Essai sur la théologie mystique de L’Église d’Orient


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Auteur : Lossky Vladimir Nikolaïevitch
Ouvrage : Essai sur la théologie mystique de l’Eglise d’Orient
Année : 1944

Préface
Soixante ans après sa première parution,
l’Essai sur la théologie mystique de l’Église
d’Orient de Vladimir Lossky (1903-1958) jouit
toujours d’un rayonnement exceptionnel. Cet
exposé de l’essentiel de la foi orthodoxe est devenu
un manuel et, pour beaucoup de ceux qui
s’intéressent à la tradition orientale de l’Église, un
véritable livre de chevet.
En 1922, Nicolas Lossky, célèbre philosophe à
l’université de Saint-Pétersbourg, est expulsé de
Russie. Il embarque avec toute sa famille à bord du
fameux « navire philosophique ». Vladimir, son fils,
est alors âgé de dix-neuf ans. Les Lossky s’installent
à Prague, où ils resteront jusqu’en 1944. Dès ses
études à Saint-Pétersbourg, Vladimir Lossky avait été
initié à la théologie patristique et à la pensée du
Moyen Âge français. En 1924, il obtient une bourse
et se rend à Paris pour achever ses études à la
Sorbonne. Il devient disciple et ami des grands
médiévistes Ferdinand Lot et Étienne Gilson. Ses
études sont couronnées par une thèse sur le mystique
rhénan Maître Eckhart, qui demeurera l’objet
principal de sa recherche1. « Vladimir Lossky était
donc bien un Russe exilé, et toute sa vie il est resté
très russe, tout en disant qu’il avait toujours été un
“occidentaliste” convaincu et que, pour lui, être
Russe signifiait avoir un sens cosmopolite du
mariage des cultures et se sentir “chez soi” partout
dans le monde2. »
La tension entre le Russe exilé et
l’« occidentaliste » convaincu permet de mieux
comprendre le théologien Lossky. Tout son
enseignement en dogmatique et en histoire de
l’Église a été dispensé en français. Toute son oeuvre
théologique a été écrite en français à la demande de
ses amis catholiques, anglicans ou protestants pour
présenter la théologie orthodoxe. C’est dans ce
contexte de dialogue oecuménique que naîtra, en
1944, l’Essai sur la théologie mystique de l’Église

d’Orient. Il a pour origine une série de conférences
sur la théologie orientale données à Paris quelques
mois auparavant. Le livre est donc rédigé directement
en français par un auteur orthodoxe baigné dans la
tradition occidentale. Il est adressé aux intellectuels
occidentaux pour leur exposer l’essentiel de ce
qu’enseigne l’Église orthodoxe. C’est la première
présentation de l’orthodoxie de ce genre.
Le but de l’ouvrage explique la démarche de
Lossky. Parlant délibérément comme croyant,
Vladimir Lossky y révèle ce qui est le plus profond et
le plus précieux de la foi. Indépendamment de tout
comparatisme confessionnel, il tente d’exposer la
cohérence de sa propre tradition, sans la figer mais en
laissant à la souveraine liberté de l’Esprit saint le
loisir de la modeler. Il ne se situe pas d’abord par
rapport aux autres et à la tradition occidentale, mais
par rapport à lui-même et à sa propre tradition
orientale. Cela ne l’empêchera pas d’adresser
quelques critiques aux catholiques.
Il y a chez Lossky une expérience ecclésiale
fondamentale, celle de l’Église rassemblée pour la
célébration eucharistique, moment de plénitude de

l’Esprit saint. Point de place ici pour un éclatement
de la vie ecclésiale en spiritualité, théologie, liturgie,
mystique, pastorale ou droit canon. Toute théologie
est mystique dès lors qu’elle manifeste le mystère
divin et les données de la Révélation, dès lors qu’elle
s’enracine dans l’expérience ecclésiale et le dogme
de l’Église. C’est pourquoi, au lieu de tenter de
rendre compatible le mystère avec notre
entendement, elle doit, au contraire, provoquer une
transformation intérieure de notre esprit, afin de nous
ouvrir à l’expérience mystique. La théologie n’a pas
pour objet une connaissance abstraite sur Dieu, mais
la préparation de l’homme à l’union avec Dieu. Dire
en vérité à soi-même qui l’on est, ce que l’on croit, et
exposer sa foi : voilà les principes de la théologie et
de la vie de Vladimir Lossky, et peut-être de tout
croyant. N’est-ce pas aussi la base de
l’oecuménisme ?
Certains ont prétendu que Vladimir Lossky
était trop critique à l’égard de la tradition occidentale
de l’Église catholique romaine. Le contexte
historique et théologique de l’époque permet de
nuancer ces positions. La théologie orthodoxe est

alors peu ou mal connue en Occident3. La théologie
catholique elle-même est dominée par la scolastique
où les éléments théologiques chers à l’orthodoxie
trouvent peu d’échos. L’oecuménisme en régime
catholique est timide. Les ouvertures du concile
Vatican II étaient encore inimaginables. Il n’est donc
pas étonnant que plusieurs positions occidentales
spéculatives, rationalisantes et essentialistes aient pu
heurter Lossky, si attaché à l’héritage mystique et
personnaliste des Pères grecs et au souffle de l’Esprit
saint. Chez lui, les divergences entre l’Orient et
l’Occident se cristallisent surtout autour de la
pneumatologie, et plus particulièrement autour du
filioque.
Le théologien, qui soutenait parfois des
positions aux allures impitoyables, ne doute jamais
d’une possible rencontre de l’Orient et de l’Occident
et la souhaite avec ferveur. Tout au long de sa vie, il
fut préoccupé par le drame de l’Église indivise
déchirée. Il n’a pas été moins dur à l’égard de sa
propre tradition, lorsqu’il la voyait s’éloigner de la
Tradition authentique. Il n’a pas été plus indulgent
envers ceux qui, sous prétexte de différenciation par

rapport à l’Occident, en inventaient de nouvelles
interprétations4.
On ne peut pas nier l’influence de Lossky,
directe ou indirecte, dans le renouveau de la
théologie catholique. Le retour aux Pères et à la
théologie patristique prend son envol5. La présence
orthodoxe russe, dans ce contexte, constitue peutêtre
un des facteurs du succès des « Sources
chrétiennes », contrairement à la collection similaire
de Hemmer et Lejay éditée dans les premières
décennies du XXe siècle. L’intérêt pour
l’ecclésiologie grandit6. Lossky apporte à ces débats
ecclésiologiques un fondement pneumatologique. Il
n’est pas anodin que son ami Yves Congar, grand
ecclésiologue et oecuméniste, ait écrit plus tard un
traité magistral sur l’Esprit saint7. Quant à Vatican II,
plusieurs de ses décrets auraient réjoui Vladimir
Lossky. Plus encore, Lossky est un prophète en
matière d’oecuménisme, peut-être sans le savoir, car
son travail de théologien ne consiste pas à négocier
point par point avec des théologiens occidentaux,
mais à commenter l’un de leurs plus grands
mystiques, Maître Eckhart.

La notion de double économie, celle du Fils et
celle de l’Esprit, constitue peut-être un autre point
souvent mal compris. Contre le christocentrisme
dominant dans la théologie occidentale, Lossky ne
veut pas minimiser le rôle et l’action de l’Esprit saint
dans l’oeuvre du salut. Certains ont vu, dans les
propos de Lossky, deux économies. Or, cette
perspective n’est pas acceptable, car il n’y a qu’une
seule économie divine. Double économie cependant
ne veut pas dire deux économies. Les deux chapitres
séparés, intitulés respectivement « Économie du
Fils » et « Économie du Saint-Esprit », ne signifient
point qu’il y aurait deux économies. « Le Fils et le
Saint-Esprit accomplissent sur terre la même oeuvre :
ils créent l’Église dans laquelle se fera l’union avec
Dieu8. » L’action du Fils et de l’Esprit saint est donc
à placer dans l’oeuvre sotériologique et
eschatologique de la Trinité. Cette double dimension
christologique et pneumatologique traverse tous les
domaines théologiques abordés par Lossky. Il insiste
sur le caractère à la fois distinct et inséparable du
Christ et de l’Esprit saint. La complémentaire action
du Christ et de l’Esprit permet de parler de la

christologie pneumatologique et de la pneumatologie
christologique.
Malgré ces quelques critiques qui ont été
adressées à Lossky, l’ouvrage garde une valeur
durable. Ces rapides éclaircissements n’épuisent pas
la matière de ce grand livre. Ils invitent, au contraire,
à le revisiter, à le méditer. Vladimir Lossky, laïc,
théologien de la personne et du Saint-Esprit, se range
dans la lignée d’un Nicolas Cabasilas et de bien
d’autres grands théologiens orthodoxes. Il demeure
un interlocuteur passionnant et actuel.
La présente édition reprend à l’identique le
texte de 1944 et 1990. Compte tenu du caractère
classique de l’ouvrage, très souvent cité, nous
n’avons pas voulu changer la pagination. Elle
correspond donc exactement aux éditions
précédentes. En raison de la quantité inégale de
signes par page, les pieds de page ne s’ajustent pas
toujours.
Les coquilles grammaticales ont toutefois été
corrigées. Nous avons harmonisé également les
références bibliques en adoptant les abréviations de
la TOB. Le texte biblique lui-même, cité en français

ou en latin, reste celui de Lossky. Les abréviations
des noms propres, aussi bien dans le corps du texte
que dans les notes de bas de page, ont été remplacées
par les noms complets.
Depuis la première parution de l’ouvrage en
1944, plusieurs oeuvres patristiques ont bénéficié
d’une édition critique et/ou d’une traduction en
français. Pour faciliter le recours aux nombreux
textes des Pères auxquels Lossky fait référence, il
nous a semblé bon d’ajouter à la fin de l’ouvrage une
bibliographie actualisée, élaborée à partir des renvois
donnés par l’auteur dans le texte, et un index des
noms propres.
Saulius RUMŠAS, o.p.

 

CHAPITRE I

Introduction

Théologie et mystique
dans la tradition de
l’Église d’Orient

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Bénédictions et malédictions – Prophéties de la révélation privée


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Auteur : Vaquié Jean
Ouvrage : Bénédictions et malédictions Prophéties de la révélation privée
Année : 1987

 

 

Nous Nous sentons poussé à élever de nouveau Notre Voix pour rappeler à Nos fils et Nos filles du monde catholique, l’avertissement que le divin Sauveur n’a cessé d’inculquer à travers les siècles dans les révélations à des âmes privilégiées qu’il a daigné choisir pour Ses Messagères : Désarmez la justice punitive du Seigneur par une croisade de prières et de pénitence dans le monde entier.
Pie XII,
Discours au Sacré-Collège, le Ier juin 1946.

 

Introduction

« On fait peu de cas de ce que j’ai révélé… »

Le 19 septembre 1901, jour anniversaire de l’apparition de la Salette (19 septembre 1846), la Sainte Vierge, s’adressant à Marie-Julie Jahenny, la célèbre stigmatisée des environs de Nantes, lui fit la communication suivante :

« J’ai encore aujourd’hui à mes yeux la trace des larmes que j’ai répandues à pareil jour, en voulant apporter à mes enfants la bonne nouvelle s’ils se convertissaient, mais la triste nouvelle s’ils persistaient dans leurs impiétés… On fait peu de cas de ce que j’ai révélé…
« Voilà l’heure où vont s’accomplir les grandes promesses que les chefs de l’Église ont méprisées. Ils n’ont pas voulu de lumières ! De tout cela j’ai bien souffert. La douleur, en ce moment, oppresse mon coeur…
« Mes enfants, quand je me rappelle ! Depuis le jour où j’ai apporté, sur la sainte montagne, à la terre menacée, mes avertissements… Quand je me rappelle la dureté avec laquelle on a reçu mes paroles ! Pas tous mais beaucoup. Et ceux qui auraient dû les faire passer dans l’âme, le coeur et l’esprit des enfants avec une confiance immense, une pénétration profonde. Ils n’en ont pas fait cas ! Et ils les ont méprisées et la plupart ont refusé leur confiance…
« Mon divin Fils, qui voit tout, jusqu’aux replis des consciences, qui a vu le mépris de mes promesses, s’est apprêté, dans le ciel, à prendre une mesure de rigueur contre tous ceux qui ont refusé de donner mes paroles à mes enfants, comme une lumière éclatante, véritable et juste. » (1)

Notre but, en publiant le recueil qu’on va lire, est précisément de tenir compte des reproches de la Sainte Vierge et de répondre à sa demande, en faisant connaître les avertissements et les prophéties que le ciel adresse aux habitants de la terre depuis si longtemps.
Or nous trouvons des prophéties et des avertissements à la fois dans la Révélation publique et dans la révélation privée. La Révélation publique, contenue dans les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament, annonce les grands événements futurs que les chrétiens ne doivent jamais perdre de vue parce qu’ils leur enseignent le sens de leur passage sur la terre. Ces grands événements futurs sont, en particulier, l’avènement glorieux du « Fils de l’Homme » et celui de son adversaire, !Antéchrist.
Les révélations privées sont celles que peuvent recueillir les âmes privilégiées auxquelles le ciel s’adresse pour les confirmer dans les connaissances de la foi, au cours des extases et des apparitions de diverses natures dont elles sont l’objet. Ces révélations privées contiennent, elles aussi, des prophéties qui complètent celles de l’Ecriture sainte. Elles nous renseignent sur les phases successives que l’Eglise militante doit traverser au cours de son histoire.
Nous n’examinerons pas ici les prophéties de la Révélation publique, lesquelles font l’objet dune discipline particulière que l’on nomme l’eschatologie, c’est-à-dire l’étude des fins dernières. Notre recueil sera consacré à rassembler des prophéties privées.
Quand elles sont authentiquement divines, les prophéties privées ne contredisent jamais les prophéties de l’Ecriture sainte. Au contraire elles les confirment car elles en facilitent Vintelligence


(1) M. de La Franquerie, Marie-Julie Jahermy, la stigmatisée bretonne, (p. 22).


 

et elles les complètent par l’annonce de circonstances particulières et intermédiaires. Elles illustrent ainsi un principe énoncé par saint Paul : « Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes car Dieu n’est pas un Dieu de désordre mais de Paix. » (I Cor, 14, 32). Ce qui veut dire que les prophètes privés sont soumis aux prophètes de l’Ecriture car Dieu ne se contredit pas.
Le principal complément apporté par les prophéties privées à celles de la Révélation publique est l’annonce d’un âge de consolation qui doit précéder la venue de l’Antéchrist et qui est destiné à réparer les forces de l’Eglise militante, avant qu’elle n’aborde les tribulations dernières. Cet âge de consolation, qui constitue une phase intermédiaire, est assez difficile à discerner dans les prophéties de l’Ecriture. En revanche il constitue Tun des thèmes principaux des prophéties privées. On le voit apparaître, chez les mystiques, dès le xif siècle. Puis il va en se précisant. Son expression définitive lui a été donnée par sainte Marguerite-Marie quand elle a parlé du Règne du Sacré-Coeur.
Le Règne du Sacré-Coeur n’est autre que l’âge de consolation annoncé avec tant de continuité. Nous n’y sommes point encore puisqu’au contraire, du fait de l’éclipse subie par la religion catholique, nous gémissons véritablement dans une phase de désolation où la terre n’entend plus parler que de guerre et de bruits de guerre. Nous sommes encore aujourd’hui dans cette phase de désolation mais les signes de rapproche du Règne du Sacré-Coeur se multiplient comme le montre l’examen des prophéties privées.
Avons-nous le droit de nous fier aux prophéties privées ? Quel est le degré de certitude du Règne du Sacré-Coeur ? Est-il raisonnable de l’espérer encore, ou bien faut-il se contenter, pour toute perspective, de l’aggravation continuelle des tribulations qui conduisent au Règne de F Antéchrist ?
La réponse à ces questions présente le plus actuel intérêt. Si le Règne du Sacré-Coeur nous est véritablement promis, nous n’aurons d’autres soucis que d’en arracher au ciel la réalisation, par les supplications qui nous sont demandées à cet effet et qui en constituent la condition nécessaire. Si au contraire notre lot est de cheminer tristement vers les épreuves finales de l’Eglise terrestre, sans aucune consolation préalable, nous allons devoir adopter un esprit et un comportement de catacombes, et cela pour une durée indéterminée. Est-ce vraiment ce sombre itinéraire que Notre-Seigneur nous demande aujourd’hui ?
Ces deux états d’esprits sont très différents et ils engendrent des lignes de conduite également très différentes. C’est précisément pour essayer de nous décider entre ces deux attitudes que nous avons recueilli les prophéties privées les plus typiques.

 

L’ordinaire et l’extraordinaire.

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Entretien avec Youssef Hindi


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http://www.bvoltaire.fr/youssefhindi/choc-civilisations-fabrique-de-toutes-pieces-nest-faux-nez-dun-choc-ideologique-mondial,209415

 

 

Dans votre livre, « Occident et islam », vous semblez prendre le choc des civilisations à revers. Quelques précisions ?

Avant de prendre à revers le choc des civilisations, j’expose, sur la base de mes recherches historiques, que ce « choc » est en réalité une stratégie élaborée par Salomon Molcho, un kabbaliste – suivant les interprétations rabbiniques et eschatologiques de la Bible – qui, au XVIe siècle, a tenté de lancer l’Église, puis le Saint Empire romain germanique, dans une guerre contre l’Empire ottoman, afin d’expulser ce dernier de Palestine et y reconstruire le royaume d’Israël. Au XXe siècle, en 1957, Bernard Lewis, le maître de Samuel Huntington, « laïcisera » cette stratégie messianique en lui donnant un habillage scientifique pour l’ériger ainsi en théorie.

Ce choc des civilisations fabriqué de toutes pièces n’est, au fond, que le faux nez de ce que j’appelle « un choc idéologique mondial » opposant le monde vétérotestamentaire (le bloc anglo-thalassocratique, ses vassaux anciennement catholiques du Vieux Continent, les pétromonarchies wahhabites et Israël) au reste de l’Humanité.

Si notre société « moderne » a chassé Dieu de la sphère publique, les actuels wahhabites, en résumant l’islam à des codes vestimentaires et des interdits alimentaires, semblent avoir à leur tour chassé le même Dieu de leur propre religion. A-t-on affaire, non pas un islam d’un genre nouveau, mais à une sorte « d’anti-islam » ?

Nous avons affaire, en effet, comme l’a très bien exposé Jean-Michel Vernochet dans son ouvrage Les Égarés, à un « contre-islam ».

Dans le deuxième chapitre de mon ouvrage, je retrace l’histoire du wahhabisme, du réformisme islamique et du réformisme chrétien, en mettant en évidence leurs racines communes : le messianisme antinomique sabbato-frankiste. Issu d’un double mouvement, né au XVIIe et XVIIIe siècle avec les faux messies Sabbataï Tsevi et Jacob Frank (l’un faussement converti à l’islam et l’autre au catholicisme), ce messianisme apocalyptique s’opposant à Dieu et à la loi naturelle, par les conversions massives des sabbatéens à l’islam et des frankistes au catholicisme, va promouvoir l’athéisme au cœur de ces deux mondes via, notamment, des loges maçonniques.

Aujourd’hui, le monde musulman vit dans la phase qu’a connue l’Europe au XIXe siècle : celle de la déchristianisation. C’est dans ce contexte de disparition de la foi et des sciences religieuses (les deux étant liées) que prospère cette religion, sans transcendance ni transcendant, qu’est le wahhabisme.

Vous évoquez à de nombreuses reprises un messianisme sioniste, auquel nous devrions l’actuelle politique suicidaire de l’État hébreu. Cette autre dérive ne serait-elle pas également contre-productive, ne serait-ce que pour les Israéliens au premier chef ?

La thèse principale de mon livre est la suivante : le sionisme n’est pas, contrairement à l’idée répandue, une idéologie athéiste ; il n’est pas non plus né, comme le pensent certains historiens, dans les milieux protestants puritains anglais au XVIIe siècle. Le sionisme est à l’origine un projet messianique, né dans des cercles rabbiniques au Moyen Âge, à partir du XIIIe siècle. Ce projet a mûri et s’est renforcé en se transformant à travers les siècles pour finir, comme un certain nombre d’idéologies modernes au XIXe siècle, par prendre une apparence athéiste.

À l’heure actuelle, l’État d’Israël, qui renoue avec ses racines messianiques, vit une poussée de fièvre qui, en effet, peut mener les Israéliens, mais aussi toute la région et, par suite, les grands blocs politiques, vers une catastrophe. La politique israélienne est, du point de vue d’un esprit rationnel, suicidaire, mais pour les messianistes à la tête de l’État hébreu, elle profitera au projet sioniste qui n’est rien d’autre que la traduction d’un messianisme actif qui vise à hâter à toute force et à tout prix la venue d’un messie qui doit régner sur les ruines des nations.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier



Qui se cache derrière le Saint-Siège ?



Auteur : Würzburg Gabriele
Ouvrage : Qui se cache derrière le Saint-Siège ? Tome 1
Année : 2005

1ère édition en français : juin 2006

Le contenu du livre que vous tenez entre les mains est explosif ! Tous ceux qui se demandent en quoi le spectacle médiatique qu’offre le Vatican est en rapport avec Jésus, le Christ, risquent pourtant d’être fort étonnés en constatant à quel point l’enseignement de l’Église et sa structure ont leur source directe dans l’idolâtrie païenne. Cette idolâtrie païenne s’est servie du christianisme comme d’une couverture pour duper l’humanité pendant des siècles. L’Église intervient aussi bien dans la vie privée des individus que dans la sphère publique et menace des supplices de l’enfer éternel tous ceux qui ne lui font pas allégeance. Certains feront peut-être remarquer que s’il en fut bien ainsi par le passé, ce n’est plus le cas aujourd’hui et que les choses ont changé. Il n’en est rien ! Peu de gens savent que l’Église continue de véhiculer les mêmes idées, jusque dans ses documents officiels les plus récents. Mais tout cela n’a absolument rien à voir avec Jésus, le Christ, avec son enseignement simple et génial ! C’est contre cette usurpation du nom de Jésus que des chrétiens des origines ont voulu s’élever et réagir en rétablissant la vérité. Ils l’ont fait à travers une série d’émissions radio diffusées dans de nombreux pays, au cours de laquelle ils se sont demandés qui se cache derrière le Saint-Siège, comment celui-ci a pris naissance et s’est comporté par le passé, ce que sont ses desseins et ce qu’il nous réserve dans l’avenir. Ce premier tome reprend, dans un style rédactionnel, le contenu des cinq premières émissions de cette série.

Sommaire

1 La dictature du Saint-Siège

Dictature du Saint-Siège et religions sacerdotales païennes – Contradictions flagrantes – L’Ancien Testament et le Nouveau enseignent-ils la vérité ? – L’origine païenne de la caste des prêtres – Cultes, rites, pratiques magiques, sacrifices d’hommes et d’animaux – Les vrais prophètes de Dieu – Ne pas manger de viande et de ne pas tuer les animaux ? – Peut-on croire les paroles prêtées à Moïse – Les « vêtements sacrés » ? – En opposition avec Jésus – Sacrifices rituels actuels – Animaux sacrifiés en laboratoires – Dieu n’a jamais changé – Les religions de l’Antiquité et de la caste des prêtres païens – S’opposer au point de vue de l’Église et des prêtres, c’est signer son arrêt de mort – Les préceptes criminels énoncés dans l’Ancien Testament – Foi et édifices majestueux – L’Église instaure la peur – Église et dictature – L’issue au dilemme : « Sortez de cette cité, ô mon peuple … »

2 Le culte païen des sacrifices

Le culte païen des sacrifices et l’aspiration au pouvoir de la caste des prêtres – Qui a vraiment rédigé le Pentateuque ? – Aux origines de la caste des prêtres – Le peuple d’Israël a adopté de nombreuses coutumes païennes – Les récits de la Bible attribués à Moïse – La caste des prêtres a introduit ses propres conceptions religieuses dans le judaïsme – Les prêtres ont obtenu un pouvoir de domination perpétué par la menace – Dieu a-t-il vraiment parlé par Moïse ? – Non-respect des lois religieuses et peine de mort – Les préceptes de l’Église en matière d’habits sacerdotaux – Jésus à propos des pharisiens et des docteurs de la loi – Jérémie avait prophétisé la falsification des écritures – Ancien Testament et sacrifices – Jésus en faveur des animaux – Ancien et Nouveau Testaments : « la vraie parole de Dieu » ? – Le Dieu de l’Ancien Testament est un Dieu païen et cruel – Contradictions entre l’enseignement de l’Église et celui de Jésus.

3 Quelques thèmes édifiants

Les premiers chrétiens étaient-ils végétariens ? – Jérôme et le vrai visage du Saint-Siège ? – Sortir de l’Église : Comment s’y prendre ? – Les privilèges des prêtres imposés par la force ? – Reformulation du 5ème Commandement et dérives – L’eucharistie ou la pratique païenne du sacrifice sanglant – La guerre : théâtre de sacrifices sanglants – L’hypocrisie de l’Église catholique – Éloge de l’inquisition – Génocide en l’Amérique du sud – La superstition institutionnalisée – Les « indulgences » – Contradictions, non-sens et absurdités – Le « représentant de Dieu sur Terre » ne devrait-il pas être maître des éléments ? – Nous n’avons nul besoin d’Église mais de Jésus, le Christ – L’Esprit puissant de l’Amour habite en chacun de nous.

4 Les chrétiens des origines

Les chrétiens des origines étaient les successeurs de Jésus, le Christ – Les communautés chrétiennes primitives – Prophètes, instructeurs, guérisseurs – Plus de pouvoir pour les évêques et les prêtres – Le christianisme des origines gangréné par des cultes païens – Le rôle essentiel de Paul dans le détournement de l’enseignement de Jésus de Nazareth – Diffamations, persécutions, tortures et assassinats – Le pouvoir dictatorial et totalitaire des évêques – L’empereur Constantin et l’Église d’État.

5 Refuser le culte de Marie

Refuser de prendre part au culte de Marie et d’adorer les saintes reliques, c’est encourir la damnation éternelle – Comment une dictature impose sa domination à une démocratie – Le culte catholique de la vierge en tant que « mère de Dieu » – L’enfantement immaculé de Dieu par la vierge Marie – Refuser de croire aux reliques des saints – Lugubres superstitions de notre époque – Qui est assis sur le trône de Pierre ? – Ciel, l’Enfer et prédestination en l’Église protestante – Une doctrine religieuse qui dénie à l’homme son libre arbitre – La caste des prêtres et la démocratie.

… Encore quelques mots : Lettres au Pape

Chers lecteurs, Vous êtes en possession d’un livre dont le contenu est percutant voire explosif ! Ceux d’entre vous qui, aux vues du spectacle médiatique donné par le Vatican, avaient déjà des doutes sur le fait que toute cette mise en scène ait un quelconque rapport avec Jésus, le Christ, seront encore plus étonnés de constater à quel point l’enseignement et la structure de l’Église sont imprégnés de rites et de cultes païens et en découlent directement. Il a suffit à l’Église d’y apposer le label « chrétien » pour lui permettre de mener l´humanité par le bout du nez depuis des siècles. En menaçant des feux de l’enfer et de la damnation éternelle quiconque ne se soumet pas à ses lois, l’Église intervient massivement dans la vie de chaque individu ainsi que dans le cadre de la vie publique et collective. Il va sans dire que tout cela n’a rien à voir avec Jésus, le Christ, avec Son enseignement simple ni avec le Christianisme des origines !
Tout individu a le droit de croire en ce qu’il veut et chaque institution celui de propager la doctrine qui lui correspond. Cependant, les chrétiens des origines s’estiment moralement autorisés à dénoncer le fait qu’une institution se réclame de Jésus-Christ alors que son enseignement et ses activités n’ont rien à voir avec ce que

ce dernier a enseigné et vécu, et même le contredisent. Certains penseront peut-être que le fait de fréquenter l’institution catholique ne peut nuire à personne et qu’au moins cela donne droit à un enterrement décent. Prudence toutefois ! Car, dans un tel cas, n’oublions pas qui nous enterre et qui nous accompagne pour le dernier voyage. N’oublions pas que c’est à la damnation éternelle que les représentants des institutions ecclésiastiques nous destinent en nous déposant dans la tombe ! Car, selon l’enseignement de l’Église tous ceux qui, au cours de leur vie terrestre, n’ont pas strictement respecté ses dogmes et ses règles, sont voués à la damnation éternelle. Et, de fait, qui connaît véritablement ces règles ? L’oraison funèbre qui s’élève de la bouche du prêtre, aussi belle soit-elle, ne change rien à l’affaire. Qui se laisse enterrer par le diable… La série d’émissions qui a servi de base à ce livre s’intitule « Pour les esprits critiques: Qui se cache derrière le Saint-Siège ? » Elle a déjà suscité bon nombre de réactions et de commentaires surpris dont celui-ci revient le plus souvent : « Mais personne n’est au courant de cela ! » Aujourd’hui, à travers ce livre, il est donné à chacun la possibilité de s’informer sur la face cachée de l’Église. Le lecteur avisé saura utiliser ces nouvelles informations à bon escient pour sa propre réflexion.
La série d’émissions auxquelles il est fait référence

ci-dessus tente de répondre aux questions suivantes : « Qui, en fait, se cache derrière le Saint-Siège ? Comment est-il apparu ? Quel dessein poursuit-il et à quoi devons-nous nous attendre de sa part ? »
Le tome 1 du livre « Pour les esprits critiques. Qui se cache derrière le Saint-Siège ?» reprend dans une version écrite légèrement retravaillée, le contenu des cinq premières émissions de cette série.

1
La dictature du Saint-Siège

suite…

http://www.histoireebook.com/index.php?post/Wurzburg-Gabriele-Qui-se-cache-derriere-le-Saint-Siege-Tome-1

LA FACE CACHÉE DE L’OPUS DEI


 L'Opus Dei attaque ses détracteurs en justice pour masquer la vérité!

Bruno Devos est né en 1977 à Paris. Après avoir suivi des études de mathématiques, physique et chimie, il est devenu chef de projet informatique. Il a été membre de l’Opus Dei pendant une quinzaine d’années. Il a activement participé à l’expansion du mouvement en Pologne, comme trésorier du centre de Varsovie, assistant du Conseil régional et directeur du club des jeunes.

Auteur : Bruno DEVOS

Ouvrage : LA FACE CACHÉE DE L’OPUS DEI. Documents secrets : les vérités qui dérangent.

Année : 2009



NOTE DE LECTURE


La face cachée de l’Opus Dei…
… une secte à combattre et
à faire disparaître !

L’auteur de ce livre (1), ancien numéraire installé en Pologne commence par présenter son itinéraire
avant de nous démontrer que les pratiques de l’opus Déi sont « à l’opposé des idéaux qu’elle proclame » !

Le lecteur découvre le système fermé, totalitaire,
destructeur qui au nom de Dieu, coupe ses
membres du monde pour les robotiser.
D’après des statistiques internes à cette secte fondée
en 1928 par un franquiste, Josemaría Escrivá de
Balaguer béatifié par le pape Jean-Paul II en 1992 : sur
dix personnes qui entrent dans l’Opus Dei, sept en ressortent…
dans un état physique et psychologique
déplorable.
Chaque adepte, dès qu’il entre dans « l’oeuvre de Dieu »
ne s’appartient plus, il est pris en charge, contrôlé, carrément
broyé. Et gare au déviant et même à celui qui
veut simplement revenir dans le monde des vivants,
l’Opus Dei détient un dossier personnel sur chacun,
tout y est noté : ses idées, ses contacts, sa personnalité
et ses incartades.
Le plan de vie imposé à chaque numéraire est « démoniaque »,
les dévotions y sont nombreuses et contrôlées
et l’auto flagellation n’est pas de pure forme : chaque
semaine le numéraire doit se fouetter lui-même avec
des disciplines (ces petits fouets en corde).
L’auteur de ce livre construit un diagnostic rigoureux
et rien n’est laissé dans l’ombre.
Le lecteur découvre l’organisation de la secte avec ses
cinq catégories de membres dont les numéraires qui,
laïcs, vivent ensemble dans les centres et s’engagent
à rester célibataires et à donner tout leur salaire à
l’oeuvre.
De nombreux anciens membres de la secte apportent
leur contribution permettant de lever définitivement
le voile sur la politique de cette organisation officielle
protégée par la hiérarchie catholique.
Joseph Ratzinger n’ignore pas la nature exacte de
l’Opus Dei ; dans les années 60 il a cofondé la revue
Communio avec le théologien suisse Hans Urs von
Balthasar, mis à l’index par la secte… et pour cause : le
célèbre théologien avait accusé l’oeuvre de relever de
l’intégrisme catholique !
Comment peut-on accepter que des dizaines de milliers
de personnes dans le monde soient ainsi livrées
corps et « âme » au bon vouloir d’ une secte protégée et
disposant de relais puissants dans la société sur les
cinq continents ? « Plus d’une personne sur deux prend
des médicaments pour soigner une névrose ou une dépression
chronique » !
L’Opus Dei est une réelle machine infernale au service
de la réaction la plus noire, et beaucoup de catholiques
progressistes mettent en doute le caractère chrétien
de l’oeuvre qui remet en cause « l’aide désintéressée
envers son prochain » ! Le catéchisme officiel de la secte
opusienne ne définit-elle pas ainsi la charité : »La charité
des fidèles de l’Opus Dei doit les pousser à profiter de
toutes les occasions pour approcher les âmes de Dieu ». Un
point c’est tout !
Une seule conclusion à tirer pour nous : fermons le
ban et exigeons la dissolution de cette secte !
Jean-François Chalot !

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1) Bruno Devos, La face cachée de l’opus Dei –
Documents secrets : les vérités qui dérangent,
éditions Presse de la Renaissance, 248 pages,août 2009.

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Entretien avec Bruno Devos

L’Émancipation : J’ai lu votre ouvrage. On y trouve à la fois un témoignage personnel, le vôtre, et une analyse
des textes et déclarations de l’Oeuvre, ainsi que d’autres témoignages très divers provenant de nombreux
pays différents. Comment devient-on « numéraire de l’Opus Dei »? S’agit-il avant tout d’une vocation, de
l’accomplissement d’un idéal ou de la chute dans un piège tendu par une pieuvre qui cache son jeu ?
Bruno Devos : Les personnes qui s’approchent de l’Opus Dei sont des catholiques qui cherchent à approfondir
leur relation à Dieu et leur vie de prière. Ils ont les meilleures des intentions et se dirigent vers une institution
bénie par l’Église.
Les membres de l’Opus Dei ont déjà suivi le même parcours : ce sont des catholiques qui ont exprimé leur désir
de se consacrer à Dieu en suivant la spiritualité proposée par l’Opus Dei. Cependant, on les a convaincus, une
fois à l’intérieur, que le recrutement de nouveaux membres (ce qu’ils appellent « prosélytisme ») est la meilleure
manière de servir Dieu et l’Église. C’est à ce niveau que les membres commencent à se fourvoyer : le désir de
capter de nouveaux membres remplace leur désir de servir leur prochain.
Au lieu de contempler l’action du Saint Esprit dans les âmes et d’observer comment Dieu attire les personnes à
son service, les membres de l’Opus Dei prennent les choses en main : on leur apprend différentes techniques de

psychomanipulation pour qu’un maximum de personnes « découvrent » leur obligation d’entrer dans
l’Opus Dei. Suite à un harcèlement constant, beaucoup finissent par adopter la spiritualité de l’Opus Dei
comme l’unique voie qui peut les mener à Dieu. J’estime que ceux qui entrent dans l’Opus Dei sont le
plus souvent des victimes qui sont conditionnées pour, à leur tour, devenir bourreaux.
Tous ne se prêtent pas à ce jeu et, une fois à l’intérieur, certains ont suffisamment de lucidité d’esprit pour se
rendre compte de la supercherie et abandonnent rapidement l’Oeuvre. Cependant, l’effort de
prosélytisme de l’Opus Dei est dirigé de préférence envers des adolescents qui n’ont pas les connaissances
ni la maturité nécessaires pour faire un tel discernement. Avec le temps, elles deviennent
convaincues que les méthodes de recrutement employées par l’Opus Dei sont communes et s’y
adonnent corps et âme. Leur responsabilité personnelle est conditionnée par l’immaturité dans
laquelle ils sont maintenus jusqu’à la fin de leur vie. Ils croient sincèrement servir leur prochain, alors qu’en
réalité ils sont les agents d’une grande supercherie. Par contre, je n’exempterais pas de responsabilité les
plus hauts directeurs de l’Oeuvre, qui doivent avoir conscience que leur méthode de recrutement est la
même que celle utilisée par d’autres sectes. Ils sont malheureusement tellement fanatiquement
convaincus que ces méthodes ont été transmises par Dieu à leur fondateur, qu’ils rejettent avec effroi tout
raisonnement de cette sorte. L’Émancipation : Votre livre dévoile un certain
nombre de faits passibles de poursuite judiciaire contre l’Opus Dei. Certaines victimes ont elles
essayé d’attaquer l’Oeuvre ?

B.D. : Il faut prendre en compte que l’on sort de l’Opus
dénudé et confondu. On a consacré à cette cause tout
son argent gagné par le travail, tout son patrimoine,
toutes ses années de travail, de santé et de vie. Il ne
reste plus rien, absolument rien, pas même des idées,
pas même l’envie de vivre, des amis et, dans beaucoup
de cas, de foi. Rien. On doit recommencer la vie depuis
zéro. Ni travail, ni famille (que l’on n’a plus vue depuis
des années), ni convictions. Rien, à part une santé
fragile. Beaucoup sont sans sécurité sociale, malgré de
nombreuses années de travail. De surcroît, on
sent sur sa tête l’épée de Damoclès d’une possible
condamnation éternelle pour ne pas avoir été fidèle,
pour ne pas avoir su faire les normes, pour ne pas
avoir été le fils du Père Escrivá et ne pas avoir répondu
à l’appel que Dieu avait préparé de toute éternité.
Parmi les anciens membres, on observe de
nombreuses dépressions et pertes de foi. Beaucoup
souffrent de « fatigue chronique », de « stress posttraumatique »
et de dépression. En tout cas, ils sont
terriblement isolés.
Il faut prendre en compte l’énorme fatigue de ceux qui
sortent de l’OEuvre. Ils sont désireux de fermer une
page de leur histoire, mais ils ont aussi perdu
confiance (qui est pourtant une composante basique
de l’être humain). Ils doivent faire face à la solitude
dans laquelle ils ont vécu pendant plusieurs années, à
leur perception intime de ne pas être protégés par une
Église qui appuyait et encourageait l’OEuvre, allant
même jusqu’à canoniser son fondateur. Sans oublier la
honte de s’être comporté comme le bourreau des
autres, ou d’avoir collaboré activement dans l’exercice
d’attentats contre les droits humains, des délits
financiers, ou de s’être ingéré dans l’intimité de tiers.
Les plus courageux ont eu l’audace de prendre la
parole ces dernières années. Certains ont même voulu
témoigner dans le procès de béatification et de
canonisation d’Escrivá. L’une des premières
numéraires et secrétaire personnelle du fondateur,
Maria del Carmen Tapia, a écrit un livre et envoyé
trois lettres au cardinal Sodano, demandant de
témoigner devant le Vatican de ce qu’elle avait vu et
entendu. Ce fut inutile. Le Vatican n’a pas répondu à
ses protestations, et les témoignages de dissidents
n’ont pas été admis dans un procès de béatification et
de canonisation où l’Opus était à la fois juge et partie.
Les livres des anciens membres furent rachetés par
l’institution elle-même jusqu’à épuisement du tirage,
on condamna au silence ceux qui protestaient et on
répandit des diffamations. Leurs accusations préférées
sont le sexe, l’hérésie ou la folie. Dans ces conditions,
on ne s’étonne pas du silence gardé pendant des
années par les victimes ou leurs proches. Ils ont
préféré s’intéresser à autre chose parce qu’ils avaient
l’intuition du danger.
Certains ont intenté des procès pour cause de non
cotisation à la sécurité sociale des prêtres ou des
directeurs qui travaillent pour l’œuvre à temps plein.
Il est toutefois difficile d’apporter des preuves : aucun
document n’est remis aux membres de l’Opus Dei.
Sauf les prêtres, les membres sont dans l’impossibilité
de prouver sur papier leur appartenance à
l’institution. Les laïcs peuvent passer des années à
l’intérieur sans disposer d’aucun document qui
prouve leur appartenance, ni les études qu’ils ont
réalisées dans l’Opus, ni les postes qu’il y ont exercés.

L’Émancipation : L’Opus Dei apparaît comme un
état dans l’état et la hiérarchie de l’Église semble
soutenir une « institution » qui de plus en plus
montre sa véritable face de secte. Qu’en est-il
aujourd’hui des liens ?

B.D. : L’Opus Dei a obtenu tous les avantages dont elle
jouit durant le pontificat de Jean-Paul II :
l’indépendance avec le statut de prélature personnelle
(un an avant que cette forme juridique soit régulée à
travers le nouveau code de droit canon), la
béatification et la canonisation du fondateur, les
nominations d’évêques et d’un cardinal de l’Opus Dei,
des postes-clefs au Vatican, etc. Le pontificat de Jean-
Paul II était son temps de gloire. Nous allons voir si
Benoît XVI aura le courage de rectifier ces erreurs.
Pour moi, c’est le grand test. Quatre ans après sa
nomination, je ne vois malheureusement rien de
palpable.

L’Émancipation : L’Opus Dei aurait des relais
politiques forts dans certains pays européens
comme la France, avez vous quelques éléments
d’information ou d’analyse ?

B.D. : La « pieuvre noire », comme on l’appelait,
continue de hanter l’imagination, de faire peur.
Effectivement, elle a eu ses moments de gloire dans les
années 60 et 70, surtout en Espagne. Je suis désolé de
vous décevoir : ces années fastes sont un passé
lointain qui ne correspond plus du tout à la réalité
d’aujourd’hui – l’Opus Dei est une institution qui
traverse une grave crise du fait de son incapacité à
évoluer, à se réformer, ou ne serait-ce qu’à s’adapter
aux temps modernes.
L’ère des banquiers et des politiciens de l’Opus Dei est
résolument révolue. Il ne reste plus rien. Cette grande
organisation effrayante d’efficacité a essuyé des échecs
dans tous les domaines où elle s’était investie : la
politique, la finance, le cinéma, la presse, l’édition, la
mode, l’économie, l’université, etc. Elle s’est repliée
sur les deux derniers domaines indispensables à sa
survie : l’éducation et le monde ecclésiastique.
L’éducation (de la maternelle au lycée) dans le but
d’inciter les élèves à devenir numéraires. Le monde
ecclésiastique dans le but de perpétuer l’état
d’exception qui permet à l’Opus de fonctionner
comme une Église parallèle sans aucun contrôle.
Après la mort de Jean-Paul II et la nouvelle sensibilité
des parents, ces deux domaines sont également en
train d’échapper au contrôle des stratèges de l’Opus.

L’Émancipation : Un ancien « légionnaire du Christ »
âgé de 50 ans m’a envoyé le message suivant après
avoir pris connaissance du texte que j’ai écrit à
propos de votre livre : « Ça me fait pas mal penser au
fonctionnement de la Légion. C’est effrayant. Verrons-nous
un jour le Vatican  » dé-canoniser  » le saint
fondateur de ce mouvement ? En tout cas, aucune
chance pour la canonisation du fondateur des
Légionnaires du Christ. Comment avons-nous pu en
arriver là ? Mon Dieu, pauvre Église… ». Pensez vous
qu’au sein de l’Église, il est encore possible de
combattre tous ceux qui au plus haut niveau de la
hiérarchie soutiennent les intégristes, légionnaires
du Christ, opusiens, adeptes de feu Mgr Lefebvre ?

B.D. : Je ne peux pas vous dire si, au sein de l’Église, il
est possible d’influencer les éminences du haut
niveau. L’Église, telle que nous la connaissons
aujourd’hui, est l’une des dernières monarchies (pour
ne pas dire tyrannies) en place. Depuis 500 ans, elle est
organisée comme une structure hiérarchique. C’est le
sommet qui influence la base, jamais le contraire.
L’idéal séculier a disparu : même les prêtres
diocésains sont recrutés et organisés comme s’ils
étaient des moines : le célibat et l’obéissance militaire
envers les supérieurs sont exigés.
Cette Église, qui est en retard de plus de 200 ans sur
l’évolution des mentalités, est condamnée à
disparaître. Elle a d’ailleurs déjà disparu, il n’en reste
que des vestiges : des églises vides et des prêtres âgés
de plus de 70 ans. Dans 20 ans, il n’y aura plus
personne : ni prêtres, ni paroissiens. Un mouvement
de renouveau avait été amorcé il y a 40 ans avec le
concile Vatican II. Ce mouvement n’a pas porté les
fruits espérés, et Benoît XVI est dans la continuité de
Jean-Paul II : au lieu de réformer, il essaye de
perpétuer le modèle d’une Église qui a déjà échoué.
Cela ne prédit rien de bon.

L’Émancipation : Les catholiques progressistes qui
en France se réclament de la laïcité n’ont plus – et on
les comprend – d’illusions sur une évolution positive
de l’Église qui reste effectivement une force de
régression sociale et culturelle. Aujourd’hui de
nombreuses sectes continuent à faire encore
beaucoup de dégâts. N’est-il pas nécessaire et même
indispensable de demander leur dissolution ?

B.D. : Il est nécessaire et indispensable de mettre fin
aux abus qui sont commis sous le couvert de l’Église.
Toute réforme venant de l’intérieur de l’Église est
entravée par le fait que, dans cette institution, il n’y a
pas de séparation entre les pouvoirs exécutif, législatif
et judiciaire. Les oppresseurs sont en même temps
ceux qui reçoivent les éventuelles accusations et qui
les traitent. Ils se croient les détenteurs exclusifs des
clefs du paradis et ont tout pouvoir sur les âmes. Dans
cette situation, les victimes n’ont aucune chance.
Les dérives sectaires que je dénonce dans mon livre ne
concernent pas uniquement l’Opus Dei. Elles sont
présentes dans les « nouveaux mouvements » qui en
réalité souscrivent à une théologie obsolète,
préconciliaire, peuplée de péchés et de démons. Cela
concerne par exemple les légionnaires du Christ, le
Chemin néocathécuménal et bien d’autres.
L’Opus Dei est l’exemple flagrant des extrémités
auxquelles une telle approche peut aboutir. C’est très
instructif, et c’est ce que je montre dans mon livre,
preuves en main. J’espère que cela pourra aider à faire
évoluer les choses.

L’Émancipation : Je vous remercie pour la franchise
de vos propos. J’invite les lecteurs à se procurer votre
livre particulièrement intéressant et utile dans notre
combat contre tous les intégrismes.

Propos recueillis par Jean-François Chalot



PRÉSENTATION DU LIVRE

Partant des règlements internes réservés aux seuls responsables, d’écrits inédits du fondateur, de nombreux témoignages internationaux et de son propre parcours au sein de l’Opus Dei, Bruno Devos, membre pendant une quinzaine d’années, démontre combien les pratiques de cette organisation sont à l’opposé des idéaux qu’elle proclame.
La spiritualité de l’Oeuvre s’appuie sur « la sanctification de la vie ordinaire », et c’est mû par cet idéal que l’on y entre. Pourtant, de nombreux membres la quittent en état de choc psychologique, affectif et spirituel. Parmi ceux qui restent, beaucoup présentent des symptômes de dépression et d’épuisement chronique. Pourquoi ?
L’auteur en décèle la source dans un phénomène d’absolutisation : l’organisation radicalise à l’extrême les principes traditionnels du christianisme jusqu’à les pervertir. Seule compte l’efficacité. Les jeunes sont embrigadés, l’exercice du pouvoir est dévoyé, l’annonce de l’Évangile se transforme en prosélytisme… Tout ce qui est étranger à l’Opus Dei est suspect, y compris dans l’Église.
Une vision unique et authentique de la vie au sein de l’une des organisations religieuses les plus mystérieuses au monde.

AVANT-PROPOS

L’Opus Dei, ou OEuvre de Dieu, a été fondée en 1928 à Madrid par un prêtre catholique, Josémaria Escriva de Balaguer. Il souhaitait for-mer une élite de laïcs capables de propager l’idéal chrétien dans les milieux intellectuels. Pour répondre à ce voeu d’excellence, un membre de l’OEuvre de Dieu – de « l’OEuvre », comme on l’appelle plus communément – doit mener une vie exemplaire, alliant réussite professionnelle et vie consacrée.
Pour mener à bien cette mission, le fondateur, tout en invitant ses « enfants » à mener une vie de chrétien ordinaire, leur impose une ascèse digne des ordres monastiques les plus austères, les incitant à de longues heures quotidiennes de prière, de méditation et de mortifications.
Grâce à une stratégie expansionniste très dynamique, l’Opus Dei s’est répandue de façon foudroyante en Espagne et dans le monde entier. À ce jour, elle compte officiellement plus de 88 000 membres, dont 78% se trouvent en Espagne et en Amérique latine.
On peut regrouper ces membres en cinq catégories :
Les numéraires : laïcs, ils vivent ensemble dans des centres, exclusivement masculins ou féminins. Les numéraires s’engagent à rester célibataires et donnent l’intégralité de leur salaire à l’OEuvre.
Les numéraires auxiliaires : femmes laïques, elles vivent dans les centres de l’Opus Dei et se consacrent au service des numéraires. Elles ne sont autorisées à suivre des études qu’en rapport avec leur fonction

d’auxiliaire. Elles ne perçoivent pas de salaire et, dans certains pays, n’ont droit ni à un contrat de travail, ni à la sécurité sociale. Elles ne peuvent se déplacer que sous l’escorte d’une numéraire.
Les agrégés : laïcs des deux sexes, ils ont les mêmes obligations que les numéraires (engagement au célibat et don de la totalité de leur salaire) mais, pour des raisons économiques, sociales ou de santé, n’habitent pas dans les centres.
Les surnuméraires : hommes et femmes laïcs, ils ont la possibilité de se marier et habitent dans leurs propres logements. Ils soutiennent financièrement l’OEuvre, selon leurs moyens.
[3]
Les prêtres de l’Opus Dei : numéraires ordonnés prêtres pour les besoins de l’OEuvre, ils n’appartiennent pas au clergé diocésain. Ils sont les seuls à pouvoir occuper les charges les plus hautes dans le gouvernement interne.
Le message de l’Opus Dei s’appuie sur « la sanctification de la vie ordinaire ». À l’instar de certains courants spirituels, comme le hassidisme ou le bouddhisme zen, l’Opus Dei propose une recherche cons-tante du divin dans le quotidien. Enfant de Dieu, tout homme est appelé à vivre chaque instant de son existence dans sa confiance et son amour. C’est mu par cet idéal que l’on entre dans l’OEuvre. L’Église a approuvé cette spiritualité et les moyens proposés pour la mettre en pratique : elle a même canonisé en 2002 le fondateur de l’Opus Dei, que l’on doit appeler désormais « saint Josémaria ».
Si l’Opus Dei est tolérée, c’est probablement parce que l’apparence qu’elle présente aux responsables de l’Église est radicalement différente de ses pratiques réelles. Ses messages officiels rassurent, les quelques livres qu’elle publie sont soigneusement délestés de tout ce qui pourrait prêter à controverse. Cette communication édulcorée continue à attirer de jeunes laïcs de bonne volonté, désireux de rejoindre une institution dévouée aux âmes et à la société.
Pourtant, nombreux sont ceux qui quittent l’OEuvre en état de choc. Quant à ceux qui restent dans l’organisation, beaucoup présentent des symptômes de dépression, d’épuisement chronique ou des troubles psychosomatiques. Pourquoi une organisation, qui se targue de porter

au monde un si beau message évangélique, produit-elle tant de fruits amers ?
Par excès de zèle – et peut-être pour d’autres raisons plus obscures -, l’Opus Dei radicalise les principes fondamentaux du christianisme. Les vertus deviennent des exigences intransigeantes, accompagnées d’une obligation de résultat toujours plus grande. L’évolution spirituel-le d’un individu se mesure à l’accomplissement d’une multitude de règles aussi précises que rigoureuses. Une telle pratique engendre une fatigue qui peut aller jusqu’à la perte d’identité.
Le mode de fonctionnement de l’Opus Dei est codifié dans des documents internes qui n’ont pas été communiqués au Vatican. Ces documents, conservés dans des armoires fermées à clef situées dans les centres et au siège de la Prélature, sont enfin livrés à la sagacité du lecteur dans cet ouvrage, à travers de larges extraits fort éloquents, et sur un site Internet qui en prolonge la lecture 1.

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1 http://www.opus-info.org

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Première partie
UNE VIE AU SEIN DE L’OPUS DEI

suite…

https://mega.co.nz/#!SE0GAQ7A!r_cK4NYirRT1VWRRLyyaRScdDCHOzZJZk_M2L5gRgiM

Jean XXIII & Vatican II sous les feux de la Pentecote luciférienne



Auteurs : Demoiselles Lebaindre et Grandjean (José Michaël – Phazaël – Yaël de Sainte Marie – Georges Lacordelle)
Ouvrage : Jean XXIII & Vatican II sous les feux de la Pentecote luciférienne
Année : 1985

« Le plus terrible châtiment du péché en cette vie,
est lorsque Dieu permet que le pécheur tombe en beaucoup d’autres désordres,
en lui retirant les grâces spéciales que l’on appelle de préservation ».
Dupont, L. I, méd. 18, § II, 2°.

Écrit en janvier 1985, par les demoiselles Lebaindre et Grandjean1, ce texte, malheureusement, n’a circulé que
dans un milieu restreint. Depuis, la réflexion sur l’événement du Concile a beaucoup avancé et de nombreux documents
nous ont permis de mieux comprendre ce qui s’est passé. Monseigneur Tissier de Maillerais, dans son discours
fameux des ordinations du 27 juin 2002 à Ecône, a le mieux synthétisé l’affaire du Concile :
une secte gnostique a éclipsé l’Église, usurpant tout, pour imposer une nouvelle religion.
Oui, il s’est passé quelque chose de très très grave au début du Concile. Et comme ce document l’explique et le
prouve, Dieu a permis par une juste justice que tous soient aveuglés. Vatican II est un châtiment, châtiment des
péchés des clercs qui, depuis la mort de saint Pie X, ne croyaient plus au démon, ne savaient plus ses projets, ne
combattaient plus ses troupes, ne veillaient plus, laissaient l’erreur tout envahir, édulcoraient la vérité, dormant
paisiblement pendant que les ennemis investissaient la maison. La conséquence fut terrible : Dieu permit que TOUS
apostasient et une hiérarchie parallèle gnostique imposa son pouvoir avec insolence, violence, détruisant tout.
Ils étaient docteurs en Vérité, ils connaissaient la vérité, ils l’avaient enseignée, et pourtant !
Comment tombèrent-ils dans les pièges sataniques de la liberté religieuse, de l’oecuménisme, du ralliement au
monde, de la destruction des sacrements, des catéchismes, du droit canon, de l’inversion de la grille amis-ennemis,
etc. etc. ?
Allant contre la vérité connue, ils firent le péché irrémissible contre le Saint-Esprit et depuis, après avoir fait
le pire des blasphèmes contre le premier commandement, après avoir fait de nombreux péchés mortels contre la
Foi, ils ne sont plus en état de grâce, ils vivent en état de péché mortel, sans même la volonté et encore moins
quarante ans après, la possibilité d’en être absous. Abandonnés de Dieu qui leur a retiré les grâces spéciales de
préservation, ils sont comme des astres morts errants.
En relisant le vénérable Holzhauser, on voit que tout fut annoncé : les péchés méritant le châtiment, le châtiment
lui-même, et la sentence : « tu as le nom de vivant, mais tu es mort ».
Pour nous aujourd’hui ce texte est une leçon, car l’analyse du travail satanique des Illuminati, dont les résultats
sont palpables, indiscutables, nous permet de comprendre que le même plan ennemi recommence dans les milieux
de la Tradition.
Des hiérarchies parallèles, liées à des groupes lucifériens, des travaux occultes, un manque de surveillance et de
sanction contre les esprits faux, leur promotion à des postes clefs, attaquent la vérité connue, ruinent la Foi, détruisent
de l’intérieur les familles qui voudraient garder la Foi, et ont déjà engendré l’apostasie de beaucoup. Les
ralliés sont presque tous d’anciens fidèles de la Tradition.
Le dernier livre de l’abbé Célier2, l’Arsène Lupin de la tradition, qui sous le pseudonyme de Paul Sernine attaque
la vérité connue, est une moquerie de la gnose, pour mieux laisser les gnostiques faire leur travail de sape. La publication
de ce livre, sous l’oeil bienveillant de ses supérieurs, démontre à tous leur incompétence, leur léthargie, leur
manque de courage ; ne nous étonnons pas si demain un châtiment terrible arrive.
Professeur de philosophie au cours scandaleux connu par Le Dieu mortel, livre qui aurait mérité le pilon, il fit
pire depuis. Pendant dix ans comme directeur de la revue Fideliter et des éditions Clovis, il ne cita jamais les auteurs
antilibéraux, n’en diffusa aucun, et au contraire se lia à ceux qui les combattaient. Au lieu de former de vrais
chrétiens, de les armer pour la défense de leur Foi, il les déforme par des articles inutiles ou insignifiants. Avec
son ami de Tanouarn, de quel camp sont-il ? Pour qui travaillent-il ?
Nihil novi sub sole. On ne se moque pas de Dieu. Très sainte Vierge Marie, protégez-nous de ces menteurs, de
ces pervers, de ces hypocrites, de ces blasphémateurs, de ces mercenaires de Satan. Nous les craignons plus, eux
qui tuent les âmes, que ceux qui tuent les corps.
Louis-Hubert Remy, 30 novembre 2003,
en la fête de saint André, celui qui fut le premier à dire : « Nous avons trouvé le Messie » .

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1 Qui signent, José Michaël, ou Phazaël, ou Yaël de Sainte Marie, ou ici Georges Lacordelle. Lire, Le délire sacré, disponible.
Formées par le Père Catry, (qui aura pour pseudonymes, Michaël, Daniel Jacob ou J.M. Jourdan), leurs écrits mériteraient une
plus large diffusion, en particulier L’Eglise occultée. Nous ferons connaître au plus tôt, Satan dans l’Eglise.
2 La paille et le sycomore.

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« Dans un siècle – disaient les Actes de la Haute Vente des Carbonari (que Pie IX a fait publier) – les évêques et les
clercs penseront marcher derrière la bannière des clefs de Saint-Pierre alors qu’ILS SUIVRONT NOTRE ÉTENDARD ».
Infiltrations maçonniques dans l’Eglise, abbé E. BARBIER.
« Notre complot sera dévoilé, les nations se retourneront contre nous
…et notre domination sur eux ne sera jamais réalisée » Le luciférien PIKE.
« Un jour viendra où un pape inspiré du Saint-Esprit déclarera que toutes les excommunications sont levées,
que tous les anathèmes sont rétractés, que tous les chrétiens sont unis à l’Eglise,
que les Juifs et les Musulmans sont bénis et appelés par elle ;
que tout en conservant l’unité et l’inviolabilité de son dogme, elle permet à tous les cultes de s’en
rapprocher par degré en embrassant tous les hommes dans la communion de son amour et de ses prières…
Il faut, en répandant l’esprit de charité universelle, préparer l’avènement de ce grand jubilé… »
Eliphas Lévi (ex-abbé Constant), Cours de philosophie occulte, le 21 Janvier 1862.

UN TEXTE IMPORTANT DE SAINT JEAN DE LA CROIX

Au début de cet ouvrage, il est bon de rappeler ce texte si important de saint Jean de La Croix, qui doit nous guider
dans notre lutte contre l’illuminisme envahissant.

« TOUT D’ABORD, LA PERFECTION DE LA FOI QUI DOIT REGIR L’AME EST AMOINDRIE, ET C’EST DEROGER GRANDEMENT A SES LOIS
QUE D’ADHERER AUX MANIFESTATIONS EXTRAORDINAIRES QUI SE PRODUISENT PANS LES SENS ; COMME NOUS L’AVONS DIT, LA FOI
EST AU-DESSUS DE TOUS LES SENS. VOILA POURQUOI L’AME QUI NE FERME PAS LES YEUX A TOUT CE QUI LUI VIENT PAR LES SENS
S’ELOIGNE DU MOYEN QUI LA CONDUISAIT A L’UNION DIVINE.
…CES COMMUNICATIONS SONT UN OBSTACLE POUR L’ESPRIT SI ON NE LES REJETTE PAS , CAR L’AME S’Y ARRETE ET L’ESPRIT NE
PREND PAS SON ESSOR VERS L’INVISIBLE.
L’AME APPORTE PEU A PEU UN SENTIMENT DE PROPRIETE A CES COMMUNICATIONS ; ELLE NE MARCHE PAS DANS LA VOIE DU RENONCEMENT
ET DU DENUEMENT SPIRITUEL.
…L’AME PERD INSENSIBLEMENT L’EFFET SPIRITUEL QUE CES COMMUNICATIONS CAUSENT DANS SON INTERIEUR ; ELLE S’ATTACHE
A CE QU’ELLES ONT DE SENSIBLE, A CE QU’IL Y A DE MOINS IMPORTANT…
QUAND L’AME RECHERCHE CES COMMUNICATIONS, ELLE OUVRE LA PORTE AU DEMON, QUI LA TROMPERA DANS DES COMMUNICATIONS
SEMBLABLES QU’IL SAIT TRES BIEN SIMULER ET TRAVESTIR ET FAIRE PARAITRE COMME VENANT DE DIEU. CAR, IL PEUT,
NOUS LE DIT L’APOTRE, SE TRANSFIGURER EN ANGE DE LUMIERE. (II COR. XI, 14).
IL CONVIENT DONC A L’AME DE LES REPOUSSER LES YEUX FERMES, SANS EXAMINER D’OU ELLES PROVIENNENT. SANS CELA ELLE
SE PRETERA SI BIEN A CELLES DU DEMON ET LUI DONNERA A LUI-MEME TANT DE PRISE QUE, LOIN DE RECEVOIR CELLES DE DIEU,
ELLE RECEVRAIT CELLES DU DEMON, ET CELLES-CI DEVIENDRAIENT SI NOMBREUSES QUE CELLES DE DIEU VENANT A CESSER, TOUT
CE QUI SE PASSERAIT ALORS NE SERAIT QUE L’OEUVRE DU DEMON, SANS QUE DIEU Y FUT POUR RIEN. C’EST CE QUI EST ARRIVE A
BEAUCOUP D’AMES IMPRUDENTES ET IGNORANTES. ELLES SE COMPORTAIENT AVEC TANT DE SECURITE AU MILIEU DE CES MANIFESTATIONS,
QU’IL A ETE TRES DIFFICILE DE RAMENER UN GRAND NOMBRE D’ELLES A CHERCHER DIEU DANS LA PURETE DE LA FOI.
BEAUCOUP D’ENTRE ELLES N’ONT MEME PU ETRE RAMENEES DANS LA BONNE VOIE, CAR LES ILLUSIONS DU DEMON AVAIENT PRODUIT
EN ELLES DE PROFONDES RACINES.
IL EST DONC SAGE DE FERMER LA PORTE A TOUTES CES MANIFESTATIONS ET DE LES REJETER TOUTES… QUAND L’AME LES REJETTE
ET Y EST OPPOSEE LE DEMON, VOYANT QU’IL NE PEUT PLUS LUI NUIRE, CESSE PEU A PEU SON ACTION.
AUSSI LE DEMON EST-IL TRES SATISFAIT QUAND IL RENCONTRE UNE AME QUI DESIRE DES REVELATIONS OU S’Y PORTE. IL A
ALORS UNE OCCASION FACILE DE LUI SUGGERER SES ERREURS ET DE LA RETOURNER DE LA FOI AUTANT QU’IL LE POURRA. CAR,
AINSI QUE JE L’AI DIT, CETTE AME QUI DESIRE LES REVELATIONS SE MET DANS UNE DISPOSITION TRES CONTRAIRE A LA FOI ET S’ATTIRE
BEAUCOUP DE TENTATIONS ET DE DANGERS ».

LA MONTÉE DU CARMEL, livre Il, ch. 10.

LA REALISATION DES DESSEINS DE LUCIFER PAR LE MOYEN D’UN PAPE ET D’UN CONCILE
Les desseins de Lucifer ne visent rien moins que l’entière possession du monde. Et cette possession vise en tout
premier lieu l’Eglise Catholique Romaine, la grande Ennemie, la seule Ennemie. Tout le reste du monde en effet, tombe
comme un fruit trop mûr, lorsque l’Eglise n’est plus la Lumière des Nations, la Gardienne de la Vérité, la Source de la
Charité, lorsque l’Eglise n’est plus celle qui apporte à la terre l’Espérance !
Il ne faut donc pas s’étonner que l’Épouse du Christ soit l’objet d’un complot ourdi par les suppôts de Satan, les religieux
de Lucifer, autrement dit, ceux qui peuplent les Sociétés secrètes, les Congrégations initiatiques, tous ceux qui se
rangent sous l’appellation générale de Contre-Eglise. Écoutons parler un franc-maçon :
« Le 15 janvier 1881, Le Journal de Genève publiait une conversation de son correspondant à Paris avec l’un des
chefs de la majorité franc-maçonne qui dominait alors comme aujourd’hui la Chambre des Députés. Il disait : « Au fond
de tout cela, il y a une inspiration dominante, un plan arrêté et méthodique, qui se déroule avec plus ou moins d’ordre,
de retard, mais avec une logique invincible. Ce que nous faisons, c’est le siège en règle du catholicisme romain
…nous voulons le faire capituler ou le briser. Nous savons où sont ses forces vives, et c’est là que nous voulons l’atteindre ».
(Cité par Mgr Delassus dans La conjuration antichrétienne).

Bien des textes de ce genre seraient à citer. Il ne fait pas de doute que l’Eglise, comme son Époux Divin, est appelée
à être crucifiée, et crucifiée par les héritiers de ceux à qui Notre-Seigneur a dit : « Vous avez pour père le diable ».
Mais pour que la conjuration Franc-maçonnique pût aboutir (dans la mesure permise par DIEU, et grande est cette
mesure), il fallait nécessairement provoquer un « événement-choc » en vue de tout remettre en question. On a entendu
prononcer la formule fameuse : « Eglise, que dis-tu de toi-même ? ».
Psychologiquement, le moyen de « l’événement-choc » est très fort, si fort même qu’il peut entraîner une véritable subversion
(= ce qui était au-dessus passe au-dessous et réciproquement). Il suffit par la suite de créer les conditions favorables
pour que le virus inoculé (celui de la gnose judéo-maçonnique) parvienne à se développer : matraquage et recyclage
réussissent à merveille ! Il ne reste plus alors qu’à engendrer la plus extrême confusion pour dérouter les esprits
sourcilleux, et enfin constituer une hiérarchie parallèle entraînant la victoire définitive : c’est ce à quoi nous assistons ! …
L’événement-choc rêvé depuis longtemps par la Contre-Eglise a été le Concile Vatican II. Il est aisé de se rendre
compte que le projet de ce Concile a hanté les esprits des ennemis de l’Eglise du Christ :
« Je crois, dit le prêtre luciférien Roca, que le culte divin tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les
préceptes de l’Eglise romaine, subira prochainement dans un Concile oecuménique, une transformation (comprenons :
une démolition), qui, tout en lui rendant la vénérable simplicité (comprenons le dépouillement de ce qui fait la beauté,
la majesté du culte rendu à DIEU au sein de l’Église) de l’âge d’or apostolique, le mettra en harmonie avec l’état nouveau
de la conscience et de la civilisation moderne (comprenons la mise en harmonie avec la conscience et la civilisation
de la Contre-Eglise). (L’abbé Gabriel, cité par Virion, Mystère d’iniquité, p. 33)
Et encore, de ce même personnage :
« Il en ressortira (du Concile oecuménique) une chose qui fera la stupéfaction du monde et qui jettera ce monde à
genoux devant son rédempteur (il s’agit du nouveau rédempteur, celui de l’Enfer). Cette chose sera la démonstration
de l’accord parfait entre l’idéalité de la civilisation moderne et l’idéalité du Christ et de Son Évangile (comprenons :
l’accord parfait entre la Contre-Eglise et l’Eglise catholique romaine).
« Ce sera la consécration du Nouvel Ordre Social (comprenons : l’ordre nouveau du monde nouveau de la Contre-
Eglise) et le baptême solennel de la civilisation moderne (comprenons le baptême donné par l’Église à la civilisation
diabolique de la Franc-maçonnerie) ».
En 1910, le Rose-Croix (adepte de la Société secrète rosicrucienne qui revêt des apparences catholiques) Rudolph
Steiner, fondateur de la Société anthroposophique, écrivait de façon claire et nette :
« Nous avons besoin d’un Concile et d’un Pape qui le convoque ».
Retenons bien l’expression « Nous avons besoin… » Elle nous montre clairement, que pour investir l’Eglise de manière
à la conduire au Golgotha, les hordes sataniques voulaient un certain Concile et un certain Pape inconscient du danger,
pour le convoquer.
Les ondes sataniques, une fois mises en route, ont couru à travers le Milieu catholique. Quelques personnages les ont
captées, et ainsi ont pu transmettre au Cardinal Roncalli le « divin message » relatif au futur « Pape’ »qu’il devait être et au
futur Concile qu’il devait convoquer. A son tour, ledit Cardinal – devenu ‘Pape’1 en effet – a lui-même capté les ondes relatives
au Concile. Et les Pères Conciliaires accourus à son appel, ont capté toutes sortes d’inspirations qui venaient de
l’En-Bas et qu’ils ont cru venir de l’En-Haut. Il en est résulté pour l’Eglise la plus vaste « auto-démolition » (Paul VI) de
toute son histoire bimillénaire, agrémentée d’une invasion d’illuminismes interprétés comme une ‘‘nouvelle Pentecôte »,
et pour les occultes une joie dont ils n’ont pu contenir l’explosion !….

I – L’ILLUMINISME DE JEAN XXIII
Comme cela lui avait été prédit le Cardinal Roncalli a été élu ‘Pape’ sous le nom de Jean XXIII, le 28 octobre 1958, et
il a convoqué le Concile Vatican Il le 25 janvier 1959.
On a dit et répété que Jean XXIII a été un « Pape de transition ». L’expression est d’une certaine manière exacte, car
elle indique le début de la « mutation » du catholicisme traditionnel en catholicisme protestantisé, en catholicisme judéomaçonnisé.
Sous un aspect de bonhomie souriante, d’un optimisme rebelle aux « prophètes de malheur »‘, d’un pacifisme
à toute épreuve, d’une inaltérable sérénité … le nouveau ‘Pape’ a engendré une véritable révolution « en tiare et en
chape » selon le voeu de Nubius, chef de la Haute-Vente.
Cette révolution dûe à un véritable obscurcissement de l’esprit, peut s’expliquer tout au moins en partie, par ce
que nous appellerons « l’illuminisme de Jean XXIII ». De cet illuminisme, nous avons un exemple frappant dans la manière
dont « le bon Pape Jean » a reçu la révélation de la Convocation du Concile. Écoutons-le :
 » …obéissant à une voix intérieure que Nous considérons comme venue d’une impulsion supérieure (?), nous
avons jugé le moment opportun pour offrir à l’Eglise catholique et à toute la famille humaine un Nouveau Concile
OEcuménique… » (Bulle Humanæ Salutis)
Nous lisons dans le premier volume des Actes de Jean XXIII pour le deuxième Concile du Vatican :

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1 ‘Pape’ signifie que ce ‘pape’ est de la lignée des JEAN : Jean XXIII ; Montini Jean-Baptiste : Paul VI ; Jean-Paul I ; Jean-Paul Il.

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« La genèse d’une décision d’une telle portée (celle de la convocation du Concile) n’est pas sans mystère (?). On
pourrait penser qu’elle a été le fruit d’un long labeur. Bien au contraire, nous dit le Saint-Père lui-même, elle n’a pas
nécessité une réflexion prolongée, elle a été une « fleur spontanée d’un imprévu printemps » (p.45).
Plus tard lui-même précisera les circonstances dans lesquelles l’idée lui est venue, née « comme une humble fleur cachée
dans les prés » … En se préparant pour célébrer la cérémonie du 25 Janvier 1959, dans la basilique Saint-Paul, Sa
Sainteté eut, « avec une violente intensité l’inspiration de convoquer la famille catholique… » (p. 85).
Le 24 Janvier 1960, ouvrant le Synode Romain, à Saint-Jean de Latran le Souverain Pontife voulut faire connaître ouvertement
ce que jusque-là, il n’avait confié qu’à quelques-uns, comme s’il s’agissait d’un secret religieux :
« Tandis que nous étions plongés dans notre humble prière, nous avons ressenti, au tréfonds de notre âme simple,
une sollicitation divine (?) en vue de l’ouverture d’un Concile oecuménique » (p. 69).
Le motu proprio du 5 Juin 1960 scellera, par l’accent solennel de ses premiers mots, la candide ouverture de « l’âme
simple » : « … nous avons retenu une inspiration du Très-Haut » (p. 93)
Nous lisons encore dans l’Osservatore Romano (édition française) du 23 Octobre 1959 sous le titre Les Laïcs et le
Concile OEcuménique, ces mots de Jean XXIII :
« Nous écoutâmes une inspiration dont Nous sentîmes la spontanéité, dans l’humilité de Notre âme, comme un
choc imprévu et inattendu… »
Enfin dans le même journal à la date du 10 Juin 1960, Jean XXIII revient à sa fleur de printemps :
« Nous avons considéré comme un inspiration du Très-Haut (?) la pensée qui dés le début de Notre Pontificat s’est
présentée à notre esprit comme une fleur d’un printemps inattendu, celle de convoquer un Concile oecuménique… »
Il s’agit donc bien en ce qui concerne la convocation du Concile Vatican II, d’une intuition toute immédiate, toute
spontanée, d’une « impression » pour ainsi dire ineffaçable, d’une lumière exaltante. Mais la véritable question est de savoir
l’origine d’une telle inspiration.
Jean XXIII, lui, n’a aucun doute (en cela il ne suit pas saint Jean de la Croix !), et c’est là justement que se situe son illuminisme
: il parle d’une « sollicitation divine », d’une « inspiration du Très-Haut ». Et pourtant le doute apparaît lorsque l’on
considère l’ensemble de son Pontificat, car un grand nombre de mesures prises par lui, rejoint les projets des puissances
occultes qui à leur manière « gouvernent » l’Église du Christ.

II – CONSÉQUENCES DE L’OBSCURCISSEMENT DE L’ESPRIT DE JEAN XXIII

suite…

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