t = 0+1 bigbang et tradition


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Dans cet ouvrage, les analogies proposées entre les différentes traditions et la science occidentale permettent de dégager un modèle cosmologique synthétique et universel qui est clair et précis. Ce texte est probablement trop éloigné de la démarche scientifique pour être acceptable par des chercheurs, car ils ne peuvent évidemment s’intéresser qu’à l’univers manifesté et à ce qui est objectivement mesurable, laissant ainsi le non manifesté et l’inconnaissable à la métaphysique.
Appel invocatoire puissant à l’étude du « pourquoi » au-delà du « comment », ce document ne laisse pas indifférent. À ce titre, si des scientifiques ne s’en saisissent pas officiellement, ce texte peut cependant entrer en résonance avec la quête de quelque chercheur et ainsi influencer ses travaux en l’incitant à regarder certains symboles ou à tenter d’établir certaines relations auxquelles il n’aurait peut-être pas pensé.

Ce livre pourrait ainsi être l’objet d’une attention portée à de subtiles correspondances et là, il atteindrait un objectif majeur et apporterait sa pierre à l’édifice de la Connaissance. (François Martin, informaticien).

Une triade druidique enseigne : «Trois choses que l’Homme doit acquérir avant la mort : l’amour, la science et la conscience, car ce sont les trois victoires.» Trois choses contenues dans cet essai de Jacques Pialoux. 
(Patricia Eberlin, éditrice).

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Ouvrage: T=0+1  Big Bang et tradition
Auteur: Jacques Pialoux
1 — ORIGINE
Science et Tradition
Aborder un sujet traitant de science et de tradition
impose d’emblée trois remarques.
La première, concernant les démarches de pensée qui leur appartiennent, pourrait sembler rendre
incompatibles leurs approches respectives de la réalité.
En effet, la démarche déductive propre à la Tradition et aux diverses traditions, chinoise, égyptienne, hébraïque, indo-tibétaine…, va du général au particulier ; elle a pour point de départ un principe, une vacuité, un inconnaissable à partir duquel inter-
viennent progressivement, selon une logique rigoureuse, des concepts, des définitions, des principes et des règles mathématiques applicables concrètement.
La démarche inductive propre à la science procède d’une démarche opposée allant du particulier au général. Elle a pour point de départ des observations,
des analyses et des expériences concrètes qui ont pour but d’amener à un modèle scientifique indiscutable.
Pourtant, les choses ne sont pas aussi tranchées et
certaines zones intermédiaires permettent des recoupements et des rencontres. Ces deux démarches sont bien souvent complémentaires et devraient même, à
mon sens, devenir indissociables.
La deuxième remarque concerne les relations analogiques utilisées couramment dans la démarche traditionnelle, les analogies invoquées concernant
des aspects qui appartiennent, bien entendu, à des champs de cohérence du même ordre. Les sept jours de la semaine et les sept planètes et luminaires qui
les gouvernent et dont ils tirent leur nom sont de cet
ordre : Lundi-Lune, Mardi-Mars, Mercredi-Mercure,
Jeudi-Jupiter, etc. Nous verrons dans quel contexte ces analogies sont apparues

Avec la théorie des fractales

énoncée en 1973,


Benoît Mandelbrot a ouvert la voie à une reconnaissance scientifique de l’approche analogique de ces « objets mathématiques ayant pour propriété première d’être semblables à eux-mêmes quelle que soit l’échelle à laquelle on les observe» ; c’est la propriété « d’auto similitude», horizontale, en quelque sorte, qui est en cause.
En tenant compte de ce que nous disions à propos
des champs de cohérence, une fractalité verticale
est également envisageable, premier carrefour entre
science et tradition : l’univers, une planète, un organisme, une cellule, une molécule. Mandelbrot l’avait d’ailleurs envisagé en considérant le foie, une cellule
du foie, le gène du foie.
La troisième remarque est le corollaire de la précédente, montrant que le commun dénominateur permettant de recourir aux analogies, ou aux fractales,

1 Voir chap.4 : Tradition Hébraïque, L’Univers et l’Homme.

2 Benoît Mandelbrot, Les Objets fractals : forme, hasard, et dimension, Flammarion, 1973.


 n’est autre que d’ordre mathématique, numérique
; et là, science et tradition se rejoignent.
La science occidentale a permis un développement extraordinaire des connaissances, en particulier au cours des deux derniers siècles. Pourtant si l’Occident
a étudié la matière pondérable, mesurable, objectivable et son fonctionnement, il ne faut pas oublier que la science indo-tibétaine s’est spécialisée, avec le tantrisme3 et les différentes formes de yoga, dans la connaissance des aspects dont la matière est le voile,
ces aspects psychiques et spirituels indissolublement liés à la transmission de la vie et à son évolution.
Avec « l’art de la conduite des énergies
» et, en particulier avec l’acupuncture, la tradition chinoise a,
pour sa part, découvert et précisé ce qui lie la matière et l’esprit, le jeu de cette énergie subtile, de ce souffle qu’elle nomme
Qi4 : à ce titre, la science chinoise se
trouve à la charnière entre les deux approches précédentes. Il nous paraît donc nécessaire, si l’on veut obtenir une vue d’ensemble sur les origines de l’uni vers, de tenir compte de ces trois sciences parfaitement complémentaires, aussi bien sur le plan théo-
-rique que sur celui de la pratique.
Les enseignements traditionnels qui nous sont par venus depuis l’Égypte antique, par l’intermédiaire de ses temples et de ses tombeaux, de leurs bas-reliefs
ou de leurs papyrus, tout autant que ceux de la Kabbale

3 Tantrisme : « Science de l’expansion de la conscience et de la

libération de l’énergie» (Swâmî Satyananda Saraswati).
4 Prononcer « tchi ».


 ou des alchimistes occidentaux seront également d’un précieux apport.
C’est ainsi qu’abordant la notion traditionnelle de
l’unité principe, toutes les traditions s’entendent sur
le un, inconnaissable en tant que tel, «
Vacuité, Insondable, Inexprimable», aux origines de l’espace et du temps.
Voyons donc tout d’abord ce que pense la science, aujourd’hui en 2013, de l’origine de l’univers.
Un Univers en expansion5
.L’univers dans lequel nous vivons est en expansion,
c’est un fait établi. Étant en perpétuelle expansion,
il est logiquement plus grand qu’à n’importe quel
moment dans le passé. Ce qui veut dire qu’il y a un
moment dans le passé où l’univers était d’une petitesse quasi infinie, un point unique qu’on appelle singularité. Ce premier instant de l’univers (si tant est
qu’on puisse parler d’instant puisque, par définition, à ce «moment», le temps n’existe pas) s’écrit t=0, et est décrit par la théorie du Big Bang, dans ce qu’on
appelle le modèle standard […]
Une énergie infinie dans une petitesse infinie
Nous nous représentons cette singularité initiale par
un «point», sans dimension et contenant toute l’énergie de l’univers. Un point où toute la matière virtuelle et l’énergie de l’univers sont condensées dans un état
de densité infinie, ainsi que toutes les dimensions d’espace et de temps (qui sont courbées à l’infini) — qu’elles soient 4 comme celles que nous connaissons

5 Hubert Reeves, «L’instant zéro ou singularité initiale»,

<www.astropolis.fr/articles/articles-histoire-univers.html>


actuellement, ou bien 11, comme le prévoient des théories d’unification des forces telles que la théorie des supercordes […Autrement dit, c’est ce Big Bang
qui a engendré le temps et l’espace […]
Un univers où le centre est partout et la circonférence
nulle part.
Ce qu’on peut d’ores et déjà dire sur la singularité,
c’est qu’il est inutile de la chercher dans un point précis de l’univers. L’univers n’a pas grandi autour de ce point, mais c’est le point lui-même qui s’est dilaté et
qui englobe aujourd’hui tout l’espace, le temps et la matière. Donc, même si on parle de point, il faut comprendre que le Big Bang ne s’est pas fait en un point
précis de l’espace, mais partout à la fois. Par ailleurs, on peut considérer que n’importe quel point de l’univers est fixe, et que c’est le reste de l’univers qui se
déplace par rapport à lui. Dans ce cas, n’importe qui peut considérer qu’il se trouve fixe par rapport à la singularité initiale et que l’univers se meut par rap
port à lui. C’est la relativité restreinte qui nous dit,
pour résumer, que nous sommes tous au centre de l’univers […]
Sciences et croyances
Puisque finalement tout est permis dans la recherche
de la compréhension du monde, on peut aussi y voir une intervention divine (notamment si on présente l’éventualité de l’existence d’un code cosmologique, sorte d’adn de l’univers) […] Il est vrai que ce manque de connaissance sur le Big Bang est une
brèche ouverte à la théologie et à la religion. Certains astrophysiciens, de plus en plus en tout cas, ont même  un penchant pour cette idée. La vision de la création
de l’univers est encore aujourd’hui quelque chose de très personnel puisque rien ne viendra pour l’instant confirmer ou réfuter telle ou telle croyance.
En fait, ce qu’il faut absolument garder à l’esprit, c’est
que l’astrophysique n’a pas la prétention de démontrer l’existence ou la non existence d’un Dieu créateur, ce n’est pas sa vocation. Il faut savoir distinguer
physique et métaphysique. La physique est en charge
de l’explication du fonctionnement du monde, c’est à dire du «comment» et en aucun cas du «pourquoi».
La conclusion de cette petite réflexion est celle-ci : on
peut être scientifique dans l’âme et croire en l’existence d’un Dieu créateur.
Loin de moi l’idée de vouloir répondre au «pourquoi» en abordant la démarche traditionnelle concernant l’origine de l’univers ; mon propos est simplement de découvrir un «comment» dans cette origine et dans le fonctionnement de l’univers comme dans ceux de toute unité énergétique ; de trouver le code
cosmologique, sorte d’ adn de l’univers dont l’auteur
de l’article ci-dessus semble entrevoir l’existence. Le paraphrasant, je dirai que l’on peut être ésotériste dans l’âme et croire à la Science.
Cependant, avant d’aller plus loin se pose une question fondamentale : qu’est-ce que l’énergie?
« C’est une interaction ou force s’établissant entre des éléments de matière» nous disent les physiciens ; et la science en reconnaît quatre sortes : interactions
nucléaires fortes et faibles, interactions électro- magnétiques et interactions gravitationnelles.
Chaque interaction est supportée par un messager qui crée un champ de nature ondulatoire, une vibration. Cette vibration est caractérisée par sa fréquence
(nombre de vibrations par seconde), son amplitude (sa puissance) et sa direction (d’où vient-elle et où va-t-elle?). Ce dernier aspect, la direction, est lui-même
fonction du champ électromagnétique et du champ gravitationnel.
Pour la Tradition, l’énergie est le Souffle vital, caractérisé par une qualité (apparentée à la fréquence mais où apparaît également une notion de forme),
une quantité (son amplitude, sa puissance) et un point d’application (lui-même lié bien entendu à son origine, donc à sa direction).
Apparemment, traditionnellement et fondamentalement, il existe deux sortes d’énergies, opposées et complémentaires, dont les qualités se définissent en termes d’obscur et de lumineux et les fonctions en termes de centrifuge et de centripète. Il faut ajouter que, dans la vision traditionnelle, la structure, la fonction et l’énergie seront très souvent indissociables, confondues dans une même approche ou
dans une même définition, rejoignant ainsi la vision scientifique de la matière-énergie.
Abordons maintenant l’approche de la Création, schématiquement, en nous appuyant sur ces évidences dont la Tradition et les traditions sont friandes. À ce propos, souvenons-nous que même si sa description peut paraître simpliste, il ne faudrait
pas croire pour autant que la réalité est simple.
Un Projet d’Univers
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