Génocide contre qui ? Par… qui ?


 
Auteurs : Verbeke Herbert – V.H.O.
Ouvrage : Génocide contre qui ? Par… qui ?
Année : 1997

Il y a dix ans, Rudolf Hess mourait, assassiné par les services
secrets britanniques dans la prison de Spandaû où il était enfermé
depuis plusieurs décennies. Si l’on excepte certains nostalgiques en
quête de symboles, l’ancien dauphin de Hitler, alors nonagénaire et à
demi-paralysé, ne représentait plus rien : il n’écrivait aucun texte, ne
donnait aucun interview, ne soutenait aucun parti. Dès lors, pourquoi
l’avoir assassiné ? Tout simplement parce que Rudolf Hess restait un
témoin clé de l’Histoire, une Histoire falsifiée par les vainqueurs de
1945.
En 1995, à Münich, alors que le monde entier s’apprêtait à
célébrer le cinquantenaire de la victoire des Alliée sur le IIIe Reich,
un vieillard de 75 ans s’est immolé par le feu. Reinhold Elstner,
c’était son nom, laissait une lettre d’adieu qui se terminait par :

50 ans de calomnies et de diabolisation incessantes de tout un peuple sont
assez.
50 ans de monstrueux outrages au soldat allemand sont assez.
On ne peut que pressentir le flot de mensonges qui se déversera sur notre
peuple en cette année du jubilé. Avec mes 75 ans, je ne peux plus faire grand
chose mais pourtant avec ma mort dans les flammes comme final je veux
ériger un signe visible de conscience.
Et si seulement un Allemand revient à la raison et trouve la voie de la vérité,
alors mon sacrifice n’aura pas été vain.

Un demi-siècle après la chute du national-socialisme, la Seconde
Guerre mondiale est présentée comme une suite de batailles

qui se sont déroulées du Pacifique à la pointe de la Bretagne, en
passant par l’Afrique et l’Europe du Nord. Les touristes visitent les
plages du Débarquement, entrent dans les blockhaus, se promènent
dans des bâtiments qui ont abrité les Q.G. des différentes armées.
Ils en oublient, que parallèlement à cette guerre physique, s’est
déroulé une guerre psychologique acharnée. Tant que les guerres
opposèrent uniquement des princes locaux et furent faites par un
petit nombre d’hommes dont le métier était de se battre, la guerre
psychologique n’exista pas. Au XIXe siècle, toutefois, l’émergence de
pouvoirs centralisés régissant des nations entières vit apparaître la
levée d’armées composées d’hommes incorporés de force. Le XXe
· siècle vit naître les guerres qui n’opposaient pl us des régions mais des
nations entre elles. Une fois le conflit débuté, la patrie entière entrait
en économie de guerre et, outre le soldat, le peuple resté à l’arrière
devait apporter sa contribution à la victoire. Or, pour que ces sacrifices
soient consentis, il fallait impérativement faire croire à la masse
qu’elle menait le bon combat. De même fallait-il tenter de démoraliser
le peuple d’en face en lui répétant que ses dirigeants le
trompaient et qu’il se battait pour une cause injuste.
Dans son livre intitulé : Falsehood in War-Time (Le mensonge
en temps de guerre), l’Anglais Arthur Ponsonby a révélé certains
aspects de la guerre psychologique telle qu’elle s’est déroulée entre
1914 et 1918. C’était l’époque où les Allemands étaient accusés non
seulement d’avoir déclenché le . conflit, mais aussi de couper les
mains des bébés belges, de mutiler les infirmières, de crucifier des
soldats Canadiens etc 1.
La guerre de 1939-1945 ··fut d’un genre nouveau. Pour la
première fois dans l’époque moderne, un conflit n’opposait pas deux
impérialismes nationaux conquérants, mais deux visions du monde
inconciliables: la vision libérale-communiste · (deux faces d’une
même médaille) et la vision nationale-socialiste. Telle est la raison

pour laquelle des ressortissants de toutes les nations se placèrent
volontairement dans les camps opposés : par. exemple, des Français
combattirent sous l’uniforme allemand pendant que des ressortissants
allemands contribuaient à l’effort de guerre des Alliés. On oublie
même que 270 Britanniques, regroupés sous la bannière de la Légion
Saint-Georges, combattirent aux côtés des Allemands sur le front de
l’Est 2. Après la défaite du Reich, leur chef, Jolm Amery, fut capturé
puis pendu pour trahison le 19 décembre 1945, il avait 33 ans.
Dès lors, on comprendra aisément que, durant ce conflit, la
guerre psychologique ait fait rage dans tous les camps. Chez les Alliés,
ses objectifs furent multiples. Dans un premier temps, il s’agit :

1e- d’entretenir le moral des soldats franco-anglais dont certains
percevaient l’hypocrisie de ce conflit. Rappelons en effet que la
France et l’Angleterre avaient déclaré la guerre à l’Allemagne afin de
sauvegarder l’indépendance de la Pologne. Or, si l’on excepte quelques
manoeuvres de faible envergure et sans résultat, les armées
franco-britanniques ne bougèrent pas en septembre 1939 lorsque les
soldats de la Wehrmacht déferlèrent sur le pays du colonel Beek.
Bien plus, ni l’Angleterre ni la France ne songèrent à déclarer la
guerre à l’URSS lorsque, le 18 septembre 1939, celle-ci envahit à son
tour la Pologne. Rapidement, donc, certaines voix s’élevèrent pour
dénoncer ce qui paraissait être une guerre purement idéologique
contre le national-socialisme.
2°- de porter des coups psychologiques au peuple allemand.
En Angleterre, l’homme qui fut chargé d’organiser cette guerre
étrange s’appelait Sefton Delmer. Né à Berlin en 1904, il collabora au
Daily Express pendant de nombreuses années avant de devenir, en
1940, principal collaborateur du Ministre britannique de l’Information,
Duff Cooper. Peu après, il dirigea les émissions en langue
allemande de la BBC et le service de propagande,qui s’y rattachait .

Sa première mission fut de répondre à l’offre de paix faite
publiquement devant le Reichstag par Hitler en 1940. Le 19 juillet
1940, le Führer avait, dans un mémorable discours, adressé «un
nouvel et dernier appel à la raison universelle » en offrant à l’Angleterre
la paix dans les termes suivants :

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