Humour printanier !


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Humour diplomate !


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Caricature réussie signée par ce dessinateur du Der Spiegel allemand sauf qu’il faut rappeler que la CIA fait la même chose depuis des décennies dans le monde entier en kidnappant en toute illégalité, ceux qu’elle estime être ses ennemis  et en les emmenant dans des prisons également illégales puisque secrètes dans d’autres pays que les États-Unis, sans aucun jugement ni procédure judiciaire quelconque. Du coup, cette hypocrisie qui consiste à être choqué par le comportement de la Saoudie maudite sans jamais parler des exactions de la CIA de Bush, Obama Trump est juste insupportable !

https://i2.wp.com/www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2018/10/consulat-saoudien-istanbul-caricature-e1539469268607.jpg?resize=768%2C626

La Bajon – Députée


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Excellent sketch avec de très bonnes vannes et une chute mémorable. La seule question qui reste à se poser est la suivante : pourquoi aucun autre humoriste ne réalise des sketchs semblables, susceptibles de passer à la télévision ou à la radio ? Au lieu de cela, ils passent tous leur temps à faire des blagues du niveau collégien, portant toutes sur le sexe. Il est d’ailleurs clair que si les humoristes actuels faisaient le pari de s’abstenir de parler de sexe, ne serait-ce que pendant six mois, il n’y aurait plus de production artistique en France.

LaBajon

 

 

 

Humфur saoudien


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Traduction :

       Banque Centrale Saoudienne

du pillage de l’argent des faibles d’esprit

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Hum0ur Princier


Rire ou pleurer ?

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Bon ! quoi dire, rien, c’est plus raisonnable…  MDR®

 

 

Humour Factuel !


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par Charles Sannat

Ce milliardaire chinois qui rachète Mercedes

!!! Das pas drôle du tout !!

Ce milliardaire chinois qui rachète Mercedes !!! Das pas drôle du tout !!

Bon, je ne boude pas mon plaisir.

Je vous annonce depuis quelques mois que la progression de la Chine a été la suivante.

C’est une montée en gamme.

Quand on monte en gamme, on part d’en bas. On commence par les faibles valeurs ajoutées.

On fait du textile et de la houille ! J’exagère à peine.

Puis nous avons en face une civilisation brillante, millénaire ! S’imaginer qu’ils n’allaient que coudre quelques tee-shirts et faire du tricot, c’était justement faire preuve d’arrogance néocoloniale.

Alors les Chinois ont commencé à concurrencer les pays moyens de gamme comme la France, l’Angleterre ou même les États-Unis.

Pendant ce temps, les Allemands (bénis soient-ils car l’Europe c’est la paix blablablabla) trouvaient la mondialisation véritablement exquise. Au fur et à mesure que nos industries mourraient, les leurs prenaient les parts de marchés supérieures, laissant la qualité inférieure à la compétitivité chinoise.

Arrogants, nos amis allemands nous faisaient la leçon.

L’Europe et l’euro c’est la paix et c’est irréversible on vous dit !

Et puis un jour, les Chinois, qui décidément étaient une civilisation brillante et millénaire, se sont mis à racheter Mercedes… Et là, nos amis germains trouvèrent la mondialisation nettement moins drôle.

Alors vous allez voir que petit à petit, les idées “trumpistes” que les bien-pensants vous vomissent vont trouver des partisans nettement plus nombreux… y compris chez Merkel !

C’est triste à dire, mais pour que la France s’en sorte, il n’y a que deux solutions : soit nous sortons de l’Europe et de l’euro, soit nous aidons les Chinois à laminer un peu plus vite les Allemands – avec un peu de chance, les ennemis de nos ennemis sont nos amis… ou quelque chose comme ça !

Charles SANNAT

“Li Shufu, ce milliardaire chinois qui, après avoir racheté Volvo, s’attaque à Mercedes

Le milliardaire chinois était déjà propriétaire du suédois Volvo. Il détient maintenant 10 % de Daimler (Mercedes). Une prise de participation à la hussarde qui jette le désarroi au sein du groupe allemand, déjà lié à l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors.

L’homme est secret. Le chinois Li Shufu veut se construire un empire automobile, avec une obstination qui égale sa discrétion. Ce milliardaire de 54 ans, fils de riziculteurs pauvres, a amassé des actions Daimler sans avertir personne. Et le voilà devenu vendredi, à la surprise générale, le premier actionnaire du groupe allemand, en montant à hauteur de 9,69 %. Moyennant 7,5 milliards d’euros. Le propriétaire à 100 % du constructeur suédois Volvo Cars (depuis 2010) veut ainsi compléter sa panoplie et accéder aux technologies du propriétaire des prestigieuses voitures Mercedes mais aussi des non moins célèbres camions de la firme à l’étoile. Daimler est le numéro un du haut de gamme auto et le premier fabricant mondial de poids lourds. Une belle prise.

Lire la suite sur le site de Challenges ici

HUMOUR CLANDESTIN


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Question pour un morpion !

Sketch hilarant concernant Chalghoumi par Abdel en vrai. Date de 2015 mais toujours aussi efficace.

Humour GLACIAL


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Cydia

Humour Gaulois !


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HUMOUR JUIF – des Chiffres et des Roms


leboucemissaireblog.wordpress.com

Aujourd’hui dans l’émission des Chiffres et des Roms Nicolas Sarkomejko l’homme qui fait la pluie et le beau temps sur le sévice public reçoit les deux meilleurs candidats que l’émission n’ait jamais eus. Éric Zemmour et Brice Hortefeux. Sarkomejko manipule les lettres avec dextérité. Il faut dire que la manipulation, ça le connaît. C’est pour […]

via Des chiffres & des Roms —

HUMOUR NOIR ! Bien mené…


www.youtube.com

Montage de Gilles Hurtebize

À se tordre


 

Auteur : Alphonse Allais

Ouvrage : À se tordre

Année : 1891

 Enfance normande à Honfleur dans la pharmacie parentale où au grand dam de son père il donne libre cours à des facéties qui ne sont pas forcément du goût de la clientèle. Élève doué (bachelier à dix-sept ans) mais peu soucieux de réussite scolaire, il préfère la liberté à l’assiduité des préaux. Puis, il découvre la vie parisienne où pour le plus grand désespoir de son père, il refuse définitivement de se perfectionner dans l’art d’être apothicaire. Il entame alors une activité journalistique qu’il conservera comme travail principal, rédigeant pour son journal des articles avec une facilité déconcertante pour gagner son pain quotidien.Grand homme de lettres, esprit brillant, puissant humoriste dont on sent la gravité sous-jacente dans les écrits les plus désopilants, il affichera toute sa vie une sorte de détachement pour sa propre personne qui confère au personnage quelque chose de tragique. Un penchant forcené pour les liqueurs et spiritueux et un attrait non dissimulé pour le dilettantisme, prendre plaisir à deviser aux terrasses des cafés avec des amis en donnant du temps au temps… tel est son quotidien! (« Si je travaille, c’est dans le but unique de subvenir à mes débauches… »). Il fréquente très régulièrement des cabarets comme le Chat Noir mais aussi des associations pataphysiciennes, les Hydropathes, les Hirsutes, lieux de délectation où il peut donner toute licence à sa verve et à sa truculence. Maître de l’absurde et du bon mot, Allais est un conteur remarquable plein de sensibilité et de tendresse bien que sarcastique et corrosif pour les travers de ses contemporains. Jamais cependant, il n’est méchant ou agressif. Il a été l’invité de choix permanent de la maison du grand homme de théâtre Lucien Guitry; son fils Sacha en parle avec beaucoup de tendresse et de respect dans ses mémoires. (Si j’ai bonne mémoire… Nouvelle Bibliothèque PLON). Alfred Jarry, Jules Renard, Alfred Capus, Tristan Bernard, Octave Mirbeau constituent, avec notre humoriste, l’aréopage de la famille Guitry, un cénacle « d’intimité intellectuelle » des plus remarquables. La gentillesse et la bonhommie de notre conteur en font un incontournable et délicieux convive. Sacha, adolescent réfractaire à l’école, trouvera en sa personne un grand mentor spirituel qu’il n’aurait certainement jamais rencontré dans les meilleurs établissements scolaires de la capitale.
      Jules Renard, réputé impitoyable pour ses homologues, disait d’Alphonse Allais qu’il était un grand écrivain ; il est vrai que l’on affectionne toujours « A se tordre » et ses histoires chatnoiresques (1891) pleines d’esprit, de tendresse et de drôlerie dans un style qui n’a pas pris une ride. Sans oublier, le très célèbre poème sur l’amour à l’imparfait du subjonctif. Sans bruit et comme il l’avait prédit avec humour, la mort emporte ce solitaire de génie à l’âge de 51 ans, laissant un vide profond dans les lettres françaises. Une vacuité d’autant plus surprenante que la modestie de ce grand auteur nous avait habitués à son talent sans la moindre publicité tapageuse. Quelques-unes de ses citations ont aboli le temps… et ont été copieusement pillées:
      – « Il vaut mieux passer à La Poste hériter qu’à la postérité ! »
      – « Une fois qu’on a passé les bornes, il n’y a plus de limites. »                          
      – « Les jambes permettent aux hommes de marcher et aux femmes de faire leur chemin. »     
      – « Logique féminine : c’est quand on serre une dame de trop près… qu’elle trouve qu’on va trop loin. »
      – « Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. Être de quelque chose, ça pose un homme, comme être de  garenne, ça pose un lapin. »

Biographie rédigée par Franck Garoscio et publiée sous Licence de documentation libre

Un philosophe
Je m’étais pris d’une profonde sympathie pour ce grand flemmard de
gabelou que me semblait l’image même de la douane, non pas de la
douane tracassière des frontières terriennes, mais de la bonne douane
flâneuse et contemplative des falaises et des grèves.
Son nom était Pascal ; or, il aurait dû s’appeler Baptiste, tant il
apportait de douce quiétude à accomplir tous les actes de sa vie.
Et c’était plaisir de le voir, les mains derrière le dos, traîner lentement
ses trois heures de faction sur les quais, de préférence ceux où ne
s’amarraient que des barques hors d’usage et des yachts désarmés.
Aussitôt son service terminé, vite Pascal abandonnait son pantalon
bleu et sa tunique verte pour enfiler une cotte de toile et une longue
blouse à laquelle des coups de soleil sans nombre et des averses
diluviennes (peut-être même antédiluviennes) avaient donné ce ton
spécial qu’on ne trouve que sur le dos des pêcheurs à la ligne. Car
Pascal pêchait à la ligne, comme feu monseigneur le prince de Ligne
lui-même.
Pas un homme comme lui pour connaître les bons coins dans les
bassins et appâter judicieusement, avec du ver de terre, de la crevette
cuite, de la crevette crue ou toute autre nourriture traîtresse.
Obligeant, avec cela, et ne refusant jamais ses conseils aux débutants.
Aussi avions-nous lié rapidement connaissance tous deux.

Une chose m’intriguait chez lui c’était l’espèce de petite classe qu’il
traînait chaque jour à ses côtés trois garçons et deux filles, tous
différents de visage et d’âge.
Ses enfants ? Non, car le plus petit air de famille ne se remarquait sur
leur physionomie. Alors, sans doute, des petits voisins.
Pascal installait les cinq mômes avec une grande sollicitude, le plus
jeune tout près de lui, l’aîné à l’autre bout.
Et tout ce petit monde se mettait à pêcher comme des hommes, avec
un sérieux si comique que je ne pouvais les regarder sans rire.
Ce qui m’amusait beaucoup aussi, c’est la façon dont Pascal désignait
chacun des gosses.
Au lieu de leur donner leur nom de baptême, comme cela se pratique
généralement, Eugène, Victor ou Emile, il leur attribuait une
profession ou une nationalité.
Il y avait le Sous-inspecteur, la Norvégienne, le Courtier, l’Assureur,
et Monsieur l’abbé.
Le Sous-inspecteur était l’aîné, et Monsieur l’abbé le plus petit.
Les enfants, d’ailleurs, semblaient habitués à ces désignations, et
quand Pascal disait :  » Sous-inspecteur, va me chercher quatre sous
de tabac « , le Sous-inspecteur se levait gravement et accomplissait sa
mission sans le moindre étonnement.
Un jour, me promenant sur la grève, je rencontrai mon ami Pascal en
faction, les bras croisés, la carabine en bandoulière, et contemplant
mélancoliquement le soleil tout prêt à se coucher, là-bas, dans la mer.
– Un joli spectacle, Pascal !
– Superbe ! On ne s’en lasserait jamais.

– Seriez-vous poète ?
– Ma foi ! non ; je ne suis qu’un simple gabelou, mais ça n’empêche
pas d’admirer la nature.
Brave Pascal ! Nous causâmes longuement et j’appris enfin l’origine
des appellations bizarres dont il affublait ses jeunes camarades de
pêche.
– Quand j’ai épousé ma femme, elle était bonne chez le sousinspecteur
des douanes. C’est même lui qui m’a engagé à l’épouser. Il
savait bien ce qu’il faisait, le bougre, car six mois après elle
accouchait de notre aîné, celui que j’appelle le Sous-inspecteur,
comme de juste. L’année suivante, ma femme avait une petite fille
qui ressemblait tellement à un grand jeune homme norvégien dont
elle faisait le ménage, que je n’eus pas une minute de doute. Celle-là,
c’est la Norvégienne. Et puis, tous les ans, ça a continué. Non pas que
ma femme soit plus dévergondée qu’une autre, mais elle a trop bon
coeur. Des natures comme ça, ça ne sait pas refuser. Bref, j’ai sept
enfants, et il n’y a que le dernier qui soit de moi.
– Et celui-là, vous l’appelez le Douanier, je suppose ?
– Non, je l’appelle le Cocu, c’est plus gentil.
L’hiver arrivait ; je dus quitter Houlbec, non sans faire de touchants
adieux à mon ami Pascal et à tous ses petits fonctionnaires. Je leur
offris même de menus cadeaux qui les comblèrent de joie.
L’année suivante, je revins à Houlbec pour y passer l’été.
Le jour même de mon arrivée, je rencontrais la Norvégienne, en train
de faire des commissions.
Ce qu’elle était devenue jolie, cette petite Norvégienne !
Avec ses grands yeux verts de mer et ses cheveux d’or pâle, elle
semblait une de ces fées blondes des légendes scandinaves. Elle me
reconnut et courut à moi.
Je l’embrassai :
– Bonjour, Norvégienne, comment vas-tu ?
– Ça va bien, monsieur, je vous remercie.

– Et ton papa ?
– Il va bien, monsieur, je vous remercie.
– Et ta maman, ta petite soeur, tes petits frères ?
– Tout le monde va bien, monsieur, je vous remercie. Le Cocu a eu la
rougeole cet hiver, mais il est tout à fait guéri maintenant… et puis, la
semaine dernière, maman a accouché d’un petit juge de paix.

Ferdinand
Les bêtes ont-elles une âme ? Pourquoi n’en auraient-elles pas ? J’ai
rencontré, dans la vie, une quantité considérable d’hommes, dont
quelques femmes, bêtes comme des oies, et plusieurs animaux pas
beaucoup plus idiots que bien des électeurs.
Et même – je ne dis pas que le cas soit très fréquent – j’ai
personnellement connu un canard qui avait du génie.
Ce canard, nommé Ferdinand, en l’honneur du grand Français, était
né dans la cour de mon parrain, le marquis de Belveau, président du
comité d’organisation de la Société générale d’affichage dans les
tunnels.
C’est dans la propriété de mon parrain que je passais toutes mes
vacances, mes parents exerçant une industrie insalubre dans un
milieu confiné.
(Mes parents – j’aime mieux le dire tout de suite, pour qu’on ne les
accuse pas d’indifférence à mon égard – avaient établi une raffinerie
de phosphore dans un appartement du cinquième étage, rue des
Blancs-Manteaux, composé d’une chambre, d’une cuisine et d’un petit
cabinet de débarras, servant de salon.)
Un véritable éden, la propriété de mon parrain ! Mais c’est surtout la
basse-cour où je me plaisais le mieux, probablement parce que c’était
l’endroit le plus sale du domaine.

Il y avait là, vivant dans une touchante fraternité, un cochon adulte,
des lapins de tout âge, des volailles polychromes et des canards à se
mettre à genoux devant, tant leur ramage valait leur plumage.
Là, je connus Ferdinand, qui, à cette époque, était un jeune canard
dans les deux ou trois mois. Ferdinand et moi, nous nous plûmes
rapidement.
Dès que j’arrivais, c’étaient des coincoins de bon accueil, des
frémissements d’ailes, toute une bruyante manifestation d’amitié qui
m’allait droit au coeur.
Aussi l’idée de la fin prochaine de Ferdinand me glaçait-elle le coeur
de désespoir.
Ferdinand était fixé sur sa destinée, conscius sui fati. Quand on lui
apportait dans sa nourriture des épluchures de navets ou des cosses
de petits pois, un rictus amer crispait les commissures de son bec, et
comme un nuage de mort voilait d’avance ses petits yeux jaunes.
Heureusement que Ferdinand n’était pas un canard à se laisser mettre
à la broche comme un simple dindon :  » Puisque je ne suis pas le plus
fort, se disait-il, je serai le plus malin « , et il mit tout en oeuvre pour
ne connaître jamais les hautes températures de la rôtissoire ou de la
casserole.
Il avait remarqué le manège qu’exécutait la cuisinière, chaque fois
qu’elle avait besoin d’un sujet de la basse-cour. La cruelle fille
saisissait l’animal, le soupesait, le palpait soigneusement, pelotage
suprême !
Ferdinand se jura de ne point engraisser et il se tint parole.
Il mangea fort peu, jamais de féculents, évita de boire pendant ses
repas, ainsi que le recommandent les meilleurs médecins. Beaucoup
d’exercice.

Ce traitement ne suffisant pas, Ferdinand, aidé par son instinct et de
rares aptitudes aux sciences naturelles, pénétrait de nuit dans le jardin
et absorbait les plantes les plus purgatives, les racines les plus
drastiques.
Pendant quelque temps, ses efforts furent couronnés de succès, mais
son pauvre corps de canard s’habitua à ces drogues, et mon infortuné
Ferdinand regagna vite le poids perdu.
Il essaya des plantes vénéneuses à petites doses, et suça quelques
feuilles d’un datura stramonium qui jouait dans les massifs de mon
parrain un rôle épineux et décoratif.
Ferdinand fut malade comme un fort cheval et faillit y passer.
L’électricité s’offrit à son âme ingénieuse, et je le surpris souvent, les
yeux levés vers les fils télégraphiques qui rayaient l’azur, juste audessus
de la basse-cour ; mais ses pauvres ailes atrophiées refusèrent
de le monter si haut.
Un jour, la cuisinière, impatientée de cette étisie incoercible,
empoigna Ferdinand, lui lia les pattes en murmurant :  » Bah ! à la
casserole, avec une bonne platée de petits pois ! …  »
La place me manque Pour peindre ma consternation.
Ferdinand n’avait Plus qu’une seule aurore à voir luire.
Dans la nuit je me levai Pour Porter à mon ami le suprême adieu, et
voici le spectacle qui S’offrit à mes yeux :
Ferdinand, les pattes encore liées, s’était traîné jusqu’au seuil de la
cuisine. D’un mouvement énergique de friction alternative, il
aiguisait son bec sur la marche de granit. Puis, d’un coup sec, il
coupa la ficelle qui l’entravait et se retrouva debout sur ses pattes un
peu engourdies.
Tout à fait rassuré, je regagnai doucement ma chambre et m’endormis
profondément.
Au matin, vous ne pouvez pas vous faire une idée des cris

remplissant la maison. La cuisinière, dans un langage malveillant,
trivial et tumultueux, annonçait à tous la fuite de Ferdinand.
– Madame ! Madame ! Ferdinand qui a fichu le camp !
Cinq minutes après, une nouvelle découverte la jeta hors d’elle-même
:
– Madame ! Madame ! Imaginez-vous qu’avant de partir, ce cochonlà
a boulotté tous les petits pois qu’on devait lui mettre avec !
Je reconnaissais bien, à ce trait, mon vieux Ferdinand.
Qu’a-t-il pu devenir, par la suite ? Peut-être a-t-il appliqué au mal les
merveilleuses facultés dont la nature, alma parens, s’était plu à le
gratifier.
Qu’importe ? Le souvenir de Ferdinand me restera toujours comme
celui d’un rude lapin.
Et à vous aussi, j’espère !

Moeurs de ce temps-ci

suite…

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Autour du cabinet



Auteur : Bruno
Ouvrage : Autour du cabinet
Année : 1903

Puisque les caricatures sont au goût du jour, pourquoi ne pas en profiter pour nous faire une petite rétrospective datant de 1903.

https://mega.co.nz/#!jdd0SKhJ!4iZo4AUrZCLGeEZukq8y7_QJBUOg4XB1C-B93lf9MSU



BONUS :

2 POUR LE PRIX D’UNE…



 
Auteur : Leese Arnold (Arnold Spencer Leese)
Ouvrage : Notre livre de caricatures séditieuses
Année : 1939

Arnold Spencer Leese (1878 ~ 1956)
Arnold Leese fut un farouche, et très gênant, contestataire du gouvernement britannique. En raison de son insistance pour que la Grande-Bretagne ne s’engage pas dans une guerre avec l’Allemagne, pour sauver des millions de vies et par la même occasion l’Empire britannique, allant ainsi contre la volonté des Juifs, il fut emprisonné sans inculpation ni jugement au titre du règlement 18b. L’un des aspects occulté de la Seconde Guerre mondiale est que les pouvoirs « démocratiques » (« Alliés ») emprisonnèrent systématiquement les opposants politiques de façon similaire à celle des forces de l’ « Axe ». Alors, quelle était la différence ? « Cui bono, cui bono … ».
Les universitaires réprimanderont peut-être Leese pour son style polémique, mais nous devons garder à l’esprit que nos ennemis idéologiques utilisent des arguments essentiellement émotionnels pour vendre leurs mensongers agendas.
Ne devrions-nous donc pas servir la vérité en « combattant le feu par le feu » ?

Permettez-moi un peu d’humour dans ce monde de brutes.


Obama le kabyle malgré lui, en voici la preuve…

KOMRAD 100- REMANIEMENT GOUVERNEMENTAL après raclée bien méritée!


Komrad BBK

 

Crimée : nouveau front pour les Rambo français


     
par Kharroubi Habib

 

Le trio de Rambo français, Hollande, Fabius et Le Drian, se montre à nouveau prêt à faire parler la poudre. Contre la Russie cette fois. Pour convaincre de sa détermination, il a fait savoir que la France est prête à envoyer quatre avions de combat en Pologne et dans les pays baltes pour faire face à une éventuelle menace militaire russe contre eux.

On imagine qu’en apprenant la nouvelle Vladimir Poutine en a perdu le sommeil, que l’armée russe panique et le peuple russe terrifié en appelle à la protection céleste. Plus sérieusement, en ayant envisagé l’envoi d’avions français comme preuve que la France est décidée à contrer « l’expansionnisme » russe qui pointerait comme l’aurait démontré la crise ukrainienne, le trio de Paris débloque et sombre dans le ridicule. L’équipée militaire ordonnée par Nicolas Sarkozy contre El Kadhafi et son régime, celles qu’ils ont montées eux-mêmes au Mali et en Centrafrique leur sont montées à la tête et les font réagir martialement à l’égard de la Russie qu’ils pensent impressionner par leur fermeté.

Washington et Moscou ont dû se torde de rire en apprenant ce que le ministre français de la Défense a annoncé. Dans les deux capitales, l’on n’est pas dupe de l’excès de zèle dans la « fermeté » que Paris manifeste à l’occasion de chaque crise internationale. Obama et Poutine savent que c’est la façon pour le trio français de chercher à imposer la France en tant qu’acteur incontournable pour la redéfinition de l’ordre international que leurs deux Etats négocient bilatéralement sur fond de crises où ils s’affrontent indirectement en soutenant l’un des camps belligérants.

Hollande fait dans la surenchère belliqueuse pour entretenir l’illusion que la France est toujours une grande puissance ayant encore son mot à dire sur ce qui se passe en dehors de ses frontières. Il pense certainement que ce faisant il impose la France dans ce statut vis-à-vis de l’Amérique et de la Russie. Lesquelles pourtant lui ont démontré qu’elles font peu cas de la prétention française et ont infligé à Paris un cinglant camouflet en tenant la France à l’écart de leurs négociations sur la crise syrienne.

Ce ne sont pas les rodomontades françaises qui vont influer sur la crise ukrainienne dont Russes et Américains négocieront en tête à tête l’issue. Elles sont d’ailleurs peu appréciées et approuvées par les partenaires européens de la France, irrités qu’ils sont que Paris joue à la grande puissance alors qu’elle n’en a plus les moyens.

Infliger des sanctions de principe à la Russie est une chose, faire des menaces militaires à son égard en est une autre à laquelle même les Américains ne songent pas. Le trio français serait plus crédible en dépensant l’énergie qu’il use à perte au plan international à tenter d’enrayer la dégringolade économique à laquelle la France est confrontée l’obligeant ô paradoxe à rogner même sur le budget de son armée alors qu’il la sollicite pour des interventions tous azimuts. Hollande, Fabius, un peu de modestie et de réalisme, cessez donc de jouer à la grenouille qui a voulu devenir plus grosse qu’un bœuf.

HUMOUR NOIR / La colère de Yannick !!!


Komrad BBK fou une fessée déculotter à Sloggi-Boy…