Manifeste de l’Unabomber-Théodore Kaczynski.


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Auteur : Kaczynski Théodore
Ouvrage : Azdar – Manifeste de l’Unabomber
Année : 1995

Le texte qui suit a été écrit en 1995, c’est-à-dire juste avant l’arrestation de
Unabomber (le 3 avril 1996), dont le véritable nom est Théodore
Kaczynski.

 

INTRODUCTION
1 La révolution industrielle et ses conséquences ont été un désastre pour
la race humaine. Elle a accru la durée de vie dans les pays « avancés« , mais
a déstabilisé la société, a rendu la vie aliénante, a soumis les êtres humains
a des humiliations, a permis l’extension de la souffrance mentale (et de la
souffrance physique dans les pays du Tiers-Monde) et a infligé des
dommages terribles à la biosphère. Le développement constant de la
Technologie ne fera qu’aggraver la situation. Ce qu’auront à subir les
hommes et la biosphère sera de pire en pire ; le chaos social et les
souffrances mentales s’accroîtront, et il est possible qu’il en aille de même
pour les souffrances physiques, y compris dans les pays « avancés« .

2 Le système techno-industriel peut survivre ou s’effondrer. S’il survit, il
PEUT éventuellement parvenir à assurer un faible niveau de souffrances
mentales et physiques, mais seulement après être passé par une longue et
douloureuse période d’ajustements, et après avoir réduit les êtres humains
et toutes les créatures vivantes à de simples rouages, des produits calibrés
de la machine sociale.

3 En outre, si le système perdure, les conséquences sont inéluctables : Il
n’y a aucun moyen de reformer ou modifier le système de façon à
l’empêcher de dépouiller les hommes de leur dignité et de leur
autonomie.

4 Si le système s’effondre, les conséquences seront dramatiques. Mais plus
le système se développera, plus désastreux seront les effets de sa
destruction, et donc il vaut mieux qu’il s’effondre au plus vite.

5 Par conséquent, nous préconisons une révolution contre le système
industriel.

6 Cette révolution peut user de violence ou pas ; elle peut-être brève et radicale ou s’étaler sur plusieurs décades en tant que processus graduel.
Nous ne pouvons le prédire. Mais nous pouvons présenter de manière
générale les mesures que ceux qui haïssent la société industrielle devront
prendre pour s’engager sur le chemin de la révolution contre cette forme de
société. Il ne s’agit pas d’une révolution POLITIQUE. Son objectif n’est pas
de se débarrasser des gouvernements, mais de la base techno-économique
de la société actuelle.

7 Dans ce qui va suivre, nous porterons notre attention sur certains aspects
négatifs générés par le système techno-industriel. Certains autres aspects
ne seront que brièvement abordés, voire ignorés. Cela ne signifie pas que
ces autres aspects ne soient pas importants. Pour des raisons pratiques,
nous avons restreint nos propos à des domaines qui ne sont pas bien
connus du grand public ou pour lesquels nous présentons du neuf. Par
exemple, bien que les mouvements écologistes soient bien implantés, nous
avons peu écrit à propos de la dégradation de l’environnement et de la
destruction de la biosphère, même si nous considérons cela comme de la
plus haute importance.

 

PSYCHOLOGIE DE LA GAUCHE MODERNE
6 Pratiquement tout le monde s’accorde à reconnaître que nous vivons
dans un monde chaotique. Une des manifestations les plus répandues de la
folie de notre monde en est le « gauchisme » (leftism) ; une discussion sur le
« gauchisme » peut servir d’introduction à une discussion des problèmes de
la société moderne en général.

7 Mais qu’est ce que le « gauchisme » ? Durant la première moitié du
20ème siècle, le « gauchisme » pouvait grosso modo être identifié au
socialisme. Aujourd’hui le mouvement est plus diffus, et il est plus difficile
de discerner ce qu’est un « gauchiste« . Quand nous parlons de « gauchistes »
dans ce texte, nous pensons principalement aux socialistes, collectivistes,
adeptes du « politiquement correct« , féministes, homosexuels, défenseurs
des droits des animaux et ainsi de suite. Mais tous ceux qui sont affiliés à
ces mouvements ne sont pas nécessairement des « gauchistes« . Nous allons
essayer de montrer que le « gauchisme » n’est pas tant un mouvement ou une
idéologie que la manifestation d’un type psychologique, ou plutôt de
différents types. Ainsi, ce que nous appelons « gauchisme » apparaîtra plus
clairement au cours de notre exposé sur la psychologie « gauchiste » (voir
aussi paragraphes 227-230).

8 Même ainsi, notre conception du « gauchisme » apparaîtra bien moins
claire que nous ne l’aurions souhaité, mais il ne semble pas qu’il puisse en
être autrement. Tout ce que nous allons tenter de faire sera d’exposer en
gros et approximativement les deux tendances psychologiques que nous
croyons être les lignes de force principales du « gauchisme » moderne. Nous
n’avons pas la prétention d’expliquer tout ce qui fait la psychologie
« gauchiste« . Ainsi nous nous limiterons seulement au « gauchisme »
moderne. Nous laisserons de côté ce qui pourrait s’appliquer aux « gauchistes » du 19ème et du début du 20ème siècle.

9 Les deux tendances psychologiques qui sous tendent le « gauchisme »
moderne sont le « sentiment d’infériorité » et la « sur-socialisation ». Le
« sentiment d’infériorité » s’applique au « gauchisme » moderne dans son
ensemble, tandis que la « sur-socialisation » se s’applique qu’à une partie du
« gauchisme » moderne, mais cette partie est la plus influente.

 

LE SENTIMENT D’INFÉRIORITÉ

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