Corpus Hermeticum


https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1a/Corpus_Hermeticum.jpg/220px-Corpus_Hermeticum.jpg https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRrJD1MUhNGbZ4rqQOuKBfsgOGNtYGR1cYXhics-nJYO_qBpwiIRg

Auteur: Hermès Trismegistus

Ouvrage: Corpus Hermeticum

 

 

I  Pymandre

1 Un jour que je réfléchissais aux choses essentielles et que mon cour s’élevait dans les hauteurs,
toutes mes sensations corporelles s’engourdirent complètement comme celui qui, après une
nourriture exagérée ou à cause d’une grande fatigue physique, est surpris par un profond sommeil.
2 Il me sembla alors voir un être immense, d’une ampleur indéterminée, qui m’appela par mon nom
et me dit :
3  » Que veux-tu voir et entendre et que désires-tu apprendre et connaître en ton cour ? »
4 « Qui es-tu » lui dis-je.
5 « Je suis Pymandre, » répondit-il,  » le Noùs, l’être qui se suffit à lui-même. Je sais ce que tu désires
et je suis partout avec toi. »
6 Je lui dis :  » Je désire être instruit des choses essentielles, saisir leur nature et connaître Dieu. Oh !
Comme je désire comprendre ! »
7 Il répondit :  » Garde bien dans ta conscience ce que tu veux apprendre et je t’instruirai. »
8 À ces mots, il changea d’aspect et, à l’instant, tout me fut découvert ; j’eus une vision infinie ; tout
devint une seule lumière, sereine et joyeuse, dont la contemplation me donna une félicité extrême.
9 Peu de temps après, dans une partie de cette lumière, des ténèbres effrayantes et lugubres
descendirent et tournoyèrent en spirales sinueuses semblables à un serpent, me sembla-t-il. Puis ces
ténèbres se transformèrent en une nature humide et indiciblement trouble, d’où s’éleva une fumée
comme un feu, tandis qu’elle faisait entendre un bruit pareil à un gémissement indescriptible.
10 Enfin un cri fit écho, sortant de la nature humide, un appel inarticulé, que je comparai à la voix
du feu, alors que de la lumière une parole sainte se répandait sur la nature humide et qu’en jaillissait
un feu pur, subtil, véhément et puissant.
11 L’air, par sa légèreté, suivait le souffle du feu ; de la terre et de l’eau, il s’élevait jusqu’au feu de
sorte qu’il y paraissait suspendu.
12 La terre et l’eau restaient où elles étaient, si étroitement mêlées qu’on ne pouvait les percevoir
séparément, et continuellement mues par le souffle de la parole qui planait au-dessus d’elles.
13 Pymandre me dit :  » as-tu compris ce que signifie cette vision ? »
14  » Je vais l’apprendre, » répondis-je.
15 Alors il me dit :  » Cette lumière, c’est moi, Noùs, ton Dieu, celui qui existait avant la nature
humide issue des ténèbres. La Parole lumineuse qui émane du Noùs, c’est le Fils de Dieu. »
16  » Que signifie cela ? » demandai-je.
17 « Comprends-le. Ce qui en toi voit et entend, c’est la parole du Seigneur, et ton Noùs est Dieu le Père ; ils ne sont pas séparés l’un de l’autre, car leur unité est vie. »
18  » Je te remercie, » dis-je.
19  » Élève ton cour vers la lumière, et connais-la. »
20 À ces mots, il me regarda quelque temps en face de façon si pénétrante que je tremblai à son
aspect.
21 Puis, quand il releva la tête, je vis dans mon Noùs la lumière, composée de forces innombrables,
devenue un monde réellement illimité, tandis que le feu, investi et subjugué par une force toute
puissante, était ainsi parvenu à l’équilibre.
22 Je distinguai tout ceci dans ma vision, grâce à la Parole de Pymandre. Comme j’étais tout entier
hors de moi, il me dit encore :
23 « Tu as vu dans le Noùs la belle forme originelle de l’homme, l’archétype, le principe originel
antérieur au commencement sans fin. » Ainsi me parla Pymandre.
24 « D’où sont donc venus les éléments de la nature ? » demandai-je.
25 Il me répondit :  » De la volonté de Dieu qui, ayant reçu en elle la parole et contemplé l’archétype
du monde dans sa beauté, façonna sur ce modèle un monde ordonné à partir des éléments propres à
ce monde et des âmes nées de Dieu.
26 Dieu, l’Esprit, en lui-même masculin et féminin, source de la lumière et de la vie, engendra d’une
parole un second être spirituel, le Démiurge qui, en tant que Dieu du feu et du souffle, créa sept
recteurs pour entourer de leurs cercles le monde sensible et le diriger parce qu’on nomme le Destin.
27 Sortant aussitôt des éléments agissant en bas, la parole de Dieu s’élança vers ce pur domaine de
la nature fraîchement formée et s’unit au Démiurge auquel elle est identique.
28 Ainsi les éléments inférieurs de la nature furent-ils abandonnés à eux-mêmes et privés de raison,
n’étant plus par là que simple matière.
29 Mais le Démiurge, uni à la parole, enserrant les cercles et leur imprimant une rotation rapide, mit
en mouvement le cours cyclique des créatures, depuis un commencement indéterminé jusqu’à une
fin sans fin, puisque la fin rejoint le commencement.
30 Selon la volonté de l’Esprit, cette rotation des cercles engendra, à partir des éléments déchus, des
animaux dénués de raison (car la parole n’était plus au milieu d’eux) ; l’air produisit les animaux
ailés ; l’eau, les animaux aquatiques.
31 Selon la volonté de l’Esprit, la terre et l’eau furent séparées et la terre fit sortir de son sein les
animaux qu’elle renfermait : quadrupèdes, reptiles, animaux sauvages et domestiques.
32 L’Esprit, Père de tous les êtres, qui est vie et lumière, engendra un homme semblable à lui, dont
il s’éprit comme de son propre enfant car, à l’image de son Père, il était d’une grande beauté. Dieu
s’éprit donc en réalité de sa propre forme et lui livra toutes ses ouvres.
33 Mais quand l’homme eut observé la création formée dans le feu par le Démiurge, il voulut créer
à son tour et le Père le lui permit. Alors, entrant dans le champ de création du Démiurge, où il devait avoir toute liberté de créer, il observa les oeuvres de son frère, tandis que les Recteurs
s’éprenaient de lui et que chacun d’eux l’associait à son propre rang dans la hiérarchie des sphères.
34 Or dès qu’il connut leur essence et prit part à leur nature, il voulut franchir la limite des cercles et
connaître la puissance de celui qui règne sur le feu.
35 Alors, souverain du monde des êtres mortels et des animaux dénués de raison, l’homme se
pencha, traversa la force de cohésion des sphères, dont il avait déchiré les voiles et se montra à la
nature inférieure dans la belle forme de Dieu.
36 Dès que la nature vit l’homme, qui unissait en lui l’inépuisable beauté et toutes les énergies des
sept Recteurs sous l’aspect de Dieu, elle sourit d’amour en voyant se refléter dans l’eau les traits de
cette forme merveilleusement belle et en apercevant son ombre sur la terre.
37 Et lui, apercevant dans l’eau de la nature le reflet de cette forme si semblable à lui, s’éprit
d’amour pour elle et voulut habiter là. Ce qu’il voulut, il le fit à l’instant et vint habiter la forme
privée de raison. La nature, recevant en elle son amant, l’étreignit tout entier et ils ne firent plus
qu’un car le feu de leur désir était grand.
38 Voilà pourquoi, seul de toutes les créatures de la nature, l’homme est double, à savoir mortel
selon le corps, et immortel, selon l’homme fondamental.
39 En effet, bien qu’immortel et souverain de toutes choses, l’homme subit néanmoins la condition
des mortels, car il est soumis au destin. Donc, tout en provenant d’un domaine supérieur à la force
de cohésion des sphères, cette force le tient en esclavage ; et tout en étant masculin-féminin parce
qu’issu d’un Père masculin-féminin, et exempt de sommeil parce qu’issu d’un être exempt de
sommeil, il est néanmoins vaincu par la convoitise des sens et le sommeil.
40 Je lui dis : « O esprit qui est en moi, je suis moi aussi, épris de la Parole ! »
41 Pymandre dit :  » Ce que je vais te dire est le mystère resté caché jusqu’à ce jour. La nature,
s’unissant à l’homme, procréa une merveille étonnante. L’homme avait en lui, je te l’ai dit, l’essence
des sept Recteurs, à la fois masculins et féminins, à stature verticale. »
42 Alors je m’écriai :  » O Pymandre, je brûle maintenant d’un désir extraordinaire de t’entendre.
Continue, je t’en prie ! »
43 « Fais donc silence, » dit Pymandre,  » car je n’ai pas achevé mon premier discours ! »
44 « Je me tais, » répondis-je.
45 « Eh bien ! La génération de ces sept premiers hommes eut lieu, je te le disais, de la manière
suivante : la terre fut la matrice, l’eau, l’élément générateur, le feu porta à maturité le processus de
formation, et de l’éther la nature reçut le souffle de vie et engendra les corps selon la forme de
l’homme.
46 Et l’homme issu de la vie et de la lumière, devint âme et esprit ; la vie devint âme, la lumière
devint Noùs. Et tous les êtres du monde sensible demeurèrent ainsi jusqu’à la fin des cycles et
jusqu’au commencement des espèces.
47 Écoute maintenant ce que tu désirais entendre. Ce cycle ayant pris fin, le lien qui unissait toutes
choses fut rompu par la volonté de Dieu. Car tous les animaux qui étaient jusqu’alors à la fois masculins et féminins furent, comme l’homme, divisés selon deux genres, certains devenant mâles
et d’autres femelles. Aussitôt Dieu exprima la Parole sainte :  » Croissez en accroissant et multipliez
en multitude, vous tous qui avez été créés et faits. Et que celui qui possède le Noùs sache qu’il est
immortel et que la cause de la mort est l’amour du corps et de ce qui est terrestre.
48 Dieu ayant ainsi parlé, la providence unit les couples par le moyen du destin et de la force de
cohésion des sphères, et établit la reproduction ; et tous les êtres se multiplièrent chacun selon son
espèce ; et celui qui se reconnaît lui-même immortel est élu entre tous, tandis que celui qui aime le
corps issu de l’erreur du désir, continu d »errer dans les ténèbres et doit souffrir l’expérience de la
mort.
49 « Qu’elle est donc, » m’écriai-je, « la faute si grave de ceux qui sont dans l’ignorance pour qu’ils
soient privés de l’immortalité ? »
50 « Je crois que tu n’as pas réfléchi à ce que tu as entendu. Ne t’ai-je pas dit d’être attentif ? »
51 « Je réfléchis, » dis-je,  » maintenant je me souviens et je te remercie. »
52 « Si tu as réfléchi, dis-moi pourquoi ceux qui sont dans la mort méritent de mourir. »
53 « Parce que la source d’où procède leur corps est l’obscurité lugubre qui a produit la nature
humide, laquelle a constitué le corps dans le monde sensible, où la mort étanche sa soif. »
54 « Tu as bien compris. Mais pourquoi celui qui s’est reconnu lui-même marche-t-il vers Dieu ?
Comme le dit la parole divine. »
55 « Parce que  » répondis-je,  » le Père de toutes choses, de qui procède l’Homme, est lumière et vie. »
56 « Oui, lumière et vie, tel est Dieu le Père, de qui procède l’homme. Si donc tu sais que tu viens de
la vie et de la lumière et que tu es constitué de ces éléments, tu retourneras à la vie. » Telles furent
les paroles de Pymandre.
57 « Mais dis-moi encore ô mon Noùs, comment irai-je à la vie ? Car Dieu a dit :  » Que l’homme qui
possède le Noùs se reconnaisse lui-même. » Les hommes n’ont-ils donc pas tous le Noùs ? »
58 « Veille à ce que tu dis ! Moi, Pymandre, Noùs, je ne vais que vers ceux qui sont saints, bons,
purs et miséricordieux, vers ceux qui sont pieux ; ma présence leur est une aide afin qu’ils
connaissent toutes choses à l’instant. Ils se rendent agréables au Père par leur amour, et le
remercient par affection filiale et par les chants de louange qui lui sont dus. Avant qu’ils
n’abandonnent leur corps à la mort, qui leur est inhérente, ils méprisent leurs sens parce qu’ils en
connaissent trop bien les activités.
59 Oui, moi, Noùs, je ne permettrai pas que les activités du corps, qui les harcèlent, exercent sur
eux leurs influences ; comme gardien des portes, en effet, j’introduirai l’entrée aux actions
mauvaises et honteuses et j’extirperai les impies.
60 Je me tiens loin des insensés, des vicieux, des pervers, des envieux, des cupides, des meurtriers
et des impies ; je les livre au démon vengeur qui les fustige avec l’aiguillon du feu, ce qui excite
leurs sens et les arme ainsi davantage pour les actions impies en sorte d’aggraver encore leur
châtiment. Aussi la convoitise de ces hommes cherche-t-elle sans cesse un plus grand
assouvissement et les rend-elle furieux dans les ténèbres sans que rien ne puisse les rassasier ; c’est
en cela que réside leur torture et c »est cela qui augmente toujours plus la flamme qui les roussit.

61 « Tu m’as instruit sur toutes choses comme je le désirais, ô Noùs ! Mais apprends-moi encore de
quelle manière évolue le chemin vers le haut. »
62 Pymandre répondit : « Lors du processus de dissolution du corps matériel, celui-ci est d’abord
abandonné au changement et sa forme visible disparaît ; tu abandonnes au Démon ton moi
ordinaire, qui désormais est hors d’action ; les sens corporels retournent à leurs origines, dont ils
feront de nouveau partie et aux activités desquelles ils s’intégreront, tandis que les pulsions de la
passion et du désir retourneront à la nature dénuée de raison.
63 Ainsi l’homme s’élève à travers la force de cohésion des sphères ; au premier cercle, il
abandonne la force de croître et de décroître ; au deuxième cercle, l’habilité dans le mal et la ruse
devenue impuissante ; au troisième cercle, l’illusion désormais sans force des désirs ; au quatrième
cercle, la vanité de dominer, qui ne peut plus être satisfaite ; au cinquième cercle, l’audace impie et
l’irréflexion insolente, au sixième cercle, l’attachement aux richesses ; au septième cercle, le
mensonge et ses pièges.
64 Ainsi dépouillé de tout ce qui provient de la force de cohésion des sphères, il entre, ne possédant
plus que sa force propre, dans la huitième nature ; avec tous les êtres présents il chante des hymnes
à la louange du Père, et tous se réjouissent avec lui de sa présence.
65 Devenu semblable à eux, il entend aussi certaines puissances, au-dessus de la huitième nature,
chanter ensemble des hymnes à la louange de Dieu. Alors ils montent tous en ordre précis vers le
Père, s’abandonnent aux puissances et, devenues puissances à leur tour, ils entrent en Dieu. Telle est
la bonne fin pour ceux qui possèdent la Gnose : devenir Dieu.
66 Mais pourquoi tardes-tu maintenant ? Puisque tu as tout reçu de moi, n’iras-tu pas vers ceux qui
en sont dignes pour leur servir de guide, afin que, par ta médiation, Dieu sauve le genre humain ?
67 Pymandre, ayant ainsi parlé, se mêla sous mes yeux aux puissances. Et moi, dès lors revêtu de
force et instruit de la nature de l’univers et de la vision sublime, je remerciai et louai le Père de
toutes choses. Puis je commençai à prêcher aux hommes la beauté de la Gnose et de la vie tournée
vers Dieu.
68 « O peuples, hommes nés de la terre, qui vous êtes abandonnés à l’ivresse, au sommeil et à
l’ignorance de Dieu, devenez sobres, cessez de vous vautrer dans la débauche, ensorcelés que vous
êtes par un sommeil animal. »
69 Quand ils m’entendirent, ils se joignirent à moi. Et je poursuivis :  » O vous, nés de la terre,
pourquoi vous livrer à la mort alors que vous avez le pouvoir de participer à l’immortalité ?
Repentez-vous, vous qui marchez dans l’erreur et acceptez l’ignorance pour guide. Libérez-vous de
la lumière des ténèbres et prenez part à l’immortalité en renonçant pour toujours à la corruption. »
70 Quelques-uns se moquèrent de moi et s’en allèrent, car ils se trouvaient sur le chemin de la mort.
Mais d’autres, s’agenouillant devant moi, me suppliaient de les instruire. Je les relevai et me fis le
guide du genre humain en leur apprenant de quelle manière ils seraient sauvés. Je semai en eux les
paroles de la sagesse et ils furent abreuvés de l’eau de l’immortalité.
71 Le soir venu et la lumière du soleil presque disparue, je les invitai à remercier Dieu. Et, après
avoir accompli cette action de grâce, tous s’en retournèrent dans leurs foyers.
72 Quant à moi, j’inscrivis en moi-même les bienfaits de Pymandre et, en étant comblé, une joie suprême descendit sur moi. Car le sommeil du corps était devenu lucidité de l’âme ; l’occlusion des
yeux, la contemplation véritable ; le silence, une gestation du bien, l’énoncé de la Parole, l’ouvre
fructueuse du salut. Tout ceci m’est advenu parce que j’ai reçu de Pymandre, mon Noùs, l’Être qui se
suffit à lui-même, la parole du commencement. C’est ainsi que je suis maintenant rempli du souffle
divin de la vérité. Aussi adressai-je, de toutes mes forces et de toute mon âme, cet hymne de
louange à Dieu le Père :
73 Saint est Dieu, le Père de toutes choses.
Saint est Dieu, dont la volonté s’accomplit par ses propres puissances.
Saint est Dieu qui veut être connu, et qui est connu de ceux qui lui appartiennent.
Tu es Saint, toi qui, par la Parole as créé tout ce qui existe.
Tu es Saint, toi à l’image de qui la nature universelle a été créée.
Tu es Saint, toi que la nature n’a point formé.
Tu es Saint, toi qui es plus puissant que toutes les puissances.
Tu es Saint, toi qui es supérieur à tout ce qui est.
Tu es Saint, toi qui t’élèves au-dessus de toute louange.
Accepte les pures offrandes que la Parole a suscitées en mon âme et en mon cour tourné vers toi, ô
Inexprimable, ô Indicible, dont le silence, seul, peut exprimer le nom.
Prête l’oreille à ma prière de ne jamais être séparé de la Gnose, la vraie Connaissance propre à mon
être fondamental.
Penche-toi sur moi et remplis-moi de ta force ; par cette grâce, j’apporterai la lumière à ceux de ma
race qui sont dans l’ignorance, mes frères, tes fils. Oui, je crois et témoigne par mon sang : je vais
vers la Vie et la Lumière.
Sois loué, ô Père, l’homme qui est tien veut se sanctifier avec toi : tu lui en as transmis la puissance.

 

II  Pymandre à Hermès

suite iCi