LÀ SCIENCE DU SOUFFLE ET LA PHILOSOPHIE DES TATTVAS


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Auteur : Prasâd Râma
Ouvrage : La science du Souffle
Année : 2005

Traduit de l’anglais par
EMILE DESAINT

 

 

AVIS AUX LECTEURS DE L’ÉDITION
FRANÇAISE
En présentant au public français, soucieux d’approfondir
les lois de l’Évolution universelle et de la
Destinée humaine,la traduction du livre de M.Râma
Prasad sur les « Forces subtiles de la Nature »,
nous croyons accomplir une oeuvre non seulement
profitable de mainte manière au lecteur averti, mais
encore de justice à l’égard dé son auteur.
Les suggestions qu’il renferme Ont été mises à profit,
dans les pays d’outre-océan, par une catégorie
de soi-disant occultistes qui en ont tiré des doctrines
pratiques à l’usage des esprits inquiets de mystères
faciles: à l’inverse d’Abram qui présentait sa
femme sous le nom de soeur, ils ont publié sous leur
propre nom les idées du philosophe hindou.
L’ouvrage actuel offre une belle théorie du Travail
Universel, ramené à des phénomènes de respiration
comme la Physique moderne traduit en langage mécanique les énergies les plus diverses de la Nature, de la réaction chimique aux vibrations sonores.
L’ancienne théorie des Tattvas n’est donc rien
autre chose qu’une Physique bien ordonnée, plus
complète et d’une positivité plus stable que la Physique
ordinaire, puisqu’elle renferme l’Esprit dans
ses limites.
L’erreur fondamentale de la logique contemporaine
est d’arrêter à l’homme les phénomènes conscientiels,
faute d’avoir critiqué, suffisamment, les
postulats de la conscience. Nous avons généralisé
jusques aux confins de l’espace les qualités de nos
contacts, nous avons vu, dans les astres, les pierres,
les métaux et le feu de la terre, nous avons enfermé
les aspects superficiels du monde en des formules
algébriques et nous ignorons en vertu de quel pouvoir
intérieur à nous-mêmes ces créations idéales :
nombre, forme et mouvement ne sont pas que des
sécrétions involontaires de l’esprit !
Qu’est-ce que l’homme ? Une conscience revêtue
d’organes, de plexus nerveux,de muscles et de sens,
un centre d’énergie capable d’attirer, de posséder
en quelque sorte, les apparences extérieures par le
moyen de l’oeil, de l’estomac et du cerveau, un miroir
où se reflète et se réfracte la multiplicité des
images cosmiques. L’homme étant compris de cette
manière il est plus facile de connaître les astres et

d’y voir autre chose que des vers luisants, des fournaises,
des cailloux ou même des bobines d’induction
magnétique (ce qui est, semble-t-il le dernier cri des
explications scientifiques).
Le temps n’est peut-être pas éloigné où l’on ramènera
tous les mouvements, toutes les idées, toutes
les prétendues lois de la matière et de la vie à ce
qu’ils sont, avec plus d’unité : des phénomènes
psychologiques de consciences variées.
Le lecteur ne doit pas chercher ici de méthode
pratique en dehors du développement intérieur qui
est la méthode royale de compréhension. Quelques
phrases d’apparence équivoque pourraient l’abuser
à ce sujet ; d’abord, les heures et lés jours de notre
calendrier sont doublement fictifs puisque, pour
déterminer le jour solaire moyen, la cosmographie
suppose : 1° que la terre est fixe ; 2° que le soleil se
meut d’un mouvement circulaire uniforme; or,
notre livre parle du temps solaire effectif; d’autre
part, le jour n’est point partagé de la même manière
en occident que dans les Indes : il faudrait
donc établir soi-même un calendrier véritable avant
de poursuivre un résultat ultérieur. Une tentative
de pratiquer les respirations profondes serait fort
hasardeuse et son moindre défaut, le plus souvent,
de déranger l’intelligence des philosophes trop
pressés; d’ailleurs, ce n’est pas en respirant que
l’on devient Mage : c’est en comprenant : on n’est pas un chevalier parce que l’on porte une armure.
Ces réserves faites, puisse le lecteur tirer profit de
cet ouvrage qui est de la sagesse antique revêtue
de symboles modernes.
LE TRADUCTEUR.

 

PRÉFACE
Un mot d’explication est nécessaire en ce qui concerne
le livre présentement offert au public. Dans les
volumes IX et X du Theosophist, j’ai publié certains
essais sur les « Forces subtiles de la Nature » : le sujet
de ces essais a tellement intéressé les lecteurs du Theosophist
qu’on m’a demandé de les publier sous forme
de livre. En lisant les essais dans cette intention, je
trouvai que, pour composer un livre, ils devaient être,
presque entièrement arrangés et, peut-être, écrits• à
nouveau.
Cependant, n’étant pas en état de récrire ce que
j’avais écrit une fois, je me déterminai à publier une
traduction du livre sanscrit qui traite de la science du
Souffle et delà philosophie des Taltvas. Comme,d’autre
part, le livre eût été tout à fait inintelligible sans ces
essais, je me décidai à les ajouter au livre en matière
d’illustration préliminaire : ce qui fut fait, en conséquence.
Les essais du Theosophist ont été réimprimés
avec certaines additions, transformations et corrections.
J’ai, d’ailleurs, écrit plusieurs autres essais pour

rendre les explications plus complètes et autorisées.
Je fus confirmé dans cette voie par plus d’une considération.
Le livre contient une bonne part en plus des
essais corrigés et je jugeai préférable de les placer tous
sous les yeux du public.
Je suis sûr que ce livre est fait pour jeter beaucoup
de lumière sur les recherches scientifiques des anciens
Aryens de l’Inde et qu’il ne laissera subsister aucun
doute sur la base scientifique de la religion de l’Inde
ancienne, dans un esprit lucide. C’est pour cette raison,
surtout, que j’ai tiré des Upanishads mes illustrations
de la Loi Tattvique.
Une bonne partie du livre ne peut être vérifiée que
par une expérience longue et diligente. Ceux qui se
consacrent à la poursuite de la vérité, sans préjugés,,
seront sans doute disposés a attendre quelque temps
avant de se former une opinion sur de telles portions
du livre. Quant aux autres, il est inutile de raisonner
avec eux.
A la première classe d’étudiants j’ai encore un mot à
dire. D’après mes propres expériences, je puis leur certifier
que, plus ils approfondiront le livre, plus ils seront
assurés d’y trouver de sagesse, et j’espère, avant qu’il
soit longtemps, que j’aurai bon nombre de collègues
pour travailler, avec moi, de leur mieux, à l’expliquer
plus complètement encore.
Meerut, Inde.
5 novembre 1889.
RâMA PRASâD.

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