L’espionnage israélien opère dans le monde entier avec de nouvelles sociétés écran


tlaxcala-int.org

Eugenio García Gascón
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Traduit par  Eve Harguindey

 

En Israël, il y a un nombre croissant et alarmant d’entreprises  de sécurité opérant dans le reste du monde. L’existence de l’une d’entre elles, Candiru, a été révéle dans un article publié dans le journal Haaretz le 4 janvier. Ce que l’on sait d’eux est très peu de choses, bien que certains aient été impliqués dans des scandales à l’étranger, comme l’affaire  Black Cube, sans que les gouvernements occidentaux aient pris des mesures pour limiter le caractère occulte de leurs opérations.

Les bureaux  de Candiru à Tel Aviv, 31 décembre  2018. Photo Ofer Vaknin/Haaretz

C’est un monde où tout est hautement confidentiel et où les services s’en donnent à cœur joie. Des sources de sécurité israéliennes citées par le journal de Tel-Aviv estiment que volume des affaires de ces entreprises israéliennes est d’environ 1 milliard de dollars par an. Elles exploitent ou vendent du matériel d’espionnage à des pays comme l’Arabie saoudite ou le Mexique, mais aussi à l’Espagne, ainsi qu’à des dictatures notoires. On a souvent rapporté que l’équipement offert par Israël est utilisé pour combattre les dissidents, comme le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, qui a été tué à Istanbul en octobre dernier.

Infographie d’Abeer Mrad

Candiru, dont le nom fait référence à un poisson brésilien, a son siège dans un bâtiment à Tel Aviv, bien qu’il n’y ait aucune mention de sa présence dans le bâtiment. En fait, Candiru n’a même pas de site ouèbe officiel. Elle emploie quelque 120 experts du renseignement qui ont été recrutés dans divers services militaires et d’espionnage, dont la controversée unité 8200, qui est un souvenir néfaste pour les Palestiniens, et dont les actions ont également lieu à l’étranger.

L’unité 8200 est une unité d’espionnage militaire qui, selon les informations publiées, opère  également à l’étranger, à commencer les sièges des représentations diplomatiques israéliennes. L’une de ses activités de base consiste à écouter les conversations de la population palestinienne dans les territoires occupés. D’anciens membres de l’Unité 8200 ont dénoncé, dans les limites imposées par la censure, que le matériel qu’ils collectent sert à faire du chantage aux Palestiniens, et ont dénoncé que le travail de l’unité est utilisé contre les personnes espionnées d’une manière « immorale et peu éthique ».

Les employés de Candiru n’affichent leur profil ni  sur LinkedIn ni sur aucun autre réseau social et signent des accords de confidentialité absolue avec l’entreprise. Certains d’entre eux, consultés par le journal économique TheMarker de Tel Aviv, ont refusé de commenter les détails de leur travail. En échange de leur discrétion, ils sont récompensés par des salaires astronomiques qui peuvent dépasser 20 000 euros par mois.

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Omri Lavie et Shalev Hulio, fondateurs de NSO

A la différence de  NSO, une autre société israélienne similaire, spécialisée dans l’écoute de smartphones, Candiru, qui opère principalement en Europe occidentale depuis sa création il y a quatre ans, est spécialisée dans le piratage d’ordinateurs et de serveurs, bien qu’elle puisse bien sûr également écouter des smartphones.

Israël considère les outils utilisés par ces entreprises comme s’il s’agissait d’armes classiques, et leur exportation doit donc être approuvée par le ministère de la Défense à Tel Aviv. Cette circonstance indique que les autorités militaires et d’espionnage israéliennes sont conscientes de ce que ces entreprises font et font faire dans le monde, dont la vente de matériel et les services qu’elles fournissent aux dictatures. Selon Haaretz, le ministère israélien de la Défense  » n’est pas très préoccupé par la démocratie et la violation des droits humains  » par les  clients.

Le secret qui entoure ces entreprises ne peut être exagéré. Dans ce cas, Candiru n’est même pas le nom sous lequel l’entreprise est enregistrée. À l’origine, en septembre 2014, elle s’appelait Grindavik Solutions, puis est devenue LDF Associates en mars 2017, et en avril 2018, elle a été renommée Grindavik. Le nom des personnes qui dirigent ces entreprises a filtré  dans certains cas, bien que le plus fréquent soit que les profils des propriétaires et des directeurs n’apparaissent pas dans les réseaux sociaux.

Une autre société de cette nature controversée qui a été créée en 2018 est XM Cyber, fondée par l’ancien chef du Mossad Tamir Pardo, qui a recruté du personnel du Mossad, les services secrets extérieurs, du Shin Bet, le service secret chargé d’ Israël et des territoires occupés en 1967, et de la célèbre unité 8200 d’espionnage de l’armée.

Tamir Pardo

XM Cyber a été créé en février dernier avec 15 millions de dollars apportés principalement par le milliardaire israélien Shaul Shani, ancien propriétaire de la société brésilienne Global Village Telecom [qu’il a vendue en 2009 à Vivendi pour 4,5 milliards de dollars, NdlT]. Selon l’agence Reuters, XM Cyber a inauguré son parcours avec des clients en Europe, en Israël et aux USA, a déclaré Pardo, qui n’a pas accepté de révéler le nom d’un seul client.

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Shaul Shani

Le fait que la législation occidentale soit plutôt souple dans ce domaine implique que les entreprises israéliennes peuvent circuler très librement en Europe et qu’elles peuvent garder secrète la nature de leurs activités, bien qu’elles soient inquiétantes dans de nombreux cas, non seulement lorsqu’il est question de dictatures, mais aussi dans les pays démocratiques, comme cela a été révélé à certaines occasions.

Le logo de Candiru représente ce poisson parasite des fleuves de l’Amazonie, appelé « poisson vampire du Brésil », et considéré par les habitants comme plus dangereux que le piranha

Merci à Tlaxcala
Source: https://www.publico.es/internacional/espionaje-israeli-opera-mundo-nuevas-empresas-pantalla.html
Date de parution de l’article original: 11/01/2019
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=25122

Israël est, par définition, une colonie européenne — PALESTINE +


palestineplus.fr

Comment se fait-il que la Palestine, partie intégrante du Moyen-Orient, et morceau de terre habité depuis l’Antiquité par une population orientale ayant adopté, depuis plus d’un millénaire, la culture et la langue arabe, à l’instar de la Syrie, de l’Égypte ou de l’Algérie, soit, en une centaine d’années, devenue un État peuplé de migrants venus […]

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Israël et le 11-Septembre : la vérité interdite


panamza.com

 

INFO PANAMZA. Consacré aux « joyeux Israéliens » du 11-Septembre, un reportage de la chaîne ABC a fait l’objet d’une autocensure par le média américain. Quant au rapport du FBI, il fut tronqué en grande partie lors de sa déclassification. La preuve par les sources.

 

Les hommes trébuchent parfois sur la vérité,
mais la plupart se redressent et passent vite leur chemin
comme si rien ne leur était arrivé.
Winston Churchill

 

Voilà un sujet hautement tabou en France, comme l’illustre cette capture d’écran d’un tweet de Panamza datant du 11 septembre 2016 et retiré par Twitter à la demande… des autorités françaises.

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Ils se nomment Oded Ellner, Yaron Shmuel, Omer Marmari, Paul Kurzberg et Sivan Kurzberg.

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Ces cinq Israéliens, âgés d’une vingtaine d’années, ont été arrêtés dans le comté de Bergen à bord d’un van blanc contenant les traces d’un résidu explosif dans l’après-midi du 11 septembre 2001.

Le motif ?

Trois d’entre eux ont été aperçus dans la matinée aux abords de New York en train de photographier et de filmer avec allégresse, avant l’arrivée du second avion, la première tour embrasée du World Trade Center. Signalés à la police et au FBI, ces individus ont été également évoqués en direct par une chaîne de télévision locale qui a diffusé la description de leur véhicule.

Dès le lendemain, The Record –un quotidien de l’Etat du New Jersey- a rapporté l’incident.

En présence du maire Rudolf Giuliani, le patron de la police new-yorkaise, Bernard Kerik, confirma, lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée, leur arrestation tout en demeurant évasif sur les détails. Curieusement, il lui sembla pourtant important de préciser, à une question relative aux « possibles ressources » du groupe détenu, l’absence de tout « explosif » retrouvé dans le véhicule.

Quelques jours plus tard, le journal israélien Haaretz a relayé à son tour l’information, se contentant d’évoquer un « comportement énigmatique » et une détention officiellement justifiée par une situation irrégulière de séjour. Entretemps, le New York Times rapporta également cette arrestation sans pour autant préciser, à l’instar de l’agence Associated Press et de Fox News, la nationalité des individus, présentés simplement comme les potentiels complices au sol des terroristes.

Quant au Washington Post, c’est le 23 novembre 2001 qu’il relata cet étrange épisode en précisant que les jeunes gens étaient des ex-militaires israéliens interpellés en possession de boîtes de cutters -ces armes de fortune dont se seraient servis les présumés pirates de l’air. Un élément d’information que le prestigieux quotidien qualifia sobrement de « problématique ».

Les cinq individus interpellés se sont présentés auprès des policiers comme les employés d’une entreprise de déménagement basée dans le New Jersey et dénommée Urban Moving SystemsSon dirigeant, l’Israélo-Américain Dominik Otto Suter, a quitté brusquement le territoire des Etats-Unis en direction de Tel Aviv, trois jours seulement après leur arrestation et sans laisser de remplaçant à son poste.

La veille de son départ, des policiers étaient venus brièvement lui rendre visite avant de repartir en ayant saisi dans les locaux de sa compagnie une douzaine de disques durs. L’homme a visiblement suscité depuis l’intérêt du FBI : dans un document préparé entre octobre 2001 et janvier 2002 par l’agence américaine à propos des réseaux terroristes, son nom figure dans la liste des suspects.

Quant aux cinq employés au comportement étrange, ils seront relâchés après 71 jours de détention : Michael Chertoff, l’homme chargé au Département de la Justice de la traque anti-terroriste, permettra -sous son autorité et après une tractation avec son homologue israélien- à ce que ces individus soient libérés, mis dans un avion et directement expédiés dans leur pays. Le FBI fera savoir par la suite qu’aucune charge relative aux attentats n’a été retenue à leur encontre.

Comment expliquer leur joie à la vue de la Tour Nord enflammée du World Trade Center ?

Le quotidien canadien The Globe and Mail rapporta le 17 décembre 2001 que le FBI avait développé les photos prises par le groupe : sur l’une d’entre elles, Sivan Kurzberg « allume le briquet devant les ruines fumantes dans un geste apparent de célébration ».

Selon leur avocat Steven Noah Gordon, il s’agissait là d’une « attitude peut-être offensante » mais « non criminelle ». Une thèse qui sera relayée et soutenue en juin 2002 par ABC News lors d’une enquête spéciale entièrement consacrée à cette affaire : probablement immatures d’après la chaîne d’information, ces jeunes gens n’auraient disposé d’aucune information antérieure à propos des attentats.

Pourtant, trois mois plus tôt, un magazine influent de la communauté juive new-yorkaise –The Forward– avait révélé qu’un ancien haut responsable américain des services de renseignement affirma, sous couvert d’anonymat, que la compagnie employant ces Israéliens était une antenne sous couverture du Mossad et que deux des cinq hommes -censés « surveiller » les cellules islamistes- figuraient dans une base de données conjointe à la CIA et au FBI au sujet des espions étrangers.

Un avis partagé par un célèbre ex-agent, précisément, de la CIA : longuement interrogé en 2008 par des partisans d’une nouvelle enquête sur le 11-Septembre, Robert Baer, spécialiste du Moyen-Orient, a confirmé l’appartenance au Mossad des Israéliens arrêtés dans le New Jersey. Il va même plus loin : selon lui, ces hommes étaient « positionnés » au préalable pour filmer -dès son commencement -l’attentat contre le World Trade Center.

Une affirmation corroborée maladroitement par l’un des cinq Israéliens : à leur retour au pays, fin novembre, trois d’entre eux furent invités par un talk show afin de raconter leur mésaventure.

Bien qu’ils aient démenti faire partie d’un quelconque service secret, Oded Ellner a reconnu pour sa part -comme l’illustre cet extrait d’un documentaire américain réalisé par Marc Levin– que leur « but » consista  bel et bien à « documenter l’évènement ».

Pourquoi manifester alors une telle jubilation?

Selon le journaliste d’investigation Christopher Ketcham, les Israéliens en détention avaient affirmé au FBI qu’ils étaient simplement persuadés que l’attaque terroriste contre le World Trade Center -identifiable dès l’impact du premier avion selon eux, bien que la plupart des citoyens new-yorkais envisageaient alors un accident- serait en définitive « une bonne chose pour Israël », car elle rapprocherait l’opinion publique américaine de l’Etat hébreu.

 « Les Palestiniens sont le problème »

En 2004, la britannique Channel 4 diffusa un reportage exclusif après avoir retrouvé la trace de trois d’entre eux. Ils continuent de nier toute appartenance au monde de l’espionnage tandis qu’un ex-agent du Mossad, Juval Aviv, reconnaît (à 5’55) que leur ancienne compagnie, Urban Moving Systems, était effectivement une base opérationnelle des services secrets israéliens.

 

Malgré ces témoignages concordants, quatre des cinq Israéliens n’ont pas hésité à déposer plainte, le 13 septembre 2004, contre l’ancien secrétaire à la Justice, John Ashcroft, pour leur avoir fait subir, selon eux, un traitement abusif. Cette procédure judiciaire visant également à faire cesser la rumeur d’une implication israélienne dans les attentats s’est finalement conclue, le 30 août 2010, par un non-lieu pour vice de forme : les avocats des plaignants avaient négligé l’envoi d’une lettre certifiée dans le délai imparti.

Si l’on en juge par l’examen de documents officiels partiellement déclassifiés en 2005, cette demande de réparation pourrait bien rétrospectivement s’apparenter à une sinistre farce. A titre d’exemple, le rapport de police -relatif à l’arrestation des cinq Israéliens et divulgué sur Internet en 2011- confirme des informations rapportées jadis par de rares médias tout en dévoilant également de nouveaux éléments.

L’arrestation fut musclée : les Israéliens ont été physiquement contraints à sortir du véhicule avant d’être plaqués au sol. Le recours à une brigade spécialisée dans les explosifs a paru nécessaire. Plus loin dans le texte, une découverte originale dans le sac d’un des passagers est mentionnée : une chaussette dans laquelle sont dissimulés « 4700 dollars en cash ».

Le chauffeur du véhicule, Sivan Kurzberg, prononça à l’attention des policiers cette déclaration stupéfiante : « Nous sommes Israéliens. Nous ne sommes pas votre problème. Vos problèmes sont nos problèmes. Les Palestiniens sont le problème ».

Comment expliquer un tel message politique délivré par de prétendus déménageurs alors que vient de se produire un gigantesque attentat imputé, dans un premier temps, aux « terroristes palestiniens du FDLP » ?

Ne comptez pas sur ABC News pour résoudre ce mystère.

Le 21 juin 2002, l’éminente chaîne d’information a diffusé un reportage présenté par l’animatrice sioniste Barbara Walters et caractérisé par sa volonté manifeste d’édulcorer l’affaire.

Présentation du sujet dans le journal télévisé par le journaliste John Miller, un homme aujourd’hui haut-gradé dans la police new-yorkaise du renseignement…  :

Particularité de cette enquête (à décharge vis-à-vis d’Israël) dont la conclusion aseptisée sera contredite par le rapport du FBI, partiellement déclassifié trois ans plus tard (et disponible -via Panamza- dans le lien situé en bas de page) : la vidéo qui comportait des entretiens avec plusieurs protagonistes de l’incident n’est plus disponible dans les archives d’ABC.

Un enquêteur a contacté la chaîne comme en témoigne, ci-dessous, leur correspondance par…


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Israël ouvertement allié de Daesh


leboucemissaire.com

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Rien de nouveau pour ceux qui s’intéresse à ce qui se passe au Moyen-Orient, mais l’information est désormais reprise ouvertement par la presse mainstream. Ce que l’on se tuait à dire et répéter dès 2011 (moi et de nombreuses autres personnes sur les réseaux sociaux) qui nous faisait paraitre pour des complotistes hallucinés est désormais ouvertement admis. Quand est-ce que la masse des gens va enfin se rendre compte que l’existence de l’état imposteur d’Israël a des raisons qui dépassent l’entendement. Rien de rationnel dans sa création ni dans son implantation géographique. Il va falloir attendre que le mashiah, le messie juif tant attendu, apparaisse en personne à Jérusalem, capitale «éternelle» d’Israël ( merci Trump ) en détruisant Al Qods pour le comprendre ? Quand ?



“La journaliste Elizabeth Tsurkov, également chercheuse au Forum Regional Thinking, un think tank israélien, affirme que l’État hébreu a secrètement armé et financé au moins douze groupes rebelles syriens, opérant dans le sud de la Syrie de 2013 à juillet 2018. Déjà, en mars 2015, un rapport des observateurs de l’ONU dans le Golan, adressé au Conseil de sécurité, révélait l’existence d’«échanges » entre Israël et la rébellion syrienne, entre novembre 2014 et mars 2015.”


Aujourd’hui nous savons que les fameux printemps arabes étaient en réalité les prémices de ce que sera l’été israélien prévu dans les textes israélites couronné par l’arrivée du fameux Messie. Mais chut, c’est de l’antisémitisme de le dire… Surtout, en ce jour anniversaire des « attentats » du 11 septembre qui n’était en rien un inside job comme aime à le répéter les lâches , tels que ceux du site Reopen 911, qui ne peuvent désigner les véritables responsables. Mossad Job serait plus en phase avec la réalité. Si malgré tout la réalité vous est difficile à accepter, qu’elle a un arrière-gout de vaseline il vous suffit de regarder Hanouna, manger Mac Do,aller au stade, jouer au loto, fumer Marlboro, buver Coca, gobez vos somnifères et avalez votre alcool et vous serez heureux.


« Israël nous a soutenus de façon héroïque », soulignait en juin 2017 Moatasem al-Golani, porte-parole de Forsan al-Jolan, faction rebelle de plusieurs centaines de combattants, dans une interview au Wall Street Journal . « Nous n’aurions pas survécu sans l’aide d’Israël. »


Dans un autre registre mais toujours avec l’idée maitresse d’occire un maximum de musulmans, l’état usurpateur de la Terre sainte  et son clone “islamique” l’Arabie Satanique,    les fameuses théocraties maçonniques, se sont synchronisées il y’a quelques semaines dans leur œuvre sanguinaire. Pendant que la bête de la Terre ravageait Gaza tuant femmes et enfants de préférence voilà que sa sœur ainée wahhabite, pour ne pas être en reste, tapissait de bombes le Yémen tuant des dizaines d’enfants. Sans doute l’alignement des planètes imposait une action simultanée et rapide pour répondre au besoin sacrificiel de leurs divinités. Deux nations censées être ennemies, alors qu’elles n’ont toujours eu en réalité qu’un seul et même objectif : tuer  des musulmans, systématiquement, encore et encore, quoi qu’il arrive. Il est parfaitement logique que l’entité sioniste soutienne les groupes terroristes puisqu’ils sont issus de la même matrice idéologique et doté du même ADN.Seul le vêtement change pour leurrer les naïfs Occidentaux et autres laïcards lobotomisés chaque jour davantage. La preuve est éclatante, là, sous nos yeux.

Tueurs à gages israéliens en Malaisie


bastayekfi.wordpress.com

par Gideon Levy, Haaretz, 26/4/2018.
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
OriginalHired assassins in Malaysia

 

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Un État qui envoie des escadrons de la mort à l’autre bout du monde n’est pas quelque chose dont on peut être fier. En fin de compte, il s’agit de tueurs à gages.

Il y a environ deux mois, un certain incident a secoué le monde. Serguei Skripal, un ancien espion russe qui a agi comme agent double pour la Grande-Bretagne, a été empoisonné avec sa fille Yulia dans un parc de Salisbury. La Grande-Bretagne a été prompte à rejeter la faute pour cet acte sur  la Russie, et 16 pays, dont les USA, ont expulsé des douzaines de diplomates russes comme punition pour la tentative d’assassinat. La rage a été soulevée par l’idée d’une tentative assassinat – l’Occident est extrêmement sensible à la vie humaine – mais encore plus par l’idée que la Russie avait osé l’accomplir sur le sol britannique.

Quelques semaines plus tard, une autre tentative d’assassinat a eu lieu, réussie cette fois. Douze balles ont atteint le Dr. Fadi al-Batsh, ingénieur électricien originaire du camp de réfugiés de Jebaliya à Gaza, dans une rue de Kuala Lumpur, en Malaisie. Les deux assassins circulaient sur une moto; on a d’abord dit que c’était  une BMW. Hier, on a dit que c’était une Kawasaki. Al-Batsh était chargé de cours à l’université et s’occupait, selon ce qui se dit, de développer  des  armes pour le Hamas.

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Portrait-robot du suspect d’assassinat de Fadi al-Batsh  publié par la police royale de Malaisie lors d’une conférence de presse au siège de la police à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 25 avril 2018. (Royal Malaysia Police via AP)

Tous les yeux se sont tournés vers Israël. Et vous savez quoi ? Aucun État n’a songé à expulser un seul diplomate israélien de son territoire, ni même à dénoncer Israël. En ce qui concerne le monde, rien ne s’est passé, al-Batsh n’a pas été assassiné, la souveraineté de la Malaisie n’a pas été violée. Car comment peut-on comparer un espion russe à un ingénieur palestinien? Ou la souveraineté de la Grande-Bretagne à celle de la Malaisie?

Le deux poids deux mesures du monde a encore fait des heures sup : ce qui est acceptable pour Israël est interdit même à la Russie. La Russie est connue pour ses assassinats brutaux avec du poison; Israël est la seule démocratie, il lui est donc même permis d’empoisonner (le leader du Hamas Khaled Meshal en 1997).

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Fadi al-Batsh

Israël a maintenu une ambiguïté factice, mais les clins d’œil, les coups de coude, les allusions, les sourires et les fanfaronnades subreptices ne laissent aucun doute: les petits gars du Mossad avaient encore frappé. Le plus grand fanfaron du gouvernement, Yoav Galant, a déclaré: « Nous traquerons chacun d’eux, même jusqu’au bout du monde. » Israël a été impressionné par cet acte courageux, car il est toujours impressionné par le meurtre d’Arabes, surtout quand il est commis dans les tréfonds. De l’assassinat ciblé d’Abu Jihad devant sa femme et ses enfants, en passant par Cheikh Ahmed Yassin et Yahya Ayyash, aux assassinats ciblés à l’étranger – un ingénieur de drones palestinien  en Tunisie, un scientifique nucléaire à Téhéran, un haut responsable du Hezbollah à Beyrouth, Samir Kuntar à Damas et Mahmoud al-Mabhuh à Dubaï. La Bulgarie est tristement célèbre pour ses assassins au parapluie empoisonné, mais les joueurs de tennis avec des raquettes dans un hôtel de Dubaï étaient des héros.

Tous ces actes sont des meurtres, et leurs auteurs sont des tueurs à gages. On pourrait prétendre qu’ils étaient justifiés, qu’ils ont épargné des vies humaines, ou qu’ils ont puni  ceux qui méritaient de mourir, mais c’étaient des meurtres. Leurs auteurs se promènent parmi nous, certains d’entre eux atteignent des sommets. Certains assassinats ont pu être l’accomplissement de fantaisies insensées par des gens qui en rêvaient depuis leur enfance. Certains étaient inutiles, car chaque victime de meurtre a un substitut, généralement plus extrême. Le reste d’entre eux sont simplement stupides. Assassiner Khalil al-Wazir, Abu Jihad – considéré comme l’ultime audace (dans sa chambre à coucher à Tunis) et impliquant le meurtre d’un des leaders palestiniens importants qui aurait pu devenir un partenaire – était idiot. Moshe Ya’alon se vante de cet acte à ce jour. Israël est fier de lui. C’était un meurtre – une punition, une dissuasion, une prévention ou une vengeance – du type de ceux  perpétrés par des familles criminelles.

Al-Batsh s’occupait probablement de développement d’ armes, mais il est douteux qu’il méritait de mourir à cause de cela. Aucun des fans dans les médias et le public n’a une idée de ce qu’il a vraiment fait et s’il méritait de mourir. Pas question de discuter publiquement de l’affaire : vous pouvez faire confiance au Mossad les yeux fermés.

Des milliers d’ingénieurs israéliens développent des armes plus nocives  et dangereuses que les cerfs-volants du Hamas – méritent-ils de mourir? Est-il légitime pour  les Palestiniens de les assassiner ? Un État qui envoie des escadrons de la mort à l’autre bout du monde n’est pas quelque chose dont on peut être fier. En fin de compte, il s’agit de tueurs à gages.

Dr. Paul R. Pillar : «Le rôle extraordinaire et bien connu d’Israël dans la politique américaine explique cette incohérence» — Algérie Résistance


Dr. Paul R. Pillar. DR. English version here Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre Intelligence and […]

via Dr. Paul R. Pillar : «Le rôle extraordinaire et bien connu d’Israël dans la politique américaine explique cette incohérence» — Algérie Résistance

Le messie est arrivé


plumenclume.org

Via : LLP

 

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par Israël Adam Shamir


Peut-être bien que le Messie juif est déjà là, même si nous ne l’avons pas vu venir ? Tous les rêves et vœux juifs se sont réalisés à la mi-mai. Enfin, presque tous. Deux grands dirigeants mondiaux ont rivalisé de bienveillance envers les juifs, tandis que les Israéliens ordinaires rigolaient comme jamais en s’entraînant au tir sur des Gazaouis désarmés, ou au moins en applaudissant les meilleurs tireurs. Les Iraniens ont grincé des dents mais n’ont rien fait. Le Congrès US a estimé que les Polonais devaient payer aux juifs un tribut de 300 milliards de dollars.  Et une donzelle excessivement désagréable, [une certaine Netta Barzilai], juive, a été couronnée sur la scène des arts européens. Au passage, elle a assuré que la nouvelle capitale d’Israël, Jérusalem, serait le siège d’un rassemblement international exceptionnel l’année prochaine.

Si vous pensez qu’une retombée quelconque de cette bienveillance pourrait vous échoir et améliorer votre sort, réfléchissez-y à deux fois. Personne ne vous a promis un lit de roses. Le Messie juif, c’est bon pour les juifs, mais les non-juifs auront juste à travailler plus et à se préparer à la vengeance divine. Il y a des débats, pour savoir si ce sont tous les goys qui seront frappés ou si quelques-uns resteront en vie afin de payer pour leur rachat. Quoi qu’il en soit, la bienveillance envers les non-juifs n’est pas un chapitre brûlant dans cet arrangement.

J’avais de grosses appréhensions au début du mois. Le programme semblait effrayant. Les Iraniens s’étaient installés en Syrie, les Russes étaient prêts à équiper la Syrie de leurs meilleurs S300 (un système plus fiable que le nouveau et quelque peu féérique S400). Les Palestiniens envisageaient de manifester pour le 70° anniversaire de leur Nakba, qui tombait juste avant le déménagement de l’ambassade US à Jérusalem et le début du Ramadan. Une guerre avec l’Iran et le Hezbollah, des troubles dans les territoires palestiniens, la perte du droit que Dieu nous a octroyé de survoler et de bombarder tout le monde au Moyen Orient, ces dangers pléthoriques s’étaient accumulés en cette première moitié du mois de mai. J’ai beau être particulièrement critique, l’ultime destruction de la Terre bien aimée ne fait pas partie de mes rêveries intimes.

Les gens prudents marcheraient sur des œufs, et prendraient toutes leurs précautions, car ils préféreraient minimiser leurs risques dans une situation semblable, mais les juifs font tout pour les maximiser, ces risques. Si nous devons avoir des ennuis, mieux vaut que ça se passe tout de suite, pour en finir une fois pour toutes, a dit Netanyahou. Et toutes les choses quelque peu problématiques, l’accord sur le nucléaire iranien qui s’effondre, l’anniversaire de la Nakba, le déménagement de l’ambassade US à Jérusalem, la confrontation en Syrie, le début du Ramadan, tout s’est abattu d’un seul coup. L’Israël a réussi à passer au travers, haut la main. Ouf, on n’a pas eu de grosse guerre.

Palestine 

Certes, il y a eu soixante Palestiniens descendus, juste le nombre de ceux qui avaient été martyrisés lors du massacre de Sharpeville. Mais quelle différence ! L’Afrique du Sud était devenue un État paria du jour au lendemain, et la campagne globale pour démanteler l’apartheid avait commencé sérieusement. Le massacre de Gaza a été blanchi par les médias obéissants et régnants, a fait savoir RT. Cet évènement a prouvé une fois de plus que les médias de masse et les réseaux sociaux qui font le tour du monde sont bien tenus en main par les juifs, une main invisible mais ferme. Gouvernements, partis, diplomates pouvaient rouspéter, et ils ne s’en sont pas privés, mais le public en général a été tenu à l’écart du dit massacre.

Le système mondial de l’information de masse a beaucoup changé depuis 1960. Il y a une incroyable abondance d’information, on assiste à une véritable inondation qui nettoie tout. Les gens pensent seulement à ce qu’on leur raconte le jour même, et les campagnes de masse sont produites par les médias et les groupes de réflexion, elles ne produisent rien par elles-mêmes. On bassine les gens jour après jour avec par exemple l’Holocauste, ou les atrocités d’Assad, ou l’ingérence de Poutine, de sorte que cela leur reste présent à l’esprit. Au moment où on passe à un autre sujet de campagne, les alertes et le problème sombrent dans l’oubli, totalement, comme l’affaire Skripal a été oubliée aussitôt qu’elle a eu fini de se déployer. Maintenant, Skripal a été mis au vert par les Services secrets britanniques, et c’est quelque chose qu’on ne mentionne nulle part, en dehors de cette publication-ci.

Et le massacre de masse à Gaza est déjà en train de passer à la trappe. Ils voulaient rappeler au monde qu’ils sont enterrés vivants dans la tombe qu’est Gaza, et maintenant les voilà morts. Les gens de Gaza sont enfermés là depuis 70 ans ; ces douze dernières années ont été les pires, car  la Bande de Gaza se retrouve assiégée par Israël depuis qu’ils ont voté pour le Hamas. Gaza est pratiquement invivable, car Israël a bombardé sa centrale électrique, ses équipements pour l’assainissement, son port et son aéroport. Ils ne peuvent même pas pêcher, parce que les garde-côtes tirent machinalement sur les bateaux de pêche. Ils peuvent voir leurs maisons et leurs champs raflés simplement parce qu’ils ne sont pas juifs, et ils ne peuvent même plus y accéder. Expulsions, expropriations, emprisonnement de trois générations, et le siège par-dessus, voilà un péché juif tout à fait unique.

Peut-être que l’Holocauste aura été une punition divine pour le traitement juif de Gaza, dans la mesure où pour Dieu, la séquence temporelle ne compte pas. Dans la Torah, il n’y a pas d’évènements antérieurs ou postérieurs, בתורה מאוחר ואין מוקדם אין, enseigne le Talmud, et c’est vrai. On peut être puni pour des péchés pas encore commis, et s’ils ne doivent pas être commis finalement, la punition elle-même s’en trouvera annulée. Si les juifs ne torturaient pas Gaza, il n’y aurait pas d’Auschwitz.

Gaza est une noble place malgré la dévastation. Dans bien des pays, les enfants des dirigeants deviennent milliardaires. La fille du président de l’Angola est la femme la plus riche d’Afrique : elle est le seul fournisseur d’accès à la téléphonie mobile dans ce pays exportateur de diamants. Mais il y a une autre tradition, celle des enfants de dirigeants qui sont les premiers à aller à la guerre. C’est la tradition de Gaza. Parmi ceux qui ont été descendus par les as de la gâchette israéliens, il y avait trois enfants de dirigeants de Gaza.

Le fils de l’ex-premier ministre de Gaza, Ismaël Haniyeh, Maas, s’est retrouvé parmi les blessés graves. Ahmed al-Rantisi, fils d’Abd el Aziz al-Rantisi, fondateur du Hamas, a été tué. Son père, qu’on appelait le lion de Palestine, avait été assassiné par les juifs en 2004 ; un hélicoptère armé avait tiré un missile sur sa voiture dans le centre de Gaza, le tuant lui et ses gardes-du-corps, et blessant les passants. Et son fils vient de prendre sa suite. Izz al-Din al-Sammak, fils de Musa al-Sammak, dirigeant du Hamas, a été tué, et il n’avait que quatorze ans.

Au total, plus d’une centaine de garçons et de jeunes hommes, la fleur de la Palestine, ont été moissonnés dans ces manifestations pacifiques d’avril et mai. Un objectif de cette frénésie de meurtre était de montrer que la résistance non-violente est futile. C’est plus excitant de tuer un opposant armé, si on est bien mieux armé soi-même. Quand on tue quelqu’un qui est sans armes, évidemment ce n’est pas une partie de cricket, mais c’est le genre de considération qui n’a jamais retenu un juif.

La raison à cela réside dans le doute sérieux sur l’humanité des non-juifs, qui se trouve installée au centre de la Weltanschaunng religieuse juive. Un bon Israélien qui condamne les tueries de Gaza est très probablement un végétarien qui s’oppose aussi au meurtre des animaux. Ce genre de braves Israéliens sont souvent anti-mâles, et préfèrent faire usage d’un nom féminin, comme l’association Zochrot  [centrée sur la compassion]. Ces gentils Israéliens sont en général anti autochtones, et soutiennent l’immigration sans limites des Africains en Palestine. Les gens de cette espèce ne sauraient être nombreux, et effectivement, ils ne le sont pas.

Et quant aux autres juifs, ils ont retenu la leçon du protagoniste de Matrix, Neo (Keanu Reeves) à qui on avait appris à ignorer les dangers évidents, en tant que maya, un mirage créé par la Matrix, si bien qu’il sautait du haut des gratte-ciel et qu’il esquivait les balles. Les juifs ont apparemment une attitude comparable dans leur rapport au réel. Un jour cela ne marchera pas, ce qui les étonnera beaucoup, mais cette fois-ci, ça a marché.

Le transfert de l’ambassade US avait été décrit comme la raison principale du bain de sang. Et de fait, c’est dans la ligne de ceux qui fraternisent autour du mot d’ordre  « @ Trump au trou». Cette décision qui déborde de méchanceté a fait beaucoup de bien, car elle a ruiné la fiction soigneusement nourrie des US comme intermédiaires honnêtes. Très peu de Palestiniens se sont émus de la décision de Trump, quelques douzaines de gens ont manifesté contre, à Jérusalem et ailleurs, tandis que la manifestation monstre ne s’adressait pas à Trump, comme décrite ci-dessus. Ce n’est pas Trump qui a décrété le siège de Gaza, ce n’est pas Trump qui a chassé les Palestiniens de chez eux, ce n’est pas Trump qui a perpétué la Nakba, la catastrophe palestinienne. Trump a saboté les tactiques machiavéliques du Département d’État et il a rendu la tâche bien difficile aux faire-valoir arabes qui veulent marcher dans les pas de Washington, ce qui n’est pas une mauvaise chose.

L’Iran

L’Iran, c’est un grand pays très éloigné, et il n’y a pas de raison pratique pour qu’Israël se querelle avec ces gens-là. Mais l’Iran est le dernier et le seul pays au Moyen Orient qui ne soit pas assujetti par l’hégémonie juive. Netanyahou a fait de son mieux  pour que les US se jettent sur l’Iran avec un appât style Colin Powell. Les juifs ont pris le pas sur Trump pour faire sortir son pays de l’accord nucléaire signé par six puissances, et après cela, au moment le plus tendu, Israël a bombardé des bases dites iraniennes en Syrie : et il ne s’est rien passé. Les Iraniens, indignés et consternés, continuent d’être soumis aux lois de la Matrix, et ils ne vont pas se mettre à sauter du haut des gratte-ciels ou à contrattaquer, pour avoir à affronter la fureur de Trump. Car ce président pour les juifs est un éléphant domestiqué.

Le meilleur cadeau que le tout-Puissant ait fait aux juifs en cette saison, ce sont les boules fragiles comme du pain azyme du président Trump. Le Peuple élu l’a pris par les pétoches de bien des façons. Il a été surpris avec une femme de petite vertu, juste comme le président Clinton, et il a eu raison de redouter d’avoir à démissionner. En cet instant de gros malaise, il a décidé de se mettre à la merci des juifs, et de faire ce qu’ils lui demandaient.

Il a déchiré l’accord nucléaire avec l’Iran, exactement ce que lui demandait Netanyahou. Il a promis d’en rajouter avec des sanctions contre l’Iran jusqu’à ce qu’ils se rendent et remplacent leur régime par un autre plus amical avec l’Israël. Puis il s’est exécuté, conformément à la promesse qu’il avait faite de déménager l’ambassade US à Jérusalem. Grand bien lui fasse…

Je n’aimerais pas être à la place de Trump. La façon juive d’apporter un secours à un dirigeant relève de la torture par l’eau : le dirigeant est autorisé à survivre, mais c’est tout. La logique juive marche comme ceci : si nous le sauvons, il va nous oublier et négliger nos souhaits ; il vaut donc mieux le sauver, mais le laisser patauger dans les périls. C’est ce qui est arrivé au président US. Les juifs, et même des Israéliens, se sont stratégiquement installés entre Stormy l’allumeuse et le Cohen de Trump ; ils tiennent les étages supérieurs du bureau du procureur général Mueller et des positions solides au Congrès. Comme dans un simulacre de noyade, Trump reste menacé de couler, et il est bien obligé de satisfaire aux vœux de ses persécuteurs.

Israël va continuer à provoquer l’Iran, en espérant déclencher une guerre américano-iranienne. Cela va de soi. Si Trump est malin, il ne va pas frapper l’Iran. En fait, il devrait s’en prendre à la Gestapo de Mueller. Tant que Rohani est président de l’Iran, l’Iran ne va sans doute pas riposter aux provocations israélo-US, mais la position de Rohani est précaire. Les Iraniens ont le sentiment que Kim le Roi du Nord a mieux su gérer la menace américaine, et ils peuvent changer de gouvernement et se mettre à emprunter la ligne Kim. C’est Israël qui, en tant que base avancée de l’Empire US, peut se retrouver sous la menace.

Le meilleur, dans la politique iranienne de Trump, c’est qu’il a brisé le lien qui semblait impossible à rompre entre les US et l’Europe. Là où Obama cherchait à colmater les divergences, Trump a élargi la brèche, et même les Européens dociles sont arrivés à la conclusion qu’ils doivent être un peu plus indépendants de Washington. Cela peut amener une déconnexion entre les banques US et européennes, et permettre aux Européens de désobéir aux sanctions US contre l’Iran et contre la Russie. Ce processus n’est pas près de s’achever, mais il est en route. L’Iran, la Russie et les affaires européennes en seront les bénéficiaires, tandis que les US se retrouveront hors-jeu.

La Turquie

La voix la plus forte pour s’élever contre la brutalité israélienne a été celle du président de la Turquie, Erdogan. Il a renvoyé l’ambassadeur israélien, a rappelé son propre ambassadeur, et a organisé une rencontre entre dirigeants des États musulmans pour se mettre d’accord sur la façon de traiter le problème israélien. L’indépendance par rapport à Israël était la marque de fabrique d’Erdogan depuis longtemps : il avait affronté Shimon Peres à Davos il y a des années, et la tentative de putsch récente contre lui avait aussi un certain soutien du côté d’Israël.

Si on est contre l’Israël, il faut aussi être contre les US, qui sont le plus grand État juif. Cela convient à Erdogan. C’est à cause de son animosité que pas un avion américain n’a décollé de la base turque de l’OTAN pour bombarder la Syrie. La bataille turque contre les séparatistes kurdes a fait échouer le projet US de rester en Syrie par tous les moyens, et maintenant on a des indices solides pour penser que Trump tente de fermer le robinet du financement de l’enclave rebelle dans le Nord-Ouest de la Syrie, autour de la malheureuse Idlib. L’Israël pourrait bien se retrouver face à une Syrie unifiée et reconstruite, perspective qui n’a rien pour lui plaire.

La Russie

Le président russe Vladimir Poutine aurait pu lancer un bâton dans les roues des Israéliens. Il est lourdement investi en Syrie, il a besoin des troupes iraniennes là-bas, parce que sans elles, il faudrait qu’il envoie l’infanterie russe pour déloger les rebelles islamistes des ruines des villes syriennes. Il avait été humilié par les US lorsqu’ils avaient attaqué des bases syriennes et des villes alors que les Russes étaient à leurs côtés. Son chef de cabinet avait annoncé que la Syrie aurait ses S-300, après quoi il a maudit les transgresseurs israéliens et américains.

Les Israéliens ont reçu la menace sans sourciller. Le ministre israélien de la défense Avigdor Lieberman a annoncé que les Israéliens dégageraient les S-300 (et jusqu’aux S-700, a-t-il ajouté) s’ils les trouvaient sur leur chemin. Et Netanyahou a fait un geste politique fort : il s’est envolé vers Moscou et a passé toute la journée du 9 mai avec le président russe.

Le 9 mai, c’est le Jour de la Victoire des Russes ; c’est devenu le jour férié le plus important et le mieux observé sous Poutine, tandis que les vieilles fêtes soviétiques se voyaient abandonnées au profit de la mise en place des nouvelles.

Le choix de ce jour férié n’était pas naturel : la guerre est un évènement lointain pour une grande majorité de Russes. Leurs alliés dans la guerre sont leurs adversaires à présent, les US comme la Grande Bretagne. La Seconde Guerre mondiale a été privatisée par les juifs, au moins dans l’opinion publique occidentale. Pour les Occidentaux, c’était une guerre pour les juifs et contre les ennemis des juifs. Il y a peu de références à la guerre où l’on ne retrouve pas une mention de l’Holocauste. Conscients de ces déficiences dans le récit dominant, les dirigeants soviétiques ne faisaient pas beaucoup de tapage autour du Jour de la Victoire.

Poutine avait besoin d’un jour férié pour unir le peuple, dans sa construction de la nation, pour coopter la majorité prosoviétique sans faire des groupes anti-soviétiques des antagonistes. Il avait choisi le Jour de la Victoire pour en faire un grand évènement, malgré ce qui pouvait clocher.

L’arrivée de Benjamin Netanyahou ce jour-là tombait bien, un vrai cadeau du Ciel, pour Poutine. Il tenait là l’homme qui allait pouvoir interpeller le Sénat US, savoir s’y prendre avec le président US, il arrivait, en chair et en os, Monsieur Juiverie mondiale personnifiée, pour venir appuyer le récit officiel russe sur l’histoire. Bibi a agrafé son ruban de Saint Georges orange et noir, l’insigne des patriotes russes et des loyalistes dévoués à Poutine, il a pris une affiche avec le portrait d’un héros de guerre (juif) et a marché aux côtés de Poutine lors de la parade du Régiment Immortel. Poutine, reconnaissant, a reconnu l’Holocauste et a fait une déclaration d’amitié avec le peuple juif.

Netanyahou a payé son hôte en retour avec un tir de missile sur la Syrie, presque aussitôt. C’est un procédé typiquement israélien : lors de chaque rencontre au sommet avec les Russes, bombarder ses alliés afin qu’ils sachent bien à qui ils ont affaire. Ils ont bombardé la Syrie au moment où le jet du ministre de la Défense russe, Shoygu, était encore en plein ciel, entre Moscou et Tel-Aviv où il se rendait.

Poutine a avalé la couleuvre, et a promis de se retenir de fournir des S-300 à la Syrie, malgré les paroles de son chef de cabinet. Peu après, Israël attaquait la Syrie en force ; selon Israël, ils s’en prenaient à des bases iraniennes ; selon les Iraniens, il n’y avait rien de tel, il n’y a aucune base iranienne ni troupes iraniennes là-bas. Quoi qu’il en soit, cette agression israélienne est restée sans réponse.

Depuis ce néfaste 9 mai, les médias russes traitent Israël avec une grande prudence. Même le massacre de Gaza n’a pas été l’occasion de beaucoup de condamnations dans les médias russes, quoique le ministère des Affaires étrangères russes ait condamné cet acte brutal. L’agence officielle d’État RIA a témoigné que les soldats israéliens avaient tiré sur des « individus particulièrement agressifs ». La deuxième agence de presse, TASS, a réduit au minimum ses rapports sur le massacre.

Les Russes au pouvoir n’aiment pas beaucoup l’Iran et les Iraniens, m’a dit un ami iranien. Alors que l’Iran aimerait acheter tout ce que les Russes cherchent à vendre, les Russes traînent des pieds. Le volume du commerce entre la Russie et l’Iran est du même ordre de grandeur que le commerce entre la Russie et le chétif Israël, soit moins de deux milliards de dollars par an. Israël a énormément de soutiens parmi les élites russes, les Russes vont visiter Israël par milliers, tandis que l’Iran est un partenaire non désiré.

Bref, les juifs ont surmonté leurs problèmes à la mi-mai 2018, et se sont fait reconnaître comme entité politique de poids à l’échelle de la planète Terre, au même niveau que les deux superpuissances, et par leur capacité de contrôle mental sur des milliards de gens. Le massacre de Gaza a fourni la preuve qu’ils peuvent tuer en toute impunité. Et pourtant, jusqu’à maintenant, les juifs ont toujours dépassé les bornes et attiré des calamités sur eux. Aucune raison de douter que cela n’arrive cette fois aussi. Nous allons y revenir, à propos de l’assaut juif contre la Pologne et en matière d’esthétique européenne, dès le prochain article.

Traduction: Maria Poumier

 

« Vous frappez et vous lui demandez du papier » !


leboucemissaire.com

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Pendant que l’état imposteur d’Israël massacre les autochtones palestiniens (59 morts, plus de 2 400 blessés) parce que musulmans, le khazar lituanien d’origine, faux sémite, Benjamin Netanyahou fait la poule !!!! Visiblement l’eurovision c’est plus important que la vie des Palestiniens. Il fait la poule pendant que ses « soldats » tuent les Palestiniens comme des lapins. Cette crapule, qui était venue le 1er novembre 2012 suite aux attentats de Toulouse attribué faussement à Mohamed Merah, en avait profité pour chanter devant les membres du gouvernement français « Am Israël Hai » le peuple d’Israël vivra. Quelle honte. Quelle humiliation. La France, une nation souveraine ? Alors que tout le monde sait que ce sont des agents du Mossad qui ont tué les militaires français et les enfants de l’école juive. Les assassinats à moto sont une des spécialités du Mossad. Ses agents se sont largement fait la main sur les scientifiques iraniens ces dix dernières années. Visiblement seuls les Français sont amnésiques ou ne veulent pas voir la réalité en face. La France est la seule nation au monde où il est possible de tuer ses soldats sur son propre territoire, mais pas rancunière elle recevra le président de la nation des assassins de ses soldats qui, comble de l’insulte, viendra lui faire chanter un hymne à la gloire de sa nation criminelle !

Honte ! C’est le mot-devise qui devrait remplacer celle maçonnique « liberté, égalité, fraternité ».

Bibi le criminel était venu trainer ses guêtres ensanglantées sur les bords de la Garonne avec pour prétexte de dénoncer le terrorisme qui sévit partout. C’est drôle quand cela vient de cette nation criminelle, qui vole, déporte et spolie les Palestiniens depuis maintenant 70 ans. Le premier terroriste c’est Benjamin Netanyahou et son régime théocratique qu’est l’état judaïque d’Israël et du levant. Il faudra combien de morts pour qu’enfin les lâches qui gouvernent ce pays le comprennent enfin ? J’oubliais qu’ils ne sont pas là pour comprendre, mais pour se soumettre à l’état imposteur des Terres saintes. On ne mord jamais la main qui vous tient en laisse.

Honte à la France de supporter et de recevoir ce criminel. Honte à la France de n’avoir pour seule réaction à ce massacre d’innocents chez eux dans leur pays spolié par des immigrés criminels européens depuis 70 ans de simplement condamner les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants”. Des violences ? Moi qui pensais que tuer des gens sans défense s’apparentait plus à des crimes, des massacres et des assassinats. Visiblement pour le président français cela relève simplement de la violence. Quand je vois un combat de MMA là oui, je vois de la violence, mais quand je vois un sniper tuer un homme désarmé avec souvent une balle dans le dos je ne vois que l’assassinat le plus vil et lâche qui puisse exister. Mais il est vrai que Macron est l’employé d’Attali qui est lui-même l’employé de la nation fictive qui squatte la Palestine. Donc…

Cerise sur le gâteau ensanglanté de ce sinistre 70 anniversaires du cancer qui dévore le Moyen-Orient : la déclaration de l’ambassadrice d’Israël en France Aliza Bin Noun. Cette Hongroise d’origine née en Roumanie, nous offert une déclaration venue d’une autre galaxie. Elle affirme « La situation dans la Bande de Gaza (est due) au régime terroriste du Hamas qui y gouverne, et qui est reconnu comme une entité terroriste par l’Union européenne et par la France. Au lieu de développer la Bande de Gaza, le Hamas développe des infrastructures et des missiles pour détruire Israël ».

Le Hamas gouverne effectivement la bande de Gaza sans doute parce qu’il a été élu selon vos propres recommandations dites démocratiques chère Madame Bin-Noun. À ce propos quel est votre véritable nom ? Il serait intéressant de le connaitre.Bin Noun ce n’est pas très hongrois. Le Hamas[1] terroriste ? Pas plus que le régime israélien. Pour info le sionisme a été classé comme mouvement raciste par l’ONU en 1974 avant de le révoquer en 1991 sous le poids de pressions et de pleurnicheries incessantes (comme à l’accoutumée). Mouvement raciste pour ne pas dire terroriste bien évidemment. Noter la subtilité de langage. Mais votre racisme a conduit au terrorisme dès le début afin de fonder votre fausse nation dite biblique. Les pères fondateurs de votre régime sioniste les Jabotinsky, Itzak Shamir, Menahem Begin et les organisations que sont l’Irgoun, le Betar ou le nom moins célèbre groupe Stern sont tous terroristes dans le véritable sens du terme. Un petit rafraichissement ne vous fera pas de mal. Et si on veut être complet on peut aller jusqu’aux Sicaires, les pères fondateurs du terrorisme, des bons juifs, de Judée, des vrais Sémites pour le coup, qui ont initié cette pratique scélérate. Enfin est-il utile de rappeler que la force occupante est Israël et que les Palestiniens ont le droit d’aspirer à récupérer leur pays, leurs terres et leurs maisons, à se défendre et de ne pas se laisser tuer. Les gazaoui ont-ils le droit de manifester ou doivent-ils se taire et se laisser enfermer dans leur prison à ciel ouvert à tout jamais ? Qui occupe et spolie la Palestine ? Vous leur avez volé leurs maisons, leurs terres et les tuez en permanence et vous pensiez qu’ils allaient se laisser exterminer sans rien dire ?

Finalement le discours nauséabond de Bin-Noun ou le comportement schizophrénique de Netanyahou relève de la pure crapulerie et inversion accusatoire. Victor Ostrovsky, l’ancien agent du Mossad le résume parfaitement dans son excellent livre « By way of déception ».

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[1] Je reste dubitatif et très méfiant à l’égard du Hamas (tout comme de l’OLP et du Fatah) même si je leur reconnais de combattre courageusement et efficacement sur le terrain la nation fictive israélienne. Je reviendrai plus en détail sur le mouvement Hamas dans un prochain article, incha Allah.

Très Tsahal temps pour le Sionistan… — jbl1960blog


L’empire anglo-américano-christo-sioniste a ouvert les paris au Moyen-Orient PILE = On perd ! Et FACE = Y gagnent ! Comme d’hab, quoi !… Les psychopathes aux manettes perdent les pédales ; Guerre impérialiste au Moyen-Orient : Riposte sur le Golan… Sévère mise en échec de l’entité sioniste (Al Manar) Golan occupé : Israël frappé au cœur […]

via Très Tsahal temps pour le Sionistan… — jbl1960blog

Reese Erlich : «Trump va probablement provoquer une escalade dans diverses guerres» — Algérie Résistance


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Reese Erlich. DR. English version here Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre analyse à propos du retrait […]

via Reese Erlich : «Trump va probablement provoquer une escalade dans diverses guerres» — Algérie Résistance

Donnie Mains d’Enfant joue de la Trumpette de Jericho… — jbl1960blog


Car c’est au pied du Mur qu’on voit le mieux… Le Mur… ~~~~►◄~~~~ Guerre impérialiste au Moyen-Orient : L’entité sioniste morfle… On lui donne un sucre d’orge… empoisonné ?… Les sionistes perdent du terrain et vite, la manœuvre de Donnie « mains d’enfant» pour reconnaître Jérusalem comme « capitale d’ Israël» est-elle un enfumage de plus pour compenser […]

via Donnie Mains d’Enfant joue de la Trumpette de Jericho… — jbl1960blog

Quand le chien n’aboie pas


La meilleure solution pour un problème compliqué est toujours simple. L’œuf de Colomb, le nœud gordien, le lit de Procuste. Tant de gens s’étaient échinés à tenter de desserrer le sac de nœuds, avant qu’Alexandre arrive et en finisse d’un seul coup magistral de sa puissante épée. Des sages avaient essayé en vain de faire tenir l’œuf debout sur une table, jusqu’au jour où Christophe Colomb l’a écrasé par le petit bout. Et Procuste avait réglé le problème de l’extrême diversité de tailles dans la  population, en coupant les jambes aux trop grands et en étirant les jambes aux courts sur pattes.

Et maintenant le glorieux quoique trop long nom du  prince de la couronne des Saoud Muhammad bin Salman (pour faire court MBS) devrait rejoindre la liste des grands découvreurs de solutions. Il a affronté le problème d’avoir à gérer un pays en faillite, un trésor vide, et toute sorte de citoyens extrêmement riches, aux coffres débordants.

Trump se retrouve face à un problème semblable ; aux US, les chiens dominants tiennent toute la bonne viande, tandis que l’Etat croule sous une dette multimilliardaire. On a trois gentelmen de belle allure : Jeff Bezos, Bill Gates et Marck Zuckerberg, qui ont dans leurs coffres-forts autant que la totalité des gens ordinaires. Le déficit annuel avoisine les 400 milliards de dollars, autrement dit un chiffre à douze zéros.

Les Grecs sont dans une situation encore pire: ils sont endettés, ils crèvent la dalle sous les plans d’austérité, tandis que l’argent que l’Etat grec a emprunté déborde des poches des riches.

Le problème est universel. Partout, du Royaume Uni à la Russie, du Brésil à la Grèce, c’est la même chose : les coffres de l’Etat sont vides, les politiques prescrivent l’austérité pour tous, mais une poignée de riches contemplent la croissance rapide de leur capital non imposable.

Bon, d’accord, on est au courant, et qu’est-ce que tu veux qu’on y fasse, petit malin? Tu vas t’en mordre la moustache, et alors ? Geindre ou vociférer, ou bien te contenter d’une bière bien fraîche pour oublier toutes ces saletés ? Tu le savais déjà, quand même, que tu n’as pas la permission de taxer les riches, que tu ne peux pas les empêcher de déménager leur capital dans des paradis fiscaux, que tu ne devrais même pas prononcer des mots aussi chargés de haine, où d’aucuns pourraient trouver des relents antisémites. Trump a connu ça : quand il a attaqué des banquiers dans sa campagne électorale, il a immédiatement été traité d’antisémite.

L’héritier de la couronne MBS a trouvé la solution. Il a coincé des centaines de gens parmi les plus riches de son royaume, les a parqués dans le Ritz Carlton cinq étoiles de sa capitale Riyad, et il leur a dit de cracher au bassinet. Quand ils lui ont ri au nez, il a fait appel à des sicaires pour mettre en place la ponction, style mafia.

The Daily Mail, dans un reportage en exclusivité nous dit que “les princes saoudiens et les hommes d’affaires milliardaires arrêtés lors d’une rafle plus tôt ce mois se retrouvent suspendus par les pieds et frappés par des agents de sociétés privées de sécurité américains. Les détentions ont été suivies d’interrogatoires menés, selon certaines sources, par des « mercenaires américains ». « Ils les frappent, les torturent, les giflent, les insultent. Ils veulent les briser », dit la source du Dail Mail.

La firme Blackwater a été mentionnée, et les réseaux sociaux arabes parlent aussi de sa présence en Arabie saoudite, de même que le président du Liban. Le successeur de cette firme, Academi, nie énergiquement avoir jamais mis les pieds en Arabie saoudite, et dit qu’ils ne font pas dans la torture.

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Prince Al-Walid bin al-Talal

N’empêche que la torture dans le somptueux hôtel a été confirmée par  l’un des meilleurs journalistes de la vieille école pour le Moyen Orient, David Hearst. D’après lui, plusieurs détenus ont été amenés à l’hôpital avec des  blessures suite à des séances de torture. Le plus riche Arabe parmi tous, le prince al-Walid bin al-Talal, dix-huit fois milliardaire, « partenaire important » de Bill Gates, copropriétaire de la 21 Century Fox et de Twitter, de l’hôtel George V à Paris et du Savoy à Londres, entre autres, s’est retrouvé accroché la tête en bas, à la mode mussolinienne.

Des centaines d’autres princes et gentlemen ont été torturés aussi, jusqu’à ce qu’ils consentent à livrer leurs biens mal acquis, soit 70% de toutes leurs possessions. Tandis que j’écris ceci, tandis que vous lisez ces lignes, la torture continue, de sorte que MBS a déjà essoré ces victimes de milliards de dollars, en cash et placements divers.

« C’est du racket ! » direz-vous. Peut-être que MBS avait vu Le Parrain dans son âge tendre, et qu’il avait été impressionné par l’efficacité de certaines méthodes. En tout cas, il a réglé, ou plutôt est en train de régler, son problème de trésorerie.

C’est peut-être la méthode qu’il faudrait  conseiller à Trump et à Poutine, ainsi qu’à d’autres dirigeants ? Si le dogme néolibéral interdit de les taxer, si les fonds offshore sont sacrés, qu’est ce qui reste à un dirigeant diligent, à part jeter son dévolu sur un hôtel cinq étoiles douillet puis embaucher une bande de tortionnaires expérimentés ?

Oui mais le tortionnaire en chef se retrouverait condamné et ostracisé par les défenseurs des droits de l’homme, direz-vous. Et pourtant, pas une voix, ni du côté de la gauche libérale ni d’une droite autoritaire n’a fait la moindre objection à l’exploit de MBS en matière d’extorsion de fonds et de tortures. Le copropriétaire de Twitter a été soumis à des bastonnades journalières, au moment même où la voix la plus haute de la conscience libérale, Tom Friedland du New York Times, faisait l’éloge de MBS comme un héraut du progrès. Dans un article qui relève du panégyrique, intitulé « Enfin, le printemps arabe arrive pour l’Arabie saoudite », avec pour sous-titre « L’héritier de la couronne a de grands projets pour sa société ».

Tom Friedman n’utilise pas le terme d’extorsion en disant que le “gouvernement de MBS a fait arrêter un nombre record de princes et d’hommes d’affaires suite à des plaintes pour corruption et les a jetés dans des cellules de fortune – le Riyadh Ritz-Carlton en l’occurrence- jusqu’à ce qu’ils acceptent de restituer leurs biens mal acquis ». Pas l’ombre d’une condamnation ! Imaginez ce qu’il dirait si Poutine devait arrêter ses oligarques « jusqu’à ce qu’ils restituent leurs biens mal acquis ».

Il y a une ligne dans l’éloge de Friedman à laquelle j’accorde foi, c’est quand il dit que les Saoudiens sont satisfaits de l’opération racket : « les Saoudiens avec qui j’en ai parlé m’ont répondu sur ce ton : « il faudrait les pendre tous la tête en bas et bien les secouer pour faire tomber toute la monnaie de leurs proches, les malmener jusqu’à ce qu’ils aient tout recraché ». D’ailleurs, je suis sûr que les Américains applaudiraient si leurs milliardaires subissaient le traitement MBS. Les Russes ont été ravis, lorsque Poutine a enfermé l’oligarque Khodorkovski, et se sont plaints qu’il n’y ait qu’un sous les verrous. Ils adoreraient voir le lot complet des oligarques qui ont pillé la Russie par des actes manifestement frauduleux, planifiés selon les instructions de conseillers américains à l’époque de Boris Eltsine, proprement prélevés « jusqu’à la dernière goutte ».

Les médias ne sont pas les seuls à soutenir le schéma extorsioniste. Le secrétaire au Trésor US Steven Mnuchin a dit sur CNBC : « je pense que le prince héritier [MBS] est en train de faire un excellent travail pour transformer son pays ». Le président Trump a félicité MBS aussi en des termes semblables ; pas un mot de condamnation n’a échappé non plus au président Poutine. Même Al Jazeera, tout en rapportant l’opération de siphonnement de fonds en des termes précis, n’en a pas fait vraiment tout un plat.

Il y a une véritable conspiration du silence autour des initiatives de MBS, un complot qui englobe les médias et les gouvernements. Il a fait enlever le premier ministre libanais, l’a mis en état d’arrestation, lui a retiré son téléphone et sa montre, l’a forcé à lire à la télé une lettre de démission rédigée par les hommes de MBS, et la réponse du monde a été parfaitement maîtrisée. Il a bombardé le Yémen, causant des centaines de milliers de morts entre le choléra et la famine, et le monde n’a pas bronché. Vous vous souvenez de la riposte quand les Russes ont bombardé Alep ? La guerre de MBS contre le Yémen ne suscite pas la moindre indignation.

Mais cette chape de silence retombe sur tous. D’habitude, le système des médias globalisés propage et amplifie les nouvelles dans un petit jeu d’agences qui se font écho et qui débouche indirectement sur des ventes exceptionnelles, a écrit le journaliste Claudio Resta. Mais dans ce cas, la nouvelle, importante et spectaculaire, n’a pas fait un seul gros titre. Dans notre société du spectacle, n’avoir pas exploité quelque chose d’aussi inscrit dans le spectaculaire est un gâchis de la plus rentable des ressources des médias.

Tout le potentiel pour un grand spectacle se trouve concentré là : l’arrestation  des dignitaires et des princes du sang, y compris le célèbre al-Walid bin al-Talal, investisseur bien connu, et de Bakr bin Laden, frère du mondialement connu Oussama, tout cela devrait nourrir les médias pour des jours et des jours. Ajoutons le décor de rêve du glorieux hôtel au bord du désert. Ajoutez à l’intensité dramatique le tir de roquettes sur l’hélicoptère dans lequel tentait de fuir le prince Mansour bin Muqrin, descendu en flammes, et mettant fin aux jours du susdit et d’autres dignitaires qui tentaient en vain d’en réchapper.

Quelle histoire haletante, haute en couleurs, et en costumes authentiques, sur une monarchie du Moyen Orient ! Cela aurait fait vendre les journaux pendant au moins une semaine. Mais c’est un silence assourdissant qui a suivi.

Les mêmes médias qui nous submergent sous les détails et les opinions dans le cas de violation des droits de l’homme en Russie ou en Chine manifestent à cette occasion une indifférence olympique pour le sort qui attend des princes et des milliardaires, injustement et arbitrairement coffrés et torturés dans un pays qui n’a pas la moindre constitution ni rien qui ressemble à un Habeas Corpus. Et les Nations unies se joignent à la conspiration du silence.

C’est probablement le trait le plus inhabituel de l’affaire, qui rappelle le récit de sir Arthur Conan Doyle Le chien qui n’aboyait pas. Dans cette aventure de Sherlock Holms, un chien n’avait pas aboyé alors qu’on  sortait un cheval de courses de son écurie, et cela revenait à montrer du doigt le voleur: c’était le maître du chien.

Dans le cas de MBS, le roquet médiatique garde le silence. Cela signifie que le méga patron du système médiatique, l’ensemble de ceux que j’appelle les Maîtres du Discours, a permis et autorisé l’opération racket. Nous sommes témoins d’un évènement médiatique unique, à la limite de la révélation. Comment se peut-il qu’un prince d’un Etat de troisième rang ait été autorisé à séquestrer des premiers ministres, à descendre des princes à coup de missiles terre-air, à garder sous clé et à torturer de puissants hommes d’affaires et dignitaires, en toute impunité, et sans que les médias réagissent ?

Est-ce que c’est par peur du côté des voleurs en chef que l’exemple de MBS soit repris et qu’on leur applique chez eux le même traitement pour leur soutirer quelques milliards ?

Ou bien est-il plus probable que l’Axe du bien, soit Trump, Netanyahou et MBS, avec la force qui est derrière eux, ait décidé de laisser le champ libre au prince volontaire qui leur a promis de leur livrer Jérusalem et d’offrir la Palestine en concession à perpétuité aux Juifs ? C’était cela, l’offre des vieux Saoudiens, qui sont devenus les seigneurs de toute l’Arabie à cause de leur volonté de satisfaire les désirs des juifs. Parce qu’il y avait d’autres seigneurs arabes et d’autres dynasties, encore plus éminentes, qui pouvaient prétendre régner sur la péninsule. Mais les Saoud étaient les seuls à être prêts à laisser choir la Palestine. Et ils avaient fait leurs preuves comme traîtres, car ils avaient déjà trahi leurs maîtres ottomans pendant la révolte arabe du colonel Lawrence.

Ce qu’on appelle le plan de paix de Trump, discuté et mis en forme par Jared Kushner et MBS, comporte la reddition de la Palestine, l’abandon du droit au retour pour les réfugiés de 1948, le renoncement à la souveraineté palestinienne, le renoncement à Jérusalem. Les Palestiniens paieront, Juifs et Saoudiens se partageront les dépouilles.

Pour cela, il faut que MBS graisse la patte à Mahmoud Abbas et à l’Autorité palestinienne, ce qui n’est pas une mission impossible. Abbas n’a pas de mandat, et il ne gouverne que sur autorisation israélienne. Mais il va falloir à son tour qu’il achète le Hamas, sans quoi Gaza  restera une épine plantée dans la chair des gestionnaires. Elle est là, la raison des efforts de réconciliation entre Gaza et la Cisjordanie, entre le Hamas et le Fatah avec l’Egypte à la manœuvre. Pour le moment ces efforts ne rencontrent pas un succès spectaculaire.

Le Hamas avait accepté une réconciliation en espérant améliorer les conditions d’existence des habitants souffrant à Gaza. Le Fatah était censé faire lever les sanctions, permettre la réalimentation en électricité, permettre aux gens d’entrer et de sortir par le point de passage de Rafah. Mais les sanctions sont toujours en place, les gens vivent misérablement comme toujours, et maintenant  l’Autorité palestinienne demande à ce que des milliers de gens chassés en 2007 puissent se réinstaller à Gaza. Ce qui signifierait mettre au chômage des milliers de gens qui vivent du Hamas. Pire encore, les appels de l’Autorité au désarmement de la branche militaire du Hamas, les brigades Izz ad-Din al-Qassam, c’est tout simplement impossible.

Au lieu d’obtenir la levée des sanctions, l’Autorité exige la reddition, et reproche à l’Iran l’intransigeance du Hamas. Azzam al-Ahmad, qui est à la tête de la délégation du Fatah pour la réconciliation palestinienne, a dit que l’Iran est le « sponsor numéro un »  de la division entre factions palestiniennes. C’est ce qu’il a dit sur la chaîne saoudienne al-Arabiya.

L’Iran est le principal écueil (plus exactement le seul) en travers du plan Kushner-MBS. Cela explique en partie la fureur saoudienne. Le dirigeant suprême de l’Iran est le « nouvel Hitler du Moyen Orient”, a dit MBS à Tom Friedman. « Mais nous avons appris de l’Europe que l’apaisement, ça ne marche pas. Nous ne voulons pas que le nouvel Hitler en Iran nous refasse au Moyen Orient le coup de ce qui s’est passé en Europe ». MBS a emprunté ces termes à un discours de Netanyahou, mais il s’est retenu de citer sa source.

C’est donc l’Iran qui bloque le plan de MBS pour brader la Palestine, qui bloque la guerre de MBS contre le Yémen, qui bloque l’invasion de la Syrie. Un nouvel Hitler, assurément ! Mais les Russes, alors, alliés de l’Iran dans la guerre de Syrie ?

Eh bien les Russes ont décidé de rester à l’écart de ces évènements. Pendant la visite historique du roi Salman et de son fils MBS récemment à Moscou, apparemment les invités ont exposé leurs idées à leur hôte. Ils ont promis de maintenir les prix du pétrole élevés, et c’est important pour la Russie. Quand l’Arabie saoudite a fait chuter le prix du pétrole dans les années 1980, l’URSS s’est effondrée. Maintenant, avec des prix élevés, Poutine a décidé de payer 10 000 roubles (soit 150 dollars) par mois à chaque famille pour la naissance de son premier enfant. Apparemment, de leur côté, les Saoudiens ont accepté la présence russe en Syrie.

Poutine est un homme raisonnable; il se contente de sa part du gâteau, il ne fait pas monter les enchères. Il a appris la leçon de l’Iliade : les princes grecs et troyens  auraient pu obtenir presque tout ce qu’ils voulaient, les Grecs Hélène et une rançon substantielle, les Troyens auraient laissé les Grecs s’enfuir sains et saufs, mais il en voulaient encore plus, ils visaient la destruction totale de l’ennemi, et ils ont tout perdu. Simone Weil écrivait : «Un usage modéré de la force, qui seul permettrait d’échapper à l’engrenage, demanderait une vertu plus qu’humaine, aussi rare qu’une constante dignité dans la faiblesse. » Poutine c’est cela, à la fois dans son usage tempéré de la force et dans sa dignité entêtée en situation de faiblesse.

Cependant, tandis que les politiques russes diffèrent de celles de l’Occident, les médias russes ont été intégrés au domaine des Maîtres du Discours il y a des années. Poutine est parvenu à sauver partiellement quelques chaînes de télévision de leurs griffes, mais en général, les médias russes suivent le même canevas que les médias occidentaux. Un article antisioniste, une critique de la loi juive en Palestine a aussi peu de chances, ou moins, de paraître dans les Izvestiaque dans le NY Times. Une couverture honnête du blocus de Gaza est tout aussi impossible sur CNN que sur la première chaîne et sur Russia Today.

La critique et la discussion des évènements du royaume des Saoud ont été bloquées en Russie. Les mêmes personnes qui bloquent le débat sur les affaires israélo palestiniennes bloquent maintenant le débat sur la crise au royaume des Saoud.

Par conséquent, l’Iran et la Syrie affaiblie par la guerre sont tout ce qui reste pour faire obstacle à une victoire juive décisive au Moyen Orient. Si une centaine d’années auparavant, les juifs avaient su jeter les US dans la première guerre mondiale, en remerciement pour la Déclaration Balfour, maintenant ils peuvent remettre ça sur le boulevard ouvert par le plan de paix Kushner-MBS par-dessus la tête des Palestiniens. Car pendant ces cent dernières années, les positions juives dans le contrôle mental n’ont fait que progresser, à travers Facebook et Google.

Pourtant leurs plans peuvent échouer, comme tous les plans de MBS. Ils n’ont encore rien réussi à mettre en place,  à part faire pression sur le Qatar au Yémen en voie de disparition. Beaucoup de sang, beaucoup d’argent vont couler, ajoutant au malheur du Moyen Orient et ailleurs.

Seule satisfaction : maintenant on sait à qui appartient le chien qui n’a pas aboyé.

Israël Shamir

Article original en anglais :

The Dog That Didn’t Bark, publié le 30 novembre 2017

Cet article a été publié initialement par The Unz Review.

Traduction: Maria Poumier, Entre la Plume et l’Enclume

Pénétration des cercles du pouvoir en Europe par les agents d’influence d’Israël


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Le seul problème avec ce genre d’article c’est le fait de parler d’agents infiltrés israéliens alors qu’ils n’ont en absolument pas besoin, les sayanim sont là pour faire le travail. Il y a des Français hauts placés qui travaillent pour l’entité sioniste scélérate depuis 48, la vole de la bombe atomique en est un fameux exemple (cf. vidéo ci-dessous). Sans oublier les Fabius, DSK et autre Valls dont les déclarations pro sionistes ne laissent place à aucun doute.
La démission forcée d’une ministre britannique met en évidence la pénétration des cercles du pouvoir en Europe par les agents d’influence d’Israël.Une ministre du gouvernement britannique était apparemment tellement dévouée à son travail qu’elle a passé ses « vacances familiales » en Israël à participer à douze rencontres secrètes avec des officiels israéliens, parmi lesquels le Premier ministre Benjamin Netanyahou lui-même.Ces réunions secrètes ont provoqué la chute de Priti Patel. Elle a été contrainte de démissionner de son poste de secrétaire au développement international, responsable du budget de l’aide britannique à l’étranger, après avoir admis que ses actions « sont tombées en dessous des normes de transparence et d’ouverture » attendues d’un ministre britannique.Sa position est devenue intenable lorsque de nouvelles révélations ont montré qu’elle avait tenu deux réunions supplémentaires non enregistrées avec des responsables israéliens à Londres et à New York en septembre, organisées et suivies par un éminent lobbyiste d’Israël.Toutes les réunions auxquelles participent des ministres britanniques sont en effet supposées être répertoriées par les services du gouvernement.Quoique le cabinet de Theresa May, le Premier ministre britannique, ait insisté sur le fait que celle-ci n’était pas au courant de ces réunions jusqu’à ce que la BBC les révèle le 3 novembre 2017, un reportage du journal britannique Jewish Chronicle a suggéré le contraire. Il a affirmé que, bien que ces réunions n’aient pas été préalablement autorisées, les responsables du cabinet de Theresa May en ont eu connaissance presque immédiatement par l’intermédiaire de leurs homologues israéliens.Pendant ses vacances en Israël, Priti Patel a également visité le plateau du Golan, territoire syrien occupé 1 illégalement par Israël depuis 1967. L’armée israélienne l’a accompagnée et a eu l’occasion de lui expliquer en détail son “travail humanitaire”, à savoir un hôpital de campagne qui remet sur pieds les combattants blessés dans le sud de la Syrie, y compris ceux qui appartiennent à al-Qaïda.Mme Patel aurait été si impressionnée qu’elle voulait donner à l’armée israélienne une partie de l’aide interna­tionale de la Grande-Bretagne, alors que le budget de son département est apparemment si serré que, selon le journal The Independent, elle a approuvé l’an dernier des coupures de 17 millions de livres dans l’aide pour les Palestiniens, y compris des projets à Gaza.En d’autres termes, Patel espérait détourner l’aide britannique destinée aux plus malheureux directement au bénéfice de l’une des armées les mieux financées et les mieux équipées du monde, qui reçoit déjà 4 milliards de dollars par an d’aide militaire des États-Unis, et qui a utilise ses moyens financiers gigan­tesques pour mener depuis cinq décennies, en violation de dizaines de résolutions de l’ONU, une occupation belliqueuse des Palestiniens et renforcer son occupation continue du Golan syrien.Et tout cela s’est fait officieusement, dans la plus grande opacité. Usant d’un euphémisme d’anthologie, les médias britanniques ont qualifié tout cela de «violation du protocole ministériel». Le journal The Guardian a caractérisé le comportement de Patel comme un signe de son « incompétence ». Mais est-ce plausible ?Patel était-elle si ignorante des règles en vigueur au sein du gouvernement auquel elle appartenait qu’elle a tenu secrètement des réunions avec des hauts responsables israéliens ? Est-ce la naïveté politique qui l’a conduite à s’aventurer dans le Golan sous les auspices de l’armée israélienne et dans une région d’où Israël s’est ingéré profondément dans la guerre des protagonistes syriens qui fait rage depuis 6 ans à quelques kilomètres ?Et était-ce simplement par l’effet d’une coïncidence que cette excursion inhabituelle de vacances ait eu lieu alors que les analystes ont commencé à lancer des avertissements quant à une nouvelle recrudescence prochaine des hostilités entre Israël et ses voisins du nord, la Syrie et le Liban ?Il vaut la peine de faire le tri parmi les débris pour essayer de comprendre ce qu’elle et Israël ont pu essayer de réaliser.Rencontres avec des officiels israéliensPriti Patel est un membre éminent des “Conservateurs amis d’Israël” (Conservative Friends of Israel – CFI), un groupe de pression pro-Israël auquel appartiennent 80% des membres du parti Conservateur au pouvoir, y compris la plupart des ministres du gouvernement.De même qu’un groupe de députés travaillistes de l’opposition appartenant à “Labor Friends of Israel” (LFI), ils s’activent pour favoriser les intérêts d’Israël au parlement de Londres et dans la politique étrangère britannique.Ces parlementaires sont invités à des voyages “éducatifs” officiels en Israël, où ils ont accès aux dirigeants israéliens et sont traités comme des hôtes de marque pour lesquels Israël met les petits plats dans les grands. L’influence néfaste de ces groupes de pression sur la politique britannique – et la nature secrète de leurs activités – ont été soulignées il y a quelques mois dans une enquête en quatre parties diffusée par Al Jazeera.Dans le volet de l’enquête consacré au parti Conservateur (ci-dessous), un fonctionnaire de l’ambassade israélienne a été filmé en train de comploter avec des responsables du parti pour “démolir” un ministre du gouvernement à l’étranger, Alan Duncan. Celui-ci est considéré comme un des rares soutiens aux Pales­tiniens au sein du parti Conservateur. Cet incident inquiétant a été largement passé sous silence par les dirigeants Conservateurs et les médias britanniques.

L’adhésion de Patel à “Conservative Friends of Israel” (CFI) n’est guère surprenante. Mais son extraor­dinaire niveau d’engagement envers Israël est suggéré par la nature de son choix de destination de “vacances” et par l’interminable série de réunions qu’elle y a tenues. Elles étaient organisés par Stuart Polak, qui l’accompagnait et qui n’est autre que le “président d’honneur” de CFI.

Patel a fait valoir que ces réunions ont porté sur des sujets totalement inoffensifs. Netanyahou aurait donc apparemment pris du temps sur son horaire surchargé – compte tenu notamment de ses efforts frénétiques pour étouffer un scandale de corruption qui pourrait provoquer sa démission et le conduire en prison – pour discuter de «l’expérience de Patel dans une région du Royaume-Uni avec une communauté juive florissante» et  «son évolution politique».

Plus vraisemblablement, les responsables israéliens étaient désireux de parler avec Patel pour des raisons plus pertinentes. Certaines sont plus faciles à identifier que d’autres. De toute évidence, le rôle de Patel était de superviser l’aide de la Grande-Bretagne à l’Autorité palestinienne et aux groupes de défense des droits humains qui observent et dénoncent le bilan effroyable d’Israël dans les territoires occupés.

Patel avait déjà démontré sa volonté de couper l’aide aux Palestiniens. On sait également –  quoique son département ait nié le fait – qu’en octobre de l’année dernière, elle avait également suspendu tempo­raire­ment le versement de 25 millions de livres à la Palestine.

Une source au Foreign Office (ministère britannique des affaires étrangères) a déclaré à la BBC : “Elle a essayé de mettre la main sur le budget de l’AP et nous l’avons repoussée”. Les responsables israéliens espéraient peut-être obtenir plus de concessions de sa part ou la persuader de lier le versement de l’aide britannique à une plus grande soumission des Palestiniens face aux exigences israéliennes.

Netanyahou a en outre mené une campagne agressive pour réduire au silence les groupes israéliens de défense des droits humains et les empêcher de recevoir des financements étrangers, principalement européens. On mesure à quel point il s’agit d’une haute priorité pour le gouvernement israélien au fait que Netanyahu a personnellement demandé au Premier ministre britannique, lors d’une réunion en mai, de mettre fin au prétendu financement britannique d’un groupe de dénonciateurs de l’armée israélienne, “Breaking the Silence”. En fait, le groupe ne reçoit pas d’argent du gouvernement britannique.

Le récit de Patel sur sa rencontre avec le ministre israélien de la police, Gilad Erdan, fait au moins allusion, par inadvertance, à un autre sujet que les deux parties espéraient être d’un intérêt mutuel. Elle a en effet rencontré en secret Erdan une deuxième fois au Parlement en septembre, en contravention avec une décision prise par son ministère. La réunion a été organisée par l’entremise des collaborateurs de sa circons­cription électorale et n’a pas été enregistrée officiellement.

Elle affirme avoir discuté avec Erdan du problème de l’antisémitisme au Royaume-Uni. Mais de son côté il a déclaré sur Twitter qu’ils ont parlé des moyens de “contrer les tentatives de délégitimation d’Israël dans les institutions internationales”.


 

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Le titre complet de Erdan est “ministre de la sécurité publique, des communications (hasbara – ou « propagande ») et des affaires stratégiques”. Il est accusé d’avoir diffamé les critiques israéliens à l’étranger et a mis en place une « unité de stratagèmes sales » (« dirty tricks unit ») pour tenter de détruire le mouvement international BDS, en pleine expansion, qui milite pour un boycott d’Israël. Netanyahou a affirmé que la “délégitimisation” – la critique – d’Israël est la plus grande menace qui pèse sur son pays après une bombe nucléaire iranienne.

Comme l’indique le documentaire d’Al Jazeera, la campagne des stratagèmes “sales” a souvent mis à contribution les responsables des ambassades israéliennes et les alliés d’Israël au sein des partis politiques occidentaux, comme les membres les plus zélés de CFI et de LFI, pour accuser d’antisémitisme ceux qui osent critiquer la politique israélienne.

Depuis que Jeremy Corbyn est devenu le chef du parti travailliste, dans l’opposition, il y a deux ans, les médias britanniques ont été inondés d’histoires d’une supposée poussée antisémite sous sa direction. Pour évaluer la vraisem­blance de ces accusations, il est difficile d’igno­rer le fait que Corbyn est le premier dirigeant d’un grand parti politique britannique à placer les droits des Palestiniens au-dessus du droit d’Israël à continuer impunément l’occupation.

Patel a-t-elle comploté avec Netanyahou et Erdan pour aider Israël à nuire davantage à Corbyn, peut-être en provoquant encore plus d’accusations d’antisé­mitisme dans son parti, alors que les conservateurs n’ont pas de majorité parlementaire et sont dans une crise perma­nente qui pourrait les forcer à organiser des élections que Corbyn est bien placé pour gagner ?

Et, plus cyniquement encore, comme certains de ses collègues l’ont suggéré à la BBC, l’ambitieuse Patel aurait-elle cherché à prouver son dévouement à Israël et à ses riches partisans et lobbyistes au Royaume-Uni, dont Lord Polak, afin de les persuader que l’aider à acquérir un leadership serait pour eux un bon investissement ?

Et si c’est ce à quoi ces réunions étaient, au moins en partie, destinées, Patel a-t-elle assumé cette tâche de sa propre initiative ou au nom des CFI ? Et n’y avait-il vraiment aucune coordination avec la direction du parti Conservateur ?

Fait intéressant, lorsque les réunions ont été révélées, Patel a affirmé que le ministère des affaires étran­gères était pleinement informé. Ce n’est que sous la pression de Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, et de Theresa Mayqu’elle a commencé à rétropédaler.

Maintenant, il semble démontré que le bureau de May a peut-être aussi été impliqué dans une dissimu­lation. Michael Oren, vice-ministre du cabinet du Premier ministre israélien, aurait informé les hauts responsables du gouvernement britannique de la rencontre de Patel avec Netanyahou le jour-même où elle a eu lieu.

Le Jewish Chronicle a également rapporté que May et Patel ont eu un entretien en septembre à propos de la rencontre de cette dernière avec Netanyahou, peu de temps avant que le Premier ministre britannique ne s’exprime à l’Assemblée générale des Nations Unies. May aurait été d’accord avec Patel sur son « plan d’aide britannique à partager avec les Israéliens ».

Dans ce contexte, que pouvons-nous déduire du voyage de Patel sur le plateau du Golan ?

Israël et la guerre civile en Syrie

L’hôpital de campagne qui a tellement impressionné Patel est plus qu’un exemple d’humanitarisme altruiste de l’armée israélienne. Bien qu’il soit largement rapporté que l’hôpital s’occupe des « Syriens » blessés dans les combats en Syrie, son rôle principal semble être de traiter les combattants étrangers des groupes affiliés à al-Qaïda blessés dans les combats avec les forces gouvernementales syriennes et leur allié libanais, le Hezbollah. Un nombre important de blessés a été transféré dans des hôpitaux en Israël.

Ce fait à peine dissimulé – il a même été documenté par les Nations Unies en 2015 – a provoqué l’indi­gna­tion parmi la population druze syrienne vivant sous l’occupation israélienne dans le Golan, ainsi que les familles druzes en Israël. Il leur semblait que les combattants islamistes étaient en train de se faire rafistoler afin de pouvoir massacrer des Druzes à quelques kilomètres dans le sud de la Syrie.

Durant l’été 2015, cette colère a atteint son paroxysme, et plusieurs ambulances transportant des combat­tants vers des hôpitaux israéliens ont été attaquées par des Druzes, dans le Golan et en Israël. Lors d’une de ces attaques, des hommes masqués ont réussi à arrêter une ambulance et à battre un combattant à mort. En septembre, deux hommes druzes israéliens ont été reconnus coupables d’une autre tentative ratée d’arrêter une ambulance. Ils ont été condamnés à 20 ans de prison.

Mais en fait, les liens d’Israël avec les groupes d’al-Qaïda et l’État islamique (EI ou ISIS) en Syrie vont au-delà de l’aide médicale. L’ONU a rapporté que l’armée israélienne avait été vue transférant des conte­neurs à des groupes d’Al-Qaïda en Syrie. Des rapports crédibles indiquent qu’Israël a également armé et entraîné des combattants d’Al-Qaïda et leur a fourni des cartes et des renseignements. Le fort soupçon est qu’Israël a forgé des liens avec ces extrémistes islamiques pour les aider à s’emparer du Hezbollah et de l’armée syrienne.

Israël a effectué plus de cent frappes aériennes à l’intérieur de la Syrie, toutes contre les forces gouverne­mentales, précisément pour affaiblir l’alliance militaire entre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, et ainsi aider les groupes d’Al-Qaïda. Les extrémistes islamiques ont également reçu une aide de l’Arabie saoudite et du Golfe et moins directement des États-Unis.

Pourquoi un ministre britannique en charge de l’aide humanitaire s’est-il mêlé de tout cela?

Créer une politique gouvernementale « alternative » ?

L’épisode a des parallèles troublants avec les événements de 2011 lorsque Liam Fox, le ministre de la Défense britannique, a démissionné [en 2011] après des tractations obscures avec Israël. Les raisons officielles du départ de Fox étaient qu’il avait rompu le code de conduite ministériel en permettant à un ami proche et lobbyiste, Adam Werritty, d’assister à des réunions de défense en se faisant passer pour un conseiller.

Mais en fait, les liens de Fox avec Werritty étaient encore plus problématiques qu’il ne fut publiquement admis. Craig Murray, un ancien ambassadeur britannique devenu “lanceur d’alerte”, a soutenu que l’histoire officielle de Fox avait été utilisée pour détourner l’attention de violations beaucoup plus sérieuses du protocole gouvernemental.

Fox et Werritty étaient actifs dans un groupe plus que discret appelé “Atlantic Bridge” qui avait des liens étroits avec les néoconservateurs étatsuniens qui étaient profondément ancrés dans l’administration amé­ricaine quand George W. Bush occupait la Maison Blanche. Les néocons ont ouvertement promu une politique agressive destinée à déstabiliser le Moyen-Orient, dans le but de favoriser Israël.

Les néocons ont servi de groupe de pression de longue date pour les attaques contre l’Irak, l’Iran et la Syrie – principalement parce qu’ils étaient considérés comme des remparts contre l’influence hégémonique d’Israël dans la région. En 2003, ils ont réussi à persuader l’administration Bush d’envahir l’Irak, déclen­chant un effondrement meurtrier de l’autorité centrale dans ce pays.

Israël et les néocons essayent depuis lors d’élaborer une attaque complémentaire contre l’Iran, et il y a des preuves accablantes qu’ils ont cherché à saper la Syrie aussi. La plus importante des réunions secrètes de Fox eut lieu en février 2011 lorsque lui et Werritty, soutenus par l’ambassadeur du Royaume-Uni en Israël, Matthew Gould, ont secrètement rencontré des responsables israéliens à Tel Aviv.

Selon Murray, s’appuyant sur ses contacts dans le service diplomatique, les responsables israéliens étaient, en fait, des agents du Mossad. Et le sujet dont ils ont discuté était le rôle possible de la Grande-Bretagne dans la création d’un environnement diplomatique favorable pour qu’Israël ou les États-Unis mènent une attaque contre l’Iran.

Par ailleurs, le journal The Guardian a révélé que le ministère de Fox avait élaboré des plans détaillés d’assistance britannique dans le cas d’une frappe militaire américaine sur l’Iran. Cela incluait de permettre aux Américains d’utiliser Diego Garcia, un territoire britannique dans l’océan Indien, comme base pour lancer une attaque.

Des représentants du gouvernement ont affirmé au Guardian, sous couvert de l’anonymat, que Fox avait poursuivi une politique gouvernementale «alternative». Murray, plus directement, a suggéré que Fox, Werritty et Gould avaient conspiré en faveur d’une politique étrangère de «voyous» envers l’Iran, allant à l’encontre des buts officiellement déclarés de la Grande-Bretagne.

Bien que Fox ait été forcé de démissionner à cause de ses liens avec Werritty, il fut rapidement réhabilité une fois que Theresa May devint Premier ministre. Il a été nommé secrétaire d’État au commerce international l’année dernière.

Assez ironiquement, Patel était en voyage en Afrique avec Fox quand elle a été rappelée au Royaume-Uni à mesure que le scandale s’intensifiait. Sous la pression de Theresa May, elle a démissionné.

Patel a-t-elle poursuivi une politique «alternative» à l’égard d’Israël ou de ses voisins ? Et si oui, quelle était cette politique, et quelqu’un disposant d’une autorité supérieure à la sienne avait-t-il avalisé cette politique ?

Sa participation à des discussions secrètes avec les hauts responsables israéliens a court-circuité le Foreign Office . L’a-t-elle fait parce que des responsables comme Alan Duncan n’étaient pas considérés comme suffisamment bien disposés envers Israël ? La bureaucratie du ministère des Affaires étrangères a souvent été perçue comme ayant des opinions «pro-arabes» qui n’étaient pas sans rapport avec les intérêts occidentaux dans le Golfe et ses abondants gisements de pétrole.

Et comment Theresa May, qui prend toujours avec ferveur la défense d’Israël, s’intègre-t-elle dans ce tableau ?

Compte tenu du secret du gouvernement britannique, il ne sera probablement jamais possible de fournir des réponses définitives. Mais il ne faut pas oublier qu’Israël, ses alliés néoconservateurs toujours puissants à Washington et le régime saoudien, cherchent à annihiler les victoires décisives qu’Assad et ses alliés ont enregistrées ces derniers mois en reprenant le contrôle de la Syrie.

Cette semaine, Daniel Shapiro, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël, a écrit dans le journal Haaretz que les Saoudiens se mêlaient une fois de plus de la politique intérieure libanaise, forçant le Hezbollah à occuper une place plus importante sur la scène politique, afin de fournier à Israël le prétexte d’une nouvelle confrontation avec la milice libanaise, provoquant ainsi une nouvelle guerre entre Israël, le Liban et la Syrie.

Selon ses propres termes, “Israël et l’Arabie Saoudite sont pleinement alignés dans cette lutte régionale, et les Saoudiens ne peuvent s’empêcher d’être impressionnés par la détermination croissante d’Israël de contrer par la force les menaces iraniennes en Syrie… Quand le moment de vérité arrivera, les alliés d’Israël, les États-Unis en tête, devraient pleinement le soutenir”.

Quand le moment viendra, Israël, comme toujours, pourra compter sur des amis bien placés dans les capitales occidentales pour soutenir et présenter, quoi qu’il arrive, son action sous un jour favorable. Jusqu’à sa démission, Priti Patel aurait sans aucun doute été l’un de ces champions d’Israël, toujours prêts à lui prêter main forte en cas de besoin.

L’original de cet article de Jonathan Cook a été publié par Mondoweiss sous le titre UK minister forced to resign over secret Israel meetings as questions continue to swirl.

Jonathan Cook
Traduction : Luc Delval


Source: Pour la Palestine


(1) Israël a annexé unilatéralement le Golan en 1981. Cette annexion n’est reconnue par aucun État au monde. – NDLR


 

Amira Hass : « Condamner l’occupation israélienne ne suffit pas ! »


lelibrepenseur.org

http://i2.wp.com/www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2017/09/Amira-Hass.jpg?w=640

Pourquoi l’Occident n’applique-t-il pas des sanctions sévères contre l’entité sioniste scélérate comme il le fait avec la Corée du Nord, par exemple ? Pourtant les crimes israhelliens se multiplient, leur respect des résolutions de l’ONU et des lois internationales est semblable à celui que voue Gilbert Chikli à la justice française. La réponse est pourtant évidente pour ceux qui ont encore le courage de penser sans craindre de représailles…


Européens, vos dénonciations sont perçues par Israël comme dénuées de caractère urgent. Ce que vous devez faire, c’est appliquer des sanctions douloureuses.

Aux Pays-Bas, à la Belgique et à la France : Il ne suffit pas de condamner uniquement par des mots la politique de destruction menée par Israël, qui détruit des infrastructures et des habitations financées avec l’argent de vos contribuables. C’est une bonne chose que vous soyez en colère, mais le tempo de l’accumulation de votre colère est de loin inférieur au rythme effréné et dangereux des bulldozers de l’Administration civile et des Forces de défense des colonies en Cisjordanie.

Vos condamnations sont perçues comme dénuées de caractère urgent. Vous devez entreprendre des actions réelles. Oui, des sanctions ouvertes et déclarées, qui emprunteront la voie d’une sévérité accrue. Des sanctions douloureuses. Ce peut être la dernière chance de faire bouger l’Israélien moyen, y compris les hommes d’affaires, les touristes, les juges, les universitaires, les fermiers et les consommateurs de football étranger de leur indifférence et de leur complaisance criminelle.

Cessez de vous effrayer du chantage affectif israélien. Israël met en jeu le souvenir de nos familles assassinées en Europe afin d’accélérer l’expulsion des Palestiniens de l’ensemble du territoire cisjordanien et de les déporter dans les enclaves de l’Autorité palestinienne. Telle est l’intention qui sous-tend toutes les démolitions et confiscations ainsi que les interdictions de bâtir, d’élever du bétail et d’irriguer les champs. Tous ceux qui planifient et appliquent cette lente politique d’expulsion pensent déjà à la grande expulsion, cette fois vers la Jordanie. Et que ferez-vous alors ? Vous publierez des condamnations tout en envoyant des réservoirs d’eau et des tentes aux personnes qui auront été expulsées ?

Le 24 août, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, et le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, publiaient une condamnation officielle de la confiscation des caravanes devant servir de classes pour les quatre premières années primaires dans le village palestinien de Jubbet Adh-Dhib, ainsi que la confiscation des panneaux solaires destinés à l’école du camp de Bédouins d’Abu Nuwwar.

Les Belges faisaient remarquer qu’ils étaient de ceux qui avaient financé ces équipements. « [La Belgique] continuera à travailler avec ses partenaires, comme par le passé, afin de demander aux autorités israéliennes de mettre un terme à ces démolitions », peut-on lire dans la déclaration du ministre des Affaires étrangères.

L’un de ces partenaires n’est autre que les Pays-Bas, dont le Parlement a consacré pas mal de temps à discuter des démolitions commises par les Israéliens, plus de temps, quoi qu’il en soit, que n’en a consacré la Knesset.

Voici ce que les ministres du cabinet hollandais ont rapporté le mois dernier aux parlementaires hollandais à propos de la confiscation des panneaux solaires de Jubbet Adh-Dhib en juin : « Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a promis par courrier de restituer les panneaux solaires aux Pays-Bas. » Le cabinet du Premier ministre n’a ni confirmé ni dénié ce rapport.

Après la confiscation, le village a été condamné à ne recevoir que deux heures d’électricité par jour, produite par un générateur. Ces vingt dernières années, le village a soumis au moins quatre requêtes à l’Administration civile pour être raccordé au réseau d’électricité et toutes ces requêtes ont été rejetées. L’expérience enseigne qu’Israël ne donne pas de permis – ou si peu – de construction dans la Zone C (qui couvre environ 60 pour 100 de la Cisjordanie). La tentative des Hollandais pour recevoir un permis de l’Administration civile pour un seul projet – un cas test, donc – n’a pas abouti à des résultats positifs. En tant que force occupante, Israël n’a pas le droit de détruire ou de confisquer des propriétés, excepté par nécessité de temps de guerre.

La France elle aussi a annoncé fièrement qu’elle était une partenaire dans la construction humanitaire en Zone C et à Abu Nuwwar. La France a elle aussi condamné les récentes démolitions et a demandé qu’on lui renvoie les équipements confisqués. En six mois, Israël a détruit 259 structures palestiniennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, explique la condamnation émise par la France. Au cours de la même période, le gouvernement israélien a approuvé la construction de plus de 10 000 unités de logement dans les colonies – trois fois plus que pour toute l’année précédente.

Ainsi donc, la destruction des communautés palestiniennes, l’évacuation de la famille Shamasneh de sa maison à Jérusalem et les plans du ministre de la Défense Avigdor Lieberman visant à démolir Sussia et Khan al-Akhmar représentent l’autre face de la médaille de la construction de colonies.

Voilà comment Israël applique une expulsion graduelle. Sans sanctions, il peut prendre une profonde aspiration et sa foi dans sa capacité à appliquer le plan est solide. Qui donc sait mieux que vous, et que votre voisin allemand en particulier, à quoi mènent les plans d’expulsion limitée, et quelle disposition d’esprit criminelle ils mettent en place dans une société qui planifie ce genre de chose ?


Traduction: Jean Marie Flémal  » pour la Palestine «

Source

Le travailliste Galloway laisse un sioniste sans voix


lelibrepenseur.org

par Aguelid

Décidément l’extraordinaire Georges Galloway ne cessera de nous étonner par son courage et la clarté de son discours antisioniste. C’est une occasion supplémentaire de démontrer que la société anglaise est infiniment supérieure à la société française totalement tétanisée par la question sioniste. C’est un curieux paradoxe puisque c’est bien l’Angleterre qui a permis, via Rothschild, la création de l’entité sioniste scélérate.


Ajoutée le 29 août 2017
Une attaque en règle de l’entité sioniste par le député Travailliste Galloway dans un média Britannique. [Version Originale Sous-Titrée en Français]
Traduction: Nous sommes la Paix

50 ans après la débâcle arabe de 1967 : Les Palestiniens toujours sans un État viable


Par Chems Eddine Chitour

mondialisation.ca

«Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.» Professeur Ze’ev Herzog, Département d’Archéologie et d’Études anciennes du Moyen-Orient. (Ha’aretz Magazine, 29 octobre 1999)

«La thèse selon laquelle le génocide était suspendu sur nos têtes en juin 1967, et qu´Israël combattait pour son existence physique, n´était qu´un bluff.»  Général israélien Matityahou Peled

Ces déclarations décrivent la situation réelle . La vision biblique du grand Israël ne résiste pas à la réalité à la pertinence des faits, à moins de faire de l’archéologie biblique. De plus Israël n’a jamais été menacé, le mythe de David contre Goliath a permis à Israël de démolir les Arabes avec l’assentiment et la complicité de l’Occident coupable d’une faute éternelle: le massacre des juifs par Hitler. Ils dédouanent en promettant à Israël l’impunité. Israël n’a respecté aucune de la quarantaine de résolutions des Nations unies, elle s’assume Etat d’apartheid et fait disparaître progressivement les territoires palestiniens accordés lors de la résolution du 22 novembre 1967.

Bref rappel des rodomontades des armées arabes le 5 juin 1967

 La Guerre des Six-Jours (en hébreu: Milkhemet Sheshet HaYamim,) que l´on peut traduire par «l´épopée des six jours» en arabe (Melhamet Sitet Ayam) est une guerre déclenchée par Israël qui annihila les armées des pays arabes qui, dès les premières heures, n´avaient plus d´aviation. Qualifiée de guerre des «Six-Jours» pour bien montrer la supériorité écrasante d´Israël face à tous les pays arabes réunis, c´est la troisième entre Israël et ses voisins. Cette agression israélienne entraîne, en outre, une profonde modification des frontières: avec l´occupation de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie, de Ghaza, du Golan et du Sinaï, l´État juif quadruple la superficie de son territoire. Dès le 5 juin au matin, une attaque fulgurante: une fois l´aviation arabe anéantie (en une matinée), les troupes israéliennes s´emparent, en six jours, du Sinaï égyptien, de la Cisjordanie jordanienne et -au prix d´un refus, deux jours durant, du cessez-le-feu décrété par l´ONU et accepté par les belligérants arabes- du plateau syrien du Golan. 

Le Mossad a écouté les préparatifs des États arabes pour la guerre des Six-Jours

Il est utile de rappeler que les dirigeants arabes n’ont jamais été unis. On rapporte que le roi Hussein de Jordanie avait averti Golda Meir la veille de l’attaque. Mieux, les dirigeants arabes s’était réunis au Maroc et des informations révélées bien plus tard nous apprennent que leurs entretiens étaient intégralement transmis à Israël. Nous lisons ces deux articles parus dans des journaux israéliens:

 «Le roi Hassan II du Maroc, qui n’a pas fait confiance à ses invités de la Ligue arabe, a enregistré secrètement les discussions lors d’un sommet de 1965. Le Mossad a pu accéder aux enregistrements secrets d’une conférence que les Nations arabes ont préparée pour un conflit possible avec Israël, aidant de manière significative les FDI à se préparer à ce qui s’est transformé en guerre des Six-Jours, ancien chef du renseignement militaire, Le général maj Shlomo Gazit a révélé à Yedioth Ahronoth, que les dirigeants du Monde arabe à l’époque, avec leurs commandants militaires et les chefs de leurs services de renseignement, se sont réunis dans un hôtel de luxe à Casablanca, au Maroc, en septembre 1965 pour discuter d’une question principale: la préparation de la guerre contre Israël. Leurs commandants militaires ont présenté une pléthore d’informations en parlant ouvertement et avec une franchise relative sur les capacités des militaires sous leur commandement.»(1)

«C’était le roi Hassan II du Maroc, qui n’avait pas vraiment confiance en ses invités, qui a permis au Mossad de suivre de près la conférence. Une équipe de l’unité «Oiseaux» (tziporim en hébreu)??- une équipe conjointe dirigée par Peter Zvi Malkin et Rafi Eitan, composée du Shin Bet, du service de sécurité interne d’Israël et du Mossad – est arrivée à Casablanca, Un jour avant le début de la conférence, le roi Hassan a ordonné aux agents du Mossad de quitter l’hôtel parce qu’il craignait que les invités arabes ne les remarquent. «Mais immédiatement après la fin de la conférence, (les Marocains) nous ont donné toutes les informations requises, et ne nous ont rien refusé», raconte Rafi Eitan. Dans un mémo à l’époque du Premier ministre Levi Eshkol, le chef du Mossad à l’époque, Meir Amit, a qualifié l’opération de «l’une des gloires de l’intelligence israélienne». Israël a préparé pour la guerre de six Jours en fonction de la grande quantité d’informations produites à partir de ces enregistrements, et les commandants des FDI étaient confiants de pouvoir gagner.» (1) (2)

La suite: un calvaire des Palestiniens au quotidien

 À partir du début de l´année 1969, de nouveaux combats eurent lieu entre l´Égypte et Israël le long du Canal de Suez. Cette guerre d´usure constitua une transition avant la Guerre du Ramadhan en 1973. Malgré toutes les résolutions votées, Israël ne voulut jamais se retirer des territoires. L´Occident tétanisé par sa dette envers le peuple juif ne fit rien. Pour Abba Eban «Les frontières d´Israël sont celles de l´holocauste». C´est au nom d´une prétendue -et illusoire- sécurité, que les gouvernements israéliens successifs ont refusé d´appliquer les résolutions de l´ONU leur intimant l´ordre de revenir aux frontières de 1967 -dite la «ligne verte»-, et en particulier de rendre à la Syrie les hauteurs du Golan. En réalité, la politique des «faits accomplis», guidée par la volonté connue de conquête territoriale d´Israël (a surtout pour objectif de mettre la main sur 90% des ressources en eau de la région, ce qui devrait être effectif quand le Mur sera terminé. Pour rappel, la politique des petits pas de Henri Kissinger, sioniste devant l´Eternel, acheva de tuer dans l´oeuf toute velléité d´un équilibre au Moyen-Orient. Les négociations du kilomètre 101 furent en fait une reddition en rase campagne de Sadate qui fut concrétisée par le discours de Sadate, à la Knesset, il le paya de sa vie.

 L’avènement de Moubarak enfonça définitivement la cause légitime de la Palestine. Il alla même jusqu’à construire un mur souterrain pour empêcher les Palestiniens de Gaza de rentrer en Egypte. Quant à Arafat, on sait que, tour à tour, il fut attaqué par les Légions bédouines de Hussein de Jordanie en septembre 1970, ce fut ensuite la sortie du Liban en 1982 et l´exil en Tunisie, en Algérie et ailleurs. Sharon n´hésita pas à emprisonner Arafat dans la Mouqata en pointant ses canons sur son bureau devant l´indifférence générale des donneurs de leçons en Occident. Depuis Oslo en 1993 jusqu´à Camp David, aucun gouvernement israélien n´a pu ou n´a voulu arriver à une vraie solution démocratique de la question palestinienne. Sept ans de négociations ont été, chaque fois, frustrés par l´opposition de la droite en Israël.

Israël est, par définition, une colonie européenne

Pour Aaron Tordjamn Israël est, par définition, une colonie européenne. Il bat en brèche la théorie divine du peuple élu et affirme que les Israéliens provenant de différentes diasporas n’ont aucun droit: Comment se fait-il écrit-il que la Palestine, partie intégrante du Moyen-Orient, et morceau de terre habité depuis l’Antiquité par une population orientale ayant adopté, depuis plus d’un millénaire, la culture et la langue arabe, à l’instar de la Syrie, de l’Égypte ou de l’Algérie, soit, en une centaine d’années, devenue un État peuplé de migrants venus du monde entier? On s’interrogera également pour comprendre comment la population originelle de la Palestine est dispersée dans des camps de réfugiés, une partie étant soumise à un pouvoir militaire d’occupation, et une minorité d’entre -elle, seulement, disposant de la citoyenneté dans le nouvel État d’immigrés, qui se considère comme faisant partie de l’Occident » (3)

 « Les réponses à ces interrogations se situent dans un contexte en dehors duquel le conflit entre le sionisme et le monde arabe demeure incompréhensible; à savoir: le colonialisme (…) La Grande-Bretagne n’avait pas le droit d’assurer en Palestine un «foyer national» aux Juifs d’Europe, pas plus que les États-Unis ont le droit de garantir un «foyer national» aux Mormons de l’Utah en Afghanistan, ou que le chef d’une tribu d’Afrique aurait le droit d’assurer aux Yézidis d’Irak un «foyer national» en Angleterre. Le sens de la déclaration Balfour correspondait donc bien, à un engagement d’implantation coloniale au coeur du Moyen-Orient, à l’instar de l’Amérique du Nord, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, etc. C’est ainsi qu’a été ouverte la voie au dernier conflit colonial dans le monde: conflit qui perdure encore aujourd’hui entre une population d’immigrants s’appuyant sur la force armée, et une population autochtone subissant la dépossession.» (3)

«Mais revenons à 1948, et à la question: «Que s’est-il véritablement passé?». Si l’on prend en considération le contexte colonial: les États arabes sont venus en aide aux habitants autochtones de la Palestine, soumis depuis six mois aux attaques et à un nettoyage ethnique de la part des colons sionistes (quiconque conteste cette expression doit s’interroger: en quel endroit du monde a-t-on autorisé des milices et des institutions étatiques séparées?). » (3)

 « En mai 1948, on comptait déjà un quart de million de réfugiés palestiniens, et de grandes villes comme Jaffa et Haïfa avaient subi un nettoyage ethnique de leur population palestinienne, effectué par les milices sionistes. La conquête de la Palestine battait son plein. Les États arabes ont finalement échoué pour plusieurs raisons, dont leur infériorité militaire, numérique et en matière d’organisation. 78% du territoire de la Palestine du Mandat se sont retrouvés sous l’occupation coloniale des immigrés, après que près de 80% de ses habitants autochtones aient été victimes d’un nettoyage ethnique. La conquête sioniste a été parachevée en 1967.» (3)

Qu’elle est la perception réelle des Palestiniens par les dirigeants israéliens ?

 On a l’habitude de faire croire qu’en Israël il y a les faucons ( les durs) qui ont une vision biblique intégrale de la destinée d’Israël et dit on aussi les colombes qui eux ont une vision plus réaliste de l’existence du peuples qu’ils ont spolié et à qui il faut bien donner quelque chose. Dans tous les cas à des degrés divers les responsables et militaires israéliens  ont laissé des déclarations qui valent plus que mille discours sur la perception qu’ils ont des Palestiniens. Les déclarations suivantes sourcées donnent un aperçu de la profondeur du fossé qui sépare le ressenti de ces responsables vis-à-vis de la dignité humaine. Quelques florilèges des dirigeants et des généraux de Tsahal « l’armée la plus morale du monde » qui utilise les mêmes techniques que celles du troisième Reich à l’endroit des Juifs :

«  Si j’étais un leader Arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l’a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n’est pas le leur.  Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient t-ils accepter cela ? » (David Ben-Gourion, cité par Nahum Goldmann dans « le Paradoxe Juif », page 121…)

« Ne nous cachons pas la vérité…. Politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur, parce qu’ils y habitent, alors que nous venons nous y installer et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays. Derrière le terrorisme (des Arabes) il y a un mouvement qui bien que primitif n’est pas dénué d’idéalisme et d’auto-sacrifice. » (David Ben-Gourion, discours de 1938, cité dans « Le Triangle Fatidique » de Chomsky, page 91, et dans « Le Sionisme et les Palestiniens », de Simha Flapan, page 141).

« Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront. » (David Ben-Gourion dans ses Mémoires, page 157)

« Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes. (…) Il n’y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n’ait pas eu une ancienne population arabe. » (Moshe Dayan, ministre de la Guerre, adressé à The Technion Haifa, rapporté par Ha’aretz, 4 avril 1969).

« C’est le devoir des leaders israéliens d’expliquer à l’opinion publique clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps. Le premier est qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation, d’État Juif sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres. » (Yoram Bar Porath, Yediot Aharonot, 14 juillet 1972).

« Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnant. Allon répéta cette question, qu’est-ce qu’on doit faire de la population palestinienne ? Ben-Gourion agita sa main dans un geste qui voulait dire : “Conduisez-les en dehors” ! » (Mémoires de Rabin, publié dans le New York Times, 23 octobre 1979).

« Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes. » (Menahim Begin, discours à la Knesset, cité dans le New Statesman du 25 juin 1982).

« Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille. » (Rafael Eitan, chef d’état-major israélien, dans le New York Times du 14 avril 1983).

Notons toutefois qu’Yitzhak Rabin, général une fois premier ministre a compris qu’il fallait régler le problème palestinien. Il laissa une phrase célèbre : « La Bible n’est pas un cadastre » explicitant par cela qu’il y a un peuple palestinien qui a droit lui aussi à vivre en paix sur sa terre. Ce fut les fameux accords d’Oslo de 1993 qui à la longue s’avèrent être sans lendemain. Deux ans plus tard Rabin fut assassiné. La paix qui semblait à portée de main s’est éloignée et ce n’est pas avec le premier ministre actuel qu’elle se fera, lui qui parle de la nécessité de coloniser à outrance. Il y a plus de 500000 colons en Cis Jordanie et Jérusalem est judaïsé d’une façon inexorable notamment par les colonisations qui font que toutes les bonnes terres sont occupées, et même que des fouilles entreprises sous la Mosquée d’El Aqsa pour retrouver les fondations du temple fragilisent cette mosquée risquant éboulement ce qui va naturellement amener à des regains de violence qui seront vite contenus. –

Les potentats arabes amis d’Israël enterrent la cause palestinienne

 Cinquante ans après la défaite de 1967 les potentats arabes n’ont tiré aucune leçon de leur gabegie. Des Etats nations arabes sont en train de disparaître après la pendaison de Saddam, le lynchage de Kaddafi et le dépeçage de la Syrie de Alyan el Kourdi le bébé migrant mort d’une façon tragique par noyade, il reste des dirigeants tortionnaires avec leur peuple, mais serviles avec les maîtres qui les adoubent. Nous voyons les Etats arabes s’effriter avec des potentats qui se vassalisent au plus offrant. Le cas le plus scandaleux puisque c’est de lui que viennent les maux actuels du terrorisme, est celui des dirigeants saoudiens qui se liguent avec Israël contre d’autres musulmans (syriens, libanais, iraniens)

Michel Raimbaud ancien ambassadeur français décrit la rencontre du maître et du vassal qui renforce la «banalisation d’Israël» au Moyen-Orient et diabolise l’Iran:

« Donald Trump est fidèle à un principe: America first. Ce principe de «l’Amérique d’abord» a été scrupuleusement respecté. Son discours a globalement été de dire: «On veut bien faire tout ce que vous voulez, mais au prix fort et c’est à vous de payer.» «Le Moyen-Orient n’est pas notre affaire, la lutte contre le terrorisme là-bas pas spécialement non plus. De notre côté, nous sommes prêts à vous fournir les armes nécessaires» – au prix fort. D’où les contrats mirifiques qui ont été conclus entre Riyadh et Washington. Il est vrai que tous les autres pays ont de quoi cauchemarder, à défaut de pouvoir rêver. (..) le grand bénéficiaire de tous ces sommets – en dehors des Etats-Unis – est Israël, sans conteste. C’est le grand gagnant car sa position est ainsi banalisée.» (4)

 « On voit se poursuivre le mouvement de normalisation et de banalisation des relations entre Israël et les pays arabes de la région, à commencer par les monarchies. Les Saoudiens et d’autres monarchies du Golfe ont d’ailleurs de moins en moins de complexes à dire que l’ennemi numéro un est devenu l’Iran – qui n’a jamais agressé un seul pays arabe – et non plus Israël (…) J’étais frappé de voir l’accueil qui a été réservé à Donald Trump par les autorités saoudiennes. C’était démentiel, obséquieux, d’une flagornerie et d’un sens de la flatterie grotesque. Je trouve cela humiliant pour un pays de recevoir avec autant de fastes un autre chef d’Etat. On dit qu’environ 550 milliards de dollars ont été engagés – avec des échéances de paiement diverses. Il y a eu environ 400 milliards sous forme de contrats commerciaux, et entre 110 et 150 milliards d’armements. C’est tout bonnement absurde. Les Saoudiens sont déjà bardés d’armements alors même qu’ils n’ont gagné aucune guerre, même pas au Yémen. Le pays le plus pauvre du Monde arabe a été totalement détruit par les soins de la riche Arabie saoudite. Ces dirigeants saoudiens sont sans vergogne.» (4)

Une insoutenable européanisation du chantage à l’antisémitisme

Pour couronner le tout, Israël tétanise le monde occidental en les obligeant à voter des lois contre l’antisémitisme étant entendu qu’elle le monopole du mot sémite qu’elle partage   en réalité avec les Arabes ; C’est donc devenu au fil des ans une marque déposée. Dans la majorité des pays européens il est possible d’être taxé d’antisémite et d’être jugé et condamné. Naturellement la frontière entre l’antisémitisme et la politique israélienne est de plus en plus floue. On va même plus loin il y a un glissement sémantique entre antisémite et antisioniste depuis qu’un premier ministre français lié d’une façon éternelle à Israël, a banalisé et a martelé qu’être antisioniste c’est être antisémite. Cet amalgame est naturellement inexact.

 Israël a réussi à faire voter une résolution par le Parlement européen à une très large majorité, le jeudi 1er juin, une nouvelle résolution sur l’antisémitisme . La réaction de l’Organisation antisioniste UJFP a été vive pour dénoncer cela : «Il va sans dire que nous déplorons, une fois encore, la singularisation de l’antisémitisme vis-à-vis des autres formes de racisme. D’elles pas un mot, alors que, par exemple, l’islamophobie sévit partout en Europe et que la romophobie tue. Mais il y a plus grave. A y regarder de plus près, ce n’est pas tant d’antisémitisme que de limitation de la liberté de parole et de criminalisation de la critique d’Israël qu’il s’agit ». (5)

 « La résolution, fait sienne les critères proposés par la très sioniste Alliance internationale de la mémoire de l’holocauste (International Holocaust Remembrance Alliance, IHRA) pour définir l’antisémitisme. «Nier au peuple juif (sic) le droit à l’autodétermination, en prétendant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est une entreprise raciste» relèverait de l’antisémitisme. (…) En France aussi, la petite musique qui amalgame insidieusement la moindre critique d’Israël et/ou du sionisme à de l’antisémitisme bat son plein. Pas besoin de la définition de l’IHRA pour cela! Et pourtant, si le vote de cette résolution au Parlement européen n’a aucune valeur juridique contraignante, il contribue à renforcer ce climat nauséabond où la parole critique à l’encontre d’Israël est bâillonnée et criminalisée.(…) Il faut rappeler qu’il n’y a pas de politique d’Etat antisémite en Europe, et que ce vote vise clairement à empêcher non pas l’antisémitisme réel mais la critique politique légitime d’un État, de sa politique et de son régime. Le vote de cette résolution nous rappelle, qu’ici comme en Europe, le droit à la critique d’Israël fait partie de la liberté d’expression politique en général – un acquis aussi précieux que fragile qu’il nous faut défendre à tout prix.» (5)

Conclusion

Cinquante ans après, les Palestiniens sont plus misérables que jamais. Israël a tout verrouillé , il est pratiquement interdit de critiquer Israël et ceux qui l’on fat fait en en payé le prix Les dirigeants israéliens ne veulent pas de la paix avec les Palestiniens. Ils s´accrochent à une vision biblique du grand Israël. Rappelons le mépris d’Israël. Il y eut 37 résolutions et nous allons citer les plus significatives. Cela a commencé avec la résolution 181 du 29 novembre 1947. On aurait cru que la résolution de décembre 2016 suite au non-véto américain aurait du être un tournant donnant un coup d’arrêt à l’hubris israélien. Il n’en n’est rien!

 L’Administration Trump a choisi son camp: Il est vrai que les Arabes ne représentent plus rien en termes d’influence sur les affaires du monde. Les Etats arabes plus atomisés que jamais et le Moyen-Orient tend à disparaître sous son ancienne architecture sous les coups de boutoir insidieux, lancinants, mais efficaces des dirigeants israéliens qui ont réussi à introduire durablement la fitna au sein des Arabes.  Les civilisations   syriennes et irakiennes qui ont vue l’enfance de l’humanité, qui sont le berceau des religions sont menacées de disparition. Dans ce chaos moyen-oriental seul Israël émerge et est arrivé à briser les alliances voire l’unanimisme certes de façade, autour de la cause palestinienne. Israël aide l’Arabise Saoudite à démolir la Syrie, l’Irak , Bahreïn …

Après la mort de Arafat le 11 novembre 2004 , Mahmoud Abbas « désigné » par les pays occidentaux comme interlocuteur conciliant des Israéliens remportent les élections. Il est toujours au pouvoir depuis. De plus le jeu trouble de Mahmoud Abbas qui est intronisé par les Occidentaux sur le bantoustan qui est laissé aux Palestiniens est devenu par la force des choses un allié d’Israël qui l’aide indirectement à garde le pouvoir . Un espoir peut être est l’émergence d’un dirigeant palestinien Marouane Berghouti qui est en prison depuis 2001 qui a soutenu en leurs temps les accords d’Oslo mais qui par la suite a été l’un des dirigeants de la colère des Palestiniens ( lors des deux intifadas) Aux dernières nouvelles il a déclencher une grève de la faim pour l’amélioration des conditions de détention…

Enfin ; le silence assourdissant des grands de ce monde est lié à une faute originelle commise à l’endroit des Juifs, fait que ce sont les Palestiniens qui payent cette faute qu’ils n’ont pas commise et qu’ils expient depuis un siècle depuis que Lord Balfour s’est permit au nom de sa majesté, de promettre une Terre pour la seconde fois après Dieu à des Juifs en diaspora qui ,au fil des ans ont réussi à chasser de leur terre les natifs de la Palestine. Ainsi va le Monde.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 

Notes

1.Ronen Bergman http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4866702,00.html 15.10.16

2.http://www.timesofisrael.com/morocco-tipped-off-israeli-intelligence-helped-israel-win-six-day war/?

3.Aaron Tordjman Haaretz le 27 février 2017. http://www.ujfp.org/spip.php?article5453

4.https://francais.rt.com/opinions/38907-donald-trump-dirigeants-saoudiens-flirtent-avec-guerre-grande-legerete.

5.http://www.ujfp.org/spip.php?article5669

 Article de référence :

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur chitour/268423-les-palestiniens-toujours-sans-etat.html

Discours temporel sur une religion atemporelle: Trump et l’islam


Par Chems Eddine Chitour

«Many people are saying it was wonderful that Mrs. Obama refused to wear a scarf in Saudi Arabia, but they were insulted. We have enuf enemies»                    («De nombreuses personnes disent que c’était merveilleux que Mme Obama refuse de porter un foulard en Arabie, mais [les Saoudiens] ont été insultés. Nous avons déjà assez d’ennemis»)  Donald Trump, 29 Janvier 2015

 

Une habitude des hommes politiques occidentaux de donner leur vision de l’Islam une religion qui est l’espérance de plus d’un milliard d’humains. Même, le pape Benoît XVI en son temps s’était autorisé lui aussi, à donner sa vision de l’islam avec, en creux , expliquer d’une façon prosélyte les dangers de l’islam. Le monde avait besoin de souffler après la tornade Bush et sa croisade assumée, sa lutte entre le bien et le mal. Autant de termes bibliques qui contribuent à élargir le fossé. On se souvient aussi du «beau discours» de Obama à l’université du Caire où avec des envolées lyriques peut-être sincères, il appelait à la paix avec beaucoup de respect envers les musulmans. Ce fut huit ans de haine de mort, violentes, avec en prime la création ex nihilo de Daech EI…que l’on combat d’un côté et que l’on soutient de l’autre. La fameuse phrase de Laurent Fabius à propose d’une organisation terroriste crée par les occidentaux pour diaboliser l’Islam et au passage détruire la Syrie «  Al Nosra fait du bon boulot » raisonne encore dans nos têtes !!!

Résultat des courses: un prix Nobel fut attribué à Obama, et ses deux mandats ont vu aussi les pires dérives, notamment les attaques ciblées «d’ennemis de la nation américaine» principalement des pays musulmans. Les attaques par drones firent beaucoup de dégâts ce qu’un euphémisme désigne par dommages collatéraux. Entendons par là la mort, le deuil et les traumatismes à vie de ceux qui en réchappent. Là encore nous fûmes d’une certaine façon, déçus d’Obama qui tergiversait – il tenait toujours la canne par le milieu- Il annonça lui-même la mort de Bin Laden et avait laissé Hillary Clinton faire sa guerre en Libye avec comme cadeau sa fameuse phrase à l’annonce du lynchage du dirigeant musulman: «Je suis venu, j’ai vu… Il est mort.» Bref, l’élection de Trump contre toute attente avait permis naïvement de faire naître des espoirs chez les musulmans et les autres, «Tout sauf Clinton disait-on au vu de son comportement va- t-en guerre contre l’islam et son alignement éternel sur Israël.

La doxa occidentale et la faute originelle

Il est convenu dans les pays occidentaux que chaque fois qu’il y ait un attentat, sans aucune réserve on désigne l’islam comme bouc émissaire. L’attentat de Charlie Hebdo attribué immédiatement aux islamistes ne s’avère pas aussi juste, il y aurait dans le coup des services de gendarmerie qui auraient été en relation avec un indic qui serait partie prenante du transport des armes qui ont servi au massacre…

D’autre part, sans faire dans la concurrence victimaire, tous les attentats réalisés par des terroristes dits islamiques avec des armes vendues par les Occidentaux se sont soldés par la perte de près de 500 vies. De l’autre côté du curseur, l’unité de référence est différente. Il faut multiplier par 100 pour avoir une idée des pertes de vies humaines. Nous l’avons vu avec Andres Breivik, nazi qui s’assume et qui a tué près d’une soixantaine d’enfants et à qui on trouve des circonstances atténuantes. Le criminel a fait un procès à l’Etat norvégien du fait que la lumière crue de la cellule le gêne. Il a gagné son procès!

Dans ces conditions où pour l’Occident il n’y a pas de bénéfice du doute qui ne peut être dissipé qu’après une enquête minutieuse, la messe est dite concernant l’Islam; «Ce n’est pas toi c’est donc ton frère!». Si en plus même au sein de la «oumma» islamique, plus atomisée que jamais, des guerres hégémoniques pour le leadership divisent encore plus l’unité du monde musulman, les Occidentaux ont beau jeu de dresser les uns contre les autres surtout si en plus cela rapporte. C’est le cas de la haine viscérale d’une monarchie moyenâgeuse qui exporte le terrorisme salafiste responsable des malheurs actuels, avec la bénédiction de l’Occident qui veut stopper l’Iran qu’elle accuse de vouloir étendre le chiisme. Pour cela l’Arabie saoudite s’associe avec Israël et les Etats-Unis qu’elle appâte.

Donald Trump en Arabie Saoudite : soutien politique contre mégacontrats

 Il y a un an, la monarchie saoudienne avait réservé un accueil assez glacial à son prédécesseur, Barack Obama, critiqué pour avoir amorcé un début de rapprochement avec l’Iran. Justement, la visite de Trump le 20 mai en Arabie saoudite qui aurait coûté près de 60 millions de dollars pour son organisation! samedi 20 mai. L’Arabie saoudite ne demande qu’à intensifier ses relations avec les États-Unis, pour cela il y a un prix à payer. D’autant que les relations étaient dégradées par Barack Obama car il avait renoué le contact avec l’Iran. Donald Trump a reçu de la main même du roi Salmane, une des distinctions les plus importantes du pays. Des accords commerciaux pour un montant de 380 milliards de dollars. Sur l’ensemble de ces contrats, un tiers concerne la vente d’armement. «La valeur des investissements dépasse les 380 milliards de dollars», a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel Al-Jubeir lors d’une conférence de presse avec son homologue américain Rex Tillerson.

Le commerce des armes

La signature de très gros contrats. Outre les rencontres bilatérales, dont celle avec le roi Salmane, Donald Trump a consacré la première de ses deux journées à Riyadh aux investissements, avec l’annonce d’une série de contrats gigantesques. «C’était une journée formidable», a lancé samedi le président républicain. «Des centaines de milliards de dollars d’investissements aux Etats-Unis et des emplois, des emplois, des emplois.» L’agence officielle saoudienne SPA a fait état de 34 accords dans des domaines de la défense, du pétrole et du transport aérien. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a pour sa part évoqué des contrats militaires d’une valeur de près de 110 milliards de dollars, présentés comme «l’accord d’armements le plus important de l’histoire des Etats-Unis». Ils ont pour but de «soutenir la sécurité à long terme de l’Arabie saoudite et de l’ensemble du Golfe face à la mauvaise influence iranienne et aux menaces liées à l’Iran qui existent aux frontières de l’Arabie saoudite», a assuré Rex Tillerson. C’est donc coup double pour les Etats -Unis: des contrats mirobolante avec en prime la diabolisation de l’Iran ce qui n’est pas pour déplaire à Israël.

Justement, le professeur Jules Dufour nous explique le commerce des armes.

«Le commerce mondial des armements est florissant. Des guerres qui se prolongent s’avèrent un condiment parfait pour les industries de guerre des pays occidentaux. Depuis le début du siècle, les monarchies du Golfe utilisent les dividendes générés par les exportations de pétrole en étant parmi les plus actifs dans l’importation d’armements. Il s’agit d’une escalade dans ce recours au matériel de défense. Se trouvant dans l’aire immédiate de l’influence de la Russie et voisins de l’Iran et d’Israël les pays du Golfe continueront de s’approvisionner avec les armements produits en Occident. Il importe de rappeler que les principaux exportateurs d’armements de l’UE ont vu leurs ventes grimper en 2016 et, notamment, la France qui a atteint un niveau record de 20 milliards de dollars avec la vente d’une valeur de 16 milliards d’euros grâce à l’Inde qui a conclu en septembre 2016 l’achat de 36 avions de combat Rafale fabriqués par le groupe Dassault, pour environ 8 milliards d’euros. Après des débuts difficiles à l’exportation, le Rafale a trouvé pour la première fois preneurs en 2015: le Qatar et l’Égypte ont chacun acquis 24 appareils. (Le Monde).» (1)

Le discours sur l’islam : Rien de nouveau sous le soleil

Dans un discours à Riyadh, devant les représentants d’une cinquantaine de nations musulmanes, dont 37 chefs d’Etat ou de gouvernement, Donald Trump s’est déclaré, dimanche, porteur d’un message «d’amitié, d’espoir et d’amour». Il a exhorté les pays musulmans à n’offrir aucun «refuge aux terroristes» et a annoncé un accord avec les pays du Golfe pour lutter contre le financement du «terrorisme». «Il s’agit d’une bataille entre des criminels barbares qui cherchent à éradiquer la vie humaine et des gens bien de toutes les confessions qui cherchent à la protéger», a-t-il déclaré. Invitant les pays arabes à compter avant tout sur eux-mêmes, il a estimé que «les nations du Proche-Orient ne peuvent attendre que la puissance américaine écrase cet ennemi à leur place.»

Donald Trump a appelé tous les pays à «isoler» l’Iran. «En attendant que le régime iranien montre sa volonté d’être un partenaire dans la paix, toutes les nations dotées d’un sens des responsabilités doivent travailler ensemble pour l’isoler», a-t-il dit en accusant la République islamique d’attiser «les feux du conflit sectaire et du terrorisme.»

Pour le Réseau Voltaire dont les propos sont curieusement équilibrés:

«Contrairement à ce que rapportent les agences de presse occidentales et à ce qu’avait fait le président Obama en Égypte il y a huit ans, le président Donald Trump n’a pas prononcé de discours sur l’Islam lors de son voyage en Arabie saoudite. Rappelant que son voyage qui débutait en Arabie saoudite, terre des Lieux saints de l’islam, se poursuivrait à Jérusalem, Bethléem et au Vatican, il a appelé à la pratique de la tolérance et du respect entre les trois religions abrahamiques. Centrant son discours sur la lutte contre le terrorisme, il a fait appel aux sentiments religieux et humanistes des responsables musulmans présents pour leur enjoindre à ne plus coopérer avec ceux qui sèment la mort. Il les a invités à participer au Global Center for Combating Extremist Ideology (Centre global pour combattre l’idéologie extrémiste). En voici les principaux extraits:» (2)

«Nous ne sommes pas ici pour donner des conférences, nous ne sommes pas ici pour dire aux autres comment ils doivent vivre, agir, apprendre ou adorer. Au lieu de cela, nous sommes ici pour offrir un partenariat – basé sur des intérêts et des valeurs partagés – afin de poursuivre un avenir meilleur pour nous tous. (…) C’est un choix entre deux futurs – et c’est un choix que l’Amérique ne peut pas faire pour vous. Un meilleur avenir n’est possible que si vos nations rejettent les terroristes et les extrémistes. Mettez les dehors. Mettez les hors de vos lieux de culte. Mettez les hors de vos communautés. Mettez les hors de votre terre sainte. Mettez les hors de notre terre.» (2)

Curieusement une fois de plus l’inflexion du discours de Thierry Meyssan qui avait une analyse plus lucide, trouve quelques circonstances atténuantes à ce discours au point de l’expliciter pour nous qui n’avons rien compris, semble –t-il nous dire.

Il écrit : «Pour notre part, écrit-il l’Amérique s’est engagée à ajuster ses stratégies pour faire face à l’évolution des menaces et aux faits nouveaux. Nous éliminerons les stratégies qui n’ont pas fonctionné et nous appliquerons de nouvelles approches éclairées par l’expérience et le jugement. Nous adoptons un réalisme de principe, ancré dans des valeurs communes et des intérêts partagés. (…) Les responsables religieux doivent rendre cela absolument clair: la barbarie ne vous délivrera aucune gloire – la dévotion envers le mal ne vous apportera aucune dignité. Si vous choisissez le chemin de la terreur, votre vie sera vide, votre vie sera brève, et votre âme sera condamnée. (…) Avec l’aide de Dieu, ce sommet marquera le début de la fin pour ceux qui pratiquent la terreur et répandent leur vil credo. Dans le même temps, nous prions pour qu’on puisse se souvenir un jour de ce rassemblement comme le début de la paix au Moyen-Orient – et peut-être même dans le monde entier. (…) Je vous demande de vous joindre à moi, de vous joindre à moi, de travailler ensemble, et de lutter ensemble – Unis, nous ne faillirons pas. Je vous remercie. Dieu vous bénisse. Dieu bénisse vos pays. Et Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique.» (2) Amen.

Pour ceux qui espéraient, avec l’élection de Donald Trump, une politique étrangère alternative des Etats-Unis, je crois que c’est raté.:

«Guerre du Bien contre le Mal, des gens sensés contres les barbares», guerre contre le terrorisme, diabolisation de l’Iran, de la Syrie, du Hezbollah et du Hamas, le président américain a en revanche a été très obséquieux envers ses hôtes saoudiens, soulignant qu’ils ont signé pour 400 milliards de dollars de contrat (dont plus de 100 milliard pour l’armement), et se réjouissant de l’octroi de pouvoirs supplémentaires au femmes saoudiennes d’ici 2030. Point très surprenant: il appelle tous les pays arabo-musulmans à chasser les terroristes hors de leurs frontières (et par conséquences, à les répandre dans le monde) là où l’on aurait pu s’attendre de sa part, à ce qu’il appelle plutôt à les tuer (ce qui ne serait pas une solution en soit) ou à les capturer.» (3)

Il n’a pas parlé de la dimension spirituelle de la région et de son apport à la condition humaine, il est venu le vé des troupes pour combattre un monstre que l’Occident a crée et qu’il nomme Etat Islamique. Les Musulmans qui ont toutes les peines du monde – exception faite de l’Arabie saoudite- à prendre leur distance avec cette idéologie mortifère concoctée dans les laboratoires des pays occidentaux qui veulent reshaper le monde,

Cela nous rappelle en définitive le discours du bien et du mal cher à Bush Junior Trump relance la machine néoconservatrice. Ça a toujours été le discours des néoconservateurs depuis Bush, Sarkozy, Blair Hollande, Fabius, Thierry Meyssan semble vouloir encore et toujours défendre Trump. C’est un discours de Tartuffe destiné à tromper les citoyens de l’Occident (Les autres de toutes façons ne croient pas en la civilisation occidentale). Trump sait bien que le terrorisme mondial est organisé pas les USA, Israël, les rois du pétrole dont les Saoudiens, avec la complicité des gouvernements européens. Ce n’est pas en jouant les Tartuffes que Trump va convaincre les Saoudiens d’arrêter leur guerre terroriste au Yémen.

Donald Trump en Israël

Le président américain est arrivé en Israël, le 22 mai accueilli par le Premier ministre israélien. Il s’est ensuite rendu à Jérusalem, ville sainte pour chrétiens, juifs et musulmans, après avoir affirmé que la paix apparemment insaisissable entre Israéliens et Palestiniens était possible. M.Trump a certes nommé comme nouvel ambassadeur David Friedman, un opposant de la solution à deux Etats. dans un entretien au quotidien Israel Hayom: il déclare aucun gel des colonies ne sera exigé par Washington; aucun plan ou feuille de route ne sera imposé. Le déménagement de l’ambassade vers Jérusalem, promis pendant sa campagne est en attente. Pas de contrat pas un dollar! Au contraire l’aide américaine est de 3 milliards de dollars et les armes américaines aux Israéliens seront toujours les meilleures que celles du bas de gamme fourguées aux Arabes et aux musulmans pour qu’ils s’entretuent.

La considération de Trump pour l’Islam

Tout à fait autre chose en termes d’empathie et de respect. Donald Trump s’est rendu devant le Mur des Lamentations, une première pour un président américain en exercice. Avant Donald Trump, aucun président américain en exercice ne s’y était rendu. Dans cet ordre d’idées, nous avons remarqué que la première dame américaine avait les cheveux découverts, lors de sa visite , comme le fit Michelle Obama dans les mêmes conditions ce qui a provoqué le twitt de Donald Trump du 29 janvier 2015. Twitt dans lequel il constatait le non respect du peuple saoudien. L’histoire ne s’arrête pas là , de passage au Vatican ( à la fois Etat, et Mecque des Chrétiens, la femme et la fille de Trump ont mis des voilettes pour être reçu par le pape. Cette symbolique à géométrie variable plus que cent discours la perception de l’Occident de la considération qu’il a pour le judaïsme , le christianisme et le tiers exclus de la Révélation Abrahamique.

Conclusion

 Rien de nouveau sous le soleil mais Business as usual En définitive, Trump fait coup double, il pompe encore les ressources financières de l’Arabie, et il s’assure que le job sera fait concernant la destruction de la Syrie, du Yémen, et l’Iran. +110 milliards d’armement pour faire quoi? Tuer en finançant les groupes terroristes. Pour continuer à tuer les Yéménites qui ont à faire à une épouvantable épidémie de choléra? Pour attaquer un jour l’Iran? Pourtant, il suffit de 50 milliards de dollars/an pour éradiquer la faim sur Terre!!!

Le président américain veut faire pression pour officialiser la réconciliation Riyadh/Tel-Aviv afin de relancer un hypothèque processus de négociation entre Israéliens et Palestiniens. En cherchant aussi à aider les Saoudiens à sortir de leur enlisement au Yémen, le président américain veut un nouveau partage de type Sykes-Picot avec la Russie. Il s’assure de nouveaux alliés. Israël et l’Arabie saoudite pour redessiner le Moyen-Orient au grand malheur des peuples qui y vivent et qui, on l’aura compris, ne seront pas consultés…

S’agissant de ceux qui dictent la norme à une religion, il eut été hautement souhaitable que le politique se tienne d’une façon équidistante des religions, car dicter une norme à une espérance, atemporelle, c’est peut-être le dernier arrêt avant l’avènement définitif du money-théisme…

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 

Notes

1.Jules Dufour http://www.mondialisation.ca/les-ventes-darmements-au-moyen-orient-en-continuelle-expansion/5591253

2.http://www.voltairenet.org/article 196408.html

3.http://arretsurinfo.ch/video-trump-en-arabie-saoudite-extrait-dun-discours-tres-preoccupant/

Article de référence : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/267613-trump-et-l-islam.html

Israël-Arabie Saoudite : une alliance solide


http://lelibrepenseur.org

saudie-israel

Quand on dit que les Saoudiens et le wahhabisme sont les deux faces de la même fausse monnaie, on nous accuse de complotisme. Lorsqu’on dit que les Saoud sont des sabbataïstes qui n’ont rien à voir avec l’islam et qu’ils l’ont totalement dénaturé, on nous dit que l’islam est protégé, que personne ne peut l’altérer…. Quand on dit qu’ils ont financé et organisé le terrorisme daechiste dans le monde entier, on nous répond que ce ne sont que fadaises et billevesées…

En réalité, tout ce que l’on avance depuis 10 ans s’avère être exact à la virgule près, et maintenant que les cartes tombent sur la table et qu’ils découvrent leur jeu, vous pouvez le vérifier par vous-mêmes.


L’alliance entre Israël et l’Arabie Saoudite au Moyen-Orient continue d’évoluer rapidement au niveau de convergences géopolitiques, militaires et économiques.

Si, il y a seulement quelques mois, les premiers médias du Moyen Orient et de l’Europe ont commencé à évoquer des relations et des contacts entre les deux États, il est clair qu’il s’agit maintenant d’une véritable normalisation des relations entre Israël et les Saoudiens, mais aussi d’une alliance politique et militaires avec des réunions et des contacts plus fréquents.

La preuve de ce rapprochement entre les deux pays est liée, par exemple, à l’annonce du début des travaux de construction de l’ambassade saoudienne en Israël, probablement la plus grande et la plus importante à Tel-Aviv. Officiellement, les deux pays n’ont pas des relations diplomatiques depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948 (la Nakba) qui a entraîné l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs terres. Cependant, en 2005, par un accord formel entre le président américain George Bush (proche allié d’Israël et de sa politique coloniale) et le roi saoudien Fahd, la monarchie du Golfe s’est déclarée favorable à la reconnaissance officielle de l’Etat d’Israël. Depuis lors, selon de nombreux analystes, les convergences entre les deux pays se sont progressivement confirmées, jusqu’à la récente désignation comme futur ambassadeur d’Arabie Saoudite à Tel-Aviv du prince Walid Bin Talal.

Les déclarations du directeur saoudien du Centre d’études stratégiques du Moyen-Orient à Jeddah, Anwar Eshqi, laissent peu de doute.

Dans une interview avec le journal israélien Yediot Aharonot, l’ancien général a clairement déclaré que « la coopération entre Riyadh et Tel-Aviv contre leurs ennemis communs (l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, ndlr) est arrivée à un tel point que l’État saoudien s’engage à encourager tous les pays arabes à normaliser leurs relations diplomatiques avec Israël ». La seule condition imposée par la monarchie saoudienne serait l’acceptation de la proposition de paix, présentée par les Saoudiens en 2016, au sujet des Territoires Occupés (Palestine et les plateaux du Golan). Une proposition qui a été modifiée, ou mieux, qui a été expurgée des clauses du droit de retour des milliers de réfugiés palestiniens dans leurs foyers et de celles pour le retour du plateau du Golan qui resterait sous administration israélienne. Eshqi a ajouté que « si le gouvernement Netanyahou accepte la proposition de paix arabe, l’Arabie Saoudite invitera Israël à participer à une confédération économique avec tous les pays de la région (pour la création d’une zone de libre-échange que les Saoudiens veulent créer sur l’île de Tiran cédée par le Général égyptien Al Sissi en 2016, avec la construction d’un pont sur la Mer Rouge reliant l’Asie au continent africain, ndlr) ». Sur le plan économique en effet, la presse israélienne rapporte que l’État saoudien et les Emirats ont signé des contrats de plusieurs centaines de millions de dollars avec Tel-Aviv précisément pour « fournir un soutien financier à l’économie israélienne.»

Sur le plan militaire, les convergences entre les deux pays ont des racines plus lointaines. Riyadh avait financé l’invasion israélienne du Liban en 2006, dans le but de détruire l’ennemi commun représenté par Hezbollah et par la résistance libanaise (Source AFP). Le soutien économique a été le même lors de l’opération militaire contre Gaza en 2008-2009, appelée « Plomb durci », parce que la résistance palestinienne n’était plus alignée aux directives saoudiennes. Ces dernières années, les accords de Vienne (entre le quintet Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie ainsi que Allemagne et Iran), l’influence croissante de la République iranienne, le changement de direction de l’administration Obama (avec une détérioration des relations entre les Etats-Unis et ses alliés traditionnels dans la région, les Saoudiens et les Israéliens) et, enfin, les difficultés à faire tomber le régime syrien de Assad Al Bachar, ennemi commun, ont amené inévitablement les deux pays à une alliance solide.

Au niveau militaire, l’État juif soutient, officiellement et officieusement, toutes les initiatives et les interventions de Riyadh.

Au Yémen, par exemple, le gouvernement israélien fournit des armes et un soutien logistique aux troupes saoudiennes qui combattent les chiites (Houti), ce qui entraîne le massacre des civils. Le même soutien, indirectement, s’opère contre les groupes djihadistes financés et soutenus par les Saoudiens en Syrie au point qu’un analyste israélien, Yossi Melman, a écrit dans le Jerusalem Post que « les groupes djihadistes comme Daesh ou Al Nusra ne sont pas une menace pour Israël parce que, depuis que ces groupes se sont installés dans la zone des hauteurs du Golan, ils ont toujours fait preuve de bonnes relations de voisinage avec Israël ». Le soutien logistique et médical des miliciens djihadistes protégés et soignés dans les hôpitaux israéliens a été documenté dans le passé par plusieurs journaux du Moyen-Orient.

Témoigne de cette coopération militaire bien établie la construction d’une base militaire dans le territoire saoudien dirigée par les troupes américaines et, pour la première fois, par l’armée israélienne. La base, qui a des systèmes de radar et de missiles sophistiqués, a été construite dans la région de Tabouk, dans le nord-ouest du royaume saoudien, et est devenue opérationnelle depuis novembre 2016. La nouvelle a été annoncée par le site israélien Hona et une parlementaire de la gauche sioniste du parti Meretz, Zahaava Gal-On s’est déclarée « désorientée par la décision prise par le Premier ministre Netanyahou parce qu’il placerait les officiels israéliens en première ligne contre les risques d’attaques terroristes des djihadistes en territoire saoudien « .

L’alliance entre ces deux pays apparaît donc de plus en plus forte et consolidée. Dans une perspective régionale, le plus préoccupant, en particulier pour la résistance libanaise et palestinienne, est le fait que la stabilisation des relations entre Israël et les puissances sunnites va permettre à Tel-Aviv de poursuivre tranquillement sa politique raciste et coloniale ou de frapper son ennemi avoué, le Hezbollah, sans trop de répercussions au niveau international. L’élection à Washington de Donald Trump, fidèle ami de Tel-Aviv, semble même soutenir la consolidation d’une telle alliance dans la lutte contre l’Iran. Les paroles menaçantes «je ne conseille à personne de nous provoquer ou nous tester» proférées par le ministre israélien de la Défense, le faucon et ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, lors d’une visite à la frontière nord avec le Liban ne semblent malheureusement pas prononcées par hasard.


Stefano Mauro – Source : Investig’Action

« La chétive pécore. S’enfla si bien qu’ elle creva».


Nous nous trouvons actuellement à la croisée des chemins de l’Histoire humaine. Une phase sans précédent qui réunit tous les ingrédients nécessaires à l’émergence d’un fruit étrange issue de ses entrailles. Un fruit dont nous connaissons la saveur depuis la nuit des temps. Seule notre époque moderne pouvait réunir les conditions optimales à son couronnement […]

via Fake, Mensonges & Destructions —

Le langage de l’ “État juif” : la violence


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Par Jonathan Cook

 

 

Cette photographie prise par Keren Manor est un nouveau témoignage de la situation des Palestiniens – ceux parmi eux qui sont citoyens d’Israël – plus éloquent que tous les mots. L’homme qui gît à terre est Ayman Odeh, membre du parlement israélien, qui est à la tête de la “liste conjointe”, le troisième plus important groupe parlementaire à la Knesset, et l’homme politique palestinien ayant le plus haut rang en Israël.

La police israélienne vient de lui tirer dessus avec des balles enrobées de caoutchouc [1], non pas une fois mais deux fois – y compris à la face. Odeh est l’un des hommes politiques les moins enclins à l’affrontement, parmi l’importante minorité palestinienne d’Israël, qui représente un cinquième de la population. Le message qui est le sien est constamment en faveur de la paix et de l’amitié entre tous les citoyens israéliens, qu’ils soient Juifs ou Palestiniens. Cela ne semble pas lui avoir valu la moindre protection contre la doctrine du “tirer d’abord – discuter ensuite” qui est celle des forces de sécurité israélienne vis-à-vis des Palestiniens.

Cette image devrait être perçue comme aussi choquante que le serait celle d’un Bernie Sanders ou d’un Jeremy Corbin ensanglanté et rampant dans la poussière, sous le regard impassible de policiers étatsuniens ou britanniques.*

Le nettoyage ethnique continue

Le contexte est également important.

Odeh s’était joint au millier d’habitants de Umm al-Hiran – tous citoyens d’Israël – aux premières heures de la matinée de mercredi, pour une manifestation afin d’arrêter les équipes de démolition de 150 habitations de leur village situé dans le Negev. Dans les années 1950, Israël avait autorisé ces familles à s’établir dans la zone de Umm al-Hiran, après les avoir chassées durant la Nakba des terres, beaucoup plus fertiles, où elles étaient initialement établies. Le prétexte invoqué à l’époque pour les chasser des terres de leurs ancêtres était qu’Israël en avait besoin pour installer un kibboutzexclusivement juif.

Tout ceci s’est produit sous le régime de la loi martiale qu’Israël a imposé à ses citoyens palestiniens pendant près de deux décennies. Plus de 60 ans plus tard, exactement le même scénario se reproduit, mais cette fois cela se passe devant des caméras. Umm al-Hiran est détruit afin qu’une communauté exclusivement juive, qui conservera le nom de Hiran, puisse être construite sur les ruines des maisons de ces familles.

Israël n’a jamais inscrit Umm al-Hiran dans un plan d’aménagement du territoire, de sorte que maintenant la localité peut être déclarée “illégale” et ses habitants considérés comme des “squatteurs” et des “intrus”. Ces familles sont donc, pour la deuxième fois, la cible d’un nettoyage ethnique, non pas en période de guerre, mais en temps de paix et par leur propre État*.

Et elles sont loin d’être les seules. Des milliers d’autres familles, et leurs villages, subissent le même sort.

La vérité, c’est que rien n’a changé depuis les années 1950. Israël continue à se conduire comme si la loi martiale s’imposait toujours à ses citoyens palestiniens. C’est toujours un “État juif”, c’est-à-dire un État où les droits des Juifs prévalent toujours face à ceux qui Palestiniens, théoriquement eux aussi “citoyens”. Et il traite toujours les non-Juifs comme une menace, comme un ennemi.

Israël n’est pas un État normal. C’est une ethnocratie, et elle est dirigée par une variante du nationalisme ethnique qui a déchiré l’Europe il y a un siècle.

Ayman Odeh est un leader qui fait campagne pour la paix et l’égalité entre les citoyens Juifs et Palestiniens. Aujourd’hui, il a reçu la réponse [de l’État juif]. La place qui lui est réservée est d’être meurtri, ensanglanté et brisé, rampant dans la poussière. Tel est le langage d’un “État juif”.

Jonathan Cook

 

Article original en anglais :

Israel_Palestine_Flag

Violence: The Language of a Jewish State. Palestinian Citizens of Israel

Traduction :  Pour la Palestine 

[1] Lorsque dans les médias dominants on parle de “balles de caoutchouc”, il s’agit presque toujours de projectiles métalliques enrobés d’une couche de caoutchouc, susceptibles de causer des traumatismes extrêmement sérieux et même parfois mortels. L’expression est utilisée par ces médias pour donne l’impression

Jonathan Cook vit à Nazareth et est lauréat du prix spécial Martha Gellhorn de journalisme. Ses ouvrages récents sont « Israel and the Clash of Civilisations: Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East » (Israël et le choc des civilisations : l’Irak, l’Iran et le plan de remodelage du Moyen-Orient) (Pluto Press) et Disappearing Palestine: Israel’s Experiments in Human Despair (La disparition de la Palestine : expérimentations israéliennes autour du désespoir humain) (Zed Books).

 

Netanyahu à Sumer


lelibrepenseur.org

par Lotfi Hadjiat

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« Au Moyen-Orient, les faibles ne survivent pas… La force et l’intelligence survivent », a déclaré Netanyahu, le boucher de Gaza, le 4 décembre 2016 à Washington, par vidéoconférence, au public du Forum Saban annuel pour la politique moyen-orientale de la Brookings Institution. Les Juifs savent pourtant bien depuis les Hébreux dans le désert du Sinaï, que les faibles survivent au Moyen-Orient, même en plein désert… Ils savent bien aussi qu’un des piliers du Judaïsme, la tsedaka, recommande comme en islam, d’aider les faibles. Alors question, Netanyahu est-il juif ? Je dirais qu’il est israélite. Nuance. Il y a deux mouvances chez les Juifs, les Israélites et les Judéens. Ces derniers sont attachés au message moral monothéiste de Jacob, quant aux Israélites ils sont attachés à l’idéologie de leur ancêtre : Israël. Car Israël n’est pas Jacob, ce sont deux personnages distincts comme le précise bien le Livre des Nombres. Israël n’est nul autre que Caïn, selon le Coran. Les enfants d’Israël, les israélites sont donc les enfants de Caïn, les héritiers, les partisans de Caïn-Israël. Selon le Talmud et le Zohar, Caïn, le premier assassin de l’humanité, fut le résultat de l’union d’Eve et de Satan. Il y a donc chez les Juifs deux mouvances irréductiblement antagoniques : les Judéens, juifs authentiques, et les Israélites, leurs usurpateurs obstinés. Ces deux mouvances sont comme l’huile et le vinaigre, ou plutôt comme le bon grain et l’ivraie… le royaume de Juda fut toujours en guerre contre le royaume d’Israël, comme l’écrit l’Ancien Testament… Et avec le temps, les Israélites ont phagocyté les Judéens.

Pour comprendre l’idéologie de Caïn-Israël, il faut évidemment comprendre l’idéologie de son père, Satan, le premier ennemi de l’humanité. Et cette idéologie peut se formuler simplement : défier Dieu par la « force, l’intelligence » et la ruse en transgressant ses lois morales pour perdre l’humanité, cette humanité qui fut la cause de la chute de Lucifer-Satan (selon le Coran). La descendance de Caïn-Israël se place donc au-dessus des hommes, des Goyims… qui ne sont là que pour être exploités, pillés, massacrés… Et la vie de Caïn-Israël lui-même incarne cette idéologie. Dans son ouvrage Antiquités judaïques, voici ce que nous dit l’historien juif Flavius Joseph, premier siècle après J. C., au début du deuxième chapitre du premier livre : « Caïn était en tout d’une grande perversité et n’avait d’yeux que pour le lucre ; il est le premier qui ait imaginé de labourer la terre. Caïn (après avoir été maudit par Dieu) traverse beaucoup de pays et s’arrête avec sa femme dans un endroit appelé Naïs, où il fixe sa résidence et où des enfants lui naquirent. Loin de considérer son châtiment comme un avertissement, il n’en devint que plus pervers : il s’adonna à toutes les voluptés corporelles, dût-il maltraiter, pour les satisfaire, ceux qui étaient avec lui ; il augmente sa fortune de quantités de richesses amassées par la rapine et la violence ; il invita au plaisir et au pillage tous ceux qu’il rencontrait et devint leur instructeur en pratiques scélérates. Il détruisit l’insouciance, où vivaient précédemment les hommes, par l’invention des mesures et des poids ; la vie franche et généreuse que l’on menait dans l’ignorance de ces choses, il en fait une vie de fourberie. Le premier, il délimita des propriétés ; il bâtit une ville, la fortifia par des murs et contraignit ses compagnons à s’associer en communauté. (…). Joubal (os), son frère, né de la même mère, s’adonna à la musique et inventa les psaltérions et les cithares. Thobél (os), un des fils de l’autre femme, plus fort que tous les hommes, se distingua dans l’art de la guerre où il trouva de quoi satisfaire aux plaisirs du corps ; il inventa le premier l’art de forger. (…). Encore du vivant d’Adam, les descendants de Caïn en arrivèrent aux plus grands crimes : par les traditions et l’exemple, leurs vices allaient toujours en empirant ; ils faisaient la guerre sans modération et s’empressaient au pillage. Et ceux qui n’osaient pas verser le sang montraient, du moins, tous les emportements de l’insolence, de l’audace et de la cupidité ». La conduite de Caïn est exactement celle des sionistes en Palestine ou de certains Juifs à travers le monde… Bernard Madoff, Cyril Astruc, Gilbert Chikli, Arcadi Gaydamac, les freres Tchernoï et tant d’autres.


« Aujourd’hui, le message spirituel de l’islam restitue les enseignements d’Abel envers et contre la fureur de Caïn-Israël. »


À en croire Flavius Joseph, la première ville fut donc édifiée par Caïn, avant le Déluge. Il semblerait que le Déluge conté par tant de mythes soit un événement qui ait réellement eu lieu. Au cours de fouilles archéologiques, dans les ruines de l’antique cité sumérienne d’Ur, en 1929, Sir Leonard Woolley découvrit soudain une couche boueuse sédimentaire d’argile pure ; il eut alors l’idée de creuser encore, et au bout de trois mètres de profondeur de plus, il découvrit sous la couche d’argile pure les vestiges d’une civilisation. Wolley en conclut qu’une forte inondation avait dû apporter cette impressionnante couche de boue et ensevelir cette ancienne civilisation. Puis, considérant l’impressionnante épaisseur de la couche, Woolley émit l’hypothèse qu’il s’agissait du fameux Déluge. D’autres fouilles entreprises à Babylone, Shuruppak, Uruk, Lagash, Kish et Ninive confirmèrent l’hypothèse de Woolley. La mythologie sumérienne relate en détail le Déluge et l’arche du Noé sumérien, Ziusudra, un récit quasi-identique à celui que la Torah formulera 2000 ans plus tard. On peut déceler aussi dans la mythologie sumérienne, les personnages de Caïn (le dieu Enki-le-fourbe) et Abel (le dieu Enlil-le-juste) ou de Adam (Adapa ?) et Eve (Inti). Ces personnages étaient des dieux pour les hommes du paléolithique. Car les premiers hommes ne sont pas Adam et Ève. La Genèse nous dit dans le premier chapitre, que Dieu créa les hommes le sixième jour, et se reposa le septième, puis, dans le chapitre suivant, Dieu créée Adam… La sourate de l’Homme confirme cela dès la première phrase, « Ne s’est-il pas écoulé un laps de temps durant lequel l’espèce humaine n’était même pas digne d’être mentionnée ? ». Adam, auquel Dieu insuffla de Son Esprit, fut le premier homme digne d’être mentionné.

Les hommes du paléolithique, les premiers hommes vivaient dans une violence et une brutalité inouïe, en proie à tous les démons, un peu comme les racailles des banlieues françaises (qui ne menacent malheureusement en rien le pouvoir démoniaque dominant, au contraire, elles le servent). Et Dieu décida « d’établir un vicaire sur Terre », comme le relate la deuxième sourate du Coran. Un vicaire humain… Les anges protestèrent estimant que ce vicaire devait être un ange puis se soumirent finalement à la divine décision, car ce vicaire, Adam, avait certes l’apparence des hommes mais avait un esprit de Dieu et n’était pas mortel. Quant à Lucifer/Satan, génie supérieur, qui se voyait aussi en vicaire, il se rebella contre cette décision et fut déchu et maudit. Adam et Ève arrivèrent ainsi au milieu de la sauvagerie des hommes paléolithiques et furent inéluctablement considérés comme des dieux. Car autour d’eux, la vie prospérait harmonieusement (exactement comme la vie prospérait autour de Jésus-Christ), une harmonie où résonnait l’éternité, le jardin d’Eden… qui se situait probablement dans le Croissant fertile… Puis, par une ruse du Diable ayant pris une apparence éblouissante (comme les pires crapules israélites prennent une apparence des plus respectables), l’esprit, par Ève et Adam, tomba et s’enlisa dans la chair mortelle, et dans la quête malheureuse de la connaissance perdue (dont le Coran nous ouvre le chemin), la connaissance de la vie éternelle. Ève et Adam tombèrent dans la vie mortelle. Les générations issus d’Adam et Ève furent les douloureux aventuriers de la connaissance perdue, ce fut la fin de la préhistoire, la révolution néolithique… dans le croissant fertile, à Sumer. Effectivement, l’Histoire commença à Sumer, comme l’écrivit Samuel Noah Kramer.

La première ville fut donc édifiée par Caïn-Israël, et effectivement les tablettes sumériennes nous apprennent que la première ville où s’exerça la royauté fut Eridu, la ville de Caïn-Enki, où se trouvait son temple, « la maison d’Apsû », le dieu de l’Abîme, Satan… Caïn-Enki fut l’initiateur des premières cités sumériennes avec les premières institutions, palais, temples, tribunaux, la première royauté (dont toutes les autres royautés, y compris européennes, ne sont qu’une imitation), le premier parlement (également imités par tous), la première écriture, qui établit les premiers contrats, les premières sciences, mathématique, médecine, pharmacopée, astronomie, les premiers textes religieux, législatifs, juridiques, les premières technologies, roue, tour de potier, fours, bateau à voile, charpenterie, charrue, chariot, armureries, les premières industries, agriculture, métallurgie, construction de bâtiment en pierre, métier à tisser, vannerie, les premiers instruments de musique, harpe, lyre, flûte, cithare, psaltérion, tambour, gong, les premières administrations, fiscales, scolaires, le premier commerce organisé par professions, boulangers, ingénieurs, forgerons, bijoutiers, artistes, musiciens, bureaucrates, scribes… et la première monnaie, le shekel…! Oui, la monnaie israélienne actuelle… Réduire le miracle grec à une branche tardive du miracle sumérien serait injuste, car les anciens Grecs interrogèrent justement par la philosophie, la littérature, le théâtre et la poésie, les vanités essaimées par Sumer et les destinées humaines. Il y eut aussi à Sumer les premières populations exploitées jusqu’à la mort pour engraisser une oligarchie contrôlant le temple et le palais, les premiers sacrifices, prostitutions et orgies institutionnalisés par le temple, les premiers marchands du temple, les premiers Pharisiens, les premières masses aliénées, broyées, le premier commerce des esclaves, les premières dettes, endettements, les premiers taux d’intérêt, l’usure, les premières banques… La première société moderne foncièrement aliénante et destructrice à laquelle nous fait revenir aujourd’hui la franc-israélito-maçonnerie. La première société où ne « survivait » que « la force et l’intelligence » et la ruse, et où « les faibles » majoritaires, maintenus faibles, étaient broyés implacablement. Un mythe sumérien raconte l’épuisement des Igigi, qui durant des années travaillèrent jour et nuit au service des Anunnaki, et qui finirent par cesser le travail en détruisant leurs outils. Comme aujourd’hui, le peuple était écrasé, contrôlé, surveillé, traqué pour la sécurité d’une oligarchie inique ; ce n’est vraiment pas un hasard si Israël est actuellement en pointe dans les technologies de sécurité.

L’édification des premières villes ne se fit pas sans résistance. Il y eut au départ un conflit profond entre le cupide Caïn-Enki et son frère cadet le juste Abel-Enlil. Voyons ce que nous dit Flavius Joseph sur Abel : « les deux frères se plaisaient à des occupations différentes : Abel, le plus jeune, était zélé pour la justice et, dans l’idée que Dieu présidait à toutes ses actions, il s’appliquait à la vertu ; sa vie était celle d’un berger ». Enlil comme Abel était le berger, le pasteur d’hommes qui conduisait les hommes selon la justice, et Enki comme Caïn-Israël, celui qui exploitait les hommes sur ses terres pour en tirer toutes les richesses. Le conflit entre les deux frères aboutira à l’assassinat d’Abel-Enlil par Caïn-Enki. Et Sumer prospérera de plus belle dans l’iniquité des Israélites, qui ne furent malheureusement pas complètement éradiqués par le Déluge, selon l’exégèse juive et le Coran. Babylone fut la grande continuatrice de Sumer, en pire (le grand dieu de Babylone fut le dieu-serpent Mardouk, fils de Enki…), jusqu’à ce que les Kassites, à la moitié du deuxième millénaire avant J. C., envahirent Babylone et en chassèrent du pouvoir les Israélites, qui croisèrent dans leur errance les Judéens. Et après un pacte avec Laban, cupide, fourbe, idolâtre et exploiteur comme Caïn, Jacob le Judéen pourtant soumis à Dieu fut affublé du nom de « Israël » (qui veut dire : en lutte contre Dieu !), comme le raconte la Torah, qui fut écrite à Babylone par l’israélite Esdras, mêlant au message judéen l’idéologie israélite, domination par l’usure, le vice, le mépris des Goyims, la rivalité implacable… On retrouve par exemple dans la Torah, le fameux « œil pour œil, dent pour dent » du Code Hammourabi, roi babylonien avant la dynastie kassite. Ce Code disposait que « la nourrice qui a laissé un enfant mourir parce qu’elle a accepté d’en nourrir un autre a les seins coupés » ! Mais on retrouve aussi dans ce code le souvenir d’Abel, on peut y lire par exemple que « le fort n’opprime pas le faible » et que justice soit faite « à la veuve et à l’orphelin ».

Aujourd’hui, le message spirituel de l’islam restitue les enseignements d’Abel envers et contre la fureur de Caïn-Israël. Comme dans la doctrine des Caïnites (dont la Kabbale juive et la franc-maçonnerie sont les héritières), la théogonie sumérienne substitue la copulation primordiale à Dieu : la copulation entre Apsû et son épouse Nammu (dieux primordiaux de l’Abîme), va créer tout ce qui existe dans l’univers, dieux, ciel, terre, etc. Dans cette théogonie qui signe la victoire ideologico-politique de Caïn-Enki sur Abel-Enlil, Enki, dieu de l’Abîme, lui aussi, a évidemment le beau rôle, et Enlil le mauvais : Enki créé Adam (Adapa) ! Et il conseille à Noé-Ziusudra de construire l’Arche ! La théogonie sumérienne influença sans aucun doute celle des anciens Grecs, qui commence également par l’Abîme, disait Hésiode, et où Gaïa (la Terre) copule avec Ouranos (le ciel) et engendre les dieux, les titans, les géants, les hommes (par Prométhée qui comme Caïn-Enki, créé les hommes, et dont le fils sera Deucalion, le survivant du Déluge… !).

Mais quelques mythes sumériens révèlent qui était vraiment Caïn/ Enki, un homme perfide, avide d’or et de pouvoir. Voici deux extraits significatifs :

En ce temps-là, quand les destins eurent été arrêtés,
Et qu’une année d’opulence, venue du ciel,
Se fut déployée ici-bas comme verdure et gazon,
Sir Enki, roi de l’Apsû (l’Abîme),
Enki, le seigneur qui arrête les destins,
Se construisit un palais, d’argent et de lazulite
Argent et lazulite étincelants comme le jour !
Ce sanctuaire répandait la lisse en l’Apsû,
Et les frontons étincelants qui en saillaient
Se dressaient devant le seigneur Nudimmud.
Il l’édifia donc, d’argent adorné de lazulite
Et somptueusement rehaussé d’or.
C’est à Eridu, sur le littoral, [qu’]il érigea ce palais
Dont les briques répercutaient l’écho de mille voix
Et dont les parois de roseaux mugissaient comme des bœufs !

« Autrefois, il fut un temps où le pays de Šubur, de Hamazi, de Kalam (Sumer) où se parlent tant de langues, le pays et principauté aux divines lois, Uri, le pays pourvu de tout le nécessaire, le pays de Martu qui reposait dans la sécurité, l’univers tout entier et les peuples tous ensemble, rendaient hommage à Enlil avec une seule langue. Cependant, le Père-Seigneur, le Père-Prince, le Père-Roi, Enki, […] le Père-Seigneur courroucé… ». « […] Enki, le Seigneur de l’abondance, dont les commandements sont sûrs, le Seigneur de la Sagesse qui scrute la Terre, le chef des dieux, le Seigneur d’Eridu, doté de Sagesse, changea les mots de leurs bouches, y mit de la discorde, dans la langue de l’Homme, qui avait été d’abord unique » ; extrait d’une tablette appelée « Emmerkar et le Seigneur d’Aratta », à l’Ashmolean Museum d’Oxford.

Lotfi Hadjiat