LES SEPT TÊTES DU DRAGON VERT – Roman


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Auteur : Lucieto Charles (Legrand Teddy)
Ouvrage : Les sept têtes du dragon vert – La guerre des cerveaux
Année : 1933

 

 

Il a été tiré de cet ouvrage
25 exemplaires sur velin pur fil Lafuma
numérotés de 1 à 25.
(18)

Ceux qui trouvent sans chercher, sont ceux qui ont longtemps cherché sans trouver.
Un serviteur inutile, parmi les autres.

 

sergecaillet.blogspot.fr
Une nouvelle édition, la troisième, des Sept têtes du dragon vert de Teddy Legrand vient d’être publiée par les Editions Energeia dont on se réjouit le voir paraître le premier ouvrage. Comme la précédente, parue en 2007 à très petit tirage, cette édition est munie d’une « préface explicative » de Jean-Marie Fraisse, qui corrige et surtout complète celle de 2007.
         Dans mon compte rendu de l’édition précédente, je m’interrogeais sur l’identité de l’auteur pseudonyme, que je croyais pouvoir identifier comme étant l’auteur bien connu des amateurs de sociétés secrètes, Pierre Mariel (1900-1980), sur la foi du témoignage de son fils Jean. Les nouveaux éléments produits par Jean-Marie Fraisse semblent aujourd’hui contredire cette hypothèse (à moins qu’il ne faille imaginer quelque collaboration…) en proposant un autre nom : Xavier de Hautecloque. Dès 1931, cet agent des services secrets français avait confié au Crapouillot une série d’articles d’investigation dont les thèmes recoupent en effet ceux du Dragon vert et il s’était intéressé au singulier Basile Zaharoff dont le visage correspond d’ailleurs à l’une des têtes de la bête qui ornent la couverture du livre. Entre 1929 et 1934, Xavier de Hautecloque a aussi publié sous son nom une série d’ouvrages, sur les services secrets, les réseaux criminels étrangers en France, la Gestapo, etc., et il n’a pas cessé de dénoncer les dangers de l’Allemagne nazie. Du reste, sa mort prématurée, à l’âge de 37 ans, en 1935, serait due à un empoisonnement par des officiers nazis, alors qu’il était en mission.
         Deux ans plus tôt était paru Les sept têtes du dragon vert, dans lequel, s’il faut en croire la revue Intelligence on Line de 2008, citée par Jean-Marie Fraisse, « les agents de l’Abwehr, le service de renseignement militaire allemand, ainsi que le M16 britannique et le GPU soviétique apparaissaient sous leur vrai nom, ce qui avait obligé nombre d’entre eux à être redéployés dans d’autres pays ».
         Cet étrange petit roman, qui mêle espionnage et ésotérisme, et où l’on rencontre M. Philippe, Sédir, Steiner, Rouhier, cacherait-il – à moins qu’il ne les révèle ? – de vrais secrets ? Il a en tout cas fait couler beaucoup d’encre et continue de le faire. 
         Un autre livre de Teddy Legrand, Envoûteurs, guérisseurs & mages, dont j’ai tiré de l’oubli le chapitre sur « La tradition martinézienne en 1936 » (Historia occultae, n° 2, 2009, p. 45-55), mériterait d’être réédité. Encourageons les Editions Energeia à le faire, qui viennent d’ailleurs de rééditer aussi – excellente idée ! – Les derniers jours des Romanov. Le complot germano-bolchévique raconté par les documents, du journaliste anglais Robert Wilton, publié en France en 1921.
S.C.
Publié le 26 Janvier 2013 par Serge Caillet

PRÉFACE

Quelques semaines avant sa mort, que rien ne faisait alors présager, mon ami Charles Lucieto me disait soudain d’un ton grave, contrastant avec sa belle humeur habituelle :
— Si je disparaissais prématurément — ce qui est toujours possible, car trop de gens ont intérêt à ce que je ne continue pas ma tâche — il y a un homme qui pourrait la poursuivre mieux que quiconque.
Cet homme, c’est Teddy Legrand, actuellement je crois en mission spéciale à la frontière du Hedjaz, le seul qui ait réussi à damer le pion à la fameuse Mlle Doktor. S’il se décidait jamais à parler, que de dessous mystérieux de l’histoire contemporaine il pourrait éclaircir ! !
Ce voeu de Lucieto, je cherchai à le réaliser lorsqu’il eut disparu, et j’écrivis à l’adresse qu’il m’avait donnée.
Ma lettre resta sans réponse.
Deux ans passèrent.
Et voici qu’au début de janvier, Teddy Legrand se faisait annoncer à mon bureau.
— Je rentre de mission, me disait-il, je viens de trouver votre mot…
Il fut récalcitrant d’abord, mais le voeu de son ami défunt, les arguments que je pus mettre en oeuvre, le sentiment par-dessus tout qu’il accomplissait un devoir en mettant en garde l’opinion publique, tout cela finit par le décider à écrire le présent volume, document sensationnel sur les périls insoupçonnés qui menacent la paix du monde.
E. R.

 

 

PREMIÈRE PARTIE

Chapitre premier

La photo et l’icône.

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