Les voyages de Cyrus


https://pictures.abebooks.com/isbn/9781170941072-fr-300.jpg  https://systemophobe.files.wordpress.com/2017/11/7b5b0-preti252c_mattia_-_queen_tomyris_receiving_the_head_of_cyrus252c_king_of_persia_-_1670-72.jpg

« La reine Tomyris se faisant apporter la tête de Cyrus » tableau de Mattia Preti (1670/72) – collection privée

Ouvrage: Les voyages de Cyrus avec un
discours sur la mythologie M. Ramsay

Auteur:  M. Ramsay

 

A MONSEIGNEUR LE DUC DE SULLY

monseigneur,
le dessein de cet ouvrage est de peindre tous les
caractères d’ une vertu simple et aimable, d’ une
âme délicate et noble,
d’ un esprit juste qui saisit les grandes vérités
par goût et par sentiment. Un tel ouvrage vous
appartient de droit, et mon coeur devoit cet
hommage à l’ amitié dont vous m’ honorez : c’ est par
elle que je jouis de cette paix, de cette liberté,
et de ce doux loisir si propre et si nécessaire
pour les productions de l’ esprit. Daignez agréer
cette marque de ma vive reconnaissance, et du
profond respect avec lequel je suis,
monseigneur,
votre très-humble et très-obéissant
serviteur. Ramsay.

 

PRÉFACE

Xénophon ne parle point dans sa cyropedie, de tout
ce qui est arrivé à Cyrus depuis sa seizième
jusqu’ à sa quarantième année. J’ ai profité du silence
de l’ antiquité sur la jeunesse de ce prince pour le
faire voyager, et le récit de ses voyages me fournit
une occasion de peindre la religion , les
moeurs , et la politique

de tous les pays où il passe ; aussi-bien que les
principales révolutions qui arrivèrent de son
temps en Égypte, en Grece, à Tyr, et à Babylone.
On verra par le discours qui est à la fin de cet

ouvrage, que je n’ ai rien attribué aux anciens sur
la religion qui ne soit autorisé par des passages
très-formels, non seulement de leurs poëtes, mais
encore de leurs philosophes.
Je me suis écarté le moins que j’ ai pû de la
chronologie

la plus exacte. M Freret membre de l’ académie des
inscriptions, m’ a écrit une lettre, où il traite
cette matière avec une précision et une clarté
auxquelles je n’ aurais pû atteindre facilement. On
trouvera cette lettre dans le second volume.
La seule liberté que je me suis permise, est de
jetter dans mes épisodes historiques des situations,
et des caractères, pour rendre ma narration plus
instructive et plus intéressante.
à l’ égard du stile, j’ ai voulu

imiter l’ historien plutôt que le poète ; je me sens
incapable de répandre dans un ouvrage les beautés
de la poésie grecque et latine : tout effort de
cette espèce serait inutile, et même téméraire,
après l’ auteur du telemaque.

 

LIVRE 1

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