CLÉ DE LA VIE


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Auteur : De Figanières Louis Michel
Ouvrage : Clé de la vie – L’homme, la nature, les mondes, Dieu, anatomie de la vie de l’Homme – Révélations sur la science de Dieu inspirées à Louis Michel, de Figanières (Var)
Année : 1857

 

 

J’aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter à présent.
Or, quand celui-là sera venu, savoir, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera point par lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu et vous annoncera les choses à venir.
Saint Jean, ch. XVI, v. 42, 13

Sans la lumière divine, point d’organisation véridique
Sans organisation véridique point de solidarité ;
Sans solidarité, point d’exécution complète possible des commandements de Dieu.

clé de la vie des mondes,
3e partie, ch. 11.

 

LA CLÉ DE LA VIE
À toute l’humanité

Ceci est l’humble clé du vaste monument de vérité
trinaire élevé par l’Esprit et, par lui, consacré au bonheur
spirituel et matériel de tous.
Simple, sans apparence, façonnée par des ouvriers
improvisés et inconnus, mais, taillée sur un modèle
parfait, sous une direction habile et inaccessible à
l’erreur, forgée d’un métal de choix et bien trempé,
malgré quelques vices inévitables de formes dus à la
faiblesse de l’ouvrier, devant pareille entreprise, mais
sans influence sur l’inaltérable valeur de l’instrument,
cette clé, dit l’Esprit, ouvrira toutes les portes,
en ouvrant celle de la vie.
Celui qui saura la manier entrera dans le quatrième
règne. Il pénétrera à son gré dans l’édifice de
l’Esprit, y circulant en maître, à la clarté de lumières
éclatantes et impérissables abondamment distribuées
partout ; libre de s’y asseoir au banquet substantiel
préparé pour tous ; libre de s’établir, à jamais, sous le
précieux asile spirituel, dans la paix, l’amour et l’harmonie,
arbitre de son sort, affranchi pour toujours,
s’il sait le vouloir, de tous les maux aux mille formes :
Ainsi le veut Dieu !
Descendant à des considérations plus pratiques,
la clé de la vie, dirons-nous, c’est la clé de la vie de
l’homme, de la nature, des mondes ; c’est la clé de la
vie éternelle de Dieu ; c’est la clé de la vie des minéraux,
des végétaux, des animaux, de tout ce qui existe sur une planète, sur un globe quelconque, depuis l’air
et le feu, jusqu’à l’eau, jusqu’à la roche ; c’est la preuve
palpable de la présence de Dieu, partout, au moyen
de sa vie sans fin ; c’est l’explication, par les lois de la
vie de Dieu, des phénomènes de toute espèce ; c’est la
vie constatée en tout.
Bien connues, mûrement approfondies, les lois
de la vie offrent au penseur, au savant, à l’artiste, à
l’inventeur en tout genre, à l’ouvrier intelligent, un
guide sûr qui le dispensera des lenteurs du tâtonnement,
l’affranchira des déboires de l’expérience. Parti
du connu, chacun pourra calculer avec certitude les
conséquences de faits spéciaux à sa sphère, sachant
toute la nature dirigée par la même loi, et, de près ou
de loin, partout, en communion par la vie. La clé de
la vie est donc la clé des mathématiques vivantes et
fonctionnantes, de l’analogie divine, la clé de la vie de
tout, la clé de tout.
La Clé de la vie est le livre précurseur de la résurrection
spirituelle.
Or, le soleil éblouit quand on sort d’un lieu ténébreux
; tel sera, nous n’en doutons pas, l’effet des
premiers enseignements de l’Esprit. Aussi, le lecteur
de bonne volonté doit-il se tenir en garde contre lui-même
et ne pas se rebuter, prenant pour de l’obscurité
les clartés sans précédent, échappées de la
porte de la, vie lumineuse, au moment où cette porte
s’ouvrira devant lui. Qu’il persévère : l’oeil matériel
a besoin de s’habituer à la lumière avant de pouvoir
en supporter l’éclat et distinguer les objets dont elle
éclaire la disposition et les formes. Comment, au sortir du crépuscule moral, une âme n’aurait-elle pas le
vertige, à l’apparition soudaine des clartés de l’aurore
spirituelle ? Heureuse celle à qui la transition a été
ménagée ; elle verra mieux et plus tôt.
Que l’on se rassure, cependant, cet éblouissement
passera vite. À mesure qu’on avance dans le champ
lumineux, la vue s’affermit, et l’esprit attentif voit
en arrière aussi bien que devant lui. Dans notre livre
inspiré d’en haut, un fait nouveau explique celui qui
précède, la loi étant la même partout ; le dernier chapitre
élucide, résume les premiers ; et le lecteur persévérant
est, en définitive, amplement payé de sa
peine par des consolations inconnues, inespérées et
sans prix.
La clé de la vie contient tout, en substance, tous les
phénomènes et les images de tout, les conditions des
mondes divers, depuis Dieu, jusqu’aux mondes du
dernier ordre. Or, partis d’un milieu obscur et indécis,
marchant d’abord dans l’entre-deux des brouillards
et de la lumière, nous ne pouvions manquer de refléter,
au début, par la nécessité des rapports, l’incertitude
de ce milieu. L’âme humaine, en effet, ne saurait
s’élever à des clartés inusitées sans un apprentissage
de sa nouvelle carrière. Malheur à celle qui reculerait
devant ce travail préparatoire indispensable : ce serait
de sa part un signe de faiblesse, la preuve qu’elle
n’est pas digne encore de voir les clartés de la lumière
divine.
Sachons donc mettre à profit le cadeau de l’Esprit.
Armons-nous de cette clé ; rendons-nous-la familière,
afin d’être capables, un jour, de l’appliquer avec succès. Nous serons sûrs, alors, tout en préparant notre
bonheur, de nous associer, selon nos forces, à l’oeuvre
vivifiante de l’Esprit, et de nous rendre utiles à Dieu
par notre participation à son grand travail de perfection
infinie.

 

 

PREMIÈRE PARTIE :
ORGANISATION MATÉRIELLE

Chapitre I : Le quatrième règne

 

L’homme spirituel, clé et explication
des autres règnes

Or l’homme animal ne comprend
point les choses qui sont de l’Esprit de
Dieu ; car elles lui paraissent une folie,
et il ne peut les entendre, parce que c’est
spirituellement qu’on en juge.
Saint Paul 1, Corinth. II , 14

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