Le mystère Kheops


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Auteur : Grimault Jacques
Ouvrage : Le mystère Kheops Le plus étrange édifice du monde
Année : 2017

 

 

LE MYSTERE KHEOPS

Depuis qu’elles sont connues, les pyramides du plateau de
Gizeh — et leur voisin le Sphinx — n’ont jamais cessés d’exciter
la curiosité des hommes.
Ces édifices, aussi grands qu’énigmatiques, persistent
imperturbablement à défier les savants et techniciens de
nombreuses disciplines, par toutes les questions qu’ils suscitent
encore, et de plus en plus précises.
Des temps les plus reculés jusqu’à nos jours, faute de réponses
solides ou du fait d’affirmations contradictoires, une polémique
s’est installée, qui s’est enflée et se radicalisée ; des milliers
d’ouvrages et d’articles ont parus, des milliers de conférences
furent données, de nombreux films ont été réalisés, pour faire
connaître, illustrer, défendre ou attaquer les diverses positions
et théories concernant l’identité des concepteurs et des
bâtisseurs de ces édifices, leurs réels desseins, leurs moyens,
l’époque de l’édification de ces monuments géants, leur utilité
etc. : jamais en effet constructions n’ont motivé plus de
recherches, de parutions, et d’efforts de compréhension.
Actuellement, au plus âpre et au coeur de cette controverse,
aussi virulente et vénéneuse que discrète, se trouvent les
défenseurs de l’orthodoxie de l’égyptologie professionnelle, et
les tenants de diverses théories de différentes qualités : des
astronomes, des ingénieurs, des géomètres, des architectes,
des historiens des sciences, et aussi bon nombre d’amateurs,
appelés avec dédain et mépris « égyptomaniaques » ou
« pyramidiots » par les égyptologues et la communauté
scientifique en général.
Les uns soutiennent dogmatiquement et en dépit des faits que
les pyramides d’Égypte ne sont rien d’autre que des tombeaux,
destinés à conserver le corps momifié d’un monarque ou d’un
personnage de haut rang, afin que celui-ci puisse renaître,
conformément à ce que l’on croit connaître de la religion des
anciens Égyptiens.
Les autres affirment qu’elles ne sont pas seulement des
tombeaux, mais aussi et surtout des supports de ce qui était
estimé impérissable dans la culture de ces époques, mais
donné dans le secret sous une forme ésotérique, c’est-à-dire à
voir et à entendre.

Aucune de ces deux principales propositions n’ayant à ce jour
reçu de démonstration(s) ou de preuve(s) définitive(s) pouvant
mettre un terme à ce conflit, et, quels qu’ils soient, tous les
promoteurs de ces théories, classiques ou hérétiques,
continuent à avancer à tâtons et à argumenter a priori, faute
d’éléments décisifs.
Notre propos, aussi simple qu’ambitieux, est d’exposer
brièvement ce qui, nous le croyons, pourrait clore ce ‘débat’.
Nous opposerons les données concrètes aux assertions et
allégations de tous les protagonistes de cette difficile et délicate
affaire, et nous les citerons directement dans leurs textes ou
dans leurs propos, puis nous offrirons nos réponses
démonstratives accompagnées de leur étai documentaire
solidement vérifié, ainsi que les raisons probables du maintien
de l’orthodoxie actuelle en matière d’égyptologie.
À ce sujet, le lecteur apercevra rapidement par lui-même qui
falsifie ou ment dans ce combat idéologique arriéré (et
d’arriérés), où nous n’épargnerons rien à personne lorsque
nous détecterons des vilenies et des turpitudes, car notre
combat est celui pour la vérité et le respect de tous, de
l’Histoire et de ceux qui nous ont précédés dans cette périlleuse
voie, et surtout celui qui est dû aux concepteurs et bâtisseurs
anciens à qui nous devons ces prodigieux ouvrages.
Nous avons en effet rédigé ce bref livret afin d’apporter des
réponses définitives et accessibles à tous en ce qui concerne la
grande pyramide, ainsi que d’autres aspects de la véritable
culture savante de l’antique Égypte, et pour mettre un terme
aux polémiques indignes et stériles qui oppose ceux que
l’amour de la vérité, la bonne volonté et l’effort devraient unir.
Les références des citations seront données au fur et à mesure,
afin que le lecteur n’ait pas à se reporter sans cesse en fin de
chapitre ou d’ouvrage. Nous donnerons cependant la liste
complète des ouvrages consultés à la fin du livre, pour que l’on
puisse y chercher plus facilement ce qui aura retenu l’attention
pendant la lecture. De la même manière, tous les calculs seront
donnés au fil de l’exposé, afin qu’ils soient vérifiés avec une
calculette au fur et à mesure par tout un chacun : que l’on se
rassure, ils sont à la portée d’un enfant de douze ans
moyennement doué pour les mathématiques. En dernier lieu, il
conviendrait de se souvenir tout particulièrement de ce qui est
écrit en italique dans le cours du texte…

SITUATION GÉOGRAPHIQUE ET IMPLANTATION
DU SITE DES PYRAMIDES ET DU GRAND SPHINX

Un lieu choisi…
L’Égypte ancienne s’étendait « depuis le vingt-troisième
jusqu’au trente-unième degré de latitude septentrionale », écrit
J. Grobert (Description des pyramides de Ghizé, de la ville du
Kaire et de ses environs. Paris, An IX. p.1), soit sur huit degrés
de longueur méridienne.
Le site où les grandes pyramides furent bâties est appelé le
plateau de Mokkatam. Selon Robert Bauval et Adrian Gilbert (Le
mystère d’Orion, Editions Pygmalion, p. 45) : « Ce plateau
s’étendait du nord au sud sur une longueur approximative de
2 200 mètres avec une largeur de 1 100 mètres environ »,
c’est-à-dire — on le retiendra — sur une plate-forme
rectangulaire dont la longueur est le double de la largeur, ce
qui est appelé carré long par les francs-maçons d’Europe.
Ce plateau, par ailleurs, est situé à la pointe sud du Delta du
Nil, à une quinzaine de km au Sud-Ouest de l’actuelle ville du
Caire, capitale située au Nord de l’Egypte moderne, et les trois
grandes pyramides s’étalent à proximité du quartier de
Gizeh, au milieu d’une concentration de tombes et de reliefs de
temples anciens. A une quarantaine de mètres environ au
dessus du niveau des terres cultivées des alentours, et à
quelques kilomètres de la rive occidentale du Nil, le plus long
fleuve du monde, se succèdent, du Nord au Sud, les pyramides
dites de « Khéops », de « Khephren », et de « Mykérinos », du nom
exprimé en grec des trois Pharaons de la IVème dynastie
auxquels on attribue leur érection.
nota : Le climat, d’une sécheresse et d’une régularité quasi parfaite, a permis de conserver au mieux tous les objets et les bâtiments de cette partie du monde : le sable qui a recouvert et ensevelis ceux-ci à encore amélioré cette protection naturelle.

 

Description sommaire des grandes pyramides de Gizeh
Les grandes pyramides du plateau de Gizeh, la plupart du temps, produisent chez ceux qui les voient pour la première fois, une impression de gigantisme, de stabilité, de puissance, de sobriété, d’impassibilité et de majesté telle qu’elle s’inscrit immédiatement et très fortement dans les mémoires.

Tout particulièrement la pyramide dite de Kheops, la plus
imposante des trois, qui fit dire à Savary, grand voyageur
français du 18ème siècle : « L’aspect de ce monument antique,
qui a survécu à la destruction des nations, à la chute des
empires, aux ravages du temps, inspire une sorte de
vénération. Le calme des airs, le silence de la nuit, ajoutaient
encore à la majesté. L’âme, en jetant un coup d’oeil sur les
siècles qui se sont écoulés devant leur masse inébranlable,
frissonne d’un respect involontaire (…) : Honneur au peuple qui
les éleva ! ».
Cette grande pyramide est véritablement gigantesque : son
périmètre approche du kilomètre ; elle occupe 5,3 hectares de
surface, soit plus de 7 stades de football mis côte à côte ; elle
est constituée de 2,3 à 2,7 millions de blocs de pierre taillée, de
0,6 tonne à plus de 60 tonnes chacun, ce qui représente près
de 7 millions de tonnes de calcaire et de granite, soit deux fois
le poids moyen de l’Empire State Building de New-York. Avec
ses pierres, on pourrait bâtir tout autour de la France un mur
de 3 mètres de haut sur 0,30 m de large, ainsi que le
calculèrent l’empereur Napoléon et le mathématicien Gaspard
Monge. Si l’on en affrétait un train, celui-ci serait composé de
140 000 wagons transportant chacun quelque cinquante tonnes
de pierre. Si ces wagons faisaient huit mètres de long, le convoi
aurait 1 120 km de long, soit plus que la longueur maximale de
la France, ou près du trente-cinquième du périmètre équatorial
terrestre. Par ailleurs, la grande pyramide dut patienter au
moins 40 siècles pour voir s’élever quelques monuments de
hauteur analogue : ainsi la cathédrale de Strasbourg, un peu
plus petite, atteint-elle 142 m., celle de Rouen, 150 m., celle de
Cologne, 160 m. Avec plus de 145 m. de hauteur à son
achèvement, (pour 139 m aujourd’hui), soit environ la hauteur
d’un gratte-ciel de 42 étages, pour environ 230 m de côté et un
volume estimé à près de 2,6 millions de mètres cubes, cet
immense édifice est deux fois plus haut que Notre-Dame de
Paris, dépasse le dôme du Panthéon de 66 m, et celui des
Invalides d’une quarantaine. Si cette pyramide était creuse, elle
abriterait aisément la cathédrale St Paul de Londres, ou
l’abbaye de Westminster, ou St Pierre de Rome en entier, ou
encore, les cathédrales de Florence et de Milan réunies.

La pyramide médiane, dite de Khephren, qui paraît égale à la
grande en dimension, du fait de sa position légèrement
surélevée, est cependant plus petite qu’elle d’environ 10 %.
La plus petite des trois grandes pyramides, celle dite de
Mykérinos, est nettement plus modeste en dimensions : deux
fois moins large que la grande pyramide à sa base.
L’aspect actuel de ces trois pyramides est assez éloigné de ce
que l’on pense qu’il était à leur achèvement : il semble en effet
qu’elles devaient être revêtues d’un parement de pierre lisse,
peut-être noire, blanche ou rouge, ou de ces deux dernières
couleurs seulement, et étaient, très probablement, recouvertes
d’écriture gravée et peinte rouge et noire.

 

DÉNOMINATIONS

suite…

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