VIJAYANANDA – UN FRANÇAIS DANS L’HIMALAYA


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Auteur : Vijayananda
Ouvrage : Un Français dans l’Himalaya Itinéraire avec Mâ Ananda Môyî
Année : 1999

ITINÉRAIRE AVEC MA ANANDAMAYI
textes rassemblés et présentés par Jacques Vigne

 

 

Introduction
Un Français dans l’Himalaya relate l’itinéraire d’un médecin des environs de Marseille, qui est parti pour l’Inde en 1950 et qui y est resté depuis. Il voulait visiter des maîtres spirituels et a rencontré le sien en la personne de Mâ Ananda Moyi (1896-1982), une sage d’origine bengalie.
Après une enfance religieuse, Vijayânanda est devenu athée à l’adolescence. Il a mené à bien ses études de médecine malgré les secousses de la Seconde Guerre mondiale, puis a commencé à pratiquer comme généraliste. Vivement intéressé par le bouddhisme, il décida d’aller visiter Ceylan et, en passant, l’Inde. Après sa rencontre avec Mâ à Bénarès, il annule son billet de retour, vend son cabinet médical par correspondance et entame, pendant dix-neuf mois, une vie de voyages, constamment auprès de Mâ. Il demeure ensuite de façon plus permanente à Bénarès, où il passe environ huit ans, puis monte à l’âshram de Mâ près de l’agglomération d’Almora, au nord de Luchnow,
dans l ‘Himalaya. Il passe ensuite sept ans dans un ermitage à 2000 m d’altitude, en face du panorama du grand Himalaya, et d’un horizon de neiges éternelles qui s’étend sur plus de trois cents kilomètres. Après avoir vécu pendant les premières années en concentration intense sur Mâ, il évolue, avec l’accord de celle-ci vers une sâdhanâ védantique. Pendant ses sept années de solitude, il ne lit pas ; il médite et il marche dans la montagne ; il demeure en face de l ‘Absolu. Vijayânanda a écrit quelques articles sur Mâ Ananda Moyî et un livre publié en Inde. Nous présentons dans cet ouvrage la traduction de ces articles et de larges extraits de son livre. Cela fait longtemps
que Vijayânandu n’écrit plus. Il estime qu’on peut difficilement parler en général sur les questions spirituelles et que rien ne peut remplacer la communication orale où l’on peut répondre à chacun selon son niveau et sa demande : « donner à manger à ceux qui ont faim et à boire à ceux qui ont soif. »
À part quelques écrits que nous avons pu rassembler, non sans difficultés, Vijayânanda est resté très discret, en particulier du vivant de Mâ. Cette dernière n’avait besoin de l’aide de personne pour transmettre la spiritualité à ceux qui venaient la visiter.
De plus, Vijayânanda avait une vocation particulièrement ouverte à l’expérience de la solitude. Il croit à l’action des « justes cachés » pour le bien du monde et cite à ce propos une tradition de la Kabbale.
D’autre part, le sage dans l’hindouisme, en particulier le sage védantique, développe le sentiment intense de l’unité de toutes choses ; il n’a guère tendance au prosélytisme.
Néanmoins, depuis que Mâ a quitté son corps physique, Vijayânanda répond plus facilement aux questions des visiteurs ; il a maintenant quatre-vingt-deux ans, il ne cherche pas à développer d’école ou de secte ; ses paroles sortent réellement du silence, elles ont le poids de l’expérience ; elles sont douées d’une énergie particulière qui fait qu’elles ont une forte tendance à se réaliser, c’est du moins l’expérience que j’en ai depuis onze ans que je le fréquente.

Notes de l’éditeur :
Les termes sanskrits utilisés par l’auteur sont traduits et explicités par lui, souvent à plusieurs reprises, au fur et à mesure de leur emploi. Il nous a donc paru superflu de faire suivre le texte d’un glossaire.-
Les textes traduits de l’anglais l’ont été par Jacques Vigne.

Note pour la publication internet :
La publication de cet ouvrage s’est faite sans recourir à un contrat écrit, les droits pour la diffusion internet restent donc avec Vijayananda et Jacques Vigne, ce dernier collaborant directement à la constitution de ce site. Cependant, Alain Chevillat de Terre du Ciel a été informé de cette mise sur le Net et a y a aussi donné son aval. Nous avons gardé par commodité l’orthographe du livre pour le nom de Ma Ananda Moyi, bien qu’en sanskrit comme en bengali et en hindi, ‘ananda’ et moyi’ sont toujours attaché. Le ‘o’ de moyi correspond à la prononciation Bengali.

 

Première partie

Trente ans avec Ma Ananda Moyî
La première partie, sur Mâ Ananda Moyî, intéressera tous ceux qui veulent se rendre compte concrètement et en termes simples de ce que peut représenter un sage vu de près ; ils percevront mieux comment il peut allier la perfection de l’humanité à la perfection de la divinité. Le témoignage de Vijayânanda a l’intérêt d’un document de première main. Ses réflexions m’ont inspiré dans la rédaction de mon ouvrage Le Maître et le Thérapeute (Jacques Vigne, Le Maître et le Thérapeute, Albin Michel,
1991). Vijayânanda apporte en particulier de nombreuses précisions sur les événements
parapsychologiques qui se déroulaient autour de Mâ et sur la manière dont il convient de les interpréter.
Les articles sur Mâ ont été écrits pour le public de l’édition anglaise d’Ananda Vârta, le journal de l’organisation de Mâ Ananda Moyî. Il est bon que le lecteur français se souvienne de cela pour resituer dans son contexte le style qu’a utilisé Vijayânanda, qui laisse parfois transparaître une émotion, une dévotion intense. Celui-ci considère comme acquis une certaine confiance de base en Mâ et dans la vérité de ses dires. Cette confiance n’était pas le fruit d’un acte de foi aveugle, mais le résultat d’un contact direct et prolongé avec Mâ et de l’évidence de son amour désintéressé pour ses disciples,
même si cet amour se manifestait parfois sous forme de fermeté.

 

Chapitre I – MA ANANDA MAYI: UNE INTRODUCTION
NAISSANCE ET DÉBUT

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