Adolf Hitler ou la vengeance de la planche à billets


histoireebook.com

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Auteur : Jovanovic Pierre
Ouvrage : Adolf Hitler ou la vengeance de la planche à billets
Année : 2017

Traduit de l’américain par Elizabeth Thomas

 

« L’impression de l’argent par la planche à
billets doit cesser. C’est le pire de tous les
crimes de ce gouvernement »
Adolf Hitler au capitaine Truman Smith, attaché militaire
Berlin, novembre 1922, en parlant du gouvernement du
chancelier Joseph Wirth

L’armistice de 1918 a  été signé le 11-11 avec
prise en compte des deux côtés à … 11 heures
Le dernier soldat a être tué par la planche à
billets fut un pauvre et brave berger de Lozè-
re, Augustin Trébuchon qui avait réussi à
survivre à tous les combats jusqu’à là : il reçu
une balle le 11-11 à 10h50 à c ôté du village de
Vrigne-Meuse dans les Ardennes. Il était en
estafette, comme Adolf Hitler, et portait un
message à son capitaine…

« Hitler prétend entendre des voix pendant ses
longues promenades en solitaire »
[ rapport OSS ]

« Comme beaucoup de chefs religieux, on dit qu’il
entend des voix et voit des esprits. Ici, nous
pourrions le comparer à Joseph Smith, le fondateur
du Mormonisme, la différence principale étant que
les voix de Smith lui ont donné la permission de libé-
rer l’instinct sexuel, tandis que les voix d’Hitler
encouragent la brutalité et la destruction, en quoi
Hitler ressemble aussi à Mary Baker Eddy …
[ rapport OSS ]

« Ici on pourrait peut- être le comparer à Jeanne
d’Arc »
[ rapport OSS ]

« Alors, brusquement, sa voix intérieure parle, mais

en règle générale, jamais avant que la situation ne
soit devenue menaçante »
[ rapport OSS ]

« Cet homme est intéressant en cela qu’il est une
force qui a davantage impacté de vies sur la planète
que tout autre homme dans l’Histoire, aidé par des
instruments de communication nouveaux et
miraculeux. Comment était-ce possible qu’un
homme à l’apparence et à la stature aussi
insignifiantes, dépourvu de force physique,
incapable de tout contrôle émotionnel, et sans
envergure intellectuelle aucune, réussisse là où les
Allemands les plus puissants avaient échoué dans le
passé ? »
[ rapport OSS ]

« On sait désormais que la syphilophobie s’enracine
souvent dans la découverte pendant l’enfance de la
nature du rapport sexuel entre les parents. Avec
un père illégitime, probablement d’origine juive, et
une forte fixation sur sa mère, une telle découverte
par l’enfant Adolf aurait bien pu jeter les bases
d’une syphilophobie qu’une aventure avec une
prostituée juive à Vienne aurait ravivée. Terrifié
le risque d’infection, toute la haine dans son  être fut
ainsi dirigée contre les juifs »
[ rapport OSS ]

« Cette combinaison est typique du gangster, mais
Hitler est différent du type ordinaire en ce qu’il
possède certains attributs de l’artiste romantique.
Il est un composé disons de Lord Byron et d’Al
Capone »
[ rapport OSS ]

« C’était comme si un masochiste, ne trouvant
personne qui accepterait de jouer un rôle
suffisamment sadique pour gratifier son érotisme,
dut décider d’assumer lui-même ce rôle »
[ rapport OSS ]

« Les Allemands croient en la pré destination (la
voie de l’avenir), et toute communication qui leur
sera adressée devra être rédigée en partant du
principe que la défaite du Faux Prophète était iné-
luctable »
[ rapport OSS ]

« La plupart des gens qui acclamèrent Hitler en
1930 au Sportpalast auraient probablement évité de
lui demander du feu dans la rue »
Sebastien Haffnerin Mémoires d’un Allemand, Actes-Sud

« Un banquier de New York au gouverneur de la
Reichsbank :
– Dr Schacht, vous devriez venir aux États-Unis, on
a beaucoup d’argent, et ça c’est du vrai métier de
banquier…
Réponse de Schacht :
– Vous devriez venir à Berlin, on n’a pas d’argent, et
ça c’est le vrai métier de banquier »
John Weitz,
in Hitler’s Banker Warner Books

 

~ 1 ~
Une Banque Centrale qui se
prend pour Dieu

Diplômé en médecine de l’ université
américaine de Columbia en 1919, Henry
Murray se tourna très rapidement vers la
psychanalyse, une discipline médicale à l’ é-
poque aussi neuve que révolutionnaire. De
par ses expériences empiriques, il en dé-
duisit au cours des années 1930 que
chaque personne réagit en fonction de ses
besoins, la plupart non exprimés car
contraires « à la morale » . Ses travaux
l’amenèrent à créer un test de personnalité
afin de déceler précisément ces besoins
cachés et d’obtenir ainsi des
renseignements précieux sur n’importe
quelle personne. Ses conclusions et son
test furent publiés de manière anecdotique
par la maison d’ édition de l’ université de
Harvard, et, contre toute attente, son livre
devint un best-seller aux États-Unis, en
particulier auprès des DRH et chefs
d’entreprise qui cherchaient un moyen
pour discriminer les candidatures avec des
outils « scientifiques » plutôt qu’au « pifom» .
Profondément inspiré par les travaux du
médecin suisse Jung ( élève et ami de
Sigmund Freud), Henry Murray se rendra

même à Genève spécialement pour le
rencontrer et approfondir ses recherches
sur les « mécanismes du désir » qui façonnent
si bien chaque individu et sa vie.
Mais le succès de son livre attira également
l’attention des militaires américains qui avaient,
eux aussi, besoin
d’analyser certains de leurs hommes, en
particulier ceux qui étaient appelés à exé-
cuter des missions opérationnelles à l’ étranger
en tant que « espions » . Recruté par
James Grier Miller, directeur des Effectifs
(ou DRH) et William Donavan, grand
patron de la toute jeune Office of Strategic
Services (qui va devenir CIA après la fin de
la guerre), le Dr Murray reçoit le grade de
Lieutenant-Colonel et obtient la mission
opérationnelle de passer au crible et de
choisir parmi les candidats « agents secrets» .
Impressionné par ses résultats, le futur
«légendaire » directeur général de l’OSS lui
confie alors un dossier unique, composé de
tout ce que le personnel de l’ambassade
des États-Unis à Berlin avait amassé comme
informations sur le chancelier Adolf Hitler
depuis les années 1920: les notes, les
coupures de presse, les livres, les analyses
et les télégrammes envoyé s par les attachés
militaires et espions sous les ordres des
divers ambassadeurs ou chargés d’affaires

qui se sont succédé à Berlin après la ré-
ouverture de leur poste diplomatique
(l’ambassade a été fermée après l’entrée en
guerre des Américains en 1917 contre les
Allemands). Ellis Loring Dresel était «Chargé d’Affaires »
à l’ambassade américaine de Berlin de décembre 1921
à avril 1922 et c’est lui qui prit en compte cet « olibrius »
du nom d’Hitler qui commençait à susciter de
plus en plus d’intérêt. Rappelons à nouveau
que: 1) en raison de la guerre de 14-18,
Washington ne disposait plus d’ambassade
et que 2) le premier discours public donné
en Allemagne par Hitler datait du 16
octobre 1919 à Münich, les diplomates
avaient donc beaucoup de retard à rattraper.
C’est en effet en octobre 1919 qu’Hitler a
rejoint le Parti des Travailleurs Allemands,
totalement galvanisé par un discours sur la
« criminalité de la dette » de l’économiste
Gottfried Feder, discours auquel il avait
assisté tout juste un mois avant (voir
encadré page suivante). Hitler expliquera
avoir lu le livre de Feder « Das Manifest zur
Brechung der Zinsknechtschaft » à plusieurs
reprises, livre qui fut littéralement son
« étincelle politique » .

Paru en 1919 « Manifeste pour briser les chaînes de l’usure »
Gottfried Feder jouera un rôle majeur dans les  événements
qui déclencheront la Seconde Guerre mondiale. En effet
c’est en assistant à une conférence de son auteur qu’Hitler
aura son moment « eureka » . Il construira ses premiers
discours sur les idées de Feder et d’Anton Drexler (ci-dessous)
fondateur du Parti des Travailleurs en y ajoutant sa
marque. L’ équipe de l’OSS d’écrit Hitler comme étant « possédé»
lorsqu’il s’exprime en public, comme si une autre entité parlait
à travers lui. C’est précisément ce qui plut à Dexler qui lui
donna immédiatement une carte de membre du parti. Le
Manifeste pour briser les chaînes de l’usure a été republié
2012 par les éditions Le Retour aux Sources . Photos DR.

https://spartacus-educational.com/00drexler1.jpg Résultat de recherche d'images pour "Gottfried Feder"

Hitler, devenu espion pour la Sécurité Militaire allemande, a
envoyé le 12 septembre 1919 faire un rapport sur un petit
groupe politique nommé Parti des Travailleurs Allemands qui
avait pour habitude de se réunir à une dizaine de personnes
l’arrière-salle d’un café .Habillé en civil et armé de son seul
carnet, il écoute un intervenant venu expliquer « Comment et
par quels moyens peut-on se débarrasser du capitalisme ? »
Hitler n’en avait jamais entendu parler, et pourtant Gottfried
Feder, auteur d’un livre financier sur la dette et l’usure
bancaire, va littéralement le captiver. À la fin de la réunion, un
homme (le Pr Baumann) parla de la séparation de la Bavière
pour constituer un nouvel État. Fou de rage en entendant cela,
Hitler prit la parole et parla comme la foudre, avec tant
d’ éloquence et de gestes pendant au moins 13 minutes qu’il sidé-
ra tout le groupe. Le caporal venait de crucifier le « savant »
sans même savoir de qui il s’agissait. Anton Drexler,
fondateur du parti, lui courut après dans la rue pour l’inviter à
revenir à leurs réunions lui expliquant que son organisation
avait besoin de membres comme lui, capables de s’exprimer
en public avec vigueur. À partir de ce jour, le « petit caporal »
allait disparaître pour se transformer progressivement en
dictateur. L’Histoire allait de nouveau être écrite avec des
lettres de sang. DR

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11 Septembre 2001 : Crimes financiers impunis !


lelibrepenseur.org

À l’occasion de cet énième anniversaire des attentats du 11 septembre qui arrive et de la propagande que l’on va devoir subir, il est intéressant de revenir sur les crimes financiers, délits d’initiés plus exactement, qui ont précédé les attentats et qui a le seul prouve que des personnalités haut placées savaient ce qui allait se passer. Pourtant, il n’y a eu aucune sanction et aucun emprisonnement suite à ses magouilles crapuleuses et honteuses qui ont profité d’un assassinat de masse pour se faire de l’argent, encore plus d’argent !
Du coup, une question morale et philosophique s’impose : quel est le pire des deux ? Les nids terroristes qui commet son attentat ou le citoyen américain qui profite du carnage pour se faire plus d’argent ?

 


11 Septembre 2001 – Crimes financiers impunis

Nous vous présentons ici notre débat filmé sur les attentats du 11 septembre 2001. Un regard portant sur les délits d’initiés constatés pendant la semaine précédant cet attentat et plus généralement sur les dérives toujours grandissantes de la finance mondiale.

Notre projet initial était d’analyser ces délits de haute volée qui demeurent à ce jour toujours couverts et impunis par la justice. Et d’établir en même temps de possibles corrélations avec les multiples scandales et dérives financières que nous constatons aujourd’hui.

Après avoir longuement prospecté afin de vous proposer deux ou trois spécialistes ayant travaillé sur ces deux sujets, notre choix s’est porté sur deux spécialistes dans ces domaines – M. Marc Chesney , Directeur de l’Institut banque et finance de l’Université de Zurich et M.Denis Robert journaliste français d’investigation et écrivain – qui ont accepté de débattre sur ces sujets.

Le point de vue de Monsieur Chesney sur les délits d’initiés du 11 septembre est capital, puisqu’il est le premier spécialiste en sciences économiques à avoir produit (avril 201O) une étude sérieuse et fouillée sur ce dossier.

Monsieur Denis Robert avec son travail de longue haleine sur ce symbole particulier des dérives de la finance mondiale qu’est Clearstream était la personne la plus idoine pour nourrir le débat. Ces deux personnalités ayant marqué leur désir d’échanger et M.Denis Robert s’étant déclaré disposé à se pencher sur le dossier du 11 septembre 2001 dans l’optique d’un entretien filmé avec M.Chesney, notre débat s’annonçait prometteur.


Gérard Lazare

Source : Carrefour des consciences

11 septembre nucléaire: introduction à une histoire secrète des mini armes nucléaires (VT) — Resistance71 Blog


Lectures complémentaires sur le 11 septembre nucléaire: Au sujet d’un 11 septembre nucleaire L’histoire secrète des mini armes nucléaires Introduction par Gordon Duff, Senior Editor avec Jeff Smith de l’AIEA et VT 3 mai 2018 Source: https://www.veteranstoday.com/2018/05/03/488735/ ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ Depuis des documents […]

via 11 septembre nucléaire: introduction à une histoire secrète des mini armes nucléaires (VT) — Resistance71 Blog

Jean-Loup Izambert : « Il faut briser le mur du silence imposé par les puissances occidentales »


Olivier DemeulenaereRegards sur l’économie

Interview de Jean-Loup Izambert (avril 2018) France-Irak Actualité : La presse mainstrean boude vos derniers ouvrages d’investigation. Pourquoi ? Jean-Loup Izambert : La censure s’est exercée sur les deux tomes de 56 et sur Trump face à l’Europe. L’envoi systématique de communiqués à près de 600 journalistes de médias français, la présentation du contenu des ouvrages afin de faciliter […]

via Syrie – Jean-Loup Izambert : « Il faut briser le mur du silence imposé par les puissances occidentales » — Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie

Dr. Melvin Goodman : « Nous n’avons évidemment rien appris de la défaite au Vietnam il y a quarante ans » — Algérie Résistance


Dr. Melvin Goodman. DR. English version here Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre incontournable “Whistleblower at the CIA: […]

via Dr. Melvin Goodman : « Nous n’avons évidemment rien appris de la défaite au Vietnam il y a quarante ans » — Algérie Résistance

Ce que le 1% des élites les plus riches du monde veulent, c’est une « nouvelle sous-classe » par Dr. Edward Martin


Algérie Résistance

Dr. Edward Martin. DR. English version here Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Votre livre « Savage State: Welfare Capitalism & Inequality […]

via Dr. Edward Martin: Ce que le 1% des élites les plus riches du monde veulent, c’est une « nouvelle sous-classe » — Algérie Résistance

 

« Aujourd’hui l’OTAN est totalement obsolète »


Noam Chomsky et Jean Bricmont. DR. English version here Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre analyse de […]

via Dr. Jean Bricmont : « Aujourd’hui l’OTAN est totalement obsolète » — Algérie Résistance

“Oncle Sam a intensifié ses opérations en Afrique depuis un certain temps”


Vincent Emanuele. DR. English version here: Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes un vétéran de la […]

via Vincent Emanuele : “Oncle Sam a intensifié ses opérations en Afrique depuis un certain temps” — Algérie Résistance

Après trois ans de guerre au Yémen, le Pentagone va intensifier le massacre


mondialisation.ca

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Le Pentagone a officiellement demandé à la Maison Blanche de Trump de lever les restrictions limitées imposées par l’administration Obama à l’aide militaire américaine à la guerre quasi-génocidaire de la monarchie saoudienne contre le peuple appauvri du Yémen.

Le Washington Post a rapporté lundi que le secrétaire d’État James Mad Dog Mattis, un général des Marines américains récemment retraité, avait soumis un mémo plus tôt ce mois au conseiller de sécurité nationale de Trump, H.R. McMaster, pour approbation du renforcement du soutien aux opérations militaires menées au Yémen par le régime saoudien et son principal allié arabe, les Émirats arabes unis.
Ce mémo, selon le Post, a souligné qu’une telle aide militaire américaine aiderait à combattre « une menace commune ».
Cette prétendue « menace » est posée par l’Iran, principal rival régional de l’impérialisme américain pour l’hégémonie sur le Moyen-Orient riche en pétrole. Tant la monarchie saoudienne que l’administration Trump ont accusé à maintes reprises, sans fournir d’éléments de preuve significatifs, l’Iran d’avoir armé, formé et dirigé les rebelles houthis qui ont pris le contrôle de la capitale yéménite et de la majeure partie du pays, ayant fait tomber le régime fantoche du Président Abdrabbuh Mansur Hadi en 2014.

Une importante escalade de l’intervention américaine au Yémen visera principalement à provoquer une confrontation militaire avec Téhéran, dans le but d’affaiblir l’influence iranienne dans toute la région. Trump lui-même a fait campagne lors de l’élection de 2016 en dénonçant l’administration Obama pour être trop « molle » sur l’Iran et pour s’être joint aux autres grandes puissances dans la négociation avec Téhéran d’un accord qu’il a qualifié de « désastreux » sur le nucléaire. Ses conseillers, dont son premier conseiller en sécurité nationale, le général Michael Flynn, et le secrétaire à la Défense Mattis, ont tous exprimé une hostilité belliqueuse à l’égard de l’Iran.
L’impulsion immédiate pour l’appel à l’augmentation de l’aide américaine à la guerre menée par l’Arabie saoudite serait une opération proposée par les Émirats arabes unis pour prendre le contrôle du port de Hodeida sur la mer Rouge. L’effet d’une telle offensive serait de couper la grande partie du pays et sa population sous contrôle houthi de toute ligne d’approvisionnement avec le monde extérieur. Près de 70 pour cent des importations du pays passent maintenant par ce port. Même avant la guerre, le Yémen dépendait d’importations pour 90 pour cent de sa nourriture. Les agences d’aide ont averti qu’une offensive militaire sur le port pourrait faire basculer le pays dans une famine massive.

L’escalade américaine proposée au Yémen coïncide avec le deuxième anniversaire de la guerre saoudienne sur le pays, lancée le 26 mars 2015 sous la forme d’une campagne de bombardements sans fin dirigée en grande partie contre des cibles civiles, ainsi qu’une offensive qui stagne au sol.

L’anniversaire a été marqué dans la capitale de Sanaa et d’autres villes yéménites par des manifestations de centaines de milliers de personnes dénonçant la campagne militaire saoudienne. Les Houthis ont obtenu un soutien qui s’étend bien au-delà de leur base sociale dans la minorité chiite zaydite du pays en raison de la haine populaire envers la monarchie saoudienne et ses crimes.

Alors que la guerre entre dans sa troisième année, le Yémen est au bord d’une famine massive et se trouve confronté à l’une des pires crises humanitaires de la planète. Cette guerre, menée par des familles royales des monarchies pétrolières du Golfe d’une richesse obscène contre ce qui était déjà la nation la plus pauvre du monde arabe, a tué quelque 12 000 yéménites, dont une majorité écrasante de civils, et a fait au moins 40 000 blessés.

Les frappes aériennes saoudiennes ont visé des hôpitaux, des écoles, des usines, des entrepôts alimentaires, des champs et même du bétail. Associé à un blocus naval de fait, le but de cette guerre totale contre la population civile du Yémen est d’affamer jusqu’à la mort les Yéménites pour les forcer à se soumettre. Une campagne soutenue par les États-Unis pour s’emparer du port de Hodeida viendrait resserrer cet étau meurtrier.

Dans un communiqué publié lundi marquant le début de la troisième année de guerre, le Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies a déclaré que « près de 19 millions de Yéménites – plus des deux tiers de la population – ont besoin d’aide humanitaire. Sept millions de Yéménites font face à la famine. »

L’UNICEF, l’agence des Nations unies pour les enfants, a signalé qu’environ un demi-million d’enfants souffrent de malnutrition aiguë au Yémen, tandis que 1546 ont été tués et 2450 ont été handicapés par les combats. L’agence a déclaré que le taux de décès des enfants a augmenté de 70 pour cent au cours de la dernière année, alors que le taux de malnutrition aiguë a augmenté de 200 pour cent depuis 2014.

Le bombardement volontaire des hôpitaux et des dispensaires par les saoudiens a laissé 15 millions de personnes sans accès aux soins de santé, tandis que la destruction des installations d’eau et d’assainissement a entraîné des épidémies de choléra et de diarrhée. On estime que jusqu’à 10 000 enfants ont perdu la vie en raison du manque d’eau potable et de services médicaux depuis 2015.

Washington, sous les administrations Obama et Trump, a été pleinement complice des crimes de guerre commis par le régime saoudien et ses alliés contre le peuple yéménite. Washington a injecté le montant stupéfiant de 115 milliards de dollars d’armes dans le royaume saoudien sous l’administration Obama, assurant le réapprovisionnement de bombes et de missiles largués sur les maisons, les hôpitaux et les écoles yéménites. Il a mis en place un centre de logistique et de renseignement américano-saoudien commun pour guider la guerre et a fourni des ravitaillements aériens par des avions américains pour assurer que le bombardement pourrait continuer 24 heures sur 24.

Alors qu’une partie de cette aide militaire décisive a été réduite à des fins de relations publiques suite à l’horrible bombardement saoudien d’octobre 2016 d’une cérémonie funéraire à Sanaa qui a tué plus de 150 personnes, la marine américaine est entrée directement dans le conflit ce mois-ci, tirant des missiles Tomahawk à des cibles houthis, action motivée par des accusations non étayées que des missiles avaient été tirés sur des navires américains.
Néanmoins, la demande de Mattis marquerait une escalade qualitative de l’intervention américaine. Alors que le

Washington Post a signalé qu’une demande des Émirats arabes unis que les troupes américaines d’opérations spéciales participent directement au siège du port de Hodeida ne faisait pas partie de la proposition de Mattis, le journal a continué à avertir que l’armée des monarchies du Golfe « n’était peut être pas capable sans l’implication des forces américaines d’une si grande opération, comprenant la rétention et la stabilisation d’une zone reconquise ». L’armée des Émirats est en grande partie une force mercenaire, recrutée parmi d’anciens membres des armées colombienne, salvadorienne et chilienne pour faire le sale travail de la famille royale au pouvoir. »

Le Washington Post ajoute : « Un plan élaboré par le Commandement central des États-Unis pour aider l’opération comprend d’autres éléments qui ne font pas partie de la demande de Mattis, ont déclaré les responsables. Alors que des navires des Marines ont été près de la côte du Yémen pendant environ un an, le rôle de soutien qu’ils pourraient jouer n’était pas clair. »

Comme de nombreux rapports l’ont indiqué, la Maison Blanche a pour l’essentiel donné libre cours à Mattis et aux commandants militaires américains pour mener des opérations armées comme bon leur semble. Le résultat a été que le nombre de soldats américains sur le terrain en Syrie a plus que doublé avec une escalade de l’intervention des États-Unis en Irak, ainsi qu’une demande de 5000 autres soldats à déployer en Afghanistan.

Au Yémen, ils se préparent à entraîner le peuple américain dans une autre guerre criminelle contre l’une des populations les plus vulnérables du monde, menaçant de hâter la mort de millions de personnes affamées. Les objectifs stratégiques sous-jacents à ce vaste crime de guerre sont l’imposition de l’hégémonie impérialiste américaine sur le Moyen-Orient par une confrontation militaire avec l’Iran et la préparation d’un conflit mondial avec les principaux rivaux de Washington.

Bill Van Auken

Article paru en anglais, WSWS, le 28 mars 2017

La source : wsws.org

Échec et Mat ?


mardi 24 janvier 2017 https://electrosphere.blogspot.fr/2017/01/zbiegniew-brzezinsky-brise-son.html?m=1 Dans la fureur des duels électoraux, un article publié au printemps 2016 par Zbiegniew Brzezinski est passé complètement inaperçu. Dans « Toward a Global Realignment » (The American Interest), le plus influent artisan de la politique étrangère américaine recommande vivement aux Etats-Unis d’assumer leur repli et de se réconcilier avec la Russie […]

via Zbiegniew Brzezinsky brise son échiquier et prône un rapprochement US-Russie-Chine — histoireetsociete

Ann Garrison : “Clinton sert les intérêts de l’oligarchie qu’elle a elle-même rejoint” — Algérie Résistance


Ann Garrison. DR. English version here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2016/11/05/ann-garrison-clinton-serves-the-interests-of-the-oligarchy-that-she-herself-has-joined/ Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Pensez-vous que les États-Unis puissent prétendre être […]

via Ann Garrison : “Clinton sert les intérêts de l’oligarchie qu’elle a elle-même rejoint” — Algérie Résistance

Les Armées Secrètes de l’OTAN


  Afficher l'image d'origine
Auteur : Ganser Daniele
Ouvrage : Les armées secrètes de l’OTAN – Réseaux stay behind, Gladio et terrorisme en Europe de l’Ouest
Année : 2007
Traduit de l’anglais par Thomas jamet

 

 

 

4e de couverture

 Cette étude méticuleuse et soignée,
incisive, révèle pour la première fois l’ampleur,
la noirceur et les implications menaçantes
des armées secrètes créées par l’OTAN.
La lecture de ce livre important de Ganser
s’avère une urgence, particulièrement
dans la période que nous traversons.»
Noam Chomsky, professeur de linguistique au MIT.

HISTORIQUE
Historien spécialisé dans
l’histoire contemporaine
et les relations internationales
depuis 1945,
Daniele Ganser enseigne
à l’université de
Bâle. Invité à maintes
reprises par le Parlement
et la télévision nationale suisses pour
partager son expertise en matière de politiques
étrangère et de sécurité, Ganser voit ses livres,
articles scientifiques, articles de journaux
et interviews publiés dans différents pays.
Ce livre raconte comment, après la seconde guerre mondiale, la CIA et le MI6 britannique
mirent en place des armées secrètes anti-communistes dans tous les pays
d’Europe de l’Ouest, et par quels processus ces réseaux Stay-Behind de l’OTAN
s’allièrent dans certains pays à des groupes terroristes d’extrême droite, avec des
conséquences particulièrement tragiques.
Cexistence de « Gladio », l’armée secrète italienne, fut révélée par le Premier ministre
Giulio Andreotti en 1990; à la suite de quoi la presse parla du« secret politico-militaire
le mieux gardé, … depuis la fin de la deuxième guerre mondiale» et nota que :
«l.’histoire semble tout droit sortie des pages d’un thriller politique». Depuis, ces
armées secrètes de l’OTAN, ont également été découvertes en France, en Belgique, au
Luxembourg, en Suisse, en Espagne, au Portugal, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark,
en Norvège, en Suède, en Finlande, en Autriche, en Grèce et en Turquie. Au niveau international,
leurs actions étaient coordonnées par le Pentagone et l’OTAN, et leur dernière
réunion connue se déroula à Bruxelles en octobre 1990.

À l’heure de la menace de « l’hyper-terrorisme », ce livre de référence revient sur les
attentats de la gare de Bologne, de la Piazza Fontana, les attaques des tueurs fous du
Brabant, l’enlèvement et l’assassinat d’ Aldo Moro et demande, s’il s’agit d’actes de terrorisme
sous fausse bannière, fabriqués pour accroître la stratégie de la tension …

PRÉFACE
Au plus fort de la guerre froide, une ligne de front divisait véritablement
! ‘Europe. Winston Churchill la décrivit comme un Rideau de Fer
s’étendant de Szczecin sur la mer Baltique à Trieste sur l’Adriatique. Des
deux côtés, des forces armées furent massées le long de cette ligne en
prévision d’un affrontement majeur. Dans le but précis de livrer cette
guerre, les puissances de l’Europe occidentale créèrent !’Organisation du
Traité de l’ Atlantique Nord (OTAN) mais les forces qu’elles parviment à
rassembler demeuraient limitées. L’Union soviétique et ce que l’on appela
à partir de la seconde moitié des années 1950 le bloc soviétique disposaient
systématiquement de bien plus de troupes, de chars, d’avions et
d’équipements. Le propos de l’auteur n’est pas d’analyser l’équilibre des
forces armées, ni d’opposer nombres et qualités ou tactiques rigides et
réactives. Son but est plutôt d’expliquer cette conception qui prévalut
pendant de nombreuses années et selon laquelle les plus nombreux
finiraient par l’emporter et les Soviétiques seraient un jour en mesure
d’occuper l’Europe entière.
Étant donné la menace représentée par Moscou, la prévision d’un
embrasement de la guerre froide amena nécessairement à réfléchir aux
stratégies de résistance à mettre en oeuvre dans l’éventualité d’une occupation
de l’Europe de l’Ouest par !’Armée rouge. Le parallèle était évident
avec la seconde guerre mondiale, au cours de laquelle des mouvements de
résistance de nombreux pays d’Europe s’étaient livrés à un harcèlement
continuel de l’occupant nazi. En 39-45, la Résistance antinazie avait dû
être improvisée. Aux yeux des stratèges, si une telle entreprise pouvait être
planifiée et appuyée à l’avance, ses chances de succès s’en trouveraient
considérablement renforcées.
Les acteurs qui participèrent directement à la mise en place des réseaux
de combattants stay-behind sont la CIA, I’ Agence centrale de renseignement
des États-Unis, et le Secret Intelligence Service (SIS ou MI6), les
services secrets britanniques. Ils travaillèrent en collaboration avec les
services de sécurité de nombreux autres pays européens. À chaque fois,
les techniques utilisées étaient les mêmes. Les services de renseignement
oeuvraient à constituer des réseaux distincts chargés de missions d’espionnage
de l’occupant, de sabotage ou de subversion. Pour bâtir ces organisations,
la CIA et d’autres organismes recrutaient des individus volontaires
pour ce type d’opérations dangereuses et, le plus souvent, chargeaient
ensuite ceux-ci d’enrôler à leur tour d’autres agents. Les services de
renseignement entraînaient ces troupes, dissimulaient des réserves
d’armes, de munitions, des équipements radio et tout le matériel nécessaire,

et restaient en contact régulier avec ces groupes. La coopération
était parfois si étroite qu’à plusieurs occasions, ces réseaux prirent même
part à des manoeuvres aux côtés de l’armée ou des forces paramilitaires.
En fonction du pays, les effectifs ainsi recrutés se chiffraient de quelques
dizaines à plusieurs centaines, voire quelques milliers d’hommes.
Tous avaient à l’esprit l’exemple de la Résistance. Ceux qui eurent
accès aux secrets de la guerre froide soupçonnaient l’existence de ces
réseaux, il est donc logique qu’on y trouve quelques références dans les
mémoires et les écrits d’anciens espions. Mais, en général, le sujet n’était
évoqué que par allusion et à demi-mot. Cela dura presque jusqu’à la fin de
la guerre froide. À l’été 1990, après la chute des régimes pro-soviétiques
d’Europe de l’Est, mais avant l’effondrement total de l’URSS, le gouvernement
italien rendit publique l’existence d’un tel réseau sur son territoire.
Au cours des années qui suivirent, les révélations sur la présence d’organisations
similaires se succédèrent dans de nombreux pays européens,
donnant parfois lieu à des enquêtes officielles.
Pour la première fois, Daniele Ganser est parvenu à retracer toute
l’histoire de ces réseaux auxquels les Italiens donnèrent le nom de
«Gladio». C’est une histoire aussi capitale que dérangeante. Dans l’idée
des services secrets, il s’agissait au départ de créer des forces destinées à
demeurer en sommeil jusqu’à ce que la guerre vienne les activer. Mais
au lieu de cela, à mesure que l’enquête se poursuit, on observe que les
mêmes groupes de personnes ou cellules initialement voués à servir dans
le cas d’une guerre commencent à user de leurs forces pour interférer en
temps de paix dans les processus démocratiques nationaux. Cet usage de
la force se traduit par une violence allant parfois jusqu’au terrorisme, et
rendue possible par le matériel fourni à ces organisations au temps de la
guerre froide. Pire encore, dans certains cas, les forces de police et les
services de sécurité ont préféré protéger les coupables de crimes afin de
préserver leurs capacités de combat. Grâce à ces agissements, le réseau
Gladio a ainsi pu bénéficier du secret le plus total, et ce bien après que
ses activités ne soient plus seulement contre-productives mais véritablement
dangereuses.
S’appuyant sur les preuves apportées par des enquêtes parlementaires,
des rapports de police, des documents écrits, des comptes-rendus
d’audiences et le fruit de ses entretiens, Ganser est parvenu à suivre la
trace des réseaux Gladio dans de nombreux pays et à dresser une liste des
exactions dont ils se sont rendus coupables. Ces actes s’avèrent souvent
antidémocratiques et portent atteinte au tissu social que ces organisations
avaient vocation à protéger. En outre, en comparant les cas de différents
pays, l’enquête de Ganser met en évidence le déroulement d’un processus

identique. {;intervention de ces réseaux supposés dormants dans la vie
politique n’est donc pas une exception mais bel et bien la règle.
Aussi approfondie que soit son enquête, il reste un pan de l’histoire du
Gladio sur lequel le professeur Ganser ne peut faire la lumière. Il concerne les
agissements motivés de la CIA, du MI6 et d’autres services de renseignement.
À cause du secret-défense qui interdit l’accès aux archives du gouvernement
américain, il est impossible de connaître en détail les ordres transmis par la CIA
à ses réseaux, ce qui permettrait de mettre en évidence, le cas échéant, l’intention
délibérée de l’ Agence d’interférer dans le processus démocratique des
États où Gladio était actif. Si la volonté des agents de ces organisations ne fait
aucun doute, les ordres reçus de leurs supérieurs nous demeurent inconnus,
nous ne pouvons donc pour l’heure nous faire une idée précise du rôle global
joué par les États-Unis dans cette affaire durant la guerre froide. Il en va de
même pour le MI6 de la Grande-Bretagne et pour tous les autres services
secrets. {;auteur ne peut que constater que les capacités développées à des fins
avouées dans le contexte de la guerre froide ont été mises en oeuvre pour
remplir des objectifs nettement moins avouables. La liberté d’information aux
États-Unis est censée offrir un libre accès aux documents officiels, mais elle est
freinée par une bureaucratie excessivement lente et est sujette à de nombreuses
restrictions, dont l’une vise précisément à défendre l’accès aux archives
relatives à ce genre d’ activités. La loi britannique, quant à elle, prévoit la publication
des documents après un certain nombre d’années, mais ce délai est
prolongé pour les affaires de ce type et, à expiration de celui-ci, une certaine
liberté de rétention est encore accordée au gouvernement. Quand il s’agit de
faire la lumière sur le réseau Gladio, l’autoroute de l’ information se transforme
soudain en véritable parcours du combattant.
À notre époque où le terrorisme est une préoccupation mondiale, il est
particulièrement dérangeant de découvrir que l’Europe de l’Ouest et les
États-Unis se sont alliés pour créer des organisations qui se sont par la suite
converties au terrorisme. En Amérique, de tels pays sont qualifiés de
«sponsors du terrorisme» et sont la cible d’ hostilité et de sanctions. Est-il
possible que les USA eux-mêmes, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et
d’autres méritent tous de figurer sur la liste des États finançant le terrorisme?
Avant d’en décider, il convient de connaître l’histoire de Gladio dans
son intégralité. Avec cette enquête critique, Daniele Ganser a ouvert la voie.
Il est important de lire ce livre pour découvrir les grandes lignes du réseau
Gladio et entrevoir l’importance des interrogations qui restent sans réponse.

John PRADOS
Analyste aux archives de la Sécurité nationale à Washington
Washington, DC

REMERCIEMENTS
En quête d’un sujet de recherche pour ma thèse de doctorat au début de
l’année 1998,je fus pris d’un vif intérêt pour le phénomène Gladio dont je
n’avais jusqu’alors jamais entendu parler. Après quelques recherches, je
m’aperçus qu’en dépit de son importance majeure dans l’histoire
politique, sociale et militaire récente de l’Occident, le sujet des armées
secrètes de l’OTAN n’avait fait l’objet que de très peu de travaux et qu’aucune
étude n’était disponible en anglais. À mesure que je me passionnais
pour sa structure complexe et pour les mystères entourant le réseau, bon
nombre d’amis bien intentionnés me déconseillèrent vivement d’en faire
le sujet de ma thèse. Ils avaient compris d’instinct que ni les services
secrets ni l’OTAN et son Bureau de Sécurité ne m’autoriseraient à
consulter leurs archives. En outre, ils me prédisaient qu’une telle étude
menée dans un si grand nombre de pays, pas moins de 14 au bout du
compte, et dans un temps aussi bref, 50 jours, non seulement s’avèrerait
harassante mais ne me fournirait que des résultats fragmentés et incomplets.
Ajoutez à cela la difficulté de travailler sur des documents rédigés
en une dizaine de langues européennes dont je n’étais capable de lire que
5 dans le texte et la conclusion s’imposait comme une évidence: Gladio
ne constituait pas un bon sujet de thèse.
Mais, poussé par une fascination croissante pour le sujet, par un certain
entêtement de la jeunesse et surtout par le soutien de mes proches, je
résolus néanmoins de me lancer dans cette enquête et d’y consacrer les 4
prochaines années de ma vie. À ce stade, ma détermination à mener à bien
ce projet et l’argumentaire que j’employai pour convaincre mes professeurs
reposaient sur un seul document original du SIFAR, les services
secrets de l’armée italienne, daté du 1er juin 1959 et intitulé «Les Forces
spéciales du SIFAR et l ‘Opération Gladio ». Ce document apportait la
preuve qu’une armée secrète du nom de code Gladio, proche de la CIA et
de l’OTAN, avait existé en Italie pendant la guerre froide, cependant il
était très difficile de mettre la main sur d’autres originaux. Rétrospectivement,
je dois reconnaître que mes amis bien intentionnés avaient
vu juste. Parmi les innombrables obstacles qui vinrent se dresser sur ma
route, bon nombre m’avaient été signalés à l’avance.
Tout d’abord, le champ d’investigation se révéla très vaste quant au
nombre de pays et à la période à couvrir. Je commençai par m’intéresser
tout particulièrement à l’Italie, où !’Opération Gladio avait été divulguée
en 1990. Mais des sources italiennes que j’interrogeai, j’appris bien vite
que ces «armées stay-behind» avaient existé dans chacun des 16 pays de
l’OTAN pendant la guerre froide. Après des recherches plus approfondies,

je conclus que, de ces 16 pays, l’Islande, qui ne dispose pas d’armée, et le
Canada, au vu de la distance qui le sépare de la frontière soviétique,
pouvaient être écartés de la liste. Cependant, alors que j’étais quelque peu
soulagé de constater que cela réduisait le champ des investigations aux
armées secrètes de 14 pays, je découvris non sans surprise que de tels
réseaux liés indirectement à l’OTAN avaient également vu le jour, pendant
la guerre froide, dans les 4 pays neutres: la Suède, la Finlande, l’Autriche
et ma Suisse natale. Je ne rapporte dans ce livre que les données concernant
les pays membres de l’OTAN. Un ouvrage paraîtra sous peu qui
traitera spécifiquement de la question non moins importante des armées
secrètes liées à l’OTAN dans les pays neutres.
Parallèlement aux difficultés posées par le nombre des cas à traiter, la
collecte d’informations dans chacun de ces pays ne fut pas non plus une
mince affaire. Il était assez exaspérant de voir les gouvernements, l’OTAN
et les services secrets refuser l’accès aux documents demandés en dépit
d’une requête déposée auprès de la CIA et invoquant le FOIA *, de
nombreux courriers écrits à l’OTAN, et des demandes officielles adressées
aux gouvernements européens. Compte tenu de la rareté des
documents d’origine, je dus recourir à des sources secondaires: rapports
parlementaires, témoignages de personnes impliquées recueillis par la
presse, articles, livres et documentaires; inutile de le préciser, ces sources
secondaires ne peuvent se substituer intégralement aux documents
primaires et c’est vers ceux-ci que devaient tendre toutes mes futures
recherches. Quoi qu’il en soit, si les informations rapportées ci-après
peuvent permettre, d’une part, au lecteur d’acquérir une vue d’ensemble
d’un phénomène qui sans cela aurait été totalement ignoré, et, d’autre part,
de faciliter à l’avenir l’accès du public aux documents primaires, alors ce
livre aura rempli sa fonction.
Si, malgré les nombreux obstacles évoqués plus haut, ces années de
recherche intensive ont pu mener à une analyse que j’espère précieuse du
phénomène international des armées secrètes de l’OTAN et de la guerre
clandestine en Europe de l’Ouest, c’est en grande partie grâce au concours
et à l’aide de nombreux spécialistes internationaux dont j’ai eu la chance
de profiter. En premier lieu, je souhaite remercier mes deux conseillers
pour leur aide précieuse: le professeur Georg Kreis de l’université de Bâle
et le professeur Jussi Hanhimaki de ! ‘Institut Supérieur des Études
Internationales de Genève et anciennement enseignant à la London School
of Economies où nous nous sommes rencontrés dans un environnement


* FOIA, acronyme de Freedom of Information Act, la loi garantissant la liberté
d’information aux États-Unis.


particulièrement stimulant. Les corrections qu’ils apportèrent à mes
nombreux brouillons m’ont permis d’affiner des questions parfois trop
vagues. Leurs critiques honnêtes m’ont incité à rester concentré sur les
armées secrètes lorsque j’avais tendance à m’en éloigner. Enfin, leur
expérience en matière de recherches universitaires m’a amené à tempérer
mon jugement et a créé les bases d’une compréhension mutuelle. Lorsque
j’ai présenté mon travail sur le Gladio et soutenu ma thèse en
septembre 2001, l’opportunité de cette enquête nous est apparue à tous car
le terrorisme international était alors devenu une préoccupation de premier
plan. Dans les années qui ont suivi, nous nous sommes étrangement
habitués à vivre dans un monde déchiré par la guerre et le terrorisme, je
souhaite donc adresser mes remerciements les plus chaleureux au professeur
Andreas Wenger, directeur du Centre d’Études sur la Sécurité de
Zurich, pour le soutien qu’il apportera aux futures recherches sur Gladio
et sur le terrorisme, au sein de l’Institut.
Je veux témoigner toute ma reconnaissance à William Blum de
Washington, ! ‘historien de la CIA qui a attiré mon attention sur le réseau
Gladio et m’a beaucoup appris sur les opérations spéciales et sur la guerre
secrète. Mes remerciements vont également au professeur Noam
Chomsky, de Boston, qui m’a non seulement encouragé dans mes
recherches mais m’a également fourni des contacts essentiels au cours de
nos entretiens aux États-Unis et en Suisse. J’exprime également ma gratitude
au professeur Christopher Andrew, de Cambridge, qui a soutenu mon
travail ainsi qu’au professeur Christopher Simpson, de Washington, qui
m’a permis de rencontrer des interlocuteurs très intéressants aux États-Unis.
En Autriche, le professeur Siegfried Beer m’a fourni des informations
capitales et m’a chaleureusement apporté son soutien. Enfin, j’ai pu
trouver à Londres de nombreux documents essentiels à l’Institut
Statewatch, où Trevor Hemmings a su démontrer que l’on pouvait faire de
l’excellent travail malgré des moyens limités.
Il convient ici de préciser que l’auteur assume seul la responsabilité de
la validité de toutes les citations traduites depuis des langues étrangères. Il
va sans dire que toutes ces investigations dans de si nombreux pays
n’auraient pu être menées sans l’appui de mon réseau international qui
m’a aidé à localiser et à me procurer les différents documents ainsi qu’à
les traduire. En Allemagne, je souhaite remercier le journaliste et historien
du Gladio Leo Müller ainsi qu’Erich Schmidt Eenboom de l’Institut
de recherche sur la paix et la politique. Aux Pays-Bas, le docteur Paul
Koedjik et le docteur Cees Wiebes, ainsi que Frans Kluiters, tous trois
membres de l’ Association Néerlandaise de Recherche sur le Renseignement
ont bien voulu partager avec moi les documents dont ils disposaient

sur Gladio au cours d’enrichissantes journées passées à Amsterdam,
tandis que l’universitaire Micha de Roo m’offrait son aide pour les traductions
du néerlandais. Au Danemark, je veux remercier le professeur Paul
Villaume, de l’université de Copenhague, qui m’a fait profiter d’informations
très intéressantes, mais également Eva Ellenberger, de l’université
de Bâle, qui m’a aidé dans la compréhension des textes danois. En
Norvège, j’aimerais remercier mon ami Pal Johansen pour notre excellente
collaboration à la London School of Economies and Political
Science et pour son expertise à des moments cruciaux lors de la traduction
de textes norvégiens. En Autriche, le journaliste Markus Kemmerling du
magazine politique Zoom a apporté son soutien à mes recherches. À Bâle,
Ali Burhan Kirmizitas me fut d’une aide précieuse lors de la traduction
de textes turcs et me fournit des documents importants sur le réseau
Gladio en Turquie. I’universitaire Ivo Cunha m’a communiqué des informations
sur Gladio au Portugal et en Espagne, tandis que mes amis de
l’université, Baptiste Blanch et Francisco Bouzas, m’ont épaulé pour la
traduction du portugais et de l’espagnol. Enfin, mon ami et confrère
Martin Kamber a trouvé assez de courage pour se lancer à corps perdu
dans le millier de pages manuscrites d’un premier jet de thèse et assez de
sagesse pour me convaincre que quelques coupes s’imposaient. Grâce à
Ruth Eymann, j’ai pu profiter de la beauté et du calme d’un chalet perdu
dans les Alpes suisses pour mener à bien ce travail.
Après que la faculté d’Histoire de l’université de Bâle, en Suisse, eut
validé cette thèse de doctorat avec la mention insigni cum laude, Frank
Casset Andrew Humphrys de chez Taylor and Francis, au Royaume-Uni,
et Kalpalathika Rajan de chez Integra Software Services, en Inde, m’ont
considérablement aidé à distribuer mon ouvrage dans le monde entier.
Enfin, le plus important, la totale indépendance de mon travail a été
garantie par le généreux soutien financier de la Fondation Nationale
Suisse pour la Science, de la Fondation Janggen-Pèihn de St Galien, de la
Fondation Max Geldner et de la Frewillige Akademische Gesellschaft de
Bâle. Un remerciement tout particulier à ma mère, mon père et ma soeur, à
Sherpa Hanggi, Marcel Schwendener, Tobi Poitmann, Dane Aebischer,
René Ab Egg, Laurenz Bolliger, Philipp Schweighauser, Niko Bally, Yves
Pierre Wirz et Andi Langlotz pour les nombreuses discussions animées et
inspirées, jusqu’à des heures avancées, sur la politique internationale, les
tendances et les problèmes du monde et sur notre quête personnelle du
bonheur et du sens de la vie.

Daniele GANSER
Sils Maria, Suisse

INTRODUCTION
À la fin de la guerre froide, une série d’ enquêtes judiciaires menées
sur de mystérieux actes de terrorisme commis en Italie contraignit le
Premier ministre italien Giulio Andreotti à confirmer l’existence d’une
armée secrète en Italie ainsi que dans d’autres pays d’Europe occidentale
membres de !’Organisation du Traité de l’ Atlantique Nord (OTAN).
Coordonnée par la section des opérations militaires clandestines de
l’OTAN, cette armée secrète avait été mise sur pied par l’ Agence centrale
de renseignement américaine (CIA) et par les services secrets britanniques
(MI6 ou SIS) au lendemain de la seconde guerre mondiale afin de lutter
contre le communisme en Europe de l’Ouest. Suite aux révélations du
Premier ministre italien, de nombreuses enquêtes à l’initiative de juges,
de parlementaires, de chercheurs et de journalistes d’investigation visèrent
le réseau clandestin qui portait, en Italie, le nom de code « Gladio » (le
glaive), mais qui était également actif dans d’autres pays sous différents
noms tels que «Absalon» au Danemark, «ROC» en Norvège et
« SDRAS » en Belgique. Dans chaque État, les services secrets entretenaient
une armée anticommuniste en étroite collaboration avec la CIA ou
le MI6, à l’insu du Parlement et de la population. À chaque fois, des hauts
dirigeants de l’exécutif, comprenant des Premiers ministres, des
Présidents, des ministres de l’intérieur et de la Défense, étaient impliqués
dans l’opération tandis que le «Allied Clandestine Committee» (ACC) –
parfois baptisé le « Allied Coordination Committee » – et le «Clandestine
Planning Committee» (CPC) – plus sobrement appelé le «Coordination
and Planning Commitee» -, coordonnaient l’action des réseaux au niveau
international, depuis le quartier général de l’OTAN, le Supreme
Headquarters AJlied Powers Europe ou SHAPE. La dernière réunion
secrète de l’ ACC réunissant des représentants des différents services
secrets européens s’est tenue le 24 octobre 1990, à Bruxelles.
En prenant connaissance des détails de l’opération, la presse remarqua
que cette «histoire semblait tout droit tirée d’un thriller politique ». 1 La
CIA et le MI6 fournissaient aux armées secrètes armes automatiques,
explosifs, munitions et moyens de communication high-tech qu’ils dissimulaient
dans des caches d’armes en forêt, dans la campagne et dans des
abris souterrains dispersés à travers toute l’Europe de l’Ouest. Les
officiers d’élite de l’organisation clandestine partageaient l’entraînement
des Bérets Verts aux États-Unis et des commandos SAS en Angleterre.

Recrutés parmi les franges les plus radicalement anticommunistes de la
société, les soldats clandestins de Gladio comptaient dans leurs rangs des
conservateurs modérés ainsi que des extrémistes de droite comme les
célèbres terroristes Stefano Delle Chiaie et Yves Guérain-Sérac. Carmée
secrète était pensée sur le modèle du Special Operations Executive (SOE)
britannique, dont les combattants avaient été parachutés derrière les lignes
ennemies et avaient mené une guerre secrète à l’ intérieur des frontières du
Reich, pendant la seconde guerre mondiale.
Dans le cas d’une invasion de l’Europe occidentale par l’ Armée rouge,
les soldats de Gladio devaient former, sous le commandement de l’OTAN,
un réseau dit «stay-behind» opérant derrière les lignes ennemies, capable
de lever et de renforcer des mouvements de résistance locaux, d’évacuer
des pilotes descendus et de saboter les chaînes d’approvisionnement et les
sites de production de l’occupant au moyen d’explosifs. Mais l’invasion
soviétique n’eut jamais lieu. Aux yeux des stratèges militaires de Washington
et de Londres, les partis communistes, qui comptaient à l’époque un grand
nombre d’adhérents dans les démocraties d’Europe de l’Ouest, constituaient
le véritable danger. C’est pourquoi, en l’absence d’envahisseur
soviétique, l’organisation a pris les armes dans de nombreux pays pour
mener une guerre secrète contre les forces politiques de gauche. Si l’on en
croit les sources secondaires aujourd’hui disponibles, les armées secrètes
se sont retrouvées impliquées dans toute une série d’actions terroristes et
de violations des droits de l’Homme pour lesquelles elles ont accusé les
partis de gauche afin de les discréditer aux yeux des électeurs. Ces opérations,
qui visaient à répandre un climat de peur parmi les populations,
incluaient des attentats à la bombe dans des trains ou sur des marchés (en
Italie), l’usage systématique de la torture sur les opposants au régime (en
Turquie), le soutien aux tentatives de coups d’État de l’extrême droite (en
Grèce et en Turquie) et le passage à tabac de groupes d’opposants (au
Portugal et en Espagne). Quand l’existence des armées secrètes fut
révélée, l’OTAN et les gouvernements de Londres et Washington refusèrent
de s’expliquer sur ce que la presse qualifia alors de «secret politicomilitaire
le mieux gardé et le plus néfaste depuis la seconde guerre
mondiale». 2

1.
Un attentat terroriste en Italie

suite…

Les-armees-secretes-de-l-OTAN

Wall Street et la révolution bolchévique


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Auteur : Sutton Antony Cyril
Ouvrage : Wall Street et la révolution bolchévique
Année : 1974

 

 

 

Chapitre 1 :

Les acteurs sur
la scène révolutionnaire

“Cher Monsieur le président,
La forme de gouvernement soviétique a toute ma sympathie
comme étant ce qui convient le mieux au peuple russe…”
(Ouverture d’une lettre de William Lawrence Saunders,
président d’Ingersoll-Rand Corporation, directeur d’American
International Corporation et vice-président de la banque de la
réserve fédérale de New York au président des Etats-Unis
Woodrow Wilson le 17 Octobre 1918)

Le dessin pamphlétaire qui illustre ce livre a été dessiné par
Robert Minor en 1911 pour le St Louis Post-Dispatch.
Minor était un artiste talentueux, très bon dessinateur et
écrivain doublé d’un révolutionnaire bolchévique; il fut arrêté en
Russie en 1915 pour soi-disant de la subversion; il fut plus tard
financé par des financiers importants de Wall Street.
Le dessin de Minor (NdT: qu’on peut voir sur le lien original du
livre ci-dessus) met en scène un Karl Marx barbu et hilare se
tenant sur Wall Street avec un exemplaire de la revue
“Socialism” sous le bras et acceptant les félicitations de
financiers connus comme J P Morgan, L’associé de Morgan
George W. Perkins, John D. Rockefeller, John D. Ryan de la

National City Bank et Teddy Roosevelt, qu’on identifie
facilement grâce à sa célèbre dentition, qui se tient en arrière plan.
Wall Street est décorée avec des drapeaux rouges. La
foule en liesse et les chapeaux jetés en l’air suggèrent que Karl
Marx devait avoir été un homme populaire au sein du district
financier de New York.
Minor rêvait-il ? Bien au contraire, nous allons voir que Minor
était très terre à terre en décrivant une alliance enthousiaste
entre Wall Street et le socialisme marxiste. Les personnages
du dessin de Minor, Karl Marx (symbolisant les révolutionnaires
du futur Lénine et Trotsky), JP Morgan, John D. Rockefeller et
Robert Minor lui-même, sont aussi des personnages importants
de ce livre.
Les contradictions suggérées par le dessin de Minor ont été
glissées sous le tapis de l’histoire parce qu’elles ne cadrent pas
avec le spectre classique et consensuel de la gauche et de la
droite en politique. Les bolchéviques sont à l’extrême gauche du
spectre politique et les financiers de Wall Street sont à
l’extrême droite, dès lors, raisonnons-nous de manière implicite,
ces deux groupes n’ont absolument rien en commun et toute
alliance entr’eux est totalement absurde. Les facteurs qui sont
contraires à cet arrangement conceptuel sont en général
rejetés comme observations bizarres ou d’infortunées erreurs.
L’histoire moderne possède une telle dualité intégrée et il est
certain que si trop de faits inconfortables ont été rejetés et
poussés sous le paillasson, alors l’histoire est fausse.
D’un autre côté, on peut observer que les deux extrêmes, droite
et gauche, du spectre politique, sont absolument collectivistes.

Le national socialiste (par exemple le fasciste) et le socialiste
international (par exemple le communiste), recommandent tous
deux des système politico-économiques totalitaires fondés sur
la puissance politique pure et dure et la coercition individuelle.
Les deux systèmes demandent un contrôle monopoliste de la
société.
Alors que le contrôle monopoliste des industries fut au départ
l’objectif de JP Morgan et de John D. Rockefeller, vers la fin du
XIXème siècle le coeur de Wall Street avait compris que la
manière la plus sûre de gagner un monopole sans conteste
était “d’entrer en politique” et de faire travailler la société pour
les monopolistes et ce sous couvert du bien et de l’intérêt
publics. Cette stratégie fut détaillée en 1906 par Frederick C.
Howe dans son ouvrage “Confessions d’un monopoliste”. Howe
qui soit dit en passant, est aussi un personnage dans l’histoire
de la révolution bolchévique.
Ainsi un emballage conceptuel alternatif des idées politiques et
des systèmes politico-économiques serait de classifier le degré
de liberté individuelle contre le degré de contrôle politique
centralisé. Sous une telle classification, l’état providence
industriel et le socialisme sont du même côté du spectre
politique. C’est ainsi que l’on peut constater que les tentatives
du contrôle monopoliste de la société peuvent être étiquettées
différemment tout en ayant des traits de caractère très
similaires.
En conséquence, une des barrières sur le chemin d’une
compréhension mature de l’histoire récente est la notion que
tous les capitalistes sont les ennemis jurés et mortels de tous

les marxistes et socialistes. Cette idée erronée trouve son
origine avec Karl Marx et fut sans aucun doute très utile pour
ses objectifs. En fait, cette idée est un non-sens total. Il y a eu
une alliance continue, même si savamment dissimulée, entre les
capitalistes politiques internationaux et les socialistes
révolutionnaires internationaux et ce pour leur bénéfice mutuel.
Cette alliance n’a pas été pour ainsi dire observée, parce que
les historiens, mis à part quelques exceptions notoires, ont une
conception marxiste inconsciente biaisée et sont ainsi enfermés
dans le moule de l’impossibilité qu’une telle alliance existe.
Le lecteur large d’esprit doit garder deux choses à l’esprit: les
capitalistes monopolistes sont les ennemis mortels de la libre entreprise
et de ses entrepreneurs et aussi, au vu de la
faiblesse de la planification centrale socialiste, l’état socialiste
totalitaire est le marché captif parfait pour les capitalistes
monopolistes si une alliance peut-être établie avec les tenants
du pouvoir socialiste.
Supposons, car cela n’est qu’une hypothèse à ce stade, que les
capitalistes monopolistes américains aient été capables de
réduire une Russie sous planification socialiste au statut de
colonie technique captive ? Ceci ne serait-il pas l’extension
logique internationaliste du XXème siècle des monopoles sur
les chemins de fer des Morgan et du trust pétrolier des
Rockefeller de la fin du XIXème siècle aux Etats-Unis?
Mis à part Gabriel Kolko, Murray Rothbard et les révisionistes,
les historiens n’ont pas du tout été alertes quant à une telle
combinaison d’évènements. L’historiographie, à de rares
exceptions près, a été forcée dans la dichotomie capitalistes

contre les socialistes. L’étude monumentale et lisible de George
Kennan sur la révolution russe maintient de manière consistante
cette fiction de la dualité entre Wall Street et le bolchévisme.
“La Russie quitte la guerre” n’a qu’une seule référence
incidentelle à la firme J.P Morgan et aucune référence du tout
concernant la Guaranty Trust Company; et pourtant, ces deux
organisations sont abondemment mentionnées dans les
dossiers du Département d’État (NdT: le ministère des affaires
étrangères américain), auxquels de fréquentes références sont
faites dans ce livre, toutes deux étant partie des preuves
principales présentées ici. Aucun de l’auto-incriminé “banquier
bolchévique”, Olof Aschberg ni la banque Nya Banken de
Stockholm ne sont mentionnés dans la recherche de Kennan et
pourtant tous deux furent essentiels au financement
bolchévique. De plus, , dans de circonstances mineures mais
néanmoins cruciales, du moins cruciales pour notre
développement, Kennan a commis des erreurs factuelles. Par
exemple, Kennan cite le directeur de la banque de la réserve
fédérale William Boyce Thompson comme quittant la Russie le
27 Novembre 1917. Cette date de départ rendrait
physiquement impossible la présence de Thompson à
Pétrograde le 2 Décembre 1917 d’où il transmît un télégramme
de demande d’un million de dollars à Morgan à New York.
Thompson en fait quitta Pétrograde le 4 Décembre 1917, deux
jours après avoir envoyé le télégramme à New York. Là
encore, Kennan fait état du fait que le 30 Novembre 1917,
Trotsky fît un discours devant le soviet de Pétrograde dans
lequel il observa: “Aujourd’hui, j’ai avec moi ici à l’institut Smolny,
deux Américains en relation étroites avec les éléments
capitalistes américains”. D’après Kennan, il est “difficile
d’imaginer “ qui d’autre “auraient pu être” ces deux Américains,

“sinon Robins et Gumberg”. En fait, Grumberg n’était pas
américain mais russe. De plus, comme Thompson était toujours
en Russie le 30 Novembre 1917, alors les deux Américains qui
visitèrent Trotsky étaient plus certainement Raymond Robins,
un promoteur minier devenu bon samaritain et… Thompson de
la réserve fédérale de New York.
La bolchévisation de Wall Street était connue dans les cercles
informés dès 1919. Le journaliste financier Barron enregistra
une conversation avec le magnat du pétrole E.H. Doheny en
1919 qui mentiona spécifiquement trois financiers importants,
William Boyce Thompson, Thomas Lamont et Charles R.
Crane:
– A bord du SS Aquitaine, soirée du Vendredi 1er Février
1919.
J’ai passé la soirée dans la suite des Doheny. Mr Doheny a
dit: “Si vous croyez en la démocratie, vous ne pouvez pas
croire au socialisme. Le socialisme est le poison qui détruit la
démocratie. La démocratie veut dire des opportunités pour
tous. Le socialisme fait croire qu’un homme peut quitter son
travail et être mieux loti. Le bolchévisme est le fruit véritable
du socialisme et si vous lisiez les témoignages intéressants
devant les comités du sénat vers la mi-Janvier qui montrèrent
tous ces pacifistes et faiseurs de paix comme des
sympathisants de l’Allemagne, des socialistes et des
bolchéviques, et vous verriez que la majorité des professeurs
d’université aux Etats-Unis enseignent le socialisme, le
bolchévisme et que cinquante-deux de ces professeurs étaient
dans des comités pacifistes en 1914. Le président Eliot

d’Harvard enseigne le bolchévisme. Les pires des
bolchéviques aux Etats-Unis ne sont pas seulement les profs
d’université dont le président Wilson fait partie, mais les
capitalistes et les femmes de capitalistes et aucun ne semble
savoir de quoi ils parlent. William Boyce Thompson enseigne
le bolchévisme et il va sûrement convertir Lamont de JP
Morgan and Co, Vanderlip est un bolchéviste ainsi que
Richard Crane. Beaucoup de femmes rejoignent le
mouvement et ni elles ni leurs maris ne savent de quoi il
retourne ou ce à quoi cela mène. Henry Ford en est un autre,
ainsi que la majorité de la centaine d’historiens que Wilson a
emmené à l’étranger avec lui avec cette idée insensée que
l’histoire puisse enseigner à la jeunesse une juste démarcation
des races, des gens et des nations géographiquement.”
En bref, ceci est l’histoire de la révolution bolchévique et de ce
qui s’ensuivît, mais une histoire qui se démarque de l’approche
traditionnelle des capitalistes contre les communistes. Notre
histoire postule un partenariat entre le capitalisme international
monopoliste et le socialisme révolutionnaire international pour
servir leur bénéfice mutuel. Le coût humain final de cette
alliance est retombé sur les épaules du citoyen russe, du
citoyen américain. L’entreprenariat a été discrédité et le monde
a été propulsé vers une planification socialiste inefficace comme
résultat de ces manoeuvres monopolistes dans le monde de la
politique et de la révolution.
Ceci est aussi une histoire réfléchissant la trahison de la
révolution russe. Les tsars et leur système politique corrompu
furent éjectés pour n’être remplacés que par les agents du
pouvoir d’un autre système corrompu. Là où les Etats-Unis

auraient pu exercer une influence dominante pour amener une
Russie libre, cela trébucha sur les ambitions de quelques
financiers de Wall Street, qui pour leurs intérêts personnels,
pouvaient accepter une Russie tsariste centralisée, une Russie
marxiste centralisée, mais en aucune manière une Russie libre
et décentralisée. Les raisons de ces hypothèses vont se
dévoiler alors que nous développerons les faits sous-jacents et
non-dits jusqu’ici, de la révolution russe et de ses
conséquences.

Chapitre 2 :

Trotsky quitte
New York pour faire la
révolution

suite…

Wall-Street-et-la-revolution-bolchevique

LES TRIBUS DU CINÉMA ET DU THÉÂTRE


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Auteur : Rebatet Lucien Romain (François Vinteuil – François Vinneuil)
Ouvrage : Les tribus du cinéma et du théâtre -Les juifs en France 4
Année : 1941

 

« Un livre cru, dans son jus. »

 

PREMIÈRE PARTIE

CHAPITRE PREMIER

COMMENT LES JUIFS ONT EU LA VOCATION
DU CINÉMA
Je vais aborder ici l’un des chapitres les plus classiques, les plus ahurissants aussi de l’invasion juive
en France. Pour montrer avec une clarté suffisante les étapes de cet incroyable fléau, il est nécessaire, je
crois, de déborder un peu le cadre de cette collection. Le cinéma est essentiellement international Juifs
qui l’ont saccagé chez nous appartenaient à l’espèce la plus insaisissable, la plus vagabonde. Il faudra
franchir de temps à autre les frontières de notre pays pour bien découvrir la trame de leurs méfaits.
Le cinéma a vu le jour en France. Ses précurseurs s’étaient nommés Étienne Marey, magnifique
chercheur au nom trop peu connu, Émile Reynaud, Démeny, Le Prince. Au printemps 1895, les frères
Auguste et Louis Lumière faisaient breveter le premier appareil de projection, et donnaient en
décembre suivant, boulevard des Capucines, la première représentation publique de cinéma, devançant
de six mois Edison qui poursuivait en Amérique des études parallèles aux leurs.
On ne doit pas oublier non plus que deux autres pionniers de la photographie animée qui
travaillaient à cette époque aux Etats-Unis s’appelaient Eugène Lauste, Parisien de Montmartre, et Jean-
Acmé Le Roy, descendant d’émigrés français. Les premiers vulgarisateurs de la découverte, en même
temps scénaristes, metteurs en scène, comédiens, opérateurs et exploitants de films ont été Charles
Pathé et Léon Gaumont. Le premier artiste véritable du cinéma fut le délicieux bricoleur-poète Georges
Méliès, créateur du premier studio et d’innombrables et féeriques truquages. Le premier
commanditaire de films fut un honnête industriel du nom de Grivolas, offrant un million à Charles
Pathé, qui avait débuté dans des baraques de fêtes foraines.
Jusque-là, nous n’avons été qu’entre Aryens. Dans leur Histoire du Cinéma1, si vivante et si
prodigieusement documentée, Maurice Bardèche et Robert Brasillach nous ont fait le tableau le plus
pittoresque de l’entrée du Juif dans le « septième art »


1 Editions Denoël.


La chose se passa en Amérique aux alentours de 1900. Il y avait dans les ghettos de New-York et
de Chicago quelques petits Juifs du nom de Marcus Loew, Adolphe Zukor, William Fox, Cari Laemmle,
nomades débarqués d’autres ghettos obscurs de l’Europe orientale ou des impasses les plus sordides de
Withechapel. Ils étaient tous fripiers, brocanteurs ou revendeurs de fourrures maquillées, plus ou moins
receleurs ou carambouilleurs. Ces faméliques vagabonds étaient prêts à n’importe quoi. Ils n’avaient
rien à perdre, ni réputation ni fortune. Ils tenaient l’Amérique pour la terre de tous les miracles. Avec les
bénéfices de quelques petites filouteries et quelques centaines de dollars d’emprunt, ils se jetèrent
frénétiquement sur la nouvelle découverte.
On a beaucoup parlé de leur hardiesse. Le mot d’astuce conviendrait mieux. Les Lumière, Edison
considéraient au plus leur admirable invention comme une curiosité scientifique, intéressante sans
doute pour les laboratoires, mais dont le succès de spectacle serait bien vite épuisé. Edison, il est vrai,
devait revenir de son erreur et défendre ses prérogatives avec une âpreté au gain fort remarquable. Mais
les brocanteurs juifs étaient déjà solidement installés dans la place, plusieurs fois millionnaires et
maîtres des premiers « circuits » de salles obscures.

Une vingtaine d’années plus tard, au lendemain de la grande guerre, le cinéma est devenu une des
premières industries du monde.
L’Amérique y tient la tête de très loin. Les petits Juifs, aux machinations toujours un peu
irrégulières, ont pris le chemin du Far-West pour fuir les hommes de loi. Le plus marmiteux d’entre eux
s’est fixé dans un misérable village de Californie dont l’univers entier connaît maintenant le nom :
Hollywood.
Pendant l’interminable tuerie européenne, l’Amérique a travaillé à tour de bras, connu dans tous
les domaines un étonnant essor. Le cinéma a suivi le mouvement.
Il a trouvé, sur le plan commercial, son organisation définitive. A la base, la production, qui réunit
les capitaux, engage les metteurs en scène, leur donne les moyens techniques de réaliser les films. Puis, la
distribution ou location, qui loue les films aux directeurs de salles. Enfin, l’exploitation, c’est-à-dire tout
l’ensemble des salles de projections.
Dans les grandes firmes américaines, telle que la Paramount de l’ex-regrattier Zukor, associé à un
autre Juif, ex-impresario en faillite, J.-L. Lasky, tous ces organismes ne font qu’un. Le producteur
possède ses studios. Il distribue lui-même les films qui en sortent à ses salles réparties sur tout le
continent.
Ce système est d’une remarquable cohésion. Il a fait ses preuves. Si le cinéma est né dans les
laboratoires de France, c’est à Hollywood qu’il a grandi, qu’il a conquis son autonomie à la fois
d’industrie et d’art, que sa technique s’est prodigieusement développée et perfectionnée.
Mais il serait tout à fait puéril et sommaire d’en conclure que le succès incontestable du cinéma
américain a été l’oeuvre de « bons » Juifs, cependant que nous n’héritions que des « mauvais » Les Juifs
promènent partout les vices de leur race. Hollywood est marqué de toutes leurs tares, et on en reparlera
ici.
Il est symbolique d’observer que la première tribu juive du cinéma n’apportait d’autre
contribution que son ingéniosité commerciale. Les Aryens avaient créé. Les Juifs accouraient derrière

eux pour exploiter leur travail. Ce mot d’ « exploitation », si plein de sens en la matière, est du reste
entré comme on vient de le voir dans le vocabulaire quotidien du cinéma.
Les Zukor, les Laemmle, célébrés par Israël comme des pionniers géniaux de l’écran, n’ont jamais
tourné de leurs mains un seul mètre de pellicule, écrit une seule ligne de scénario, dirigé de leur voix le
moindre comédien. Mais ces intermédiaires nés surent à merveille acheter le talent des autres, organiser
autour de lui une publicité fracassante, et ouvrir boutique pour le montrer aux clients.
Il serait absurde de prétendre dissimuler tout ce que le cinéma doit au demi-juif Charlie Chaplin.
On n’a jamais songé à nier qu’un Juif puisse avoir du génie, surtout lorsque dans ses veines le sang
chrétien parvient — bien rarement il est vrai — à corriger l’hérédité de sa race.
Mais il ne faudrait pas davantage que Chaplin nous fît oublier toute la pléiade des réalisateurs de
l’époque héroïque, ceux dont les images assurèrent le triomphe du cinéma américain, et qui tous étaient
des chrétiens de vieille souche : Griffith, Ralph Ince, Van Dyke, Clarence Brown, Frank Borzage,
Stroheim, John Ford, de Mille, Howard Hawks.
Tous ces hommes ont été aidés par des dizaines de milliers de comédiens, de techniciens,
d’ingénieurs, d’administrateurs de leur race. L’organisation, les méthodes de travail que l’on admire tant
à Hollywood sont des créations typiques de l’esprit yankee.
Il n’existait également, jusqu’à la dernière guerre, aucune commune mesure entre les conditions
économiques des Etats-Unis et celles du vieux continent. La circulation monétaire y avait une intensité
inconcevable pour nous. La malfaisance d’une opération de finance juive s’en trouvait nécessairement
diminuée. Disons que le virus se diluait plus ou moins, qu’il était mieux supporté par un corps social
combien plus jeune et actif que le nôtre.
L’importance industrielle du cinéma fut aussi reconnue aux Etats-Unis, encore trop tard pour
fermer la porte à bien des forbans, mais beaucoup plus vite sependant que chez nous par ce qu’on
appelle les gens sérieux : banquiers, commanditaires, businessmen », capables d’apporter par tranches
énormes le fameux « argent frais » dont rêvent tous les producteurs du monde, mais n’ayant
aucunement l’habitude de placer des dollars à fonds perdu et tous de taille à faire respecter leurs
exigences et à surveiller même les manoeuvres d’un M. Zukor.
Les Juifs californiens ont donc pu se livrer entre eux ou ligués contre les chrétiens à des guerres
féroces à coups de millions, conduire des spéculations et des escroqueries auprès desquelles MM.
Natan-Tannenzaft eux-mêmes ne sont que de vulgaires joueurs de bonneteau : cela n’a encore jamais
été mortel pour Hollywood, cela n’a encore été que des tempêtes passagères dans le gigantesque océan
de dollars du cinéma américain.
Si l’on considère du reste cette montagne d’or et le nombre très petit en somme d’oeuvres
durables et belles qu’elle a permis de créer, on s’indigne et l’échec d’Hollywood apparaît. Hollywood,
avec tous les talents, toutes les beautés, toute la science auxquels il commande aurait pu mille fois plus
ou bien coûté mille fois moins si le Moloch juif, insatiable et stérile, ne s’était taillé une part monstrueuse
dans ses trésors.

CHAPITRE II

LES PREMIÈRES TRIBUS EN FRANCE :
OSSO, HAIK ET LES NATHAN

suite…

Les-tribus-du-cinema-et-du-theatre

La baisse des prix du pétrole renverse l’échiquier géopolitique


 

 

La baisse des prix du pétrole a démenti la théorie du « pic de Hubbert ». Il ne devrait pas y avoir de pénurie énergétique dans le siècle à venir. La baisse des prix a probablement aussi commencé le démantèlement de la théorie de « l’origine humaine du réchauffement climatique ». Elle a privé de toute rentabilité les sources d’énergie alternatives et les investissements dans les hydrocarbures de schistes et les forages en eaux profondes. Renversant l’échiquier géo-politique, elle est susceptible de rappeler les militaires US au Proche-Orient et de contraindre le Pentagone à abandonner définitivement la théorie du « chaos constructeur ».

 

En deux ans, le marché mondial des sources d’énergie a été bouleversé. D’abord, l’offre et la demande ont considérablement changé, puis les flux commerciaux, enfin les prix qui se sont écroulés. Ces changements radicaux remettent en cause tous les principes de la géo-politique du pétrole.

 

Le mythe de la pénurie

Le ralentissement de l’économie des pays occidentaux et celui de certains pays émergents s’est traduit par une baisse de la demande, tandis que la croissance continue en Asie l’a, au contraire, augmentée. En définitive, la demande globale poursuit son lent développement. Côté offre, non seulement aucun État producteur n’a vu ses capacités s’effondrer, mais certains ont pu l’augmenter comme la Chine, qui amasse désormais d’importantes réserves stratégiques. De sorte qu’au total, le marché est très excédentaire.

Ce premier constat contredit ce qui était la doxa des milieux scientifiques et professionnels durant les années 2000 : la production mondiale s’approchait de son pic, le monde allait connaître une période de pénurie au cours de laquelle certains États allaient s’effondrer et des guerres de ressources éclater. Dès son retour à la Maison-Blanche, en janvier 2001, le vice-président Dick Cheney avait formé un groupe de travail sur le développement de la politique nationale de l’énergie (National Energy Policy Development – NEPD), qualifié de « société secrète » par le Washington Post [1]. Dans une ambiance ultra-sécurisée, les conseillers de la présidence auditionnèrent les patrons des grandes entreprises du secteur, les scientifiques les plus reconnus, et les patrons des services de Renseignement. Ils arrivèrent à la conclusion que le temps pressait et que le Pentagone devait garantir la survie de l’économie états-unienne en s’emparant sans attendre des ressources du « Moyen-Orient élargi ». On ignore qui participa exactement à ce groupe de travail, sur quelles données il travailla, et les étapes de sa réflexion. Tous ses documents internes ont été détruits afin que nul ne connaisse les statistiques auxquelles il avait eu accès.

C’est ce groupe qui conseilla de mener des guerres contre l’Afghanistan, l’Iran l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie et le Soudan ; un programme qui fut officiellement adopté par le président George W. Bush lors d’une réunion, le 15 septembre 2001, à Camp David.

Je me souviens d’avoir rencontré à Lisbonne, lors d’un congrès de l’AFPO, le secrétaire général du groupe de travail de la Maison-Blanche. Il avait présenté un exposé sur l’étude des réserves annoncées, l’imminence du « pic de Hubbert » et les mesures à prendre pour limiter la consommation d’énergie aux USA. J’avais alors été convaincu – à tort – par son raisonnement et son assurance.

Nous avons constaté avec le temps que cette analyse est complétement fausse et que les cinq premières guerres (contre l’Afghanistan, l’Irak, le Liban, la Libye et la Syrie) ont été de ce point de vue inutiles, même si ce programme se poursuit aujourd’hui. Cette énorme erreur de prospective ne doit pas nous surprendre. Elle est la conséquence de la « pensée de groupe ». Progressivement une idée s’impose au sein d’un groupe que nul n’ose remettre en question au risque de se voir exclure du « cercle de la raison ». C’est la « pensée unique ». Dans ce cas, les conseillers de la Maison-Blanche sont partis et sont restés dans la théorie malthusienne qui domina la culture anglicane du XIXe siècle. Selon elle, la population augmente à un rythme exponentiel, tandis que les ressources ne le font qu’à un rythme arithmétique. À terme, il ne peut pas y avoir de ressources pour tous.

Thomas Malthus entendait s’opposer à la théorie d’Adam Smith selon laquelle, lorsqu’il est libre de toute réglementation, le marché se régule de lui-même. En réalité, le pasteur Malthus trouvait dans sa théorie – non démontrée – la justification de son refus de subvenir aux besoins des innombrables pauvres de sa paroisse. À quoi bon nourrir ces gens si, demain, leurs nombreux enfants mourront de faim ? Le gouvernement de George W. Bush était alors largement WASP et comprenait de nombreuses personnes issues de l’industrie pétrolière, à commencer par le vice-président Cheney, ancien patron de l’équipementier Halliburton.

Si le pétrole est une ressource non renouvelable et qu’il aura donc une fin, rien ne permet de penser que celle-ci est proche. En 2001, on raisonnait en fonction du pétrole de type saoudien que l’on savait raffiner. On ne pensait pas exploitables les réserves du Venezuela par exemple, dont on admet aujourd’hui qu’elles suffisent à pourvoir à l’ensemble des besoins mondiaux pour au moins un siècle.

On observera que la théorie de l’« origine humaine du réchauffement climatique » n’est probablement pas plus sérieuse que celle du pic pétrolier. Elle procède de la même origine malthusienne et a en outre l’avantage d’enrichir ses promoteurs à travers la Bourse des droits d’émission de Chicago [2]. Elle a été popularisée dans le but d’apprendre aux Occidentaux à diminuer leur consommation d’énergie d’origine fossile, donc de se préparer à un monde où le pétrole serait devenu rare et cher.

 

La fin des prix artificiels

La hausse du prix du baril à 110 dollars a semblé conforter la théorie de l’équipe de Dick Cheney, mais sa chute brutale à 35 dollars montre qu’il n’en est rien. Comme en 2008, cette chute a débuté avec les sanctions européennes contre la Russie qui ont désorganisé les échanges mondiaux, déplacé les capitaux et en définitive crevé la bulle spéculative du pétrole. Cette fois, les prix bas ont été encouragés par les États-Unis qui y ont vu un moyen supplémentaire de couler l’économie russe.

La chute s’est aggravée lorsque l’Arabie saoudite y a trouvé son intérêt. En inondant le marché de ses produits, Riyad maintenait le cours du baril d’Arabian light entre 20 et 30 dollars. De la sorte, il détruisait la rentabilité des investissements dans les sources alternatives d’énergie et garantissait son pouvoir et ses revenus à long terme. Il est parvenu à convaincre ses partenaires de l’OPEC de soutenir cette politique. Les membres du cartel ont pris la décision de sauver leur autorité à long terme quitte à gagner beaucoup moins d’argent durant quelques années.

Par conséquent, la baisse des prix, encouragée par Washington contre Moscou, a fini par l’atteindre lui aussi. Si plus de 250 000 emplois ont été détruits dans les industries de l’énergie en deux ans dans le monde, environ la moitié l’ont été aux États-Unis. 78 % des plateformes pétrolières US ont été fermées. Même si le recul de la production n’est pas aussi spectaculaire, il n’en reste pas moins que les États-Unis ne sont probablement plus indépendants énergétiquement ou ne vont pas tarder à le devenir.

Et ce ne sont pas que les États-Unis : tout le système capitaliste occidental est impacté. En 2015, Total a perdu 2,3 milliards de dollars, ConocoPhillips 4,4 milliards, BP 5,2 milliards, Shell 13 milliards, Exxon 16,2 miliards, Chevron près de 23 milliards.

Cette situation nous renvoie à la « Doctrine Carter » de 1980. À l’époque, Washington s’était donné le droit d’intervenir militairement au Proche-Orient pour garantir son accès au pétrole. Par la suite, le président Reagan avait créé le CentCom pour appliquer cette doctrine. Aujourd’hui on exploite du pétrole un peu partout dans le monde et sous des formes assez différentes. Le fantasme du « pic de Hubbert » s’est dissipé. De sorte que le président Obama a pu ordonner de déplacer les troupes du CentCom vers le PaCom (théorie du « pivot vers l’Asie »). On a pu observer que ce plan a été modifié avec l’accumulation de forces en Europe orientale (EuCom), mais il devra l’être encore si les prix stagnent entre 20 et 30 dollars le baril. Dans ce cas, on cessera d’exploiter certaines formes de pétrole et l’on reviendra vers l’Arabian light. La question du repositionnement des forces au Proche-Orient se pose donc dès à présent.

Si Washington s’engage dans cette voie, il devra probablement également modifier les méthodes du Pentagone. La théorie straussienne du « chaos constructeur », si elle permet de gouverner des territoires immenses avec très peu d’hommes sur le terrain, exige beaucoup de temps pour permettre l’exploitation de vastes ressources, comme on le voit en Afghanistan, en Irak et en Libye. Peut-être faudra-t-il revenir à une politique plus sage, cesser d’organiser le terrorisme, admettre la paix, pour pouvoir commercer avec les États ou ce qu’il en reste.

Thierry Meyssan

Notes

[1] “Energy Task Force Works in Secret”, Dana Milbank & Eric Pianin, Washington Post, April 16th, 2001.

[2] « 1997-2010 : L’écologie financière », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 26 avril 2010.

Le monde occulte des comic books


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Auteur : Lehut Jérémy
Ouvrage : Le monde occulte des comic books
Année : 2016

Merci à Johan Livernette, les gérants de la page Noaches sur
le réseau social Facebook , Guillaume et à quelques amis pour
leur aide.

1 Jean 2:18 « Mes petits enfants, c’est ici la dernière heure ; et
comme vous avez entendu dire que l’antéchrist doit venir, il y a
dès maintenant plusieurs antéchrists ; ce qui nous fait
connaître que nous sommes dans la dernière heure. »

Introduction
Le comic book ou graphic novel est le terme américain pour
désigner les bandes dessinées. Les premières publications
narraient des histoires de cow-boy, d’aventurier, de détective
mais aussi horrifiques ou érotiques. En 1935, la maison
d’édition DC Comics est créée par Harry Donenfeld et Jack
Liebowitz. Elle se contente au départ d’éditer des publications
moins sulfureuses car les bandes dessinées érotiques étaient
mal vues. En 1938 Harry Donenfeld et Jack Liebowitz décident
de publier un nouveau personnage de bande dessinée inventé
par deux jeunes immigrés de l’Europe de l’est, Jerry Siegel et
Joe Shuster. Sans le savoir les quatre hommes allaient
révolutionner le monde des comic books en éditant le premier
super-héros de l’histoire, Superman. Le kryptonien déchaîne les
passions dès ses premières apparitions. Le héros capé était à
peine arrivé sur le format papier que ses histoires étaient
contées à la radio et à la télévision. Le fourbe Bob Kane,
dessinateur de comic book, proposa Batman à Harry Donenfeld
et Jack Liebowitz en 1939. Le personnage est accepté, il est
édité et deviendra le héros le plus rentable de l’histoire de DC
Comics. Suit Wonder Woman en 1941, inventée par le
psychologue William Moulton Marston. En 1939 une autre
maison d’édition est créée par Martin Goodman et une armée
de dessinateurs, Marvel. En 1941, en plein second conflit
mondial l’écurie surfe sur la vague de super-héros qui déferle
sur l’Amérique et invente Captain America. Les deux géants de
l’industrie du comic book étaient nés. Au fil des années leurs

univers vont s’étoffer et proposer plus de super-héros. Le
succès du comic book est si important que l’empire
hollywoodien tourne son regard vers ces justiciers aux pouvoirs
improbables. Aujourd’hui les super-héros agissent aussi bien
sur papier qu’au cinéma ou sur grand écran. On les retrouve
notamment sur du textile, dans des jeux-vidéos, en jeux de
société, en figurines etc. Les Iron-Man, Batman et autre Hulk
déplacent des millions de personnes au cinéma. Les films de
super-héros battent des records de budgets mais aussi de
bénéfices engrangés. Ils ne concurrencent même plus des
franchises comme Le seigneur des anneaux ou encore Matrix,
ils les dépassent largement. Si des millions de personnes se
ruent dans les cinémas pour découvrir les aventures
cinématographiques de ces personnages, c’est parce que des
millions de comic books sont vendus. Le succès de cette
industrie est sous-estimé, voire totalement occulté. Pourtant,
même si vous n’aimez pas ces super-héros vous connaissez au
moins leur nom et un minimum leur histoire. Il convient de
s’arrêter le temps de quelques pages sur sa genèse et les
principaux acteurs de cette industrie. En réalité le comic book
est un organe de propagande puissant. Depuis ses débuts il
véhicule des messages malsains. Ses auteurs ont des références
douteuses qu’ils aiment insérer dans leur publication. Derrière
ce pseudo combat contre le mal et ces actes héroïques se cache
en réalité un fond beaucoup plus sombre. D’origine juive, nous
verrons que l’industrie des comics est morbide à bien des
égards. L’histoire raconte que les hommes ont adoré des idoles.
Ce qui fut justement dénoncé par Dieu dans la Bible. Pourtant,
de nos jours il existe encore des idoles qui sont adorées par
l’homme. Si ce ne sont plus des statues ce sont des acteurs, des
chanteurs, des sportifs et des super-héros.

Chapitre 1 : Une création juive
ans les années 1930 le comic book était connu pour ses
histoires de détectives mais aussi et surtout pour ses
publications érotiques. Alors que la seconde guerre mondiale
s’installait, plusieurs immigrés de l’Europe de l’est allaient
bouleverser l’histoire de l’industrie de la bande dessinée.
Apparemment persécutés et marqués par leur histoire, deux
juifs inventent un personnage qui va révolutionner les comic
books. Ces deux immigrés sont aidés par deux membres de leur
communauté qui sont les fondateurs de la première enseigne de
super-héros, DC Comics.

DC COMICS ET LA TRINITÉ
Intéressons-nous donc à DC Comics ainsi qu’à ses trois
personnages clés. En 1935 en Amérique, deux juifs immigrés,
Harry Donenfeld1 et Jack Liebowitz, éditeurs de bandes
dessinées mais surtout de pulps érotiques, s’associent à l’ex-majeur
de l’armée américaine Malcolm Wheeler-Nicholson. Il
éditait également des Pulps érotiques et avait besoin de publier
des revues moins osées. Leur collaboration se nomma National
Allied Publication (puis DC Comics). Ils publièrent les bandes


1 Dans le documentaire Super-héros, l’éternel combat diffusé sur Arte en
2013 il est rapporté que Harry Donenfeld entretenait des liens avec la
pègre.


dessinées Fun Comics, des histoires policières. En 1937, la BD
changea de nom et devint Detective Comics. Moins d’un an
après c’est la rencontre de Joe Shuster et Jerry Siegel qui
changera leur destin. Shuster et Siegel présentèrent un nouveau
personnage de comic book au duo de DC Comics, un héros
invincible et capable de voler. Donenfeld et Liebowitz furent
convaincus et engagèrent les deux hommes. Superman fit donc
son apparition en avril 1938 dans Action Comics numéro 1.
Rapidement, ce que DC Comics appelle la « supermania »
s’installa. Des bandes dessinées furent éditées, des histoires de
Superman furent également diffusées à la radio, le héros fut
aussi imprimé sur du textile. Selon les dessinateurs de DC
Comics, le monde avait besoin d’un héros fictif à cause de la
première guerre, de la montée des crimes dans les rues et de
l’arrivée de ce second conflit mondial. Superman est devenu un
personnage plus que populaire. Il s’inscrit presque dans
l’histoire de l’Amérique (ce qui jette une fois de plus un froid
sur son histoire). Le premier personnage clé de l’univers de DC
Comics était né. Dès ses débuts, Superman gagnait le coeur du
peuple américain, bénéficiant des relais des organes de
propagande de l’époque comme la radio ou la télévision. Mais
bien avant que Superman ne soit un héros capé en collant, une
toute autre version, toujours des juifs Siegel et Shuster, existait.
Superman était au départ un extraterrestre envoyé sur terre
dans le but de détruire l’humanité avec ses pouvoirs2. C’est avec
l’arrivée du national-socialisme que Siegel et Shuster
inventèrent le Superman que nous connaissons. Pour résumer
l’histoire de Superman voici un cours synopsis : La planète
Krypton sur laquelle vivent les kryptoniens est sur le point


2 Reportez-vous à la galerie page 24


d’être détruite. Jor-El et Lara-El décident de sauver leur
unique fils Kal-El de cette destruction. Ils placent leur enfant
dans un vaisseau et envoient ce dernier sur la planète terre.
L’enfant est recueilli par un couple de fermier du Kansas. Au
fil des années, le jeune kryptonien rebaptisé Clark Kent
découvre qu’il possède des pouvoirs qui le placent au-dessus
du genre humain. Il utilisera ses pouvoir pour sauver la veuve
et l’orphelin en devenant Superman.
Dans les premiers numéros les parents adoptifs de Superman
se nomment Mary (Marie) Kent et Jonathan Joseph Kent, puis
les noms changèrent en Martha Kent et Jonathan Kent. Si
Superman fut plus d’une fois comparé au Christ, les fans du
personnage font également souvent le parallèle entre l’histoire
de Moïse et celle du héros. En réalité ce héros est un messie
juif, pas une référence à Jésus-Christ, c’est un antéchrist. Les
juifs rejettent le Christ et lui vouent une haine démesurée, ils se
fabriquent régulièrement de faux messies. Il faut inverser le
schéma de Superman. Ce dernier arrive sur terre pour abolir
toute croyance religieuse. C’est ce qui est rapporté plus d’une
fois dans les comics ainsi qu’au cinéma. Par exemple, dans le
film Superman Returns de Bryan Singer sorti en 2006 de
l’officine Warner Bros, le héros déclare ceci :
« Vous dîtes ne pas avoir besoin d’un sauveur comme moi,
pourtant le soir dans vos prières je vous entends tous
demander la venue d’un élu ».
Dans ce même film, Superman se sacrifie lors d’une scène.
Il est présenté en position christique avant de mourir. Après ce
sacrifice l’homme d’acier revient à la vie et sauve la terre. La

plupart du temps Clark Kent devient Superman autour de ses
33 ans. Dans le film Man of Steel du réalisateur Zack Snyder,
Superman est plus que jamais un messie juif. Il se révèle
justement au monde en tant que Superman à l’âge de 33 ans et
produit ce qu’on pourrait appeler des miracles (il vole, vient au
secours du peuple, il est invincible). Dans ce long-métrage, Le
héros est régulièrement représenté comme l’élu. À la fin du
film, le père biologique de Superman s’adresse à son fils : « Tu
peux les sauver, Kal. Tu peux tous les sauver ». Suite à cette
phrase, le héros se tient dans une position christique avant de
voler au secours de la journaliste Lois Lane. Cette scène se
déroule dans l’espace à bord d’un vaisseau spatial. La planète
terre est en arrière plan, symbolisant un dialogue entre le Père
et son Fils. Superman est souvent présenté comme une voie à
suivre, un exemple. L’homme avant Dieu. Sur la planète de
Superman les kryptonniens vouent un culte au dieu soleil Rao.
Sa parole est contenue dans une Bible qui raconte comment un
élu sera envoyé sur une planète lointaine afin de la sauver d’une
catastrophe. Dans les comics cette catastrophe n’est autre que le
jugement de Dieu auquel Superman s’oppose. Cette menace se
nomme Apokolips qui rappelle évidemment le livre
l’Apocalypse de la Sainte Bible. C’est une menace venue du
ciel, la planète de Darkseid (le côté obscur) qui vise à détruire
le monde des hommes. Superman, en tant qu’antéchrist
s’oppose donc au jugement divin qui doit s’abattre sur tous les
hommes. Il faut comprendre que, pour les satanistes, Dieu est
l’ennemi, celui qu’ils appellent Dieu est le Diable. Le Diable est
la lumière et Dieu l’obscurité. On pourrait faire le parallèle en
parlant du Moyen-Âge qui était en réalité une période plus
éclairée sur le plan spirituel que notre monde moderne car
l’Église pouvait parfaitement jouer son rôle qui consiste à

sauver des âmes. Alors que dans l’histoire officielle, cette
période est sombre et elle a pris fin lorsque la philosophie des
Lumières est arrivée, à savoir la franc-maçonnerie. Un profane
qui devient franc-maçon dit également qu’il reçoit la lumière,
qu’il sort de l’obscurité. En se basant sur ce schéma, Superman
est clairement un antéchrist. Les auteurs de Superman insinuent
même clairement que le personnage est juif. Dans un
documentaire3, l’auteur de comic book Michael Chabon
déclarait : « Superman est un immigré, il a quitté sa planète
sans espoir de retour, sa fausse identité est Clark Kent, nous
lui avons trouvé un nom qui fait bien goy ». Lors d’une
convention sur les comics une question avait été posée par un
membre du public au sataniste, adepte d’Aleister Crowley et
auteur de comics, Grant Morrison :
« – Au vu de tous ces éléments concernant Superman, est-ce
que vous voulez dire que Superman est Dieu ?
– Oui, Superman vous aime, cela ne vous plaît donc pas ? Ce
Dieu prend beaucoup plus d’initiatives, répondit Grant
Morrison ».
En 1939, sous la demande de DC Comics qui souhaite plus
de super-héros, donc plus d’argent, Robert Kahn (qui se fit
appeler Bob Kane) est invité à créer un nouveau héros. Avec
Bill Finger, son ami et scénariste, ils inventent donc Bat-Man.
À l’origine Robert Kahn avait griffonné sur une feuille un
super-héros qui avait pour emblème et inspiration une chauvesouris,
mais, mauvais en dessin, sa première ébauche dont il


3 Super-héros, l’éternel combat – Arte, 2013.


semblait fier ne ressemblait en rien à un super-héros4. Son ami
Bill Finger arrangea le croquis, faisant de Batman le héros capé
et masqué que nous connaissons tous. Robert Kahn présenta
donc Bat-Man à la maison d’édition, il fut publié pour la
première fois en 1939. Robert Kahn développa donc la série
Batman avec DC Comics sans leur parler de son ami Bill
Finger qui avait dessiné le héros et même inventé son univers.
Bob Kane avoua plus tard à DC Comics qu’il travaillait déjà
avec un scénariste. La maison d’édition engagea alors Bill
Finger mais son nom n’apparaîtra jamais comme créateur du
personnage. Tous les produits de la franchise Batman portent la
mention « créé par Bob Kane » mais le nom de Bill Finger
n’apparaît jamais comme créateur du personnage. Le milieu du
comic book raconte que Robert Kahn était un mauvais
dessinateur et qu’il s’était servi du talent de son ami pour
s’enrichir, il se serait même arrangé pour que seul son nom soit
crédité à la création du personnage. Il ne voulait pas se faire
appeler Robert Kahn mais Bob Kane. Il se fit d’ailleurs
rapidement refaire le nez après avoir gagné de l’argent grâce
aux premiers numéros de Batman. L’auteur faisait à peu près
tout pour ressembler au personnage de Bruce Wayne. Il tentait
d’adopter une vie de plus en plus luxueuse et rêvait d’appartenir
à des cercles privés du tout New-York5. Batman est le
personnage le plus rentable de DC Comics. Si il appartient à la
maison d’édition, Robert Kahn a largement profité de ce succès
en créditant son nom à la création du super-héros. Nul besoin
de s’étaler sur les millions que représente Batman. Robert Kahn
est décédé en 1998, on lui a récemment attribué à titre


4 Chapitre galerie page 25.
5 Super-héros, l’éternel combat – Arte, 2013.


posthume son étoile sur Hollywood Boulevard, sur le fameux
Walk of Fame. Le Walk of Fame et ses étoiles sont le parfait
symbole de ce qu’est l’Amérique. Le culte de l’homme dans
toute sa splendeur, l’idolâtrie y est poussée à son paroxysme.
Des personnages fictifs comme Donald Duck, Mickey Mouse
mais encore Lassie ou Rintintin jonchent le sol d’Hollywood
Boulevard. Ces étoiles sont décernées à des acteurs majeurs de
l’industrie du divertissement. La musique, la radio, le cinéma,
la télévision mais aussi le théâtre sont les secteurs représentés.
Comprenez que les personnes les plus rentables possèdent leur
étoile. Deux auteurs de comic book ont leur nom sur le Walk of
Fame, Robert Kahn et Stan Lee (Stanley Lieber).
L’histoire de Batman est simple et je crois, connue de tous :
Un soir la richissime famille Wayne sort d’une séance de
cinéma. En rentrant chez elle, cette dernière est attaquée par
des malfrats. Les parents sont tués, seul le jeune Bruce survit
et hérite de la fortune de sa famille. Voyant sa ville sombrer
dans le chaos il décide d’utiliser cet héritage pour devenir
Batman. Très vite ce personnage sera accompagné du jeune
Robin. Son apparition dans Batman numéro 1 lança la mode
des « side kick 6». Batman a un fils qui porte le nom de
Damian, ou Damien, comme le prénom du fils du diable. Ce
fils est né d’une union avec la fille du maître d’une société
secrète7. Dans la bande dessinée Batman numéro 666, Batman
à Bethléem scénarisée par le sataniste écossais Grant Morrison


6 Chapitre 3 : Révolution sexuelle.
7 Damian Wayne apparaît pour la première fois dans le Batman numéro
655. 11 numéros avant le fameux Batman numéro 666. Le personnage
de Damian a été inventé par Grant Morrison et Joe Kubert.


et dessinée par Andy Kubert8, Bruce Wayne est décédé. C’est
son fils Damian qui a repris le costume après avoir vendu son
âme au diable. L’ennemi juré de Batman, car il en faut un, se
nomme le Joker et l’histoire de sa création est aussi farfelue que
celle de Batman. Jerry Robinson a créé ce méchant avec l’aide
de Bill Finger et de Bob Kane. Mais une fois de plus Robert
Kahn déclarait qu’il était le seul créateur du clown maléfique, il
faut certainement comprendre le contraire. De son côté, Jerry
Robinson affirme que c’est lui qui a inventé le Joker en
référence au personnage qui se trouve sur les cartes. Bill Finger
défend également sa position en expliquant qu’il est celui qui a
inventé le Joker après avoir visionné le film The man who
laughs. Ce triste personnage apparaît dans Batman numéro 1 en
1940. À l’origine il devait être tué mais DC Comics savait
qu’elle tenait là un personnage de grande envergure. Le Joker
sera donc sauvé par l’équipe éditoriale. Ce clown maléfique qui
tue sans raison n’a pas d’origine, pas de nom et la seule raison
qui le pousse à agir est l’existence de Batman. Dans les derniers
comics publiés entre 2012 et 2015 par Greg Capullo (qui se
déclare athéiste convaincu) et Scott Snyder, respectivement
dessinateur et scénariste, l’histoire raconte que le Joker est tout
simplement sorti de l’enfer9. Le duo Capullo/Snyder inventera
même une société secrète qui utilise le hibou comme emblème
et qui dirige la ville de Gotham10. Le hibou rappelle la société
secrète du Bohemian Club qui compte en son sein des
personnalités influentes11 et qui a l’habitude de se réunir au


8 Fils de Joe Kubert, également dessinateur de comics. Ce sont des juifs
de l’Europe de l’est qui ont fait carrière aux États-Unis.
9 Batman New52, End game.
10 Batman New52, la cour des Hiboux.
11 Valérie Giscard d’Estaing, ancien président de la république française,

les banquiers David et Nelson Rockefeller, les ex-présidents Bush père
et fils… Pour ne citer qu’eux.


Bohemian Grove afin d’y pratiquer d’étranges rituels12. Batman
possède une équipe qui l’aide malgré son individualisme
prononcé. En France il existe un représentant du chevalier noir,
ce dernier se prénomme Bilal Asselah. Il décide de devenir
« Nightrunner » après une bavure policière dans laquelle son
meilleur ami Arif est tué. Ces derniers avaient attaqué un
commissariat de police suite à un passage à tabac par des
policiers. Leur quête vengeresse mènera donc au décès d’Arif.
Notez l’image de la France au passage. Bilal Asselah est de
confession musulmane et vit à Barbès. Le Batman français est
musulman, symbole de la disparition des racines chrétiennes de
la France. Tout comme Batman, Nightrunner a des ennemis
dont une version française du Joker qui se nomme The son of
man (le fils de l’homme). Des conservateurs américains avaient
déploré le fait qu’un super-héros français soit de confession
musulmane. Cette polémique relayée par les médias de masse
aux États-Unis a largement contribué au succès du personnage
qui était jusqu’alors inconnu du grand public. Nightrunner fut
inventé en 2010 par des auteurs de comic books britanniques.
Juste après Batman, une héroïne fait son apparition :
Wonder Woman. Dans un premier temps suggéré par William
Moulton Marston, un psychologue, le personnage est
rapidement édité par DC Comics. Marston s’inspira de sa
femme Elizabeth Holloway Marston pour créer son héroïne.
Son côté libéral plaît à Marston qui injecte cette particularité à


12 L’animateur, réalisateur et acteur américain Alex Jones s’était infiltré au
Bohemian Grove lors d’une cérémonie à l’été 2000. La vidéo est
disponible ainsi qu’un reportage consacré à cette société secrète.


Wonder Woman. Marston était un adepte de la polygamie, étant
marié à Elizabeth Holloway il vivait également avec Olive
Byrne, une étudiante, sous le même toit. Les deux femmes
eurent des enfants avec le psychologue. La tante de Olive
Byrne, Margaret Sanger, fut une figure du féminisme. Elle
milita en faveur de l’avortement et du droit de vote pour les
femmes. C’est par elle que fut inventé le « planning familial »
qui se nommait autrefois « l’American Birth Control League ».
Le personnage de Wonder Woman est donc teinté du féminisme
qui ne s’abattra réellement sur le monde qu’à partir des années
1960. Elle possède une force surhumaine, des bracelets en
métal qui lui servent à arrêter les balles mais aussi un lasso qui
force les malfrats à dire la vérité lorsque ces derniers sont
attachés. Clin d’oeil au détecteur de mensonge dont William
Moulton Marston est l’inventeur.
À la base Wonder Woman est la fille d’une déesse nommée
Hippolyta, elle vient d’un monde uniquement peuplé de
femmes dans lequel l’homme n’est pas nécessaire pour procréer.
Rapidement, Wonder Woman fut sujet à controverse. Sur
chaque page Moulton Marston s’arrangeait pour qu’un
personnage soit représenté ligoté, menotté, dans des positions
curieuses :
« Le seul espoir de paix est d’apprendre aux personnes
pleines d’énergie et de force d’apprécier la soumission.
Seulement lorsqu’être contrôlé par d’autres devient plus
plaisant que l’insoumission il est possible d’aspirer à une
société humaine stable et paisible. Donner aux autres, être
contrôlé par eux, s’y soumettre, tout ça n’est pas envisageable
sans un fort élément érotique. Donnez aux hommes une femme

pleine de panache plus forte qu’eux et ils seront fiers de
devenir ses esclaves ! » déclarait Marston13.
Moulton Marston qui était derrière chaque aventure de
l’héroïne fut écarté et le ton de la bande dessinée changea. Cette
dernière devint même un emblème du féminisme pendant la
révolution sexuelle. Suite à la création de Wonder Woman de
nombreuses héroïnes virent le jour : des Supergirl, Powergirl,
Spider-Woman…
Les trois icônes de DC Comics (Superman, Batman, Wonder
Woman) étaient nées. Les fans et la maison d’édition appellent
aujourd’hui ces trois personnages « la trinité ». Depuis leur
parution des années 1940 à nos jours, ces trois héros (et
d’autres) sont publiés chaque mois. Il faut noter la forte
représentation de la communauté juive dans cette industrie.
Laissons ses acteurs s’exprimer à ce propos. Dans un reportage
diffusé sur Arte en 201314 on y apprend que les créateurs de
tous les personnages majeurs de l’industrie du comic book sont
juifs. Joe Simon déclarait même à ce sujet : « Un des éditeurs
était même surnommé le goy maison car il fallait une façade
non juive ». Superman fut inventé et dessiné par deux jeunes
immigrés juifs, mais la réussite de Superman émane d’un
homme qui se fait appeler Max Gaines. Cependant son
véritable nom reste incertain (Maxwell Ginsburg ou Max
Ginsberg). C’est lui qui édita les premières aventures de
Wonder Woman avec sa propre maison d’édition All-American
Comics. C’est Max Gaines qui présenta les créateurs de


13 Article La sexualité dans les comics du site DCPlanet.fr, publié le 24
février 2014.
14 Super-héros, l’éternel combat. Arte, 2013.


Superman à Harry Donenfeld et Jack Liebowitz (les créateurs
de DC Comics). Un des ses amis (Sheldon Mayer) lui avait
parlé de Jerry Siegel et Joe Shuster et du Superman qu’ils
cherchaient à faire publier. Ces derniers se faisaient jeter de
toutes les maisons d’édition et Gaines, qui avait apprécié
l’histoire de Superman avait donc fait les présentations. Max
Gaines est considéré comme étant le père des comics qui, à la
base, narrent des histoires horrifiques, policières ou érotiques.
La violence et les connotations sexuelles étaient omniprésentes.
C’est pourquoi le comic book fut attaqué dans les années 50.
Max Gaines avait déclaré en montrant la couverture d’un de ses
comic books sur laquelle une femme était décapitée que c’était
« de bon goût ». C’est avec l’arrivée de Superman que le comic
book narre des aventures de super-héros. Si au départ les
histoires policières ou aventurières ont résisté, petit à petit et
avec l’arrivée de Batman et Wonder Woman, elles se sont
effacées. L’arrivée de Superman a changé beaucoup de choses.
Le secteur de la bande dessinée marchait très bien avant
l’apparition du héros capé, mais la publication du Action
Comics numéro 1 changea la donne. Le succès du premier
super-héros était tel que les spécialistes de la bande dessinée
disent que la « beatlemania » fut moins importante que la
« supermania » qui déferla sur les États-Unis lorsque ce dernier
apparu à la fin des années 30. Une véritable révolution dans le
monde des bulles et des cases, et c’était un homme déraciné et
au dessus du genre humain qui en était le fer de lance. La
marque Superman était déjà exploitée au début des années 40,
des trousses, des cartables, des t-shirts, des pulls et des jouets
pullulaient. Des émissions de radio qui racontaient ses
aventures étaient diffusées après les heures de sortie d’école.
De 1952 à 1958 Superman eut même droit à son dessin-animé

produit par Max et David Fleischer, deux juifs de l’Europe de
l’est qui ont rivalisé avec Disney dans les années 1920. Ils sont
à la base, entre autres, de Betty Boop et de Popeye.
L’intégration de Superman dans la société américaine
s’explique aussi avec la montée du nazisme dans le monde et la
peur que cette idéologie suscitait. Cependant un autre
personnage eut un rôle beaucoup plus important dans cette
guerre entre le capitalisme et le national-socialisme, c’est
Captain America des édition Marvel, le concurrent de DC
Comics, inventé tout spécialement pour combattre le Führer et
ses armées.

MARVEL

suite…

Le-monde-occulte-des-comic-books

11-Septembre : Larry Silverstein préparait la reconstruction de la Tour 7 dès «avril 2000»


panamza.com

INFO PANAMZA. Devant un public israélien, le propriétaire de la Tour 7 du World Trade Center -détruite le 11 septembre 2001- a révélé avoir préparé sa reconstruction 17 mois avant les attentats.

 

L’information buzze sur les réseaux sociaux mais sera -sans aucun doute- ignorée par la presse traditionnelle.

Dimanche 13 mars, un certain « Joe » –blogueur basé à Dallas, spécialisé dans la recherche sur les attentats du 11-Septembre et relayé par l’islamologue Kevin Barrett- a mis en lumière une vidéo publiée sur Youtube le 3 décembre 2014.

De quoi s’agit-il? D’une conférence donnée en Israël par Larry Silverstein, célèbre promoteur immobilier de New York, à propos de la reconstruction du World Trade Center.

 

L’intérêt de la vidéo?

À la 58ème minute, l’homme révèle que la « première planification architecturale » de la nouvelle Tour 7 -construite en 2002 à la suite de la destruction de l’ancienne Tour 7 (également possédée par Silverstein) du World Trade Center- remonte à « avril 2000 ».

L’intérêt de tels propos techniques?

Ils contredisent tout simplement la version officielle selon laquelle la Tour 7 -possédée par Silvertein, construite en 1983, ouverte en 1987 et détruite dans l’après-midi du 11 septembre 2001 par la prétendue propagation de « feux de bureau »- avait été repensée et reconstruite dans les mois suivants.

Deux documents officiels illustrent d’ailleurs cette version :

*l’un provient d’un article universitaire de 2012, co-écrit par Silverstein et dans lequel le propriétaire de la Tour 7 affirme que « notre première planification architecturale » remonte « à moins d’un mois après le 11-Septembre ».

*l’autre est un encart promotionnel de la Silverstein Properties, compagnie fondée par Larry Silverstein, dans lequel il est fait état de la « première planification architecturale » remontant à « fin 2001 ».

Pour saisir l’intérêt politique de cette révélation (maladroite) de Larry Silverstein, le lecteur curieux d’en savoir plus pourra entendre (en anglais) le personnage raconter -dans les 13 premières minutes de la vidéo- la genèse de son lien fusionnel avec Israël et lire (en français) son portrait antérieurement publié sur Panamza :

Depuis plusieurs années, des centaines d’ingénieurs et d’architectes soutiennent ouvertement la thèse d’une démolition contrôlée pour expliquer l’effondrement, survenu le 11 septembre 2001, des 3 Tours (WTC1, WTC2 et WTC7) du World Trade Center. L’enjeu du débat à ce sujet dépasse le cadre scientifique : l’installation d’explosifs sophistiqués nécessite le libre accès, sur plusieurs semaines, aux immeubles ciblés. Dès lors, la question de l’identité des hommes responsables du bail et de la sécurité du World Trade Center devient cruciale.

Le 26 avril 2001, Larry Silverstein et Frank Lowy signent, « pour 99 ans »,l’acquisition du bail des tours WTC1 et WTC2. Trois mois plus tard, à la date du 24 juillet, ils prennent possession des lieux. Unis par un consortium, les deux hommes avaient affronté la compagnie Vornado Realty Trust de Bernard Mendik, l’ex-beau-frère de Larry Silverstein, et remporté la victoire, contre toute attente. Quelques semaines plus tard, Mendik décédera d’une crise cardiaque.

Ami intime de Benyamin Netanyahu et d’Ariel Sharon (alors Premier ministre d’Israël), Silverstein, déjà détenteur du WTC7, est un éminent promoteur immobilier qui a fondé sa compagnie, Silverstein Properties, en 1957. Ancien membre d’un groupuscule terroriste dénommé Haganah, Lowy, un Israélo-Australien particulièrement proche d’Ehud Barak et d’Ehud Olmert, a choisi d’acquérir, via son entreprise Westfield Group, le vaste espace commercial du World Trade Center, situé au sous-sol.

L’homme, qui est au shopping ce que son compatriote Rupert Murdoch est aux médias selon l’heureuse formule du journaliste John Pilger, a pu postuler malgré une sombre affaire de détournements financiers au Lichtenstein impliquant, entre novembre 1996 et juin 2001, sa personne ainsi que sa proche famille.

Depuis 1973, le site du WTC était géré par l’Autorité portuaire de New York et du New Jersey. Aucune privatisation n’avait été envisageable avant 2001. Or, cette année-là, Lewis Eisenberg, directeur de l’agence, et Ronald Lauderchargé des questions de privatisation auprès du gouverneur George Pataki, ont ouvert les négociations en favorisant le transfert, après d’âpres discussions en interne, du World Trade Center à des entités privées. Si le premier est membre de la « Coalition juive républicaine », liée au parti de George Bush et au Likoud, le second s’est distingué en fondant – comme le fera également Frank Lowy – un institut au service des intérêts israéliens.

Seul Neil David Levin, directeur exécutif de l’Autorité portuaire depuis le mois d’avril 2001, avait exprimé une certaine réserve envers toute privatisation du World Trade Center, en insistant sur la nécessité d’un contrôle public. Le 11 septembre, bloqué au 106ème étage du WTC1, il n’a pas survécu aux attentats. L’homme avait rendez-vous avec un ami banquier au café-restaurant du « Windows on the World » qu’il découvrait pour la première fois. Funeste hasard : sa présence habituelle à son bureau, situé au 67ème étage, lui aurait permis de quitter le bâtiment, frappé une vingtaine d’étages plus haut.

Larry Silverstein, habitué des petits-déjeuners au « Windows on the World », a eu plus de chance : ce jour-là, sa femme l’a exceptionnellement retenu pour une consultation chez un dermatologue tandis que leurs enfants, Roger et Lisa, sont arrivés en retard à leurs bureaux situés dans les Tours jumelles. En février 2003, il raconta sa bonne fortune au journaliste Charlie Rose.

Larry Silverstein est une figure généreuse de la communauté juive solidaire d’Israël. Son représentant en relations publiques, Howard Rubenstein, est également une personnalité intéressante pour saisir la cohérence idéologique du groupe qui a convoité et conquis la gestion du World Trade Center. L’homme, qui dispose d’un vaste carnet d’adresses, a également échappé à une mort certaine le 11 septembre grâce à son annulation inopinée d’un rendez-vous avec l’agent spécial du FBI, John O’Neill. Celui qui a joué un rôle-clé pour faire obtenir rapidement  le maximum de dédommagements de la part des compagnies d’assurances partage avec son client une connaissance intime de la classe politique israélienne. Alors que Larry Silverstein entretient, comme le souligne Haaretz, des relations affectueuses avec les principaux décideurs politiques et économiques de Tel-Aviv, Howard Rubenstein travaille, avec son fils Steven, à redorer l’image d’Israël en vertu d’un accord conclu – depuis mars 2001 – entre sa firme et le ministère des Affaires étrangères de l’État hébreu. Dix-huit mois plus tard, le quotidien Haaretz rapporta d’ailleurs que la campagne avait porté ses fruits. Au-delà de son rôle de publiciste, Howard Rubenstein ne semble pas avoir rechigné à accomplir cet exercice promotionnel au service d’un État étranger puisqu’il déclare assumer, en raison de sa religion, son sentiment d’« obligation envers Israël ».

 

HICHAM HAMZA

L’EFFROYABLE IMPOSTURE DU RAP


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Auteur : Cardet Mathias
Ouvrage : L’effroyable imposture du rap
Année : 2013

 

 

PRÉFACE
Ça ne sert à rien de se foutre la tête dans le
sable. De faire l’autruche, la meilleure position
pour se faire enfiler. Et de ne pas savoir
par qui. Je sais de quoi je parle. Je suis ce
qu’on appelle un baisé du rap. Car j’en ai
écouté, du rap. Plus que de raison même.
Et aujourd’hui, beaucoup moins. Mais toujours.
Malheureusement. Un peu comme un
enfant violé qui n’aurait connu que sa cave
et son beau-père. Un genre de syndrome
de Stockholm. Voilà pourquoi je prends la
liberté de critiquer le rap, sans pour autant être
un acteur de ce mouvement. J’estime avoir
une légitimité. La légitimité du pointé. Et on
est très nombreux dans ce cas-là, à sentir cet

arrière-goût qui nous rappelle qu’on s’est fait
avoir. Entre-temps, moi, j’ai lu des bouquins
et rencontré des gens. Je m’en suis sorti. Mais
il y en a encore tout un bataillon dans la cave.
Qui en crève. Car on en crève, du rap. Tous!
Noirs, Arabes, Blancs, rappeurs, auditeurs.
Comment, pourquoi et par qui, c’est ce que
l’on verra tout à l’heure. Mais, comme pour
toute victime d’un viol, il faut d’abord passer
par une phase d’acceptation, difficile, puis
si possible de dénonciation de l’agresseur et
de ses procédés, afin qu’il ne puisse jamais
plus recommencer. Et pour qu’enfin on
puisse se reconstruire, et avancer. Même si c’est
dur, de se« débaiser ».

INTRODUCTION

L’histoire du rap
racontée aux enfants

Tout d’abord, l’Histoire officielle : né au milieu
des années 70 dans les ghettos new-yorkais
noirs américains, le rap va au fil du temps
s’imposer comme le courant musical de la
contestation du système. Notamment à travers
la Zulu Nation, mouvement créé par un ancien
membre de gang, Afrika Bambaataa, prônant
l’unification de la jeunesse noire (Love, Peace
and Unity) au lieu de la laisser s’entretuer dans
des guerres de gangs stupides.
Véritable phénomène culturel, le rap finira par
envahir tous les États-Unis puis l’Europe, et

deviendra, dès les années 80, le porte-parole
officiel des sans-voix, des démunis, pouvant
enfin exprimer leur mal-être, leur frustration et
leur aspiration à vivre dans un monde meilleur.
Révolutionnant le paysage musical en
réussissant à allier qualité artistique et vente
massive de disques tout en préservant son
aspect subversif, le rap porte en lui l’espoir
de toute une génération d’avoir enfin trouvé
l’arme ultime révolutionnaire ; avec comme
point d’orgue, en 1989, le titre Fight the Power
du groupe Public Enemy.
Malheureusement, suite à 1′ essor du gangsta rap
au début des années 90, glorifiant la drogue,
les putes et les tueurs de flics, puis à celui du
rap bling-·bling matérialiste, caractérisé par Puff
Daddy, le mouvement, risquant de pe~dre son
influence positive sur la jeunesse prolétaire, va
subir une scission vitale pour sa survie.
D’un côté, un rap dit « commercial », ne
mettant en avant que des valeurs récupérées

par l’idéologie marchande, soit un rap de
«consommation» (argent, drogues, femmes,
armes, etc.). De l’autre, un rap «indépendant»
dit « vrai » gardien du temple de l’idéologie
originelle ayant pour finalité de conjuguer
authenticité, discours contestataire et réussite
artistique. J’ai longtemps cru à cette version :
l’histoire du rap racontée aux enfants et relayée
par les tenants du manche.
Déjà, en tant que jeune Noir de banlieue, puis
en tant que banlieusard tout court, j’ai fait partie
de ces nombreuses personnes fières d’avoir leur
propre culture. La culture hip-hop. Faite par le
peuple et pour le peuple. Faut dire qu’il est pas
mal, le slogan. Et c’est toujours le même, hein,
qu’on utilise pour nous faire avaler la pilule dès
qu’apparaît un nouveau totalitarisme. Or, il faut
toujours se méfier des labels d’authenticité, des
certifiés vrais. Un peu comme ces savons de
Marseille fabriqués à Pékin. Mais ça, il faut le
reconnaître, c’est la force des publicitaires, dont
on verra comme par hasard qu’ils sont à la base
du mouvement rap.

Car, oui, il existe une autre histoire, une
autre version. Je ne dis pas que la première
est totalement fausse, évidemment qu’elle
contient une part de vérité. Mais une vérité
tellement tronquée qu’on ne peut plus la
considérer comme telle. Un peu comme si
on co~ptait sur Bernard Thibault pour nous
éclairer sur l’histoire occulte de la CGT ou
sur Alain Mine pour nous conter l’histoire
objective du libéralisme.
D’ailleurs, le but ici n’est pas de raconter
l’histoire du rap, mais de lever le voile sur ses
multiples impostures, qui auront le mérite de
nous faire voir ce mouvement sous un jour
nouveau, loin des dissertations démagogiques.
Alors, reprenons l’histoire depuis le début.

ACTE I

Le Contexte

suite…

L effroyable imposture du rap

Attentats dans le monde du 11/9/01 au 13/11/15 : du WTC au Bataclan…


lelibrepenseur

Cette vidéo synthèse du terrorisme mondial nous explique comment les USA ont créé ce chaos. Ils ont inventé des causes fictives pour créer de vraies guerres qui ont été le terreau des mouvements terroristes, financés et armés par les USA (CIA/Mossad/OTAN)… Tout a été dit, écrit, analysé dans des organes officiels mais on continue à faire croire au peuple l’exact contraire !

À partir de la minute 4:50, c’est tout simplement exceptionnel : le témoignage d’un Africain qui explique la source du désordre.

 

États-Unis : un siècle d’interventionnisme meurtrier


Auteur(s) : Jean C.

Article initialement publié dans l’atelier E&R

 

Fenêtre privilégiée du monde russe sur la mer Noire, la Crimée possède une histoire et une situation géographique singulières. Théâtre sous le Second Empire d’une intervention militaire franco-anglaise destinée à stopper l’expansionnisme de la Russie des tsars, hôte de la conférence de Yalta en 1945, cette région d’une superficie et d’une population équivalentes à celle de la Lorraine dispose aujourd’hui d’un statut de république autonome au sein de l’état ukrainien. À l’heure actuelle, la volonté des populations russophones de Crimée de s’affranchir de la tutelle d’une Ukraine passée sous la coupe d’un gouvernement pro-occidental est au cœur d’une nouvelle controverse diplomatique.

 

L’occupation par des forces armées russes de plusieurs points stratégiques de la péninsule n’a pas tardé à déclencher un feu nourri de réactions indignées des gouvernements et des média mainstream occidentaux. Ainsi, Angela Merkel a déclaré « illégal [1] » le référendum prévu pour le 16 mars. François Hollande a fait savoir que « l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine ne [pouvaient] pas se négocier [2] ». Plusieurs éditorialistes ont mentionné le « sort incertain » de la minorité tatare de Crimée [3], sous-entendant probablement que la sécurité de cette dernière pourrait être compromise en cas d’occupation russe prolongée. C’est oublier que la Fédération de Russie compte 6 millions de citoyens tatars, qu’il existe sur les bords de la Volga une république autonome du Tatarstan et que personne à Moscou ne remet en question l’appartenance des Tatars à la nation russe. La Maison Blanche a quant à elle affirmé, par la voix de son secrétaire d’État John Kerry, que « la Crimée est l’Ukraine » [4].

Le message adressé est donc sans équivoque : la présence de troupes russes en Crimée et la tenue prochaine d’un référendum constitueraient un grave cas d’ingérence et une violation du droit international. L’appareil d’État étatsunien est, il est vrai, particulièrement au fait des cas de conflits et de tensions directement ou indirectement causés par des ingérences extérieures. Nous livrons ici au lecteur une liste volontairement non-exhaustive recensant quelques exemples de conflits armés impliquant les États-Unis, parfois appuyés par des puissances européennes.

 

1898 : conflit hispano-américain qui aboutira à la perte par l’Espagne des Philippines, de Cuba et de Porto Rico, territoires qui tomberont dans l’escarcelle des États-Unis. Le magnat de la presse William Randolph Hearst, qui inspira le film Citizen Kane à Orson Welles, se distingua à cette occasion par la propagande belliciste et anti-espagnole relayée par ses journaux.

1900 : participation, au sein de l’alliance des huit-nations regroupant également les puissances européennes de l’époque, à la guerre des Boxers, opération de répression d’un mouvement anticolonialiste chinois.

1903 : appui militaire aux sécessionnistes du Panama, aboutissant à la création d’un nouvel État indépendant dans une province auparavant colombienne.

1950-1953 : envoi de 300 000 soldats au cours de la guerre de Corée. Deux décennies avant la guerre du Vietnam, l’armée américaine aurait déversé sur la Corée du Nord plus de 3 millions de litres de napalm [5].

1953 : la CIA appuie un coup d’État en Iran visant à renvoyer le Premier ministre Mossadegh, non-aligné et partisan de l’indépendance énergétique.

1961 : soutien à une tentative de coup d’État à Cuba, lors du débarquement de la « Baie des cochons ».

1961-1972 : guerre du Vietnam.

1965 : occupation de la République dominicaine.

1973 : soutien militaire au coup d’État chilien, devant aboutir au renversement de Salvador Allende et à la prise de pouvoir du général Pinochet.

1979-1992 : armement des moudjahidines afghans au cours de leur lutte contre l’Armée rouge.

1981-1988 : soutien à la guérilla contre-révolutionnaire luttant contre le régime sandiniste au Nicaragua.

1989 : invasion du Panama et renversement de Manuel Noriega.

1990-1991 : guerre du Golfe, intervention au sein d’une coalition de 34 états qui dévastera l’armée et les infrastructures irakiennes.

1994 : intervention en Haïti pour soutenir Jean-Bertrand Aristide.

1999 : frappes aériennes en Serbie et au Kosovo, soutien militaire et logistique à l’UCK, organisation terroriste financée par la mafia albanaise.

À partir de 2001 : interventions en Afghanistan ;

2003-2011 : guerre d’Irak. La chute de Saddam Hussein et l’occupation étrangère ont livré un pays dévasté aux violences intercommunautaires. On estime à 500 000 le nombre de victimes du conflit [6].

2011 : intervention militaire en Libye.

 

Lorsque les Etats-Unis qualifient certaines nations de « danger pour la paix dans la région », l’inversion accusatoire est donc totale. L’exemple de l’Iran est à ce titre particulièrement frappant :

 

Rappelons que les ingérences occidentales, qu’elles se fassent par le biais d’appuis logistiques ou financiers aux groupes d’agitation interne (comme en Ukraine ou en Syrie) ou par des interventions militaires directes, ont essentiellement précédé des situations de chaos et de barbarie prolongées, comme en témoignent l’état actuel de l’Afghanistan, redevenu une place centrale de la production de pavot [7] et la violence extrême qui perdure en Irak [8]. Nous sommes bien loin des promesses de libération démocratique qui justifient les exactions interventionnistes de Washington et ses alliés.