Petit précis de subversion


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« L’être qui ne sait pas dominer ses impulsions instinctives devient facilement esclave de ceux qui lui proposent de les satisfaire ».

https://previews.123rf.com/images/morphart/morphart1504/morphart150400718/38408225-dr-gustave-le-bon-drawing-by-g-vuillier-from-a-photograph-by-dr-gustave-le-bon-himself-vintage-engra.jpgGustave Le Bon

par Pierre-Yves Lenoble

Nous nous proposons dans ce court article de dresser en quelques points généraux les différents types de techniques de subversion, c’est-à-dire de répertorier les principales méthodes de conditionnement, de démoralisation, de domestication et de manipulation des masses ou des individus, mises continuellement en pratique de nos jours à l’échelle planétaire.

Il nous faut rappeler tout d’abord que l’intégralité des groupes humains, des plus archaïques aux plus modernisés, sont en tous temps et en tous lieux élaborés, représentés et commandés par une poignée d’élites agissantes qui donnent le ton au reste du peuple, par définition passif.

Ainsi, dans les sociétés traditionnelles, c’est toujours la classe sacerdotale (l’autorité spirituelle, représentant la Sagesse) qui est située tout au sommet de la hiérarchie sociale et qui a pour rôle prioritaire de contrôler et de légitimer aux yeux de tous une classe guerrière de sang (le pouvoir temporel, la Force) ; de fait, le gouvernement est mis en avant et est clairement rendu visible (à coup de rites participatifs et de symboles forts).

A l’inverse, dans le monde moderne, le pouvoir réel est détenu par une hyper-classe seulement économique (banksters, marchands, haute bourgeoisie affairiste), qui est parasitaire et invisible car dépourvue de toute légitimité ontologique (elle n’a pas de connaissance spirituelle ni de courage physique) et qui est obligée de se cacher derrière des hommes de paille achetés (politicailleux, journalopes, armées, hauts fonctionnaires, petits bourgeois).

En clair, on peut dire que les élites du monde traditionnel mettent en œuvre une ingénierie sociale positive ou anagogique visant à maintenir une unicité générale et à tirer l’ensemble du groupe « vers le haut » ; en revanche, les élites modernes secrètes, afin de maintenir leur pouvoir illégitime et leur rapacité, sont obligées de développer une ingénierie sociale négative ou catagogique visant à affaiblir, à duper et à diviser le peuple.

D’un coté, on se trouve en face d’un modèle organiciste et ordonné, dirigé par des forces vitalistes et conservatrices, de l’autre, devant un modèle inorganiciste et chaotique, investi par des bacilles sociaux se nourrissant de la pourriture générale. D’un coté, le pouvoir est symboliquement assimilable au cœur, de l’autre à un ténia…

Dressons donc une petite liste, non-exhaustive et sans ordre particulier, des méthodes — littéralement diaboliques — employées par nos pseudo-élites actuelles en vue de se maintenir au sommet de la pyramide sociale et d’asseoir de plus en plus leur pouvoir sur le reste du groupe ; pour illustrer notre propos, nous donnerons également de simples exemples récents et factuels :

Martin Schongauer, ca. 1470–75, La tentación de San Antonio (S. XV), Grabado, 29,1 cm x 22 cm (Museo Metropolitano de Arte, Nueva York, Estados Unidos.

Détruire les croyances, les coutumes et les traditions ancestrales en les réformant (ex : Vatican II), en les moquant (ex : Piss Christ), en les transformant en simple folklore (ex : Noël) et en les singeant (ex : multiplication des églises évangéliques).

Affaiblir les corps et les âmes via des attaques génétiques (ex : malbouffe, vaccins ou chemtrails) et épigénétiques (ex : pollution sonore, enlaidissement du paysage, augmentation des facteurs de stress, Tvlobotomisation).

Remettre en question toutes les normes anthropologiques et toutes les limites naturelles sous couvert d’un progressisme mensonger (ex : féminisation de la société, homosexualité, transgenre, transhumanisme, GPA/PMA).

Connaître le mieux possible tous les individus composant le groupe en vue de les surveiller et de les influencer (ex : Facebook, Big Data ou l’intelligence artificielle sachant que le mot anglais « intelligence » est un faux-ami qui signifie « renseignement »).

Créer de toutes pièces des problèmes et organiser des stratégies de la tension afin d’instaurer un climat général de peur et de suspicion incapacitant, d’inventer des boucs émissaires, de passer pour la victime ou le sauveur, et surtout de légitimer le renforcement du contrôle coercitif de la société et la répression des moutons récalcitrants (ex : attentats sous faux drapeaux, fausses crises économiques, accusations mensongères contre des états concurrents).

Changer la signification des mots (ex : le mot « révolution » signifie maintenant une fuite en avant alors qu’il veut dire étymologiquement revenir sur ses pas ; sans compter les oxymores du type « tri sélectif » ou les contradictions du style « couple homosexuel » au lieu de parler d’une paire) et appauvrir le vocabulaire (ex : Twitter, langage SMS, novlangue, anglicismes).

Encourager le peuple à se complaire dans la médiocrité (ex : Wikipédia, vulgarisation du savoir, allègement des programmes scolaires), promouvoir la fainéantise (ex : allocations, salaire universel) et favoriser les comportements addictifs autodestructeurs (ex : promotion des drogues, des jeux et de la pornographie) en vue de rabaisser l’intelligence générale, de supprimer le bon sens, de diminuer la concentration, d’interdire tout esprit d’initiative et de faire chuter le niveau de décence commune.

Divertir, abrutir et distraire continuellement les individus pour leur faire perdre du temps, leur faire oublier le sens des priorités, leur détourner l’attention et leur faire croire faussement qu’ils sont acteurs de leur vie pourtant dépourvue d’intérêt (ex : télévision, cinéma, événements sportifs, concerts, tourisme).

Dissoudre les anciens liens de solidarité (familles, corporations, communautés villageoises), augmenter de façon exponentielle le nombre de sous parties au sein du groupe afin de le diviser contre-lui-même, de le rendre plus malléable et d’accroître la confusion générale (ex : explosion du nombre des partis politiques, des associations, des -ismes et autres économies de pensée), et attaquer l’identité des individus en détruisant leurs racines ethnico-culturelles (ex : politiques de vagues migratoires à grande échelle, uniformisation des modes de vie).

S’adresser au public comme à des enfants en bas âge (ex : présentateurs et voies-off à la télévision), jouer sur l’émotif immédiat plutôt que sur la réflexion patiente (ex : affaire du petit Aylan, « Je suis Charlie »), mélanger le vrai et le faux (ex : théories du complot faisant intervenir les petits hommes verts pour les discréditer), « se cacher dans la lumière » (ex : on met avant une affaire de corruption ou de pédophilie afin d’en cacher des centaines d’autres).

Répéter avec insistance des mots-clés et des formules choc agissant sur les consciences comme des mantras hypnotiques, afin d’imposer la pensée unique et la bien-pensance (ex : « démocratie », « liberté », « changement », « vivre-ensemble », « progrès »).

vidéo : Subversion

Soutien pour l’auteur :

TIPEEE

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