SKULL & BONES – La vérité sur la secte des présidents des États-Unis


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Auteur : Robbins Alexandra
Ouvrage : Skull & Bones La vérité sur l’élite secrète qui dirige les États-Unis
Année : 2005

Traduit de l’anglais
par Bruno Drweski avec Gaétane Vallifuoco

 

 

Introduction
LA LÉGENDE DES SKULL & BONES

Au début des années 1830, un étudiant de Yale, du nom de William H.
Russell – qui allait devenir plus tard, l’auteur du discours d’adieu de l’école,
et major de la promotion 1833 -, se rendit en Allemagne pour y effectuer
une année d’études. Russell venait d’une famille démesurément riche qui
était à la tête de l’une des organisations d’affaires les plus méprisables
d’Amérique au XIXe siècle : Russell and Company, un empire du trafic de
l’opium. Par la suite, Russell deviendrait membre du parlement de l’État du
Connecticut, général de la garde nationale du même État et fondateur de
l’institut universitaire et commercial de New Haven. Lors de son séjour en
Allemagne, il devint l’ami d’un dirigeant d’une société secrète allemande,
dont le symbole était une tête de mort. Très rapidement, il fut embrigadé
dans ce groupe, un prolongement de la fameuse société du XVIIIe siècle, les
Illuminati1. Quand il revint aux États-Unis, il trouva une atmosphère à ce
point antimaçonnique que même son honorable société étudiante, Phi Bêta
Kappa, avait été dépouillée de tous ses secrets, sans autre forme de procès.


1 Nom souvent donné à tort aux Illuminés de Bavière, ordre fondé en Allemagne en 1776, par confusion avec les vrais llluminati, société secrète ayant existé au Moyen Âge. [N.D.F.]


Exaspéré, Russell rassembla le groupe d’étudiants les plus prometteurs de sa
promotion – donc Alphonso Taft, le futur secrétaire à la Guerre, procureur
général, diplomate en Autriche, ambassadeur en Russie et père du futur
présidcent des États-Unis William Howard Taft- et, par vengeance, il créa la
société secrète la plus puissance que les États-Unis ont jamais connue.
Ces hommes avaient nommé leur organisation la« Fraternité de la mort»,
ou, de manière plus informelle, l’ordre du« Crâne et [des] os» (« Skull &
Bones »). Ils adoptèrent le symbole numérologique 322, parce que leur
groupe, fondé en 1832, était le second chapitre d’une organisation
allemande. Ils vénéraient la déesse Eulogie2, célébraient les pirares et
conspiraient pour dominer le monde.
Après cent soixante-dix ans d’existence, les Skull & Bones ont étendu
leurs tentacules dans tous les recoins de la société américaine. Ce petit
groupe a développé des réseaux qui ont placé trois de leurs membres au
poste politique le plus puissant du monde. Et l’influence de la société
secrète augmente – l’élection présidentielle de 2004 a, pour la première
fois, mis en jeu deux candidatures représentées chacune par un
skullbonien. Elle est aujourd’hui, comme l’a déclaré un historien, << une
« mafia internationale » [. .. ] sans contrôle et totalement méconnue». Dans
sa soif de créer un nouvel ordre mondial, restreignant les libertés
individuelles et plaçant en fin de compte solidement le pouvoir au sein de
familles riches et influences, elle a déjà réussi à infiltrer les principaux
centres de recherche, les principales institutions politiques, financières,
médiatiqueset gouvernementales du pays. Ce sont ses membres qui, de fait,
gouvernent les États-Unis depuis des années.
Les Skull & Bones cultivent leurs talents en sélectionnant des adhérents
au sein de la classe des juniors de l’université de Yale, un établissement connu
pour son élitisme étrange, gothique, et sa dévotion rigide envers le passé. La
société secrète évalue scrupuleusement ses candidats, favorisant les
protestants et, désormais, les catholiques blancs, avec une prédilection pour
les enfants des membres riches de la confrérie originaires de la côte est des
États-Unis. Elle est dirigée par environ une vingtaine de familles figurant


2 la déesse grecque de l’éloquence, (n.d.e.)


parmi les plus influences du pays- Bush, Bundy, Harriman, Lord, Phelps,
Rockefeller, Taft et Whitney, entre autres-, qui sont encouragées à se marier
entre elles pour consolider leur pouvoir. Elle force même ses membres à
confesser toutes leurs histoires sexuelles pour que le « club >>, puisse
déterminer si le nouveau skullbonien sera digne des lignées des prestigieuses
dynasties Skull & Bones. Un rebelle ne sera jamais un Skull & Bones ; et de
même personne dont l’origine indiquerait qu’il ne se sacrifierait pas pour le
bien supérieur de la grande organisation.

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