Organisez vos idées avec le Mind Mapping


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Ouvrage: Organisez vos idées avec le Mind Mapping

Auteurs: Jean-Luc Deladrière • Frédéric Le Bihan • Pierre Mongin • Denis Rebaud

Année: 2004/2007

 

 

Préface
Le plus vieux problème du monde, c’est peut-être bien
celui-là ! Organiser ses idées, trouver une structure, un
classement à la fois linéaire et stable pour une activité qui
est tout son contraire. Par essence, la pensée est en effet
mouvante et non linéaire. Une idée nouvelle naît d’un réseau, de
liens multiples avec un ensemble d’idées anciennes. Un concept
neuf est nécessairement en relation avec un grand nombre de
concepts existants.
Socrate l’avait bien compris, qui refusa d’écrire quoi que ce
soit. Aligner des idées en séquence, disait-il, dégrade la pensée.
C’est d’ailleurs une expérience que l’on vit tous les jours, cette
déception des notes que l’on prend par rapport à la richesse de
ce que l’on entend. Tout comme un planisphère qui n’est,
malgré tous les efforts de Mercator, qu’une bien pauvre représentation
de la Terre.
C’est à Aristote que l’on doit l’idée révolutionnaire de catégorie.
Partisan d’une philosophie plus appliquée et prêt au
compromis, il proposa un système de logique sous-jacent à la
pensée. Mais ce qui l’intéressait également, c’était de résoudre le
problème du classement. Grâce aux concepts de « genre » et
d’« espèce » – les deux ingrédients d’une définition – il présenta
les premières arborescences, les premiers arbres généalogiques
de l’activité mentale.
La catégorie est ainsi le premier outil mis dans la boîte du
penseur soucieux de s’organiser. Aristote était parti d’un
constat : dans la langue grecque le verbe être se donne de façons
très différentes. Dans les expressions « Dieu est », « Socrate est
mortel » ou encore « Alexandre est à Athènes », le verbe être
s’entend dans un sens différent. Tout était en place pour proposer
les catégories de substance, de qualité, de lieu, etc.

L’esprit aristotélicien est depuis resté la référence. Aussi bien
Buffon, qui voulait organiser le monde vivant, que Kant, qui se
posait la question de ce qui nous était possible de connaître, utilisèrent
des catégories. Ce même Kant, dans un autre registre n’at-
il pas proposé des impératifs catégoriques ?
Même Mendeleïev, dont le tableau des éléments périodiques
agrémente les cours de chimie du monde entier, avouait avoir
avant tout voulu résoudre un problème de classement.
Le plus vieux problème du monde, l’organisation des idées,
ne sera jamais totalement résolu. Mais des idées nouvelles
permettent de réels progrès. Elles sont d’autant plus nécessaires
que le défi prend aujourd’hui une ampleur inédite pour au
moins deux raisons.
D’abord, la pensée systémique s’est imposée. Cinquante ans
de travaux sur la complexité, sur les sciences cognitives ou
encore sur la cybernétique ont convaincu de la nécessité d’une
approche holistique qui prend en compte ce qui relie les
éléments autant que les éléments eux-mêmes.
Ensuite, l’organisation des idées, depuis longtemps travail de
savant ou réflexion de philosophe, devient tout à coup exigence
pour le manager et nécessité pour le stratège. Les idées deviennent
un actif au bilan des sociétés. À côté des ressources traditionnelles
comme les stocks ou la trésorerie, le savoir et la
capacité d’en produire demandent aussi rigueur et outils de
gestion. Peut-être même qu’un jour les idées nouvelles seront
devenues le seul moyen pour une entreprise d’encore faire la
différence par rapport à ses concurrents.
L’avenir est donc à celui qui gérera ses idées comme son actif le
plus précieux et qui organisera sa réflexion en prenant le
meilleur de ses deux cerveaux. L’imagination lui donne beaucoup
d’idées, le jugement lui indique les bonnes. À la frontière du
cerveau droit et du cerveau gauche se trouve la carte heuristique,
tout à la fois outil de divergence et moyen de convergence, technique
de créativité et volonté de rigueur.
Ce livre est donc particulièrement bienvenu. Dans les séminaires
que j’anime, il y a toujours l’un ou l’autre participant qui
utilise des cartes heuristiques. J’aurai maintenant une excellente
lecture à conseiller à tous les autres !
Luc De BRABANDERE
Vice-président du Boston Consulting Group

 

Avant-propos

J’entends,
j’oublie.
Je vois,
je me souviens.
Je fais,
je comprends.
Confucius (551-479 A.C.)

 

L’utilisation de la carte heuristique (mindmap® chez nos amis
anglo-saxons) peut, à elle seule, transformer votre quotidien.
Cet outil simple et polyvalent vous permettra de
gagner sensiblement du temps partout où vous l’utiliserez, tout
en obtenant un gain d’efficacité observable instantanément.
Vous aurez besoin de très peu d’outils : une feuille de papier,
un stylo, quelques feutres à colorier et une technologie si puissante
qu’elle reste inégalée sur cette terre : votre cerveau.
Son apprentissage est rapide et son emploi vous permettra de
renouer avec le plaisir de travailler en utilisant des ressources que
vous n’exploitiez que très rarement.
Il n’est pas question de faire table rase de ce que vous savez
déjà, bien au contraire : il s’agit d’optimiser vos acquis et de leur
donner plus d’impact.
Il n’est plus besoin de vous convaincre que nous vivons dans
un environnement complexe et très changeant. Cependant, les
outils que vous utilisez aujourd’hui sont-ils très différents de ceux
d’hier ? Au mieux sont-ils un peu plus performants.

La carte heuristique appartient à la famille de ces nouveaux
outils qui représentent l’information de façon visuelle. À ce titre,
des recherches effectuées par la
Wharton School of Business1 ont montré qu’avec des aides visuelles :

• il est possible de réduire de 24 % le temps des réunions ;
• 64 % des participants sont capables de prendre une décision
plus rapidement ;
• 79 % des membres d’une réunion arrivent à un consensus
contre 58 % sans support visuel ;
• 67 % trouvent la présentation convaincante contre 50 % sans
support visuel.

Au-delà de la forme, l’utilisation de cet outil vous permet
d’accéder à d’autres modes de réflexion et d’action et faire de
vous un manager disponible, efficace et heureux.
Ce livre est fait pour vous. Les chapitres qui traitent de vos
actions quotidiennes peuvent être lus dans l’ordre que vous
souhaitez. Nous vous suggérons cependant de commencer naturellement
par l’introduction puis par le chapitre 1 « construire et
mettre en oeuvre une carte heuristique » afin que vous puissiez
en maîtriser les concepts sous-jacents.
Nous espérons que vous éprouverez à la lecture de cet ouvrage
les mêmes sentiments que nous avons eus à l’écrire et l’illustrer
avec des cartes : du plaisir, de la joie et la satisfaction de partager
comme un secret…


1. Source: LUCAS Robert William, The big book of Flip Charts , Mac Graw Hill Trade, 1999.


 

Qu’est-ce que la carte heuristique ?1

La polyvalence de cet outil le rend difficile à définir en quelques
mots seulement. Nous allons donc, dans un premier temps, en
donner une définition généraliste :


1. du grec heuristiké techné « art de découvrir ».


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