LES ENFANTS DU DIABLE


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Auteur: Petit Jean-Pierre

Ouvrage: Les Enfants du diable – La guerre que nous préparent les scientifiques 

Année: 1995

 

A mon ami le scientifique Vladimir Alexandrov, disparu à Madrid en 1985.
Il avait osé dénoncer le lobby militaro-scientifique.

 

Avertissement
En 1976, en raison de mes travaux scientifiques, je connaissais les grandes lignes du projet Guerre des étoiles, qui ne fut porté à la connaissance du grand public que quinze ans plus tard.
Depuis l’effondrement de l’URSS, le public a tendance à croire que le danger thermonucléaire s’est éloigné. Il n’en est rien. La situation est devenue pire encore. Mon devoir consiste à tenter d’ouvrir les yeux du public.
Comme Faust, des savants partout dans le monde ont vendu leur âme au diable.

 

Prologue
Troie devait disparaître, elle ne pouvait échapper à son destin. Dociles, les Troyens travaillaient à leur perte. Ils avaient envisagé d’abattre un des pans de leur forteresse pour y faire entrer l’énorme cheval à roulettes abandonné par les Grecs devant les portes de la ville. Tout se déroulait comme prévu.

Mais Cassandre suspecta un coup fourré.
– Timea danaos et dona ferentes. Je crains les Grecs, surtout quand ils font des présents, disait-elle.
Cassandre, fille du Troyen Priam, avait reçu d’Apollon le don de prédire l’avenir, à condition de se donner au dieu. Elle décrivait le futur de Troie, sans retenue, dans les rues de la cité, et les dieux en furent agacés. Quelqu’un voulait contrarier le plan, faire dérailler le destin, peser sur l’avenir de la ville. Impen­sable …
-Aucune inquiétude, dit Apollon, cette idiote a refusé de cou­cher avec moi, aussi ai-je jeté sur elle une malédiction: personne ne la croit.
Les dieux s’esclaffèrent. Il devenait fort divertissant de voir cette pauvre fille décrire dans une indifférence générale la perte des Troyens, hommes, femmes, enfants, et la mise à sac de la ville. En la voyant, certains haussaient les épaules ou pointaient leur index sur la tempe, d’autres, plus cultivés, disaient qu’elle avait le << syndrome de la catastrophe». Mais l’enchantement d’Apollon ne semblait cependant pas parfait. Zeus s’en inquiéta :

— Dis donc, Apollon, je suis désolé, mais cela ne marche pas à cent pour cent, ton truc. Elle a réussi à convaincre Laocoon, son frère, et le fils de celui-ci.
Laocoon, prêtre au temple, était un intellectuel. En réfléchis­sant, il avait fini par conclure que cette histoire de cheval n’était pas claire. Il le disait et, lui, on l’écoutait. C’était embêtant et ça risquait de tout flanquer par terre. Les dieux décidèrent d’em­ployer les grands moyens. Sur leur ordre, des serpents monstrueux sortirent de la mer toute proche, se jetèrent sur Laocoon et sur son fils et les étouffèrent. On connaît la suite.

 

 

CHAPITRE PREMIER
Livermore

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