Israël et le 11-Septembre : la vérité interdite


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INFO PANAMZA. Consacré aux « joyeux Israéliens » du 11-Septembre, un reportage de la chaîne ABC a fait l’objet d’une autocensure par le média américain. Quant au rapport du FBI, il fut tronqué en grande partie lors de sa déclassification. La preuve par les sources.

 

Les hommes trébuchent parfois sur la vérité,
mais la plupart se redressent et passent vite leur chemin
comme si rien ne leur était arrivé.
Winston Churchill

 

Voilà un sujet hautement tabou en France, comme l’illustre cette capture d’écran d’un tweet de Panamza datant du 11 septembre 2016 et retiré par Twitter à la demande… des autorités françaises.

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Ils se nomment Oded Ellner, Yaron Shmuel, Omer Marmari, Paul Kurzberg et Sivan Kurzberg.

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Ces cinq Israéliens, âgés d’une vingtaine d’années, ont été arrêtés dans le comté de Bergen à bord d’un van blanc contenant les traces d’un résidu explosif dans l’après-midi du 11 septembre 2001.

Le motif ?

Trois d’entre eux ont été aperçus dans la matinée aux abords de New York en train de photographier et de filmer avec allégresse, avant l’arrivée du second avion, la première tour embrasée du World Trade Center. Signalés à la police et au FBI, ces individus ont été également évoqués en direct par une chaîne de télévision locale qui a diffusé la description de leur véhicule.

Dès le lendemain, The Record –un quotidien de l’Etat du New Jersey- a rapporté l’incident.

En présence du maire Rudolf Giuliani, le patron de la police new-yorkaise, Bernard Kerik, confirma, lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée, leur arrestation tout en demeurant évasif sur les détails. Curieusement, il lui sembla pourtant important de préciser, à une question relative aux « possibles ressources » du groupe détenu, l’absence de tout « explosif » retrouvé dans le véhicule.

Quelques jours plus tard, le journal israélien Haaretz a relayé à son tour l’information, se contentant d’évoquer un « comportement énigmatique » et une détention officiellement justifiée par une situation irrégulière de séjour. Entretemps, le New York Times rapporta également cette arrestation sans pour autant préciser, à l’instar de l’agence Associated Press et de Fox News, la nationalité des individus, présentés simplement comme les potentiels complices au sol des terroristes.

Quant au Washington Post, c’est le 23 novembre 2001 qu’il relata cet étrange épisode en précisant que les jeunes gens étaient des ex-militaires israéliens interpellés en possession de boîtes de cutters -ces armes de fortune dont se seraient servis les présumés pirates de l’air. Un élément d’information que le prestigieux quotidien qualifia sobrement de « problématique ».

Les cinq individus interpellés se sont présentés auprès des policiers comme les employés d’une entreprise de déménagement basée dans le New Jersey et dénommée Urban Moving SystemsSon dirigeant, l’Israélo-Américain Dominik Otto Suter, a quitté brusquement le territoire des Etats-Unis en direction de Tel Aviv, trois jours seulement après leur arrestation et sans laisser de remplaçant à son poste.

La veille de son départ, des policiers étaient venus brièvement lui rendre visite avant de repartir en ayant saisi dans les locaux de sa compagnie une douzaine de disques durs. L’homme a visiblement suscité depuis l’intérêt du FBI : dans un document préparé entre octobre 2001 et janvier 2002 par l’agence américaine à propos des réseaux terroristes, son nom figure dans la liste des suspects.

Quant aux cinq employés au comportement étrange, ils seront relâchés après 71 jours de détention : Michael Chertoff, l’homme chargé au Département de la Justice de la traque anti-terroriste, permettra -sous son autorité et après une tractation avec son homologue israélien- à ce que ces individus soient libérés, mis dans un avion et directement expédiés dans leur pays. Le FBI fera savoir par la suite qu’aucune charge relative aux attentats n’a été retenue à leur encontre.

Comment expliquer leur joie à la vue de la Tour Nord enflammée du World Trade Center ?

Le quotidien canadien The Globe and Mail rapporta le 17 décembre 2001 que le FBI avait développé les photos prises par le groupe : sur l’une d’entre elles, Sivan Kurzberg « allume le briquet devant les ruines fumantes dans un geste apparent de célébration ».

Selon leur avocat Steven Noah Gordon, il s’agissait là d’une « attitude peut-être offensante » mais « non criminelle ». Une thèse qui sera relayée et soutenue en juin 2002 par ABC News lors d’une enquête spéciale entièrement consacrée à cette affaire : probablement immatures d’après la chaîne d’information, ces jeunes gens n’auraient disposé d’aucune information antérieure à propos des attentats.

Pourtant, trois mois plus tôt, un magazine influent de la communauté juive new-yorkaise –The Forward– avait révélé qu’un ancien haut responsable américain des services de renseignement affirma, sous couvert d’anonymat, que la compagnie employant ces Israéliens était une antenne sous couverture du Mossad et que deux des cinq hommes -censés « surveiller » les cellules islamistes- figuraient dans une base de données conjointe à la CIA et au FBI au sujet des espions étrangers.

Un avis partagé par un célèbre ex-agent, précisément, de la CIA : longuement interrogé en 2008 par des partisans d’une nouvelle enquête sur le 11-Septembre, Robert Baer, spécialiste du Moyen-Orient, a confirmé l’appartenance au Mossad des Israéliens arrêtés dans le New Jersey. Il va même plus loin : selon lui, ces hommes étaient « positionnés » au préalable pour filmer -dès son commencement -l’attentat contre le World Trade Center.

Une affirmation corroborée maladroitement par l’un des cinq Israéliens : à leur retour au pays, fin novembre, trois d’entre eux furent invités par un talk show afin de raconter leur mésaventure.

Bien qu’ils aient démenti faire partie d’un quelconque service secret, Oded Ellner a reconnu pour sa part -comme l’illustre cet extrait d’un documentaire américain réalisé par Marc Levin– que leur « but » consista  bel et bien à « documenter l’évènement ».

Pourquoi manifester alors une telle jubilation?

Selon le journaliste d’investigation Christopher Ketcham, les Israéliens en détention avaient affirmé au FBI qu’ils étaient simplement persuadés que l’attaque terroriste contre le World Trade Center -identifiable dès l’impact du premier avion selon eux, bien que la plupart des citoyens new-yorkais envisageaient alors un accident- serait en définitive « une bonne chose pour Israël », car elle rapprocherait l’opinion publique américaine de l’Etat hébreu.

 « Les Palestiniens sont le problème »

En 2004, la britannique Channel 4 diffusa un reportage exclusif après avoir retrouvé la trace de trois d’entre eux. Ils continuent de nier toute appartenance au monde de l’espionnage tandis qu’un ex-agent du Mossad, Juval Aviv, reconnaît (à 5’55) que leur ancienne compagnie, Urban Moving Systems, était effectivement une base opérationnelle des services secrets israéliens.

 

Malgré ces témoignages concordants, quatre des cinq Israéliens n’ont pas hésité à déposer plainte, le 13 septembre 2004, contre l’ancien secrétaire à la Justice, John Ashcroft, pour leur avoir fait subir, selon eux, un traitement abusif. Cette procédure judiciaire visant également à faire cesser la rumeur d’une implication israélienne dans les attentats s’est finalement conclue, le 30 août 2010, par un non-lieu pour vice de forme : les avocats des plaignants avaient négligé l’envoi d’une lettre certifiée dans le délai imparti.

Si l’on en juge par l’examen de documents officiels partiellement déclassifiés en 2005, cette demande de réparation pourrait bien rétrospectivement s’apparenter à une sinistre farce. A titre d’exemple, le rapport de police -relatif à l’arrestation des cinq Israéliens et divulgué sur Internet en 2011- confirme des informations rapportées jadis par de rares médias tout en dévoilant également de nouveaux éléments.

L’arrestation fut musclée : les Israéliens ont été physiquement contraints à sortir du véhicule avant d’être plaqués au sol. Le recours à une brigade spécialisée dans les explosifs a paru nécessaire. Plus loin dans le texte, une découverte originale dans le sac d’un des passagers est mentionnée : une chaussette dans laquelle sont dissimulés « 4700 dollars en cash ».

Le chauffeur du véhicule, Sivan Kurzberg, prononça à l’attention des policiers cette déclaration stupéfiante : « Nous sommes Israéliens. Nous ne sommes pas votre problème. Vos problèmes sont nos problèmes. Les Palestiniens sont le problème ».

Comment expliquer un tel message politique délivré par de prétendus déménageurs alors que vient de se produire un gigantesque attentat imputé, dans un premier temps, aux « terroristes palestiniens du FDLP » ?

Ne comptez pas sur ABC News pour résoudre ce mystère.

Le 21 juin 2002, l’éminente chaîne d’information a diffusé un reportage présenté par l’animatrice sioniste Barbara Walters et caractérisé par sa volonté manifeste d’édulcorer l’affaire.

Présentation du sujet dans le journal télévisé par le journaliste John Miller, un homme aujourd’hui haut-gradé dans la police new-yorkaise du renseignement…  :

Particularité de cette enquête (à décharge vis-à-vis d’Israël) dont la conclusion aseptisée sera contredite par le rapport du FBI, partiellement déclassifié trois ans plus tard (et disponible -via Panamza- dans le lien situé en bas de page) : la vidéo qui comportait des entretiens avec plusieurs protagonistes de l’incident n’est plus disponible dans les archives d’ABC.

Un enquêteur a contacté la chaîne comme en témoigne, ci-dessous, leur correspondance par…


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