Le temps des scélérats


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Koldo Campos Sagaseta

Juan Carlos (dit Koldo) Campos Sagaseta de Ilúrdoz est poète, dramaturge et chroniqueur. Né à Iruñea /Pamplona (Euskal Herria/Pays basque) le 14 avril 1954, il a pris en 1981 la nationalité de la République Dominicaine, où il a longtemps vécu, avant de revenir au Pays basque en 2005. Collaborateur de La Pluma.

Titre original: La hora de los canallas

Traduit par  Jacques Boutard

La piste qui mène au pétrole mène aussi à la guerre et à la destruction : Irak, Libye, Syrie…  Venezuela. La plus grande réserve de pétrole au monde se trouve au Venezuela, qui  dispose aussi de beaucoup d’autres ressources naturelles de grande valeur.  C’est la raison pour laquelle, depuis que l’Histoire a changé de cap au Venezuela, le Marché, qui règle les destinées du monde, a décidé de son sort.  Les urnes n’ayant pas répondu à ses désirs,  tous les autres procédés habituels  «pour contraindre les pays qui ne veulent pas entendre raison », pour citer Obama,  ont été mis en œuvre :  blocus, sabotages, appropriation illicite des richesses, émeutes de rue, assassinats, terrorisme, attentats, coups d’État…

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Que  Simon Bolivar nous pardonne

Voilà où nous en sommes. Confiné sous le chapiteau du cirque où il cache sa honte, Donald Trump, représentant et porte-parole du « monde libre », choisit le « président du Venezuela », qui prête serment sur une estrade, en pleine rue.  Et l’Europe l’applaudit. Tous les clowns sont en scène. Il ne manque que l’ « homme-canon », mais on le réserve pour le dernier numéro, qui aura lieu dans huit jours au plus.

Les grands médias se chargeront de faire comprendre pourquoi on a faim au Venezuela et pas au Honduras ou au Salvador ; pourquoi l’urgence humanitaire nous inquiète au Venezuela et pourquoi on se fout de ce qui se passe en Haïti ; pourquoi la violence au Venezuela nous alarme tandis que les massacres en Colombie nous laissent  froids; pourquoi la corruption au  Venezuela fait la une des journaux et pas celle qui règne  en République Dominicaine ; pourquoi les émeutes sont légitimes à Caracas et subversives à Paris; pourquoi Maduro est un dictateur, et Bolsonaro et Macri, des présidents; pourquoi le gouvernement bolivarien du Venezuela est un « régime » et les autres colonies yankees sont des gouvernements auxquels l’Empire donne licence de continuer à s’appeler des républiques.

Quand les masques tombent, les scélérats émergent dans  toute leur splendeur.

(Euskal presoak-euskal herrira/Llibertat presos politics/Altsasukoak aske/Aurrera Gobierno Bolivariano de Venezuela) [Liberté pour les prisonniers politiques basques et catalans/Vive le gouvernement bolivarien du Venezuela]

Si la presse est scélérate, que les murs prennent la parole

 

Ils vont nous pourrir le Ramadan !


par integritydyl

À croire que cette année ils se sont donnés le mot pour nous pourrir le Ramadan. Cinq jours avant de commencer à jeûner le mois sacré, au Royaume-Uni cette fois, un « terroriste musulman » a eu le mauvais goût de se faire exploser publiquement au sortir du concert d’une « idole » contemporaine de pop music. Ses malheureux coreligionnaires, et moi, et moi, et moi, se seraient bien passés d’être rappelés au bon souvenir de ceux qui ne peuvent déjà pas les blairer épidermiquement en vertu du « tous les Musulmans ne sont pas des terroristes mais tous les terroristes sont musulmans ». Comme tous ceux qui l’ont précédé dans ce type de délire  – et qui, martelons-le, ne pratiquaient l’Islam que le trente-deux du mois ou la semaine des quatre vendredis – il est passé à l’acte de façon autant inconséquente qu’ inutile. Mais peut-être que celui-là s’est pulvérisé parce qu’il ne pouvait tout simplement pas supporter l’idée d’avoir à se priver de bouffer pendant un mois. Sait-on jamais !
Plus sérieusement et inévitablement, c’est la Communauté musulmane, dont la bombe humaine est supposée être issue, qui va à nouveau subir le contrecoup de son geste insensé. À commencer par les réactions haineuses des anti-Islam et consorts, dont le nombre croît de façon exponentielle après de tels actes, lesquelles s’expriment désormais ouvertement sur les biens et les personnes. Et sans oublier les mesures démagogiques du Pouvoir, censées rassurer les concitoyens, à plus fortes raisons en période électorale, qui se doivent d’être à la hauteur des espérances de la vindicte populaire envers tous les adeptes de l’Islam sans exception : Prolongation et mutation de l’état d’urgence en extrême urgence, renforcement de la loi antiterroriste, multiplication des fichages « S », (ex)actions policières spectaculaires, fermetures de lieux de culte salafisto-compatibles et assignations ou incarcérations des boucs émissaires les plus récalcitrants. Et tout ce pataquès sans obligation ni garantie de résultat puisque, tout le monde en convient, le risque zéro n’existe pas.
La coercition et la pression sociale n’engendrant que de l’hypocrisie, durant le mois de Ramadan les Croyants doivent rechercher volontairement les avantages physiques et spirituels du jeûne par un contrôle accentué du comportement,[1] par une augmentation des bonnes actions et un abandon total des mauvaises, par une maîtrise des pulsions et par une prise de conscience de la condition des plus défavorisés. Il est déplorable que certains Musulmans flemmardent la journée pour mieux supporter la privation et s’adonnent le soir à des ripailles et des réjouissances retentissantes[2], d’autant plus que leurs détracteurs examinent minutieusement leurs actions et ne voient dans les allègements de tâches et les aménagements de temps de travail « ramadaniques » que baisse de productivité si ce n’est danger. N’étant pas à une contradiction près, d’un côté ils minimisent la pénibilité d’un jeûne diurne qu’ils estiment  – sans jamais l’avoir expérimenté – largement compensé par des festins nocturnes, et de l’autre, ils dénoncent les graves conséquences de la privation de nourriture sur la santé, sur l’absentéisme ou la productivité, voire sur les accidents du travail et de de la circulation.
Néanmoins, n’éludons pas hypocritement les petites bisbilles annuelles de détermination de début et de fin de Ramadan où tout un chacun expose son argumentation pour prouver qu’il a la plus grosse. Les plus fondamentalistes (par conviction ou par esprit de contrariété pour certains) donneront leur préférence à une vision claire de la lune[3] (comme mon ami Pierrot[4]) et ne la calculeront pas outre mesure. Par opposition, pour les plus progressistes (par modernisme voire par mimétisme occidental), la définition mathématique doit théoriquement prévaloir sur la détermination physique. Mais, en réalité, immanquablement, l’incompétence et la paresse prennent chaque année le pas sur les affrontements juridiques et les beaux discours ; en effet,  les « décisionnaires » de la nuit du doute ne font que calquer leur décision sur celle du pays musulman de leur choix ayant déclaré officiellement sa vision du croissant de la nouvelle lune. Je n’en dirais pas plus, pour ne pas vous pourrir le Ramadan.
[1] « Celui qui ne renonce pas à dire des mensonges, ni à pratiquer des faussetés, DIEU n’a nul besoin qu’il s’abstienne de boire ou de manger. » (Boukhary 30/8/1 – 78/51/1) « Le jeûne est un refuge (contre l’Enfer). Aussi, lorsque l’un de vous est en état de jeûne, qu’il s’abstienne de se comporter avec grossièreté et ignorance, et si quelqu’un l’agresse ou l’insulte, qu’il dise :  » Je suis en état de jeûne « , en répétant cela deux fois.» (Boukhary 30/2,9/1 – 97/35/2 – 97/50/3). «Et mangez et buvez; mais pas d’excès ! IL (Allah) n’ aime pas les excessifs. » (Coran 7 :31).
[2] D’où l’expression populaire « faire du ramdam ».
[3] « Ne jeûnez pas avant d’avoir vu le croissant de lune et ne rompez pas avant de l’avoir vu. S’il y a des nuages faites une supputation. Le mois a vingt-neuf nuits. Ne rompez pas le jeûne avant d’avoir vu le croissant de la lune. S’il y a des nuages, achevez le nombre de trente (jours). » (Boukhary 30/5/3, 30/11/1-4).
[4] https://lc.cx/iuNE

La déradicalisation pour les nuls.


integritydyl.wordpress.com

Contrairement aux professionnels de la déradicalisation qui, comme on a pu le constater récemment, excellent plus dans les détournements financiers que dans la psychologie réparatrice, je vais vous parler de vécu, de mon vécu, en tant que « converti » à l’Islam de longue date, à une époque où le pacifisme de cette religion prédominait. La médiatisation outrancière et les interprétations politiques de la révolution islamique iranienne à l’orée des années 1980, du printemps islamique algérien des années 90, des attentats du 11 septembre 2001 et de la pagaille qui s’en est suivie depuis au sein du monde arabo-afghano-musulman, ont transformé une religion considérée autrefois comme une particularité exotique en une menace planétaire et incité à la suspicion envers la totalité de ses adeptes.
Il est vrai que lorsque l’on se consacre sincèrement à sa religion ou que l’on se convertit à une autre, on s’applique à la respecter du mieux possible en en exécutant minutieusement les moindres détails. En ce qui me concerne, à mes débuts, certains de mes coreligionnaires me cataloguaient « trop Musulman » ; il est vrai que, par mimétisme outrancier, j’étais trop rapidement passé du statut de hippy hyper chevelu en jean délavé à pattes d’éléphant à celui de bédouin avec crâne rasé, barbichette, turban, djellaba et canne. Bien que convaincu de la prééminence de l’Islam par rapport aux autres religions, j’étais profondément ignorant de la doctrine islamique (Coran et Hadith) et ai donc été un temps assez perméable aux influences, bonnes comme mauvaises, de ceux qui étaient censés être plus « savants » que moi. Et au fur et à mesure où j’ai enregistré des bribes de savoir, je suis devenu imbu de moi-même, estimant que ceux que je côtoyais alors n’avaient pas la chance d’avoir aussi bien compris que moi. Rassurez-vous, depuis quarante-cinq ans j’ai quelque peu évolué.
Il est étonnant de se focaliser outre mesure sur des détails et des pratiques extérieures (barbes, longueur de vêtements, attitudes, non-serrage de mains, etc.)[1] plus que sur des recommandations essentielles comme tenir ses engagements ou ne pas mentir,[2] entre autres, sur lesquelles insistent le Coran et le Hadith et qui sont bien souvent négligées. Les prémisses de la marginalisation et de la radicalisation c’est quand, en invoquant le strict respect des injonctions islamiques et en faisant abstractions des tolérances et des facilités accordées par la religion,[3] on refuse de serrer la main du DRH femme lors des entretiens d’embauche ou qu’on veut absolument faire la prière sur son lieu de travail. Se prenant pour des modèles de piété et attribuant leurs échecs à la discrimination voire à l’islamophobie, nos « dévots » n’ont par contre pas le moindre scrupule à profiter abusivement des assistances sociales et des allocations de chômage, quand bien même l’Islam répugne à cette forme de mendicité.[4] Et le comble c’est quand, pour solutionner leurs problèmes, ils sollicitent effrontément l’aide de ceux qu’ils méprisent parce qu’ils ont consenti, eux, à faire ces concessions qu’ils abhorrent.
La croyance constituant normalement un progrès spirituel par rapport à la mécréance, les néophytes ont  parfois tendance à idéaliser leurs fautes ou à en minimiser l’importance. En interprétant librement les textes et en étant convaincus que c’est pour la bonne cause, certains en viennent ainsi à mentir, voler voire tuer en pensant servir l’Islam… Je réalise donc, sans l’admettre évidemment, que, par ignorance, des jeunes musulmans (jeune dans le sens de récent) ne voient pas de mal à « islamiser » leurs méfaits et délits en se persuadant que ceux-ci sont légitimés ou compensés par leur pratique religieuse, à plus fortes raisons quand le cursus de ces « égarés » est plus carcéral qu’universitaire ; certains délinquants ont renoué avec le religieux, de façon superficielle, en passant par la case prison. Toutefois, si traitement il y a, il ne peut être que dans la justification de l’Islam et non dans sa proscription car la déradicalisation ne s’opérera réellement que si les sujets acquièrent deux facultés : le raisonnement et le sens critique. Le seul remède valable constituera à substituer une argumentation logique et cohérente basée sur l’ensemble des enseignements islamiques à l’ingestion brute et simplette des bribes d’anecdotes ou de traditions, fussent-elles sponsorisées par les « Savants de Marseille » spécialistes en lavage de cerveaux.
[1] Dont on ne trouve aucune mention dans le Coran et qui sont rarissime dans les recueils de Hadith. Par nécessité, et non volontiers, en ce qui concerne le serrage de main homme-femme, cela s’entend.
[2] « Ho, les croyants ! Remplissez les engagements. » (Coran 5 :1). « Quatre choses, lorsqu’elles se rencontrent chez un individu, en font un parfait hypocrite : Mentir quand il parle, manquer à sa promesse, trahir les engagements pris, être de mauvaise foi lorsqu’il pactise. Celui chez qui se trouve une seule de ces quatre choses sera atteint de quelque hypocrisie jusqu’au moment où il s’en sera débarrassé ». (Boukhary 58/17/1 et aussi 46/17/1 – 52/28/2 – 55/8/1).  « DIEU, vraiment, ne guide pas celui qui est outrancier, mensonger ! » (Coran 40 :29). « Ho, les croyants ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? C’est en grande détestation auprès de DIEU, de dire ce que vous ne faites pas. » (Coran 61 :2,3). « Ne mentez pas car le mensonge mène à l’impiété et l’impiété mène à l’Enfer. L’homme qui use régulièrement de mensonge en viendra à être inscrit auprès de DIEU comme un grand menteur. Soyez véridiques car la véracité mène à la piété et la piété mène au Paradis. L’homme qui dit toujours la vérité en viendra à mériter le nom de très véridique ». (Boukhary 78/69/1 – Abou Daoud 40/80 – Tirmizhy 25/46).
[3] « Celui qui est en détresse mais ni rebelle ni transgresseur, pas de péché sur lui. Oui, DIEU est pardonneur, miséricordieux ». (Coran 2 :173 et aussi 6 :145 – 16 :115). « DIEU veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté.» (Coran 2 :185).
[4] « J’en jure par celui qui tient ma vie entre Ses mains, il vaudrait mieux que quelqu’un prit une corde et allât faire du bois qu’il rapporterait sur son dos (afin que DIEU sauvegarde ainsi votre dignité) plutôt que de mendier à quelqu’un, que celui-ci lui donne ou lui refuse » (Boukhary 24/50/2,3 – 34/15/5,6 – 42/13/1,2).

Attentats de Paris : qui a prévenu Éric de Rothschild?


http://www.panamza.com/191115-attentats-rothschild/

INFO PANAMZA. L’homme censé avoir été «averti vendredi matin» -selon un média israélien- de «l’imminence» des attentats n’est autre que le baron Éric de Rothschild, businessman multimillionnaire et président du « Service de protection de la communauté juive de France ». Révélations.

Le 19.11.2015 à 19h48

Un Rothschild qui n’est pas riche, pas juif, pas philanthrope, pas banquier, pas travailleur et qui ne mène pas un certain train de vie n’est pas un Rothschild

L’auteur -décédé en 1997- de cette franche déclaration ?

Edmond de Rothschild, banquiermembre du directoire du Bilderberg et petit-fils d’un mécène historique du sionisme.

Il manque un qualificatif supplémentaire -utilisé notamment par les spéculateurs boursiers- dans sa déclaration relative aux héritiers Rothschild : « initié ».

Dimanche 15 novembre, deux jours après les attentats qui ont ensanglanté Paris, Panamza rapportait la troublante révélation -parue la veille- d’un quotidien israélien :

Vendredi matin, les responsables de la sécurité au sein de la communauté juive auraient appris « l’imminence d’une large attaque terroriste » selon The Times of Israël. L’auteur de cette confidence : le bien informé Jonathan Simon-Sellem (alias JSS), extrémiste franco-israélien de la cause sioniste et grand ami de Meyer Habib.

Mercredi 18 novembre, Panamza signalait l’altération de l’article paru dans la presse israélienne. La mention initiale et précise de « vendredi matin », moment de l’avertissement, a été remplacée par une expression édulcorant l’information originelle : « pendant des mois ».

Aujourd’hui, il est possible d’identifier le principal « officiel » chargé en France de la « sécurité de la communauté juive ».

Il s’agit d’Éric de Rothschild, 75 ans, fils d’Alain de Rothschild (ex-dirigeant du Crif), richissime homme d’affairesprésident du Mémorial de la Shoah, viticulteur « casher » à succès et président du « Service de protection de la communauté juive de France »(SPCJ, surnommé la « LDJ officielle »).

EricdeRothschildCette nouvelle information de Panamza est d’ailleurs corroborée -à son insu- par un site consacré à l’actualité culturelle juive et dénommé Jewpop.

Exaspéré par la révélation de la presse israélienne, Alain Granat, animateur du site Jewpop, a fustigé la journaliste qui a donné la parole à JSS. Dans son billet mis en ligne avant-hier, il indique ainsi avoir sollicité l’avis du principal organisme censé assurer la sécurité des juifs de France : le SPCJ. Évidemment, la structure présidée par Éric de Rothschild lui a affirmé n’avoir jamais eu connaissance d’une telle information (l’avertissement d’un attentat imminent).

À l’instar du tandem ultra-sioniste CukiermanGhozlan, Granat tente de contenir le brasier provoqué par la fuite de JSS. Nulle surprise pour un homme qui fut récemment invité par le Crif et dont le site Jewpop a « bénéficié du soutien et des conseils d’Ezra Venture », une antenne d’aide financière (pour tout projet lié au judaïsme) qui fut fondé par Mathieu Worms (co-directeur d’un fonds d’investissement israélo-américain).

suite ici : panamza

Le pouvoir des coïncidences


PANAMZA a encore frappé, faits à l’appui

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http://www.panamza.com/080215-charlie-video

Père Elias Zahlaoui: « Qui sème le vent, récolte la tempête !


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Mes amis,

Qui que vous soyez et où que vous soyez, permettez-moi, devant le terrible assassinat de vos douze compatriotes de « Charlie-Hebdo », de vous présenter mes condoléances, particulièrement à leurs familles, parents et amis.

Ce matin (8 janvier), durant la Sainte Messe, je ne cessais de penser à ces malheureuses victimes, à leurs proches, et à vous tous, ainsi qu’à mes si nombreux amis et connaissances que j’ai connus lors de mes nombreux séjours et voyages dans votre pays, voulus et organisés par l’Église de France, afin de répandre le message de Notre-Dame de Soufanieh de Damas, un message d’amour, d’unité et de paix.

J’essaie de suivre à la télévision française les multiples réactions provoquées à tous les niveaux. Je les comprends parfaitement. Mais, je prie de tout cœur, et j’invite les fidèles de Damas et de Syrie à prier pour que vos « responsables » politiques aient enfin l’intelligence et l’honnêteté de stopper pour de bon leurs aventures criminelles et guerrières en Syrie, pour vous en épargner les terribles retombées, à une plus vaste échelle, que ce qui s’est passé à « Charlie-Hebdo ».

Mes amis,

Certains d’entre vous savent qu’il m’est arrivé d’écrire de nombreuses lettres, tant personnelles qu’ouvertes, à nombre de vos responsables politiques et religieux (lettre à François Hollande, à Alain Juppé, etc.). Mais ce n’est que peine perdue. Pourtant, ces lettres étaient loin d’être feutrées. Je n’y manquais pas de les prévenir, depuis de longues années, qu’infailliblement, un jour ou l’autre, la violence qu’ils ont déchaînée dans le monde arabe, et depuis près de quatre ans en Syrie –en y envoyant des centaines de milliers de combattants soi-disant « Djihadistes », de 83 pays, dont des pays européens– leur retombera, d’une façon ou d’une autre, sur la tête. Je ne crains que « Charlie-Hebdo » n’en soit que le prélude. N’oubliez pas votre fameux dicton : « Qui sème le vent, récolte la tempête ! » Puisse cette tempête n’être pas une tornade…

Mes amis,

Je sais que la plupart d’entre vous n’y sont pour rien, et que vous trimez comme quatre, comme vous dites, pour vous en sortir. De plus, noyés comme vous l’êtes par les médias dominants faux et mensongers, vous finissez toujours par confier à vos dirigeants, sans le savoir, le soin de conduire la France, tôt ou tard, au fond du gouffre.

Laissez-moi donc le soin aussi de vous faire savoir très brièvement que, selon les Nations Unies, la moitié de la population syrienne, qui est de l’ordre de 24 000 000 d’habitants, est sur les routes, soit à l’intérieur du pays, soit ailleurs sur terre, voire sur mer ! Or aujourd’hui, il fait à Damas -2 degrés, à Maaloula-, 8 degrés.

Imaginez donc un moment les 33 000 000 de personnes qui représentent la moitié de la population française, sur les routes de France et du monde.

Quant aux tués en Syrie, ils sont de l’ordre, toujours selon les Nations Unies, de 300 000 morts.

Beau et valeureux bilan à incruster sur les blasons d’or de vos présidents, Sarkozy et Hollande !

Mes amis,

Cela vous évoque-t-il quelque chose ?

Cela vous invite-t-il à faire quelque chose ?

Cela vous incite-t-il à interpeller vos « irresponsables » évêques, devenus, hélas, depuis des décades, rien moins que des momies ?

Et Jésus-Christ dans tout cela, vous dit-il encore quelque chose ?

Amis de France,

Où que vous soyez et quels que vous soyez, je vous transmets sincèrement ma compassion et mon espoir.

Pr. Elias Zahlaoui, Eglise Notre-Dame de Damas Koussour

Damas, le 10/01/2015

Voir également une précédente lettre adressée au Président Hollande:

http://arretsurinfo.ch/lettre-ouverte-dun-pretre-arabe-de-syrie-au-president-hollande/

Sourcehttp://arretsurinfo.ch/pere-elias-zahlaoui-qui-seme-le-vent-recolte-la-tempete/