initiés sous
forme de mission cancer dès 1998 – imposèrent une nouvelle
organisation de la cancérologie pour contrôler les modes de
prise en charge du cancer en France et donner les traitements de
leur choix. Oublié l’acharnement thérapeutique et la qualité de
vie de malades auxquels la prescription de traitements éprouvés
– capables de leur offrir confort et survie appréciables – nous
aurait quasiment conduits auparavant à la plainte à !’Ordre.
Le vice-président du Comité consultatif national d’éthique 6
souleva le problème à partir d’un exemple concret et biaisé.
Était-il éthique de dépenser 54 000 dollars pour allonger une
espérance de vie de quelques mois ? Pour prolonger de douze
mois la vie des 550 000 Américains qui décèdent du cancer tous
les ans, le journal précisait qu’il faudrait dépenser 440 milliards
de dollars supplémentaires par an. En France, au nom de
l’équité, il fut décidé de libérer la prescription de ces innovations
à prix de luxe. De quelle équité, par rapport à qui ? Du
bonheur des laboratoires et de leurs complices. Les Français,
pendant le même temps, n’auraient ni lunettes ni dentisterie


6. Suite à un article du New York Times.


remboursées. I.:idéologie aveuglante, comme le dit l’amie de
Mme la Ministre dans sa lettre ouverte7 .
La question à se poser n’était-elle pas plutôt : pourquoi
acceptons-nous sans discussion des prix aussi exorbitants pour
ces nouvelles molécules, prix non discutés au prétexte d’une
recherche onéreuse et de prix communs à toute l’Europe ?
Si l’Europe délire, délirons ensemble (sauf les Anglais qui
adoptent une autre attitude et se font diffamer!). Les banques
imposent aux États des récessions qui ne pourront à terme que
casser le système. Les laboratoires pharmaceutiques – dont les
bénéfices (15 à 25 % du chiffre d’affaires) sont indécents, particulièrement
en temps de crise – imposent des prix scandaleux
qu’aucun État responsable ne devrait accepter, sous aucun
prétexte. À titre d’exemple, dix-huit semaines de traitement
avec une molécule ciblée comme le cetuximab (Erbitux* du
laboratoire Merck) coûtent en moyenne 80 000 dollars et
n’améliorent la survie médiane que de 1,2 mois. Dans sa grande
bonté, le groupe pharmaceutique allemand Merck ne livre plus
ce médicament contre le cancer aux hôpitaux publics grecs en
raison de factures impayées. « Cela n’affecte que la Grèce, où
nous avons été confrontés à de nombreux problèmes. Cela
ne concerne que ce produit », explique M. Zachert, directeur
financier de Merck au Borsen-Zeitung le 3 novembre 2012.
Cynique ou inconscient, il ajoute : « Les Grecs pourront
toujours se procurer l’Erbitux* dans les pharmacies. »Avec quel
argent ? L’anticancéreux Erbitux* est le deuxième médicament
sur ordonnance de Merck le plus vendu. Il a représenté un
chiffre d’affaires de 855 millions d’euros en 2011. Ne pleurez
pas pour Merck : il publie un bénéfice trimestriel meilleur que
prévu le 26 octobre 2012 quelques jours avant la« punition »


7. Lettre ouverte à Marisol Touraine, site Atlanrico, novembre 2012.


infligée aux hôpitaux grecs. Le chiffre d’affaires s’est établi à
11,5 milliards de dollars. Merck anticipe un chiffre d’affaires
2012 au même niveau ou proche de celui de 2011 sur la base
de taux de change constants. Manifestement insuffisant pour
continuer à livrer les hôpitaux grecs.
Médecine ou finances ? La réforme drastique de la santé va
encadrer les prescriptions médicales en cancérologie et bientôt,
dans la foulée, dans les autres spécialités pour qu’aucun
malade n’échappe aux nouvelles drogues aux prix astronomiques
« au nom de l’équité ! », leitmotiv des dirigeants qui
ne parlent que de justice quand ils nous enferment dans un
carcan administratif au service de la finance.
Selon le rapport de l’Institut national du cancer (INCa)
en 2010, en France, les dépenses d’anticancéreux récents 8
s’élevaient, dans les établissements publics et Espic (hors
secteur privé) à 1,04 milliard d’euros en 2009, soit 6,5 % de
plus qu’en 2008. La progression des dépenses impliquées par
ces molécules est, de loin, bien supérieure à celle de l’ensemble
des médicaments.
Continuerez-vous à croire que la prescription d’un mois de
crizotinib (Xalkori*) à 13 000 euros par mois par Pfizer soit
acceptable et que les pauvres laboratoires vont renoncer à la
recherche si ces prix délirants ne sont pas acceptés ? Xalkori*
a été approuvé par la FDA pour le traitement d’un type
de cancer du poumon : un potentiel mondial de ventes de
540 millions de dollars.
Avec ces drogues ciblées, les laboratoires doublent la
prescription du médicament d’un test de dépistage. La FDA


8. De la « liste en sus » des nouvelles thérapies ciblées. 91 % des coûts des
anticancéreux de la liste en sus se répartissent entre 10 molécules qui
représentent 61 % des coûts, voir supra.


a approuvé l’utilisation d’un test génétique9 qui permet l’identification
de l’anomalie ALK pour adaptation de la prescription
de crizotinib. Le coût annuel du traitement par patient sera
de 115 200 dollars, « un prix qui marque l’entrée du géant
Pfizer dans une stratégie de niche centrée sur des maladies
rares par leur incidence10 ». Le gain en survie prétendu est de 6
à 8 mois, mais on aurait pu obtenir d’aussi bons résultats avec
les traitements classiques.
Le monde de la santé est celui de l’argent et les Big Pharma
sont les valeurs refuges11.
Publicité et marketing conditionnent
médecins et patients à réclamer ces drogues miracles.
Le classement 2011 des dix premiers médicaments les plus
vendus dans le monde en 2010 est explicite : un montant total
dépassant 72,5 milliards de dollars. Les anticancéreux font
bonne figure :
Avastin : 6,98 milliards de dollars. Pourtant la FDA a
supprimé l’autorisation pour le cancer du sein qui avait fait sa
gloire mais il poursuit néanmoins sa folle percée. Herceptin* :
5,76 milliards de dollars (cancer du sein). Mabthera / Rituxan :
6,78 milliards de dollars et Remicade : 7,3 milliards de dollars
sont au coude à coude.
Le Plavix*, antiagrégant plaquettaire, dont chacun sait qu’il
n’était pas plus efficace que l’aspirine, rapportait 9,3 milliards
de dollars en vente mondiale à son fabricant, qui porte le deuil
en 2012 car son blockbuster va être fabriqué en générique.


9. Groupe Abbott.
10. Incidence : nombre de cas de maladies apparues pendant le temps
donné au sein d’une population, Le Robert.
11. Quelques exemples des ventes mondiales en 2010 Johnson & Johnson :
61,6 milliards de dollars ; Merck : 46 milliards de dollars ; Novarris :
50,6 milliards de dollars.


Ces quelques chiffres pourraient être multipliés à loisir et
couplés aux bénéfices boursiers de Big Pharma. Ils démontrent
que, comme le souhaitent les fondateurs des plans cancer
qui demandent un changement de paradigme à longueur de
rapports, nous avons effectivement changé de monde, subrepticement
et réellement. Nous sommes passés du monde de la
médecine au monde de la finance.
Viser des bénéfices de cette dimension justifiait d’y mettre
les moyens. En France, le plan cancer 2003-2007 fut abondé de
680 millions d’euros, le suivant (2009-2014) de 1,97 milliard
d’euros.
Analysons les résultats de cette inflation des dépenses
de l’État et de la Sécurité sociale qui financent ces plans et
montrons ce qui est déjà évident avec les chiffres sus cités.
Les bénéfices vont aux grands groupes et non aux patients.
Il est temps de le démontrer afin que le peuple informé puisse
reprendre le pouvoir confisqué.

CHAPITRE I

GENÈSE DU PLAN CANCER,
MYTHES ET RÉALITÉS

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L’homme microbiotique


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Ouvrage: L’homme microbiotique – Les secrets de l’intestin

Auteur: Debré Patrice

Année: 2015

 

 

Introduction
C’était l’hiver. Il neigeait sur la campagne tourangelle. La porte de
l’atelier où se trouvaient entreposées les toiles de mon père, le peintre
abstrait Olivier Debré, laissait pénétrer quelques flocons qui venaient
fondre au pied d’une immense toile rouge. Blanc et rouge, nature et
abstraction lyrique, les couleurs qui auraient dû jurer de leurs contrastes
étaient comme assourdies.
J’avais rencontré Madame M., jeune conservatrice, et la recevais ce
jour-là dans ce lieu isolé car elle recherchait une oeuvre pour une
exposition dont elle était commissaire. Son attention, son choix surtout,
s’était portée sur la toile, d’un rouge profond construit autour de grands
aplats, qui était adossée à la charpente de la pièce. Mais l’oeuvre avait un
défaut. Elle était recouverte d’une sorte de voile translucide blanchâtre,
une fausse membrane, comme une seconde matière qui cachait l’intensité
et les valeurs du rouge. La toile en paraissait terne. La mue qui s’était
installée endommageait l’oeuvre et lui faisait perdre tout éclat. La décision
de la conservatrice était pourtant prise : le tableau lui paraissait
indispensable à l’exposition à venir et il fallait le restaurer. Sans doute aije
esquissé alors un geste trop vague, car elle insista. La toile était trop
longue, trop grande, trop fragile aussi, pour être déplacée. Il fallait faire la

restauration sur place et elle s’en chargerait. Le froid, l’hiver, les jours
enneigés à venir, aucun de mes arguments ne la dissuada.
Lorsque je revins quelques jours plus tard, la toile était d’un rouge vif,
carmin, contrastant magnifiquement avec la campagne blanche. La
pellicule avait disparu. La conservatrice guettait mon approbation ; elle
devina ma surprise. « J’ai recouvert la toile de ma salive, centimètre par
centimètre », dit-elle. Les enzymes et les microbes de sa bouche, le
microbiote buccal, avaient fait le reste. J’appris que ce procédé était utilisé
de toujours par les artisans pour raviver les couleurs. Les pages à venir
montreront que la flore microbienne de nos tissus et muqueuses a aussi
d’autres vertus et défis, quelle que soit la part que lui doit cet exploit…
L’homme abrite dans l’intestin des milliards de microbes qu’il nourrit
de son alimentation. Ceux-ci en retour renforcent ses moyens de lutte
contre les autres germes, ceux qui sont à l’origine des infections, en
stimulant le système immunitaire, ou contribuent à la digestion. Chacun
profite ainsi de l’autre avec un bénéfice réciproque. D’autres microbiotes,
semblables sinon strictement identiques, peuplent la trachée, les bronches,
le vagin, la peau. Cependant le partenariat dépasse l’échange. Il est à ce
point indispensable à l’homme que nul ne peut survivre sans ces bactéries,
virus, ou champignons qui prolifèrent en nous grâce à une extraordinaire
symbiose. Les maladies infectieuses ont fait des microbes des êtres
nuisibles et dangereux. Ils nous sont pourtant indispensables. Mais cette vie
en partage, qui est le résultat d’un subtil équilibre, n’est pas sans danger
lorsqu’il est rompu : les germes commensaux peuvent devenir néfastes.
Obésité, cancer, troubles du comportement ou allergie leur sont aussi
récemment rapportés lorsque le comportement ou la composition du
microbiote sont modifiés.
La connaissance du microbiote est faite de découvertes disparates et
fragmentées. Ce livre présente pour la première fois les mille et une
facettes de la vie en commun de l’homme et des microbes, qui est une des

plus fascinantes énigmes de l’histoire du vivant. Tenter d’en révéler
quelques-uns de ses aspects, c’est entrer au coeur du mystère, dévoiler que
l’homme n’est pas seul mais doit aux multitudes de micro-organismes qui
vivent pour lui et avec lui, d’avoir franchi les milliards d’années qui nous
séparent de leur première rencontre. Au-delà, il y a pour celui qui observe,
l’étrange, la fascinante aventure du système immunitaire qui se façonne et
se moule autour des signaux que lui procurent les germes, tolère ces
micro-organismes étrangers, mais réagit aux dangers qu’ils peuvent
induire. J’ai souhaité précisément apporter ce regard de l’autre, de
l’immunologiste, en éveil à ces multiples avancées des sciences de la vie et
de leur histoire, pour tenter de comprendre et de faire comprendre les
rapports de l’homme et des microbes qui le peuplent et sont indispensables
à la survie de cette étrange chimère.
Ce livre est construit autour des bienfaits et des risques de leur vie en
commun, de leurs menaces, des défis aussi. Avoir plus de bactéries en
nous que de cellules somatiques, celles qui composent nos organes, nous
oblige à quelques devoirs et avant tout à les connaître… Le début de
l’ouvrage reprend quelques-unes des notions qui sont utiles pour
comprendre ce partenariat entre hommes et microbes qui font de la
bactérie le héros du livre, même si l’homme en tourne les pages. Cette vie
en partenariat peut paraître une étrange nécessité pour tous ceux qui lisent
ou vivent chaque jour les risques d’Ebola et les perspectives des
nombreuses autres épidémies qui menacent la planète. C’est pourtant ainsi.
Les microbes sont ambivalents : tantôt ils nous menacent et nous
détruisent, tantôt ils nous aident à vivre. Leur finalité est peut-être
l’association durable, les maladies et morts qu’ils nous infligent ne sont
sans doute que des états intermédiaires, des circonstances passagères qui
préexistent à une intégration pacifique. Le mutualisme, le commensalisme
des microbes qui vivent en nous ne sont-ils pas l’étape ultime, un partage
des richesses, l’entente cordiale après la fin des combats ? Ainsi les

germes les plus virulents s’atténuent et deviennent chroniques. À trop
vouloir détruire, les microbes ne peuvent survivre.
Un destin qui illustre une telle évolution est celui d’un rétrovirus qui
attaque les koalas d’Australie depuis une centaine d’années. Les chercheurs
ont fait à leur propos une série de découvertes étonnantes. Dans certains
cas il donne des leucémies qui déciment ces animaux. Mais chez certains le
rétrovirus est totalement intégré au génome et se transmet sans dommage
par les cellules germinales, de sorte qu’il n’est dangereux que pour une
partie des marsupiaux. Pour les uns, il est un risque mortel, pour les
autres, un bénéfice évolutif. Tout semble indiquer que ces animaux sont le
témoin des différentes étapes, en temps réel, depuis l’interaction féroce
entre le virus exogène et l’hôte, suivie de l’épidémie meurtrière, puis du
partenariat symbiotique, et enfin de la fusion des deux génomes, avec un
nouvel héritage génétique qui est la somme des deux génomes 1. Le
microbiote de l’homme partage de même avec son hôte bénéfice et risque.
Les mitochondries, petits organites de nos cellules, dont on pense qu’il
s’agit de bactéries ancestrales qui vivent en symbiose, ou encore les
rétrovirus intégrés à nos génomes sont sans doute les premières formes de
mutualisme entre l’homme et les microbes. Mais il est probablement
indispensable que tout ne soit pas intégration et que la symbiose entre
organismes distincts, sinon distants, puisse continuer d’exister pour
favoriser la biodiversité.
On peut ainsi regarder l’évolution des espèces, non par le seul biais de
la dynamique décrite par Darwin, qui va de la racine aux extrémités des
embranchements, mais sous l’angle de l’union d’organismes différents, de
génomes disparates évoluant pour leur propre compte, mais que la
symbiose sélectionne pour un avantage évolutif de l’ensemble. La science
découvre chaque jour les innombrables ramifications de la vie des
microbes partagées avec l’homme. Mieux connaître la symbiose de
l’homme et des microbes, est sans doute, tout autant que la lutte contre les

infections, le moyen d’affronter les périls à venir. L’environnement de nos
muqueuses, les sueurs et odeurs de l’homme sont une proie et une
conquête pour ce monde des microbes qui recycle la vie, mais c’est aussi
une vie en nous au bénéfice de notre condition humaine, sans laquelle nous
ne pourrions exister.

 

CHAPITRE PREMIER
Ces microbes qui nous gouvernent

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Les nouveaux remèdes naturels


  

Ouvrage: Les nouveaux remèdes naturels

Auteur: Pelt Jean-Marie

Année: 2001

 

 

Quand la nature guérit…

Partout dans le monde la recherche de nouvelles plantes actives bat son plein. Chaque année, des milliers d’entre elles subissent par exemple des tests systématiques afin de tenter de mettre en évidence chez elles des propriétés anticancéreuses ou antisida. Ces tests sont notamment effectués aux États-Unis dans le cadre du National Cancer Institute.

Pas moins de 36 000 extraits ont ainsi été testés, parmi lesquels cent vingt-trois espèces ont manifesté in vitro une certaine activité sur le VIH. Sur ces dernières, deux ont fourni des molécules actives, actuellement en phase d’évaluation clinique, ultime étape avant la mise sur le marché d’un nouveau médicament. L’une d’elles, la michellamine-B, provient des feuilles d’une liane camerounaise 1. D’autres, les calanolides, sont isolées à partir d’un arbre originaire de Malaisie 2.
Qui eût jamais songé que cet arbre extrêmement répandu en lisière des plages tropicales, et qui avait déjà fourni à la cosmétologie une huile appréciée, s’inscrirait un jour au « top niveau » dela recherche contre le sida ?
D’autres espèces repérées pour leurs propriétés antivirales font également l’objet de
recherches intenses, quoique moins avancées. Rappelons néanmoins que l’ AZT, premier
médicament du sida, aujourd’hui obtenu par synthèse, fut initialement fabriqué à partir du sperme de hareng…
Par ces exemples empruntés à la thérapeutique d’une maladie grave et récente, on voit le
poids important que représentent les substances naturelles dans les stratégies thérapeutiques en cours d’évaluation. Quant à la prévention du sida, est-il besoin de souligner qu’elle recourt aux préservatifs en latex, autre substance d’origine naturelle. Ainsi la nature est-elle fortement sollicitée face à une maladie qui mobilise désormais des milliers de chercheurs à travers le monde.

Pour le cancer, des scénarios analogues sont déployés ; mais, ayant débuté beaucoup plus tôt, les recherches ont d’ores et déjà abouti à la diffusion de plusieurs médicaments importants.
Ainsi la nature est-elle sollicitée, et ce, depuis la nuit des temps, pour fournir à l’homme des armes thérapeutiques que les progrès de la recherche rendent de plus en plus sophistiquées.

La première moitié du xxe siècle fut largement consacrée à la mise au point de médicaments de synthèse. L’on pensait alors que ceux-ci finiraient par remplacer peu à peu toutes les vieilles préparations à base de plantes qui, dans leurs flacons ou leurs bocaux, faisaient le charme des officines d’autrefois. Mais la découverte de la réserpine au début des années 50 allait infléchir ce scénario. Cette molécule issue d’un arbrisseau de l’Inde (Rauwolfia serpentina) révéla des propriétés « tranquillisantes », selon le terme inventé par F. Youkman et qui désigne aujourd’hui la vaste série des benzodiazépines. Elles justifiaient l’usage courant des racines de cette plante
que Gandhi, dit-on, consommait chaque soir sous forme d’infusion. On s’interrogea alors sur les trésors que devaient recéler les pratiques traditionnelles des divers continents qui, en matière thérapeutique, avaient largement recours aux plantes. On entreprit donc de les explorer.

Mais, le « progrès » pénétrant partout, y compris dans les milieux et les ethnies les plus
isolés, le savoir des chamans, des tradipraticiens et autres guérisseurs est de moins en moins transmis aux jeunes générations « branchées » sur leurs transistors jusqu’au fin fond des jungles les plus reculées. Et l’étrange phénomène qui, par une révolution dont on n’a sans doute pas encore mesuré toutes les conséquences, fait des enfants de ce siècle les formateurs de leurs parents, et non plus l’inverse, s’étend désormais à l’ensemble de la planète. De sorte que « ceux qui savent » disparaissent sans transmettre leur savoir à leurs descendants. Des pans entiers de la connaissance basculent ou risquent ainsi de disparaître dans l’oubli et l’on conçoit d’autant
plus la validité d’une jeune discipline, l’ethnopharmacologie, qui s’emploie à sauvegarder ces savoirs ancestraux. Par là sont aujourd’hui repérées, répertoriées et consignées partout dans le monde des plantes réputées actives et dont il appartient à la science moderne de préciser les propriétés et les usages – une tâche à laquelle s’emploient d’innombrables laboratoires publicsou privés.
Plus récemment, l’irruption du génie génétique a imprimé un nouvel élan à l’effort de
prospection. On a vu de grandes multinationales effectuer des collectes de plantes censées contenir des gènes intéressants, susceptibles d’être réutilisés sous forme de plantes transgéniques. Ces entreprises – Monsanto à leur tête – ont ainsi entrepris d’écumer littéralement la planète, passant au peigne fin les jungles les plus hostiles. Les modes d’approche varient, mais relèvent toujours de trois types de stratégie : le premier vise à récolter systématiquement toutes les plantes rencontrées dans les milieux prospectés, comme on le fit voici plus de trente ans pour la recherche de nouveaux « anticancéreux » ; le second s’appuie sur des recherches
ethno-pharmacologiques effectuées à partir du savoir des guérisseurs, souvent abusivement approprié, au demeurant, sans que ces derniers ou leurs ethnies en tirent en retour quelque bénéfice que ce soit ; le troisième vise à limiter la collecte aux seules plantes appartenant à des « familles phares » connues pour leur richesse en molécules pharmacologiquement actives. Les chances de tomber sur une molécule intéressante s’en trouvent du coup accrues.
Ces trois types de prospection sont souvent menés simultanément et doivent être considérés comme complémentaires. Ainsi l’approche ethnopharmacologique, quoique plus lente et exigeant de solides connaissances en ethnologie, permet d’augmenter significativement le rythme des découvertes, comme le montrent les recherches effectuées par Mickael Balick
auprès des guérisseurs du Belize. Il signale que sur cent trente et une espèces recueillies auprès de ceux-ci, quatre se sont révélées de puissants agents de relaxation des muscles vasculaires, manifestant par conséquent des propriétés hypotensives. En revanche, sur un nombre égal d’espèces récoltées au hasard, aucune n’a produit d’effet comparable.
Ce travail de terrain accompli, l’aventure se poursuit au laboratoire : les progrès de la chimie extractive et de la chimie de synthèse permettent d’obtenir rapidement les molécules contenues dans ces plantes, d’en déterminer la structure, de les reproduire si possible par synthèse, et de tester leurs activités pharmacologiques. Puis ces molécules sont copiées et des homologues de synthèse voient le jour en vue d’améliorer leurs performances thérapeutiques ou de diminuer leurs effets secondaires indésirables. Ainsi s’accumulent des banques de molécules très fournies dont les réserves sont puissamment démultipliées par les techniques modernes dites de « synthèse combinatoire », celles-ci conduisant à la fabrication automatisée par robot de milliers
de substances artificielles voisines d’un modèle dont elles ne diffèrent que par quelques menues modifications. Ces molécules sont ensuite soumises à des tests pharmacologiques, eux-mêmes robotisés à grande échelle. Bref, les molécules présentes dans les plantes et leurs analogues synthétiques sont soumises à des robots sommés de faire connaître dans les plus brefs délais l’éventuel intérêt pharmacodynamique révélé par tel ou tel test.
Des milliers et des milliers de plantes ont ainsi été disséquées, analysées, testées, et leurs
molécules synthétisées sans que beaucoup d’entre elles aient pour autant émergé en
thérapeutique. Seules quelques dizaines de molécules et donc quelques dizaines de plantes ont réussi à survivre à ces impitoyables screenings qui laissent en chemin une infinité de végétaux rejetés ou de molécules orphelines : soit que n’aient pas été confirmés lors des essais cliniques les espoirs suscités par les essais pharmacologiques ; soit encore que la synthèse des molécules étudiées soit difficile et coûteuse et que leur culture apparaisse parallèlement comme aléatoire ; soit enfin que par leurs effets elles ne réussissent pas à se hisser à un niveau de « service médical » suffisant qui leur ferait dominer la plupart des médicaments existants sur le marché dans la même classe pharmacologique. Car la compétition en la matière est d’autant plus sévère
que des médicaments plus performants voient sans cesse le jour, rendant la concurrence de plus en plus vive et parfois… sauvage !
Beaucoup d’espèces végétales dont il sera question ici – comme le ginkgo, le ginseng ou le
millepertuis… – n’ont pas encore livré la totalité de leur composition chimique. Si leurs effets pharmacologiques et cliniques ont pu être démontrés par des tests appropriés, les molécules responsables de ces activités restent encore partiellement inconnues. Dès lors, il est nécessaire d’avoir recours à des extraits aux multiples composants. Or il est difficile, pour de tels extraits,
d’obtenir une autorisation de mise sur le marché, les États-Unis privilégiant la molécule
chimiquement définie et l’Europe n’étant pas loin de les suivre. Autant dire que les chances d’émerger, pour une plante dont les effets sont incontestables mais dont la composition demeure mystérieuse, sont pratiquement nulles…
Pourtant, un public de plus en plus large a recours aujourd’hui aux médicaments naturels. Les officines regorgent de gélules en tout genre, d’ailleurs souvent disponibles en d’autres points de vente, notamment dans la grande distribution. Si la qualité pharmacologique de ces médicaments peut parfois être mise en doute, il n’empêche qu’ils témoignent d’un appétit des consommateurs que les professionnels de la santé ne sauraient ignorer. Il nous a toujours semblé que, pour bon nombre de ces produits, un effort de moralisation s’imposait, en particulier une rigoureuse évaluation scientifique de leurs effets afin d’éviter à des consommateurs confiants les déboires d’une médication insuffisamment active et aux propriétés parfois discutables.
À l’heure où les progrès scientifiques et technologiques en matière de médicaments vont bon train, il nous a paru utile d’évoquer les grandes tendances qui se dessinent aujourd’hui en ce domaine des médicaments issus de la nature : extraits ou molécules déjà sur le marché ou susceptibles d’y figurer dans les années à venir en raison des tests pharmacologiques et cliniques en cours. Certes, il est actuellement de bon ton de nous rebattre les oreilles avec les miracles annoncés de la thérapie génique, censés finir par ravaler au magasin des accessoires tous les médicaments classiques. S’il est hors de question de nier les espérances justifiées que peut faire
naître le génie génétique appliqué au monde du médicament, il faut néanmoins bien se souvenir que les espoirs suscités par les thérapies géniques ne pourront se concrétiser que dans un avenir plutôt lointain et largement aléatoire, les déboires ayant jusqu’ici été en ce domaine plus nombreux que les succès…
D’autres voies radicalement nouvelles se présentent encore à nous, comme les médicaments issus des êtres peuplant le milieu marin ou du venin des animaux. Dans ces deux domaines fortement prospectifs, la recherche s’annonce prometteuse. Mais l’on s’intéressera aussi à des plantes jusqu’ici écartées du domaine thérapeutique en raison des dégâts désastreux qu’engendre
le mauvais usage qu’on en fait, mais qui sont pourtant aujourd’hui candidates à devenir des médicaments : tel est le cas, par exemple, du tabac ou du cannabis. On s’interrogera aussi sur l’avenir des antibiotiques, de moins en moins efficaces, confrontés qu’ils sont à des résistances bactériennes de plus en plus fréquentes. Cette arme formidable de la médecine va-t-elle s’émousser ? Saura-t-on éviter les décès par septicémie, de plus en plus fréquents dans les hôpitaux où se concentrent désormais des souches bactériennes résistant à tous les antibiotiques ? Quelles perspectives de renouveau en ce domaine où la recherche bat aussi son plein ?
Autant de questions qui font aujourd’hui l’actualité du médicament. À une bonne part d’entre elles, en tout cas, les réponses nous viendront de la nature.
Il est difficile d’évaluer avec précision la part des médicaments d’origine naturelle dans la thérapeutique mondiale. Celle-ci est estimée à 40 ou 50 % des médicaments mis sur le marché.
Parmi ceux-ci, les deux tiers proviennent de plantes, 5 à 10 % d’animaux, 20 à 25 % de microorganismes.
Si l’on y ajoute les molécules directement inspirées de modèles naturels mais
légèrement modifiées par synthèse, le chiffre global des remèdes naturels ou directement inspirés de la nature s’élèverait à environ 60 % de l’ensemble des médicaments actuellement utilisés.

Comme on le voit, la nature n’a vraiment pas dit son dernier mot !


1 Ancistrocladus korupensis.
2 Calophyllum inophyllum.


CHAPITRE PREMIER
Quand l’aspirine retrouve une nouvelle jeunesse…

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Enzymes et nutrition


pdfarchive.info

  Victor Ordonez
Auteur : Ordonez Victor
Ouvrage : Enzymes et nutrition
Année : 2014

 

 

AVIS LEGAL LES REFERENCES SCIENTIFIQUES DE CE TEXTE ON ETE OBTENUES PRINCIPALEMENT DE PubMed.gov, “THE US NATIONAL LIBRARY OF MEDICINE”, UNE ENTITE APPARTENANT A “THE NATIONAL INSTITUTES OF HEALTH” DU GOUVERNEMENT DES ETATS UNIS D’AMERIQUE. LES IDEES PRESENTEES DANS CE TEXTE COMPROMETTENT UNIQUEMENT A SON AUTEUR ET SONT SEULEMENT CONÇUES POUR DONNER DES RECOMMANDATIONS POUR UNE ALIMENTATION SAINE. AUCUNE PARTIE DE CE TEXTE PEUT ETRE CONSIDEREE COMME UN REMPLACEMENT OU SUBSTITUTION DE MEDICAMENTS, DE TRAITEMENT MEDICAL OU DE CONSEIL MEDICAL.

 

1 NUTRIMENTS ESSENTIELS

 

“Que ton alimentation soit ta première médecine et que ta première médecine soit ton alimentation”.
Hippocrate (460 – 351 avant J.C.)

 

Hippocrate est considéré comme le père de la médicine moderne. La tradition nous raconte qu’Hippocrate appartenait à une illustre famille de prêtres médecins appelée Asclépiades. Ces médecins travaillaient dans les temples d’Asclépios, le Dieu de la Médicine. Apparemment, dans sa jeunesse, Hippocrate visita l’Egypte ou il a pu connaitre les travaux médicaux que la tradition attribue à Imhotep, un savant égyptien qui vécut trois siècles avant JC et qui est considéré comme le fondateur de la médicine égyptienne et auteur du texte plus antique qui a été découvert sur chirurgie du trauma.
A Hippocrate aussi l’est attribuée une autre phrase fameuse dans la science de la nutrition:

“Nous sommes ce que nous mangeons.”
Si nous sommes ce que nous mangeons, qu’est-ce que nous devons manger pour être sains?

Le corps humain est formé par des cellules, celles-ci de son côté, forment des tissus. Les tissus forment des organes qui component les systèmes qui maintiennent le corps vivant. Dans ce sens, chaque une des cellules de notre corps a besoin d’un ensemble de substances provenant de l’extérieur pour pouvoir développer convenablement ses fonctions vitales. Les substances provenant de l’extérieur sont absorbées par les cellules et transformées en autres substances pour l’obtention d’énergie ou de constituants cellulaires dont la cellule a besoin pour maintenance, réparation ou reproduction.
A la science de la nutrition, ces substances qui viennent de l’extérieur et dont la cellule a besoin pour des buts énergétiques, de maintenance, réparation ou reproduction sont appelées nutriments.
Les nutriments sont des éléments ou des composés chimiques nécessaires pour le métabolisme d’un être vivant. C’est à dire, les nutriments sont quelques-unes des substances présentes dans les aliments et qui participent activement dans les réactions métaboliques pour maintenir les fonctions d’un organisme.
Il existe plusieurs classifications pour les nutriments. Une première classification est faite sur la base de si un nutriment en particulier peut être élaboré par l’organisme ou doit être exclusivement pris de l’extérieur. C’est-à-dire un nutriment essentiel ou un nutriment non-essentiel.
Un nutriment essentiel correspond donc à une substance qui doit être obtenue à partir des aliments parce qu’elle ne peut pas être synthétisée par le corps. Les nutriments essentiels nécessaires pour le corps humain sont les suivants :

1. Carbohydrates,
2. Protéines
3. Lipides
4. Eau

5. Vitamines
6. Minéraux
7. Enzymes

Les groupes de nutriments présentés peuvent aussi être classifiés en macronutriments et micronutriments. Les macronutriments incluent le groupe des carbohydrates, des protéines, des lipides et de l’eau. Les micronutriments comprennent les vitamines, les minéraux et les enzymes, tous lesquels sont nécessaires en petites proportions avec relation aux macronutriments.
Les vitamines sont essentielles pour les fonctions métaboliques du corps et de chacune de ces cellules. Les vitamines – de même que tous les nutriments – sont employées à l’intérieur du corps humain grâce à l’activité des enzymes. Il en existe deux types de vitamines : les vitamines liposolubles (vitamines A, D, E y K) et les vitamines hydrosolubles (solubles en eau: vitamines du complexe B et vitamine C).
L’être humain a désormais besoin d’une vingtaine de minéraux qui s’incorporent au organisme, peut être en combinassions organiques ou en forme de sels minéraux. Les éléments minéraux interviennent directement dans la consolidation du squelette et des dents, font partie du sang et des tissues doux (comme le cerveau), et régulent aussi l’équilibre des liquides dans l’organisme, les réflexes musculaires et le rythme cardiaque.
Une consommation inappropriée de n’importe quel nutriment essentiel, mais surtout de ceux qu’on appelle micronutriments donne lieu aux maladies appelées CARENCIELLES.
Par exemple, beaucoup de gens ont commencé à considérer les graisses comme un nutriment « mauvais », mais il faut comprendre que étant un nutriment essentiel, elles sont nécessaires pour l’organisme. Les graisses ou mieux, ses composants constitutifs: les acides gras, sont employés par le corps pour l’obtention d’énergie, pour la synthèse cellulaire et come véhicule pour l’absorption de vitamines liposolubles essentielles comme sont les vitamines A, D, E, et K.
On peut inférer qu’une personne qui ne consomme pas des graisses ou qui a un mauvais métabolisme des graisses, va avoir aussi une déficience importante des vitamines liposolubles, donnant lieu à des symptômes de MALADIE CARENCIELLE, parmi lesquels nous pouvons retrouver les suivants:
Carence de vitamine A: Une carence alimentaire en vitamine A, affecte surtout les yeux et peut conduire à la cécité. La xérophtalmie ou sécheresse des yeux est le terme qui recouvre les différents effets de la carence. La carence en vitamine A : a) affecte aussi d’autres organes et contribue à augmenter la mortalité des enfants, surtout en cas de rougeole ; b) augmente la fréquence et la gravité des infections ; c) fragilise les différents épithéliums, en plus de l’oeil ; d) est associée à un risque plus élevé de certains cancers, notamment du côlon ; et finalement, e) la carence peut poser des problèmes de la croissance et de stérilité. Les manifestations plus graves du déficit en vitamine A affectent les jeunes enfants et aboutissent à une cécité par destruction de la cornée. On appelle quelquefois cet état « kératomalacie ».
Carence de vitamine D: La vitamine D intervient dans l’absorption du calcium et du phosphore aux intestins, ainsi que dans leur réabsorption par les reins ; pour autant elle diminue le risque d’ostéoporose. Une carence en vitamine D : a) provoque une faiblesse et des douleurs musculaires ; b) à un stade avancé, peut produire une ostéomalacie chez l’adulte et un rachitisme chez l’enfant ; c) augmente le risque de fracture ; d) parait associée avec un risque plus important de cancer du sein, du tube digestif et de la prostate ; e) la carence serait aussi associée avec un risque plus important de maladies cardio-vasculaires. Au cours de la grossesse, la carence en vitamine D présente plusieurs conséquences chez la femme enceinte : risque accru de pré-éclampsie, de petit poids de naissance et de vaginose bactérienne.
Carence de vitamine E: Chez l’adulte, la carence peut se manifester avec des troubles de la reproduction; possibilité de réduction de la durée de vie des globules rouges et une hémolyse (destruction) excessive de ces globules rouges, entraînant une anémie dite hémolytique; dégénérescence spino-cérébelleuse caractérisée par des troubles de la station debout; faiblesse musculaire et perte de réflexes; troubles neurologiques; troubles cardio-vasculaires; altération de la rétine entraînant une diminution de la vision; vieillissement prématuré de la peau; et une sensibilité accrue aux infections. Une carence en vitamine E lors de la grossesse pourrait avoir comme conséquence la naissance d’enfants morts-nés ou des nouveaux-nés atrophiés.
Carence de vitamine K: Le manque chronique en vitamine K est impliqué dans diverses pathologies, notamment dans la calcification des artères, dans l’ostéoporose, dans les leucémies, dans la formation et la prolifération des cellules cancéreuses ainsi que dans leur mobilisation, et aussi, dans la perte du contrôle des états inflammatoires. En autre, la carence avancée en vitamine K peut entraîner des saignements. Les signes peuvent être mauvaise coagulation sanguine; saignement de la gencive, du nez, dans l’urine, etc.; durée de saignement plus longue quand vous vous coupez; contusions faciles; anémie et finalement, des os faibles et fragiles.
On peut ainsi établir comment la carence d’un macronutriment (acides gras) donne lieu à une importante insuffisance de micronutriments, spécifiquement des vitamines liposolubles. Beaucoup de personnes qui se considèrent saines, peuvent avoir divers dégrées de carence nutritionnelle qui possiblement ne se manifestent pas comme un cadre cliniquement défini, mais qui se constitue en un état de santé plus ou moins déficitaire.
La découverte du rôle des vitamines dans la nutrition humaine est plutôt récente. En 1929, deux scientifiques, Christiaan Eijkman, médecin hollandais et Frederick Hopkins, biochimiste anglais, ayant établi qu’aucun animal ne pouvait pas vivre seulement à partir d’une ration de protéines, graisse et carbohydrates pures, même si celles-ci étaient données en excès, déduisent qu’il y en avait d’autres components vitaux dans la diète et qui sont nécessaires en petites quantités. Tous les deux ont reçu le Prix Nobel de Médicine pour la découverte des vitamines.
Les vitamines ont commencé à être identifiées pendant le deuxième quart du siècle passé. Comme résultat de plusieurs études, l’humanité conçu la guérison d’un certain nombre de maladies carencielles classiques comme le rachitisme (déficience de vitamine D), le scorbut (déficience de vitamine C), la pellagre (déficience de vitamine B3 – niacine) et le béribéri (déficience de vitamine B1).
La dernière vitamine découverte fut la vitamine B9, aussi appelée acide folique. Le folate est nécessaire pour la production et le maintien de nouvelles cellules, pour la synthèse des acides nucléiques (ADN et ARN), et aussi pour éviter les changes à l’ADN, c’est-à-dire pour la prévention du cancer. Le folate est spécialement nécessaire pour la fabrication d’érythrocytes et de leucocytes. La carence de folate produit anémie, fatigue, faiblesse et difficulté pour se concentrer (Rosenberg, 2012; Butterworth, 1993).
En 1920, les chercheurs considéraient déjà que la carence de folate et l’anémie correspondaient à la même maladie. En 1931, la scientifique Lucy Wills démontra que l’anémie pouvait être arrêtée en consommant de la levure de bière. Quelques années plus tard, en 1941, on a découvert que l’agent thérapeutique de la levure de bière était le folate et que celui-ci pouvait être obtenu aussi en consommant des épinards. En 1960, les études finiront par démontrer une corrélation très étroite entre la carence de folate aux diètes de femmes enceintes et l’apparition de défets du tube neural auprès de nouveaux-nés (Santé – Canada, 2014 ; Suárez-Obando et al, 2010).
Le dernier nutriment qui doit être tenu en compte à la pratique et dans les textes actualisés de nutrition correspond aux enzymes. Cet argument a été exposé par le Dr. Howard F. Loomis dans son livre “Enzymes: The Key to Health” publié en 2005. Du même, l’idée de classer les enzymes come un nutriment essentiel a ses racines sur les recherches et travaux du Dr. Edward Howell. Les idées du Dr. Howell sont présentées dans les livres “Enzymes for Health and Longevity » (Howell, 1980) et « Enzyme Nutrition » (Howell, 1985).

 

Ce livre est au sujet de l’importance des enzymes dans la nutrition et de son rôle à la prévention d’un grand nombre de maladies qui cliniquement peuvent s’associer avec la déficience d’enzymes métaboliques. Etant donné l’importance des enzymes dans la nutrition humaine, il est difficile de comprendre pourquoi ce sujet n’a pas encore été traite d’une manière plus directe par le milieu scientifique et médical. Il est très important de comprendre que les enzymes sont de protéines de travail, sans lesquelles ne peuvent pas se produire les réactions d’absorption et métabolisme de tous les autres nutriments.

 

BIBLIOGRAPHIE
Butterworth CE Jr. (1993); “Folate status, women’s health, pregnancy outcome, and cancer” J Am Coll Nutr.; 12(4):438-41. Review.
FAO – FOOD AND AGRICULTURE ORGANIZATION OF THE UNITED NATIONS. “Human Vitamin and Mineral Requirements. FAO Corporate Document Repository. http://www.fao.org/docrep/004/y2809e/y2809e0f.htm
Howell, E. (1985); “Enzyme Nutrition”; Library of Congress Cataloging-in-Publication Data, USA
Howell, E. (1980); “Enzymes for Health and Longevity”, Omangod Press, Woodstock Valley, Connecticut, U.S.A.
Loomis, H. F. (2005); “Enzymes: The Key to Health, Vol. 1 (The Fundamentals)”; Publisher: Grote Pub (August 2005). USA.
Rosenberg IH. (2012); “A history of the isolation and identification of folic acid (folate). Ann Nutr Metab.; 61(3):231-5.
Santé – Canada (2014) ; «Vie Saine: L’acide folique et les anomalies congénitales» ; http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/iyh-vsv/med/folic-folique-fra.php#la; Gouvernement du Canada.
Suárez-Obando, F., Ordóñez-Vásquez, A., Zarante, I (2010); “Defectos del Tubo Neural y Ácido Fólico: Patogenia, Metabolismo y Desarrollo Embriológico. Revisión de la Literatura”; Rev Colomb Obstet Ginecol; 60:49-60.

 

2 QU’EST CE QUE SONT LES ENZYMES?

Les enzymes correspondent à un groupe spécial de protéines. Dans ce sens, toutes les enzymes sont des protéines, mais toutes les protéines ne sont pas des enzymes. Par exemple, parmi les divers groupes de protéines que nous trouvons aux corps humain, il y a les protéines structurales qui se joignent entre elles pour former une structure plus grande, comme peut être un tissu ou un organe. Un autre groupe de protéines correspond à un des principaux outils du système immunitaire: les anticorps. Quelques hormones ont une nature protéinique, tel que l’insuline et le glucagon (qui régule les niveaux de glucose au sang), ou les hormones ségrégées par l’hypophyse, comme celle de la croissance ou la calcitonine (qui régule le métabolisme du calcium).
D’une manière générale, on peut dire que les protéines sont des polymères ayant un grand poids moléculaire et étant constitués par des unités structurelles appelés aminoacides. D’une manière particulière, les enzymes sont des protéines qui accélèrent ou catalysent toutes les réactions biochimiques qu’on lieu à notre planète. Les enzymes sont présentes tant au royaume animal comme au royaume végétal. Toutes et chaque une des réactions biologiques a notre planète sont assistées par quelque enzyme.
Pour que le lecteur puisse apprécier le merveilleux monde des enzymes, voici quelques exemples très intéressants:
Les plantes sont des organismes photosynthétiques qui emploient l’énergie de la lumière pour fabriquer des carbohydrates en forme de glucose. Ce glucose peut ensuite être employé pour des besoins d’énergie. De façon que l’on peut définir la photosynthèse comme un processus par lequel l’énergie solaire est retenue aux liens chimiques de la molécule de glucose pour être employée au nécessaire.
Cette transformation de l’énergie solaire en énergie chimique est faite par une série complexe de réactions biochimiques dans lesquelles la réaction clé correspond à la fixation du dioxyde de carbone atmosphérique à une forme organique pour entreprendre la synthèse des molécules de glucose. C’est-à-dire, les atomes de carbone nécessaires pour la fabrication de glucose sont obtenus du CO2 atmosphérique. Cette importante étape de la photosynthèse est catalysée par une enzyme appelée ribulose-1,5-bisphosphate carboxylase/oxygénase, ou en abrégé RuBisCO. Cette enzyme est considérée très lente parce qu’elle catalyse uniquement trois molécules par seconde, si on la compare avec des autres réactions enzymatiques qui peuvent aller d’un ordre de 1,000 à 6,000 fois par seconde.
On peut considérer que étant la photosynthèse, la principale réaction biochimique a notre planète et tenant compte de sa lente vélocité de réaction, l’enzyme RuBisCO doit être l’enzyme plus abondante a notre planète.
A un autre exemple, nous savons de la grande disposition de quelques serpents à se nourrir de proies qui les supèrent en grandeur. Les jus gastriques des serpents ont un pH très acide, ce qui permet de digérer jusqu’aux os des proies. Mais aussi, les serpents poissonneux emploient leur venin pour hydrolyser les tissus de ses victimes avant que les jus gastriques entrent en action, faisant une espèce de processus pré-digestif. Cette hydrolyse reptilienne est achevée avec l’aide de quelques enzymes, entre lesquelles on peut trouver phospholipase A2, phosphodiestérase, phosphomonoestérase, Laminoacide

 oxydase, et endopeptidases (protéases) (McCue, 2005). Alors, en continuant avec cet exemple, la phospholipase A2 détruit les globules rouges de la proie en brisant ses parois cellulaires. L’enzyme phosphodiestérase interfère avec le système cardiaque de la proie, diminuant la pression artérielle. Les enzymes aminoacide oxydase et les protéases sont employées pour la digestion des tissus de la proie, endommageant le tissu autour de la morsure et en produisant hémorragie, nécrose musculaire et eczéma.
Aux humains, mais aussi en d’autres animaux, l’enzyme alcool déshydrogénase est employée pour éliminer des alcools qui pourraient être toxiques. Quand on boit de l’alcool, celui-ci est dégradé dans le foie en deux étapes: en premier lieu, l’enzyme alcool déshydrogénase oxyde l’éthanol pour former acétaldéhyde. Alors, l’acétaldéhyde est converti, à l’aide d’une autre enzyme, l’acétaldéhyde déshydrogénase en acétate. La toxicité de l’alcool retombe donc principalement sur l’acétaldéhyde. Comme une conséquence de cette toxicité, le corps libère des hormones et de neurotransmetteurs, comme l’adrénaline et les catécholamines, respectivement, qui dilatent les vaisseaux sanguins, provocant le rougissement de la face et l’augmentation de la température de la peau. Une haute proportion des asiatiques d’origine Mongol ne peuvent pas produire l’enzyme alcool déshydrogénase à cause d’un défet génétique et pour autant ne peuvent pas métaboliser l’alcool. En théorie, une bonne dose de deux enzymes, l’alcool déshydrogénase et l’acétaldéhyde déshydrogénase avant de boire alcool peut aider à prévenir les mauvais effets de l’alcool connus comme la «gueule de bois».
La FAO défini un xenobiotique comme un composé chimique qui n’est pas produit par un organisme vivant; c’est-à-dire, il fait référence à un composé chimique fabriqué. A Wikipedia (France) on trouve qu’un xenobiotique est une substance présente dans un organisme vivant mais qui lui est étrangère: il n’est ni produit par l’organisme lui-même, ni par son alimentation naturelle. En général, un xénobiotique est une molécule chimique polluante et parfois toxique à l’intérieur d’un organisme, y compris en faibles voir très faibles concentrations. Deux cas typiques de xénobiotiques sont les pesticides, et les médicaments, en particulier les antibiotiques.
L’exposition prolongée à certains xenobiotiques toxiques peut produire des altérations métaboliques et génétiques qui compromettent la croissance cellulaire, le comportement et la réponse immunologique d’un individu. Heureusement, le corps humain est muni d’un puissant système de désintoxication appelé le Cytochrome P450.
Le Cytochrome P450 correspond à un groupe d’enzymes qui développent plusieurs types de réactions biochimiques comme mécanisme pour éliminer des substances toxiques. La réaction enzymatique plus simple peut être la de transformer des composés toxiques liposolubles en composés hydrosolubles, lesquels peuvent être plus tard conjugués avec d’autres molécules pour augmenter l’hydrosolubilité, afin de que le contaminant conjugué puisse être finalement éliminé par l’urine.
Les enzymes du Cytochrome P450 ont aussi la capacité d’oxyder ou réduire le cholestérol, les vitamines, les stéroïdes et d’autres substances d’origine pharmacologique. La plupart des enzymes de désintoxication se trouvent au foie. Mais on trouve aussi ces enzymes de désintoxication au coeur, aux vaisseaux sanguins, aux reins et aux poumons (Thum & Borlak, 2002; Fleming, 2001; Lock & Reed, 1998).
Toutefois, les enzymes ne sont pas restées à leur habitat naturel. Beaucoup des produits que vous achetez normalement au supermarché ont été élaborés avec des enzymes. Depuis plusieurs années, le principal marché pour les enzymes dites « industrielles » est celui des détergents en poudre lave-linge.

Normalement, les modernes détergents en poudre lave-linge contiennent une ou plusieurs types d’enzymes parmi lesquelles on trouve des protéases, des lipases et de cellulases.
Un autre marché très important pour les enzymes industrielles est celui des textiles. Pratiquement, toutes les vêtements faits en denim/jean (pantalons, chemises, jupes, vestes, etc.) sont prélavés avec des enzymes du type cellulases. Ce type d’enzymes est aussi employé à une dernière étape de la fabrication de chemises de marque.
Un de nouveaux marchés pour les enzymes industrielles est dans le domaine du recyclage du papier ou l’on emploi des enzymes pour le nettoyage de fibres appelées secondaires (recyclées) avant de sa conversion en nouveau papier. Une autre nouvelle application est à l’hydrolyse de matériaux végétaux au processus d’obtention des sucres simples pour fabriquer le combustible bioéthanol.
A l’industrie alimentaire, on emploie des enzymes pour fabriquer des compotes, du pain, de la bière (spécialement celles du type légères) et finalement pour éliminer le sucre lactose des laits.

 

BIBLIOGRAPHIE
FAO – FOOD AND AGRICULTURE ORGANIZATION OF THE UNITED NATIONS. Corporate Document Repository, “Glossary of biotechnology and genetic engineering”, http://www.fao.org/documents/show_cdr.asp?url_file=/docrep/003/X3910E/X3910E27.htm
Fleming I (2001); “Cytochrome P450 and Vascular Homeostasis”; Circulation Research, 89:753.
Lock EA, Reed CJ (1998); “Xenobiotic metabolizing enzymes of the kidney”; Toxicol Pathol. ; 26(1):18-25
McCue M.D. (2005); “Enzyme activities and biological functions of snake venoms”; Applied Herpetology; No. 2; 109-123.
Thum T. Borlak J(2002); “Testosterone, cytochrome P450, and cardiac hypertrophy”; The FASEB Journal; 16:1537-1549.
WIKIPEDIA The Free Encyclopedia; http://fr.wikipedia.org/wiki/X%C3%A9nobiotique

 

3 ENZYMES DANS LA NUTRITION

La découverte des enzymes et de son rôle à la nutrition a été faite en forme parallèle avec la découverte des vitamines et des minéraux. Vers 1930, quand les enzymes ont commencé à intéresser les chercheurs en biochimie, quelques 80 enzymes avaient été identifiées. Aujourd’hui, plus de cinq mille enzymes sont reconnues.
Possiblement, la première étude qui proportionne une indication sur l’important rôle des enzymes à la nutrition a été réalisée entre 1932 et 1942 par le Dr Francis Pottenger, Jr., en Monrovia, California (Pottenger, 1995). Pottenger fabriquait des extraits d’adrénaline et employait des chats pour prouver son efficacité. Bientôt, il s’aperçu de la précaire santé de ses animaux, son pauvre taux de survie post-opératoire et des symptômes généraux de dénutrition aux chatons qui naissaient.
Au début, Pottenger alimentait ses chats avec ce qui était considéré comme une diète de haute qualité nutritionnelle comprise par des déchets cuits d’abattoir (muscles et organes), lait cru et huile de foie de morue. Mais à mesure que plus de chats arrivaient pour être nourris, la capacité d’obtenir de la viande cuite du abattoir fut surpassée et Pottenger se vu obligé à recevoir des déchets de viande crue provenant d’une autre usine voisine d’emballage de viande.
Il parait que le préjudice des aliments crus a fait que Pottenger séparât le groupe de chats qui recevaient de la viande cuite y celui des chats qui recevaient de la viande crue. En peu de temps, les différences entre les deux groupes de chats furent très évidentes et ce fut à ce moment-là que Pottenger pris la décision d’entreprendre une étude plus contrôlée pour chercher à savoir pourquoi les chats nourris avec de la viande crue étaient beaucoup plus sains que ses semblables nourris avec de la viande cuite. Cette étude a inclus au moins 900 chats en quatre générations successives.
Son étude montra que les chats nourris avec de la viande crue étaient uniformes en son poids et son développement squelettique à chaque génération. Tout au long de sa vie, ces chats restaient résistants aux infections, aux puces et à d’autres parasites. En plus, ils ne montraient pas de symptômes d’allergie. En forme générale, ces chats étaient grégaires, amicales et prédictibles dans ses patrons de comportement. Ils se reproduisaient de manière homogène, génération après génération et les chats nouveau-nés montraient un poids approprié. Les malformations étaient moindres et les chattes avaient en moyenne cinq chatons par portée, qui étaient nourris par sa mère sans aucun problème.
Dans l’autre côté, a la première génération de chats nourris avec de la viande cuite, les félins montraient des symptômes de maladies dégénératives chroniques tels que allergies, asthme, arthrite – rhumatoïde et ostéo – ; cancer; des maladies du coeur; des maladies des reins, du foie et de la tyroïdes; des maladies dentales et finalement, ostéoporose.
La deuxième génération de chats nourris avec de la viande cuite montra les mêmes maladies, mais dans une forme plus sévère. La plupart des chats naissaient prématurément ou naissaient déjà malades. A la troisième génération, les chats nouveau-nés pouvaient à peine vivre pour quelques six mois. Après la quatrième génération, Pottenger n’a pas pu continuer son étude car les chats étaient infertiles et ne se reproduiraient plus. Également, ce groupe de chats donnait naissance à de portées très hétérogènes, avec des poids et des patrons squelettiques très variés. Ces animaux étaient aussi très irritables ; quelque femelles étaient difficiles à traiter; par contre, les mâles étaient excessivement dociles jusqu’au point qu’ils ne montraient aucune agressivité. L’intérêt sexuel de ces chats était nul ou bien ils montraient un comportement homosexuel. Il était commun d’avoir des avortements spontanés qui furent de l’ordre de 25 % à la première génération jusqu’à 70 % à la deuxième génération. Les livraisons étaient difficiles avec beaucoup de femelles mourant pendant le processus. Le taux de mortalité des chatons était aussi très élevé puisqu’un grand nombre naissait déjà mort ou bien, les chatons naissaient très faibles pour être nourris. Beaucoup de chattes avaient de plus en plus de difficultés pour tomber enceintes. En général, le poids moyen des chatons nouveaux-nés était un 20 % inférieur au celui des chatons nourris avec de la viande crue. La plupart des chats qui tombaient malades mouraient d’infections rénales, pulmonaires et des os.
En discutant ses propres résultats, le Dr. Pottenger pointait « malgré qu’on n’a pas voulu corréler les transformations qu’on a vu sur les animaux avec les malformations qu’on observe aux humains, la ressemblance est si évidente que ces observations parlent par si seules! ».
Comme une conclusion de cette étude, le Dr. Pottenger reportât l’existence de quelque facteur nutritionnel indéterminé et SENSIBLE A LA CHALEUR. Malheureusement, à cause de l’insuffisante connaissance sur les enzymes à l’époque, il n’a pas pu déduire directement que le facteur nutritionnel sensible à la chaleur correspondait aux enzymes.
Aujourd’hui, on sait bien que la viande crue contient un grand nombre d’enzymes, principalement des protéases et des lipases (Huang et al., 2011; Christensen et al., 2004; Schivazappa et al., 2002; Toldrá & Flores, 1998). En fait, les protéases de la viande crue sont les causantes de l’effet de maturation des viandes aux caves froides des restaurants. Aussi, quand nos grand-mères nous conseillaient de placer un morceau de viande rouge sur une partie enflammée de notre corps, c’était pour employer le pouvoir réparateur (anti-inflammatoire) des protéases de la viande crue.
Faisant un commentaire sur l’importante étude du Dr. Pottenger, mais aussi en partant d’une perspective évolutive, les chats sont faits pour développer son métabolisme à partir de la viande crue. C’est ce que font les félins sauvages. Le lecteur pourra donc comprendre que l’actualité de cette étude n’applique que seulement aux humains et aux chats, parce qu’il se reporte aussi des symptômes totalement similaires à nos chiens mascotte. A l’heure actuelle, l’incidence de maladies dégénératives chroniques en des chiens mascotte est suprêmement haute et en plus est en croissance. Spécifiquement, des cas de diabète, obésité, infections parasitaires et maladies dentales (Banfield Pet Hospital, 2011; German, 2006). Los chiens ont évolué de ses ancêtres loups –carnivores– et bien surement, le système immunologique d’un chien mascotte ne peut pas bien supporter la nourriture en pellet que l’on lui donne normalement.
Spécifiquement et avec relation au corps humain, les enzymes peuvent être classées en trois groupes : enzymes métaboliques, enzymes digestives et enzymes dietaires.
Le groupe plus nombreux appartient aux enzymes métaboliques, lesquelles opèrent dans tous et chacun des processus du corps, c’est-à-dire la respiration, la production de la voix, les mouvements musculaires, la concentration mentale, ainsi comme l’opération et maintenance du système immunologique. Un travail de première ligne de ces enzymes est l’élimination de toute substance étrange à l’organisme, comme par exemple, une substance toxique ou même cancérigène, un polluant, un plaguicide ou bien même, la fumée du tabac. La deuxième catégorie fait référence aux enzymes qui sont employées pour la digestion, la plupart produites au pancréas. Elles sont secrétées à travers des glandules vers le duodénum et son travail essentiel est d’hydrolyser les substances alimentaires pour améliorer l’absorption des nutriments. Il doit être établit qu’en quelque forme, les enzymes digestives appartiennent à la catégorie des enzymes métaboliques, mais ont fait cette distinction pour mieux comprendre le processus de la digestion et l’impact que les enzymes ont sur celui-ci.
La troisième catégorie, les enzymes dietaires, correspond aux enzymes que sont contenues dans les aliments. On peut établir que tous les aliments crus contiennent quelque type d’enzymes en variable quantité.
A ce point, il est important de comprendre une particularité évolutive de notre estomac: Le Dr. Howell (déjà nommé) reportait que tous les mammifères sont pourvus d’un estomac « pré-digestif », lequel il l’appelait « l’estomac des enzymes dietaires ». Selon Howard, l’estomac pré-digestif est placé à la partie supérieure de l’estomac physiologique. Cet estomac pré-digestif existe pour que les enzymes des aliments puissent développer une hydrolyse initiale de ses substances. Malgré le fait que certaines enzymes sont produites aux glandes linguales, telle que l’amylase et la lipase, quand on mange des aliments cuits, le travail de la prédigestion retombe exclusivement sur les enzymes métaboliques, lesquelles doivent être prêtées d’un autre organe ou système physiologique (possiblement le système immunologique). Donc, ces enzymes « prêtées » ne peuvent pas continuer à faire ses devoirs métaboliques et de nettoyage de l’organisme. Si cette situation se donne au large de la vie d’un individu, éventuellement il va commencer à avoir des symptômes de quelque maladie dérivée de cette carence alimentaire.
Cet estomac pré-digestif n’est pas bien connu en physiologie humaine. Néanmoins, la littérature médicale nous indique que cet estomac existe bien, pour autant son rôle ou sa fonction ne sont pas encore très clairs.
Les professeurs Hans Jorg Ehrlein et Michael Scheman (2006) du Département de Biologie Humaine de l’Université Technique de Munich en Allemagne expliquent que du point de vue fonctionnel, l’estomac peut être divisé entre le « réservoir gastrique » et la « pompe gastrique ». Ces deux sections sont aussi appelées l’estomac proximal et l’estomac distal. La fonction du réservoir gastrique est d’accommoder les aliments lors d’un repas, puis évacuer le digeste vers la partie inférieure de l’estomac, c’est-à-dire vers la « pompe gastrique ».
Au réservoir gastrique ou estomac proximal, le digeste est soumis à de contractions toniques et des ondes péristaltiques qui font agiter et mélanger son contenu au fur et à mesure qu’il est envoyé vers la pompe gastrique.
Collins et al. (1991) reportent que l’estomac proximal joue un rôle important sur le contrôle de la décharge d’aliment solide, pendant que l’estomac distal est important pour la décharge des aliments liquides. Les composants solides de l’aliment restent initialement dans le réservoir correspondant à l’estomac proximal.
Doran et al. (1998) ont trouvé que l’aliment solide peut rester déposé à l’estomac proximal jusqu’à trois heures après l’ingestion. Encore plus, ils reportent que jusqu’un vingt pour cent (20 %) de l’aliment solide peut demeurer au estomac proximal après deux heures de son ingestion.

Lorena et al. (2000) reportent que le temps pour vider un 50 % du contenu d’aliment solide du estomac proximal est de approximativement 34 minutes. En plus, on peut trouver un 20 % du contenu du estomac proximal quelque 100 minutes après son ingestion.
Il est bien certain que « l’estomac enzymatique » décrit par le Dr. Howell correspond à l’estomac proximal ou réservoir gastrique. Sa seule fonction connue est d’accommoder, agiter et mélanger les aliments digérés. De toute façon, on reconnait que cet estomac est fait pour faciliter la liquéfaction des aliments. Le processus de liquéfaction de l’aliment se ferait de manière très efficace avec les enzymes contenues dans les aliments crus.
En 1908, on a découvert au village de La Chapelle-aux-Saints en France, un squelette d’un individu appartenant à l’espèce Homo neanderthalensis. Il en résulta être un individu mâle âgé de 40 ans avec une anatomie caractérisée par une résorption avancée de l’os mandibulaire (indiquant une balance négative de calcium) et de signes avancés d’ostéoarthrite (Trinkaus, 1985). Les scientifiques ont estimé qu’il a vécu il y a quelques 60.000 années. Selon la science médicale, malgré que l’ostéoarthrite est la maladie plus commune des articulations et une des causes plus courantes d’incapacité, on ne connaît pas encore ses causes épidémiologiques (Das & Farooqi, 2008; Arden & Nevitt, 2006).
Comme on découvrira lors des prochaines pages, la cause initiale de l’inflammation arthritique est la déposition d’immunocomplexes antigène-anticorps sur les articulations. Ces immunocomplexes se forment initialement comme une réponse du système immunologique pour attraper et détruire une substance ou un corps antigène. C’est une opération bien normale du système immunologique. Néanmoins, quand la présence d’antigènes surpasse la capacité du système immunologique, on obtient une excessive formation d’immunocomplexes qui ne sont pas détruits et précipitent préférentiellement sur les articulations en causant ensuite l’inflammation du tissu a l’entourage.
Aujourd’hui, par compte des aliments cuits et pourtant dépourvus d’enzymes, une partie considérable des antigènes combattus par le système immunologique a une origine dietaire. L’apparition de l’arthrite à l’histoire de l’humanité se donne après que les hominides apprirent à employer le feu, du moins pour rôtir sa viande.

 

BIBLIOGRAPHIE
Arden N, Nevitt MC (2006); “Osteoarthritis: epidemiology”; Best Pract Res Clin Rheumatol.; 20(1):3-25.
Banfield Pet Hospital® (2011); “State of Pet Health-2011 Report”; Florida State, US.
Christensen M, Larsen LM, Ertbjerg P, Purslow PP (2004); “Effect of proteolytic enzyme activity and heating on the mechanical properties of bovine single muscle fibres”; Meat Sci.; 66(2):361-9.
Collins PJ, Houghton LA, Read NW, Horowitz M, Chatterton BE, Heddle R, Dent J (1991); “Role of the proximal and distal stomach in mixed solid and liquid meal emptying”; Gut; 32(6):615-9.
Das SK, Farooqi A (2008); “Osteoarthritis”; Best Pract Res Clin Rheumatol.; 22(4):657-75.
Doran S, Jones KL, Andrews JM, Horowitz M. (1998); “Effects of meal volume and posture on gastric emptying of solids and appetite”; Am J Physiol Regul Integr Comp Physiol.; 275:1712-1718.
Ehrlein HJ, Scheman M(2006); “Gastrointestinal Motility”; http://www.wzw.tum.de/humanbiology/data/motility/34/?alt=english
German AJ (2006); “The Growing Problem of Obesity in Dogs and Cats”; J. Nutr.; Vol. 136, No. 7, 1940S-1946S.
Huang M, Huang F, Xue M, Xu X, Zhou G (2011); “The effect of active caspase-3 on degradation of chicken myofibrillar proteins and structure of myofibrils”; Food Chemistry; Vol. 128, No. 1, Pp 22–27.

Lorena SL, Tinois E, Hirata ES, Cunha ML, Brunetto SQ, Camargo EE, Mesquita MA (2000); “Estudo do esvaziamento gástrico e da distribuição intragástrica de uma dieta sólida através da cintilografia: diferenças entre os sexos”; Arq Gastroenterol.; Vol. 37, No. 2, 102-106.
Pottenger FM (1995); “Pottenger’s Cats: A Study in Nutrition”; 2d Edition, N.p.
Schivazappa C, Degni M, Nanni Costa L, Russo V, Buttazzoni L, Virgili R; (2002); “Analysis of raw meat to predict proteolysis in Parma ham”; Meat Sci.; 60(1):77-83.
Toldrá F, Flores M (1998); “The role of muscle proteases and lipases in flavor development during the processing of dry-cured ham”; Crit Rev Food Sci Nutr.; 38(4):331-52. Review.
Trinkaus E (1985); “Pathology and the posture of the La Chapelle-aux-Saints Neandertal”; Am J Phys Anthropol.; 67(1):19.

 

4 DEFICIENCE D’ENZYMES A LA DIETE

La déficience d’enzymes à la diète ne permet pas l’appropriée hydrolyse des composés alimentaires, ce qui donne comme résultat la présence de particules d’aliment non-digérées qui ne peuvent pas être employées comme de nutriments par les cellules (Loomis, 1999):
Ces particules non-digérées ont alors deux possibles chemins au corps humain:

1) Particules d’aliment non-digérées d’un taille telle qu’elles ne peuvent pas traverser la paroi de l’intestin vers le système portal, donc elles restent à l’intérieur de l’intestin où elles subissent des processus anormaux de putréfaction, donnant lieu à des toxines qui sont absorbées à travers de la paroi de l’intestin et amenées à la circulation. En plus, la putréfaction de nourriture non-digérée a l’intestin produit la pathologie de dysbiose bactérienne et le syndrome d’hyperperméabilité intestinale, lesquels seront aussi étudiés dans les prochaines pages.

2) Particules d’aliment non-digérées mais d’une taille telle qu’elles peuvent traverser la paroi intestinale vers le système portal ou elles sont reconnues par le système immunologique comme étant des antigènes. Donc, pour autant elles activent les mécanismes de défense qui cherchent à les capturer et les détruire. Ces antigènes dietaires donnent lieu à la formation d’immunocomplexes, provocant des cadres inflammatoires et d’autres pathologies immunologiques connexes qui peuvent être décrites à partir du phénomène connu comme Leucocytose Digestive. Ce qui est aussi décrit en suite.

4.1 DYSBIOSE BACTERIENNE
La relation du corps avec sa flore bactérienne intestinale est SYMBIOTIQUE; c’est-à-dire une association entre deux entités à bénéfices réciproques. Elie Metchinkoff – biologiste russe qui reçut le Prix Nobel de Médicine en 1908 – a popularisé l’idée de la « dys-symbiose » ou « dysbiose » en indiquant une condition dans laquelle la flore intestinale commençait à produire des effets adverses sur la santé d’un individu. Metchinkoff affirmait que les amines toxiques produites par la putréfaction des résidus alimentaires au lumen de l’intestin étaient la cause des maladies dégénératives.
La flore intestinale humaine est un complexe écosystème dans lequel coexistent plus de 100.000 billions de bactéries appartenant à plus de 500 espèces différentes (Bourlioux et al., 2012). Cette biote intestinale a des fonctions surprenantes et en fait, elle a été décrite comme un « organe métabolique » additionnel (Burcelin et al., 2013; Fava & Danese, 2011).
Le biote intestinal réside primordialement au côlon, où il peut trouver les nutriments dont il en a besoin. D’une manière logique, ses nutriments proviennent des aliments qui n’ont pas été totalement digérés et absorbés dans l’intestin grêle d’un individu. Essentiellement, il en existe deux types de processus microbiens à l’intérieur de l’intestin : fermentation des carbohydrates et fermentation des protéines – plus communément appelée putréfaction -.

On considère que les produits de la fermentation des carbohydrates sont bénéfiques ; en contrepartie les produits de la putréfaction peuvent être toxiques (Davis & Milner, 2009). La fermentation des carbohydrates produit des acides gras de courte chaine (butyrate, acétate et propionate), lesquels peuvent être à la suite, métabolisés par les cellules pour obtenir de l’énergie. Par contre, les produits dérivés de la protéolyse peuvent compter des composées phénoliques, des amines, de l’ammoniac et des indoles, tous lesquels sont potentiellement toxiques pour l’organisme.
D’autres effets bénéfiques de la flore intestinale comprennent l’hydrolyse des lipides, la production de vitamines, l’absorption du fer et le métabolisme de xenobiotiques. La flore conforme aussi une espèce de barrière qui se constitue en un formidable obstacle pour l’invasion des pathogènes.
A ce point-ci, on doit souligner trois aspects importants du côlon et de la flore intestinale:

1) Le côlon, l’endroit ou normalement réside la flore bactérienne est un canal de passage pour les matériaux de la digestion. Evolutivement, le côlon n’a pas été fait pour la rétention des résidus alimentaires et bien moins, comme une place pour la dégradation (putréfaction) des résidus.

2) La flore intestinale des humains modernes est la typique des primates omnivores (Ley et al., 2008); dans ce sens, la flore intestinale a eu une évolution à partir d’une diète plus chargée en fibre, conséquente avec une alimentation plus riche en fruits et végétaux (Eaton et al., 2010; Cordain et al., 2005). Le fait que la flore intestinale soit prédisposée a des processus d’assimilation de carbohydrates complexes incluant la fibre dietaire, supporte cette caractéristique évolutive.

3) D’accord avec les fondements d’écologie microbienne, la flore intestinale correspond à un système qui achève un équilibre entre le nombre d’espèces et le nombre d’individus de chaque espèce en relation avec la disponibilité de nourriture et des conditions du milieu. Quand l’équilibre se perd, cela produit un changement du nombre d’espèces et du nombre d’individus à chaque espèce.
La présence accumulée de matériel non-digéré causé par la déficience d’enzymes au lumen du côlon implique des conditions anormales pour la flore intestinale qui cherche alors un nouveau état d’équilibre qu’on peut considérer pathologique. La dysbiose intestinale est définie alors comme un état de déséquilibre de l’écosystème bactérien de l’intestin, dans lequel apparait une excessive croissance de certains microorganismes et perte d’autres (Petrof et al., 2013).
Actuellement, on reconnait que le biote intestinal joue un rôle très important dans la fonction immunologique qui va plus loin de la santé intestinale, puisque ce biote est absolument nécessaire pour le développement idéal du système immunologique d’un individu, autant pour les mécanismes de l’immunité innée, comme de l’immunité adaptative. On considère que la flore intestinale maintient l’homéostasie du système immunologique d’un individu (Burcelin et. al., 2013; Kosiewicz et al. 2011; Arrieta & Finlay, 2008).
En plus de l’impact négatif sur le système immunologique d’un individu, la dysbiose intestinale donne lieu à d’autres problèmes (Catanzaro & Green, 1997; Galland & Barrie, 1993):

1. L’intestin grêle est le principal canal pour l’absorption des nutriments. Cependant le métabolisme des bactéries dysbiotiques interfère avec ce processus. Les bactéries dysbiotiques préviennent l’absorption de la vitamine B12 en provocant sa déficience avec un cadre conséquent d’anémie mégaloblastique. Du fait, la vitamine B12 qui se perd à cause de la dysbiose peut être retrouvée dans les fèces des patients affectés avec de la dysbiose.

2. L’enzyme uréase produite par des bactéries dysbiotiques en présence de diètes riches en viande, hydrolyse l’urée en produisant de l’ammoniac. L’ammoniac augmente le pH des fèces. Alors, un pH relativement haut aux fèces est associé avec une prévalence de cancer du côlon.

3. La décarboxylation des acides aminés par des bactéries dysbiotiques produit des amines toxiques et vasoactives (histamine, octopamine, tyramine et tryptamine). Ces molécules sont absorbées vers la circulation portale, devant être désaminés par le foie. En cas de cirrhose sévère, ces amines arrivent à la circulation systémique et peuvent contribuer à l’encéphalopathie et l’hypotension par faille hépatique.

4. Les diètes riches en viande ont par conséquence une excessive production de tryptophanase bactérienne qui dégrade le tryptophane en produisant de phénols cancérigènes. Les concentrations à l’urine d’indole et d’indican – des produits de la dégradation du tryptophane- sont toujours élevées aux patients avec dysbiose. Cette pathologie en particulier est nommée Indicanuria. Elle est aussi la cause de toute une série de troubles physiologiques qui sont présentés à la Table No. 1.

5. D’autres enzymes bactériennes, comme la beta-glucuronidase, hydrolysent les estrogènes conjugués. La déconjugaison bactérienne augmente la recirculation entéro-hépatique des estrogènes. C’est-à-dire que la diète moderne a comme résultat une diminution des estrogènes aux fèces, tandis qu’on observe son augmentation au sang et à l’urine, possiblement favorisant l’occurrence du cancer du sein et de prostate.

6. La beta-glucuronidase et d’autres enzymes hydrolytiques bactériennes font aussi la déconjugaison des acides biliaires. Ces acides biliaires déconjugées sont toxiques pour la paroi du côlon et causent diarrhée. En plus, ces acides ainsi que ses métabolites sont soupçonneux d’être cancérigènes.

7. L’absorption des aminoacides peut être affectée, diminuant le contenu de protéines en sérum, mais augmentant le nitrogène fécal. Ces changements associés à la dysbiose contribuent à la dysfonction des cellules de la paroi intestinale, réduisant l’absorption de protéines et de carbohydrates.

8. Quelques bactéries dysbiotiques excrètent des protéases qui dégradent les enzymes digestives de l’individu, augmentant le problème de déficience d’enzymes et par suite, le problème d’une mauvaise digestion.

9. Tous les métabolites et toxines des bactéries dysbiotiques parviennent à irriter les parois de l’intestin. Quand le fonctionnement de la barrière intestinale est compromis, il y a une augmentation de la perméabilité aux antigènes, favorisant alors que les antigènes passent au système lymphatique et à la circulation. Le syndrome d’hyperperméabilité intestinale doit être donc, considéré comme une partie intégrale de quelconque condition chronique pathologique.

 

Burcelin et al. (2013) font remarquer la relation entre le biote intestinal et les maladies métaboliques, particulièrement obésité, hyperglycémie, résistance à l’insuline, stéatohépatite, foie gras, diabète type 2 et finalement, l’endotoxémie métabolique.
Tabbaa et al. (2013) reportent une association entre dysbiosis et obésité, foie gras, diabète, syndrome métabolique, maladies cardiovasculaires et des problèmes parodontaux, en plus du syndrome du côlon irritable. Yang et al. (2013) reportent aussi l’association entre dysbiosis bactérienne et obésité.
Brown et al. (2012) reportent que la dysbiosis peut influencer la susceptibilité aux maladies chroniques intestinales comme la colite ulcéreuse, la maladie coeliaque, la maladie de Crohn, et le syndrome du côlon irritable, ainsi comme des maladies plus systémiques comme le syndrome métabolique, obésité et finalement, diabète type 1 et type 2.

 

TABLE No. 1. SYMPTOMES D’INDICANURIE (TOXEMIE INTESTINALE)

Peau – Poil – Ongles
Dermatose
Eczéma
Psoriasis

Yeux – Nez – Oreilles
Maladies des seins nasales
Maladies de l’oreille moyenne et interne
Irritation oculaire

Cardiovasculaire
Tachycardie
Arythmie cardiaque
Migraines

Génito-Urinaire
Odeur forte à l’urine

Bouche – Gorge
Halitose
Odeur corporelle

Système Respiratoire
Asthme

Gastro-Intestinal
Eructation et flatulence
Constipation/diarrhée
Maladie de Crohn
Allergies alimentaires
Odeur forte aux fèces
Gastrite
Acidité gastrique
Hernie hiatale
Inflammation du côlon
Problèmes de la valvule iléo-caecale
Mauvaise assimilation
Perte de poids

Système Musculosquelettique
Arthrite
Douleur à la base de la colonne et sciatique
Fibromyalgie et myosotis

Système Endocrine
Pathologie des seins
Eclampsie
Goitre (agrandissement de la Thyroide)

Système Nerveux
Dépression et mélancolie
Désordres épileptiques
Préoccupation excessive et anxiété
Décoordination
Irritabilité
Insécurité
Perte de concentration y mémoire
Lenteur mentale ou apathie
Schizophrénie ou sénilité
Polynévrite sensorielle

 

D’accord avec Galland & Barrie (1993), la dysbiose intestinale doit être considérée comme le mécanisme promoteur de la maladie en tous les individus ayant des troubles gastro-intestinaux chroniques, désordres inflammatoires et auto-immunes, intolérance et allergie aux aliments, cancer du côlon et du sein; mais aussi des symptômes inexplicables de fatigue, malnutrition et des troubles neuropsychiatriques.
Gracey (1971) reporte une association entre la dysbiose intestinale et la cholangite, stéatorrhée avec des altérations au métabolisme de sels biliaires, hypoprotéinémie, anémie pernicieuse, malabsorption de vitamine D et déficience de fer.

 

4.2 HYPERPERMEABILITE INTESTINALE

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L’ENFANT, ce GLANDULAIRE INCONNU


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Auteur: Dr Jean Gautier
Ouvrage: L’enfant ce glandulaire inconnu

Année: 1981

PRÉFACE
Peut-on penser qu’avec toutes nos connaissances actuelles sur l’enfant, un livre peut encore apporter quelque chose de vraiment nouveau ? On pourrait en douter. Pourtant ce livre dont la première édition, à compte d’auteur, date de 1961 reste toujours aussi fondamental par les connaissances qu’il révèle.
Il apporte la solution à de nombreux problèmes de l’enfance : désadaptation scolaire et intellectuelle, agitation, allergie, énurésie, croissance, toutes sortes de handicaps mentaux, etc. Toutes ces questions restent cruciales pour de très nombreux parents qui cherchent, en vain, ce qui serait le début d’un immense espoir, mais surtout un moyen de soigner et de guérir leur enfant.
En quoi la connaissance approfondie de l’enfant est-elle absolument primordiale ? En ce que l’enfant est d’abord soumis à la grande loi de croissance alors que l’homme ne l’est plus. Connaître comment croît l’enfant, c’est connaître comment l’homme fonctionne. Tout cela implique la notion de genèse. Qu’est-ce qu’une genèse ? C’est l’ensemble des faits et des événements qui ont contribué à la formation de quelque chose.
L’Embryologie étudie la genèse de l’enfant à un stade très précoce : dès l’union des 2 gamètes mâle et femelle. La Psychologie étudie la genèse de l’enfant dès le berceau, sous un angle plus vaste qui comprend à la fois la maturation physiologique et l’incidence du milieu environnant sur cette maturation. On sait actuellement qu’il y a une évidente interaction entre les deux. Cette psychologie spécialisée est dite Psychologie « génétique » en ce qu’elle étudie la genèse de l’enfant.
Mais il manque à ce grand corps de connaissances une clé qui lui ouvrirait de nombreuses portes et qui restent encore fermées. Cette clé est contenue dans ce livre qui représente l’énorme travail de synthèse d’un savant méconnu : le docteur Jean Gautier, de Bordeaux. On ne pardonne pas à J. Gautier d’être génial, c’est-à-dire créateur, et en avance sur son temps, ces découvertes ayant plie de 30 ans et n’étant toujours pas officiellement connues. Surtout, l’on n’admet pas les travaux et les idées qui ne suivent pas la filière des grandes universités. On reprochera sans doute à J. Gautier de ne pas être un homme de laboratoire ni d’employer systématiquement ce qu’on appelle la méthode scientifique où l’expérimentation est décisive. Mais cette dernière a ses limites et, souvent, elle ne respecte pas les échelles d’observation, donc elle échoue. Pour J. Gautier, l’évidence physiologique existait. Il l’a montré par son efficacité thérapeutique indéniable.
L’endocrinologie de J. Gautier est originale. Elle se défie des analyses de laboratoire et elle est surtout une psycho-endocrinologie. Si, par exemple, la thyroïde est si importante, ce n’est pas seulement parce qu’elle peut être la cause de la maladie de basedow
mais c’est surtout parce qu’elle est à l’origine de tout processus vital et qu’elle est
responsable d’une psychologie particulière. Chaque glande influence notre esprit d’une
manière qui lui est propre. Il fallait que ce soit dit et expliqué en des termes nuancés
pour ne pas faire penser que notre vie psychique provienne seulement de nos glandes
endocrines. Celles-ci pourtant nous conditionnent totalement dans notre caractère et
toute notre personnalité.
Ce livre remet en cause un dogme : la primauté du système nerveux. En réalité, c’est
le système glandulaire qui règle le système nerveux et non le contraire. On sait en effet
que la thyroïde, dès la période foetale, est nécessaire à la maturation du tissu nerveux
cérébral. Il est normal qu’ensuite, ce soit encore cette glande qui préside aux enregistrements
nerveux et à la qualité des automatismes. Actuellement beaucoup de recherches
se font au niveau neuroendocrinien. On sait depuis longtemps toute l’importance des
endocrines mais cela n’empêche pas de penser malheureusement que c’est encore le système nerveux qui les commande.
Selon les critères actuels, certains termes techniques seront considérés comme
impropres. Par exemple, hyperthyroïdie » chez Gautier signifie toutes les tendances
à l’hyperfonction et aussi à l’instabilité thyroïdienne ; tandis que ce terme en médecine
signifie surtout les grands syndromes thyroïdiens en hyper comme la maladie de
Basedow. Ce sont des détails. Au sujet de la mémoire, l’auteur ne tient pas compte des
découvertes sur la « mémoire à court terme » ou sur la « mémoire à long terme ». La plupart
de ces questions n’étaient pas connues il y 20 ans. De toute façon, elles ne changent
rien par rapport aux connaissances apportées par Gautier qui lient la mémoire aux
possibilités de la glande thyroïde agissant sur les enregistrements cérébraux.
Cette nouvelle édition a été soigneusement revue et corrigée. Le texte original a subi
quelques retouches et suppressions nécessaires qui alourdissaient l’exposition des idées
sans apporter d’informations nouvelles. Nous en avons pris la responsabilité en tant
que légataire de tous les manuscrits de J. Gautier et sachant qu’ainsi nous ne trahissions
pas sa pensée. Puisse ce livre apporter beaucoup d’espoir et devenir un nouveau tremplin de recherches pour l’avenir.
Jean du Chazaud
(Paris, mars 1981)

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SE SOIGNER PAR SOI-MÊME A L’ ÈRE MODERNE


Un si bouleversant secret.jb.decrypted : Se soigner par soi-même à l ère moderne Hal-SHSRésultat de recherche d'images pour "SE SOIGNER PAR SOI-MÊME A L'ÈRE MODERNE"

THÈSE

Pour obtenir le grade de Docteur de l’Université de Bourgogne Discipline : Philosophie

Par ERIC BAWEDIN

SOUTENUE LE 08 NOVEMBRE 2013

Directeur de thèse Jean-Claude GENS

 

 

 

RÉSUMÉ :

A l’ère moderne, se soigner par soi-même c’est répondre à des situations créées par la médecine. Son efficacité, ses limites, ses interventions, sa pratique, sa propension à médicaliser les existences, son inscription dans l’économie de marché sont autant de facteurs qui interagissent avec la capacité auto-soignante de la personne comme l’attestent la désorganisation du schéma identitaire du patient lors d’interventions visant à réparer des traumatismes physiques, le malade chronique délégataire de la médecine, la médicalisation de l’avancée en âge. Aussi, la tâche impartie à l’homme moderne est de s’affranchir des asservissements, des effets de désagrégation, des interférences que génèrent les activités médicales. En ce sens, se soigner par soi-même c’est, d’une part, décrypter les buts poursuivis par la médecine et déterminer si son action répond avec pertinence à sa problématique de santé ; et, d’autre part, élaborer des réponses non contraintes et innovantes aux situations déstabilisantes. En se soignant par lui-même, c’est-à-dire en étant capable de faire apparaître, en temps de crise, des modalités adaptatives à une réalité déstabilisatrice, l’homme moderne s’affirme en tant qu’authentique sujet créateur de sa vie.

INTRODUCTION :

« Il faut que l’homme qui est intelligent, comprenant que la santé est le premier des biens, sache se secourir de son chef dans les maladies1 ». Cette sentence hippocratique invite à saisir que le fonctionnement régulier et harmonieux de l’organisme est ce qui contribue, en premier lieu, à son équilibre et à son épanouissement. On peut, dès lors, logiquement en déduire que chacun se doit de disposer de connaissances appropriées et efficaces, acquises par l’étude, l’analyse ou l’expérience pour restaurer sa santé lorsqu’elle est altérée par la maladie. Il est à remarquer que, dans la prescription hippocratique que nous venons de citer, il semble bien que, seule, la présence de la pathologie fait que la personne prend l’initiative de juger, de décider et d’agir par elle-même. L’adoption d’un comportement raisonnable destiné à protéger sa santé, comme par exemple le respect d’une hygiène de vie, n’est pas, explicitement, envisagée dans ce précepte particulier. Mais, attendre le moment de l’irruption de la pathologie pour agir revient à compromettre ce bien premier qu’est la santé. τr, justement, la permanence des soins que l’on doit se prodiguer à soi-même ne s’inscrit-elle pas plutôt dans l’entretien de sa santé plutôt que dans sa restauration ? Pour le lexicographe qui se réfère à la première édition du Dictionnaire de l’Académie française, celle de 1694, l’acception originelle du mot soin est l’application d’esprit à faire quelque chose. Nous pouvons, par conséquent, en déduire que la personne, à partir d’une certaine conception des choses, adopte un comportement caractéristique et agit de manière appropriée. Ainsi, le fait d’éprouver la nécessité de préserver sa santé, l’incite à adopter une conduite adéquate. Aussi, l’attitude qui consiste à se soigner par soi-même traduit la volonté de la personne de prendre en considération le problème de santé qui l’affecte, et de réagir afin de parvenir à le régler. Elle présuppose, donc, à mon sens, qu’elle connaisse les modalités de fonctionnement de son organisme, et sache interpréter ses manifestations. Mais, à l’évidence, c’est insuffisant pour espérer être en mesure de se porter secours à soi-même avec efficacité :


1 Hippocrate, Du régime salutaire, Œuvres complètes, tome sixième, trad. Émile Littré, Paris, J.B. Baillière, 1849, p.87.


« A ce motif si important [l’intérêt de connaitre son corps], il se joint un intérêt qui n’est pas à négliger, celui d’être éclairé sur les moyens de se bien porter, de prolonger sa vie, d’expliquer plus nettement le lieu, les symptômes de sa maladie, quand on se porte mal ; de discerner les charlatans ; de juger, du moins en général, des remèdes ordonnés2 ». La personne se doit, donc, aux yeux de Diderot, de posséder, certes, les rudiments d’une bonne hygiène de vie, mais, aussi, d’être capable de localiser ses troubles et de les comprendre, de reconnaître les médicastres, c’est-à-dire les mauvais médecins et les charlatans, et enfin d’apprécier la valeur des thérapies prescrites. A cet égard, nous pouvons nous référer aux Confessions de Rousseau pour concrétiser, et comprendre le cheminement d’une personne qui est confrontée, inopinément, aux manifestations inhabituelles de son organisme : « Un matin que je n’étais pas plus mal qu’à l’ordinaire, en dressant une petite table sur son pied, je sentis dans tout mon corps une révolution subite et presque inconcevable. Je ne saurais mieux la comparer qu’à une espèce de tempête qui s’éleva dans mon sang, et gagna dans l’instant tous mes membres. Mes artères se mirent à battre d’une si grande force, que non seulement je sentais leur battement, mais que je l’entendais même, et surtout celui des carotides. Un grand bruit d’oreilles se joignit à cela, et ce bruit était triple ou plutôt quadruple, savoir : un bourdonnement grave et sourd, un murmure plus clair comme d’une eau courante, un sifflement très aigu et le battement que je viens de dire, et dont je pouvais aisément compter les coups sans me tâter le pouls ni toucher mon corps de mes mains. Ce bruit interne était si grand qu’il m’ôta la finesse d’ouïe que j’avais auparavant, et me rendit non tout à fait sourd, mais dur d’oreille, comme je le suis depuis ce temps-là. On peut juger de ma surprise et de mon effroi. Je me crus mort ; je me suis mis au lit ; le médecin fut appelé ; je lui contais mon cas en frémissant et le jugeant sans remède. Je crois qu’il en pensa de même, mais il fit son métier. Il m’enfila de longs raisonnements où je ne compris rien du tout ; puis en


2 Diderot Denis, D’Alembert Jean le Rond, Encyclopédie ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers par une Société de Gens de Lettres, Tome Premier, Paris, Chez Briasson, Davis l’aîné, Le Breton, Durand, 1751-1765, p.411.


conséquence de sa sublime théorie, il commença in anima vili3 la cure expérimentale qu’il lui plut de tenter. Elle était si pénible, si dégoûtante, et opérait si peu, que je m’en lassai bientôt ; et au bout de quelques semaines, voyant que je n’étais ni mieux ni pis, je quittai le lit et repris ma vie ordinaire avec mon battement d’artères et mes bourdonnements, qui, depuis ce temps là, c’est-à-dire depuis trente ans, ne m’ont pas quitté une minute4 ». Ainsi, à l’occasion d’un geste du quotidien, sans aucun signe précurseur, Rousseau s’éprouve, donc, soudainement, comme un autre. Son organisme s’exprime différemment de l’habitude. Son corps n’est plus, alors, que tempête dans le déchaînement de ses éléments constituants. Surpris et effrayé, l’auteur se projette, immédiatement, dans une mort qui lui paraît imminente. Aussi, confronté à ce qu’il croit être une situation d’urgence, la décision qui s’impose à lui est de faire appel au corps médical. L’intérêt de l’expérience relatée par Rousseau, réside, pour moi, dans le fait que la relation thérapeutique se caractérise par une opposition entre l’inquiétude d’un sujet qui croit qu’il va mourir, et un médecin théorisant et expérimentateur qui ne prend pas en considération ses appréhensions et sa souffrance. De fait, la pratique médicale à laquelle est confronté Rousseau pose la question du but qui est, réellement, poursuivi par le médecin, et de sa capacité effective à pouvoir guérir son patient. A l’évidence, l’intervention du thérapeute se solde, en définitive, par un échec. En effet, la pénibilité du traitement et l’absence d’amélioration de sa santé conduisent Rousseau à conclure qu’il peut se dispenser de recourir à la médecine. Par conséquent, la seule attitude possible est de retourner vaquer à ses occupations quotidiennes. Il est à noter que la défiance vis-à-vis de la médecine s’explique, également, par le fait qu’elle contribue à la perte d’aptitudes utiles dans la lutte contre la maladie ; ce qui a comme conséquence d’affaiblir la capacité de résistance de la personne :


3 Sur une vie de peu de prix. Cette expression était utilisée à propos des expérimentations sur les animaux. 4 Rousseau Jean-Jacques, Les Confessions, I. Livre VI, Paris, Flammarion, 2002, p.273-274.


« Un corps débile affaiblit l’âme. De là l’empire de la médecine, art plus pernicieux aux hommes que tous les maux qu’il prétend guérir. Je ne sais, pour moi, de quelle maladie nous guérissent les médecins, mais je sais qu’ils nous en donnent de biens funestes : la lâcheté, la pusillanimité, la crédulité, la terreur de la mort : s’ils guérissent le corps, ils tuent le courage5 ». Mais, lorsqu’il s’agit de se soigner par soi-même, la mise à distance de la médecine correspond, aussi, à la mise en œuvre d’une règle de conduite que la personne s’est fixée. Dans ce cas, elle s’appuie sur son expérience, et elle se laisse guider par l’habitude et par le plaisir : « En premier lieu l’expérience me fait craindre ces inventions car d’après ce que je peux connaître, je ne vois aucune espèce de gens si tôt malade et si tard guérie que celle qui est sous la juridiction de la médecine. Leur santé elle-même est altérée et gâtée par la contrainte des régimes. Les médecins ne se contentent pas d’avoir la maladie à gouverner, ils rendent la santé malade pour empêcher que l’on puisse à quelque moment échapper à leur autorité. D’une santé constante et entière ne tirent-ils pas argument pour une grande maladie à venir ς J’ai été assez souvent malade : j’ai trouvé, sans leur secours, mes maladies aussi douces à supporter (et j’en ai éprouvé de presque toutes les sortes) et aussi courtes que chez personne d’autre, et de plus je n’y ai pas mêlé l’amertume [des drogues] de leurs ordonnances. La santé je l’ai libre et entière, sans règle et sans autre discipline que celle de mon habitude et de mon plaisir6 ». Néanmoins, cette autonomie de décision et d’action implique d’avoir une confiance suffisante en sa propre capacité à pouvoir surmonter les épreuves rencontrées. Dans cette perspective, c’est bien l’absence de cette assurance qui explique, par conséquent, le recours à la médecine : « C’est la crainte de la mort et de la douleur, l’incapacité de supporter le mal, une soif furieuse et immodérée de la guérison qui nous aveuglent ainsi : c’est une pure lâcheté qui rend notre croyance si molle et si malléable. La plupart des gens pourtant ne croient pas autant à la


5 Rousseau Jean-Jacques, Emile, Livre I, Paris, Editions Flammarion, 1966, p.58. 6 Montaigne Michel de, Les Essais en français moderne, Paris, Gallimard, 2009, p.928.


médecine qu’ils laissent faire. Je les entends, en effet, se plaindre d’elle et en parler comme nous ; mais ils se décident enfin : « Que ferais-je donc [d’autre] ? ». Comme si l’incapacité de supporter le mal était en soi un meilleur remède que l’endurance7 ». En revanche, l’expérience des limites de la médecine conduit à chercher en soi-même les ressources nécessaires pour se prodiguer des soins. Mais, si le malade est fasciné par la figure du médecin, au point que, comme l’écrit Julien Offroy de La Mettrie : « Sa seule vue calme le sang, rend la paix à une âme agitée et fait renaître la douce espérance au cœur des malheureux mortels8 », alors, il n’existe aucune raison objective de se soigner par soi-même. Le recours exclusif au corps médical s’impose comme une évidence indiscutable. On voit bien que, lorsqu’il s’agit de vaincre la maladie, la personne est appelée à prendre position. Elle peut, en effet, faire appel aux services d’un thérapeute. Mais, elle peut, également, juger qu’elle est capable de se soigner par elle-même. Aussi, lorsque ce cas de figure se présente, la question se pose de savoir si nous pouvons établir une homologie entre se prodiguer des soins à soi-même et être le médecin de soi-même. A cet égard, l’étude de l’œuvre aristotélicienne est particulièrement éclairante. Rappelons que, pour Aristote, la nature présente un double caractère. D’une part, elle n’agit pas au hasard9 et, d’autre part, elle réalise toujours le meilleur des possibles10. La nature opère donc, en quelque sorte, à la manière d’un artisan cosmique qui procède à l’arrangement harmonieux de toutes choses dans le monde, en utilisant les ressources à sa disposition. Mais, à l’évidence, la nature n’est ni omnipotente ni omnisciente. Par conséquent, elle ne peut pas tout. Il lui arrive de buter sur des difficultés, de connaître des défaillances. La nature porte en elle ses propres limites. Ainsi, l’étant naturel, c’est-à-dire le vivant, possède une caractéristique propre qui est celle de pouvoir tomber malade. Mais, il convient de souligner


7 Montaigne Michel de, Les Essais en français moderne, op.cit., p. 946. 8 Offroy de La Mettrie Julien, L’Homme-Machine, Paris, Gallimard, 1999, p.141. 9 Aristote, Traité du Ciel, II, 8, 290 a30, trad. Catherine Dalimier et Pierre Pellegrin, Paris, Flammarion, 2004, p.241. 10 Ibid., p.219.


qu’il présente une autre spécificité intrinsèque. Il est, en effet, pourvu d’un principe de mouvement et de repos11 ; ce qui permet, notamment, notons-le, de le différencier de l’étant technique. A partir de la caractérisation que nous venons d’établir, la pathologie est à comprendre comme une altération du rythme et de l’intensité du mouvement de la φȪıȚȢ, c’est-à-dire de la nature. La φȪıȚȢ a donc l’impérieuse nécessité de trouver dans la IJέχνη, l’art, la technique, des éléments qu’elle ne possède pas, et qui sont susceptibles de lui permettre de restaurer pleinement son principe de mouvement. On peut, alors, concevoir que la pratique médicale s’inscrit dans une technè. Le mouvement de retour à la santé s’opère, donc, par la forme qui réside dans l’âme du médecin, et le soin, considéré comme le moyen de secourir la nature défaillante, s’enracine dans une analyse médicale préalable des causes de la maladie12 : « […] c’est donc chaque santé particulière de chaque corps que doit produire la science de la santé, par l’intermédiaire d’une cause motrice qui est l’homme possédant cette science13 ». Ainsi, on peut dire que la fonction de l’art est de suppléer aux défaillances de la nature14. Par voie de conséquence, pour y parvenir, l’art doit composer avec les éléments, les matériaux fournis par la nature15 . C’est bien l’art de la médecine qu’il possède qui permet au médecin de prodiguer des soins. En l’occurrence, ceux-ci soutiennent l’action de la nature qui n’arrive pas d’elle-même à combattre la maladie et à restaurer un état de santé altéré : « […] les soins les plus éclairés seront ceux donnés à un homme pris individuellement, par un médecin ou un maître de gymnastique ou tout autre ayant la connaissance de l’universel, et sachant ce qui convient à tous ou à ceux qui rentrent dans telle catégorie : car la science a pour


11 Aristote, Physique, II, 1, 192 b 10-15, trad. Pierre Pellegrin, Paris, Flammarion, 2002, p. 115-116 12 Aristote, Métaphysique Z, 7, 1032 a25 -1032 b30, trad. Marie-Paule Duminil et Annick Jaulin, Paris, Flammarion, 2008, p.247-249. 13 Stevens Annick, L’ontologie d’Aristote au carrefour du logique et du réel, Paris, Vrin, 2000, p.224. 14 Aristote, La Politique VII, 17, 1337a, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1995, p.549. 15 Aristote, Physique, II, 8, 199 a15, op.cit., p. 152.


objet le général, comme on le dit et comme cela est en réalité, non pas qu’il ne soit possible sans doute qu’un individu déterminé ne soit traité avec succès par une personne qui ne possède pas la connaissance scientifique, mais a observé avec soin, à l’aide de la seule expérience, les phénomènes survenant en chaque cas particulier, tout comme certains semblent être pour eux-mêmes d’excellents médecins, mais seraient absolument incapables de soulager autrui. Néanmoins, on admettra peut-être que celui qui souhaite devenir un homme d’art ou de science doit s’élever jusqu’à l’universel et en acquérir une connaissance aussi exacte que possible : car, nous l’avons dit, c’est l’universel qui est l’objet de la science16 ». Aristote opère, de fait, une distinction entre la technè qui procède au moyen de la connaissance, et l’expérience personnelle susceptible de générer une efficacité ponctuelle qui repose sur des observations et des expérimentations successives, opérées sans comprendre les causes des phénomènes. Le savoir que la personne possède, par sa propre expérience occasionnelle, la rend capable, dans certaines circonstances, de lutter efficacement contre les altérations de sa santé. De fait, l’atténuation de la douleur, l’atteinte de la guérison s’obtiennent à partir du déploiement, par la personne, d’un pur empirisme. En effet, la personne qui se soigne, par elle-même, n’est pas pour autant un médecin. En conséquence, il est exclu qu’elle puisse recourir à des connaissances médicales qu’elle ne possède pas ; contrairement au médecin qui est celui qui sait, qui connaît les principes sur lesquels repose la santé, et les facteurs qui occasionnent des pathologies. Il est vrai, à cet égard, que la formulation d’un diagnostic implique la recherche des causes et des symptômes de l’affection ; l’établissement d’un pronostic sur l’évolution de telle ou telle pathologie nécessite la connaissance des cas antérieurs. Mais, ce que nous devons retenir c’est que le cœur même de l’activité médicale est constitué par l’action de soigner, c’est-à-dire de soulager et de guérir un malade. La raison d’être de la médecine, même si nous sommes amenés à concéder qu’elle contribue à l’accroissement des connaissances, n’est pas l’élaboration, en tant que telle, d’un savoir. En


16 Aristote, Ethique à Nicomaque, X, 10,1180 b 10-20, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 2007, p. 565-566


effet, elle ne se place pas au niveau d’une activité de recherche, et elle n’est pas une histoire naturelle des maladies, ni une théorie de la médication. Pour remédier aux défaillances de la nature, le médecin met donc en œuvre des procédés qui permettent d’adapter les données générales de l’intelligence théorique aux cas particuliers, c’est-à-dire une technè. Mais, la technè n’est pas la simple mise en pratique d’une connaissance théorique. Elle est d’emblée un savoir d’ordre pratique construit sur l’expérience, comme le rappelle Aristote dans la Métaphysique : « L’art naît lorsque, de nombreuses notions d’expérience, résulte une seule conception universelle à propos des cas semblables 17 ». En effet, la possession d’un savoir purement théorique est insuffisante en soi pour espérer guérir : « Car on ne voit jamais personne devenir médecin par la simple étude des recueils d’ordonnances. Pourtant les écrivains médicaux essayent bien d’indiquer non seulement les traitements, mais encore les méthodes de cure et la façon dont on doit soigner chaque catégorie de malades, distinguant à cet effet les différentes dispositions du corps. Mais ces indications ne paraissent utiles qu’à ceux qui possèdent l’expérience, et perdent toute valeur entre les mains de ceux qui en sont dépourvus18 ». En outre, nous devons concevoir que le recours à des règles qui s’appliquent, généralement, à une pathologie bien spécifiée peut s’avérer inopérant si le médecin oublie de prendre en considération la singularité du cas qu’il a à traiter : « […] il en est comme en médecine, où le repos et la diète sont en général indiqués pour le fiévreux, mais ne le sont peut-être pas pour tel fiévreux déterminé 19 ». Le médecin possède, donc, un savoir qui s’applique à des patients atteints par une même pathologie. Mais, si la technè lui permet de savoir que tel type de maladie peut être guéri par telle gamme de remèdes, elle doit être, nécessairement, reliée à son expérience pour qu’il puisse avoir l’indication que c’est tel remède qui a guéri telle personne, et pas une autre.


17 Aristote, Métaphysique A,1, 981 a5, op.cit., p.72. 18 Aristote, Ethique à Nicomaque, X, 10,1181 b 5, op.cit., p. 569. 19 Ibid., p. 565.


néanmoins, il s’avère que, dans certaines circonstances, une personne douée d’habileté, possédant quelques connaissances, peut être en mesure de se soigner par elle-même, à l’aide de sa seule expérience. Seulement, le remède utilisé par le médecin ou par la personne qui se soigne par elle-même n’a de valeur que pour elle-même. S’il était appliqué à autrui, l’efficacité de ce remède serait, si elle se révélait être réelle, purement accidentelle ; ce qui signifie que celui qui se soigne par lui-même se trouve, manifestement, dans l’incapacité d’apporter une aide efficace à une autre personne. Pour Aristote, il y a donc, d’une part, la connaissance du général qui est le privilège du médecin et, d’autre part, la connaissance du seul particulier. Par conséquent, on voit bien que la capacité de la personne à se soigner par elle-même s’enracine dans sa propre expérience et, donc, en aucun cas dans une compétence médicale établie sur une base scientifique. L’établissement d’une équivalence entre l’expérience et un savoir de type médical est impossible. Aussi, la personne qui se prodigue des soins à elle-même ne peut pas être qualifiée de thérapeute. Toutefois, il est à remarquer qu’Aristote utilise, néanmoins, le terme de médecin pour qualifier l’amateur éclairé qui est capable de porter un jugement sur la chose médicale : « […] nous entendons par médecin, à la fois le simple praticien, le « prince de la science », et, en troisième lieu, l’amateur cultivé dans cet art (il existe des amateurs de ce genre dans tous les arts pour ainsi dire) ; et nous attribuons le droit de juger aussi bien aux amateurs cultivés qu’aux professionnels20 ». Comme nous l’avons mentionné, nous devons bien admettre que la nature n’est ni omnipotente, ni omnisciente, et qu’elle n’est pas toujours bienveillante. Il n’est donc pas surprenant qu’au cours de son existence la personne soit amenée à éprouver sa finitude, à souffrir, à s’affaiblir, et à tomber malade. Mais, si, comme le pense Aristote, la nature produit toujours le meilleur de ce qu’il est possible de faire, alors la personne ne peut que s’en remettre à elle, en ayant confiance dans le pouvoir de maturation du temps, pour obtenir le


20 Aristote, La Politique, III -11, 1282a, op.cit., p.218.


rétablissement de sa santé lorsque celle-ci est compromise. Par conséquent, on comprend que le malade soit invité à laisser la nature s’exprimer, et à ne pas interférer avec elle, ni entraver son action : « τn doit accorder le passage aux maladies, et je trouve qu’elles font moins d’arrêt chez moi qui les laisse faire ; j’en ai même perdu, de celles que l’on estime les plus opiniâtres et les plus tenaces, du fait de leur propre décadence, sans l’aide et sans l’art [de la médecine], et même contre ses règles. Laissons faire un peu [la] Nature : elle comprend mieux ses affaires que nous21 ». Dans ces conditions, on pressent que le malade est appellé à développer une aptitude particulière qui consiste à savoir écouter la nature qui s’exprime en lui, à la comprendre, à suivre ses instructions, afin de permettre à son pouvoir de guérir, d’opérer. σous avons ici affaire, en l’occurrence, à la vis medicatrix naturae hippocratique. Est, ainsi, exposée l’idée que la nature trouve des remèdes propres à guérir le corps, et qu’elle possède la capacité de se rétablir par elle-même ; même si, dans certaines circonstances, elle doit être aidée. Il est à noter que cette conception conserve toute son acuité à l’ère moderne. Ainsi, Georg Groddeck nous rappelle que le pouvoir de restauration de la santé altérée ou perdue appartient bien à la nature : « Natura sanat, médicus curat. C’est la nature qui guérit et non pas le médecin, qui, lui, soigne22 ». Par conséquent, le rôle qui est imparti au malade est de laisser faire la nature. Le recours au thérapeute ne se justifie, alors, que pour apporter à la nature des moyens complémentaires pour vaincre la maladie. Aussi, on peut logiquement en déduire que la médecine devient une activité contre-naturelle si elle sort de cette fonction. Mais, laisser faire la nature ne signifie pas que la personne en soit réduite à s’enfermer dans la passivité en ce qui concerne son rapport avec sa santé. En effet, elle doit s’en soucier et connaître les moyens de la préserver. A cet égard, c’est bien son expérience et sa capacité d’analyse qui peuvent lui permettre d’acquérir, progressivement, une assurance dans la


21 Montaigne Michel de, Les Essais en français moderne, op.cit., p.1313. 22 Groddeck Georg, « NASAMECU » la nature guérit, trad. P. Villain, Paris, Editions Aubier-Montaigne, 1980, p.106


détermination de ce qui est nuisible ou profitable à sa santé. Seule, l’élaboration de ce savoir est à même de permettre à la personne d’adopter la conduite appropriée au maintien de sa santé. Bien évidemment, en cas de nécessité, elle doit être capable de déterminer ce qu’il convient de faire pour la recouvrer. Nous avons donc établi que le malade doit laisser libre cours à l’expression de la nature en lui puisqu’elle possède un pouvoir médicateur. Le recours à un thérapeute ne se justifie, alors, que pour aider une nature déficiente. Mais, lorsque la médecine ne produit pas les effets escomptés, il semble bien que l’observation attentive de soi, et la constitution d’un savoir empirique rivalisent, en efficacité, avec les remèdes susceptibles d’être proposés par un thérapeute, lorsqu’il s’agit de rétablir une santé altérée. Les carences de la médecine peuvent, par conséquent, inciter la personne à penser que celle-ci ne montre pas de supériorité sur ce qu’elle peut, elle-même, entreprendre. Il apparaît bien que c’est la personne, et elle seule, qui dispose de la capacité à mettre en œuvre les principes capables de lui garantir une vie sans souci de santé majeur, et qui, si la situation l’exige, est en mesure de se prodiguer des soins. A cette réserve près, bien sûr, que la situation, à laquelle la personne est confrontée, ne conduise pas à l’exposer, à bref délai, au risque d’apparition de séquelles irréversibles, voire de son décès en l’absence de soins médicaux appropriés, dispensés avec promptitude. Cependant, mon analyse de la problématique des soins que l’on se porte à soi-même me conduit à penser qu’elle doit être réexaminée de façon critique. En effet, l’avènement de la médecine technico-scientifique est un événement qui, selon l’argumentation d’Evelyne AzizaShuster, est de nature à saper l’idée du médecin de soi-même : « Si le malade n’occupe plus une position privilégiée relativement à la connaissance de sa maladie, si le médecin qui guérit n’est plus celui qui écoute mais celui qui interroge, le thème du médecin de soi-même ne peut plus se soutenir. L’acte médical n’est plus un rapport d’individu à individu tel que l’un des deux, le malade, puisse tenter de le supporter à lui seul.

Le médecin n’est plus seulement le porteur de son expérience singulière acquise auprès des malades singuliers, il est le véhicule de la médecine enseignée à l’hôpital, armée des secours de l’instrumentation et des savoirs élaborés dans les laboratoires. Il n’est plus le médiateur inspiré par la nature s’interposant entre le malade et sa maladie vécue, il est le médiateur suscité par la société s’interposant entre la maladie et la connaissance de la maladie23 ». La tradition du médecin de soi-même incarne la conception d’une nature bienveillante dotée d’une force médicatrice. L’organisme possède une dynamique naturelle spontanée qui s’emploie à restaurer l’état de santé. Aussi, le sujet doit laisser la nature œuvrer en lui. Il doit savoir l’écouter, comprendre et suivre ses instructions puisqu’elle possède la capacité de se rétablir par elle-même avec l’aide, le cas échéant, des soins prodigués par le médecin. Or, la médecine moderne a tendance à privilégier dans son approche de la pathologie, la lecture de valeurs chiffrées délivrées par un appareillage technique. Dans ce cas, le malade n’est plus le sujet de sa maladie mais l’objet d’investigations médicales mobilisant des moyens techniques toujours plus sophistiqués. Cette pratique distanciée supplante l’observation et l’écoute, et elle peut altérer la capacité de la médecine moderne à appréhender la maladie sous toutes ses facettes et dans toute sa complexité. Néanmoins, nous pouvons penser que l’accroissement des connaissances médicales relatives aux pathologies et aux thérapies, et l’enrichissement progressif de l’expérience clinique, de par la multiplicité des cas observés et traités, amènent le sens commun à en déduire que la médecine progresse. Par voie de conséquence, rien ne s’oppose à lui laisser la maîtrise des problématiques de santé puisqu’elle est en mesure de leur apporter des réponses efficientes. De ce fait, il n’est pas nécessaire de chercher et d’explorer, par soi-même, des voies alternatives. Toutefois, l’idée des soins que nous nous devons à nous-mêmes ne disparaît pas pour autant. Remarquons que l’activité soignante est inhérente à la nature humaine puisque, dans le fonctionnement silencieux des organes, le vivant, lui-même, adapte et répare. Cependant, les automatismes physiologiques sont fragiles ; aussi, ont-ils besoin d’être préservés. Il est vrai


23 Aziza-Shuster Evelyne, Le médecin de soi-même, Paris, Presses Universitaires de France, 1972, p.99.


que, de par ses comportements et ses actions, chacun d’entre nous peut se révéler comme le protecteur qualifié de son organisme ou, au contraire, comme celui qui contribue à son altération. Mais, à l’évidence, en dépit du soin que la personne peut accorder à se maintenir en bonne santé, la pathologie est toujours à même de faire brutalement irruption dans son existence, et d’en modifier les conditions. Lorsque ce cas de figure se produit, la personne est confrontée à une situation inédite qui implique, nécessairement, dans un souci d’efficacité thérapeutique, qu’elle soit en mesure de comprendre ce qui lui arrive, d’apprécier la gravité de son état, et d’élaborer la réponse qui lui semble la plus appropriée pour instaurer une nouvelle norme de vie, en lieu et place de celle qui a été perdue du fait même de la pathologie. Le malade est seul pour moduler son existence en fonction de cette nouvelle allure de vie induite par la maladie. De surcroît, il est manifeste que chaque organisme évolue, se modifie selon un rythme et des modalités qui lui sont propres. Aussi, il appartient bien à chacun de réinventer, au fil des transformations qui s’opèrent, la relation avec son propre corps. De fait, la singularité de chacun implique une originalité dans l’action, et érige le rapport entretenu avec sa santé en une expérience unique. Néanmoins, un esprit averti peut prendre conscience du fait que le pouvoir de la médecine technico-scientifique comporte ses propres limites. Tout d’abord, des pathologies demeurent inexpliquées. Ensuite, la pratique médicale est confrontée au fait qu’un échec thérapeutique est toujours susceptible d’intervenir. Enfin, la réapparition de maladies considérées, pourtant, comme définitivement vaincues, les effets iatrogènes des traitements, la dénaturation du geste médical, la mise à distance du malade qui estompe la richesse des observations cliniques et qui peut conduire à une compréhension incomplète de la pathologie et, donc, à une efficacité moindre, constituent des facteurs susceptibles de conduire les personnes à mettre à distance la médecine technico-scientifique, et à rechercher par elles-mêmes des réponses jugées plus appropriées, plus conformes à leurs attentes sur ce que doit être une activité soignante.

Mais, à mon sens, ce qui caractérise, plus que tout, l’ère moderne, c’est que la conception du soin en première personne est, en fait, étroitement subordonnée à la médecine technico-scientifique. Indéniablement, il existe, tout d’abord, au moins un cas de figure, celui de la maladie chronique, où la médecine assigne expressément au patient volontaire la mission de se soigner par lui-même. Il devient, ainsi, le délégataire de l’équipe médicale, et il effectue lui-même des tâches de complexité variable comme contrôler ses émotions, exercer sa vigilance, appréhender la sémiologie de sa pathologie, en reconnaître les signes, les interpréter, apprendre des techniques médicales, se familiariser avec leurs conditions d’utilisation, gérer les incidents dans l’application des traitements, supporter leurs éventuels effets secondaires, modifier son mode de vie, prendre les décisions les plus appropriées à sa situation pathologique. Ensuite, il convient de noter que, paradoxalement, la capacité réparatrice de la médecine moderne génère des effets non sollicités. C’est ce qui se produit, à mon sens, lorsque des interventions chirurgicales désorganisent le schéma identitaire de la personne en procédant au remodelage de parties de son corps à haute charge expressive et/ou symbolique, à l’aide d’éléments organiques étrangers. Le geste technique met, alors, le patient dans une situation singulière puisqu’il est confronté à la nécessité de devoir inventer les conditions d’existence qui vont lui permettre de tenter de surmonter le risque de sa propre dislocation. Enfin, il apparaît à l’examen que l’attitude qui consiste à se soigner par soi-même ne s’apprécie pas uniquement en regard de la puissance, même relative, de la médecine ou de son incomplétude. En effet, il ne peut pas échapper à un esprit un tant soit peu observateur que la médecine moderne n’a pas comme seuls objectifs la prévention des pathologies, le rétablissement de situations traumatiques compromises ou la guérison des malades. Les techniques médicales sont utilisées à d’autres fins que purement thérapeutiques. C’est, à mon sens, le cas lorsque la médecine a pour dessein de permettre aux personnes de respecter des normes, lorsqu’elle contribue à façonner des êtres humains sur-normaux, lorsqu’elle favorise le shopping existentiel, lorsqu’elle répond à de pures convenances personnelles, lorsqu’elle

participe au contrôle qualité des modes d’existence. A cet égard, il convient de mettre en exergue le fait que la médecine moderne perd, de cette manière, le sens de ce qui fonde une authentique activité de soin. L’extension constatée des domaines d’activités de la médecine est favorisée par la prégnance, dans la société, de l’idée d’un bien-être permanent que rien ne doit altérer. Cette conception implique, par voie de conséquence, que les éléments qui nuisent au bien-être des personnes disparaissent. Dès lors, nous sommes amenés à mieux comprendre l’emprise d’une médicalisation qui oriente les personnes vers la pathologisation de tous les registres de leur existence. La médecine moderne joue, à mon sens, un rôle essentiel dans cette action, puisqu’elle estime posséder la légitimité pour déterminer ce qui est bon et ce qui est mauvais pour le bien-être de la personne. Aussi, nous ne devons pas être étonnés de pouvoir constater qu’elle définit des normes, et qu’elle en assure la plasticité en en redessinant, sans cesse, les contours. C’est pourquoi l’homme moderne se doit d’être attentif au fait que la promotion de l’idée de bien-être, la tyrannie de l’apparence, la valorisation de la performance constituent de puissants leviers pour l’inciter à prendre soin de lui-même, c’est-à-dire, en l’occurrence, à choisir le prestataire de services idoine pour assurer la mise en correspondance avec les normes en vigueur dans la société. A l’examen, il apparaît que la médicalisation de l’existence est entretenue par l’industrie pharmaceutique pour qui les multiples facettes du mal-être sont autant de maux guérissables par ses produits. τr, l’objectif économique d’une entreprise est d’augmenter ses parts de marché pour assurer la croissance de son chiffre d’affaires. Par conséquent, il n’est pas surprenant de constater que, désormais, les médicaments sont destinés aux malades, mais aussi aux bien-portants. Néanmoins, il est nécessaire de convaincre ces derniers de les utiliser. C’est pourquoi les firmes pharmaceutiques en sont venues à fabriquer des pathologies par l’élargissement ou la réinterprétation de leurs définitions, par la transformation des évolutions naturelles de l’organisme en maladies, par l’exagération de la prévalence des troubles, par la modification des valeurs considérées comme normales des paramètres physiologiques, par la

manipulation des facteurs de risques. Aussi, dans ces conditions, l’homme moderne est confronté à l’impérieuse nécessité d’éviter l’intériorisation, sans aucun examen critique, des discours que lui tiennent l’industrie pharmaceutique et la communauté médicale sur les pathologies. A bien y regarder, la médecine moderne met la personne dans un rapport constant avec sa santé étant donné qu’elle l’incite à la gérer et, par conséquent, à traquer le moindre signe de l’anomalie indicatrice d’une maladie potentielle ou avérée. Au nom de son autonomie et de sa responsabilité, la personne est, de fait, impliquée dans un processus de médicalisation puisque la médecine l’incite à dépister, elle-même, une éventuelle maladie en utilisant l’ingénierie d’autodiagnostic disponible. Mais, il faut bien voir qu’en consacrant, ainsi, le rôle en première personne du sujet dans le rapport qu’il est amené à établir avec sa santé, la médecine moderne contribue à son enfermement dans des schémas comportementaux qui lui sont extérieurs. Ceux-ci contreviennent, par conséquent, à l’élaboration, par la personne, de ses propres réponses lorsqu’elle affronte des problématiques qui se rapportent à sa santé ou à son bien-être. Cette modalité de fonctionnement de la médecine moderne se trouve renforcée par le fait qu’elle est injonctive. Elle n’hésite pas, en effet, à dicter à la personne ce qu’elle doit être, et ce qu’elle doit faire si elle veut atteindre une plénitude d’existence. De fait, la personne se trouve assujettie à l’action de la médecine qui sape la confiance naturelle qu’elle peut avoir en ses propres capacités d’action. Elle est démise de son droit à raisonner, à affirmer une autonomie de décision, à exprimer sa singularité. Cette déprise de soi contribue à l’altération du sentiment d’exister. Mon analyse m’amène à penser que les caractéristiques de la médecine moderne, telles que nous venons de les évoquer, modifient la conception que nous avons eue jusqu’à présent du soin en première personne. En effet, se soigner par soi-même ne consiste plus à laisser faire la nature et, le cas échéant, si la nécessité s’en fait sentir, à l’aider, en recourant aux

services d’un thérapeute. nous devons bien voir que l’ère moderne instaure une problématique singulière où le soin en première personne est à comprendre comme l’élaboration de réponses à des pratiques instituées, à des situations engendrées par l’acteur majeur des domaines de la santé et du bien-être qu’est devenue la médecine technico-scientifique. De fait, nous devons admettre que son efficacité mais aussi ses limites, les effets produits par ses interventions, sa démarche thérapeutique, sa propension à médicaliser les existences, son inscription dans le marché planétaire des produits et des services médicaux sont autant de facteurs qui interagissent avec la capacité auto-soignante de la personne et, qui, à l’évidence, la suscitent, la sollicitent. Par voie de conséquence, l’homme moderne est, à mon sens, confronté à deux défis majeurs. Tout d’abord, il doit veiller à demeurer le premier évaluateur de son état de santé, et le seul décisionnaire quant à la conduite à tenir pour la préserver ou la restaurer. Ensuite, il doit, de sa propre autorité, agir pour s’affranchir des asservissements, des effets de désagrégation, des interférences que génèrent les activités médicales. En ce sens, se soigner par soi-même c’est élaborer des réponses pertinentes à des questions plurielles. Cependant, il convient de s’interroger sur les moyens dont dispose, réellement, la personne pour espérer pouvoir s’affranchir des normes médicales, et exprimer, ainsi, sa singularité. Il est tout aussi légitime de se demander comment le malade chronique, par nature fragilisé, qui accepte d’être le délégataire de la médecine peut être, simultanément, soignant et soigné. La possibilité de rétablissement de traits identitaires malmenés par un geste chirurgical à vocation réparatrice qui consiste à doter le patient d’un élément corporel non natif constitue une dernière source de questionnement. Répondre de manière appropriée aux problématiques posées par la médecine technico-scientifique consiste, à mon sens, pour l’homme moderne à s’instituer en un être de pure vitalité constructive opérant dans les registres du connu et de l’inconnu, du savoir et du pouvoir, de l’accessible et de l’inaccessible, du temporel et de l’intemporel, de la répétition et de l’innovation. En ce sens, se soigner par soi-même apparaît comme une modalité existentielle particulière qui repose sur la capacité de la personne à élaborer de l’inusité, de l’inédit lorsqu’elle a affaire aux particularismes de la médecine moderne. Aussi, pour pouvoir étayer cette assertion, nous chercherons, tout d’abord, à cerner et à mettre en évidence les caractéristiques de la médecine technico-scientifique, à en décrire et à en mesurer les effets sur la conception du soin en première personne. Ensuite, nous tenterons de recenser les actions, à mon sens, nécessairement créatives, qui peuvent être initiées par l’homme moderne pour répondre aux défis que représentent les spécificités et le fonctionnement de la médecine, d’en examiner les modalités, et d’en analyser la portée.

1- La médecine moderne et les soins à soi-même :

suite…

SE SOIGNER PAR SOI-MÊME A L’ ÈRE MODERNE

DIAGNOSTICS NÉFASTES


https://i2.wp.com/www.thebookedition.com/55650/diagnostics-nefastes.jpg  https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4d/FrancoiseBerthoud.jpg/220px-FrancoiseBerthoud.jpg

Auteur: Dr Françoise Berthoud

Ouvrage: DIAGNOSTICS NÉFASTES-Médecine, mensonges et gros sous.

Édition augmentée en juin 2014

arbredor.com

PRÉFACE
Françoise Berthoud, une pédiatre indignée
Pédiatre de formation, chercheuse de vérité par
vocation, Françoise Berthoud, affiche aujourd’hui le
profil de la grand-mère idéale. Comment imaginer
que sa simplicité, sa gentillesse et son regard mali
-cieux cachent une indignation du meilleur cru? Il n’y
a rien de dogmatique chez elle. Ouverte au dialogue,
elle est toujours prête à remettre en question toutes
les certitudes, les siennes aussi bien que celles des
autres. Son esprit curieux l’a poussée à se rapprocher
des médecines complémentaires, puis à se former en
homéopathie.
Son cabinet à Genève était un haut lieu d’échanges
et de ressourcement pour les familles, un centre de
perfectionnement pour les mamans en cours d’em
-ploi. En cas de maladie, les enfants fréquentaient peu
le cabinet, c’étaient les mamans qui les soignaient
sous la supervision du médecin.
Soucieuse de solidarité, Françoise a pratiqué le
monde, de l’Afrique du Sud à l’Amérique du Sud, en
passant par le Mexique, l’Irlande ou le Portugal. Sa
rencontre avec d’autres cultures l’a confirmée dans
sa remise en question de notre mode de vivre et notre
façon de nous soigner.
Dans les années quatre-vingts, elle jette, non sans
douceur, son premier pavé dans l’océan des certi
-tudes médicales, avec un petit ouvrage évoquant ses
doutes sur l’utilité des vaccinations infantiles.
Elle étend sa critique à d’autres domaines de la
médecine pédiatrique et publie, en 2005, un livre
au titre provocateur: Mon enfant a-t-il besoin d’un
pédiatre? Petit manuel des parents autonome. Elle
livre, avec cet ouvrage, un concentré de son expé
-rience de pédiatre contestataire, accompagné d’un
florilège de conseils de bon sens.
Elle continue d’écrire et le titre qui paraît
aujourd’hui est parfaitement iconoclaste. Il ébranle le
socle de quelques idoles de la médecine d’aujourd’hui,
des idoles qui sont aussi des vaches à lait. Le chapitre
sur les troubles de l’attention remet en question la
généralisation de l’emploi d’amphétamines chez les
enfants turbulents et propose des alternatives. Pour
l’autisme, l’accent est mis sur les causes possibles et
des mesures préventives sont proposées.
Cholestérol, Sida et Alzheimer sont des affections
qui ne concernent pas les enfants, mais qui justifient
bien un coup de gueule. Il vaut la peine d’en prendre
connaissance, car Françoise Berthoud affirme, à juste
titre, que la prétendue maladie d’Alzheimer et la
stigmatisation du taux élevé de cholestérol sont des
mythes lucratifs qui profitent aux pharmas. Le cha
-pitre sur le SIDA mérite aussi notre attention, car il
révèle bien les incohérences de la théorie du virus,
mais le lecteur restera sur sa faim car personne ne
peut dire pour l’instant qu’il faudrait renoncer à
toute protection, ni que les sidéens devraient se soi
-gner d’une autre façon.
Les remises en question proposées par cet ouvrage
sont fondamentales, nul n’est contraint de les adop
-ter, mais il est nécessaire qu’elles soient entendues.
La recherche médicale se meurt étouffée par ses
certitudes, mais en science, seul le doute est fécond.
Qui est sûr d’avoir toujours raison ne peut plus rien
apprendre.
Dr François CHOFFAT
suite…

Ebola : enfin la vérité


La Lettre Santé Nature Innovation par Jean-Marc Dupuis
est un service d’information gratuit sur la santé, la nutrition et le bien-être.

http://www.santenatureinnovation.com/

Chère lectrice, cher lecteur,

Qui s’intéresse encore à Ebola ?

Plus grand monde apparemment. L’armée américaine est repartie le 26 février 2015 [1], et il n’y a plus aucun cas au Libéria depuis une semaine [2]. Ebola avait fait 4057 victimes au Libéria, pays le plus touché par l’épidémie [3].

Mais maintenant que la psychose médiatique est passée, la vérité commence à sortir.

Une vérité dérangeante.

Je vous avais promis de continuer à suivre l’affaire.

Vous n’allez pas être déçus. Ce que je vous raconte aujourd’hui, vous ne risquez pas de le lire dans Le Monde, le Figaro ou de l’entendre sur France-Info

Un cas d’école de psychose médiatique

Tous les jours, de septembre à novembre 2014, les journaux, radios, télés et sites Internet d’information nous ont expliqué à l’unisson que l’Afrique de l’Ouest était « ravagée », que les gens « tombaient comme des mouches », que les « cadavres jonchaient les rues », que « rien ne serait plus comme avant », que les « cultures locales étaient détruites », qu’il fallait plus de crédits, plus d’aide, plus d’argent, l’armée, les hélicoptères pour lutter contre la plus grave pandémie qui ait jamais menacé l’humanité.

Et puis… plus rien.

En quelques semaines, Ebola a presque disparu du paysage médiatique, sauf pour les passionnés comme moi qui continuaient à chercher activement des informations où ils pouvaient.

Des chiffres qui ne collent pas

Ebola m’a passionné dès le départ car, en faisant un rapide calcul, j’avais flairé quelque chose de bizarre.

On nous parlait de milliers de morts. D’une maladie qui tue 9 fois sur 10. Du pire virus qui ait jamais existé.

Mais les chiffres ne collaient pas.

8,7 millions d’Africains meurent chaque année de maladies [4].

La seule diarrhée tue, tous les jours, 2195 enfants [5].

Le paludisme tue chaque année de 1 à 3 millions de personnes [6].

Mais concernant Ebola, l’échelle n’était tout simplement pas la même.

On ne parlait pas de plusieurs milliers de morts par jour, comme pour les autres maladies, mais de plusieurs milliers de morts en tout, sur six mois d’épidémie (3338 morts du début de l’épidémie en avril 2014 jusqu’au 28 septembre 2014).

Aussi tragiques et consternants que soient ces décès, ils ne représentaient que 0,035 % du total. Soit à peine deux fois le nombre de tués sur les routes de France durant la même période.

Pourquoi une telle psychose ?

La fièvre hémorragique Ebola était paraît-il exceptionnellement dangereuse, car très contagieuse, nous assurait-on.

C’était faux.

Ebola n’est pas une maladie très contagieuse. Les spécialistes le savaient tous dès le départ. Elle ne se transmet que par contact direct avec les fluides corporels (vomis, sang, excréments) sur une plaie ou une muqueuse (œil, bouche, nez).

Vous ne pouvez pas l’attraper par simple contact comme une poignée de main d’un malade, et encore moins par l’air, comme la grippe.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’expliquait d’ailleurs elle-même sur son site :

« La transmission nécessite un contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou les liquides biologiques de la personne ou de l’animal infecté, vivant ou mort, autant d’expositions peu probables pour le voyageur lambda. [7] »

De plus, un virus change très difficilement de mode de transmission, même en cas de mutation. Il était donc hautement improbable que l’épidémie d’Ebola mute et se mette à se propager massivement.

Sylvain Baize, directeur du Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales de l’Institut Pasteur à Lyon, l’expliquait dans la presse :

« Le virus Ebola ne pourra très probablement pas changer du tout au tout pour acquérir, de façon efficace et dans un court laps de temps, la capacité de se transmettre par voie aérienne. (…) On peut quasiment dire que ceux qui prédisent ou évoquent cette possibilité sont dans le domaine du fantasme. [8] »

Pourtant, à l’issue d’une remarquable campagne de relations publiques, l’OMS et les gouvernements occidentaux ont décidé d’engager des dépenses folles pour lutter contre Ebola, se chiffrant en centaines de millions de dollars [9].

Aujourd’hui, entre les dépenses des Etats-Unis, de l’OMS, de tous les pays européens, des gouvernements locaux et de toutes les organisations humanitaires, la dépense totale a été de 2,4 milliards de dollars [10].

On peut se réjouir d’un tel effort de solidarité, au niveau mondial.

Mais d’un autre côté, il faut se mettre à la place des populations locales.

Victimes de guerres atroces et de gouvernement corrompus qui les laissent se faire massacrer sans les défendre, elles voient leurs enfants mourir parce qu’il leur manque le minimum, de l’eau potable par exemple, un peu de vitamines, bref, quelques euros.

Ce qui a été dépensé pour Ebola représente, par contraste, plus de 230 000 dollars par personne décédée, l’épidémie ayant fait 9700 morts [11].

230 000 dollars représentent de quoi sauver 230 000 enfants de la diarrhée. Des associations humanitaires affirment en effet pouvoir sauver un enfant de ce fléau pour un seul dollar [12].

Cette somme permettrait aussi de soigner 4000 à 6000 personnes malades du paludisme.

Le médicament anti-palud bien connu (atovaquone et chlorhydrate de proguanil) permet de traiter la plupart des cas. Il coûte 11 à 17 euros pour un enfant, 45 euros pour un adulte [13].

Mais pour cela, il n’y a pas de budget.

Une pandémie mondiale évitée ?

Au moins tout cet argent dépensé pour Ebola aura-t-il permis d’éviter une pandémie mondiale, penseront certains.

Il est vrai que les chiffres annoncés par les autorités étaient angoissants.

Au mois de septembre 2014, les experts du Centre pour le contrôle des maladies des Etats-Unis avaient prévu que, au 20 janvier 2015, l’épidémie aurait touché 1,4 million de personnes au Libéria et au Sierra Leone [14].

En réalité, le nombre total de cas d’Ebola, sur l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, n’a été jusqu’à présent que de 22 894 cas. Il ne s’agit pas du nombre de décès, mais du nombre de personnes touchées.

Depuis quasiment un an que sévit la « pandémie » dans une zone qui compte 21 millions de personnes, cela représente 1 personne sur 10 000. Un nombre à comparer avec celui des malades du choléra en Haïti en 2010, qui a touché 700 000 personnes [15], sur une population deux fois moindre, soit 1 personne sur 15 [16].

Pour Ebola, les « experts » se sont donc trompés de 70 000 % dans leurs prévisions à 4 mois.

Oui, j’ai bien écrit 70 000 %, avec cinq chiffres.

Si bien que, selon un article paru le 1er février 2015 dans le New York Times :

« Les experts essayent de comprendre comment la maladie, qui a défié les prédictions inquiétantes des meilleurs chercheurs du monde sur les maladies infectieuses, semble être en train de disparaître d’elle-même à une vitesse surprenante.[17] »

Mais la conclusion qui s’impose aujourd’hui, le New York Times nous la donne en détails dans un article qui vient de sortir [18].

Au Libéria, ce ne sont absolument pas les organisations internationales qui ont causé le reflux de l’épidémie :

« Le plus grand changement est venu des précautions prises par les locaux eux-mêmes. »

« Sans aucune aide extérieure, ou le minimum, ils ont installé des lieux pour se laver les mains aux endroits stratégiques » (en fait, des seaux avec de l’eau javellisée, NDLR).

« Ils ont repéré les malades et les morts. Beaucoup ont aussi placé sous quarantaine les familles malades et restreint les visites de personnes extérieures. »

Et qu’en est-il des hôpitaux construits en urgence pour accueillir les malades ? On apprend dans le New York Times que :

« Quelques rares cliniques gérées par des Libériens ou des associations caritatives ont ouvert, mais la forte baisse du nombre de malades s’est produite un bon mois avant que les centres construits par l’armée américaine n’aient accueilli leur premier patient ».

Comment la population locale a-t-elle réussi à gérer, sans hôpitaux ?

C’est bien simple :

« Les gens chez eux ont commencé à mieux se protéger, se couvrant les bras avec des sacs en plastique pour soigner les membres malades de leur famille. Cet équipement (les sacs plastique) a reçu le sobriquet de PPE Libérien. »

PPE est le nom des tenues imperméables complètes (personal protective equipment) et moult fois montrées à la télévision car très spectaculaires pour les caméras.

Mais ces images n’étaient pas du tout représentatives de la réalité : tandis que les journalistes de CNN et de LCI filmaient les humanitaires équipés à l’occidentale, l’immense majorité des Africains se débrouillait courageusement avec les moyens du bord, comme d’habitude.

Ils utilisaient des sacs plastique, qui ont suffi à les protéger dans bien des cas. On peut supposer bien sûr qu’il y aurait eu encore moins de contamination avec des PPE, mais heureusement qu’ils n’ont pas attendu pour se défendre comme ils le pouvaient !

Mais comme les Africains ne veulent pas faire de peine aux Occidentaux qui ont voulu tout organiser chez eux pour les sauver d’Ebola, ils ont trouvé les mots qui font chaud au cœur :

« La réaction internationale a aussi été vitale, ont déclaré les officiels Libériens. (…) Même si la plupart des lits sont arrivés trop tard et sont restés vides, le fait de voir le monde accourir à nos côtés a apporté un fort soutien psychologique à une population en détresse. » (c’est moi qui souligne)

Autrement dit, « vous n’avez servi à rien sur le plan pratique mais enfin, ça nous a fait sacrément plaisir que vous soyez venus ! »

« C’était la première fois dans l’histoire de notre nation que nous avons vu de vrais soldats américains débarquer sur notre sol, a déclaré le président du Libéria, Ellen Johnon Sirlezaf. Vous ne pouvez pas imaginer la différence que cela a fait dans les espoirs des gens. Cela les a inspirés à faire plus. »

À 2,4 milliard de dollars, ça fait cher l’inspiration mais, quand on aime, on ne compte pas !

Le son de cloche est toutefois moins joyeux dans le pays d’à côté, la Sierra Leone. Selon un autre article du New York Times [19] :

« En Sierra Leone, les habitants ont aussi pris les choses en main eux-mêmes, critiquant leur gouvernement et la Grande-Bretagne, leur ancienne puissance colonisatrice, pour une réaction lente et désorganisée. »

Des centres pharaoniques sont construits en pure perte :

« Sur une colline en dehors de la capitale, les arbres ont été abattus et remplacés par des hectares de gravier lisse : le nouveau centre de traitement Ebola semble tout avoir. Il y a des sols en caoutchouc rose, des bottes en latex blanc, des salles de bain qui sentent l’Ajax, des panneaux solaires, une pharmacie, et même une hutte au toit de chaume pour se détendre.

Une seule chose manque : le personnel. L’établissement a récemment ouvert mais il n’y a pratiquement personne pour y travailler. Dans une zone particulièrement durement touchée par Ebola, où les gens meurent chaque jour parce qu’il n’y a pas de clinique, 60 des 80 lits à la clinique Kerry ne sont pas utilisés. »

Cette absurdité digne de l’Union Soviétique n’est malheureusement pas une exception :

« La moitié des patients de certaines cliniques créées d’urgence pour Ebola ne sont même pas malades d’Ebola, mais il est si long d’obtenir des résultats d’analyse sanguine qu’il restent là des jours et des jours, occupant les lits de personnes dont la vie est en danger, et augmentant fortement leur propre risque d’attraper le virus en restant là.

Même une fois que les patients sont guéris, beaucoup de centres de traitement retardent leur départ de la clinique de plus d’une semaine jusqu’à ce qu’il y ait assez de gens guéris, parfois des dizaines, pour pouvoir faire une grande cérémonie d’adieu pour tout le monde – ce qui, encore une fois, prive de lit des personnes qui en auraient désespérément besoin. »

Et malgré cette confusion lamentable, les habitants, sur le terrain, font contre mauvaise fortune bon cœur. Ils ont pris, eux, les mesures nécessaires, et simples, avec les moyens du bord, qui ont réellement permis d’enrayer l’épidémie.

« Les écoles ayant fermé, ce sont les enseignants licenciés qui sont allés suivre la diffusion de la maladie, certains villages ont créé des centres d’isolation informels (comprenez, un enclos où ils mettaient les malades pour les empêcher de sortir), et les habitants de certains quartiers ont installé des barricades, prenant la température des personnes qui y entraient.

La cavalerie n’arrivait pas », dit David Mandu Farley Keili-Coomber, le chef de la tribu Mandu du Sierra Leone est. “C’était nous la cavalerie.” »

Et voilà.

Les Land Rovers équipés de téléphones satellite des humanitaires occidentaux repartent, les avions redécollent vers l’Europe et les Etats-Unis. Ils n’auront pratiquement servi à rien, mais cette affaire aura permis de vendre un sacré paquet de journaux, de faire monter l’audimat pendant des mois sur les télévisions et radios, et à un certain nombre de dirigeants politiques et hauts fonctionnaires internationaux de se présenter une nouvelle fois comme les « sauveurs du monde ».

Elle aura donné à des centaines de millions d’Occidentaux blasés un vrai frisson, l’impression délicieusement inquiétante qu’enfin, quelque chose de terrifiant va peut-être arriver.

Il y a bien sûr un gagnant

Enfin, et surtout, on a assez entendu parler d’Ebola pour que personne ne se choque que l’industrie pharmaceutique engage maintenant des campagnes massives de vaccination en Afrique, et la diffusion de nouveaux médicaments prétendument miracles.

Le fait que l’épidémie ne touche plus que quelques centaines de personnes n’empêche pas certains de miser sur la vente de millions de médicaments, financés par la généreuse « communauté internationale » (vos impôts), dont les fonds atterriront directement sur les comptes des compagnies pharmaceutiques.

L’efficacité reste purement hypothétique :

« Les premiers essais se sont révélés encourageants et offrent l’espoir d’être mieux armé contre la fièvre hémorragique », explique le journal Sciences & Avenir le 6 février 2015, dans un article intitulé « Ebola : enfin un médicament efficace contre la maladie ? [20] »

Notez bien le prudent point d’interrogation à la fin du titre.

Car dans l’article il n’y a aucun chiffre, ce qui est très curieux puisque des études scientifiques ont été réalisées sur des malades. On parle de résultats « plutôt positifs », de « guérison accélérée » mais on prend soin de rester complètement flou, pour éviter les remises en cause et les critiques.

Je parle bien de ces mêmes journalistes qui, concernant la vitamine D ou les oméga-3, sont toujours prompts à contester la validité des études et à exiger, avant d’en dire du bien, de nouveaux résultats venant confirmer la confirmation de la confirmation…

Par contre, ce qui n’est pas flou, c’est que le médicament anti-Ebola, lui, est « déjà commercialisé au Japon », et que « le producteur japonais assurait ainsi fin 2014 disposer de « réserves suffisantes pour plus de 20.000 personnes » » [21].

Gageons que, d’ici peu, ce sont des millions de doses, achetées au prix fort, qui arriveront en Afrique. Et si ce n’est pas cette firme, c’en sera une autre.

Heureusement, pendant ce temps, la vie en Afrique, elle, continue.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Sources :

[1] Ebola : fin de l’opération militaire américaine au Liberia

[2] Liberia Ebola doctor: ‘We’re going to win very soon’

[3] Ebola: Mapping the outbreak

[4] FACTSHEET: The leading causes of death in Africa

[5] Diarrhea: Common Illness, Global Killer

[6] Médicaments moins chers contre le paludisme

[7] Maladie à virus Ebola: questions-réponses

[8] Mutations du virus Ebola : quelles conséquences ?

[9] Roughly $1.8 Billion in Ebola Relief Donations Haven’t Made it to Africa

[10] Ebola : les pays touchés demandent une aide massive

[11] Ebola : les pays touchés demandent une aide massive

[12] One Dollar Baby Diarrhea Vaccine Could Save The Lives Of 100,000 Children Every Year

[13] MALARONE 250 mg/100 mg, comprimé pelliculé

[14] Questions/réponses : Estimation du nombre de futurs cas dans l’épidémie d’Ebola au Libéria et en Sierra Leone, 2014-2015

[15] Épidémie de choléra à Haïti

[16] Wikipédia : Haïti

[17] As Ebola Rages, Poor Planning Thwarts Efforts

[18] As Ebola Rages, Poor Planning Thwarts Efforts

[19] As Ebola Rages, Poor Planning Thwarts Efforts

[20] Ebola : enfin un médicament efficace contre la maladie ?

[21] Ebola : enfin un médicament efficace contre la maladie ?

Tous les espoirs de guérir – Tome 1-2-3


Liens à jours, fin d’article…

Auteur : JEAN PALAISEUL

Ouvrage : Tous les espoirs de guérir

Année : 1970

AVANT-PROPOS

Quand il apprit que je préparais ce livre, un des
médecins que vous y rencontrerez s’écria : «C’est
un soldat qui nous revient. »
Bien que mon tempérament ne me porte guère à
me sentir flatté de cette comparaison, il y a du vrai
dans ce cri d’enthousiasme car un soldat qui revient
n’est jamais le même que lorsqu’il est parti.
Je ne suis, en effet, plus le même qu’à l’époque où
j’ai écrit ma série de cinq tomes sur Tous les moyens
de vous guérir interdits aux médecins.
Depuis plus de dix ans, j’ai choisi de vivre dans un
coin perdu d’Auvergne (d’où ma dédicace), loin du
bruit et de l’agitation frénétique des « villes tentaculaires
» chantées par Verhaeren. Avec la nature
et mon jardin où je « fais » nos légumes, j’ai retrouvé
un bien perdu : le temps de la réflexion. La terre
m’a appris la patience et la pondération. Et j’ai
vieilli, donc mûri.,.
Bref, tandis que d’autres en sont à l’heure de la
contestation, j’en suis à l’heure du bilan.
J’ai contesté, moi aussi, et je ne le regrette pas.
Aucun système – politique, économique, social ou
médical – n’est parfait. Il fallait que fussent dénoncées
des injustices et des moeurs préjudiciables au
bien de tous. Je l’ai fait, parfois avec violence parce
que, mêlé à un monde où chacun a les nerfs à fleur
de peau, j’ai réagi comme les écorchés vifs que nous

devenons tous quand nous sommes les pantins du
progrès.
J’ai dit que des intérêts particuliers. s’opposaient
souvent à l’intérêt général, que l’orgueil de certains
leur interdisait de reconnaître des réalités qu’ils
n’avaient pas découvertes, que la vérité – scientifique
ou autre – n’était pas le monopole d’un clan
et que les dogmes n’en étaient pas obligatoirement
la manifestation.
Je le pense encore, mais j’ai compris qu’il en a
toujours été ainsi et que si l’on continue à parler
de David qui a triomphé de Goliath, c’est qu’il s’agit
d’un fait exceptionnel qui n’est pas près de se renouveler.
·Mes yeux se sont ouverts à des évidences que
les impératifs du journalisme – nécessité de faire
vite de frapper le lecteur, de condenser – empêchent
la plupart du temps de voir, d’autant que la
jeunesse et la passion ajoutent leurs oeillères pour
rétrécir encore l’horizon imposé par le métier.  Je sais maintenant que rien n’est « tout bon» ou
« tout mauvais », que parmi les pontifes officiels
que j’ai stigmatisés en bloc il en est qui sont ouverts
aux idées neuves et que parmi les novateurs dont
j’ai soutenu la cause il s’en trouve qui sont infiniment
moins compréhensifs que ceux qu’ils accusent
d’intolérance. Je conviens qu’en égratignant la médecine
classique, j’ai pu porter à croire qu’elle n’était
pas à la hauteur de sa tache, alors qu’ en fait J’ ai
toujours su qu’elle essaie, dans l’ensemble (c’est-à-dire
au niveau du médecin· consultant), de l’accomplir
avec une conscience que bien d’autres professions
pourraient lui envier ..
Le cours des années m’a appris que les enthousiasmes
n’étaient souvent pas plus justifiés que les
réticences. Les événements se chargent de les ramener
à leur juste valeur. Le père Hugo – que je relis
comme je relis tant d’autres (Montaigne, Diderot,
Rabelais Proust Verlaine, Chateaubriand) avec les
yeux de l’âge qui donnent un plaisir nouveau- avait
raison de dire que « l’avenir n’est à personne», que

« l’avenir est à Dieu ». J’ai vu mourir du cancer des
maîtres qui affirmaient le· guérir, en être frappés
brutalement des savants qui prétendaient le déceler
dès ses premiers symptômes ; j’ai vu succomber à
un infarctus. des chercheurs qui disaient le soigner
et s’incliner ·devant la maladie des hommes qui soutenaient
que leur méthode la bannissait à tout
Jamais …
C’est pourquoi si je reviens à un combat – que je
n ‘ai, en réalité, jamais abandonné, j’y reviens différent,
avec d’autres armes et un esprit sensiblement
changé, même si ma foi dans la victoire finale du bon
sens est demeurée intacte.
Et c’est la raison pour laquelle, plutôt que de céder
aux nombreuses demandes réclamant la réédition
des quatre premiers tomes de mon enquête épuisés
·et introuvables depuis longtemps, j’ai préféré reprendre
mon travail à zéro, le repenser et en dresser une
sorte de bilan rendu nécessaire par l’expérience et
les circonstances nées de la « conjoncture » comme
disent les économistes.
Le temps a fait son oeuvre, Des remèdes et des
méthodes dont j’ai parlé n’existent plus, soit que
leurs promoteurs aient disparu sans avoir eu la
possibilité de former des élèves, soit qu’ils aient dû
renoncer à poursuivre la lutte devant les difficultés
et les menaces judiciaires dont ils étaient l’objet
(je pense, en particulier et avec regret, à un biologiste
parmi les plus grands). D’autres thérapeutiques,
enfin, n’ont pas tenu, il faut le reconnaître honnêtement,
ce qu’elles promettaient ou peuvent être avantageusement
remplacées par des traitements plus
accessibles ou plus pratiques pour les patients. Je
les ai donc supprimées.
Par contre, j’ai conservé toutes celles qui, avec le
recul des années, ont confirmé leur valeur et ont
encore progressé tant dans leurs résultats que dans
leur utilisation par les médecins, faisant pour chacune
le point actuel. J’ en ai aussi ajouté de nouvelles
dont j’ai pu vérifier l’efficacité .

Cela dit pour situer exactement ce que vous trouverez
dans les trois tomes · de ce livre, j’en viens à
l’esprit dans lequel il a été conçu. .
Il ne s’agit, vous l’avez deviné à travers ce qui
précède, ni d’un pamphlet ni d’un ouvrage de polémique,
persuadé que je suis aujourd’hui de la vanité
des querelles et persuadé aussi que la vérité – si
tant est qu’elle soit. « une et indivisible » comme la
République! – ne s’impose pas de l’ extérieur mais
naît d’une confrontation sereine avec soi-même. Et
si parfois s’y rencontrent des critiques envers telle
attitude ou telle mentalité, c’est qu’elles découlent
de mon souci de rapporter objectivement les propos
qui m’ ont été tenus ou les textes sur lesquels je me suis appuyé.
Je ne prétends en aucune façon que les traitements
que j’ai groupés ici sont forcément supérieurs à
ceux qui sont couramment employés. Je les mentionne
parce que, bien qu’ayant fait leur preuve, ils .
sont encore peu connus ou même inconnus en France
et que je crois juste de signaler leur existence au
plus grand nombre – médecins et malades -, ne
serait-ce que pour qu’ils soient essayés lorsque tout
le reste a .,été tenté sans résultat. D’où mon. titre
« Tous les espoirs de guérir» car des centaines et
des centaines de lettres reçues depuis une quinzaine
d’années (vous en trouverez des extraits au fil des
chapitres) m’ont donné la certitude qu’il ne faut
jamais désespérer, même quand tout espoir parait
devoir être abandonné.
Je ne présente pas une «super-médecine», seulement
des thérapeutiques qui seront sans doute consacrées
chez nous demain comme elles le sont déjà
ailleurs et qui, dès maintenant, peuvent se révéler
pour certains être celles dé la meilleure ou de la
dernière chance, une chance que personne ne doit
laisser échapper.
Plusieurs de ces méthodes s’adressent aux mêmes
affections avec des moyens qui se ressemblent; vous
le remarquerez et penserez peut-être que j’aurais
pu éviter ce qui risque de paraître des «redites ».
Je n’en ai écarté aucune parce que, l’expérience me
l’a maintes fois prouvé, chaque cas est différent et
répondra à tel . traitement alors qu’il échappera à
tel autre pourtant très voisin.
Pourquoi ? Vraisemblablement parce que, en définitive,
c’est toujours la nature qui guérit – ce
qu’exprimait déjà Ambroise Paré en disant <(Je le
soignay, Dieu le guérit,. -, à condition qu’on lui. en
fournisse les moyens.
Or, la quasi-totalité des traitements que vous allez
découvrir ont précisément pour base les nombreux
principes que la nature met à notre disposition pour
nous défendre. Ils apportent non pas la santé artificielle
basée sur des produits chimiques mais la
« santé naturelle » dont parlait Alexis Carrel, «celle
qui vient de la résistance des tissus aux maladies
infectieuses et dégénératives et de l’équilibre du
système nerveux ….

I

LE COMBINE OZONOTHERAPIE-ACUPUNCTURE

Rhumatismes – troubles cardiaques – asthme, emphysème
 hypertension – artérite – hémiplégie – cellulite ·
dépression nerveuse · fatigue – vieillissement

suite…

Tome 1-2-3 : (PDF) Liens à jours

LA NOUVELLE DICTATURE MÉDICOSCIENTIFIQUE – L’EMPRISE DES LOBBIES SUR NOTRE SANTÉ


par SYLVIE SIMON

« Notre vie nous appartient,
notre planète nous appartient encore,
et notre monde nous appartiendra
tant qu’il trouvera des hommes prêts
à se sacrifier pour des valeurs auxquelles ils croient !
La Vérité est la plus importante de toutes nos valeurs,
parce que si la Vérité ne survit pas,
si nos gouvernements assassinent la Vérité,
s’ils ne respectent pas le cœur
dont font preuve tous ces gens
qui ne souhaitent que la Paix et l’Harmonie,
alors ce n’est pas le monde où je suis né !
Et ce n’est certainement pas
le monde où je veux mourir ! »

Plaidoirie de Jim GARRISON
(Procureur américain qui a enquêté
sur l’assassinat de John Kennedy)

« Nous vivons encore de nos jours
avec un gouvernement trompeur,
une presse docile,
une corruption et un cynisme dominants ! »
Jim GARRISON (1988)

PRÉFACE

L’Histoire n’est au fond qu’un éternel recommencement. Les hommes,
les sociétés répètent inlassablement les mêmes errements, succombent
aux mêmes tentations et s’inventent les mêmes souffrances.
Le Moyen-âge a connu le despotisme des clercs et l’Inquisition.
Notre époque a, semble-t-il, généré des institutions dogmatiques,
corporatistes ou autocratiques pour soumettre toutes plantes, bêtes et
hommes à la suprématie de la Science. Une science de « droit divin »
avec ses icônes et sa liturgie, étroitement imbriquée dans les forces
politiques et économiques en place.
Dans les deux cas, le mécanisme du pouvoir est simple : il utilise la
peur pour mieux asseoir sa domination. Y compris la peur du ridicule,
savamment entretenue dans les foules, par ceux qui font profession
de Savoir ! Il suffi t d’invoquer « la preuve sociale » qui consiste à
dire qu’une chose est juste quand le plus grand nombre y croit… et ça
marche !

Aujourd’hui, ce Savoir, réel ou faux, se traduit en « parts de marché »,
notamment celles des grands laboratoires (les nouveaux sanctuaires)
et celles des multinationales, hydres modernes, à mi-chemin
entre pratiques légales et pratiques mafieuses.
Les mécanismes de manipulation n’ont pas changé. Ils ont pour
but d’annihiler tout sens critique et toute velléité d’indépendance
parmi les individus. Ils permettent de mieux exploiter la docilité des
populations, maintenues volontairement dans l’ignorance des choses
essentielles à leur vie. Pendant ce temps, des groupes de pression incontrôlés
peuvent impunément continuer à répandre des substances
toxiques de toute nature et corrompre allègrement ceux qui, de près
ou de loin, expertisent, autorisent et justifient cet état de chose.
Le livre de Sylvie Simon dresse un constat terrifiant de l’avancée du
« crime institutionnel » dans notre société.
Nous savions déjà que l’argent de la drogue représente plus d’un
tiers du flux des devises et des échanges boursiers mondiaux et que,
sans elle, le système bancaire international s’effondrerait. En clair, le
trafic de la drogue est indispensable à l’équilibre économique mondial.
Si l’on y ajoute le prix des substances nuisibles à notre santé et le
gaspillage des dépenses d’armement (plusieurs millions de dollars par
jour) justifié également par l’équilibre de la terreur, on peut considérer
que l’économie dominante dite « libérale » est une entreprise de destruction
au moins égale dans ses méfaits au totalitarisme marxiste qui
a sévi dans les pays de l’Est.
Au regard de ces faits, il apparaît urgent pour les citoyens de se
réapproprier leurs droits et la maîtrise du sens et de la qualité de leur
vie, de créer des groupes de résistance et des réseaux de défense pour
se protéger des délires et des dérives des puissances occultes qui
influencent les choix politiques dans le monde par leur emprise sur les
gouvernements.
Plus précisément, il faut se poser la question de l’incompatibilité
éventuelle entre science et démocratie, entre « lois du marché » et
droits de l’Homme, et de l’absence de contre-pouvoirs, face aux abus
des systèmes.

La survie de la planète et le bien-être de ceux qui la peuplent, hommes
et bêtes, passent par des actions courageuses qui ne viendront pas
« d’en-haut » comme on le croit généralement. Prenons conscience
que nous sommes à une étape cruciale dans un débat de civilisation,
qui, si nous n’y prenons pas garde, avec les manipulations de toute
nature − génétiques, politiques et psychologiques − peuvent nous ramener
aux heures les plus sombres de l’Histoire.
Bien sûr, je crois au triomphe des forces de l’esprit et de l’intelligence
qui auront raison de cet obscurantisme moderne, mais
épargnons-nous des souffrances inutiles générées par nos attitudes
complaisantes, pour ne pas dire complices, avec le mensonge institutionnel.
C’est grâce à la perspicacité et au courage de personnes comme
Sylvie Simon que nous y parviendrons.

Philippe DESBROSSES
Docteur en Sciences de l’Environnement,
Expert-consultant auprès de l’ U.E. et du Parlement européen,
Président du Comité de direction d’Ecocert,
Directeur du Centre Pilote « La Ferme de Sainte-Marthe ».

AVERTISSEMENT

« La science est la plus récente, la plus agressive
et la plus dogmatique des institutions religieuses. »
Paul FEYRABEND
(Professeur de physique à Berkeley)

Ce livre n’est pas un réquisitoire contre la science ou la médecine,
mais plutôt contre la corruption liée à l’état d’esprit inquiétant qui se
répand insidieusement dans le monde « scientifique », avec l’aide du
monde « politique », et qui a déjà été la cause de nombreux scandales.
Ces derniers sont trop rarement révélés − et toujours de manière isolée
− pour que le public prenne conscience du mensonge institutionnel
qui règne dans le monde et particulièrement en France.
Appartenant au système, les chercheurs qui dénoncent les dérives
actuelles de certains de leurs pairs sont d’office mis sur des voies de
garage ou privés de financement, et les médecins encourent l’exclusion
du conseil de l’ordre. Ce sont eux − médecins, scientifiques, physiciens
ou biologistes − qui m’ont encouragée à écrire ce livre.

Sa première version a été rédigée en 1996 et, depuis sa parution,
nous aurions pu espérer un assainissement de la situation, or il n’en
est rien ! Non seulement la dégradation se poursuit, mais elle semble
s’accentuer. Et, comme le dit si bien Milan Kundera : « Être moderne,
c’est être l’allié de ses propres fossoyeurs. »
Certains lecteurs pourront penser que je me répète en publiant une
nouvelle édition de cet ouvrage, mais ce n’est pas le cas. C’est à présent
un ouvrage nouveau car j’ai retiré de la première version la plupart
des textes, soit parce qu’ils ne sont plus d’actualité ou que je les ai
longuement développés entre-temps dans de précédents ouvrages. Je
les ai remplacés par de nouvelles informations, très nombreuses et tout
aussi inquiétantes, mais rarement connues du grand public étant donné
l’opacité de notre système de santé, les dissimulations des laboratoires,
le laxisme et l’incurie de nos pouvoirs publics, sinon leur complicité
avec des scientifiques inconscients. J’ai cependant gardé certains
passages et le titre, car il résume parfaitement la situation actuelle :
les politiques sont les otages des laboratoires qui sont les véritables
dictateurs du monde moderne.
Pour certains scandales, il m’a semblé important de faire le point avec
le recul acquis à présent. Les Français ont la mémoire courte et il est
bon de rappeler à ceux qui l’auraient oublié que certains responsables
de « bévues » qui ont coûté des vies humaines sont toujours en place.
Quant à ceux qui sont, pour l’instant, écartés du pouvoir par les jeux
électoraux, ils n’ont qu’un désir : retrouver un jour ce pouvoir dont
le goût semble exquis. Comme le disait Napoléon : « J’ai goûté du
commandement et je ne saurais y renoncer. » Tant pis pour ceux qui
en feront les frais, quelques morts ou accidents de temps en temps
sont négligeables par rapport à la bonne marche de la politique et de
l’économie. Toutefois, il est salutaire de dénoncer sans relâche ces
pratiques honteuses.
Pour illustrer à quel point ce livre est gênant pour certains pouvoirs,
particulièrement le lobby pharmaceutique − « Big Pharma » comme
on l’appelle dans les pays anglo-saxons − il est utile de signaler au
lecteur qu’il devait sortir aux Éditions du Rocher en septembre 2005.

Or cette maison a été vendue au laboratoire Pierre Fabre durant l’été
et, malgré un contrat en bonne et due forme et une avance déjà versée
à la commande, la nouvelle direction a refusé de le publier. On peut
les comprendre étant donné la teneur de l’ouvrage, mais il n’y a que la
vérité qui blesse. Ce n’est pas la première ni sans doute la dernière fois
que de puissants groupes industriels achètent une maison d’édition,
moyen bien simple d’étouffer l’information.

CHAPITRE I

NOTRE FOI EN LA SCIENCE

« Dans un monde où chacun triche,
c’est l’homme vrai qui fait figure de charlatan. »
André GIDE

Nous vivons une époque où la science règne en maître tout
puissant et gère nos existences. Les « scientifiques » sont considérés
comme nos nouveaux maîtres à penser et l’une des ambitions
de la science expérimentale est de dominer la nature en palliant ses
« imperfections ».
Dans un système démocratique, tout devrait être soumis à la décision
des citoyens, mais ni les élus ni les gouvernements ne sont en
mesure de discuter les ukases des décideurs de la science qui restent
donc à la fois juges et partis.
Le Dr Benjamin Rush, médecin de George Washington et signataire
de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis en 1776, avait prévenu
: « À moins que nous n’incluions la liberté thérapeutique dans
notre Constitution, la médecine installera un jour une dictature que
nous sommes incapables de concevoir pour le moment. »

Révoltés par certaines pratiques scientifiques, d’authentiques
savants s’étaient déjà réunis en 1988 pour faire une déclaration qui
fut publiée dans le journal anglais Nature (333, 390, 1988) et reprise
dans Le Monde du 19 mars 1988 : « Le désir de connaître le monde
est aujourd’hui débordé par le besoin de l’exploiter. La production
des connaissances scientifiques et des innovations est largement prise
en charge par des institutions à buts technologiques. La recherche,
qu’elle soit dite ‘‘ fondamentale ’’ ou ‘‘ appliquée ’’, est orientée par
des choix économiques, sociaux, sanitaires ou militaires. »
« Le chercheur ne peut ignorer cette orientation, et la société est
en droit de la juger. Fonctionnant sur le mode réductionniste, […] La
science fait courir des risques graves à l’environnement, aux peuples
et aux individus. […] L’identification de la production scientifique au
progrès, et même au bonheur, est largement une mystification. »
Ce texte, rédigé bien avant les nombreux scandales récents, est
parfaitement prémonitoire et dénonce les lacunes des disciplines
scientifiques qui, « à défaut de tout comprendre, prétendent tout
mettre en lumière. » Chacune de ces disciplines ne connaît que ce
qui la concerne, et ignore ce que d’autres ont découvert par des voies
différentes. Il est stupéfiant de voir à quel point, forts de leurs titres
universitaires, certains scientifiques se permettent de dire n’importe
quoi sur des sujets qu’ils ignorent visiblement.
La déclaration publiée dans Nature poursuit sa condamnation d’une
certaine science péremptoire, totalement dénuée de conscience, qui se
refuse d’admettre tout ce qui la dépasse, comme elle refuse d’admettre
ses propres erreurs et ses limites. « Au nom de la vérité scientifique, la
vie est réduite à ses aspects mesurables. La spécialisation de plus en
plus étroite des chercheurs encourage leur myopie quant à leur fonction
dans la société et crée des cloisons étanches entre les disciplines
scientifiques. Il est certes difficile de revenir sur les acquis technologiques,
aboutissement des activités scientifiques, et qui conduisent à
la création de nouveaux besoins selon une spirale industrielle que ne
maîtrisent ni les chercheurs ni les consommateurs. »
Le lecteur trouvera en fi n d’ouvrage la liste des signataires (A).

Déjà le 17 mars 1967, dans une interview de L’Alsace, le Pr. Lépine,
de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine, s’inquiétait
et affirmait : « Nous sommes des apprentis sorciers. »
Les scientifiques savent à présent comment modifier le génome
humain, ouvrant la porte aux délires les plus fous qui peuvent, sous
prétexte d’eugénisme, entraîner de terribles catastrophes. En devenant
capables de modifier non seulement le patrimoine génétique d’un
sujet, mais aussi celui de ses descendants, on pourrait « améliorer »
l’espèce humaine. Cette possibilité d’eugénisme risque de déboucher
sur des perspectives terrifiantes. On est proche des expériences de
certains nazis, tel le fameux Dr Mengele. Pour l’instant, ces pratiques
sont interdites par la convention européenne, mais, à travers quelques
publications, on sent poindre chez certains scientifiques une inquiétante
envie de recréer une race supérieure et, malgré la position ferme du
Comité international de bioéthique sur la prise de brevets sur le génome
humain, on se demande si certains ne se laisseront pas influencer un
jour par les intérêts financiers colossaux que représente le marché de
la génétique.
Nous devrions également nous préoccuper du sort des malades qui
servent de cobayes dans le cadre de la recherche génétique et que le
corps médical a tendance à considérer comme du « matériel humain »
qui lui appartiendrait. Un rapport, publié en 1983 aux États-Unis par
l’Offififice of Technology Assessment révélait que dix-huit entreprises
américaines avaient pratiqué des tests génétiques pour sélectionner
leurs employés sous le prétexte d’une « prévention des maladies du
travail » et que cinquante-neuf autres se préparaient à en faire autant.
Depuis, ces entreprises ont fait école.
Au cours des dernières années, les nanotechnologies ont accompli
de spectaculaires progrès. Désormais, grâce à des micropuces installées
dans le corps humain au cours de n’importe quel acte chirurgical,
il est possible de connaître bien des choses sur cet humain et de le
suivre à la trace. En janvier 2001, le président Bill Clinton a lancé la
« National Nanotechnology Initiative », et le Congrès a approuvé le
budget initial de 450 millions de dollars, puis celui de 700 millions

de dollars en 2003. La Darpa (Defense Advanced Research Project
Agency) a, pour sa part, investi des centaines de millions de dollars
dans cette recherche qui concerne aussi l’armement.
En 2002, la puce informatique « Very Chip », de la compagnie ADS
(Applied Digital Solutions), a obtenu l’approbation des autorités américaines.
On peut à présent l’implanter sous la peau de tout individu
que l’on veut surveiller : enfant, malade, vieillard sénile, prisonnier ou
militaire. Certains se réjouissent de ce « progrès » sans imaginer que
cette nouvelle technologie risque de porter atteinte à la vie privée des
porteurs de puces, en transmettant à leur insu des informations très
personnelles. Le prix Nobel de chimie Richard Smalley estime que le
développement des nanotechnologies concerne « l’intérêt supérieur »
de la nation américaine, car elles s’appliquent à tous les secteurs de la
vie économique et sociale, y compris celui de l’armement.
Depuis longtemps déjà, les puces sont utilisées par la médecine vétérinaire
pour identifier des milliers d’animaux à travers la planète,
mais cette surveillance ne s’était pas encore étendue à l’être humain.
À l’heure de la mondialisation, on peut craindre que, peu à peu,
l’homme ne devienne un produit manufacturé avec tout ce que cette
définition implique. Soumis à la loi du profit, les gouvernements nous
imposent une société dans laquelle certains scientifiques munis de
pouvoirs mais dépourvus de conscience − comme nous le verrons plus
loin − n’hésitent pas à transformer l’être humain en une marchandise
qu’on peut impunément vendre, acheter ou simplement jeter suivant
les besoins.
L’Express du 11 octobre 1990 s’inquiétait : « Il sera bientôt possible
de dépister tout et n’importe quoi. Comment ces informations cruciales
seront-elles utilisées ? […] Doit-on laisser faire les scientifiques ou
établir des garde-fous ? » Le Pr. Daniel Cohen, du Centre d’études du
polymorphisme humain, estime que : « c’est à la société de décider, et
pour cela, il faut qu’elle soit informée. Ce qui est loin d’être le cas. »
Quant aux greffes d’organes, elles ont engendré un commerce du
corps humain ; on retrouve des cadavres mais aussi des vivants, enfants
ou adultes, privés de certains organes. En voulant se substituer

au Créateur, l’homme ne connaît plus ses limites et entraîne, dès lors,
de nombreux abus de toute sorte.
Dans un autre domaine, pendant des années et avec de nombreuses
complicités, on a inoculé du sang contaminé à des patients qui ont
payé de leur vie ces « bavures » des pouvoirs politiques et médicaux.
Aucun des véritables responsables n’a été sanctionné pour ces délits,
excepté quelques rares boucs émissaires.
Lors de l’accident de Tchernobyl, sans crainte du ridicule, les pouvoirs
publics nous ont certifié que le nuage radioactif avait bien voulu
contourner les frontières de notre pays et polluer d’autres contrées. Et
nous continuons d’obéir à ces irresponsables !
Ces mêmes pouvoirs ne pouvaient ignorer les risques engendrés par
la nourriture des animaux, notamment leurs ingestions d’hormones.
Néanmoins, tout le monde s’est tu pendant des années. Depuis 1986,
les Anglais savaient que leurs vaches et leurs produits étaient contaminés
mais ils ont écarté de l’actualité tous les chercheurs perturbateurs
qui tiraient la sonnette d’alarme. Pendant deux ans, sciemment, ils ont
continué d’exporter les abats de bœufs contaminés, interdits à la vente
dans leur propre pays. Dès 1989, les États-Unis et l’URSS avaient
boycotté l’importation de viande et produits dérivés des bœufs britanniques,
mais pas la France. La Manche, comme la ligne Maginot pour
Tchernobyl, nous préservait de la contamination.
À présent, les scandales sont trop nombreux et nos concitoyens en
ont visiblement assez d’être pris pour des imbéciles par tous ceux qui
détiennent un pouvoir et en profitent impunément. Ce sont ces mêmes
menteurs et criminels qui s’érigent en juges pour sanctionner ceux qui
se permettent de dénoncer ces pratiques. Il est pourtant grand temps de
les divulguer car, comme le disait si bien le biologiste Jean Rostand :
« l’obligation de subir nous donne le droit de savoir. »
Toutefois, si notre société est loin d’être informée, les scientifi –
ques eux-mêmes ne le sont pas de manière systématique. D’abord
parce qu’ils ignorent souvent ce qui ne relève pas de leur strict domaine
d’investigation, ensuite parce qu’ils n’ont pas toujours, dans
ce même domaine, une vision univoque de la réalité. Les biologistes

eux-mêmes ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le commencement
de la vie et sa fi n. Quand l’embryon devient-il humain ? Quand
la mort coupe-t-elle vraiment le fi l de la vie ? Est-ce le cerveau ou le
cœur qui détermine cette vie ?
Ce ne sont pas tellement les crimes de la science au véritable sens
du mot qu’il faut craindre, car tout scientifique consciencieux se pose
des questions d’éthique à chaque moment, mais plutôt les crimes du
pouvoir sous le couvert de la science.
Rita Levi Montalcini (prix Nobel de médecine) avouait dans Le Généraliste
: « La recherche est un milieu redoutable 1. » D’autant plus
redoutable que les divergences entre la science et l’éthique s’amplifient
à cause du profit et des besoins économiques. À notre époque,
les hommes sont surtout considérés comme des consommateurs qu’il
faut inciter à consommer toujours plus en les accablant de publicités.
Comme le reconnaissait récemment et sans honte le directeur d’une
chaîne de télévision, l’important est d’endormir l’auditeur afin qu’il
achète ce qu’on désire lui vendre. En outre, la science privilégie plutôt
les recherches qui ne perturbent pas trop le consensus scientifique. Or,
le propre de la science devrait être de pouvoir sans cesse remettre en
question des idées reçues.
Jacqueline Bousquet, biologiste, chercheur honoraire au CNRS, explique
les errements de la science d’une façon tout à fait originale,
mais qui devrait éveiller bien des consciences. Pour elle, notre continuum
d’espace-temps est constitué d’ondes électromagnétiques dont
le vecteur est le photon, à la fois onde et particule. L’information est
toujours disponible, mais les récepteurs ne sont pas toujours en phase
et ne peuvent donc pas capter l’information, car un être ne peut concevoir
que ce qui est à son niveau vibratoire.
« La science est un outil et, comme tel, susceptible de perfectionnement
; en fait, elle évolue en même temps qu’évoluent les récepteurs
cérébraux des ‘‘scientifiques’’. Notre science actuelle est devenue tellement
réductionniste que des pans entiers de la réalité ont été supprimés

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1 – No 1607, 16 mai 1995.

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    sous prétexte que l’intelligentsia qui dirige le système est incapable
de les intégrer (comme une information dans un ordinateur).
Cela dépasse leur structure. La réalité n’est pas réductible à ce que
peuvent concevoir les hommes en fonction de leur évolution. Elle est.
Découvrir l’erreur et quelle est cette erreur, voilà l’objectif. »
Le Monde diplomatique d’août 1996 a publié un article de Denis
Duclos, sociologue et directeur de recherche au CNRS, sous le titre :
« L’Autophagie, grande menace de la fi n du siècle. » Ce chercheur
explique que la caractéristique majeure de notre système est bien celle
de « se manger soi-même », puisqu’il pousse de plus en plus « les sociétés
à s’entredévorer. Les entreprises s’absorbent les unes les autres,
les marchés se croquent entre eux, et les syndicats en sont réduits à
demander le partage de l’emploi. De leur côté, les citoyens subissent
sous forme de pollution généralisée et de tragiques pandémies les conséquences
de ce recyclage devenu fou, ultime phase de la vieille loi du
profit. »
La situation n’est pas meilleure aux États-Unis où de nombreux
scientifiques constatent qu’aucun secteur n’échappe aux stratégies industrielles,
et les universités américaines sont infiltrées par les intérêts
privés. « La science est à vendre et, pour certains de ses secteurs, déjà
vendue », déclarait en 1989 Al Mayerhoff, avocat du Natural Resources
Defense Council, association de consommateurs. À présent, dans
ce pays, tous les secteurs sont touchés.
Dès 1983, la communauté scientifique américaine a connu une
explosion de scandales médicaux au point que le congrès annuel de
l’Association américaine pour le progrès des sciences avait choisi
comme thème de débat : « La fraude et le secret : périls jumeaux de la
science ». Depuis cette époque, la fraude s’est amplifiée, les scandales
se sont multipliés. Les scientifiques qui mentent ne sont jamais
condamnés et lorsque les lobbies pharmaceutiques qui les protègent
sont contraints à payer une amende, elle est de très loin inférieure au
bénéfice engendré grâce à ces mensonges. Cette situation n’a donc
aucune raison de s’améliorer et la gangrène s’étend sans qu’on puisse
l’enrayer.

En France, en avril 1996, le magazine Sciences Enjeux Santé 2 nous
signalait que le CNRS avait restreint les crédits accordés aux unités
de recherche afin de faire éponger par ses laboratoires son défi cit de
quatre-vingt-dix millions. Si bien qu’un bon millier de chercheurs furent
laissés sans le sou et réduits au chômage technique. Assurant l’intérim
de la direction générale de cet organisme, M. Tambourin, alors
directeur du département du CNRS qui finance l’expérimentation animale,
a déclaré au sujet de la comptabilité de la maison : « Il faut être
clair : nous avons été un peu légers, pas assez vigilants. » Sur les
douze milliards alors alloués par l’État, trois étaient sous la responsabilité
de ce dilettante qui reconnaît avoir été « un peu léger » ; on
est en droit de se demander jusqu’où peut aller cette légèreté dans un
domaine aussi important que la recherche.
De nos jours, les dirigeants politiques et scientifiques ainsi que les
trusts industriels ne se soucient pas le moins du monde des conséquences
à plus ou moins long terme de leurs décisions, et les enjeux
économiques actuels les incitent à sacrifier l’homme sur l’autel du profit.
Mais la plupart des citoyens en sont encore inconscients malgré
l’émergence de multiples scandales et se trouvent incapables de réaliser
qu’ils sont l’enjeu d’une lutte qui dépasse, de loin, le domaine de
la vache folle ou du sang contaminé.
Dans son ouvrage L’Homme occulté, Michel Schiff, physicien des
particules élémentaires, chercheur au CNRS et à l’Inserm, dénonçait
le savoir des experts qui est « loin d’être aussi sûr qu’ils ont tendance
à le croire, et à nous le faire croire », ainsi que la vision morcelée
des connaissances : « La direction d’une armée de chercheurs, munis
d’instruments coûteux tels que des ordinateurs géants, peut fausser le
jugement quant à la pertinence d’un objet de recherche. »

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2 – Publié par l’association Pro-anima.

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suite…

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L’IMPÉRATRICE NUE OU La grande fraude médicale


par Hans Ruesch

 

 

«Nous sommes des apprentis sorciers. Surtout
dans le domaine scientifique. Nous nous glorifions
de découvertes qui, en même temps,
nous empoisonnent. Je crois qu’il faudra
beaucoup de temps et de courage aux générations
qui nous suivent pour se débarrasser des
conséquences désastreuses des recherches.»
(Professeur Lépine, chef du services des virus de
l’Institut Pasteur, membre de l’Académie des
sciences et de l’Académie nationale de médecine)

 

 

 

Avant-propos de l’éditeur

Un dossier impressionnant qui a nécessité de la part de son réalisateur
des années d’observations strictes sur ce qui trompe le monde
dans le secteur de la santé par l’expérimentation de «médications» chimiques
sur les animaux et… sur les humains. Il fallait un auteur incorruptible
et courageux pour oser pénétrer de front dans le monde de
cette pseudo-recherche et, parfaitement documenté, il s’agit maintenant
d’ouvrir les yeux du consommateur de santé endormi.
Il met en évidence le fait que les médecins et leurs professeurs sont
trompés dans leurs formations, alors que les uns et les autres, mus par
des sentiments honnêtes, sont convaincus de la validité de leur
«savoir» qui devrait, logiquement, avoir un impact sur le bien-être
sanitaire de l’humanité.
Tel un serpent — comme celui du caducée, emblème des professions
médicales — une super-puissance s’est infiltrée insidieusement dans le
monde de la santé pour déformer la doctrine hippocratique à des fins
de… spéculation monétaire. L’industrie pharmaceutique est, notamment,
sous sa dépendance. Pour cette dernière, le malade est une
aubaine. C’est une opportunité à exploiter par ceux qui ont des $ à la
place des yeux. Le mot d’ordre transmis aux médias devenus complices,
est de rester discret sur ce qui se passe réellement dans les
«laboratoires de recherches» et comment convaincre le malade qu’on
va tout faire pour l’en sortir…
Le Consortium de la chimie, de la médecine et de la vivisection, occupe
aujourd’hui une place beaucoup trop considérable. Ce dernier secteur
est tellement important qu’il ne peut que provoquer un malaise
moral et une sérieuse remise en question chez les chercheurs intègres
qui sont parvenus à pénétrer dans les coulisses de ce type de
«recherche». Et cela provoque un schisme dans le monde médical avec
quatre tendances :

1. Ceux qui choisissent la collaboration, parce qu’il faut bien vivre…
Pour ces derniers, quelle aubaine de «gagner sa vie» en laissant libre
cours à ses bas instincts en torturant des êtres démunis, et ce, sous une
étiquette de «chercheurs».

2. Ceux qui préfèrent rester dans l’ignorance et, de la sorte, continuent
à avoir, comme dans les religions, une confiance aveugle en
leurs «maîtres».

3. Ceux qui, témoins de la perdition de la médecine officielle par le
manque de respect des grandes lois de la Nature enseignées par
Hippocrate, ne font plus confiance en l’éthique médicale. La plupart de
ces derniers — et ils sont de plus en plus nombreux — s’orientent vers
une médecine digne de porter ce nom avec encore la crainte — comme
au temps de l’Inquisition — de se voir attirés au ban des accusés sous
l’inculpation d’«hérésie médicale». Mais heureusement, les temps
changent ! Les mentalités aussi !

4. Ceux qui ne savent pas encore.
Ce n’est pas seulement à ces derniers, mais surtout au grand public,
que ce livre s’adresse.
Hans RUESCH explique pourquoi cette recherche fallacieuse, qui n’a
évidemment rien à son actif dans les progrès de la santé, fonctionne
encore. Ses œuvres courageuses ne peuvent être ignorées ! (voir
quelques-unes en pages 282 à 284).
Le lecteur comprendra rapidement pourquoi la recherche médicale
vraie ne peut s’investir davantage dans le domaine de la prévention.
C’est là que l’on trouve des causes telles «environnementales», «nutritionnelles»,
 «iatrogènes»,… ! Les chercheurs qui s’efforcent de trouver
les causes de déséquilibres de santé (recherches peu coûteuses), comme
tous ceux qui sont en recherche de «vrai», participent au déshabillage
de cette «Impératrice» dont il est question dans les pages qui vont
suivre. Godefroid

 

… Spéculant sur l’ignorance et sur les souffrances
d’innombrables personnes, sur leur peur
constante de la douleur et de la maladie soutenue
par les mass medias, cette pseudoscience a créé
l’illusion qu’elle détiendrait des pouvoirs mystérieux
et illimités dont le salut de l’humanité
dépendrait. C’est ainsi que les peuples de l’hémisphère
occidental se sont prosternés avec crainte
et servilité à ses pieds, s’en faisant l’image d’une
déesse omnipuissante d’une beauté insurpassable,
vêtue d’or et de brocart, ne pouvant être
contemplée par le commun des mortels sous
peine d’aveuglement. Mais s’ils avaient le courage
de le faire, ils découvriraient que leur impératrice
est toute nue et horrible à voir.
De «Expérimentation animale : Honte et échecs
de la médecine»

 

 

Préface

Les circonstances familiales et un penchant pour les lettres
avaient fait de moi un lecteur et écrivain multilingue. A part la
publication de romans parus chez les principaux éditeurs
d’Europe et d’outre-mer, je m’étais intéressé activement à l’étude de la
médecine, entre autres en dirigeant pour une maison d’édition italienne
une longue série de livres médicaux.
Mes expériences avec la médecine avaient malheureusement commencé
au cours de ma toute première enfance à Naples. Déjà comme
bébé, je fus opéré pour une otalgie infectée qui exigeait des nettoyages
très douloureux de l’oreille moyenne encore un ou deux ans après. Et
j’en garde toujours le souvenir. Des photos d’enfance me montrent avec
la joue prodigieusement enflée et la tête toute bandagée.
Pour des raisons d’études, mon père devait passer près d’un an à
Zurich et, ne voulant pas se séparer de la famille, il y loua une petite
maison qui pouvait tous nous accueillir : mon père et ma mère, ma
sœur, moi et le dernier arrivé, mon frère bébé, Konrad dont la vivacité
débordante faisait la joie de toute la famille. Et là, inattendue, la tragédie
: bébé Konrad tué brusquement à l’âge de onze mois par une prescription
risquée et superflue d’un pédiatre de Zurich. J’avais quatre ans.
Je m’en souviens trop bien. C’était terrible. Cet événement m’a profondément
marqué.
Puis, pendant mon adolescence, j’assistai au décès de mon père au
bout d’une longue maladie, terrassé lui aussi par des diagnostics erronés
de la part de grandes coryphées de l’art médical de notre époque. Il
n’avait que 47 ans. Il avait toujours pris soin de lui et ne commettait
aucun excès. Il avait un seul grand défaut : une foi inébranlable en la
«Médecine Moderne». Pour lui, les médecins étaient des oracles.
Par la suite, le résultat de mes études et recherches faites en Europe
et en Amérique me convainquit que la Médecine Moderne tellement
vantée est devenue elle aussi une victime de la révolution industrielle
qui lui a fait oublier le savoir et les idéaux d’Hippocrate dans sa chasse
effrénée au pouvoir et à la richesse. Ni mon petit frère, ni mon père,
n’ont jamais su ce que je n’appris que plus tard : que leur fin prématurée
était due à des médicaments dont l’utilité et la sûreté avaient été
«garanties» par un grand nombre de preuves faites sur des animaux,
qui ne peuvent pas donner d’informations fiables et sont employées
juste pour cette raison.

Ma sœur, qui avait commencé à fumer trois paquets de cigarettes par
jour depuis ses études universitaires, finit par en mourir elle aussi au
bout de plusieurs années, d’un cancer aux poumons, bien avant la
découverte officielle du danger mortel du tabagisme. Cette découverte a
été retardée de près d’un siècle par les soi-disant chercheurs médicaux
chargés par les fabricants de cigarettes de «prouver» à l’humanité l’innocuité
absolue de leurs produits. Ils y réussirent en les testant sur des
millions de chiens et de singes qui, au contraire des êtres humains, n’en
meurent pas…
Mais comment s’explique que, malgré sa flagrante cruauté et la série
de faillites dont quelques unes de proportion désastreuse qui ont
accompagné toute l’histoire de la vivisection, celle-ci n’ait pas encore
été abolie ? La raison fondamentale est que tant qu’on considère légalement
valide cette expérimentation avec le but d’en extrapoler les résultats
sur l’homme, l’industrie pharmaceutique se trouve fournie d’une
irremplaçable courroie d’accélération pour la commercialisation de ses
médicaments. Qu’ils soient dangereux ou non, voire mortels, est secondaire.
Le commerce avant tout ! Comme méthode de recherche médicale,
la vivisection (on comprend par ce terme toutes les preuves létales ou
stressantes faites sur l’animal, même si elles ne sont pas cruentées) est
irremplaçable parce qu’elle donne d’habitude des réponses ambigües ou
vagues qui, de la sorte, peuvent être interprétées comme on veut, ce qui
est contraire à une méthode qui se veut scientifique. Somme toute, il
s’agit d’une affirmation autoritaire dont les seuls interprètes accrédités
sont les représentants de l’industrie pharmaceutique. C’est un fait très
grave en considérant que, dernièrement encore, un important fonctionnaire
de l’Organisation Mondiale de la Santé, Jonathan Quick, a déclaré
que Les multinationales de la Pharmaceutique sont la majeure force
politique et économique de notre société.
En fait ce sont elles, en collusion avec la politique, qui empêchent que
la vérité sur la prétendue recherche médicale soit généralement connue.
Cependant, une fois j’eus la grande chance d’y réussir lorsqu’en janvier
1976 parut en Italie chez l’empire éditorial Rizzoli (quotidiens, livres,
hebdomadaires, cinéma), mon premier livre qui n’était pas un roman
mais un essai, un exposé dans lequel je dévoilais les secrets défendus de
l’actuelle recherche médicale industrialisée qui, peut-être sans le vouloir
mais par incapacité et l’anxiété du gain, fabrique les nouvelles maladies
et empêche la guérison des anciennes : IMPERATRICE NUDA. Ce
fut une sensation éditoriale sans précédent qui retentit jusqu’à la presse

 étrangère et au Parlement italien, où il causa des interpellations en
pleine période électorale.
Mon coup de chance fut que, comme tous les hommes d’affaire
importants, le jeune Angelo Rizzoli qui venait de prendre en main les
rênes de la grande entreprise héritée de son grand-père, n’avait pas le
temps de lire des livres, étant trop occupé à étudier des chiffres. Mes
romans avaient du succès. L’un avait même été porté à l’écran avec Kirk
Douglas, un autre avec Anthony Quinn et Peter O’Toole. Il n’en fallait
pas plus pour établir la réputation d’un écrivain. Lorsque je proposai à
la Maison Rizzoli une nouveauté, IMPERATRICE NUDA, que je venais
d’écrire directement en italien, ma langue maternelle, la Maison accepta.
N’ayant pas lu le livre, Rizzoli ne se doutait pas — moi non plus
d’ailleurs — qu’en le publiant, il casserait les pieds de la multinationale
Montedison, une force politique en Italie, qui était sa principale créancière
et maintenait à flot sa vaste entreprise depuis qu’elle était en difficulté
financière.
Rizzoli dû faire amende immédiate. De ce fait, mon nouveau succès
ne fut qu’un feu de paille. Les volumes disparurent presque du jour au
lendemain de toutes les librairies, avec l’explication aux clients que
l’édition était épuisée et que la nouvelle viendrait de suite. Ce ne fut pas
le cas. J’habitais Rome à ce temps-là et je visitais tous les jours la grande
librairie Rizzoli du centre, un endroit mondain, et j’étais devenu ami
du directeur et des vendeurs. L’un d’eux me conduisit au sous-sol et me
montra les cartons d’Imperatrice nuda qui y avaient été relégués.
Finalement, je dû prendre un avocat pour rentrer dans les droits de
pouvoir republier moi-même le livre que j’avais écrit.
Ma version allemande du livre, publiée par l’éditeur Franz
Hirthammer de Munich (aucun éditeur suisse y aurait touché !), servit
de base à mon compatriote Franz Weber, fameux écologiste, pour lancer
avec moi un référendum pour l’abolition totale de la vivisection en
Suisse. Il y avait eu d’autres référendums contre la vivisection en Suisse,
qui est la citadelle de cette aberration, mais en en demandant seulement
la réduction pour des raisons de piétisme. Le nôtre, par contre, était le
premier référendum au monde qui demandait l’abolition totale pour
des raisons scientifiques et médicales, avalisées par des docteurs internationaux
de renom que j’avais collectionné au cours des années,
comme le chirurgien allemand le Dr Hartinger, le professeur italien
Croce, le professeur américain Mendelsohn. Aucun Suisse ! Ils auraient
risqué leur licence !

Ce fut Franz Weber lui-même qui me trouva un éditeur ami pour la
version française du livre, sans laquelle il ne pouvait lancer le référendum
: les excellentes Éditions Pierre Favre de Lausanne, fameuses pour
avoir édité entre autres grands titres aussi Terre des Hommes
d’Edmond Kaiser. Craignant que les Suisses ne comprennent pas
l’Impératrice nue, Favre la retitra Ces bêtes qu’on torture inutilement.
Le 8 juin 1980, dès que l’édition française fut enfin prête, Franz Weber
organisa une grande conférence de presse à Berne dans laquelle il
annonça sa nouvelle initiative.
Pendant cinq ans et demi, ce référendum fut âprement combattu par
la coalition des institutions helvétiques au grand complet : Parlement,
banques, corps médical, médias, journaux, partis politiques, tous, sans
exception. Quant à l’industrie chimique, la principale intéressée au
maintien du statu quo, elle paya dans le cours des cinq années des
dizaines de millions de francs suisses à une entreprise de relations
publiques pour nous combattre de toutes les manières et même
convaincre la population que la réussite du référendum obligerait la
plus grande industrie du pays à se transférer au Tiers Monde avec la
plupart de ses dépendants.
Puisque pour la première fois la controverse ne touchait pas les animaux
et la compassion mais la science et la médecine, ce fut aussi la
première fois que dans les débats publics on vit l’inanité des porte-paroles
de l’industrie chimique lorsqu’ils venaient confrontés par des
hommes de médecine non inféodés à la chimie ; des hommes libres,
venus de l’étranger. Pendant la dernière quinzaine précédant le vote, en
dépensant fleuves d’argent — qui à nous faisait défaut — nos ennemis
créèrent une véritable atmosphère terroriste en Suisse, tapissant les
journaux et les endroits stratégiques de certaines villes avec des affiches
criant par exemple : «Voulez-vous que vos fils tombent malades de
polio ? Alors votez OUI au référendum !»
Cela se passait au mois de novembre 1985, quand les auteurs de ce
dernier bonbon n’avaient pas encore été ridiculisés par Science, la prestigieuse
revue américaine qui, dans le numéro d’avril 1986, communiquait
dans un article de Daniel Jack Chasan intitulé «Le Paradoxe de la
Polio» : Un des deux vaccins anti-polio a été pour la plupart abandonné
aux Etats-Unis, l’autre est la cause principale de la maladie. Le vaccin
«vivant» (celui de Sabin) est actuellement le «vaccin de choix» aux
Etats-Unis. Il est aussi la cause principale de la polio. En 1982 et 1983,
d’après le Morbility and Mortality Weekly Record du Centre Fédéral
du contrôle de la maladie, il en était la seule cause.

Pour la disparité des moyens à disposition de nos nombreux ennemis
institutionnalisés (Parlement, banques, médias, journaux, partis politiques)
et le chantage économique exercé sans pudeur par notre industrie
chimique (menace d’expatrier) notre défaite était prévue comme
tout aussi écrasante que lors des référendums précédents. Mais le
monde entier fut surpris par le nombre de «OUI» obtenus dans notre
petit pays : presque la moitié de ce qu’avait su obtenir le mastodonte
pharmaceutique avec son armée de puissants.
Un petit titre dans un journal américain annonça ainsi l’issue du référendum
: «Le peuple suisse choisit de protéger ses emplois plutôt que
ses animaux».
Si le rédacteur en charge avait été mieux informé, il aurait dit : «Le
peuple suisse choisit de protéger les profits de la chimie plutôt que sa
propre santé».
En 1991, les Nouvelles Presses Internationales de Toulouse republièrent
la version française, la retitrant Expérimentation Animale : Honte
et échecs de la Médecine. C’est sous ce titre qu’elle existe en France
aujourd’hui.
En même temps qu’en Allemagne, IMPERATRICE NUDA sortait
aussi aux Etats-Unis au printemps 1978. Sa préparation a été tout un
programme, une odyssée qui dura un an et demi. En plus de 20 ans
d’engagement comme écrivain, je n’avais jamais encore reçu de tels
compliments et encouragements de la part d’un éditeur. Et c’était la
plus grande maison de livres de poche d’Amérique, Bantam Books. Le
23 novembre 1976, Roger F. Cooper, un des principaux rédacteurs de la
Maison, m’écrivait : Je suis ravi de prendre en charge la mise au point
de votre livre. Puisque c’est un livre controversé, nous vous prions
d’envisager la possibilité de venir nous voir à New York pour clarifier
certains points ou substancier certains passages avec notre avocat. Ci-joint
notre rapport légal avec une liste de questions. Jusqu’alors, je
veux simplement réitérer l’enthousiasme de nous tous ici chez Bantam
pour ce livre et notre confiance quant à la résolution facile des questions
légales.
Je séjournai trois semaines à New York comme invité de Bantam
Books dans un hôtel de Manhattan, le quartier où j’avais passé presque
huit ans de ma vie. Là se trouvent Rockefeller Center et réunies sur un
mouchoir la plupart des agences littéraires des Etats-Unis, la douzaine
des principaux éditeurs et la rédaction des organes nationaux majeurs
comme NewsWeek, Time & Life, New York Times.

Le premier problème à résoudre fut inattendu. Apparemment, assez
de vestiges du puritanisme d’antan subsistaient encore aux Etats-Unis
pour faire craindre au Conseil que le public pourrait objecter à la nudité
promise par le titre, surtout s’agissant d’une impératrice. On décida
de le retitrer Le Massacre des Innocents, auquel personne ne pouvait
objecter puisqu’il évoquait la Bible.
Tout le reste fut plus facile à résoudre. Deux après-midis passées
dans le bureau de l’avocat Florence Heather, qui était aussi membre du
Conseil de Bantam Books, et quelques visites aux rédactions dont l’avocat
voulait consulter les archives éditoriales, suffirent. Nous signâmes le
contrat fixant la date de publication au 2 avril 1978 en un premier tirage
de 200.000 exemplaires, ce qui est normal dans un pays où tout est
en grand, et je rentrai en Europe, anxieux de commencer mon nouvel
exposé qui est celui que vous êtes en train de lire à présent.
Je serai bref. Bantam Books n’avait pas écouté mon conseil de maintenir
la sortie du livre secrète jusqu’au dernier jour, au contraire.
Croyant bien faire, ils avaient distribué 3600 exemplaires à recenser
avec trois semaines d’avance sur la date de publication à autant de
science writers (rédacteurs scientifiques), pour lesquelles le sujet de
l’expérimentation animale est bien connu comme le plus strict tabou
éditorial. Résultat : encore pire qu’à Rome. Non seulement pas de
volumes dans les librairies, mais pas même une seule recension dans la
presse générale, qui pourtant n’avaient jamais ignoré tous mes autres
livres sortis en Amérique.
Une industrie peut-elle avoir un tel pouvoir sur les moyens d’information
? Deux vétérans des lettres et de la politique n’en doutent pas.
L’un est l’ex-agent secret anglais John Le Carré qui, avec L’espion qui
venait du froid a créé un genre littéraire. Dans son dernier roman, que
le Times de Londres anticipa à ses lecteurs en livraisons, c’est une multinationale
pharmaceutique, emblématique de toutes les autres, qui
cette fois joue le rôle du méchant.
Le Carré dit : «Ils mentent sur tout, sur n’importe quoi. C’est
incroyable comme les moyens d’information ne s’opposent pas aux
corporations. Même s’il y a un motif. Les directeurs risquent leur poste
et les éditeurs risquent de se faire des ennemis». Evidemment, c’est un
risque que Le Carré, tout en ayant atteint l’âge de 72 ans, la célébrité et
la richesse, ne veut pas courir. Il écrit : «Je ne puis révéler les noms des
compagnies, autrement nous finirions tous au tribunal».

L’autre vétéran des lettres et de la politique est le non moins célèbre
Jean Ziegler (La Suisse au dessus de tous les soupçons), Professeur de
sociologie à l’Université de Genève et enfant terrible du Parlement suisse.
Le titre de son nouveau livre dit presque tout : Les Seigneurs du
Crime. Selon lui, depuis une vingtaine d’années, les sociétés démocratiques
qui vivent sur notre continent sont menacées par de nouvelles et
redoutables mafias qui tirent parti de l’effondrement du communisme,
de la déréliction de certains États, de la globalisation financière et de la
mondialisation du libéralisme. Ces nouveaux parrains avancent masqués,
vivent dans l’ombre, nul ne connaît leurs visages ou leurs noms
véritables.
Sortant de cultures profondément diverses, Le Carré et Ziegler semblent
partager avec un nombre croissant d’individus pensants la même
préoccupation, que le crime organisé soit en train de s’emparer des institutions
et que dans certains pays il y soit déjà parvenu. La globalisation
dont on parle tant, inclurait-elle la globalisation du crime ? Ce qui
confirmerait l’ancien dicton selon lequel «pour que le Mal triomphe, il
suffit que les Bons ne fassent rien». Evidemment, le monde est trop
plein de Bons.
Me rendant compte qu’il ne serait facile dans aucun pays de trouver
un éditeur pour un livre comme IMPERATRICE NUDA, je le proposai
avant tout à ceux qui avaient publié avec succès mes romans. Ils étaient
parmi les plus importants du pays. En Allemagne, c’était Rowohlt,
Ullstein, Tauchnitz, Fischer. En Angleterre, Collins, Hutchinson, New
English Library. En France, Albin Michel, Laffont, Calman-Lévy. Tous,
je dis bien tous, le rejetèrent sans aucune considération (…). De même
que les éditeurs moins importants auxquels je le proposai par la suite.
C’est pourquoi mes lecteurs français ont dû attendre une vingtaine
d’années pour pouvoir lire ce nouvel ouvrage.

 

suite…

http://www.histoireebook.com/index.php?post/Ruesch-Hans-L-Imperatrice-nue

 

 

Une Arme Secrète Contre la Maladie – l’argent colloïdal


Une_Arme_Secrete_Contre_la_Maladie_l_argent_colloidal_s

par Franck Goldman

 

 

INTRODUCTION

L’argent colloïdal et la « crise des antibiotiques »

Avec plus de 125 000 sites internet où il est question de lui, l’argent colloïdal fait incontestablement
partie des succès actuels en matière de produits de santé, du moins aux États-Unis.
Quelle est donc la raison de cet engouement ? Tout simplement les étonnantes propriétés de
ce produit : il élimine un très grand nombre de bactéries pathogènes, y compris des souches résistantes
aux antibiotiques, ainsi que bon nombre de virus et de parasites. Il n’engendre apparemment
pas de souches résistantes. Préparé et administré correctement, il ne présente aucune
toxicité et ne produit aucun effet secondaire.
Serait-ce donc le dernier médicament « de pointe » inventé par la science moderne ? Pas
exactement, puisqu’on peut même le fabriquer chez soi pour un prix de revient très modique et
que l’usage médical de l’argent métallique remonte à la plus haute antiquité ! Dans la première
moitié du XXe siècle, ce fut même l’un des médicaments les plus employés, en particulier contre
tous les types d’infection. Ce qui est nouveau par contre, ce sont les techniques constamment
affinées avec lesquelles il est produit depuis quelques années et qui lui confèrent un degré d’efficacité
et d’innocuité inconnu jusqu’alors.
Au fait, de quoi s’agit-il exactement ?
Simplement de particules d’argent en suspension ou dissoutes dans de l’eau distillée.
Mais ce ne sont pas des particules tout à fait ordinaires, puisque dans les meilleurs produits actuels,
elles « atteignent » des tailles inférieures au nanomètre, c’est-à-dire au millionième de millimètre
! Des particules de cette taille ultramicroscopique sont capables de pénétrer à l’intérieur
des cellules et d’y détruire les virus qui s’y trouvent cachés.
L’intérêt majeur et l’importance cruciale d’un tel produit à notre époque sautent aux yeux
quand on examine la situation critique de la médecine moderne dans sa guerre contre les micro-
organismes pathogènes. Les succès foudroyants remportés initialement par les antibiotiques
avaient laissé croire que les maladies infectieuses allaient à jamais disparaître de la surface
du globe. Mais avec l’apparition de souches résistantes (au Japon, dès la fin des années
50), puis avec la généralisation progressive de ce phénomène, il a fallu finalement déchanter.
Au point même qu’on en est venu à parler d’une véritable « crise des antibiotiques ».(1) Leur prescription
abusive (par exemple pour des affections virales sur lesquelles ils n’ont aucun effet),
leur mauvais emploi (traitement trop court ou trop prolongé), la présence de traces d’antibiotiques
dans la chaîne alimentaire, tout ceci a contribué à l’apparition de souches microbiennes
capables de résister aux antibiotiques. De plus, les effets secondaires des antibiotiques affaiblissent
le système immunitaire et créent souvent de nouveaux problèmes, comme les myco-infections
(Candida albicans).
Les germes devenus résistants peuvent transmettre cette faculté à d’autres germes grâce
à des mécanismes de transfert de gènes. En outre, ils parcourent de vastes espaces géographiques
et établissent ainsi des fiefs dans certaines parties du globe. Est-ce à dire que nous allons
tout droit vers un scénario catastrophe dans lequel des microbes devenus invulnérables
déciment l’humanité ? Les pessimistes pensent que ce n’est pas impossible et certaines déclarations
des experts ne sont guère rassurantes :

Je ne vois pas d’espoir à court terme d’obtenir de nouveaux principes actifs antibiotiques,
dit André Klier, de l’Institut Pasteur.(2) Aujourd’hui toute homologation [de nouveaux
médicaments] nécessite un descriptif très précis des mécanismes biologiques
impliqués, la simple innocuité ne suffit plus aux autorités… Toutes ces molécules
d’avenir ne sont pas attendues avant dix ans.
En effet, la mise au point et la commercialisation de nouveaux médicaments est une opération
extrêmement longue et coûteuse, si bien que le phénomène de résistance semble
prendre de vitesse les scientifiques.
Selon un rapport de l’American Pharmaceutical Association (3) :
L’apparition de bactéries résistantes aux médicaments se multiplie de façon alarmante.
Par exemple, le Centre pour le Contrôle et la Prévention des Maladies estime
qu’au cours des cinq années écoulées, le taux de résistance du streptocoque pneumonique
à la pénicilline s’est accru de plus de 300 % et la résistance à la cefotaxime
de plus de 1000 %. Parallèlement à l’augmentation des souches de bactéries résistantes
aux médicaments, on a constaté une augmentation de la mortalité et de la
morbidité dues aux maladies infectieuses.Aux États-Unis, la mortalité due aux maladies
infectieuses a augmenté de 58 % entre 1980 et 1992, malgré l’introduction de
nouveaux agents antibiotiques puissants. Cette augmentation est due en partie au
phénomène de résistance aux antibiotiques.
Aux États-Unis, [près de] 25 000 tonnes d’antibiotiques sont prescrits chaque année,
par moitié pour l’homme et par moitié pour l’agriculture et les animaux. Ceci correspond
approximativement à [41 grammes] d’antibiotiques [par personne] par année.
Considérer les antibiotiques comme des  »ressources précieuses et limitées » est un
changement d’attitude qui s’impose si l’on veut préserver l’efficacité de ces agents.
Sinon, l’apparition d’organismes tels que Staphylo-coccus aureus, possédant une résistance
intermédiaire à la vancomycine, menace de nous renvoyer à l’époque antérieure
à la mise au point des antibiotiques.
L’utilisation courante des antibiotiques chez les animaux a récemment été mise en
cause, du fait qu’une telle utilisation semble bien favoriser la résistance aux antibiotiques
utilisés chez l’homme et pose donc un risque pour sa santé. On a constaté
que les organismes résistants peuvent se transmettre des animaux aux humains par
contact direct et par l’intermédiaire de produits alimentaires d’origine animale.
Un rapport antérieur (juin 2000) publié par le Ministère Santé américain (4) dit en substance :
Les hôpitaux sont devenus un environnement fertile pour les pathogènes résistants
aux médicaments. Le contact rapproché des malades et l’usage intensif des antimicrobiens
obligent les pathogènes à devenir résistants.
La résistance microbienne s’est manifestée dès l’introduction de la pénicilline voici
près de cinquante ans, avec l’apparition rapide d’infections causées par le staphylocoque
doré. Aujourd’hui, les hôpitaux du monde entier se trouvent confrontés à une
crise sans précédent due à l’apparition et à la dissémination rapides d’autres microbes
résistants à un ou plusieurs agents microbiens.
En 1992, des statistiques ont montré que plus de 13 000 malades sont morts aux États-
Unis suite à des infections provoquées par des souches bactériennes résistantes aux antibiotiques.
De nouvelles études publiées par les CDC (5) indiquent une brutale augmentation des bactéries
résistant aux médicaments. Chaque année, on estime que de 60 000 à 80 000 malades
meurent d’infections acquises à l’hôpital, et que plus de 50 % de ces morts sont attribuables
aux souches bactériennes résistantes aux antibiotiques. Ajoutez à cela l’apparition soudaine de

virus inconnus, telle la récente épidémie de « pneumopathie atypique » qui a fait plus de 800 victimes
et contre laquelle la seule arme semblait être la mise en quarantaine ! Et puis la menace
d’un « terrorisme bactériologique », dont les enveloppes « empoisonnées » aux bacilles du charbon
pourraient représenter un avant-goût !
Le hasard faisant parfois bien les choses, certains chercheurs ont été amenés plus ou
moins fortuitement à redécouvrir l’argent colloïdal jeté aux oubliettes dans les années quarante.
Cependant, à l’heure actuelle, la médecine orthodoxe ignore à peu près tout de son existence ;
les laboratoires pharmaceutiques ne s’y intéressent pas (vu qu’il ne peut être breveté) et le perçoivent
même comme un dangereux concurrent susceptible de menacer directement leurs intérêts
financiers. En effet, si par une étonnante ironie du sort, c’était cette fois l’argent colloïdal qui
devait un jour supplanter les antibiotiques, cela priverait les grandes entreprises pharmaceutiques
d’une source de revenus considérable. Plus inquiétant encore, les instances administratives
des pays concernés, probablement de connivence avec l’industrie pharmaceutique,
tentent par tous les moyens et avec une mauvaise foi évidente de s’opposer à son utilisation et
à la diffusion d’informations à son sujet.
Si bien que pour l’instant l’argent colloïdal a rejoint l’arsenal des médecines dites « parallèles »,
ce qui n’empêche pas certains scientifiques de déclarer : « Avec la montée des bactéries
résistantes aux antibiotiques, l’argent va se retrouver dans la position d’un médicament moderne,
parce qu’aucun organisme pathogène n’a réussi à acquérir une immunité contre lui »(6).
Si la lutte contre les microbes et l’infection constitue la fonction principale de l’argent colloïdal,
celui-ci a encore bien d’autres cordes à son arc. Voici une liste partielle de ce qu’il peut accomplir
:
− Grâce à ses propriétés anti-inflammatoires et immunosuppressives, il soulage immédiatement brûlures, ulcères, allergies, piqûres d’insectes, dermatites, hémorroïdes, etc.

− Il accélère la cicatrisation des brûlures et des blessures.

− Il peut être incorporé dans la structure de pansements extrêmement efficaces.

− Il favorise la régénération osseuse et tissulaire.

− Il stimule le système immunitaire.

− Il contribue à la purification de l’eau et de l’air.

− Il peut être utilisé comme désinfectant des eaux usées et des piscines.

− Il peut être utilisé sur les plantes et les animaux.

Tous ces points feront l’objet de développements dans le cours de ce livre qui inclut aussi
une importante sélection de témoignages fournis par les utilisateurs d’argent colloïdal. Ils offrent
la preuve concrète de l’efficacité du produit dans des cas les plus divers, y compris de graves
maladies déclarées « incurables » par la médecine officielle, comme l’hépatite C.

Aussi merveilleux que puisse être un remède, y compris l’argent colloïdal, il faut toutefois
se souvenir qu’en dernière analyse le vrai « guérisseur » c’est en fait l’organisme lui-même, avec
son système immunitaire et son énergie vitale. La véritable santé se construit patiemment au
moyen d’un mode de vie et d’un régime alimentaire adéquats. Il faut aussi se souvenir que,
dans notre monde moderne, de dangereuses toxines sont malheureusement devenues omniprésentes
et polluent l’air, l’eau et les aliments que nous consommons ; il est donc indispensable
de minimiser leur absorption et de maximiser leur élimination. En soutenant notre système
immunitaire, l’argent colloïdal participe également à cette tâche essentielle.

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(1) Pour une étude détaillée de cette  »crise », voir par exemple l’ouvrage de Jean-Paul Boyé, Vie et mort des antibiotiques,
Librairie de Médicis, 2000.
(2) Sciences et Avenir, octobre 2002.
(3) Combating Antibiotic Resistance [Lutte contre la résistance aux antibiotiques], 2001.
(4) National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) [Institut national des allergies et des maladies infectieuses].
(5) Centers for Disease Control [Centres pour le contrôle des maladies].
(6) Zhao G., Stevens S.E., Multiple Parameters for the Comprehensive Evaluation of the Susceptibility of Escherichia Coli to
the Silver Ion, Bio Metals (11), 28, 1998.

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UN BREF HISTORIQUE

Les propriétés germicides du métal argent sont connues depuis l’Antiquité. Grecs,
Perses et Romains utilisaient des récipients en argent pour transporter et stocker divers liquides
(eau, vin, vinaigre…) destinés aux souverains, aux nobles et aux privilégiés. Ces liquides
conservaient ainsi leur fraîcheur plus longtemps que dans d’autres récipients. L’argent servait
aussi à fabriquer des ustensiles de table et de cuisine, une tradition qui s’est perpétuée jusqu’à
une époque récente. Il semble qu’ingérer ainsi régulièrement de minuscules particules d’argent
contribuait à renforcer l’immunité vis-à-vis de certaines maladies. Il était aussi courant de placer
des pièces d’argent au fond des récipients contenant du lait ou des aliments pour en préserver
la fraîcheur, une méthode adoptée plus tard par les pionniers américains.
Le bien-fondé de ces pratiques populaires a d’ailleurs été démontré par les recherches
modernes. On a pu déterminer en effet que l’argent métallique se dissout dans l’eau à un taux
d’environ 10 parties par milliard, soit 10 μg par litre, et que cette dose pourtant extrêmement
faible (0,01 ppm) est toxique vis-à-vis de E. coli et Salmonella typhi.(1)
En 1928, renouant avec la tradition, G A. Krause eut l’idée de placer un revêtement
d’argent dans les systèmes de filtration à usage domestique. En 1929, un autre chercheur
(Schweizer) rapporta que tous les pathogènes se trouvaient éliminés quand l’eau était traitée
avec des particules d’argent porteuses d’une charge électrique. Il montra également que ce
traitement n’était pas nocif vis-à-vis des micro-organismes bénéfiques.
Aujourd’hui les meilleurs filtres à eau (tels ceux de la firme suisse Katadyn) emploient
l’argent pour éviter la contamination des bougies filtrantes, et de nombreuses compagnies
aériennes utilisent ce type de filtre à bord de leurs avions. La NASA a choisi un système de
traitement de l’eau à base d’argent pour ses navettes spatiales. L’argent est aussi utilisé par les
Russes pour stériliser l’eau à bord des stations spatiales.
Aux États-Unis, certaines villes ont choisi l’argent pour le traitement des eaux usées et des
piscines. Au Nebraska, on a démontré l’efficacité de l’argent en décontaminant un bassin
volontairement pollué par E. coli. Passant dans des filtres équipés d’électrodes d’argent, cette
eau a été totalement purifiée en l’espace de trois heures.
Des études ont révélé que les réseaux internes de distribution d’eau dans les hôpitaux
étaient les principaux responsables de la maladie du légionnaire (une espèce de pneumonie)
acquise à l’hôpital. Aux USA, la plupart des grands hôpitaux ont installé des systèmes
d’ionisation argent/cuivre qui ont permis d’éradiquer L. pneumophilia de leurs réseaux d’eau
chaude. Ces systèmes sont homologués par les autorités concernées.
Au Japon, l’argent est utilisé dans plusieurs technologies de purification de l’air et dans les
lieux de travail ; il participe à la lutte contre les toxines de l’air et autres poisons industriels.

1. Les utilisations médicales de l’argent

L’usage médical de l’argent est lui aussi l’héritier d’une longue tradition. Les Macédoniens
plaçaient des plaques en argent sur les blessures pour aider à leur cicatrisation. Vers 400 avant
J.C., Hippocrate enseignait que la fleur d’argent (poudre extra-fine) cicatrisait les blessures
ulcérées. En 69 avant J.C., le nitrate d’argent figurait dans la pharmacopée romaine. En 78,
Pline l’Ancien écrit dans son Histoire naturelle que l’argent possède des propriétés
thérapeutiques et se révèle « très efficace dans la cicatrisation des blessures quand il est
incorporé aux plâtres. » Gerber (702-765), musulman fondateur d’une école associant
astrologie et alchimie, rapporte que le nitrate d’argent possède des propriétés thérapeutiques.
Avicenne (980-1037), médecin et philosophe iranien, utilisait l’argent pour purifier le sang, entre
autres sous forme de poudre et de pilules argentées. Paracelse (1493-1541), alchimiste et
médecin suisse, conseillait lui aussi l’usage médical de l’argent.
Les médecins chinois et asiatiques utilisaient l’argent dans la fabrication de toniques à
base de plantes, ainsi que pour traiter infections, suppurations chroniques, blessures septiques,
fièvres et sinusites. L’argent est toujours utilisé dans la médecine traditionnelle indienne
(ayurvédique), entre autres pour traiter fièvres chroniques, inflammations intestinales,
hyperactivité de la vésicule biliaire et ménorragies.
Au début du XVIIIe siècle un chercheur anglais utilisait l’argent dans le traitement de
l’épilepsie et d’autres désordres nerveux. En 1884, un obstétricien allemand, Franz Crede,
observant qu’un certain nombre d’enfants naissaient aveugles après avoir été exposés à des
germes vénériens lors de leur expulsion de l’utérus, eut l’idée d’instiller dans les yeux des
nouveaux-nés une solution à 1 % de nitrate d’argent. Avec l’instauration de cette pratique, le
taux d’ophtalmie des nouveaux-nés tomba rapidement de 10 % à 0,2 %. En conséquence, cette
pratique devint obligatoire aux USA et dans la plupart des pays européens ; elle se poursuivit
même après l’apparition des premiers antibiotiques en 1940.
En 1893, un botaniste suisse, Karl von Nägeli, rapporta que des bactéries mises en
contact avec une solution de nitrate d’argent (titrée à 10 parties par million) mouraient en trois
ou quatre minutes. En 1897, le Dr Benno C. Crede introduisit l’usage en médecine de l’argent
colloïdal (2), spéculant qu’il pourrait posséder les propriétés germicides des sels d’argent sans en
avoir la toxicité. Par la suite, les colloïdes d’argent furent largement employés par voie interne
pour lutter contre diverses infections bactériennes (septicémie, fièvres rhumatismales, arthrite
blennorragique, diphtérie, méningite cérébro-spinale, etc.). Pendant la première guerre
mondiale, des feuilles d’argent étaient utilisées pour combattre l’infection des blessures, ce qui
renouait avec la lointaine tradition des Macédoniens.
Au début du XXe siècle, la médecine occidentale avait donc refait la preuve des
remarquables propriétés thérapeutiques de l’argent. Dès lors son emploi se généralisa et il
devint l’un des médicaments les plus administrés, aussi bien par voie interne que sous forme
d’injections intraveineuses et intramusculaires, de gargarismes, de gouttes (nez, yeux, oreilles),
d’applications locales. En 1938, on comptait plus de quatre-vingt-dix préparations médicales
brevetées à base d’argent. L’argent colloïdal était alors un traitement « orthodoxe » et parmi ses
fabricants on notait le nom de grandes entreprises pharmaceutiques comme Merck, Schiff, Park
Davis & Co.
Mais à partir de là, il allait rapidement céder la place à de nouvelles substances qui
semblaient révolutionner la médecine. L’ère des antibiotiques (3) venait de s’ouvrir. Ceux-ci étaient
d’un emploi beaucoup plus simple et coûtaient beaucoup moins cher que les produits à base
d’argent. Ces derniers en effet étaient à l’époque d’un coût très élevé (jusqu’à l’équivalent de
200 Euros pour un flacon de 30 ml, soit 2 cuillerées à soupe !) et du fait des techniques

rudimentaires utilisées pour sa production, il contenait des sels d’argent et/ou de très grosses
particules, sources de toxicité potentielle en cas de consommation excessive ou trop prolongée.
Toutefois, l’argent demeurera dans la pharmacopée sous forme de sels et de composés
pouvant être intégrés dans diverses préparations. Le produit le plus couramment employé est le
nitrate d’argent, en particulier pour le traitement des verrues, des ulcères et de l’ophtalmie des
nouveaux-nés. Le sulfadiazine argentique est actuellement utilisé dans les hôpitaux du monde
entier pour le traitement des brûlures. Certains hôpitaux utilisent des cathéters munis d’un
revêtement en argent pour minimiser les risques d’infections opportunistes. On trouve aussi de
remarquables pansements qui apportent des ions d’argent directement dans les tissus
endommagés.(4)

2. L’argent dans la littérature médicale (1900-1940)

■ Le magazine H.E.L.P.fuI News (5) a publié une liste des diverses maladies traitées avec
succès par l’argent colloïdal et rapportées dans la littérature médicale. Dans cette liste figurent
entre autres les affections suivantes : amygdalite, angine, appendicite, blennorragie, blépharite,
catarrhe nasale, colite, coqueluche, cystite, diarrhée, diphtérie, dysenterie, eczéma (diverses
formes), furonculose, grippe, hémorroïdes, impétigo, intestins (troubles intestinaux), leucorrhée,
Ménière (syndrome de), méningite cérébro-spinale, ophtalmie purulente des nouveaux-nés,
oreille (affections de I’), phlegmons, prostate (hypertrophie), prurit anal, pyorrhée alvéolaire,
rhinite, rhumatismes inflammatoires, scarlatine, septicémie, teigne, typhoïde, ulcères septiques (jambes), verrues, vessie (irritation).
On trouve en effet tout au long de la littérature médicale de cette période des études de
cas et des comptes rendus d’expériences démontrant l’efficacité thérapeutique de l’argent sous diverses formes. Nous en donnons ci-après quelques exemples.

■ Dans un ouvrage publié en 1919 (6), le Dr Searle dit que l’argent colloïdal détruit les
toxines libérées par les microbes. Une étude démontra que « son action destructrice sur les
toxines est très prononcée, à tel point qu’il protège les lapins d’une dose de toxine tétanique ou
diphtérique dix fois supérieure à la dose mortelle. »

■ Sir Malcolm Morris a observé que l’argent avait un effet calmant très net. Il fait
rapidement disparaître l’inflammation et accélère la guérison des lésions. Ce médecin dit avoir
obtenu de remarquables résultats contre l’hypertrophie de la prostate avec irritation de la vessie, l’eczéma et les hémorroïdes.(7)
Produits spécifiques
Parmi les multiples produits à base d’argent employés pendant cette période, les plus
courants avaient pour nom : argyrol, collargol, collosol argentum et électrargol.
L’argyrol était un liquide foncé extrêmement sensible à la lumière, mis au point par un
chimiste prussien émigré aux États-Unis, Hermann Hille, associé au Dr Albert Barnes. En 1901
Hille avait découvert une méthode pour combiner l’argent avec une protéine végétale. Ce
produit connut un grand succès et fut largement prescrit pendant plus de cinquante ans. Il
domina le marché des produits ophtalmiques antimicrobiens pendant toute la première moitié du XXe siècle.
Le produit fit l’objet d’essais cliniques en 1902 et divers spécialistes de grands hôpitaux
témoignèrent de son efficacité. Encouragés par ces résultats, Barnes et Hille fondèrent une
entreprise qui allait établir la notoriété de l’argyrol. Plusieurs dizaines de spécialistes de tous les
pays lui reconnurent de remarquables propriétés. Dans la littérature publicitaire de l’entreprise,

des professeurs de chirurgie, de pharmacologie, de chimie clinique, de médecine génitourinaire,
d’oto-rhino-Iaryngologie et d’ophtalmologie, entre autres, exprimaient des opinions
favorables à l’argyrol, quant à son efficacité et sa sûreté.
L’absence de toxicité locale était perçue comme un avantage décisif. L’argyrol était même
recommandé pour administration interne, pour ses effets anti-inflammatoires sur « l’entérite
ulcérative ». Des suppositoires contenant 10-25 % d’argyrol étaient recommandés pour des
problèmes rectaux. En 1904. les ventes d’argyrol atteignaient 100 000 $ et en 1907, 250 000 $. Barnes devint millionnaire à l’âge de 35 ans !
Le collargol était un colloïde produit par voie chimique, une forme d’argent métallique
allotropique soluble dans l’eau, se présentant sous la forme de petits éclats durs et cassants,
bleu-noir. Une fois dissoutes dans l’eau, ces « écailles » d’argent étaient invisibles, même sous un
puissant microscope. L’adjonction d’albumine empêchait sa précipitation par les acides et les
sels. Il se composait de 85 à 87 % d’argent métallique et d’un petit pourcentage d’albumine avec les produits de son oxydation.
Le collosol argentum, mis au point par le chimiste Crookes en 1911, était un composé
d’argent et d’oxyde d’argent sous forme colloïdale obtenu par une méthode chimique. Il avait
une concentration type de 500 ppm. Il a fait l’objet de plusieurs articles dans les revues médicales de l’époque.

■ Le Dr James Castle (8) rapporte la guérison d ‘un cas de sprue, une affection intestinale
chronique caractérisée par une diarrhée fréquente et abondante.

■ Un autre article (9) expose plusieurs cas de problèmes oculaires traités avec ce produit :
infection des yeux, ulcères cornéens, kératite interstitielle, blépharite, conjonctivite. L’auteur remarque que le collosol argentum donne des résultats très supérieurs à ceux obtenus avec les autres remèdes dont il disposait (entre autres, nitrate d’argent et oxyde de mercure).

■ Le Dr W.J. Simpson (10) a expérimenté in vitro les propriétés germicides du collosol
argentum sur le bacille de la typhoïde. Toutes les cultures furent tuées en 15 mn avec une
solution à 2000 ppm, en 30 mn avec 500 ppm, en 2 h avec 10 ppm.

■ Le Dr Sanderson-Wells (11) décrit un cas de grave infection puerpérale qu’aucun
traitement connu à l’époque ne pouvait enrayer. On administra des injections de collosol
argentum à la dose de 20 cm3 toutes les quarante-huit heures. Il y avait une amélioration
spectaculaire le lendemain de chaque injection, sans effets secondaires.

■ Un autre article (12) rapporte le cas d’une femme âgée de soixante-deux ans, admise à
l’hôpital avec une blessure dans la région occipitale d’environ 3,5 cm de long. Elle se plaignait
de sévères maux de tête, avait une forte température le soir et présentait tous les signes d’une
toxémie. Aucun diagnostic précis ne put être établi, sinon que la blessure refusait de guérir. Au
bout d’une semaine apparut sur son front une tache isolée de cellulitine. La femme ressemblait
alors à une moribonde. On lui administra une injection de 10 cm3 de collosol argentum. On nota
une amélioration immédiate et spectaculaire, et deux jours plus tard la cellulitine avait
pratiquement disparu. Le traitement fut répété et la malade quitta l’hôpital deux semaines après son admission.

■ Deux médecins (13) écrivent à propos des collosols : Chimistes et médecins ont effectué
de nombreuses autres expériences…, toutes attestant de la valeur bactéricide des collosols. On
pourrait croire qu’un liquide ne contenant qu’une partie de métal colloïdal dans 2000 ml de
liquide [soit une concentration de 500 ppm] serait trop faible pour avoir une action quelconque, mais ce n’est pas le cas.
A cette concentration, il y a au moins 20 milliards de particules métalliques actives dans 1 cm3 (15 gouttes) d’argent colloïdal correctement préparé et l’un des grands avantages des
éléments colloïdaux à une concentration aussi faible est leur complète innocuité.
Les éléments à l’état colloïdal n’ont pas tous une action germicide. D’après les recherches de Crookes, on peut établir la classification suivante :

− Aucune action germicide : or, platine, palladium, rhodium, iridium, tantalum,
cadmium, magnésium, étain, graphite, sélénium, soufre.

− Légère action germicide : bismuth, plomb, aluminium, zinc, cuivre.

− Forte action germicide : thorium, cobalt, argent, mercure, antimoine, cyanure
mercurique, chlorure mercurique, acide arsénieux.
[Des] expériences [furent] effectuées avec des collosols d’argent et de mercure à la
concentration normale de 1 partie pour 2000 ml [soit 500 ppm]. Dans chaque cas, B. coli
communis fut tué en dix secondes… Plusieurs tests comparatifs furent effectués avec le
gonocoque… Résultats : absolument aucun développement [des bactéries].
De nombreuses séries d’expériences similaires donnèrent des résultats similaires. Par
exemple une vigoureuse culture de bacilles tuberculeux fut tuée par l’argent colloïdal (1 partie
pour 2000 ml) en quatre minutes. Les staphylocoques pyogènes, divers streptocoques et
d’autres organismes pathogènes furent tués en trois ou quatre minutes. On ne connaît aucun
microbe qui ne soit tué en six minutes par ce colloïde lors d’expériences de laboratoire.
L’électrargol était préparé par électrolyse et avait une concentration de 40 ppm ; ses
particules, mesurant entre 10 et 100 nanomètres (14) possédaient une charge électrique. Il peut
être considéré comme le précurseur des produits modernes. Deux articles importants lui furent consacrés :

■ Dans le premier (15), le Dr Duhamel, de la Faculté de Médecine de Paris, note que les
effets les plus remarquables sont obtenus à la suite d’injections intraveineuses et vante la
supériorité des produits obtenus par la méthode électrique sur ceux obtenus par la voie
chimique. Cet argent colloïdal a donné des résultats remarquables dans le traitement des
poumons et de la plèvre. « Dans certains cas, précise-t-il, les malades ont été sauvés d’une
mort apparemment inévitable. » Il dit que ce produit ne provoque aucune douleur, irritation ou réaction toxique.

■ Dans le second article (16), le Dr van Amber Brown note deux actions thérapeutiques de
l’électrargol. Premièrement, c’est un puissant germicide : lors d’une expérience, l’électrargol fut
introduit dans des colonies de streptocoques virulents ; des cultures furent ensuite
transplantées dans un nouveau milieu. Les colonies qui étaient entrées en contact avec le
produit ne se sont plus reproduites. Deuxièmement, il stimule le système immunitaire : l’autre
effet constaté est la leucocytose (augmentation des globules blancs), ce qui dénote une
stimulation du système immunitaire.
Une autre expérience est également citée : un lapin reçut une injection d’électrargol et
douze heures plus tard une injection de streptocoques virulents. Un lapin témoin reçut la même
dose de streptocoques et mourut au bout d’une semaine. Le lapin précédemment traité à
l’électrargol est demeuré en parfaite santé.
Cet article rapporte entre-autres un grave cas de septicémie traitée par voie intraveineuse
avec de l’électrargol. En l’espace de trois jours, les symptômes ont régressé et le sujet s’est
ensuite complètement rétabli.

* * *

Après ce bref aperçu des utilisations médicales de l’argent à l’époque pré-antibiotique,

nous allons examiner dans les deux chapitres suivants les circonstances de son retour et les
nouvelles études dont il fait l’objet.

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(1) G.V. James, Water Treatment, fourth Edition, CRC Press, 1971, p.38.
(2) C’est-à-dire de l’argent sous forme de particules microscopiques dispersées dans l’eau.
(3) Découverte par Fleming en 1928, ses premiers essais cliniques ne commencèrent qu’en 1941 à l’Université d’Oxford.
(4) Cf. Annexe 3.
(5) Vol. 9, n°12, janvier 1993.
(6) Searle A.B., The Use of Colloids in Health and Disease, E. P. Dutton & Co, New York, 1919.
(7) British Medical Journal, 12 mai 1917.
(8) Castle, James, Some Recent Observations on Sprue [Quelques observations récentes sur le sprue], British Medical
Journal, 15 novembre 1912.
(9) Roe, Legge A., Collosol Argentum and its Ophtalmic Uses [Collosol Argentum et ses utilisations en ophtalmologie], British
Medical Journal, 16 janvier 1915, p.104.
(10) Simpson, W.J., Experiments on the Germicidal Action of Colloïdal Silver [Expériences sur l’action germicide de l’argent colloïdal],
The Lancet, 12 décembre 1914, p.1359.
(11) Sanderson-Wells, T.H., A Case of Puerpéral Septicaemia Successfully Treated with Intravenous Injections of Collosol
Argentum [Un cas de septicémie puerpérale traité avec succès par des injections intraveineuses de collosol argentum],
The Lancet, 16 février 1916, p.258.
(12) [?] British Medical Journal, 22 janvier 1927.
(13) Marshall, C.R., et Killoh, G.B., The Bactericidal Action of Collosols of Silver and Mercury [L’action bactéricide des collosols
d’argent et de mercure], British Medical Journal, 16 janvier 1915.
(14) Nanomètre : 1 nm = 1 millième de micron.
(15) Duhamel, B.G., Electric Metallic Colloids and their Therapeutic Applications [Les colloïdes métalliques électriques et leurs
applications thérapeutiques], The Lancet, 13 janvier 1912.
(16) Brown, G. van Amber, Colloidal Silver in Sepsis [L’argent colloïdal dans la septicité], Journal of the American Association
of Obstetricians and Gynecologists, janvier 1916. pp. 136-141.

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suite…

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MON VÉCU

Je peux vous donnez un exemple de l’efficacité du produit.

Une verrue apparut en dessous du pied de mon enfant, de retour de vacance d’été. Par négligence de notre part, elle grossie, jusqu’à empêcher ma fille de poser son pied à plat . Nous avons acheter le produit vendu en pharmacie (le plus cher) (sic), pour se faire pardonner, mais aucun résultat après trois tentatives. Une semaine après, je me souviens de la bouteille d’argent colloïdale dans le placard, garder jalousement . Je prit l’initiative, sans connaitre le résultat .

– une compresse imbibée du produit miracle

– un pansement

et le lendemain, surprise, surprise.

La verrue avait pratiquement disparue.

Au bout de 3/4 jours, la plaie avait cicatrisé

Parole de Saxologue

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Nouvelles Découvertes pour Supprimer Vos Douleurs


Christian H. Godefroy

par Christian H. Godefroy

 

 

Auteur de “La Dynamique Mentale “, “S’aider soi-même par
l’autohypnose “, “Méthode Alpha de relaxation “, “Super-Health”,
“Les secrets de santé des Hunzas”, “Eviter ou guérir l’arthrite et
les rhumatismes: le nouvel espoir”, “Les meilleures pensées pour
guérir”, “Mes secrets de santé et de longévité” et co-auteur, avec le
Pr Robert Tocquet de “Longue Vie, cours complet de santé et de
longévité”, Christian Godefroy se passionne pour le traitement
décrit dans cet ouvrage depuis une quinzaine d’années. Devant
les résultats qu’il a obtenus sur lui-même et sa famille, il a rédigé
cet ouvrage à diffusion confidentielle pour ses amis. La présente
édition est une refonte complète de son manuscrit, à la lumière des
nouvelles découvertes dans ce domaine.
Ce petit livre est dédié à tous ceux qui ont ouvert mon esprit à
cette découverte: le Pr Louis Claude Vincent, qui m’a convaincu
de l’importance de notre équilibre acido-basique, Michael Blate,
qui m’a enseigné l’acupressure Ji-Jo, Yves Ponroy, qui m’a
communiqué son enthousiasme pour les recherches sur les
bioaimants, et le Dr William Philpott, dont l’exemple et le courage
m’ont inspiré pour écrire cet ouvrage.

Introduction

Chaque année, il se vend pour plus de 9,2 milliards d’euros
d’analgésiques dans le monde.
80% des visites chez le médecin ont pour origine la douleur.
Fort heureusement, la médecine a fait des progrès fulgurants
dans la gestion de la douleur ces dernières années.
Mais tout ceci a un coût, et pas seulement un coût financier.
Contrairement à ce que vous croyez peut-être, on peut avoir
une micro-attaque cérébrale ou intoxiquer son foie simplement en
consommant trop d’analgésiques délivrés sans ordonnance.
Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens sont responsables de
pathologies rénales graves, d’ulcères gastriques, d’œdèmes, de
sinusites et de rhinites, etc.
Le pire, dans le cas de l’arthrose, une des douleurs les plus
invalidantes, c’est que ces anti-inflammatoires, à long terme,
peuvent aggraver l’arthrose en supprimant l’inflammation, cette
protection naturelle de l’articulation contre les attaques de l’acidose.
Que faire pour éviter tous ces inconvénients?
Y-a-t-il un moyen naturel de s’en sortir?
Oui, vous allez en avoir la preuve. Dans plus de 70% des cas,
le traitement que je vais vous décrire peut non seulement supprimer
vos douleurs, mais en plus contribuer à votre guérison, sans effets
secondaires, et vous donner une santé meilleure, plus de
dynamisme et de mieux-être.
Mais avant d’aller plus loin, une mise en garde:

La douleur est un signal. Vous devez, avant de la supprimer,
en parler à votre médecin pour vous assurer qu’elle n’est pas le
premier signe d’une maladie cardiaque, d’un calcul rénal, d’un
cancer, etc. La douleur est utile pour vous mettre en garde ou limiter
vos mouvements le temps de la guérison.
Bien sûr il y a des douleurs moins utiles, comme celle de
l’enfantement. Mais la plupart des douleurs sont une façon, pour
votre corps, de vous dire que quelque chose ne va pas.
Une seconde mise en garde: je ne vous demande pas de me
croire sur parole – simplement, pendant ces quelques pages, gardez
l’esprit ouvert, puis faites l’expérience vous-même. Vous ne prenez
aucun risque à essayer. Votre seul risque est d’avoir à votre disposition,
pour le restant de vos jours, l’outil anti-douleur le plus
stupéfiant qui soit, le moins coûteux, et peut-être le plus performant
pour vous.
Madame Kennedy souffrait d’une terrible tendinite qui s’était
aggravé au fil des ans. Son mari étant médecin spécialisé en
orthopédie, lui fit faire des exercices, des massages, des injections
de cortisone et essaya des antalgiques.
On lui prit un rendez-vous pour se faire opérer. Mais l’idée de
la grande cicatrice, les doutes sur l’issue heureuse de l’opération la
firent reculer. Elle préférait avoir mal.
Un de ses amis lui conseilla d’essayer le traitement dont nous
allons parler. 2 semaines et demi plus tard, elle ne souffrait plus.
Stupéfait, son mari se mit à utiliser ce traitement sur ses patients
avec succès, aussi bien pour des tendinites, des maux de dos, des
syndromes du canal carpien, des genoux bloqués, etc. (“The pain
relief breakthrough” Dr Julian Whitaker et Branda Adderly, Little, Brown
& Company, 1998, page 111-112)

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SRAS, grippes A-H5N1, A-H1N1 Des pandémies providentielles pour les labos


SRAS_grippes_A-H5N1_A-H1N1_Des_pandemies_providentielles_pour_les_labos_sVercoutère Marc

par

Vercoutère Marc

 

 

INTRODUCTION

J’usqu’à un passé récent, les épizooties de grippe aviaire survenant dans les élevages industriels restaient circonscrites.
On n’y constata jamais de victime humaine. À l’opposé, les trois pandémies humaines de grippe
aviaire du siècle dernier (grippe dite espagnole de 1917, grippe asiatique de 1957 et grippe de Hongkong de
1968) n’ont jamais été accompagnées ni précédées d’une épizootie de grippe aviaire.
Mais depuis la fin des années 1990, la fréquence de ces maladies contagieuses d’origine animale ne cesse de s’accroître
avec le franchissement de la barrière des espèces pour atteindre l’homme : SRAS, grippe AIH5N1 , puis tout
récemment grippe AIH1 N1 … Ces nouvelles maladies émergentes laissèrent dans un premier temps experts, vétérinaires,
médecins et virologues perplexes, voire paniqués.
Le 29 septembre 2005, le quotidien Le Monde résumera bien les «apparentes» inquiétudes de l’OMS (Organisation
mondiale de la santé), avec l’arrivée de la peste aviaire H5N1 : «Sommes-nous à la veille d’une catastrophe
mondiale résultant du passage imminent dans l’espèce humaine d’un virus grippal haut~ment pathogène d’origine
animale ? Est-on au contraire en train de noircir, à l’envi, une situation épidémiologique, et ce alors même qu’aucun
expert au monde ne peut raisonnablement prédire comment elle pourra évoluer à court, moyen ou long terme ?»
Pendant que la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et l’OIE (Organisation mondiale
de la santé animale) se battent sur le front de cette épizootie H5N1 , l’OMS jouera sur la psychose d’une prochaine
et inéluctable pandémie humaine, orchestrée sans aucune base scientifique, pour exhorter les pays riches à
s’en défendre, alors que, par le jeu des mutations incessantes, le virus sera ou ne sera pas H5N1. Profitant de la rapide
maîtrise du SRAS, obtenue grâce à l’exemplaire collaboration internationale et sans médicament spécifique, l’OMS
multipliera, dès janvier 2004, les messages d’alertes de pandémie, en décalage avec les documents plus rassurants
destinés aux scientifiques.
Le registre employé sera quelque peu différent que pour le SRAS, même si le laboratoire Roche en est également
un acteur central. L.:OMS s’appuiera sur des experts en statistiques, en catastrophisme et en marketing, pour
faire appliquer un certain principe de précaution par les pays riches. Ayant volontiers négligé ce principe dans le
passé, ces derniers se devaient donc, pour être «politiquement corrects» , d’être à l’écoute du maître international en
santé publique, qualifié de «bateau ivre de la santé publique», qui naviguerait «sans manre à bord ni objectifs clairs sur
un océan de corruption et d’inefficacité», sous le joug des lobbies pharmaceutiques. (Bertrand Deveaud et Bertrand
LemenniciErr, éditions L.:Harmattan).
La stratégie mise en route par l’OMS reprendra ainsi les théories prédictives les plus alarmistes du Council
on Foreign Relations (CFR), dirigé par David Rockefeller, sur la possibilité d’attaques terroristes au moyen de ces
types de virus. Gérée par l’OMS, cette crise de la peste aviaire fera ensuite l’objet d’une mise en scène d’un scénario
catastrophe, pour laquelle une société américaine de relations publiques, spécialiste des campagnes médiatiques
(BMO Nesbitt Burns), apportera son savoir-faire. Des médecins prêteront également leur concours à cette entreprise.
C’est le cas des Prs Derenne et Bricaire ( «H5N1, Pandémie la grande menace, Grippe aviaire 500 000 morts en
France ?» , septembre 2005), des Ors Alvicino et Mike Skinner («La menace H5N1, grippe aviaire, comprendre et s’en
protéger>>, 2006) ou encore du Pr Dellamonica («H5N1, la grippe aviaire. Vers une nouvelle pandémie», 2006). Les
médias entretiendront également «le spectre de la pandémie» devant la survenue de quelques cas de contamination .
dans une même famille …
Le directeur général de l’OMS se croira cependant obligé de reconnaître, lors de la conférence de Genève en
novembre 2005, qu’»il n’y a pas pour l’instant de début de pandémie de grippe humaine dans le monde. Cependant,
tout porte à croire qu’elle se produira.[ … ] le virus de la grippe aviaire- très probablement le H5N1 – va muter pour
devenir transmissible entre les hommes, ce qui provoquera une pandémie de grippe humaine. Nous ne savons pas
quand cela se produira. Mais nous sommes sûrs que cela se produira».
Dans l’attente de cette pandémie tant attendue par certains et suite à l’annonce faite par les laboratoires Roche à
l’OMS en janvier 2004, sur son antiviral – le Tamiflu – qui «pouvait être efficace dans les premières phases de la grippe
du poulet transmise à l’homme», l’OMS lancera alors son opération marketing.
Dans un contexte proche de la psychose, entretenue par cet organisme et relayée par les médias, les pays
riches constitueront à prix d’or des réserves de Tamiflu®, pour traiter, selon les recommandations de l’OMS, au moins
25% de la population, et investir également dans «des stocks massifs de vaccins en cours de production, vaccins
dont rien n’indique qu’ils seraient d’emblée protecteurs contre le nouveau virus si ce dernier devait émerger à partir de
l’actuel H5N1». Le gouvernement fédéral américain accordera ainsi, début mai 2006, un contrat de plus de 1 000 millions
de dollars à cinq entreprises pharmaceutiques, pour produire des vaccins en cas de pandémie de grippe aviaire,
cette somme provenant d’un fond exceptionnel de 3 800 millions de dollars approuvé par le Congrès en 2005.
Face à cette gestion mondiale de la crise caractérisant la pensée unique, quelques rares experts ignorés par
les médias apporteront un son discordant. C’est le cas d’Evgueni Kouznetsov, du Centre russe de la santé des animaux
sauvages, qui, répondant aux questions d’une agence de presse russe, reconnaîtra que «la grippe figure dans
le quatrième groupe d’affections qui peuvent servir d’armes biologiques». Bien entendu, il ne faut voir «aucune intention
malveillante dans la propagation du virus car le danger est immense : si une mutation se produit effectivement,
nul ne sera épargné, car il est pratiquement impossible de lutter contre une pandémie» (Russian News Information

Agency, Novosti, 3 mars 2003). C’est le cas aussi de Kalyan Banerjee qui se déclarera «troublé et étonné» par la
contamination, en mars 2006, de plusieurs gros élevagès industriels indiens, en dehors de tout courant migratoire,
alors que l’Inde venait de commander du Tamiflu et des vaccins et s’apprêtait à produire un antiviral générique. Pour
cet ancien directeur de l’Institut national de virologie et membre du comité gouvernemental contre le bio-terrorisme,
ces faits troublants demanderaient des investigations complémentaires afin d’éclaircir soigneusement «l’aspect commercial
de cette crise sanitaire, car ce virus pourrait avoir été délibérément introduit !» Ou encore le microbiologiste
Kennedy Shortridge des universités d’Hongkong et d’Auckland en Nouvelle-Zélande, qui croit bon de préciser que le
Tamiflu® et le Re lanza® «ne seront pas nécessairement les médicaments magiques capables de stopper la transmission
interhumaine du virus une fois qu’il aura muté». Si la plupart des pays européens prétendent avoir une stratégie
vaccinale, ce scientifique reste néanmoins très prudent en la matière, «car jusqu’ici il n’existe aucun vaccin véritablement
efficace contre un virus qui a plus d’un tour dans son sac et ne cesse de muter».
Quatre ans plus tard, faute de transmission interhumaine durable, la pandémie H5N 1 ne s’est toujours pas
manifestée. Faiblement contagieuse mais particulièrement virulente, cette épizootie aviaire H5N 1 reste cependant
endémique en Chine, au Vietnam, en Indonésie, ainsi qu’en Egypte. On déplore, dans ces quatre pays, 144 nouveaux
cas humains dont 100 décès depuis novembre 2006 et une mortalité accrue (84% contre 60% en Asie précédemment).
Tout bascule cependant fin avril 2009. La grippe porcine américano-mexicaine H1 N1 est déclarée le 24 avril
2009 et l’OMS tient enfin sa prochaine pandémie !
Après avoir revu les chiffres initiaux à la baisse, et dû convenir que le virus n’était, pour l’instant, pas plus virulent que
celui de la grippe saisonnière, l’OMS a pu finalement relever son niveau d’alerte début juin tandis que se manifestaient
les premiers cas de grippe, en dehors, semble-t-il, de tout contact avec des personnes ayant séjourné au Mexique ou
aux Etats-Unis.
En l’absence de mise en quarantaine du Mexique et du sud-ouest des Etats-Unis, où furent observés les
premiers cas en avril dernier, le virus a eu, il est vrai, tout loisir de gagner les cinq continents au gré du retour des
voyageurs ; l’hiver austral et le passage du virus dans l’hémisphère sud faisant craindre une pandémie beaucoup plus
virulente dès l’automne prochain, selon les experts de l’OMS.
En attendant, chacun ressort le plan de lutte contre la pandémie. Les actions en bourse du laboratoire Roche remontent
avec les prescriptions systématiques de Tamiflu devant toute suspicion de grippe, tandis que les fabricants de
vaccins nous promettent le vaccin qui nous protègera de la pandémie, alors que la mutation virulente n’a pas encore
eu lieu ! Leurs usines tourneront à plein rendement, puisqu’il est envisagé de vacciner l’ensemble de la population
mondiale contre la grippe saisonnière et ensuite contre le virus de la pandémie …
Cette course à l’arme vaccinale, comme la constitution et l’utilisation des antiviraux, se justifierait pour le Dr
Bernard Demure, directeur du département des services de santé de la Banque mondiale, parce que «nous n’avons
pas d’autre choix que d’être préparés, [. .. ] la réelle difficulté tient à ce qu’on ne sait pas à quoi il s’agit de faire
face .. .[. .. ] la question clé est de modifier les comportements. Au-delà de ça, espérons que la chance sera de notre
côté» …
En faisant une confiance aveugle aux laboratoires pharmaceutiques, cette «préparation» dictée par l’OMS
est-elle scientifiquement justifiée et sans danger? Ne faut-il pas craindre notamment des résistances au Tamiflu, signifiant
une mutation virale plus virulente ?
Alors que les pandémies évoluent en deux temps, avec une deuxième flambée plus virulente un an plus tard,
et que le virus est peu virulent dans sa première phase, ne serait-il pas préférable de privilégier l’immunité naturelle,
toujours supérieure à l’immunité artificielle induite par la vaccination ?
D’autres possibilités thérapeutiques ne mériteraient-elles pas d’être envisagées ?
Les leçons des pandémies passées ont-elles été tirées ?
Faut-il, comme l’affirme Margaret Say, directrice du Conseil pour l’exportation des volailles et des œufs des
Etats-Unis pour l’Asie du Sud-Est. «mettre toute notre énergie à fermer définitivement autant d’élevages de volaille de
ferme que possible», prendre en grippe les petits élevages et développer les élevages intensifs de volailles et de porcs
dont les conditions d’existence concentrationnaire constituent pourtant «des réacteurs biologiques à microbes» ?
Telles sont les questions auxquelles il nous faut maintenant répondre.
Pour ce faire, il sera fait appel au livre publié en 2007 aux Editions de Guibert : «La crise aviaire ou la Culture
du mensonge», toujours d’actualité.
Pour une bonne compréhension de ce livre parfois technique, nous renvoyons le lecteur en annexe où il trouvera
quelques définitions, la signification de certaines abréviations, ainsi que des explications sur le fonctionnement
des virus.

PREFACE

Il est plus que jamais grand temps de prendre sa santé en main, même si votre libre-arbitre est faible, raison de
plus, tenez-en les rennes vous-même :c’est ce que vous ferez après la lecture de cet édifiant curriculum vitae des
virus pandémiques.
Pauvre virus, il n’est rien et il est tout pour le contrôle social contemporain. Voulez-vous échapper au système
de santé de plus en plus hypocrite, complètement lié aux lobbies chimico-pharmaceutiques, structures sans état
d’âme?
Merci, Dr Vercoutère, vous décrivez bien le «Mal être» qui va nous être proposé, mais vous lecteur, prenez la
décision une fois pour toute de vous confronter, trouvez la solution qui est la vôtre, à vous de vous adapter, et de vos
aptitudes d’adaptation dépendra votre survie.
Attention ! Tout être vivant a la capacité de s’adapter : n’est-il pas étonnant qu’avant la vaccination anti-variolique,
alors que sévissaient la peste et le choléra, on ne retrouve dans la littérature médicale aucun cas de tuberculose
pulmonaire. Comme disait le Dr Jules Mureau, éminent homéopathe, qui fut pour moi une ouverture au vivant, à la
biologie et à l’observation : «Je contre-indique de façon absolue et définitive toute vaccination».
Malheureusement, le début du troisième millénaire est déjà sombre. Le bio pouvoir a déjà infiltré tous les
gouvernements et détient en otage nos politiques, la police, la justice . .. Ce bio pouvoir a un budget qui dépasse de
loin celui d’un état.
Cë bio pouvoir, vous le verrez au fil de la lecture, ne touche pas que les êtres humains, mais la vie au sens
strictement biologique du terme. Cette volonté sera pire que nazisme et stalinisme réunis. L:ingénierie sociale mondialiste
se place sous le signe du Gestell. C’est la possibilité de TOUT faire de TOUT, la possibilité de faire entrer la réalité
dans une combinatoire sans fin et cette possibilité concerne aujourd’hui la matière vivante.
Ce quadrillage du vivant relève du crime parfait. Le Gestell ou rationalisation biologique du vivant est l’outil du
pouvoir politique. Ami lecteur, réveillez-vous et restez vigilants jusqu’au terme de votre vie, participez ainsi à mettre fin
à l’asservissement de l’humanité, à éliminer toute nuisance à votre intégrité physique et psychique.
Gardez votre épiderme en éveil. En effet, c’est la frontière entre intérieur et extérieur qui est l’apanage du
vivant, c’est d’une spécificité irréductible, cela nous distingue du NON vivant. Plus on monte dans cette évolution
et plus cette intériorité du vivant est forte, jusqu’à aboutir de mentir à 1 ‘égard de l’extérieur ; c’est ce qu’on appelle
l’intimité mentale et psychologique. Cette possibilité propre au vivant de cacher des choses est insupportable pour le
pouvoir, qui y voit une forme de résistance à son pouvoir inquisiteur.
Voilà une porte ouverte pour vous ami lecteur, une face imprévisible du vivant, du biologique que (fan de
kabbale phonétique) j’aime prononcer en deux mots bio logique. Ami lecteur, exploitez cette piste et je remercie encore
une fois le Dr Vercoutère pour son incroyable travail qui nous est livré. Bonne lecture.
N’oubliez pas : «quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple ou pour
chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs» (Déclaration des droits de
l’homme et du citoyen, 1973, article 35).

suite…

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