Ne pas oublier d’être malin.


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Ceux qui se piquent d’intervenir dans l’espace public, quelles que soient leurs motivations, que ce soit en s’épanchant sur les réseaux sociaux ou en se livrant aux médias, ne doivent surtout pas oublier d’être malins s’ils ne veulent pas que leurs opinions les plus controversées occasionnent des dommages collatéraux et leur reviennent dans la tronche (pour rester poli). Dans n’importe quel pays, même les plus compréhensifs, la liberté d’expression a des limites, celles fixées par les lois concoctées par les régimes en place lesquelles évoluent en fonction des mœurs et des usages locaux voire des susceptibilités religieuses, morales ou intellectuelles. Pour ôter aux récalcitrants toute velléité de transgression, les infractions aux « normes » et aux « valeurs » nationales vont des simples rappels à la loi jusqu’à l’emprisonnement, sans oublier les sanctions financières qui s’y rattachent, frais de justice compris.
Parmi les sujets sensibles figure en premier lieu le racisme aux multiples facettes dont l’incontournable antisémitisme – selon les Juifs – sachant que pour l’islamophobie il faudra encore patienter un peu avant qu’il ne soit reconnu comme un délit. Puis vient l’homophobie – selon les LGBT – suivie désormais d’assez près par la misogynie et le harcèlement sexuel – selon les bonnes femmes. Dans le collimateur également, l’apologie du terrorisme ou de ce qui est (à ce jour) considéré comme illégal, les insultes, les incivilités et même la remise en question des systèmes éducatifs (publics ou privés) soupçonnés de pervertir les enfants. Les opposants et les partisans des causes ci-dessus sont tout autant convaincus d’avoir les meilleures raisons du monde d’agir comme ils le font et jouent des coudes pour l’emporter sur leurs adversaires qui sont forcément moins malins qu’eux.
Les commentateurs de l’actualité les moins subtils ne réfléchissent sans doute pas assez à la portée de leurs propos sur YouTube ou Dailymotion et de leurs échanges sur Facebook, Instagram, Twitter, Viber, Whatsapp, Line etc. Ils ne s’imaginent pas à quels ennuis ils s’exposent lorsqu’ils dépassent les bornes dites légales et ne s’en rendent souvent compte qu’après coup. Ensuite, ils sont rares à assumer leurs bévues envers et contre tous, et finissent lamentablement par se déculotter en invoquant des prétextes invraisemblables et en se confondant en excuses plus que discutables. Devenus la risée de tous, y compris de ceux qui les portaient aux nues, ils finissent par disparaître de l’horizon médiatique sans demander leur reste en s’estimant heureux d’échapper à la « justice » des malins qui fabriquent des lois sur mesure pour museler ceux qui ne partagent pas leurs points de vue.
D’autres sont plus malins et usent de techniques discursives pour débiter impunément de grosses horreurs en les collant dans la bouche de personnages de leur invention tout en désapprouvant du bout des lèvres. Prenez exemple sur ce journaliste d’extrême droite en retraite, Christian Combaz qui, dans ses chroniques quotidiennes, débine depuis des années « une certaine catégorie d’habitants » sans être inquiété le moins du monde. A ses dires, il ne fait que rapporter les réactions des clients du bar de « Campagnol »,[1] protagonistes aussi imaginaires que ce village fictif du sud-ouest de la France. Sous une apparente bonhommie, dans un décor champêtre, il dispense ses objurgations – parfois pertinentes et avec un certain talent, admettons-le – envers les « nouveaux arrivants »[2] qu’il n’apprécie guère, c’est le moins qu’on puisse dire, et sur les tenants du système qui empêchent leur éradication.
Prenez-en donc de la graine au lieu de faire les malins ! Au lieu de pester clairement et ouvertement contre tout ce qui vous déplait, contentez-vous de métaphores, d’insinuations et de sous-entendus, autant équivoques qu’interprétables, en faisant mine de vous interroger sur leur bien-fondé. Si vous voulez vraiment défendre des idées, vous n’avez pas besoin de vous mettre en scène et de vous faire mousser ! Contentez-vous de rapporter ce que vous avez « soi-disant » entendu dans votre entourage en faisant l’innocent ! Les tribunaux vous condamneront sûrement pour ce que vous affirmez surtout si ce n’est pas fondé ou si ça contrevient à la loi mais jamais pour vos réflexions et vos interrogations formulées à voix haute. En résumé, au lieu d’oublier d’être bêtes, n’oubliez pas d’être malins !
[1] https://www.youtube.com/channel/UCBIyR71Yvq7rWHSF2p-uH4Q
[2] https://www.youtube.com/watch?v=70Y7ZF92v_k

Le vrai racisme.


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Il n’y a pas que les insultes, les invectives et les railleries – réprimées par la loi – pour témoigner du racisme et de ses avatars, l’antisémitisme, l’islamophobie, le nationalisme, le sexisme, etc.  Quand bien même ils s’en défendent ou tentent de le travestir, le racisme est avéré chez ceux qui font une fixation et une généralisation sur un groupe d’individus. Les Arabes et les Noirs par-ci, les Occidentaux et les Blancs par-là. Les Migrants (ou Emigrés) par-ci et les Autochtones par-là. Les Juifs et les Chrétiens par-ci et les Musulmans par-là. Les Chiites par-ci et les Sunnites par-là. Les Salafis, les Soufis, les Tablighis, les Frères Musulmans par-ci et les Musulmans modérés par-là. Les Marocains et les Tunisiens par-ci et les Algériens par-là (et inversement). Et sans oublier les différentes ethnies africaines par-ci par-là. C’est d’autant plus idiot que personne n’est totalement identique ou forcément d’accord avec ceux auxquels les petits esprits les apparentent.
Il est une sagesse populaire que tout un chacun serait avisé de se remémorer plus souvent qu’à l’ordinaire : « Il y a des bons et des mauvais partout ! ». Quand des migrants perpètrent des méfaits, c’est l’immigration qui est accusée de tous les maux. Quand un groupuscule identitaire commet des profanations de mosquées ou des agressions personnelles, leur bled tout entier est soupçonné de fascisme. Quand le régime israélien riposte de façon disproportionnée aux bravades palestiniennes, les Juifs du monde entier sont génétiquement incriminés. Et quand des Musulmans ont des comportements extrémistes, l’ensemble de leurs coreligionnaires est suspecté d’avoir les mêmes velléités. Et les membres de ces communautés auront beau vivement condamner ceux des « leurs » qui se comportent mal, leurs détracteurs ne manqueront jamais de « les mettre dans le même sac ».
Par contre, il est excessif de percevoir systématiquement de l’ostracisme chez ceux qui dénoncent les travers des membres d’un ensemble humain auquel ils n’appartiennent pas. L’intolérance, le sectarisme, l’injustice voire la mécréance doivent pouvoir être pointés lorsqu’ils sont fondés et tant que les cas isolés ne sont pas étendus à la totalité de leurs « semblables ». Et ceux qui se piquent de condamner les exactions des « étrangers à leur communauté » doivent accepter en retour que les leur soient fustigés comme il se doit quand ils le méritent. De bonne foi personne ne pourra jamais affirmer que le bon droit est toujours et uniquement dans son camp.
C’est par contre assurément de mauvaise foi que d’aucuns accusent l’Islam de maltraiter les non-Musulmans.[1] Les mérites des communautés humaines sont reconnues par le Coran[2] et seuls les éléments qui se comportent mal sont condamnés au sein des populations,[3] jamais l’intégralité. L’injustice est de surcroît réprouvée même envers les ennemis.[4] Il en va malheureusement autrement de ceux qui se prétendent les disciples du Prophète Mohammed (ص) et omettent sciemment ses recommandations.[5] Sans vergogne, nombre d’entre eux, manifestent du racisme jusqu’envers leurs « frères » dans la foi en refusant de les marier à leur fille, de les inviter à manger ou à ce qu’ils dirigent les offices de prière, les mosquées ou les associations islamiques, uniquement à cause de leur couleur de peau, de leur nationalité ou de leur orientation religieuse…
Le vrai racisme, c’est d’abominer l’autre pour la simple raison qu’il est différent, de le mépriser en fonction de critères subjectifs et de faire une fixation sur tous ses faits et gestes en leur donnant une connotation négative et en arguant de justifications absurdes. S’il s’opère surtout entre des individus d’origines, de cultures, de nationalités, de sexes, ou de cultes différents, il n’épargne pas les nantis vis-à-vis des défavorisés ou les érudits par rapport aux illettrés. Et pour en finir avec la patrie des droits de l’homme, le prétexte d’un supposé « grand remplacement » suffit à ses chauvins pour que ses grands principes de démocratie, de liberté d’expression, d’égalité de traitement et de fraternité bienveillante disparaissent comme par enchantement.
[1] Le Prophète de l’Islam a dit : «Si quelqu’un cause des torts à un sujet non-Musulman, ou diminue son droit, ou le force à travailler au-delà de ses capacités, ou prend de lui quoi que ce soit sans son consentement, je plaiderai pour lui le Jour du Jugement dernier. » (Abou Daoud 19/33). « (Le Calife Omar) dit : … et j’adresse encore des recommandations concernant ceux qui sont sous la protection de DIEU et de son Envoyé (Dhimmis) : « il faut observer fidèlement les engagements pris envers eux, combattre pour les défendre, et ne pas leur imposer de charges au-dessus de leurs forces »» (Boukhary 56/174/1).
[2] « Ô enfants d’Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés lorsqu’en vérité Je vous donnais excellence au-dessus des mondes. » (Coran 2 :47). « Et quand Moïse dit à son peuple : « O mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait de DIEU sur vous lorsqu’IL a désigné parmi vous des Prophètes ! Et II a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu’IL n’avait donné à nul de par les mondes ». » (Coran 5 :20). « Tu trouveras à coup sûr dans les Juifs et les faiseurs de dieux, les plus forts en fait d’inimitié Et tu trouveras à coup sûr les amis les plus proches des croyants dans ceux qui disent :  » Nous sommes Nazaréens (Chrétiens). » C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil. » (Coran 5 :82).
[3] « CEUX des gens du Livre qui mécroient, ainsi que les faiseurs de dieux ». (Coran 98 :1,6) – « CEUX des Enfants d’Israël qui ont mécru ont été maudits par la langue de David et de Jésus fils de Marie. Parce qu’ils désobéissaient. Et ils transgressaient, en effet, sans s’interdire entre eux ce qu’ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, certes, ce qu’ils faisaient. » (Coran 5 :78-79).
[4] « Ho, les croyants ! Allons ! Debout, témoins pour DIEU avec justice ! Et que la haine d’un peuple ne vous incite pas à ne pas faire l’équité. Faites l’équité : c’est plus proche de la piété. Et craignez DIEU. Oui, DIEU est bien informé de ce que vous faites. » (Coran 5 :8). «Ho, les croyants ! Allons ! Debout, témoins pour DIEU avec justice ! Fût-ce contre vous-mêmes ou contre père et mère ou proches parents, et qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux ; car DIEU a priorité sur les deux. Ne suivez donc pas les passions, afin d’être justes. Si vous louvoyez ou si vous devenez indifférents, alors oui, DIEU demeure bien informé de ce que vous faites. » (Coran 4 :135).
[5] « L’Arabe n’a pas de mérite sur le non-Arabe, ni celui-ci sur l’Arabe, le blanc n’a pas de mérite sur le noir, ni celui-ci sur le blanc ; sauf par la piété » (Sermon du Prophète (ص) lors du pèlerinage d’adieu). « Ecoutez et obéissez, même si vous avez pour chef un Abyssin dont la tête ressemble à un raisin sec. » (Boukhary 10/54/2 – 10/56/1 – 93/4/1).

Grenouille ou crapaud ?


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Étonnamment, il y en a qui ne font pas de différence entre les grenouilles et les crapauds. Bien que se ressemblant d’aspect, puisqu’appartenant tous deux à cette même famille de batraciens, il n’est pourtant pas compliqué de les distinguer : Autant la grenouille est mignonne, active et fringante, autant le crapaud est laid, paresseux et lourdingue. Et lourdingue, c’est justement le mot qui me vient à l’esprit pour qualifier ceux qui fourrent délibérément tous les Musulmans dans le même sac – qu’ils soient pratiquants ou pas – en se foutant du « pas d’amalgame » comme de leur première chemise.
Rassurez-vous, je ne vais pas m’y mettre moi-aussi à m’insurger contre les agressions anti-islamiques croissantes et à m’adonner aux pleurnicheries de circonstance à l’instar des amateurs du genre. Je me contenterai uniquement ici de recadrer ceux qui incriminent ma religion, qui est malencontreusement aussi celle des aïeux de certains « malfaisants ». Pas question non plus de contredire quiconque sur les nuisances occasionnées par les « racailles islamisées » comme ils les qualifient. Je les rejoindrai même, avec retenue néanmoins, pour déplorer et condamner tout agissement néfaste. Bien que rejoignant leurs conclusions sur certains points, je préciserai, sait-on jamais, que je ne partage pas le moins du monde les idées d’exclusion exprimées par les nationalistes et l’extrême droite.
En ce qui concerne les Musulmans, il y a ceux qui sont dignes de ce nom et les contrefaçons. Une contrefaçon, même lorsqu’elle ressemble fortement à l’authentique, reste irrémédiablement une contrefaçon ; si elle parvient à abuser les gens du commun, les connaisseurs ne s’y trompent pas. Alors quand un Musulman pratiquant (le connaisseur, donc) affirme que ses convictions sont contraires à celles des contrefaçons, pourquoi d’aucuns (les gens du commun) mettent-ils systématiquement sa parole en doute en le qualifiant implicitement voire ouvertement de menteur ou d’hypocrite ? Pourquoi s’acharnent-ils à interpréter négativement des versets du Coran et des Hadiths du Prophète (ص) équivoques – quand ils ne les forgent pas carrément – alors que la majorité des Textes Saints de l’Islam sont positifs, et alors que la majorité des Musulmans les expriment d’une tout autre façon ?
Force est de constater que, la plupart du temps, les indignations des détracteurs de l’Islam et des Musulmans sont plus à caractère ségrégationniste que philanthropique. La défense des droits de l’homme, de la femme ou des animaux est de plus en plus souvent prétexte à des règlements de comptes idéologiques. Comme les lois locales condamnent les outrages aux races et aux communautés religieuses, tout en permettant le blasphème, il reste possible d’offenser indirectement celles-ci en dénigrant leur religion. D’où les caricatures provocatrices, les attaques contre le Prophète de l’Islam (ص) et ses enseignements (volontairement déformés) et le dessein de faire proclamer caducs par les Autorités Musulmanes certains versets du Coran et certaines Traditions prophétiques. En vérité, en les tronquant ou en les citant hors contexte, les dénigreurs font dire aux Saintes Ecritures Islamiques le contraire de ce que son message global enseigne.
En réalité, il en est qui ne digèrent pas d’avoir dû quitter précipitamment des bleds dont ils s’étaient rendus maîtres – comme les « pieds noirs » –, d’autres qui n’admettent pas qu’on désapprouve leur mode de vie y compris leurs déviances, et enfin ceux qui ne souffrent pas qu’on critique la politique (militaire) de l’intouchable Etat d’Israël. Résultat : au moindre méfait commis par un nom à consonance musulmane, « grand remplacement », « racisme anti-blanc » et « antisémitisme » sont de sortie, à tort et à travers. Les complotistes iront jusqu’à qualifier la « terrorislamisation » de certains faits divers de diversions, destinées à relativiser les frasques des ex-victimes de pogroms, qu’elles soient juives, coptes, arméniennes ou rapatriées des colonies. Faut-il préciser qu’en exprimant impudemment et imprudemment de telles opinions, ils ne peuvent non seulement bénéficier des complaisances de la liberté d’expression mais s’exposent aux condamnations pénales prévues par les lois mémorielles.
On ne peut blâmer les peuples qui ont été injustement traités, voire massacrés, de susciter et d’entretenir à satiété des rancunes et autres « devoirs de mémoire » censés les prémunir contre toute récidive. On ne peut que s’associer à leurs légitimes indignations pour condamner les actes antisémites et anti-occidentaux, mais il est néanmoins des récriminations et des exigences qui sont exagérées. Les Musulmans accepteront sans problème de condamner l’interprétation erronée d’un Texte Sacré incitant à la discrimination ou au meurtre, en l’annotant en marge si nécessaire, mais estiment qu’aucune créature, fût-elle humaine, n’aura jamais autorité pour abroger la parole du Créateur de toutes choses. Alors, il ne faudrait pas se tromper d’ennemi en traitant les gentilles « grenouilles » et leur habitus comme de vulgaires « crapauds ».