LA FACE CACHÉE DE REPORTERS SANS FRONTIÈRES – De la C.I.A aux Faucons du Pentagone


Source: histoireebook.com

  https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51HGm7xrXSL._UX250_.jpg
Auteur : Vivas Maxime
Ouvrage : La face cachée de Reporters sans frontières De la CIA aux faucons du Pentagone
Année : 2007

 

 

 

4ème de couverture

Voici, détaillés dans ces pages, les fréquentations douteuses, les
financements honteux, les hargnes sélectives, les indulgences
infondées, les tentatives de dissimulations, les manipulations des
chiffres, les mensonges réitérés de Reporters sans frontières, le tout
au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés.
Observons son ardeur au travail contre les pays pauvres que
l’Occident veut soumettre et son silence face aux concentrations
économiques dans les médias des pays riches.
Notons sa mansuétude envers les «bavures » de l’ US Army,
ses «oublis» dans la comptabilisation de journalistes
qui en sont victimes.
Ce livre dévoile les paravents de la CIA qui alimentent RSF en
dollars: le Center for a Free Cuba et la National Endowment for
Democracy (NED) via l’United States Agency for International
Development (USAID).
Et il n’y a pas qu’eux: l’Open Society Institute du milliardaire et
magnat international de la presse George Soros, ami personnel
de Bush, qui s’agite partout où peut être mis en place un
gouvernement pro-états-unien, fait partie aussi des généreux
financiers de RSF.
Alors, RSF ??? Association humanitaire ou bras médiatique
européen de la CIA et des faucons du Pentagone?

Écrivain et cyberjoumaliste, ex—référent littéraire d’Attac—France,
MAXIME VlVAS (prix Roger Vailland 1997) a publié sept livres (romans,
polars, humour, essai), des nouvelles et des centaines d’articles traduits
en plusieurs langues sur des dizaines de sites Internet. Il écrit également
pour la presse quotidienne et assure chaque semaine une chronique
littéraire sur Radio Mon Païs à Toulouse.

 

Préface
Au Venezuela en avril 2002, le monopole privé de la télévi—
sion transmet en jubilant le décret du coup d’État qui abo—
lit Parlement, constitution et autres institutions démocrati—
ques. Les journalistes mènent la chasse aux opposants en
direct, sur un ton haletant, en compagnie de la police, et font
le black-out sur la résistance croissante de la population. Les
médias privés vénézuéliens qui ne cessaient de parler de liberté
d’expression, montrent leur vrai visage en participant
étroitement à l’organisation d’un coup d’État sanglant, heureusement
déjoué en quarante-huit heures par le peuple descendu
dans la rue.
Quelques mois plus tard, la correspondante de RSF à Caracas,
Maria ]osé Pérez Schael, évoquera dans le journal Vénézuélien
El Universal ces militaires putschistes d’extrême droite:
« Mon coeur vibre à la vue des militaires insurgés, ces hommes
vertueux qui défilent sous nos couleurs nationales» [sic]. Un
autre correspondant de RSF, Ewald Schwarenberg, directeur
de IPYS-Venezuela, a reçu le 18 septembre 2007 le prix annuel
de la NED, National Endowment for Democracy —qui est

de notoriété publique une société-écran de la CIA— pour sa
« courageuse lutte en faveur de la liberté d’expression».
Un matin de septembre 2002: d’une voiture qui longe le
parking d’une filiale régionale de Globovisiôn, des inconnus
jettent quatre cocktails molotovs. De l’autre côté, quelqu’un
les éteint. Pas de victimes. Pas de dégâts. Voitures intactes.
Globovisiôn dénonce, à grand renfort d’images, « l’attentat
bolchevique à la grenade». L’« attentat » en question se produit
à quelques heures de la visite d’une commission tripartite
DEA, Fondation Carter et PNUD qui enquête sur la liberté
d’expression au Venezuela. La une d’El Nacional exhibe aus—
sitôt une lettre-éclair de Robert Ménard, président de Reporters
sans frontières, qui met en demeure le gouvernement
vénézuélien de « mettre fin à la violence contre la presse».
Août 2003, dans l’Est huppé de Caracas, klaxons et pétards
éclatent. L’employée de la boulangerie, qui vient de
passer la tête par la porte pour jauger un ciel à la pluie, interroge
les clients du regard. La chaîne privée Globovisiôn
appelle la population à une nouvelle bataille contre le « dictateur
Châvez ». Que s’est—il passé ? La Commission nationale
des Télécommunications, dans une opération qui serait
routinière aux États—Unis ou en France, a retiré quelques
émetteurs-relais installés sans permis légal. Sur les écrans,
pour les téléspectateurs, cela ne change rien. Globovisiôn n’a
jamais cessé d’émettre. Ce qui n’empêche la chaîne d’affirmer
à l’antenne : « Nous sommes fermés ! ». Et la chaîne « fer—
mée » de démarrer fébrilement une séance non-stop d’«information
» live sur fond de musique d’action, sur le thème de
« l’atteinte àla liberté d’expression» aussitôt relayée internationalement
par RSF.
En mai 2007, la concession hertzienne de la chaîne commerciale
RCTV, qui diffuse telenovelas, programmes de sexe
et films US, et qui est surtout connue pour avoir co—organi-
sé un coup d’État d’extrême droite sanglant en 2002, expire
légalement. L’État rend cette fréquence au service public et
crée Tves, chaîne culturelle, informative, éducative. Pour sa
part, RCTV revient sur le câble en juillet 2007. La « fermeture
par Chavez de RCTV, dernière télévision indépendante»
annoncée par David Pujadas au 20h. de France 2 sur base
d’infos de RSF, vaut donc ce que valait le « Salvador Allende
ennemi de la liberté d’expression» de 1973. Alors que RCTV
n’a jamais été fermée et qu’elle continue de transmettre li—
brement sa programmation habituelle, Robert Ménard mobilise
la droite du Parlementeuropéen pour dénoncer la « fer—
meture de la chaîne», coordonne la tournée européenne des
dirigeants de RCTV et prend l’avion pour tenir une conférence
de presse à Caracas et y dénoncer «l’atteinte à la liberté
d’expression de la part du gouvernement Chavez ».
Au Venezuela, en octobre 2007, la liberté d’expression est
totale. L’opposition possède l’écrasante majorité des médias.
Les «enquêtes » sur —et les « preuves» de— la corruption du
présidentChâvez fleurissent depuis huit ans dans le moindre
kiosque à journaux au moindre coin de rue. Le dénigrement
de la démocratie participative et la dénonciation de la « mili—
tarisation du régime» sont retransmis du matin au soir par
des centaines de radios commerciales à travers tout le pays.
L’exclusion raciste et la haine de classe sont intactes à Globovision,
Venevisiôn, Televen, RCTV et leurs filiales qui occupent
80 % du spectre radioélectrique vénézuélien. Pourquoi
RSF valide-telle les « informations » de ce quasi monopole
privé des médias? Maxime Vivas démontre les financements
nord-américains,en particulier de la NED. Le Venezuela, en
tant qu’expérience démocratique de gauche en rupture avec
le néo-libéralisme, gêne les puissants de ce monde et leurs
transnationales médiatiques. Dès ses premiers rapports en
2000, RSF parle de Hugo Chavez comme d’un «futur Castro».

Quelques années plus tard, dans le premier numéro de sa
revue Médias, le directeur de RSF Robert Ménard écrit: « Les
“alters” ont toutes les indulgences pour l’ex-putschiste Hugo
Châvez, ce caudillo d’opérette qui ruine son pays mais se
contente —pour l’instant?— de discours à la Castro sans trop de
conséquences réelles pour les libertés de ses concitoyens ».
RSF n’existait pas encore quand Armand Mattelard — membre
du conseil scientifique d’Attac —, analysant l’alliance des
grands médias et de la SIP (Société interaméricaine de Presse)
dans le renversement d’Allende, écrivait: «L’enquête judiciaire
sur l’administration du journal El Mercun’o, accusé d’irrégula—
rités fiscales, a servi de prétexte pour dénoncer de soi-disant
mesures coercitives contre la “presse libre”. […] Le message
émis par la presse de la bourgeoisie chilienne revient à sa
source, renforcé par l’autorité que lui confère le fait d’avoir
été reproduit à l’étranger. […] Nous sommes en présence
d’une SIP tautologique. Sa campagne n’est qu’un immense
serpent qui. se mord la queue. »
Il était temps d’enquêter sur la stratégie politique de Robert
Ménard. Maxime Vivas nous en donne enfin les clefs.

Caracas, le 24 octobre 2007
Thierry Deronne

Licencié en communications sociales (IHECS, Bruxelles).
Vice-président de Vive, télévision publique participative
(Venezuela).

 

 

Avertissement
Nul n’est contraint de croire un auteur sur parole. Aussi chaque
fois qu’une de mes assertions pourrait paraître trop surpre—
nante, j ’ai choisi de rendre aisée sa vérification par Internet
grâce à quelques «liens» utiles. le suggère aussi au lecteur
d’user d’un procédé simple: coller dans le cartouche ad hoc
de son moteur de recherche un fragment d’un texte entre
guillemets dont il veut contrôler l’authenticité.
Ainsi, quand je prétends , que, au plus fort du coup d’Etat
d’avril 2002 à Caracas, Reporters sans frontières a publié un
communiqué mensonger dans lequel on lisait que «Hugo
Chavez a signé sa démission dans la nuit», le lecteur observera
que mon assertion est confirmée par des dizaines de sources
variées sur Google. Par le même procédé, on vérifiera que
RSF est bien financée par des officines-écrans de la CIA ou
par le milliardaire et magnat international de la presse George
Soros, via l’Open Society Institute qui intervient dans les
contrées où peut être fabriqué un gouvernement pro—états-unien.
On constatera, grâce à des sources irréfutables, que la
famille d’un caméraman assassiné par l’armée états-unienne

a ordonné à RSF de se retirer du dossier pour cause de flagrante
complaisance avec les tueurs. On découvrira comment RSF
affectionne de jouer le rôle d’avocat des faucons du Pentago—
ne. On s’étonnera de sa lutte contre les restrictions légales à
la propagation des propos antisémites et xénophobes, de ses
rapports avec l’extrême droite états-unienne et française. On
pourra même visionner un débat public où RSF plaide pour la
libre publication des textes révisionnistes et négationnistes.
RSF est un avion lourdaud, à hélices dorées, qui ne vole
pas très haut et qui fait beaucoup de bruit. Il largue des méga-
bombes sur les petits pays insoumis et des leurres dans le
ciel des grands champions du libéralisme. L’abondance des
artifices pétaradants permet au pilote de capter l’attention et
l’argent des gogos —«Achetez mes calendriers, mes albums,
mes revues, mes gadgets ! »— et d’affirmer qu’il tire sans distinction
sur tous les «prédateurs ».
Mais il suffit d’y regarder de près pour découvrir la mystification.
C’est d’ailleurs en allant farfouiller dans les écrits
de RSF et en l’interrogeant directement que, pour l’essentiel,
j’ai percé la véritable nature de cette association. C’est pour
l’avoir lu, vu et écouté que je peux tracer le portrait de son
chef: déguisé en Chevalier Blanc, il savate les faibles au coin
des rues sombres ; en Zorro, il offre son épée aux latifundistes;
en Astérix, il fréquente le camp de Babaorum; en Tintin, il accuse
les tziganes d’avoir volé les bijoux de la Castafiore; en
Don Quichotte, il monte à l’assaut des bidonvilles; en Robin
des Bois, il prend l’argent des riches pour donner des coups
aux pauvres.

Il existe quelqu’un de pire que le bourreau,
c’est son valet. Mirabeau

 

Préambule

Liberté de la presse,
des journalistes et devoir d’informer

suite… PDF