MYSTÈRES ET SECRETS DU B’NAÏ B’RITH


  

Ouvrage: Mystères et secret du B’naÏ B’rith

Auteur: Ratier Emmanuel

Année: 1993

 

 

AVANT-PROPOS
A la suite de la parution du premier tome de l’Encyclopédie politique
jmnçaise, j’ai reçu anonymement par la poste une étude du plus
haut intérêt concernant le B’naï B’rith, la principale organisation
juive mondiale, c’est-à-dire à la fois la plus ancienne, la plus nombreuse,
et sans doute la plus influente. J’ai estimé que je n’avais pas
le droit de conserver par devers moi cette étude réellement exceptionnelle
qui lève pour la première fois le voile sur cette organisation
à nulle autre pareille. Voici ce travail, comme je l’ai reçu.
Emmanuel Ratier

 

 

Le mot B’naÏ B’rith rappelle ce moment exaltant où nos ancêtres se
trouvaient au pied de la montagne Horeb et entendirent le message:
Vous devez être pour moi un empire de prêtres, ln peuple sacré.
Document pour le 50′ anniversaire
de la Fondation de l’Ordre international du B’naï B’rith.

Imagine-t-on la force du Judaïsme, si à l’ instar du B’nai B’rith,
des milliers de loges, démocratiquement établies, prenaient sur elles
la préoccupation portée aujourd’hui par quelques personnes quant
à l’avenir de notre civilisation ? Choisir d’être Ben B’rith,
c’est choisir d’être Juif à part entière.
Georges M. Bloch. Une façon d’être juif,
Revue du District XIX, octobre 1973.

 

 

INTRODUCTION
Rien à la Bibliothèque nationale sur le B’naï B’rith (I), hormis une
modeste brochure en hébreu, une autre en anglais, une en allemand
de 1932, et une quatrième d’un antisémitisme outrancier. . . Pratiquement
rien à la Bibliothèque du Congrès à Washington et rien non
plus à la British Library de Londres. Pourtant, selon l’Encyclopaedia
Judaica (1970), le B’naï B’rith (ou Fils de l’Alliance) constitue  » la
plus ancienne et la plus nombreuse organisation juive d’entraide,
organisée en loges et en chapitres dans 45 pays. Le nombre total de
membres est d’environ 500 000 (hommes, femmes et jeunes). li y a
1 700 loges masculines, 25 % se trouvent en dehors de l’Amérique du
Nord, avec un nombre de 210 000 hommes, et un budget américain
d’environ 13 millions de dollars. Ses programmes couvrent la totalité
des centres d’intérêt juif et incluent plusieurs programmes dans l’intérêt
plus large de la communauté. » Etrange tout de même, dans ce
cas, qu’une telle association, fondée aux Etats-Unis en 1843 et en
France en 1932, n’ait pratiquement jamais rien publié sur elle à
l’étranger ou en France (2).
Si l’on consulte les collections de journaux qui doivent, rappelons-
le, être légalement déposés à la Bibliothèque nationale à chaque
parution en quatre exemplaires (même les obédiences maçonniques
le font), on constate que le B’naï B’rith n’a jamais effectué de dépôt
légal, hormis deux numéros en tout et pour tout d’une de ses
revues, le B’nai B’rith Journal ! Cette organisation juive n’a, de
même, jamais déposé en France aucune des brochures qu’elle a éditées,

aucune de ses plaquettes, etc. (3). C’est ce qui explique, sans
doute, que la presse française non juive, faute de documents, n’ait
consacré au B’naï B’rith, depuis qu’il a été fondé en France en 1932,
que moins d’une cinquantaine d’articles (4).
Malgré ce boycott du dépôt légal, nous avons pu, après une
enquête de longue haleine poursuivie sur plusieurs années, consulter
une petite partie des publications du B’naï B’rith américain, français
et européen. Nous avons donc souhaité que ces documents soient
reproduits le plus fidèlement possible, afin qu’ils permettent aux lecteurs
de se faire par eux-mêmes une idée sur la question. Certaines
citations paraîtront sans doute donc fort longues. On voudra bien
nous pardonner, car celui qui les lira avec attention, découvrira le
coeur du problème du mystère d’Israël. Celui qui les pénétrera aura
largement compris les buts de l’Ordre du B’naï B’rith, qui s’est
donné pour tâche ultime, pas moins que d’éclairer l’humanité ,
toute entière, c’est-à-dire le reste du monde hormis les tribus d’Israël.
Dans une de ses nombreuses brochures de présentation (5), la
Ligue Anti-Diffamation du B’naï B’rith (A.D.L. ), qui constitue la
force de frappe , du B’naï B’rith, définit assez exactement les
limites de cette « libération » :  L’A.D.L. croit dans l’intégration –
c’est-à-dire l’acceptation des Juifs comme des égaux. Elle est opposée
à l’assimilation – la perte de l’identité juive – qui représenterait,
du point de vue de l’A.D.L., une défaite et non un triomphe
du processus démocratique. »
Ces dernières années, le B’naï B’rith de France a attiré l’attention
sur lui, et sans doute malgré lui, à la suite de l’adoption du
désormais fameux (1 serment des B’naï B’rith )) : au cours d’une
réunion organisée par l’Ordre avec des hommes politiques de la
droite parlementaire, ceux-ci s’engagèrent devant cette respectable
assemblée à ne jamais passer à l’avenir d’alliance avec le Front
national (6). Comme aucun accord, même de désistelllent de
second tour, n’a eu lieu depuis lors, enfermant ainsi le Front national
dans un ghetto politique, certains se sont inquiétés de l’ostracisme
pratiqué à l’égard de 15 % des femmes et des hommes de
France, traités comme des pestiférés. Malgré son important réseau
relationnel, l’Ordre du B’naï B’rith s’en est inquiété et a fait publier,
alors que notre livre devait être mis sous presse, un ouvrage de circonstance,
La Fantastique histoire du Bnai B,ùh (7) . C’est le soustitre,
La plus z »mpoTlanoe organisation humanitaire juive mondz »ale, qui
donne tout son sens au propos de l’auteur, un certain David Malkam.
Ce dernier, incapable de recul et ne cachant à aucun moment
ses sympathies (8) a commis un ouvrage, comprenant au demeurant
de nombreuses coquilles typographiques, erreurs factuelles et

omissions (9), destiné à faire passer un ordre exclusivement juif,
fondé par des francs-maçons juifs et voué à la préservation de l’identité
juive, pour une organisation humanitaire du même ordre que
Médecins sans frontière ou la Croix-Rouge internationale, Pour parfaire
le tableau, c’est le B’naï B’rith qui aurait « inventé le droit d’ingérence
et l’aide humanitaire bien avant la lettre (7)  » , On s’étonne
alors que le B’naï B’rith n’ait pas encore reçu le prix Nobel de la Paix,
On verra ici qu’il s’agit d’une vue partiale et que le B’naï B’rith,
en réalité, c’est tout autre chose.

 

UNE HISTOIRE DU B’NAÏ B’RITH

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